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Le blog politique de Thomas JOLY

Napoléon de Ridley Scott : Hollywood fait le boulot du cinéma français

21 Novembre 2023, 07:18am

Publié par Thomas Joly

« Sauf pour la gloire, pour l’art, il eût probablement mieux valu que Napoléon n’eût jamais existé », écrivait Jacques Bainville, reprenant une formule de l’Empereur lui-même, en visite sur la tombe de Rousseau à Ermenonville : « L'avenir apprendra s'il n'eût pas mieux valu, pour le repos de la Terre, que ni Rousseau ni moi n'eussions jamais existé. » Tout droit sorti des légendes antiques avec ses impressionnantes victoires et son implacable domination du continent européen, l’illustre petit Caporal continue de faire rêver, et ce, 202 ans après sa mort.

Pour preuve, le nouveau blockbuster (en salles le 22 novembre) annoncé de Ridley Scott, dont l’avant-première mondiale, organisée en grande pompe à Paris, le 14 novembre dernier, a fait grand bruit. Après Rod Steiger, Pierre Mondy, Marlon Brando – et des centaines d’autres acteurs –, l’Empereur est, cette fois-ci, incarné par Joaquin Phoenix, comédien américain oscarisé. Ne promettant pas un film historiquement fiable, Ridley Scott a su mettre en œuvre ce que l’industrie cinématographique française rechigne à faire : s’intéresser aux grandes figures de notre Histoire.

« Ce n’est pas un biopic »

La bande-annonce lâchée sur les réseaux sociaux le 10 juillet dernier avait mis le monde en émoi. Promettant des scènes de batailles dantesques et un récit épique tourné autour de la passion amoureuse liant Joséphine au grand général, le film s’annonce comme une grande fresque de la vie du souverain.

Ayant participé à la grande avant-première, Pierre-Jean Chalençon, l’un des plus grands collectionneurs privés de l’Empire napoléonien et ancienne vedette de l’émission de ventes aux enchères Affaire conclue, sur France 2, nous délivre ses premières impressions tout en répondant aux critiques de certains : « Ce n’est pas un biopic, c’est la vision romancée de Ridley Scott de Napoléon. Évidemment, si l’on veut parler d’Histoire, on monte au créneau, mais ce n’est pas honnête car le film n’a pas la prétention d’être un documentaire historique. » Le passionné le sait, l’idée est parfois plus éloquente que la réalité. L’imaginaire l’emporte sur la véracité historique et « ce n’est pas un drame », nous dit Pierre-Jean Chalençon, avant de renchérir : « Ce qui est primordial c’est que la légende napoléonienne survive, peu importe si les faits historiques ne sont pas scrupuleusement respectés. »

L’industrie cinématographique française à la ramasse ?

Au fond, que le film plaise ou déplaise, cela importe peu. Cette incapacité à se saisir de notre Histoire pour en tirer de grands tableaux épiques illustre le désintérêt total de nos cinéastes pour celle-ci. Désormais, il est presque systématique de devoir attendre Hollywood et ses superproductions pour espérer un petit coup de projecteur (pas toujours juste) sur nos plus belles pages historiques. La France ne s’intéresse plus à ses héros, en tout cas pas suffisamment. Et lorsqu’une boîte de production tente de faire l’inverse, celle-ci est tout de suite associée à l’« extrême droite », à l’image du film Vaincre ou mourir (qui fut loin d’être un échec comme certains l’auraient voulu). « La France est incapable de se saisir de ses héros. Les seuls projets d’exposition que j’ai sont tous à l’étranger, nous sommes totalement à la ramasse. Quelle tristesse ! » déplore le grand collectionneur, dont nous ne pouvons que partager le constat, tant le fossé est grand entre les attentes du public et les films bien-pensants dont le nombre d’entrées est inversement proportionnel aux généreuses subventions du CNC.

Julien Tellier

Source : http://bvoltaire.fr

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Argentine : Javier Milei, un nouveau Trump ou un Bolsonaro danseur de Tango ?

21 Novembre 2023, 07:02am

Publié par Thomas Joly

L’heure serait-elle au « dégagisme » ? Après l’arrivée au pouvoir de Robert Fico en Slovaquie, allié stratégique de Victor Orban en Hongrie, la défaite au Libéria de l’ancien footballeur Georges Weah  - pourtant très populaire -, face à Joseph Boakai ancien vice-président , le succès incroyable du trouble-fête Javier Milei à Buenos-Aires, inaugure-t-elle une ère nouvelle ? Celle où les pachydermes des  clivages politiques traditionnels – gauche/droite -  les verrait  reconduits, les uns après les autres, dans leurs zoos respectifs ? La troisième voie empruntée par beaucoup de leurs outsiders n’est pas forcément la bonne, on le voit en France avec  le fameux «  en même temps »  de Macron, qui a ses limites. Le candidat  anti-système  argentin, se revendiquant même comme « anarcho-capitaliste », a pris la tronçonneuse comme emblème, tout un symbole ! Il est  considéré comme étant « climatoscpetique » - ce qui, à mes yeux,  est un compliment -, et a affirmé sa volonté de couper dans les dépenses publiques jugées inutiles. Mais l’Argentine n’est pas la France. Voici un pays au peuple très fier, qui fut la 5 ème économie mondiale au temps du Péronisme , quoiqu’on en pense et qu’on en  dise .

Un déclin irréversible ?

