Au cours d'une interminable conférence de presse, Emmanuel Macron nous a ressorti l'épouvantail éculé des « valeurs républicaines » menacées par « l'extrême droite » ; promettant l'inverse de ce qu'il a fait depuis 7 ans en matière d'immigration et de sécurité.
Pour agrémenter son numéro de bonimenteur, il l'a saupoudré de mesures saugrenues et dérisoires comme l'interdiction du téléphone portable avant 11 ans et des réseaux sociaux avant 15 ans.
Plutôt que l'image d'un leader déterminé et insubmersible, le Président de la République ressemble à un type paumé, dépassé par les événements, incapable d'insuffler le moindre espoir à son propre camp complétement démobilisé.
Les 30 juin et 7 juillet, il faudra porter l'estocade à ce freluquet malfaisant qui a fait tant de mal à notre pays et au peuple français.
La sentence est tombée : plus de 85 % des Français qui sont allés voter ce 9 juin 2024 ont rejeté le macronisme. Une déroute. Les Français ne veulent plus de Macron : c’est ainsi que l’on peut interpréter ces résultats implacables, si l'on observe avec un peu de hauteur le champ de bataille. Oui mais, me direz-vous, c’était des élections européennes, pas nationales. Bah si, justement ! Sinon, le président de la République ne se serait pas adressé aux Français à trois jours du scrutin, histoire de leur fiche la pétoche, et il ne se serait pas empressé de dissoudre l’Assemblée nationale, à peine tombés les résultats, en prenant des accents crépusculaires.
85 % des Français ont donc rejeté Macron. La pauvre Valérie Hayer, qui aura fait ce qu’elle pouvait, c’est-à-dire pas grand-chose, fait moins de 15 %. Certes, elle pourrait se consoler en se souvenant du score de la liste socialiste aux européennes de 2014 : 13,98 % après deux ans de hollandisme. Mais ce serait vite oublier qu'à l'époque, le FN de Marine Le Pen, arrivé en tête du scrutin, ne l’avait emporté « qu’avec » 24,86 % des suffrages, alors qu’il avoisine les 32 % aujourd’hui ! Que l’UMP - la fameuse « droite républicaine » - tirait encore son épingle du jeu, avec presque 21 % des suffrages. Après sept ans de Macron à l'Élysée, alors que, souvenons-nous, le macronisme devait bazarder l’ancien monde (exit le PS et les LR !) tout en faisant reculer le FN, depuis devenu RN, ce dernier est désormais le premier, caracolant en tête à 32,6 % des suffrages. Cerise sur le gâteau : le RN fait plus du double de la liste de la majorité présidentielle (c’est comme ça que s’intitulait la liste de Hayer, preuve que c’était bien un suffrage national et non européen !). Sans oublier le petit plus, on va dire le petit geste commercial : une extrême gauche qui ne faiblit pas (avec 9,2 %, LFI fait trois points de plus que Mélenchon aux européennes de 2014), malgré (ou à cause de ?) la bordélisation de l'Assemblée nationale, avec pourtant (ou à cause de ?) un discours qui s’est radicalisé, pour ne pas dire islamo-gauchisé. On a envie de dire à Macron : « chapeau, l’artiste ! » Il se rêvait Giscard rassemblant deux Français sur trois. Il s'est mis à dos 85 % des Français !
Donc, on aura beau tourner et retourner la feuille des résultats de cette élection comme on veut, en long, en large ou en travers : c’est une défaite cuisante pour Emmanuel Macron. Le macronisme de la « période bleue » se voulait comme une sorte de fin du politique, de la politique, comme d'autres, après la chute du mur, voyaient venir la fin de l'Histoire. La politique lui revient comme un boomerang en pleine figure. Et l'Histoire en plus, avec la guerre à l'horizon, alors qu'à l'évidence il n'est pas taillé pour ça, malgré ses coups de menton et ses rodomontades. Oui mais, me direz-vous encore, c’est loin d’être gagné pour Le Pen et Bardella. Peut-être. Mais de toute façon, et quels que soient les résultats des élections législatives des 30 juin et 7 juillet, ce sera le crépuscule du macronisme. Première hypothèse : le RN l’emporte. Macron, celui qui était le jeune homme fringant de 2017, fera du Mitterrand. Pas du Macron. Il se voulait Bonaparte au pont d’Arcole, il terminera en père Queuille. Deuxième hypothèse : il réussit à sauver les meubles en s’aidant des LR (déjà, la Macronie a annoncé qu’elle ne présenterait pas de candidat contre des députés sortants « faisant partie du champ républicain » (on parlait de « l’arc », voici venu le temps du « champ républicain »…). Rien ne dit, à ce jour, qu’il obtiendra une majorité absolue à l'Assemblée, étant donné le rapport des forces en présence. Donc, on reprendrait le cabotage institutionnel que l’on connaît depuis deux ans ? Une longue et lamentable agonie jusqu’en 2027 ? Macron et le macronisme auront donc épuisé la France : socialement, sociétalement, économiquement, politiquement, institutionnellement, nerveusement, moralement.
