Établissements scolaires, aéroports, bâtiments publics : les alertes à la bombe se multiplient en France, dans un contexte anxiogène lié aux récents attentats islamiques à Arras et à Bruxelles ainsi qu'à la guerre entre Israéliens et Palestiniens.
Plutôt que de garder leur sang-froid, les autorités publiques tétanisées s'empressent de donner de l'importance - en faisant évacuer les lieux - à ces canulars de racailles allogènes, trop heureuses de faire flipper les kouffars.
L'État se ridiculise de jour en jour, nous sommes la risée du monde.
Laissez-nous la place et le ménage sera fait, la sécurité rétablie.
Rocio De Meer est une jeune députée espagnole du parti Vox. Sur son compte X (anciennement Twitter), une information en provenance de France, relayée par Le Parisien, l’a fait réagir : après l’attentat d’Arras, le gouvernement envisage d’installer des portiques de sécurité à l’entrée des écoles françaises. On y adjoindrait un sas étanche, surveillé par un gardien. La photo choisie par Le Parisien - celle des portiques de sécurité d’un lycée de Riom, la région LR les expérimente déjà - montre des tourniquets à la structure massive, en forme de guérite. « S’ils avaient mis des contrôles aux frontières, ils n’auraient pas été obligés d’en mettre dans les écoles », commente sobrement Rocio De Meer.
Sur X, également, le député RN Grégoire de Fournas témoigne éberlué : « Le cartable de mes filles de 6 et 7 ans a été fouillé ce matin à leur arrivée à l’école. En refusant de contrôler nos frontières, nous basculons dans un monde dingue. »
Le terroriste ? Une aiguille dans une botte de foin
De fait, puisque la maison France s'entête à laisser sa porte d'entrée ouverte à tous vents, il faut bien aller fouiller les chambres, regarder sous les couettes et soulever les coussins et les nounours pour vérifier qu'un terroriste, une bombe, un couteau ne s'y cachent pas. Puis on y tient confinés les enfants, comme au lycée d’Arras. Comme au lycée, aussi, de Port-de-Bouc. Puisque toutes les autres pièces sont potentiellement dangereuses. Faute d’avoir su tenir l'ennemi à longueur de gaffe, d’avoir baissé la herse et levé le pont-levis, chaque cave, grenier, fond de placard doit être méticuleusement vérifié.
Même les 7.000 soldats (Éric Ciotti en demande 10.000) de l’opération Sentinelle annoncés par le ministre des Armées, à la demande du président de la République - ils vont « être déployés à travers la France pour renforcer la sécurisation des lieux sensibles » -, procède de la même logique de repli. L’armée est censée protéger… à l’extérieur. Au Mali, elle luttait contre l’islamisme pour le contenir loin de notre pays. Aujourd’hui, c’est sur le sol français qu’on lui demande de le surveiller. Les lignes ont bougé, l’adversaire est à l’intérieur. Mais comment pourrait-il en être autrement alors que personne n’a jugé utile de surveiller les accès ? Le terroriste est devenu l’aiguille dans la botte de foin.
Lundi soir, après l’attentat de Bruxelles, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé un « renfort des contrôles » à la frontière franco-belge. Preuve, en creux - tiens donc ! -, que la frontière, ce vieux concept désuet du siècle dernier, n’est pas complètement inutile pour empêcher la circulation des terroristes.
La Belgique pire que la France
« Quand je me contemple, je me désole. Quand je me compare, je me console », disait Talleyrand. La Belgique est, en matière d'islamisme, dans un état encore plus dramatique que la France. Dans Libération, Jean Quatremer décrivait, quelques jours avant l'attentat de lundi soir, une « Belgique engluée dans le piège communautariste » : « À rebours de la plupart des pays européens, écrit-il, une bonne partie de la classe politique belge s’est gardée de qualifier les crimes du Hamas de "terrorisme". » Le « soldat belge » de la vieille chanson populaire éponyme, reprise dans toutes les veillées scoutes, est bien loin. Sur les bords de l’Yser, où il montait la faction, il barrait le passage à tous, y compris au roi Albert… qui le décora, pour cela, de la croix de Guerre. Aujourd’hui, c’est dans le stade dédié au roi Baudouin que des supporters tremblants ont été bloqués, tandis que le terroriste, lui, gambadait en liberté.