 Il  est sur la pente glissante du déclin, en train de dévisser, comme notre chère France macronienne  qui est, elle aussi, sur le toboggan…Ce grand pays d’Amérique latine , aux paysages immensément variés – des forêts du nord, aux terres gelées du Sud, en passant par les Andes  - hier infranchissables,  et l’immense océan  vert qu’est la Pampa -, a connu moult bouleversements politiques. Du péronisme - un nationalisme social très prononcé, coloré de césarisme -, aux rituels duels conservateurs/ sociaux-démocrates,  en passant par la dictature militaire, ce pays semble être arrivé au bout de toutes les expériences  politiques possibles. Aux années Kirchner – Nestor et sa femme, Cristina, une longue parenthèse d’une quinzaine d’années, marquée par une effrayante corruption –, a succédé la  sempiternelle alternative gauche/droite, avec Mauricio Macri, ancien maire de la capitale (conservateur), et Alberto Fernandez (social-démocrate) entrant chacun à leur tour, à  la Casa rosada.

Milei, le bulldozer

Javier Milei 53 ans, bien élu, apparait comme un véritable bulldozer, un « renverseur de tables », un empêcheur de tourner en rond. C’est dire si la nation de Perón, de Fangio et du tango, en a assez des jeux politiciens néfastes, conduisant le pays  au tombeau. Un pays qui n’offre plus à sa jeunesse que l’espoir d’une incertaine émigration, 68 % de la tranche d’âge des 18 à 29 ans exprimant ce choix ! Une invraisemblable inflation de 142 % - !!!!-, une monnaie, le peso, totalement décrédibilisée au point que le nouveau venu n’écarte pas la solution du Dollar, comme d’autres pays latino-américains l’ont tenté. Buenos-Aires nous fait penser  à Barcelone ou à Paris, avec ses beaux immeubles haussmanniens,  trop concurrencés à mon goût, par l’architecture standard  mondialisée, qui fait que de Singapour à Houston,  en passant par Londres, on retrouve les mêmes buildings de verre, d’acier et de béton. Milei passe pour un Trump argentin, d’ailleurs le challenger de Jo Biden ne s’y est pas…  « trumpé », en le félicitant chaudement pour son incroyable victoire : 55,6 % des suffrages contre 44,3 % à Sergio Massa, son concurrent de centre-gauche, pourtant arrivé en tête au premier tour. Un score qui place le nouveau président de la Nation – on ne dit pas là-bas président de la République – à la première place sur le podium des président les mieux élus, depuis la chute du régime des généraux. La politique de Massa n’a pas évité à l’Argentine de dévisser, avec une dette colossale, et un prêt du FMI de 44 milliards  de dollars à rembourser au prix de sacrifices énormes.  Avec un salaire  mensuel moyen de 378 euros, et des familles qui ont recours au troc pour survivre, on commence à toucher le fond. Classé comme « libertarien », c’est à dire comme un apôtre d’une liberté totale, allant bien au-delà du simple  libéralisme -  quoique hostile à l’avortement-, cet économiste  iconoclaste remettra-t-il le train argentin sur les rails de l’abondance, alors que quatre citoyens sur dix sont frappés par une hideuse pauvreté ? Echappera-t-il au côté un peu « clownesque » de sa campagne ? C’est le souhait que l’on peut formuler pour ce pays latin, « blanc » à 80 %, comme l’Uruguay voisin.  « Aujourd’hui commencent la fin de la décadence (…) et la reconstruction de l’Argentine », a déclaré Milei devant des milliers de partisans réunis à son quartier-général de campagne, dans la capitale. Puisse-t-il être entendu…

Jean-Claude Rolinat - Membre du Bureau politique du Parti de la France

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Crépol (26) : la racaille allogène a encore frappé, foutons-les dehors !

20 Novembre 2023, 07:06am

Publié par Thomas Joly

Crépol (26) : la racaille allogène a encore frappé, foutons-les dehors !

Un groupe de « chances pour la France », venant d'un quartier colonisé de Romans-sur-Isère dans la Drôme, a organisé une expédition punitive à l'arme blanche lors d'une fête entre amis à Crépol, un petit village de 500 habitants.

Thomas, un jeune rugbyman de 16 ans, est décédé à la suite de cette attaque au couteau. 17 autres personnes ont été blessées dont 2 très grièvement.

Non contents de semer le chaos dans leurs citées islamisées, voilà que nos futurs ingénieurs en fusion nucléaire vont directement massacrer des Français dans nos campagnes.

Au pouvoir, le Parti de la France mettra au pas ces hordes d'afro-maghrébins enragés en attendant leur remigration prioritaire.

Maxime Leroy - Délégué général adjoint du Parti de la France

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Rediffusion du Forum du Parti de la France du 17/11/23

20 Novembre 2023, 06:58am

Publié par Thomas Joly

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En catimini, l’Union Européenne en passe d’imposer la reconnaissance de la GPA

17 Novembre 2023, 07:45am

Publié par Thomas Joly

« Si vous êtes parent dans un pays, vous êtes parent dans tous les pays. » En 2020, dans son discours sur l’état de l’Union, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, promettait une reconnaissance de toutes les « parentalités » par les États membres de l’Union européenne. Trois ans plus tard, l’UE est en passe, avec son projet de certificat européen de filiation - ou certificat européen de parentalité -, de concrétiser cette promesse. Adopté le 7 novembre dernier par la commission des affaires juridiques, le texte doit être débattu le 11 décembre prochain (selon l’agenda prévisionnel) en séance plénière par le Parlement européen. Prétextant la liberté de circulation et les droits fondamentaux des enfants, ce projet, s’il est adopté, « obligerait tous les États membres de l’UE – même ceux qui condamnent la gestation pour autrui (GPA) – à reconnaitre de facto les GPA pratiquées à l’étranger », alerte le Syndicat de la famille (ex-Manif pour tous). Le mouvement appelait à une mobilisation transpartisane, ce 16 novembre à 19 heures, à Paris VIII, pour dire « non » à la GPA.