Le résultat des élections européennes en France a bien été le raz-de-marée annoncé en faveur du camp national et un camouflet pour le macronisme.
La liste de la candidate soutenue par le Parti de la France parvient, de justesse, à franchir la barre des 5 % et à avoir des élus au Parlement européen. Le soutien actif du Parti de la France et sa campagne offensive d'affichage ont sûrement permis de mobiliser un électorat identitaire et radical qui a peut-être été décisif dans ce résultat.
Toutefois, les élections européennes sont déjà éclipsées par la dissolution de l'Assemblée nationale annoncée dès hier soir par un Président de la République qui joue sa dernière cartouche en provoquant de nouvelles élections législatives dès le 30 juin.
Le score historique de la liste de Jordan Bardella traduit un réveil salutaire du peuple français qui exprime ainsi son ras-le-bol de l'invasion migratoire et de l'appauvrissement généralisé et organisé par un régime néo-marxiste. L'heure n'est donc pas à l'aseptisation du discours mais à la fermeté idéologique face au déclin de notre Nation.
Le Parti de la France réunit mercredi soir son Bureau politique afin de définir la stratégie à venir pour ces prochaines semaines.
« À nous de vous faire préférer le train ! » : le slogan de la SNCF date de 1995 mais suscite toujours autant le sarcasme des usagers et des non-usagers ! Ce sont, précisément, les raisons des réticences des Français à prendre le train qu'a voulu connaître la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT), qui a publié, ce vendredi 7 juin, une étude réalisée par l’IFOP sur la perception du train par les Français. Jean-Marie Beauvais, économiste des transports et membre de la FNAUT, confie à Capital avoir « été surpris des résultats ». Dans quel monde vit-il ?
Leur premier motif d'étonnement concerne, bien sûr, la préférence massive des Français pour la voiture, qui est une évidence : ainsi, seulement un Français sur deux a, au cours de ces douze derniers mois, emprunté au moins une fois le train, tous types confondus (TGV, TER ou Intercités). Et pour la fréquentation hebdomadaire, le taux descend à 11 %. Inversement, 9 Français sur 10 qui utilisent la voiture régulièrement. Ainsi, donc, ni la prise de conscience écologique ni les prix des carburants n'ont réussi à booster le train dans les pratiques des Français. C'est donc que le problème réside peut-être dans... le train, et accessoirement à la SNCF !
Le sondage ne dit pas autre chose, en pointant ce que tout un chacun constate quand il achète un billet : son prix excessif. Ainsi, 70 % des usagers du train (et 84 % de ceux qui ne le prennent jamais) jugent les prix trop élevés. Fin février, la SNCF a d'ailleurs annoncé une nouvelle augmentation de 2,6 % du prix du billet, en 2024. Le sondage montre bien que ces réfractaires du chemin de fer le sont bien pour cette question de tarifs : 75 % d'entre eux choisissent un autre moyen de transport alors qu'il leur serait possible d'utiliser le train, et 74 % de ceux qui boudent le TGV se disent prêts à changer d’habitudes si les prix étaient moins élevés. Si on ajoute à ça le prix des cartes et la complexité des réductions, le choix est vite fait, surtout à l'heure où le covoiturage est venu réduire le coût du trajet automobile.
Mais le prix n'est pas la seule raison des réticences des Français. La piétonisation des centres urbains a rendu compliqués l'accès aux gares et le stationnement, devenu payant (et cher !) : 77 % des Français disent « qu’il est difficile de stationner sa voiture à la gare », 66 % sont de cet avis pour le vélo et 62 % trouvent le trajet à pied jusqu’à la gare désagréable. Question de voirie ou... mauvaises fréquentations ?
Enfin, la FNAUT ne pouvait éviter le sujet des grèves et des perturbations : elle reconnaît qu'elles « ont un impact probablement beaucoup plus important sur la perception qu’ont les Français du train », notamment ceux qui ne l’utilisent pas, par rapport à la réalité. Il faudrait donc organiser des campagnes de sensibilisation. Ce ne serait qu'une affaire de ressenti !