Pour l’historien Pierre Vermeren, c’est « parce qu’une immigration marocaine venue du Rif a été laissée aux mains des prédicateurs salafistes que la radicalisation s’est opérée, en Belgique ». La Belgique n’a aucun passé colonial arabo-berbère, mais une immigration marocaine de travail a été organisée précocement, dès le début des années 60, via la convention belgo-marocaine signée le 17 février 1964.
En France, la loi Immigration poussée par le gouvernement et censée régler tous nos soucis comporte la régularisation des clandestins dans les métier en tension. Prétendre lutter contre l’islamisme et en favoriser le cheval de Troie qu'est l'immigration. Gérald Darmanin est fin prêt pour succéder à Emmanuel Macron en 2027 : il maîtrise en virtuose le « en même temps ».
En marge du match de football Belgique/Suède, un Tunisien musulman, en situation irrégulière car débouté du droit d'asile en 2020, a exécuté à l'arme automatique, en plein centre-ville de Bruxelles, deux supporteurs Suédois. Ses revendications sont claires, il dit appartenir à l’État Islamique et voulait tuer des Blancs, des mécréants, au nom d'Allah.
Le Parquet a intimé l'ordre aux Bruxellois « de rester chez soi aussi longtemps que la menace n'est pas éradiquée ». Autant vous dire qu'ils peuvent encore attendre longtemps, jusqu'à ce que la Belgique socialiste et immigrationniste veuille bien se débarrasser de ses millions d'islamistes, véritables bombes à retardement.
Après une très laborieuse traque, le suspect a été abattu ce matin.
Le Parti de la France propose depuis toujours la remigration en terre d'Islam de ces dégénérés obscurantistes.
Adhérez pour nous soutenir dans ce combat civilisationnel !
Maxime Leroy - Délégué général adjoint du Parti de la France
Afin de sécuriser immédiatement l'ensemble des établissements scolaires, le Parti de la France propose une mesure d'urgence : former et désigner un membre du personnel dans chacun d'entre eux pour en être le référent armé. Ainsi, tout assaillant pourrait être neutralisé rapidement.
Pour autant, notre pays ne retrouvera sa tranquillité que lorsque la remigration massive des extra-européens inassimilables sera entreprise.
Dans l'immédiat, il faut que nos écoles soient protégées. Armons les volontaires. Cessons de faire du personnel de l'Éducation nationale et des élèves des cibles faciles.
Comment s'étonner que, dans un pays comme le nôtre, occupé par des millions de musulmans, l'appel au djihad du chef du Hamas pour ce vendredi 13 octobre ait été entendu et mis en application ?
C'est donc un certain Mohammed Mogouchkov, Tchétchène fiché S, qui a tué un enseignant et gravement blessé d'autres membres du personnel du Lycée Gambetta à Arras ce matin.
Hélas, ce chien d'islamiste n'a pas été criblé de balles par les forces de l'ordre mais seulement interpellé.
Vivre avec ces gens-là est dangereux. Il faut les foutre dehors.
Le Parti de la France s'engage à remigrer massivement et définitivement toutes ces populations hostiles et inassimilables qui nous pourrissent la vie et transforment la France en trou à merde du Tiers-Monde.
On dirait qu'il a fallu que le conflit israélo-palestinien s'embrase de nouveau pour que l'oligarchie en place s'aperçoive que la France et toute l'Europe occidentale étaient colonisées par des millions d'afro-musulmans souvent haineux, conquérants et - cerise sur le gâteau - antisémites.
Quand ces mêmes occupants massacrent des Français de souche, ça ne perturbe pas plus que ça nos élites qui d'ailleurs prennent bien soin de sanctionner pénalement toute réaction identitaire et de nous infliger, jusqu'à la nausée, le laïus républicain du « Padamalgam ».
Or aujourd'hui, parce que c'est Israël qui est la cible de l'Oumma, on assiste à une surenchère de constats, de diagnostics et de condamnations de la politique migratoire irresponsable mise en place par les gouvernement successifs depuis des décennies ; et ce par les mêmes personnes qui ont justement fait la promotion de cette invasion.
Ce bal des hypocrites est insupportable. Le Parti de la France est bien sûr toujours aussi déterminé à organiser la remigration massive des populations extra-européennes mais cela ne se fera jamais sans avoir écarté du pouvoir les ordures cosmopolites qui nous ont menés là où nous en sommes.