Vers la légalisation de la GPA

« S’il est adopté, ce texte aura de lourdes conséquences. Il entraînera de facto la reconnaissance de la PMA sans père, de la PMA pour personnes trans ou de la GPA, même pour des pays qui condamnent ces pratiques », alerte Ludovine de La Rochère, présidente du Syndicat de la famille, auprès de BV. Contrainte par la jurisprudence de la CEDH, la France doit, pour le moment, dans le cas d’un couple homosexuel commanditaire d’une GPA, reconnaître la filiation du père biologique de l’enfant. Son conjoint, après avoir fait signer un acte d’abandon à la mère porteuse, peut alors adopter l’enfant. Avec l’adoption du certificat européen de parentalité, la filiation serait automatiquement reconnue « quel que soit le mode de conception ou de naissance de l’enfant, quel que soit le type de famille de l’enfant et quelles que soient la nationalité des enfants et la nationalité de leurs parents ». En revanche, resteraient exclus de ce certificat les enfants dont la filiation a été enregistrée dans un pays tiers.

Par ailleurs, ce texte bouleverserait les droits reconnus. À ce jour, un enfant né par GPA dans un État membre de l’UE ne peut bénéficier de l’ensemble des droits attachés à sa filiation. Seuls la liberté de circulation et le droit de séjour lui sont accordés. Avec ce texte, la reconnaissance de la filiation pour les enfants nés de GPA sera pleine et entière. Autrement dit, ils bénéficieront de la reconnaissance de leur droit de succession, des obligations de garde ou d’alimentation. Pour Ludovine de La Rochère, ce texte, en plus d'inciter à la GPA, « est une manière de faire avancer sa légalisation en Europe. Quand tous les parents commanditaires de GPA auront leur acte de naissance, ils diront que l’interdiction de la GPA par la France est hypocrite et alors nous seront obligés de la légaliser. » Pire encore, dénonce-t-elle, contrairement à ce qu’affirment les auteurs du projet, le certificat européen de filiation consisterait à « créer un état civil européen qui surplomberait les états civils nationaux, ce qui est contraire aux traités de l’UE ».

Opposition des LR et du RN

En mars dernier, le Sénat français s’est opposé à ce projet. Selon les sénateurs, le texte européen ne serait « pas conforme à l’article 5 du traité sur l’Union européenne » qui déclare que toutes compétences non attribuées à l’Union (à savoir la filiation ou la définition de la famille) appartient aux États membres. Par ailleurs, les parlementaires s’inquiètent du manque de clarté du texte. « L’imprécision de la rédaction nuit à sa lisibilité, écrivent les élus. Est-elle relative à la filiation, ce concept juridique clair établissant le lien entre un enfant et ses parents, comme l’affirme la version français du texte, ou, conformément à sa version anglaise, est-elle relative à la parentalité (parenthood), une situation de fait qui peut exprimer une simple volonté [...] sans pour autant que cette volonté s’accompagne d’une lien de parenté et d’effets juridiques. »

François-Xavier Bellamy, député européen Les Républicains, a d’ores et déjà fait savoir que son groupe s’opposerait à ce texte. Le Rassemblement national, par la voix de l'eurodéputé Jean-Paul Garraud, a annoncé qu'il voterait contre. S’il est adopté par le Parlement européen, le texte devra ensuite être voté à l’unanimité par le Conseil. La Hongrie, la Pologne ou encore l’Italie devraient alors le refuser. Sans unanimité, la Commission proposera une coopération renforcée aux pays désireux d’avancer sur ce sujet. « Je crains que la France n’accepte cette coopération et adopte ce texte, nous confie Ludovine de La Rochère. Emmanuel Macron, s’il se dit opposé à la GPA, a poussé ce projet lorsqu’il siégeait à la présidence de l’Union européenne et n’a jamais empêché la France de travailler sur le sujet de la GPA à la conférence de la Haye. »

Clémence de Longraye

Source : http://bvoltaire.fr

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Tickets-resto : le gouvernement navigue à vue

16 Novembre 2023, 08:07am

Publié par Thomas Joly

L’utilisation des tickets restaurants devait être réduite à compter du 1er janvier 2024. Il n’en sera finalement rien. Le mardi 14 novembre, Olivia Grégoire, ministre délégué chargé des Petites et Moyennes Entreprises, a annoncé, sur l’antenne de M6 : « Ça va continuer tout au long de l’année 2024. » 

« Pas de rétropédalage »

À la suite de cette déclaration, elle explique que le gouvernement n’est pas revenu en arrière sur ce sujet : « Il n’y a pas eu de rétropédalage parce qu’en toute sincérité, ce n’est pas le gouvernement qui a pédalé. Ce n’est pas nous qui avons eu cette bonne idée. » Vous ne rêvez pas ! Le ministre explique qu’il n’y a pas de changement de cap car le gouvernement n’a pas construit le bateau. Faut-il comprendre que personne ne tient la barre ? C’est un peu l’effet que cela fait. Depuis plusieurs mois, le navire France coule dans la mer de l’inflation, notamment alimentaire, et il ne semble pas y avoir de capitaine à bord.