Le sondage pointe aussi, discrètement, un autre facteur qui apparaît à la fin de ses préconisations : « Les non-utilisateurs du train pourraient être incités par des prix bas/prévisibles, moins de perturbations (notamment les grèves) et d’insécurité. » Insécurité : le mot est lâché. En fait, rien de nouveau, mais tout est à revoir. Et vu le rythme des prises de conscience en haut lieu, le train aura du mal à rattraper son retard... Et puis, comme disait Pompidou, « Que voulez-vous, les Français aiment la bagnole ! » En cinquante ans, ça n'a pas trop changé...
Comme annoncé début janvier, le Parti de la France a soutenu et fait campagne pour la liste menée par Marion Maréchal pour ces élections européennes.
Peu importe la frilosité de la candidate et de son entourage à notre égard, certains errements communautaires de Reconquête, il est de notre devoir d'appeler à voter pour la seule liste qui a fait campagne sur la défense de notre civilisation, la remigration et le refus de voir notre pays et l'Europe toute entière devenir un coupe-gorge islamisé, thèmes abandonnés depuis bien longtemps par un RN qui a déjà renoncé sur tout avant même d'arriver - hypothétiquement - au pouvoir.
Dimanche 9 juin, le vote le plus utile ou le moins inutile est celui en faveur de Marion Maréchal qui a un véritable projet de droite nationale, en digne héritière de son grand-père, Jean-Marie Le Pen.
Franchement, ça pourrait être un gag. Stéphane Lenormand, député LIOT de Saint-Pierre-et-Miquelon (ce petit bout de France aux portes du Canada), aurait pu dire des choses bien plus intéressantes au nom de sa romanesque circonscription. Il a choisi une intervention sémantique qui rappelle - même si c’est devenu un bien triste cliché - les plus riches romans dystopiques d’Orwell ou Huxley : renommer l’euthanasie.
Le projet de loi sur l’euthanasie (mâchoire supérieure de la mort étatique, dont la mâchoire inférieure est l’avortement) est en discussion à l’Assemblée nationale. Tout le monde, ou presque, semble d’accord sur le fond : en gros, face à la mort, un pas en avant. La peur de vieillir, la peur de déchoir, la peur de souffrir, la peur de l’EHPAD, l’angoisse de ne plus être rentable, l’angoisse d’être abandonné par ses enfants : les causes sont légion, dans l’explication de cette forme hideusement tordue de suicide à la romaine. Elles ont toutes un point commun : une haine de la faiblesse et de la vulnérabilité. Cette haine, qui est aussi celle que d’aucuns ont envers les fœtus trisomiques, est une marque de faiblesse. La grandeur d’une société se mesure à sa miséricorde envers les faibles, les estropiés, les exclus.
Bref : l’euthanasie est devenue, dans le langage macroniste, une « aide active à mourir ». Ce n’est déjà pas mal, en termes de scandale. M. Lenormand propose d’aller un tout petit peu plus loin : il propose, pour que l’« aide active à mourir » soit « moins douloureuse à entendre », de l’appeler « interruption volontaire de l’énergie vitale ». Ouais. Sérieux. L’IVéVé, quoi, parodie édentée de l’IVG, en quelque sorte. Deux néologismes cachant deux assassinats. On ne va pas citer Camus pour la millième fois (nous ne sommes pas sur une chaîne d’info), mais convenons en tout cas que mal nommer les choses est devenu une habitude, dans les cercles du pouvoir.
.@StphaneLenorma1 propose d'abandonner l'expression "aide à mourir", au profit de "l'interruption volontaire de l'énergie vitale". Une proposition qui serait "moins douloureuse à entendre", selon lui.#DirectAN#FinDeViepic.twitter.com/jKvW8MXhgl
Pourquoi vouloir déguiser ce qui n’est rien d’autre qu’une façon de donner la mort à quelqu’un ? Pourquoi, également, cette difficulté à reconnaître la dignité et même - soyons fous - le visage du Christ chez quelqu’un qui souffre, qui est seul, dont le corps n’est que douleur et que la vie n’a pas encore quitté ?
Il y a un précédent à de telles façons de déguiser la mort : sous le IIIe Reich, l’euthanasie était appelée Gnadentod, c’est-à-dire « mort miséricordieuse ». Envisager la mort comme un soin, comme un service rendu - comme un service public -, c’est une façon particulièrement odieuse d’envisager l’existence de ses semblables. C’est flatter la lâcheté de l’homme face à la mort et c’est ériger l’individu en juge de sa propre existence.
