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Le blog politique de Thomas JOLY

Conflit verbal entre les gouvernants français et russes : une mascarade

22 Mars 2024, 16:29pm

Publié par Thomas Joly

Conflit verbal entre les gouvernants français et russes : une mascarade

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Cédric Herrou, l’immunité fait loi

22 Mars 2024, 07:15am

Publié par Thomas Joly

Le 20 mars, Cédric Herrou, l’agriculteur et militant pro-migrants, a été arrêté par la gendarmerie des Alpes-Maritimes lors d’un contrôle routier. Selon la préfecture des Alpes-Maritimes, « la présence à bord de passagers en situation irrégulière a conduit au placement en garde à vue de M. Cédric Herrou et au placement en retenue administrative des passagers ».

Parmi ces passagers, deux bénévoles de l’association Emmaüs Roya ainsi qu’un compagnon de nationalité française sont libérés dans la soirée, les deux autres, un Gambien et un Mauritanien, sont transférés à un centre de rétention administrative. Selon Le Parisien, « ces deux compagnons placés mercredi en rétention administrative sont en situation irrégulière mais vivent en France depuis longtemps et sont déclarés comme compagnons à la préfecture dans le cadre d’une démarche de régularisation, selon les membres d’Emmaüs contactés par l’AFP, mercredi. L’un d’eux vit à la communauté avec sa femme et leurs quatre enfants, âgés de 5 à 11 ans, tous scolarisés dans la vallée. »

Le 21 mars, tous sont libérés et les deux clandestins, dont l’un vit donc en France avec toute sa famille, ne seront évidemment pas expulsés. Cédric Herrou annonce porter la contestation à 18 heures devant les préfectures de France. Car ce sont les préfectures, et donc l’État, ou plus exactement la force publique, qui sont la cible de l’activiste.

Cédric Herrou, l'homme aux innombrables actions

La préfecture des Alpes-Maritimes est en effet l’objet d’une plainte de Cédric Herrou pour un contrôle d’identité, daté du 8 mars dernier, opéré par des militaires de Sentinelle sur un véhicule d’Emmaüs Roya. Lors de ce contrôle, Cédric Herrou s’était interposé entre les militaires et les clandestins : « J'ai appelé le 17, raconte-t-il au micro de France 3 Côte d’Azur, et les flics leur ont demandé de partir. […] Je n'ai rien contre les Sentinelle, mais j'aimerais savoir qui ordonne les contrôles. On va porter plainte contre le préfet. »

Cela fait écho au contrôle de novembre dernier, dans la même région et les mêmes circonstances, de migrants par des légionnaires de la force Sentinelle dans le cadre du renfort de forces de police et de gendarmerie pour le contrôle de la frontière franco-italienne. L’activiste, présent sur place, avait dénoncé comme à son habitude « un contrôle au faciès » de la part des militaires et avait filmé la scène sans flouter les visages des soldats. Cette vidéo avait été vue près de 4 millions de fois.

Cette affaire est symbolique de la situation kafkaïenne dans laquelle se trouvent les forces de l’ordre pour lutter contre l’immigration clandestine. En effet, Cédric Herrou est à l’origine de la décision du Conseil constitutionnel de juillet 2018 qui avait consacré la valeur constitutionnelle de la notion de fraternité, supérieure à celle du maintien de l’ordre public : « En réprimant toute aide apportée à la circulation de l’étranger en situation irrégulière, y compris si elle constitue l’accessoire de l’aide au séjour de l’étranger et si elle est motivée par un but humanitaire, le législateur n’a pas assuré une conciliation équilibrée entre le principe de fraternité et l’objectif de valeur constitutionnelle de sauvegarde de l’ordre public. Par conséquent, et sans qu’il soit besoin d’examiner les autres griefs à l’encontre de ces dispositions, les mots "au séjour irrégulier" figurant au premier alinéa de l’article L. 622-4 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile doivent être déclarés contraires à la Constitution. »

Donc, la préfecture peut arrêter et mettre Cédric Herrou en garde à vue toutes les semaines, le même scénario se répétera indéfiniment, il se sera filmé menotté, puis libéré quelques heures plus tard, et aura pu ainsi donner une publicité supplémentaire à ses agissements, qui ne sont plus réellement sanctionnés par la loi.