Un temps, les émeutes consécutives à la mort de Nahel auront ému l’opinion publique et la classe politique. Soutien aux victimes, discours fermes de la part du Président.. La communication sur le sujet est allée bon train, mais le bilan est là, catastrophique. Toujours plus astronomiques, les sommes estimées des dégâts n'ont cessé de monter, durant l'été, allant jusqu'aux 730 millions d'euros annoncés début septembre par Florence Lustman, présidente de la Fédération des assureurs. La question est sur toutes les lèvres : qui payera la facture ?
Pour l'État, la réponse coule de source : dès le 1er juillet, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire fit ce qu'il sait faire le mieux : demander. Il demanda ainsi aux assurances de se montrer souples et généreuses. « Nous avons demandé aux assureurs de faire preuve de la plus grande simplicité dans le traitement des procédures [...] et de réduire au maximum les franchises. La Fédération des assureurs a pris des engagements formels d'étudier la possibilité de réduire les franchises. » Et d'ajouter que « les indemnisations doivent arriver le plus vite possible », « dans des délais qui doivent se chiffrer en jours et pas en semaines ». Après tout, c'est leur travail, aux assureurs, non ? Pas question, en tout cas, pour l'État, de mettre la main au portefeuille.
Malheureusement, les assurances providence ne sont qu'un vœu pieu de la part du ministre de l'Économie, qui semble avoir du mal à réaliser la dépense colossale que ces indemnisations représenteraient pour les assurances. Ces dernières, qui avaient simplifié les procédures et réduit les franchises selon les injonctions gouvernementales, ont fini par craquer. Plusieurs maires de communes d'Île-de-France ont ainsi reçu, ces dernières semaines, des courriers de leur assureur. Les édiles ont vu leurs contrats modifiés, voire résiliés, et craignent notamment une flambée des cotisations pour les années à venir. Le maire EELV d'Arcueil, Christian Métairie, témoigne ainsi auprès du Parisien avoir reçu un courrier de la SMACL, l’assurance de la collectivité depuis le 1er janvier, lui imposant un avenant. « Face au risque de répétition de tels événements », l'assurance explique ainsi ne pas avoir d'autre choix que de procéder à « un durcissement des conditions contractuelles » pour lui « permettre de faire face à un événement de cette nature ». Arcueil est loin d'être la seule ville dans ce cas. 150 communes sont ainsi concernées, sur toute la France, pour le seul assureur SMACL.
Prises à la gorge au niveau financier, lâchées par leurs assureurs, ces communes sinistrées ne savent plus à quel saint se vouer. Certaines ont subi des dégradations hors normes, comme la destruction de ces cinq écoles, citées par le ministre de l'Éducation nationale Gabriel Attal, qui n'ont pas pu rouvrir leurs portes en septembre 2023 en raison de dégâts trop importants.
Face à cette inextricable situation, l'exaspération est totale. Si les édiles en veulent aux assureurs, la profession, elle, est priée d'endosser une responsabilité qui n'est pourtant pas la sienne. On peut toujours chercher des coupables, mais rien n'enlèvera aux pouvoirs publics la responsabilité ultime : celle de ne pas savoir maintenir l'ordre. C'est cette politique, et elle seule, qui est à l'origine de tous les maux subis par nos communes. Et c'est sans doute au contribuable qu'à la fin reviendra la charge de payer, encore et toujours, cette politique désastreuse.
Où est donc Charlie ? C’est un jeu pour les petits, permettant de repérer un homme, lunettes rondes et tee-shirt rayé, dans la foule. Pour les grands, une autre question se pose : où est Macron ? La question mérite d’être posée, tant le silence élyséen demeure sur la question de ce énième conflit israélo-palestinien.
Certes, le service minimum macronien a été assuré. Coup de téléphone à Benyamin Netanyahou, sans oublier d’autres communications avec les principaux chefs d’État de la région. Mais rien de tangible ni de fracassant, si ce n’est cet appel, lancé hier, lors d’un séminaire franco-allemand tenu à Hambourg, avec son homologue le chancelier Olaf Scholz, visant à « ce qu'aucun autre acteur hostile à Israël ne cherche à tirer avantage de ces attaques ». L’Iran en ligne de mire, donc. C’est tout. C’est peu. On ne voit pas, on n'entend pas Macron.