Il faut lire le livre magnifique de Véronique Bourgninaud,Contre la détestation de l’homme par l’homme, pour comprendre de quoi il est profondément question. On peut aussi voir son intervention face à la représentation parlementaire. Simple, clair, honnête. Trois mots, tellement opposés à ce charabia commercial, trois mots qui révèlent à quel point les progressistes - parce qu’ils savent très bien ce qu’ils font - répugnent à nommer ce qu’ils préparent. En réalité, l’interruption d’énergie vitale, c’est plutôt celle de notre civilisation, celle de notre pays, qui a envie de se coucher pour mourir. Est-elle volontaire ? Nous verrons bien, si ça continue.
« Si l’extrême droite est au pouvoir en Europe, il n’y aura pas de vaccin […] mais de la chloroquine ! » Le mot n’est pas de l’humoriste d’Europe 1 Gaspard Proust ni de Nicolas Canteloup, mais bien du président de la République française, Emmanuel Macron. Parlera, parlera pas du scrutin européen de dimanche ? Le Président de tous les Français n’a pas hésité à utiliser les deux principaux médias de France, TF1 et France 2, à 20 heures, l’heure de grande écoute, comme des estrades de village pour tenter de sauver une campagne qui prend l’eau. À peine installés sur le canapé, les Français ont entendu l’hôte de l’ Élysée évoquer les européennes. « Votre rôle restera-t-il au-dessus de la mêlée ? », s'inquiètent ses interlocuteurs Anne-Sophie Lapix et Gilles Bouleau. Réponse du Président, qui doit s’étonner lui-même à battre ainsi tous les records de duplicité : « J'espère être au-dessus. J'ai du mal à comprendre pourquoi parler du développement, de ce qui se passe en Russie, n'est pas dans mon rôle... »
Si vous avez compris, c’est qu’il s’est mal exprimé
Le ton est donné, entre militantisme débridé et finasseries de joueur de bonneteau. Un vrai-faux Mitterrand, sans la culture et la rouerie. Tout y passe. On joue tranquillement sur les peurs : « Qui dit que la Russie s'arrêtera là ? », interroge-t-il. On joue sur les mots. La France est-elle en guerre ? Oui et non, répond Macron, plus macronien que jamais. « La France va franchir un pas », lance-t-il. Bon. Mais « l'Europe n'est en aucun cas en guerre contre la Russie et son peuple ». Ah ! Cela dit, la France va « livrer des Mirage français » et « former les pilotes », soit 5 à 6 mois de formation. Elle va aussi former une brigade de 4.500 soldats ukrainiens. Notre pays va les équiper et les entraîner. Mais on n'est pas en guerre, Macron le dit. « Vous tombez tous dans le piège de Poutine », déplore-t-il, face aux deux journalistes stupéfaits. Comme les Français, ils peinent à retrouver leurs petits. Est-ce un facteur d'escalade ou pas ?, demandent-ils. Pas du tout, répond Macron, c'est une « décision collective », puisque « nous sommes en coalition ». Si vous avez compris, c’est qu’il s’est mal exprimé.
Le clou du spectacle arrive avec le « vent mauvais », selon les mots de Macron. On sent bien qu’il est venu pour cela. Un Président au-dessus des partis, à trois jours d'une élection européenne, se serait cantonné à la grandeur de la France et à la célébration du Débarquement. Emmanuel Macron, lui, s'engage corps et âme dans cette fin de campagne, tripatouille, attaque, mobilise en distributeur de tracts, prenant tous les risques.
Disette
Pourquoi « mon rôle est-il d'intervenir aujourd'hui ? », demande-t-il. À cause du niveau d'abstention probable. Il appelle à voter le 9 juin. Jusqu'ici, tout va bien. Mais il s'en prend immédiatement aux ennemis de la nation : pas aux islamistes, ni à l'extrême gauche. « L'extrême droite l'attaque », déplore-t-il. Il a trouvé ce pauvre argument : « Une Europe où l'extrême droite est forte ne nous protégera pas. » Ici, il faut bien avancer un argument. On écarquille les yeux : « S'ils ont une minorité de blocage, ils imposeront la chloroquine ou le média Sputnik (sic) ! » La réserve argumentaire de la Macronie arrive au stade de la disette… On en rougirait pour lui, mais Macron ne rougit pas. « Ils pourront arrêter le plan de relance, poursuit-il, et, face à l'immigration, on n'aura plus les textes qui nous protègent, car l'Europe nous protège ! » Si un seul Français s'est laissé convaincre par ce plongeon conceptuel, il faut le porter en triomphe jusqu’à l’Élysée.