Et c’est depuis 2015 que Cédric Herrou facilite l’arrivée et le transport de clandestins venant d’Afrique subsaharienne et ayant transité par l’Italie : souvent poursuivi et très peu condamné, bénéficiant d’un réseau régional d’activistes pro-migrants, ce néo-rural aux convictions avouées proches de la gauche radicale bénéficie d’une forme d’immunité humanitaire et exploite avec adresse toutes les complexités et les failles de la loi française en matière de droit des étrangers. L’action de Cédric Herrou n’est qu’un exemple, parmi des milliers d’autres, de la gestion schizophrénique de l’immigration par nos gouvernants.

Marie d'Armagnac

Source : http://bvoltaire.fr

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Emmanuel Macron : Ghandi à la Castellane, Rocky sur Instagram

21 Mars 2024, 07:48am

Publié par Thomas Joly

Il ne faut pas confondre les images prises sur le vif par les médias, et publiées sans que l’intéressé ait son mot à dire, et la communication officielle du Président sur X, Instagram, etc., choisie, encadrée, assumée, mise en avant, avec un message sous-jacent.

Ce 20 mars, deux photos postées sur les réseaux sociaux du Président et de sa photographe - et, donc, sélectionnées sciemment - sont pour le moins étonnantes.

La première a été prise lors du passage à la cité marseillaise La Castellane. On y voit le Président serrer la main, par-dessus un mur, d’un « jeune », casquette à l’envers, avec cette sobre « légende » : « Fraternité ». Un beau symbole de vivre ensemble, une main tendue par-delà les murs qui séparent. Sortez les violons.

Sauf que le gaillard en question - ce « frère », désormais, pour le Président, si on comprend bien la légende - l'avait interpellé quelques minutes avant ce touchant instant, tenant des propos insultants pour les forces de l’ordre : « Il faut calmer vos petits CRS. » Qu’ont donc pensé les forces de l'ordre mobilisées sur la séquence, ayant réussi la prouesse de sécuriser des lieux à haut risque pour permettre ce bain de foule présidentiel, de ce CRS-bashing les assimilant à de dangereux roquets tenus en laisse ? Le Président a protesté mollement - « Non, non, ne parlez pas comme ça des CRS », « ils sont là pour vous protéger »… mais loin de tourner les talons pour faire montre de sa réprobation, il a continué aimablement la conversation, sous la protection de ceux que l’on venait d’outrager, puis a immortalisé ce beau moment et cette amitié naissante sur les réseaux sociaux. « Fraternité », on vous dit. On attend avec impatience les photos « liberté » et « égalité ». C’est, en somme, le Kärcher™ à l’envers : il y a quelques années, lorsqu’un Président allait au chevet d’une cité en difficulté, c’était pour promettre aux habitants de cités de les débarrasser des délinquants ; aujourd’hui, des habitants des cités demandent au Président de les débarrasser des CRS.

L’autre cliché a été posté sur Instagram par la photographe officielle du Président, Soazig de La Moissonnière. Autre salle, autre ambiance. Les crocs et les muscles qu’il n’a pas montrés à La Castellane, il les exhibe devant l’objectif. La photographe a saisi le Président Emmanuel Macron hargneux et transpirant, en tenue de sport et agitant ses gants de boxe devant son punching-ball. D'aucuns, sur les réseaux sociaux, parlent de codes virilistes surjoués. « Sur Instagram, Macron montre les muscles (pour mieux répondre à Poutine ?) », commente le journaliste Raphaël Glabry, accolant en miroir, sur X, une vieille photo du maître du Kremlin prenant la pose avec son kimono et sa ceinture noire de judo. Celui qui accuse à tout va ses adversaires de poutinisation aurait-il été à son tour contaminé ?

Emmanuel Macron est décidément l’homme du en même temps. Ghandi dans les cités, Rocky sur les clichés. Dommage. On aurait préféré l’inverse.