La loi pour la protection du pouvoir d’achat, votée en août 2022, devait permettre « de couvrir l’augmentation des prix des produits alimentaires et de soutenir le pouvoir d’achat des Français » en leur offrant la possibilité, comme indiqué dans l’article 6, d’« acquitter en tout ou en partie le prix de tout produit alimentaire, qu'il soit ou non directement consommable ». Depuis le 1er octobre 2022, les personnes disposant de titres-restaurant peuvent donc acheter du riz, des pâtes, de la farine, des œufs, de la viande et autres matières premières servant à l’alimentation. C’est ce que fait Myriam, rencontrée par BV à la sortie d’un supermarché : « J’utilise les tickets-resto pour acheter des produits de base qui me servent à préparer des gamelles que j’emporte au bureau. Cela revient moins cher que d’acheter des plats cuisinés ou d’aller au restaurant. » Elle ajoute : « C’est une très bonne chose, de pouvoir faire ça. »

Un dispositif temporaire qui se prolonge

Véritable bouffée d’oxygène pour certains foyers, ce dispositif ne devait être que temporaire. La loi prévoyait la fin de cette dérogation au 31 décembre 2023 et le gouvernement ne comptait pas, dans un premier temps, y revenir. Et pour cause : d’après Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, « la crise inflationniste est derrière nous ». Problème : cela fait six mois qu’il le dit et cela ne se traduit toujours pas au moment de passer en caisse. Pire : la situation ne cesse de s’aggraver. Le dernier baromètre du panéliste NielsenIQ pour le magazine LSA montre que « l’Hexagone est le pays où les prix ont le plus augmenté depuis janvier 2022 », avec 17,9 % d’inflation cumulée, entre janvier 2022 et août 2023. Le radar de Bercy est apparemment HS.

Quand Bruno Le Maire essaye de faire des prévisions, les Français, eux, essayent de faire des provisions. L’élargissement du champ d’action des titres-restaurant les y aide. Un retour en arrière, dans un tel contexte, aurait été dommageable pour beaucoup. Même si l’équipage ne l’avoue pas, la colère des passagers s’est fait entendre. Le gouvernement plie pour éviter la mutinerie.

Sarah-Louise Guille

Source : http://bvoltaire.fr

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« On garde l’AME » : Véran n’a pas besoin de vote pour annoncer le résultat !

16 Novembre 2023, 07:07am

Publié par Thomas Joly

Olivier Véran est impayable. Vous ne pouvez pas ne pas savoir qui est cet homme. Certes, il fait partie des agents interchangeables de la Matrice. Costume slim marine, cheveux courts, chemise blanche au col étique, voix doucereuse et traînante, fidélité au système : rien ne le distingue, en apparence, de ses collègues Playmobil de la Macronie que sont Clément Beaune, Olivier Dussopt ou Gabriel Attal. Et pourtant, on doit à Olivier Véran l'un des pires moments de ces dernières années : la folie Covid. Ministre de la Santé responsable de points presse lunaires, persuadé de l'inefficacité du masque mais l'imposant à tout le monde, traquant les non-vaccinés dans un monde cauchemardesque et orwellien... Pour l'ensemble de son œuvre, Véran a été récompensé par le porte-parolat. Qui de mieux indiqué qu'un homme autoritaire, incohérent et sans empathie pour porter la parole du président et de son gouvernement, après tout ?

Invité sur France Inter, Olivier Véran a détaillé son point de vue sur la loi immigration, modifiée en première lecture au Sénat. Il avait déjà dit quelques jours plus tôt, à la télévision, qu'il n'était pas question, en cas de référendum, de demander leur avis aux Français sur l'immigration en général, mais plutôt de leur demander leur avis sur cette loi en particulier. Ne jamais prendre les gens pour des cons, ne jamais oublier qu'ils le sont : le porte-parole est de la génération qui connait les sketches des Inconnus. Bref. Dans ce nouveau passage audiovisuel, Olivier Véran parle cette fois de l'aide médicale d'État, la célèbre AME, accordée aux clandestins avec une générosité toute française. La majorité sénatoriale veut la supprimer, d'accord en cela avec une majorité de Français. Mais puisqu'on s'en fiche complètement, de l'avis de ces cons de Français, Olivier Véran a un autre avis. Il le dit éhontément : « On garde l'AME qui est importante ». Pas même sous le faux nez de l'AMU, aide médicale d'urgence qui ne changeait pas grand-chose au fond. On garde le système comme il était. On ne touche à rien. C'est bien la première fois qu'on peut accuser Olivier Véran et ses clones de conservatisme.

Il ne s'agirait tout de même pas que les migrants arrivent moins nombreux sous prétexte que les Français manquent de largesse. On a des impôts écrasants, on a des actifs saignés à blanc, et on n'en ferait rien ? Vous plaisantez j'espère. Le régime doit poursuivre sur sa lancée et faire pleuvoir l'argent magique sur le bon peuple. Considérons ça comme un petit bonus, celui qu'on accorde aux employés modèles. Les migrants font ce qu'on leur demande : remplacer la France deux fois millénaire par un machin sans histoire ni racines. Ils le font très bien. Il n'y a aucune raison que leur employeur leur refuse cette petite prime incitative. « Keep up good work », comme on dit dans la start-up nation.

Mais au fait, le Parlement ne doit-il pas voter ? Donner son avis ? Vous savez, représenter le peuple ? Allons ! Une formalité ! On ne s'embarrasse pas de ces choses là, en Macronie. Le 49.3 est fait pour ça. Véran sait comment ça marche. Comme tous les Agents Smith du gouvernement, il représente le camp « raisonnable », celui du renoncement, celui de la pilule bleue. Jusqu'à quand ?

Arnaud Florac

Source : http://bvoltaire.fr

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Justice pour le Front national !

15 Novembre 2023, 07:21am

Publié par Thomas Joly

Je ne suis mandaté par personne. Je ne suis expert en rien. Je suis un simple témoin. J’ai 84 ans. Je suis un ancien militaire qui s’est engagé en politique pour l’Algérie française, avec nos compatriotes de souche européenne, juifs et musulmans. Tout au long de ma vie politique - 62 ans –, j’ai été ostracisé comme « extrême droite » et, dès les années 70, taxé sans aucune justification d’antisémite, pour le plus grand profit de l’extrême gauche, avec la complicité de la plupart des « grands médias » et d’une grande partie de la caste politicienne.