À ce stade, il faut se couler dans les concepts de l'adversaire comme dans une pantoufle. Le mondialiste Macron assure donc parler « par patriotisme » ! Il dormira tranquille, Emmanuel Macron, il aura tout essayé, même le pire. Si jamais c’était une déroute ? « On verra », dit-il : on comprend qu'il ne changera rien. Il a tout de même prévu une petite conclusion : « La liberté et la démocratie sont un combat de chaque jour, ceux qui pensent que c'est acquis se trompent. » Façon de comparer le RN aux forces de l'Axe, en toute subtilité, dans un exercice pas tout à fait inédit… Le Président franchit à la vitesse des Mirage qu’il s’apprête à livrer toutes les règles, les codes et les usages de la démocratie, grimpant sur les avantages de sa fonction pour faire « de la petite poloche », comme disait Dupond-Moretti. À ce sur-Président, tout est donc permis, sans limites. La défaite qui vient sera bien la sienne.
On croyait que l’immigration était « une chance pour la France ». Que la diversité, c'était super ! On était convaincus que, sans les immigrés, les Français ne sauraient plus vivre, gérer leurs poubelles, se faire livrer des pizzas, nettoyer leur maison ou trouver dans les villes un shampooing ou une banane, tard le soir. On pensait que, comme le répète Valérie Hayer, le RN, Reconquête et même LR jouaient avec les peurs… Comme le constate un collectif d’associations, ces considérations ne paralysent guère le pouvoir qui mène, avant les Jeux olympiques, une opération à grande échelle de « nettoyage social », selon les mots de ces militants immigrationnistes, toujours avides de concepts.
12.500 « personnes » expulsées de Paris
S’il faut croire Le Revers de la médaille (comprendre : de la médaille olympique, bien sûr, subtil !), qui rassemble près d’une centaine d’associations parfois très à gauche, le pouvoir a donné un sérieux coup de balai. « Les abords des sites olympiques et paralympiques ont été systématiquement "nettoyés", le harcèlement des populations qui vivent ou travaillent dans l’espace public s’est développé et accru, un système de délocalisation de certaines d’entre elles a même vu le jour, à peine un an avant les JO de Paris », écrivent les rédacteurs. Le collectif ne parle pas de migrants mais de « personnes ». Selon Le Revers de la médaille, 12.500 « personnes », donc, ont été expulsées de Paris entre avril 2023 et mai 2024. Et « a minima » 1.800 « exilés » (comprendre : immigrés) ont été expulsés en un an. Le constat de ce « nettoyage » avant les Jeux olympiques est aussi fait par France Info, qui cite la préfecture de la région Île-de-France : « Dans le détail, 3.958 personnes ont été expulsées vers d'autres régions, l'année dernière, et 1.266 depuis le début de l'année 2024. »
Pour les militants immigrationnistes du Revers de la médaille, qui confondent parmi leurs « exilés » les immigrés légaux, illégaux, réfugiés, en attente de décision, les SDF, etc., il suffisait de dégager une petite partie du budget des JO à l’accueil des « pauvres » pour faire disparaître les effets d’une politique d’immigration délétère qui se dégrade depuis quarante ans. La politique facile et pas chère vue de l’extrême gauche. Le vertueux collectif note, pourtant, que « les dispositifs d'hébergement généralistes en Île-de-France représentent près de 96.650 places, dont la moitié en hôtel ». Insuffisant, l'État et le contribuable doivent faire plus.
Ce collectif a donc conçu trois affiches dénonçant la duplicité du pouvoir : « Ici, pour faire des jeux placés sous le signe de l’inclusion, il a fallu exclure des centaines de personnes », peut-on lire.
Les associations ont raison sur un point : Macron et Darmanin repeignent la palissade et, comme d’habitude, cachent la réalité migratoire sous l’épais tapis du déni. Apparemment, le pays vitrine du « vivre ensemble », de l’immigration heureuse et de l’intégration réussie a des choses à cacher. Pour maintenir le mythe de « l’immigration heureuse » et open bar en France, il faut masquer aux yeux du monde le drame d’un pays submergé, cacher le spectacle de la misère, éloigner l’image que se font de Paris bien des étrangers : celui d’une nation au patrimoine magnifique mais envahie, au point d’être devenue dangereuse pour les touristes. Chacun se lave les mains, l'Élysée, Matignon, la mairie de Paris, le Quai d'Orsay, l'administration, les habitants de la capitale. La région parisienne, dont le niveau de vie est très supérieur au reste de la France, vote massivement Macron – le Président y a obtenu, en 2022, au second tour, 73,02 % des suffrages, devant Marine Le Pen à 26,98 % - et fait, comme le Président, le don généreux de ses migrants aux pouilleux de province, au moins le temps des Jeux olympiques.