Gabrielle Cluzel

Source : http://bvoltaire.fr

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Riposte Laïque en péril

21 Mars 2024, 07:18am

Publié par Thomas Joly

Riposte Laïque au plus mal, l'association croule sous la répression politico-judiciaire.

Soutien à Pierre Cassen et à tous ses amis.

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La Macronie a les héros qu'elle mérite

20 Mars 2024, 07:46am

Publié par Thomas Joly

La Macronie a les héros qu'elle mérite

Le maire macroniste de Saint-Côme-du-Mont, Bernard Denis, qui avait prétendu avoir été menacé et agressé par « l'extrême droite » et avait été complaisamment relayé par les médias nationaux, a reconnu avoir tout inventé devant la justice.

Cerise sur le gâteau, il est poursuivi pour avoir exhibé ses parties intimes à la mairie devant une femme de ménage.

La Macronie a les héros qu'elle mérite...

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Marseille : encore de la com’, toujours de la com’, rien que de la com’

20 Mars 2024, 07:11am

Publié par Thomas Joly

Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, Éric Dupond-Moretti, ministre de la Justice, et Sabrina Agresti-Roubache, la locale de l'étape et secrétaire d’État chargée de la Politique de la ville, étaient en déplacement à Marseille, ce mardi 19 mars 2024. Comme souvent, pour ne pas dire toujours, il était question de trafic de drogue. Alors qu’ils étaient attendus à 11 heures au commissariat de la division nord après une visite du site Airbus Hélicoptère et une réunion de travail au tribunal judiciaire, le programme a été bouleversé. Et pour cause…

Emmanuel Macron a décidé de prendre part au voyage et de faire une visite surprise à la Castellane, l’une des places fortes du narcotrafic (XVe). Sur place, il s’est entretenu avec les différents acteurs de la lutte contre le trafic de stupéfiants, dont le procureur de la République, Nicolas Bessone, et le nouveau préfet de police des Bouches-du-Rhône, Pierre-Édouard Colliex.

Encore des mots, toujours des mots, les mêmes mots

Cette séquence a été de courte durée, comparée au temps que le Président a passé à la Castellane. Pendant plus de deux heures, il a déambulé dans la cité et a discuté çà et là avec les habitants. Il a serré beaucoup de mains, probablement même des mains de dealers. Peu importe, le but de cette visite surprise était de faire de la communication.

Le lundi 18 mars, une opération place nette XXL (fouille des caves, des toitures, contrôle des identités, équipes cynophiles, ouverture des voitures au pied de biche…) ayant permis l’arrestation de 82 personnes et la saisie de 140.000 euros a débuté à la Castellane ; début mars, Félix Bingui, chef du clan Yoda, a été arrêté au Maroc ; le 16 mars, dix membres de la DZ mafia ont été mis en examen... La lutte contre le trafic s'intensifie, le chef de l’État n’avait pas l’intention de laisser ses ministres en retirer toute la gloire.

Ni une ni deux, un petit tour de Falcon et Emmanuel Macron était à Marseille pour attirer toute la lumière à lui. Gérald Darmanin, Éric Dupond-Moretti et Sabrina Agresti-Roubache ont essayé de rentrer dans le cadre de la caméra mais n’ont pas prononcé le moindre mot. Tous les regards étaient tournés vers le chef, le sauveur.

La garde rapprochée du Président a pris le soin d’éloigner les journalistes lors des échanges les plus houleux, comme lorsqu’il a été interrogé sur le conflit israélo-palestinien, mais a parfaitement laissé le champ libre quand l’image était flatteuse, quand Emmanuel Macron se montrait compréhensif, à l’écoute et capable d’apporter des solutions concrètes. Rien n’a été laissé au hasard.

Pour preuve, le chef de l’État, pourtant très sollicité, a été à l’initiative de certains échanges avec des personnes ayant des profils emblématiques. En milieu de matinée, il a jeté son dévolu sur Matteo, un adolescent, casquette à l’envers, entièrement vêtu d’une tenue de sport noire, smartphone à la main, déscolarisé et ne sachant que faire de sa vie, l'archétype du jeune des quartiers nord. Un garçon qui n’avait rien demandé mais que le président de la République a interpellé à plusieurs reprises pour prendre son numéro de téléphone afin de l’aider à trouver un travail.