L’Allemagne commence à en rabattre
Comme si la montée électorale de l’AfD, en passe de devenir la deuxième force politique d'Allemagne, ou du RN changeait la donne. Cité par Le Figaro du 9 octobre, Jacob Ross, chercheur à la Société allemande de politique étrangère (DGAP), estime que « l’époque où Berlin pouvait se permettre de manifester une certaine condescendance à l’égard du voisin français où le Rassemblement national a su s’imposer est terminée. Les deux pays sont aujourd’hui dans le même bateau. » Jacob Ross voit là un « moyen de ressouder l’unité franco-allemande autour de l’adversaire commun d’extrême droite, en vue des élections européennes ». Bref, pour l'Élysée, la percée électorale du populisme semble plus alarmante que celle, militaire, du Hamas palestinien.
Pourtant Macron, élu par les Français, semble de plus en plus occupé par... l'Europe. Le samedi 7 octobre, alors que les terroristes de Gaza frappaient Israël au cœur, Ursula von der Leyen était l’invitée d'honneur du campus de Renaissance, le parti présidentiel. Une invitation décalée, au moment justement où von der Leyen montre son impuissance dans le drame d'Israël. Et alors que les Français se détournent de l'institution européenne.
Où est la voix de la France ?
Mais Macron, c'est l'Europe, et l'Europe, c'est Macron. Ce que résume la députée RN Edwige Diaz : « En invitant la présidente de la Commission européenne au campus du parti Renaissance à Bordeaux, Emmanuel Macron fait un aveu : le bilan d’Ursula von der Leyen, c’est le sien ! »
Peut-être ce double bilan d'Emmanuel Macron est-il trop lourd à porter ? Peut-être son impuissance lui pèse-t-elle ? Marine Le Pen, invitée de Sonia Mabrouk sur Europe 1, ce mardi, a beau jeu d’affirmer, à propos de cet hypothétique « rôle » diplomatique de la France et de l’Europe : « La France n’est plus audible. Elle n’a plus d’aura, elle n’a plus de diplomatie. Elle s’est soumise à la diplomatie de l’Union européenne, qui est un canard sans tête ; voire même toxique sur un certain nombre de sujets. » Et de poursuivre : « Il faut que la France retrouve une voix particulière qui permette de rapprocher les points de vue les plus éloignés. »
L'hystérisation de la classe politique française - et hélas aussi du camp national - dans ses réactions à la sanglante reprise de l'inextricable conflit israélo-palestinien est sidérante.
Elle prouve au moins deux choses : l'importance disproportionnée d'un lobby communautaire dans notre société et au sein même de nos institutions ; le poids démographique et politique de la population afro-musulmane installée sur notre territoire.
Le Parti de la France estime que la droite nationale n'a pas à s'aligner derrière un camp ou un autre dans cette guerre complexe et lointaine qui ne concerne en rien notre pays.
Raisonnons en tant que Français libres et souverains, uniquement en fonction de nos intérêts nationaux, pas en larbins serviles d'une faction ou d'une autre !
Le Bureau politique du Parti de la France s’est réuni ce samedi 7 octobre 2023 à Paris. L’actualité chargée (reprise du conflit israélo-palestinien, dissolutions des organisations nationalistes, élections européennes, nouveau matériel militant, campagne de dons) a été passée en revue et le Parti de la France a pris les décisions suivantes :
- Neutralité en ce qui concerne l’éternel conflit israélo-arabe sur ce qui est historiquement la terre sainte chrétienne.
- Soutien d'une candidature aux prochaines élections européennes qui sera annoncé dans quelques jours.
Le Président du Parti de la France a également décerné une toute nouvelle distinction, l’Hexagone de Fer, à Alexandre Hinger, Délégué national à la communication du PdF. Cette décoration sera remise aux militants les plus méritants.
Enfin, le Parti de la France a pris acte de la sévérité radicale de Gérald Darmanin envers les organisations politiques de la droite nationale, et continuera son travail sérieux et responsable d’information, de réinformation et de réveil du peuple français quelles que soient les obsessions de l’occupant de la place Beauveau.