Pour évoquer la période antérieure, je rappellerai que Jean-Marie Le Pen, engagé volontaire, a combattu en 1956 aux côtés de l’armée israélienne. Adhérent du Front national depuis sa création, j’ai subi avec Jean-Marie Le Pen des campagnes de haine et de calomnies.

Complaisance de la « grande presse »

Un souvenir de la fin des années 1970 me revient. Au lendemain de l’attentat de la rue Copernic, un de mes enfants devant effectuer une revue de presse dans le cadre d’une activité scolaire, nous pouvions constater que les unes de la « grande presse » désignaient « la piste de l’extrême droite ». Des dizaines d’années plus tard, un Arabe palestinien a été inculpé au Canada. Nous attendons toujours la rectification de la « grande presse ».

Quand, avec les européennes de 1984, le Front national prend de l’importance, la campagne de calomnies sur les « tortures » se développe, faisant médiatiquement du sous-lieutenant Le Pen le patron de l’opération menée par le général Massu à la demande du gouvernement socialiste.

Avec l’arrivée du groupe Front national à l’Assemblée nationale en 1986, la référence à « l’extrême droite » devient systématique. Exemple : une hystérie médiatique fait à nouveau la une des médias, on évoque « la nuit des longs couteaux » – référence à Hitler – pour un simple rappel au règlement ! De quoi s’agit-il ? Les débats à l’Assemblée nationale se déroulaient très souvent avec une poignée de députés votant pour l’ensemble de leur groupe. Or, aux termes du règlement de l’Assemblée, un député ne peut voter que pour un seul autre député. Deux députés du groupe FN, membres du Bureau de l’Assemblée, demandent, comme ils en ont le droit, au président de la séance d’appliquer le règlement de l’Assemblée. Ce dernier ne donnant pas suite à leur demande et laissant se poursuivre le vote, les députés FN bloquent le vote d’un député de « permanence » prétendant voter – en toute illégalité – pour l’ensemble de son groupe. Scandale.

Quelques années après, Philippe Séguin, président de l’Assemblée nationale, rétablira l’obligation de respecter le règlement. Mais nous n’avons pas vu la « grande presse » politiquement correcte faire amende honorable de cette campagne calomnieuse !

Aucun document antisémite dans le programme du FN

Le Front national n’a jamais inscrit dans son programme ni dans aucun document officiel un quelconque texte antisémite. Au seuil de mon parcours politique, je souhaiterais que justice soit enfin rendue au Front national présidé par Jean-Marie Le Pen. Nous avons eu le courage et le mérite d’alerter sur les dangers qui menaçaient la France, en particulier sur l’immigration qui n’était pas assimilable.

Nous avons un regret plus ancien, que Jean-Marie Le Pen partage : celui de n’avoir pu empêcher les massacres et les enlèvements perpétrés par le FLN, y compris après l’indépendance.

En cette période marquée par le pogrom dont ont été victimes les civils israéliens, nous gardons le souvenir de la tragédie du 5 juillet 1962 quand des milliers de femmes, enfants, vieillards, européens et juifs ont été massacrés ou réduits en esclavage avec la complicité des autorités françaises, le président de la République ayant interdit à l’armée de sortir de ses casernes, en contradiction avec les garanties des accords d’Évian. Parmi les officiers qui désobéirent, rappelons-nous ce lieutenant FSNA (Français de souche nord-africaine) qui fit ouvrir les porte de sa caserne.

Christian Baeckeroot - Ancien député du Front National

Source : http://bvoltaire.fr

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11 novembre : Darmanin a rendu hommage aux combattants… musulmans seulement

14 Novembre 2023, 07:21am

Publié par Thomas Joly

Le 11 novembre 1918 est la date à laquelle la France a enfin recommencé à respirer, au terme de quatre ans de guerre étouffante, atroce, terriblement meurtrière. Depuis plus d’un siècle, nous commémorons le sacrifice des poilus, ceux qui sont morts, ceux qui ont été gazés, ceux qui sont revenus amputés ou traumatisés à tout jamais. C’est une génération tout entière qui a été marquée par ce que Dominique Venner a qualifié de « guerre civile européenne », une guerre civile dont la saignée s’est prolongée entre 1939 et 1945 et dont l’Europe ne s’est jamais remise. Il est donc parfaitement juste de continuer à se souvenir de ce sacrifice et de cette guerre malheureusement fondatrice – et il est tout à fait légitime que le pouvoir macroniste y ait associé les soldats morts pour la France jusque très récemment.

Magouilles clientélistes

En revanche, et ce, probablement dans le souci constant de l’en même temps, il n’y a pas eu que des déplacements consensuels, en ce 11 novembre. Il y a eu aussi de petites magouilles clientélistes, assez répugnantes, pour le dire franchement. La France, on le sait, on le voit, n’est plus du tout une nation au sens d’Ernest Renan. Il n’y a aucune volonté de faire de grandes choses ensemble, il n’y a même plus de volonté de « vivre ensemble » - si tant est que ce concept ait jamais eu un sens. Par conséquent, il y a une sorte de concurrence mémorielle. Le signe le plus patent de cette partition est sans doute, tandis qu’Emmanuel Macron prononçait son discours, le déplacement de Gérald Darmanin à la grande mosquée de Paris pour rendre hommage aux musulmans morts pour la France.