Des mots magiques, des mots tactiques, qui sonnent faux

Pas de chance pour Emmanuel Macron, Matteo n’est pas dupe. Après le départ du chef de l’État, il confie à France 3 PACA : « Il m'a dit qu'on allait m'aider, qu'on prend mes coordonnées pour chercher du travail, mais je n'y crois pas trop, quand il est passé l'année dernière, il a dit pareil. » Oui, aujourd’hui c’était du bla-bla. La vie des Marseillais ne va pas changer à la suite de l’opération place nette, pas plus que celle des habitants de la cité. Rudy Manna, porte-parole national du syndicat Alliance police, contacté par BV, s’interroge : « On aura nettoyé, fouillé, vidé, mais après les trois semaines, que va-t-il se passer ? » Il ajoute : « On ne va pas pouvoir laisser 900 policiers pendant six mois sur des opérations place nette. Il y a des gens dans tout Marseille qui ont besoin de nous. Si on met 900 policiers là, ils ne sont pas ailleurs. » Résultat : « Le problème va se déplacer et dans un mois quand ça va se calmer, ils vont revenir. »

Pour régler le problème de la drogue, les déplacements surprises sont inutiles, les poignées de main aussi. Quant aux opérations place nette, aux interpellations, aux saisies et autres, tant que la réponse pénale ne sera pas plus sévère, elles n’auront qu’un effet ponctuel. « Les réseaux sont bloqués pendant trois semaines, et après ? » Le policier pose la question, il connaît sans doute déjà la réponse.

Sarah-Louise Guille

Source : http://bvoltaire.fr

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La remigration selon Marion Maréchal

19 Mars 2024, 12:30pm

Publié par Thomas Joly

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Big Brother dans votre moteur : le contrôle automatique de vitesse

19 Mars 2024, 07:25am

Publié par Thomas Joly

Dans les années 60 du siècle dernier, on voyait fleurir cette publicité sur le bord des routes : « Mettez un tigre dans votre moteur ». Tout cela est terminé. Le tigre est muselé et saucissonné dans sa cage. Et bientôt, le conducteur va l’y rejoindre…

On l’a appris début janvier sans bien en prendre conscience, mais avec les vacances d’été qui se rapprochent, la mesure revient dans l’actualité : à partir de juillet prochain, sur injonction de la Commission européenne, le limiteur de vitesse dit « autoritaire » sera obligatoire sur tous les véhicules neufs.

Il s’agit d’un outil hautement perfectionné baptisé Intelligent Speed Assitance (ISA), pour « système d'adaptation intelligent à la vitesse » (AIV). Concrètement, « l’ISA utilise une caméra de reconnaissance des panneaux de vitesse et/ou des données de limitation liées au GPS pour informer les conducteurs ou ajuster automatiquement la vitesse si nécessaire », nous explique-t-on.

Bref, si vous appuyez un peu fort sur le champignon, un signal sonore et lumineux (un de plus !) va vous avertir, puis la voiture va se charger toute seule de vous ralentir : difficultés à utiliser l’accélérateur, puis décélération automatique. Le magazine Auto-Moto résume la chose sur son site : il s’agit « d'empêcher le conducteur de dépasser les vitesses légales en vigueur. Pour cela, la voiture se battra même contre le conducteur. »

La méthode semblant tout de même un peu radicale à certains, l’État se veut rassurant : on pourra désactiver le système. Tolérance temporaire, n’en doutons pas, d’autant que la méthode est variable selon les constructeurs et les modèles. Mais surtout, précise encore Auto-moto, « il faudra désactiver ce système à chaque démarrage ».