Ce mercredi 4 octobre, le mouvement catholique Civitas a été dissous solennellement en Conseil des ministres. Annoncée le 7 août dernier par Gérald Darmanin, à la suite des propos tenus par l'essayiste Pierre Hillard sur les Juifs, lors de l'université d'été de ce mouvement en juillet - propos qualifiés d'« ignominieux » -, la procédure de dissolution n'aura pas traîné. Moins d'un mois plus tard, le mouvement n'a plus droit de cité. Une telle célérité pour un ministre qui peine tant à accomplir ses autres engagements force l'étonnement, à défaut de l'admiration, tant les mouvements catholiques sont des cibles faciles.
L’association « Civitas » a été dissoute ce matin en conseil des ministres, conformément aux instructions du Président de la République. Incitation à la haine, antisémitisme, homophobie…Les valeurs portées par ce mouvement n’ont pas leur place dans notre République.
Le décret… pic.twitter.com/1MaHnoMa75
Victorieusement, le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, a annoncé les raisons de cette dissolution. « Civitas considère les droits de l'homme comme des outils de destruction de la civilisation chrétienne, Civitas a organisé des rassemblements en hommage à des personnalités emblématiques de la collaboration, Civitas assure la promotion d'une hiérarchie entre les citoyens français avec des thèses clairement antisémites et islamophobes », a énuméré le ministre, accusant également le mouvement d'appeler à « entrer en guerre contre la République », y compris en recourant « à la force ». Soit. De tels propos tenus, s'ils sont avérés, sont, bien sûr, condamnables. Mais on ne peut s'empêcher d'être interpellé par la capacité du gouvernement à définir certains groupuscules, plus que d'autres, comme de graves dangers pour l'ordre public.
Prenons, par exemple, Les Soulèvements de la Terre. En mars dernier, le mouvement faisait, une énième fois, parler de lui, à Sainte-Soline. Dans le cadre de manifestations contre le projet de méga-bassines, Les Soulèvements de la Terre avaient provoqué des affrontements d'une violence inouïe à l'encontre des forces de l'ordre. 47 militaires de la gendarmerie avaient été blessés. Le mouvement, de son côté, prônait sans vergogne le recours à toutes sortes de moyens, si violents soient-ils : « Seul un basculement radical - un soulèvement - pourrait permettre d'enrayer le réchauffement climatique et la sixième extinction massive des espèces déjà en cours. Au fond, nous le savons, il ne nous reste aujourd'hui plus d'autre voie que de mettre toutes nos forces dans la bataille pour enrayer le désastre en cours et abattre le système économique dévorant qui l'engendre. » Entre l'« entrée en guerre » imputée à Civitas et « toutes [les] forces dans la bataille » mises par Les Soulèvements de la Terre, la frontière est mince. À ceci près que le premier ne représente qu'une menace, quand le second a déjà fait ses preuves : Civitas est poursuivi pour des « propos », Les Soulèvements de la Terre le sont pour des faits.
Une procédure qui n'en finit pas
Le gouvernement n'a pas fait mine d'ignorer ce qui s'était passé à Sainte-Soline. Mais l'affaire traîne. La dissolution du mouvement avait été annoncée le 21 juin dernier, il y a près de quatre mois. Le 11 août dernier, le Conseil d'État suspendait, en référé, la procédure de dissolution des Soulèvements de la Terre, expliquant que« saisis par ce collectif et par plusieurs associations, partis politiques et particuliers, les juges des référés estiment qu’il existe un doute sérieux quant à la qualification de provocation à des agissements violents à l’encontre des personnes et des biens retenue par le décret de dissolution ».
Et depuis ? Depuis, la commission d'enquête sur les « groupuscules auteurs de violences » lors des manifestations de Sainte-Soline, censée auditionner Les Soulèvements de la Terre, ne semble pas bien pressée de recevoir les principaux fauteurs de troubles. Auditions annulées, reportées... La lenteur du processus n'a pas manqué de faire réagir les députés Rassemblement national de la commission d'enquête qui ont dénoncé, dans un communiqué publié ce 4 octobre, le peu d'entrain des enquêteurs à auditionner Les Soulèvements de la Terre. Invoquant la loi, les députés rappellent ainsi que « toute personne qui ne comparaît pas ou refuse de déposer ou de prêter serment devant une commission d'enquête est passible de deux ans d'emprisonnement et de 7.500 euros d'amende ».
Gageons que ces préconisations seront entendues par les membres de la commission d'enquête et que, outre les mouvements radicaux de droite, les dangereux groupuscules qui s'attaquent impunément à nos forces de l'ordre et prônent la révolution n'attendront plus bien longtemps avant d'être éradiqués.