Ces « souchiens » que tout le monde méprise

Le ministère de l’Intérieur, dans son communiqué, estime entre 70.000 et 100.000 le nombre de musulmans morts pour la France entre 1914 et 1918. Soit. Si l’on prend la fourchette haute de cette estimation (100.000), les musulmans morts pour la France représentent 7 % du total des pertes françaises. 7 %. Et les 93 % restants ne sont pas des tirailleurs sénégalais. Pourquoi une telle focalisation sur les héros musulmans, au détriment des autres ? Pourquoi tant de mépris, de silence, pour ces braves familles françaises de métropole, de souche, qui ont donné des pères, des cousins, des grands-pères, des frères dans ce conflit horrible ? Ne méritent-ils pas, ces « souchiens » que tout le monde méprise, un tout petit peu de respect de temps en temps ?

Il est vrai que les descendants des Picards, des Poitevins ou des Provençaux, des Bretons ou des Auvergnats, des Corses ou des Gascons, ne frappent pas les Juifs, ne refusent pas les cours d’Histoire ou de SVT, ne sifflent pas « la Marseillaise », n’ennuient personne au moment du ramadan, ne voilent pas leurs filles et ne décapitent pas ceux qui se moquent de Mahomet. L’immigration très majoritairement musulmane qui a déferlé sur la France a changé le visage du pays et les politiciens de tous bords s’obligent depuis des années, par trouille, à des actes de soumission. Il n’y a qu’à voir le comportement veule d’Emmanuel Macron, ce président fier-à-bras avec les gilets jaunes, tétanisé par les racailles et qui refuse de se montrer solidaire de ses compatriotes juifs. « Pas de vagues », comme d’habitude, pour reprendre la devise officieuse du service public.

Quel espoir déraisonnable Gérald Darmanin nourrit-il en n’accordant son attention, en ce 11 novembre 2023, qu’aux morts musulmans ? Veut-il piquer l’électorat de Jean-Luc Mélenchon ? La ficelle est un peu grosse et il est un peu tard pour commencer le clientélisme, non ? Dans une nation digne de ce nom, l’héroïsme ne se divise pas. On n’imagine pas le ministre de l’Intérieur et des Cultes sur une stèle juive ou catholique des combattants de 14. Décidément, il ne recule devant rien.

Arnaud Florac

Source : http://bvoltaire.fr

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Hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015

13 Novembre 2023, 07:26am

Publié par Thomas Joly

Hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015

Il y a aujourd’hui 8 ans, le vendredi 13 novembre 2015, d’abominables islamistes abattaient froidement au Bataclan et dans nos rues d’innocentes victimes.

Cette tuerie a été la conséquence directe de la folle politique d’immigration pratiquée en France depuis des décennies et qui a engendré l’islamisation toujours plus forte de notre Nation.

N’oublions pas les victimes du 13 novembre 2015, que leur mort ne reste pas sans prise de conscience.

Face à ce danger mortel de l’islamisme pas de bougies ni de grande marche ! Ce qu’il faut c’est la mise en œuvre d'une grande remigration, le rétablissement de nos frontières et rendre aux Français la sécurité, première de leurs libertés !

Alexandre Simonnot - Délégué général du Parti de la France

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Benoît Saint-Denis, un patriote dans le top 15 mondial des combattants de MMA

13 Novembre 2023, 07:20am

Publié par Thomas Joly

Une minute et trente et une secondes. C’est le temps qu’il a fallu au Français Benoît Saint-Denis pour « éteindre » son adversaire, l’Américain Matt Frevola, ancien combattant comme lui, dans l’enceinte du Madison Square Garden, en ce jour combien symbolique du 11 novembre. Le Français de 27 ans (que Boulevard Voltaire avait rencontré il y a un an) qui a d’abord été opérateur au 1er RPIMa, l’un des trois régiments de forces spéciales de l’armée de terre, n’en finit pas d’étonner. « Ce Français vient d’ailleurs », disaient les commentateurs, le souffle coupé, tandis que le champion faisait le tour du ring devant son adversaire défait, comme pour défier une salle initialement très hostile. Entré sous les huées du public, Benoît Saint-Denis a pourtant conquis l’auditoire en prononçant quelques mots après le combat. « Vous pouvez me huer autant que vous voulez. Mais moi, je vous aime, New York. Et je vous remercie de nous avoir sauvés durant la Première et la Deuxième Guerres mondiales. Ce qui est important n’est pas seulement ce qui se passe dans la cage. Aujourd’hui, c’est Veterans Day et je suis très fier d’avoir servi mon pays. » La salle est patriote, c’est aussi inimaginable ici que naturel en Amérique : le public applaudit. Il les a conquis. Après tout, un champion est un champion, fût-il originaire de ce pays de France que les Américains ne savent pas placer sur la carte et jugent majoritairement faible et décrédibilisé.