Tout cela, évidemment, c’est pour notre sécurité. Si Big Mother a engendré Big Brother, c’est pour notre bien, rien d’autre. Cette nouvelle obligation s’inscrit d’ailleurs « dans le cadre du plan Vision Zéro, un plan d'action lancé par la Commission européenne en 2020 visant à atteindre zéro mort sur les routes d'ici à 2050 ». Un vœu très pieux et une vision zéro fondée sur une enquête de l'Institut norvégien d'économie des transports de 2014. Vision renforcée par l’Anglais Oliver Carsten, professeur en sécurité des transports de l'université de Leeds, qui affirmait, en 2016 : « L'AIV est l'un des systèmes les plus puissants et les plus influents que nous puissions avoir pour améliorer la sécurité routière. Il existe de nombreuses technologies, mais parce que le choix de la vitesse est si déterminant pour limiter les risques, l'ISA a un effet plus important que n'importe quel autre système. »

Réserve, là encore, d’Auto-Moto : encore faut-il « que le système soit sûr... car la lecture de panneaux peut vite être faussée et entraîner des situations dangereuses ». Ça s’est vu.

Seule certitude : cela va marquer une étape de plus dans le flicage tous azimuts des populations, ce qui évite de se frotter aux épineuses questions que sont l’éducation, le respect des autres et celui des règles de conduite en général. On préfère, dans une société qui s’ensauvage, emmerder chaque jour un peu plus les honnêtes gens, car nul ne nous fera croire qu’un chauffard renonce à ses démons à cause d’une caméra embarquée…

Faute de vouloir s’attaquer aux vrais problèmes, Big Brother est devenu obèse. Le « village bons réflexes » testé aux temps du Covid a fait ses preuves, alors, après les régulateurs automatiques de vitesse et la reconnaissance faciale des conducteurs, on imposera demain l’alcootest comme démarreur, et puis, qui sait, l’analyse d’urine pour déverrouiller la portière ? Conclusion d’Auto-Moto : « En 2024, le principal problème de la sécurité routière sera finalement sans doute la gestion des automobilistes devenant sourds à cause de l'afflux constant d'alarmes diverses. »

Marie Delarue

Source : http://bvoltaire.fr

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Le commissariat de La Courneuve attaqué

18 Mars 2024, 07:40am

Publié par Thomas Joly

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70 ans déjà : Joyeux anniversaire, Martine !

17 Mars 2024, 12:55pm

Publié par Thomas Joly

Gabriel Attal a eu 35 ans samedi, mais je crains bien que nous ne nous en foutions complètement. En revanche, il y a une petite jeune fille qui fête ses 70 ans. Depuis 1954, elle n’a pas pris une ride, son village non plus, ni son chien Patapouf, ni son malicieux grand-père. Vous l’avez reconnue : c’est Martine, dont le premier album a donc été publié par Casterman il y a sept décennies.

Martine est née de l’imagination de Gilbert Delahaye. Cet ouvrier typographe né de père belge, normand d’adoption, s’était fait connaître par ses œuvres poétiques. Il eut l’idée, sur le modèle de la série Bécassine, d’imaginer une petite jeune fille qui vivrait des aventures toutes simples, ancrées dans la vie quotidienne. Sa collaboration avec Marcel Marlier, dessinateur de grand talent, allait faire naître ce que l’on peut raisonnablement appeler un mythe de la culture populaire (au sens de Roland Barthes, pour ceux qui veulent). Marlier travaillait à la gouache et apportait aux détails de ces histoires, initialement destinées aux 5-8 ans, un soin minutieux et charmant.

Martine, petite fille citadine des années 50, était résolument de son temps : elle allait régulièrement à la campagne pour retrouver son grand-père et, partant, des racines pas si lointaines à l’époque. On était aux débuts de l’exode rural, dans une France encore très majoritairement reliée, par un tissu social très vivant, à la campagne qui était l’essentiel de son territoire. Vinrent les années 60, la liberté grande et le temps « du formica et du ciné », comme chantait Jean Ferrat. Martine voit arriver l’électroménager dans sa maison, s’offre une virée à New York et profite d’une vie qui semble désormais totalement insouciante et nous paraît aujourd’hui un peu kitsch. Et puis, le trait se stabilise, les histoires aussi, et Martine devient celle que nous connaissons bien : une petite fille immuable et naïve, qui apprend à monter à cheval, à nager ou à cuisiner (certains albums comportent même des recettes simples). Si les éclairages des illustrations ou le choix des couleurs évoluent ici ou là, on observe néanmoins deux constantes : dans la narration, une simplicité douce ; dans l’illustration, un luxe de détails réalistes.