Une chance pour personne
Toujours lucide, la France de Macron bat des records historiques d’immigration, cajole un Pacte immigration européen délétère, donne des leçons partout dans le monde, soigne ses morts et ses blessés sous le couteau de l'islamisme et conserve précieusement ses OQTF sur son sol. Le pays vient même, sur décision du Conseil constitutionnel, d’accorder l’aide juridictionnelle aux immigrés illégaux, à ceux qui ont bravé nos lois, créant ainsi un nouvel appel d’air.
Le pouvoir, qui répond systématiquement que ses opérations d’expulsion n’ont rien à voir avec les JO, n’est pas le seul Tartuffe, dans cette affaire. Derrière le « rapport inter-associatif » du Revers de la médaille, on retrouve près de 100 associations, certaines bien connues : Actions contre la faim, ATD quart monde, Solidarité migrants, mais aussi le diocèse de Paris, celui de Créteil, Emmaüs France, L’Auberge des migrants, la Cimade, le Secours catholique, tous associés au Secours islamique ou à Utopia 56, passée maître dans l’art des opérations médiatiques d’occupations illégales par les migrants.
Des associations, pour certaines, largement subventionnées et engagées dans une lutte féroce contre les frontières. Pourtant, comment ne pas conclure, à la lecture de ce rapport, que nos frontières nous manquent cruellement et que l’immigration n’est une chance pour… personne ?
Stupeur et tremblement dans l’univers télévisuel : comme le titre Le Figaro, « CNews devient la première chaîne d’info de France ». Selon les chiffres de Médiamétrie, CNews est passé pour la première fois en tête des chaînes d’info au mois de mai, avec 2,8 % de part d’audience, contre 2,7 % pour BFM TV, champion jusque-là. C’est une vraie guerre de tranchée qui se livre depuis des mois : CNews est d’abord passé devant son principal concurrent plusieurs jours, puis plusieurs semaines, avant de se retrouver à égalité avec BMF TV au mois de décembre, puis au mois de mars. Cette fois, c’est l’audience mensuelle - importante et symbolique - que CNews brandit comme un trophée, relayée avec enthousiasme par ses journalistes sur les réseaux sociaux : ceux-ci sont enfin vengés des attaques, nombreuses, dont ils font régulièrement l’objet, parfois à titre personnel. Le public a tranché, le succès est là.
Contre-productif
Les chœurs de pleureuses professionnelles et les postures de Jean Moulin en carton, les dénigrements et les intimidations, les commissions parlementaires et les procès staliniens, les brimades et les sanctions arbitraires, les censures et les boycotts n’ont servi à rien… Pire : il n’est pas interdit de penser que tout ce battage ridicule, ce mélange de fiel et de mauvaise foi monté en mayonnaise ont aidé la chaîne à progresser. Il est des boussoles qui montrent le sud et des anathèmes qui valent prescription. Un peu comme lorsque Télérama ou Libération étrillent un film : une incitation à aller au cinéma.
Le débat dans les médias ne devait avoir lieu qu’entre cinquante nuances de gauche : CNews a rompu cet accord tacite de l’entre-soi dogmatique et de la pensée unique qui tournent en boucle. Et son succès montre à quel point cette confiscation de l’information par un seul camp, omnipotent et se présentant comme omniscient - puisque prodiguant, pour chaque sujet, un prêt-à-penser -, était devenu insupportable pour nombre de Français.
Certains ont reproché à CNews son manque de pluralisme tout en refusant ses invitations et en enjoignant leurs petits camarades à les imiter. Un client peut-il accuser un commerce qu’il ne veut pas fréquenter de refus de vente ? Un patient reprocher à un médecin de ne pas l’avoir soigné s’il ne veut pas le consulter ? Les derniers en date, et les plus grotesques, sont bien sûr Marie Toussaint et Raphaël Glucksmann, absents au débat des têtes de liste aux européennes. Comme le petit lit blanc et l’assiette de soupe toujours chaude attendant l’enfant prodigue, le pupitre à leur nom avait été mis en place à côté de ceux des autres pour qu’ils puissent changer d’avis à tout instant. Mais leurs places sont restées désespérément vides, pour le plus grand bonheur de leurs concurrents qui ont pu se partager ce temps de parole supplémentaire que ces deux nigauds venaient de leur offrir sur un plateau d’argent. Valérie Hayer, elle, a accepté l’invitation pour, ensuite, cracher dans la soupe : lors d’un meeting, deux jours plus tard, à Aubervilliers, elle a qualifié le JDD, CNews et Europe 1 de « camp du mensonge ».