Avec cette victoire, « God of war » fait son entrée dans le top 15 des moins de 70 kg, la catégorie la plus relevée de l’UFC. Il peut par ailleurs prétendre à une ceinture, l’objectif de tout combattant de MMA de ce niveau. Celle qui lui plairait le plus, il ne s’en est jamais caché, est celle des « BMF », les « Bad Motherf*ckers », une catégorie réservée aux combattants les plus charismatiques, les plus agressifs, ceux dont la personnalité est la plus forte. On n’y entre que sur invitation, mais Saint-Denis semble avoir le profil. Alors, vient-il vraiment « d’ailleurs », ce Nîmois catholique, fils d’officier de légion ? Mis en cause par des journalistes de bas étage (Loopsider), qui le prenaient pour un nationaliste ultra-violent, Benoît Saint-Denis a dénoncé cet « amalgame gravissime » et a simplement dit qu’il priait pour ces pauvres gens « parce que ce sont des gens qui n’ont pas eu le bonheur de grandir dans la foi ou avec les valeurs nécessaires à une vie épanouie. […] Je ne sais pas comment ils vivent leur vie au quotidien, mais ça ne doit pas être des personnes très heureuses. » La foi, en Dieu et en la France, le combattant français la porte sur sa peau, avec des tatouages de Jeanne d’Arc ou de la croix des Templiers, mais aussi dans sa tête. Il dit avoir appris à aimer encore davantage la France en faisant des recherches historiques, « parce qu'[il] pense qu’il faut être passionné d’histoire pour être patriote ». Les intellos qui pensent que les coups dans la figure rendent idiot en seront pour leurs frais. Symbole de cet alignement entre le corps et l’esprit : le soir du 11 novembre, Benoît Saint-Denis portait un protège-dents tricolore frappé des chiffres « 14-18 ».

Terminons sur un fait amusant : Donald Trump était dans la salle. Il a été acclamé par la foule. « BSD », qui fait un audacieux parallèle, espère « que lors de [son] combat à Paris, [il] aura aussi le soutien du Président français, car le MMA en France est très suivi mais les politiques restent un pied dehors ». Un pied dehors. Remarque amusante de la part d’un homme qui a justement mis son adversaire KO d’un coup de pied à la tête. Ce désintérêt des politiques français pour le MMA est-il lié aux valeurs sportives que véhicule ce sport exigeant : engagement physique, dépassement de la peur (légitime) d’être frappé, cohérence entre l’idée et l’action ? Allez savoir.

Arnaud Florac

Source : http://bvoltaire.fr

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Rediffusion du Forum du Parti de la France du 09/11/23

13 Novembre 2023, 07:07am

Publié par Thomas Joly

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Soutien indéfectible à Jean-Marie Le Pen !

10 Novembre 2023, 20:28pm

Publié par Thomas Joly

Soutien indéfectible à Jean-Marie Le Pen !

À l'heure où les chacals feulent contre Jean-Marie Le Pen et que les lavettes du Reniement National lâchent le fondateur du Front National, le Parti de la France salue le dernier monument de la scène politique française. À 95 ans, c'est toujours lui le boss !

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Sound of Freedom sort en France, les sales gauchistes de Libé ont détesté !

10 Novembre 2023, 07:47am

Publié par Thomas Joly

Libé (qui ne l'a d'ailleurs pas vu) a détesté, nous l'avons aimé. Tout comme ces 182 millions d'Américains qui ont placé Sound of Freedom (littéralement, « le son de la liberté ») numéro 10 au box office de l'année (devant Indiana Jones et le cadran de la destinée et Mission Impossible), cumulant plus de 182 millions de dollars de recettes depuis sa sortie, le 4 juillet, aux États-Unis. Succès compréhensible pour ce thriller plutôt bien ficelé qui ne laisse pas place à l'ennui, pour peu qu'on se donne la peine d'aller le voir. Le film sort en salles ce mercredi 15 novembre, veille de la Journée mondiale de la prévention d'abus envers les enfants (19 novembre) et de la Journée internationale des droits de l'enfant (20 novembre), et, déjà, suscite la polémique.

#2MillionFor2Million : c'était l'objectif que s'était fixé son coscénariste et réalisateur, Alejandro Monteverde, pour ce film qui porte à l'affiche le célèbre Jim Caviezel et Mira Sorvino (Oscar et Golden Globe). Pari réussi outre-Atlantique grâce à un scénario époustouflant largement inspiré de l'histoire vraie d'un ancien agent fédéral américain, Tim Ballard, qui, au péril de sa vie, a mis en place une opération de sauvetage pour libérer des centaines d'enfants prisonniers de trafiquants sexuels. Une semi-fiction prétexte pour les réalisateurs du scénario qui veulent « sensibiliser le public à la réalité de la traite des enfants ». À travers le monde, deux millions d'enfants seraient concernés : « Il est essentiel de comprendre que la traite des êtres humains ne se limite pas aux pays étrangers : il s’agit d’un problème alarmant qui se pose également aux États-Unis et en Europe et qui est en augmentation [...] selon le ministère de la Justice, l'Amérique est l'un des plus grands consommateurs de vidéos et matériels relatifs aux abus sexuels commis sur des enfants (CSAM – Child Sexual Abuse Material) et l'argent américain contribue à alimenter ce trafic national et international », précise le dossier de presse qui accompagne la présentation de Sound of Freedom.

Une réalité effrayante en France, où un enfant disparaît toutes les 12 minutes (43.000 enfants en 2022, chiffres du Point), « dont 37,9 % concernent des mineurs de moins de 15 ans et 95 % sont des fugues », précise Homayra Sellier, la fondatrice et présidente de l’association Innocence en danger dans un entretien joint au dossier de presse. Des fugues qui - surtout lorsqu'elles sont de longue durée - font l'affaire des prédateurs chasseurs d'enfants car, explique Bernard Valezy, commissaire général honoraire et président de l'association Assistance et recherche de personnes disparues (ARPD), au Point, « pour trouver des moyens de subsistance [les fugueurs] s'adonnent généralement à de la délinquance sur la voie publique, des trafics de drogue ou à la prostitution ».