Les années 80, auxquelles on peut faire remonter le début de l’archipellisation de la France, commencèrent à voir Martine d’un œil soupçonneux : n’était-elle pas une petite-bourgeoise, enfermée dans des stéréotypes sexistes (on dirait aujourd’hui « de genre ») et très peu soucieuse de justice sociale ? N’est-elle pas, ajouterait-on aujourd’hui, une petite fille blanche et privilégiée, venue d’un monde occidental colonialiste et intrinsèquement normatif ? Et pourtant, malgré les attaques stupides ou sordides, le succès de Martine continue de ne pas se démentir, bien après la mort de ses trois auteurs (puisque ce fut Jean-Louis Marlier, fils de Marcel, qui succèdera à Delahaye pour les scénarios). On publia même, il y a peu, des versions « simplifiées » (en français de pacotille, donc) de ces belles histoires. Échec total : il y a encore des niches pour l'excellence dans les coins les plus inattendus des librairies…

Joyeux anniversaire donc, chère Martine ! Repartez donc encore une fois, jolie demoiselle, sur les chemins vicinaux de la tendresse, avec Patapouf et Moustache, avec votre petit vélo qui se casse la figure, vos amis que vous retrouvez sur les pavés de la grand-place, sous les poutres des halles, comme il y en avait jadis partout… Soixante-dix ans d’aventures, mais huit ans pour toute la vie : c’est peut-être ce que nous pouvons souhaiter de mieux pour nous-mêmes et nos esprits parfois si las de la médiocrité et de la rouerie ordinaires. C’est tout de même autre chose que l’anniversaire d’Attal, ministricule risible et sans pouvoir, entouré de stagiaires illettrés, obéissant à un Jupiter de carnaval qui joue à la guerre comme Martine jouait à la ferme…

Arnaud Florac

Source : http://bvoltaire.fr

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Quand Indeed, le site de recherche d’emplois, incite ses utilisateurs à faire le ramadan

16 Mars 2024, 18:39pm

Publié par Thomas Joly

À moins de vivre au fond d’une grotte, cette information n’a pas pu vous échapper : le ramadan a commencé. Le jeûne musulman ne concerne qu’une petite minorité de Français, mais sa visibilité s’impose à tous. Les médias en ont fait un de leurs grands marronniers, les supermarchés lui consacrent des étals entiers, les industriels ont investi le créneau et promeuvent leurs gammes halal à grand renfort d’écrans de publicité. Cette pratique religieuse n’épargne aucun pan de notre société, chacun est prié de s’y conformer.

C’est le cas, notamment, dans le monde du travail. Mardi 12 mars, le célèbre site de recherche d’emploi Indeed a, ainsi, publié un post Instagram dans lequel il incite ses clients à être plus « inclusifs » envers leurs collègues musulmans pendant le ramadan. « Discutez avec vos employés musulmans de la flexibilité de leurs journées de travail – pourraient-ils travailler à distance pendant le mois ou adopter un mode de travail hybride ? Pourraient-ils adapter leurs horaires de travail ? » La tournure choisie est habile, mais l’idée défendue ici est d’amener les entreprises à s’adapter à leurs employés musulmans, pas l’inverse. Il leur est ainsi recommandé d’éviter de « programmer des réunions en fin de journée » - ce qui pourrait retarder la rupture du jeûne -, d’accorder à ceux qui le désirent « de courtes pauses tout au long de la journée pour prier » et même de « les encourager » dans leur pratique.