Trop de pluralisme
C'est désormais très clair : ce n’est pas un manque de pluralité, que l’on reproche à CNews, mais, au contraire, un excédent. On ne lui pardonne pas certains invités infréquentables aux yeux de la gauche, qui parvenait jusque-là à les contenir dans la marginalité médiatique. Ses contradictions sont infinies : la gauche raffole de la diversité, sauf la diversité d’opinion. Elle prétend défendre les marginaux contre la bourgeoisie propre sur elle et refuse la porte de son salon médiatique à ceux qu’elle juge peu respectables, comme une douairière du XIXe.
Bien sûr, 2,8 % de part d’audience, à l'échelle du paysage audiovisuel français, ce n'est pas le Pérou. Mais c’est une lucarne, une brèche, un pied dans la porte d’un monde que l’on croyait blindée, verrouillée à double tour. Surtout (si la tendance se confirme), cette place de leader des chaînes d’information rendra très difficile une remise en cause en 2027.
Samedi 15 juin, amis lyonnais et alentours, venez passer un bon moment avec Thomas Joly et Renaud Mannheim pour un repas convivial où le politiquement correct ne sera pas de mise.
Les agapes se dérouleront dans un restaurant sympathisant privatisé à quelques kilomètres de Lyon.
PAF : 37 €. Au menu : Apéritif/Assiette de charcuterie/Paleron de bœuf à la bière, pommes au four/Plateau de fromages/Tarte briochée aux pralines/Vin compris.
Triste ironie du calendrier. Au moment où 18.000 pèlerins (nouvelle affluence record, cette année) marchaient vers Chartres, preuve du succès et de l’attrait des messes dites « en latin », Monseigneur Dognin, évêque de Quimper et Léon, confirmait, dans une lettre datée du jour de la Pentecôte, l’éviction du diocèse de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre (FSSP). Les fidèles, attachés à la forme extraordinaire du rite romain, dénoncent le « mépris » de l’évêché vis-à-vis de leur communauté pourtant florissante et promettent de rester mobilisés pour défendre la liberté liturgique.
Éviction de la Fraternité Saint-Pierre
« Le couperet est tombé. » À l’été 2021, l’Église de France, et notamment les prêtres et les fidèles attachés au rite tridentin, découvrent avec stupeur le motu proprio [décret pontifical, NDLR] Traditionis custodes qui limite l’usage du missel de 1962. Dans certains diocèses, les fidèles de la messe en latin voient alors leurs églises fermées et certains de leurs prêtres renvoyés. À Quimper, la paix liturgique, ou du moins le statu quo, semblait régner. Mais ce répit n’a été que de courte durée. En décembre 2023, les fidèles des paroisses Saint-Mathieu et Sainte-Sève, desservies par la FSSP, apprennent la volonté de Monseigneur Dognin de révoquer la convention qui liait le diocèse à la communauté traditionaliste. En cause, deux articles à charge contre l’évêché, publiés par l’association Paix liturgique, qui mettent le feu aux poudres. Et alors que la FSSP n’a rien à voir avec cette association dont « elle désapprouve les méthodes et l’état d’esprit », la voilà dans le collimateur de l’évêque.
Cinq mois plus tard, l’évêché confirme cette révocation. La FSSP est priée de plier bagage et de quitter le diocèse. Dans une lettre adressée aux paroissiens, l’évêque tente de temporiser et promet que « trois messes dominicales » seront célébrées par des prêtres diocésains chaque semaine, ainsi que les solennités de la Toussaint, Noël, l’Ascension et l’Assomption, et toute autre solennité qui tombe un dimanche. En revanche, le Triduum Pascal, les autres solennités et surtout les sacrements seront désormais célébrés « en paroisse » en forme ordinaire. « On nous laisse trois messes - dont une à Brest - et on nous dit "soyez sympas, restez dans le rang". Mais c’est méconnaître la richesse des messes en semaine, de la vie de communauté, du catéchisme, des confessions et des autres sacrements », s’agace Louis, un paroissien mobilisé contre la décision du diocèse. « Il y a six ans, il y avait une soixantaine de fidèles. Aujourd’hui, nous sommes 250-300 chaque semaine. Cela montre bien la fécondité de la messe en forme extraordinaire et du travail de la FSSP », ajoute le jeune homme.
Les fidèles ne désespèrent pas d’être entendus. Après une première grande mobilisation devant les portes de l’évêché, au début du mois de mai, quelques dizaines de paroissiens ont continué de réciter le chapelet au même endroit, espérant être entendus de leur évêque. La porte est demeurée close. « Cela fait des semaines qu’on demande à être reçus et écoutés. La seule réponse que l’on obtient, c’est un communiqué », regrette Louis. Face au silence de leur diocèse, les paroissiens attachés à la forme extraordinaire ont donc adressé une lettre à Monseigneur de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, dans l’espoir de débloquer la situation. Ils prévoient une nouvelle mobilisation, le 16 juin. « Ce sera sûrement une grande marche dans le centre-ville de Quimper », nous annonce Louis, qui travaille à son organisation.