Des chiffres qui ne suffisent pas à convaincre les détracteurs du film qui y voient « un outil de recrutement pour les groupes d'extrême droite et de promotion de théories complotistes de la mouvance QAnon » (cette mouvance américaine persuadée de l'existence d'un réseau mondial de trafic sexuel organisé par une élite de pédophiles), « plébiscité par les têtes d’affiche réactionnaires » (Libé), « navet préféré des complotistes d'extrême droite » (Télérama). Les journalistes de Libé Maxime Macé et Plottu en rajoutent une louche, pointant la complicité coupable de la directrice de SAJE, distributeur du film en France, et de Bolloré, fournissent l'ultime preuve du complot puisque Donald Trump « a lui-même promu Sound of Freedom, organisant cet été, dans sa résidence de Floride, une projection en compagnie du vrai Tim Ballard et de l’acteur Jim Caviezel » et dénoncent le message religieux du film dans lequel le héros proclame que « les enfants de Dieu ne sont pas à vendre ».

Alors, forcément, ça défrise un peu certains. D'autant que Jim Caviezel, qui incarne le Christ dans le film La Passion de Mel Gibson (2004), n'est pas du genre à rougir de sa foi chrétienne, et que le distributeur SAJE promeut des films à message chrétien (comme Vaincre ou Mourir). Pourtant, n'en déplaise à Libé, ceux qui verront le film n'y trouveront aucune référence même implicite à QAnon (même si, à en croire les médias, Jim Caviezel entretient des liens avec cette mouvance).

Pour les réalisateurs, « s'il y a un sujet qui peut unir tout le monde, c'est celui de mettre fin à la traite des enfants. Nous en sommes toujours convaincus. La traite des enfants n'est pas une question de droite ou de gauche », ce que ne digèrent pas, manifestement, Libé et d'autres. Pourquoi ? Est-ce parce qu'il est question de pédocriminalité et que le sujet est chasse gardée ?

Sabine de Villeroché

Source : http://bvoltaire.fr

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La nouvelle Marianne, reflet de la France d’aujourd’hui, ne ressemble à rien !

9 Novembre 2023, 07:10am

Publié par Thomas Joly

Le Président Macron, très inquiet (à ce que l’on dit) pour les trois ans et demi qui lui restent à tirer, cherche dans l’inauguration des chrysanthèmes matière à sortir des tracas quotidiens. L’occasion s’est offerte à lui ce mardi 7 novembre avec la sortie du nouveau timbre-poste à l’effigie de Marianne : Emmanuel Macron est allé faire un petit tour en Dordogne pour nous le présenter depuis l’imprimerie de Boulazac.

Une longue et belle histoire française, que celle du timbre-poste. En effet, comme on peut le lire sur le site de l’Assemblée nationale, « le timbre-poste est une représentation officielle du pays qui l'émet ». Ainsi, le motif de la jeune femme coiffée du bonnet phrygien permet aux différents présidents de la République de « traduire les valeurs sous lesquelles ils placent leur mandat ».

La première, en 1849, représente Cérès, déesse grecque de l’agriculture et des moissons. La IIIe République lui préfère l’allégorie « Paix et Commerce », soit Mercure donnant la main à une déesse au rameau d’olivier. Les suivantes seront des symboles de paix, même si la Marianne du Président Lebrun « tient dans sa main gauche un rameau d'olivier et maintient de la droite son épée au fourreau ».

C’est la France libérée qui, en 1945, inscrit dans l’angle supérieur gauche du timbre le monogramme « RF » et, à droite, la croix de Lorraine, l'emblème de la France libre. Le général de Gaulle la choisit : elle a le visage de l’épouse du sculpteur.

Le premier sacrifice à la modernité date de 1961 : à la demande d’André Malraux, la Marianne est dessinée par Cocteau. Retour au classicisme en 1976 : Valéry Giscard d’Estaing choisit une Sabine empruntée au peintre David, puis François Mitterrand opte pour La Liberté guidant le peuple de Delacroix. C’est le visage de « la forte "femme aux puissantes mamelles" brandissant le drapeau national sur les barricades ». En 1989, pour son second mandat et les festivités du bicentenaire de la Révolution, le Président socialiste innove : conception de la Marianne par ordinateur pour un visage de face, cocarde dans les cheveux.

En 1995, Jacques Chirac fait inscrire sur le timbre la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » et… les étoiles de l’Union européenne en arrière-plan. On franchit un pas de plus avec la Marianne de Nicolas Sarkozy, lancée le 1er juillet 2008, soit au premier jour de la présidence française de l’Union européenne. Le visage classique est auréolé d’étoiles, la République française a disparu. Trois ans plus tôt, les Français ont voté non au référendum sur Maastricht. Tant pis, on va leur repasser le plat et le leur faire avaler de force.

Curieusement, l’Assemblée nationale ne pousse pas plus loin l’historique de notre timbre. La recension s’arrête là. La honte de ce qui suit, peut-être ? Car François Hollande dévoilait, en juillet 2013, la nouvelle héroïne, « illustration de la jeunesse, priorité de [s]on mandat ». Son nom : l'Ukrainienne Inna Chevtchenko, l’une des fondatrices des Femen. Olivier Ciappa, l’artiste auteur du portrait, explique alors à l’AFP : « Pour moi, Marianne, qui est représentée seins nus, aurait certainement été en 1789 une Femen car elle se battait pour les valeurs de la République, la liberté, l'égalité, la fraternité. »

On mesure la dégringolade, et ce n’est pas la Marianne choisie par Emmanuel et Brigitte Macron qui va relever le niveau. À l’issue de ce concours, on a certes échappé à la femme en nikab et à la coiffure afro d’Assa Traoré – pour combien de temps ?

La nouvelle effigie se veut « ancrée dans le monde et dans la transition écologique ». Va, donc, pour la verdure stylisée… Quant à la cocarde, il paraît qu’elle est britannique ! « Choose France » oblige, comme on dit à Villers-Cotterêts …

Marie Delarue

Source : http://bvoltaire.fr

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