Contactée par BV, la DRH d’une grande société de recrutement atteste de la multiplication des incitations à une plus grande « inclusivité » envers les musulmans pratiquants. « C’est un sujet dans les entreprises, bien évidemment. Les directives viennent d’en haut, explique-t-elle, pointant le rôle joué par les départements "inclusivité" ou "diversité" dont se dotent de plus en plus de sociétés. L’ambiance actuelle du milieu du travail est exactement comme Indeed le montre […] De toute façon, c’est une question de nombre et de masse. Ça s’est intensifié petit à petit ces dix, quinze dernières années et aujourd’hui, il y a une accélération dans la revendication de la pratique. »

Indeed achève son post par une invitation ahurissante lancée à ses clients non musulmans : faire eux-mêmes le ramadan. « Si vous vous sentez d’humeur aventureuse, vous pourriez même essayer de jeûner pendant une journée pour mieux les comprendre », est-il ainsi écrit noir sur blanc. Le site n’incite pas encore ses clients à porter le hijab ou à se faire couper le prépuce, mais c’est sans doute la prochaine étape.
 
L’assimilation à l’envers

Voilà où nous mène notre soif inextinguible d’inclusivité et de pseudo-tolérance. Ce ne sont plus les immigrés qui se fondent dans la France, c’est la France qui se fond en eux. Il suffit d’écouter Houria Bouteldja. La papesse de l’indigénisme s’en félicite ouvertement : « Nous transformons la France. En d’autres termes, elle s’intègre à nous. La France ne sera plus jamais comme dans les films de Fernandel. Notre simple existence, doublée d’un poids démographique relatif, africanise, arabise, berbérise, créolise, islamise, noirise la fille aînée de l’Église, jadis blanche et immaculée, aussi sûrement que le sac et le ressac des flots polissent et repolissent les blocs de granit aux prétentions d’éternité. »

Des entreprises à l’école, en passant par les clubs de sport, l’assimilation à l’envers s’observe en effet partout. C’est l’ensemble de la population française qui finit par faire siens des codes culturels venus d’ailleurs. Souvent par peur ou sous le poids de l’immigration, parfois par conviction. Cette lente et progressive conversion est doublement criminelle : elle signe la mort de notre civilisation judéo-chrétienne et, en même temps, participe de la diffusion d’une idéologie religieuse haineuse, rétrograde et profondément sexiste. Au nom du progressisme.

Jean Kast

Source : http://bvoltaire.fr

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Aurélien Saintoul, député LFI et commissaire politique

16 Mars 2024, 12:24pm

Publié par Thomas Joly

C’est le député LFI dont on parle le plus, ces derniers jours. Âgé de 35 ans, député des Hauts-de-Seine, Aurélien Saintoul est à l’origine de la commission d’enquête parlementaire sur l’attribution des fréquences de la TNT. Il en est également le rapporteur, c’est dire si ce rôle le met, depuis un mois, sous les feux de la rampe, propulsant en pleine lumière celui qui est aussi secrétaire de la commission nationale de la Défense et des forces armées.

D’où vient-il ? Ce professeur agrégé de lettres classiques, passé par les bancs des classes préparatoires du prestigieux lycée Louis-le-Grand, est en 2017 le suppléant de la candidate communiste Yasmine Boudjenah pour les Hauts-de-Seine. Celle-ci ayant échoué à la députation, Saintoul remplit les offices de collaborateur parlementaire de Bastien Lachaud (LFI) jusqu’en 2022. Il est également élu conseiller municipal de Montrouge sur une liste soutenue par tous les partis de gauche, EELV, Génération.s et LFI en 2020. En 2022, il bat la candidate sortante LREM et est élu député. On peut sans trop s’avancer affirmer que la gauche la plus radicale coule dans ses veines et qu’il porte son idéologie en bandoulière.

Il se fait remarquer en 2023 lors du débat parlementaire sur la réforme des retraites en traitant le ministre du Travail de l’époque, Olivier Dussopt, d’« imposteur » et d’« assassin ». Puis en traitant Gérard Larcher d’être « grossier, inepte » lorsque celui-ci avait intimé à Jean-Luc Mélenchon, par ondes interposées, de « fermer sa gueule ». Un assaut d’élégances oratoires qui colle bien à l’époque. On conviendra, à la décharge de Saintoul, que les bancs de l’Assemblée nationale en ont vu d’autres.

Où l'on parle... du cardinal Sarah !