Les tradis en danger
Plusieurs prêtres, membres d’autres sociétés traditionalistes, ont relayé le combat de ces fidèles pour la liberté liturgique. Certains n’ont d’ailleurs pas manqué de remarquer le deux poids deux mesures du diocèse de Quimper qui, d’un côté, révoque la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, dont le charisme a pourtant été confirmé par le pape François en février 2022, et, de l’autre, relaie des messages politiques en faveur de la communauté LGBT sur son compte X (avant de supprimer ce compte). Le diocèse dénonce un acte de malveillance.
Le diocèse de Quimper est loin d’être le premier à avoir banni a FSSP de son territoire. En juin 2021, avant même la publication du motu proprio, la FSSP a été informée par courrier de son éviction du diocèse de Dijon. « Il semble anachronique, à une époque où le nombre de prêtres ne cesse de diminuer, de préférer se passer des services de deux d’entre eux […], quitte à surcharger encore davantage les prêtres diocésains », regrettait la société. L’année suivante, la FSSP était ensuite invitée à quitter le diocèse de Grenoble. Dans d’autres diocèses, dont celui de Poitiers ou Rennes, de jeunes fiancés rencontrent également des difficultés pour célébrer leur mariage selon la forme extraordinaire dans l’une des églises du diocèse. À l’heure où les séminaires des diocèses se vident et où, à l’inverse, le pèlerinage de Chartres et les messes en forme extraordinaire font le plein, l’Église de France souhaite-t-elle vraiment se passer des tradis ?
« Pas de Londonistan », « C'est notre pays et nous voulons le récupérer » : des milliers de personnes dans les rues de Londres ce samedi pour dénoncer l'immigration, un laisser faire de la police sur la présence d'islamistes lors de rassemblements pro-palestiniens, etc.
La très conciliante agence de notation Standard & Poor’s a enfin abaissé, ce 31 mai, la note de l’économie française de « AA » à « AA - ».
En réalité, cette nouvelle note (l’équivalent d’un 16/20) devrait être beaucoup moins bonne encore, car l’économie française est déjà en faillite (les actifs nets de l’Etat sont inférieurs à la dette publique).
Quelques chiffres montrant l’état des lieux de l’économie française en 2023 :
- Les dépenses publiques représentent 58% du produit intérieur brut (PIB), c’est-à-dire que le poids de l’Etat dans l’économie est bien supérieur au poids des entreprises privées.
- Les prélèvements obligatoires sur les ménages et les entreprises s’élèvent à 48% du PIB.
Le déficit public atteint les 154 milliards d’euros.
- La dette publique est de 112% du PIB (mais plus de 400% du PIB en comptant également la dette hors bilan et les dettes privées).
- La charge de la dette (intérêts de la dette à rembourser) coute 50 milliards d’euros par an aux contribuables français, avec une prévision à 75 milliards d’ici 2027. Cette charge de la dette aura coûté environ 525 milliards d’euros à la France pendant les deux quinquennats du Mozart de l’économie Emmanuel Macron (qui est en train de nous composer un Requiem).
- L’industrie française est en récession depuis 23 mois, ce qui permet à Macron de se féliciter d’une baisse des émissions de CO2 de 5%.
- Les prévisions tablent sur une baisse du PIB au 2e trimestre 2024.
- L’inflation était de 4,9% en 2023, contre 5,2% en 2022. En 2024, l’inflation continue toujours sa route mais à un rythme moindre, à environ 2,2% sur un an, du fait de la baisse de la demande.
- Les dépenses de fonctionnement de l’Etat explosent à 543 milliards d’euros.
Ce sont là des statistiques dignes d’un pays en voie de soviétisation, à moins que d’ici là nous fassions officiellement faillite et qu’une réforme profonde de notre système économique socialiste ne soit mis en place par des hommes politiques courageux, afin de libéraliser l’économie française.
À noter que cette même agence de notation donnait à la France, en 2008, la note maximale de « AAA » quand bien même l’Etat de l’économie était déjà désastreux, que la France n’avait pas eu un budget à l’équilibre depuis 30 ans, et qu’elle achetait des « subprimes » à foison (emprunts risqués à hauts rendements, ce qui a entrainé cette fameuse « crise des subprimes »). C’est dire le peu de crédit que nous pouvons donner à ces agences de notation.
Maxime Leroy - Délégué général adjoint du Parti de la France