Mais c’est véritablement le lancement de la commission d’enquête sur l’attribution des fréquences de la TNT qui lui permet de se révéler : les téléspectateurs des auditions des stars et patrons du groupe Canal+ ont découvert, sans doute un peu ébahis, un personnage somme toute falot, au phrasé lénifiant, avachi ostensiblement sur son pupitre pendant l’audition de Vincent Bolloré – pour montrer le peu de cas qu’il fait du capitaine d’industrie, sans doute – mais dont le ton volontiers inquisiteur n’a échappé à personne. De cette commission d’enquête il entendait bien faire une instruction à charge, même s’il a au préalable prétendu le contraire dans les colonnes du Parisien : « Ce ne sera pas un match de boxe. Nous allons essayer d’établir des faits sur un sujet fondamental », avait-il promis. Ce qui laissait Philippe Ballard, député RN et ancien journaliste chez LCI, légèrement dubitatif : « Ça va être sport. […] les Insoumis et les écologistes sont dans une croisade » contre CNews et « vont essayer de se faire passer pour les chevaliers blancs. »

Dès les premières questions, l’audition glisse vers l’interrogatoire, le ton se veut inquisiteur, les questions sont parfois fort éloignées du but de la commission (l’attribution des fréquences de la TNT) et franchissent allègrement la frontière de la vie privée des auditionnés. On avouera que la question posée à Vincent Bolloré « Selon Le Monde, vous auriez rencontré madame Saporta aux obsèques de Pal Sarkozy ; à cette occasion, votre conversation avec elle portait-elle sur le cardinal Sarah ? » est plutôt incongrue, de même que l’insistance sur ce sujet : « Mais est-ce bien le sujet de la conversation qui a eu lieu ? Il n’y a pas eu de conversation ? Vous n’avez fourni aucune directive à madame Saporta à cette occasion ? » La réponse du milliardaire breton tombe, définitive : on ne parle « pas dans une église et je n’ai jamais parlé de ma vie à madame Saporta, à part ce moment où on me l’a présentée ».

« Et sinon, la TNT ? », serait-on tenté d’ajouter

On passera tous les commentaires et expressions méprisantes du rapporteur, notamment vis-à-vis de « l’armée mexicaine de CNews » et du « bla-bla-bla » jeté à Laurence Ferrari. Mais ce qui ressort de l’audition est la manifestation éclatante de ce défaut bien français et particulièrement répandu dans les rangs de La France insoumise : la haine viscérale des riches, la jalousie mauvaise face au succès, la méconnaissance et le mépris de l’entrepreneuriat. Saintoul n’a-t-il pas lui-même avoué, sur LCP : « Ce dont il est question, ce n’est pas de la liberté en général mais de la liberté des riches » ?

Quand Saintoul demande le salaire de Maxime Saada, président du directoire du groupe Canal+, il conclut la réponse d’un grinçant et inutile : « On aimerait connaître une telle politique d’austérité. » Quand Vincent Bolloré, pour expliquer ce qui selon lui fait le succès et la longévité du groupe Canal, affirme que « je leur donne à tous, je crois, la stabilité et le goût d’entreprendre », on sent bien qu’il s’adresse à un sourd. Et quand, enfin, évoquant avec Cyril Hanouna le montant des amendes que ce dernier a fait infliger à C8, il ne peut s’empêcher de commenter : « Je peux aussi suggérer respectueusement que vous pensiez à réduire éventuellement votre salaire. Je pense qu’il y a un petit peu de marge, et vous ne priveriez pas le public d’émissions de qualité. »

Saintoul parvient enfin - véritable tour de force - à faire bondir le président de la commission d’enquête, Quentin Bataillon (Renaissance) : « Je ne suis pas sûr que cette précision était vraiment utile. […] ce type d’attaque personnelle n’est pas utile, vous le savez par expérience. Ça ne met jamais les auditionnés ni les autres membres de la commission dans de bonnes dispositions pour continuer, donc la parenthèse sur le salaire, ce n’est pas forcément utile. » Pas utile, mais très révélateur.

Marie d'Armagnac

Source : http://bvoltaire.fr

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Renforcer, protéger et transmettre notre civilisation avec Marion Maréchal

14 Mars 2024, 18:19pm

Publié par Thomas Joly

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