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Le blog politique de Thomas JOLY

Pour certains spectateurs, applaudir Giroud, c’est raciste !

25 Mars 2024, 20:17pm

Publié par Thomas Joly

Qu’aura pensé Olivier Giroud de cette poussée de sottise collective ? Jamais une provocation, jamais un signe de mauvais esprit, jamais la moindre allusion aux grands débats de société ou à la politique, le footballeur fait depuis toujours profil bas. Il se contente de marquer des buts, beaucoup de buts. Samedi soir, le public de Lyon, lors du match amical France-Allemagne, a scandé le nom du champion du monde de football et attaquant du Milan AC sous les projecteurs alors qu’il s’échauffait. La France perdait, les spectateurs manifestaient leur espoir d’un retournement de situation made in Giroud. Du football, diront la plupart des spectateurs. Du racisme, assurent certains internautes… nombreux sur la Toile, comme l’a relevé le journaliste de CNews Eliott Deval ou la revue de presse en ligne fdesouche.

Que représentent-ils, ces mauvais coucheurs, parmi les supporters de football français, à considérer que le remplacement de Marcus Thuram sur terrain par Olivier Giroud relève du racisme ? Impossible à dire, mais le phénomène n’est pas marginal.

Il montre les dégâts générés, dans une partie de l’opinion, par ces accusations de racisme lancées à tout propos sans la moindre retenue depuis quarante ans. Désormais, considérer que les paroles de la chanteuse Aya Nakumura ne flattent pas la langue française manifeste, pour une partie des Français et de la classe politique, ce même racisme ! Raciste, pour les mêmes, tout soutien aux policiers qui font leur devoir. Raciste, dans certains milieux, le respect des règles du pluralisme vis-à-vis des médias de droite ou de partis qui leur déplaisent, le RN ou Reconquête. Raciste, une chaîne de télévision qui met en débat le wokisme et le mondialisme destructeur de civilisations. Raciste, toute analyse sur le désastre des banlieues minées par les gangs (voir le Grand Entretien de BV avec Xavier Raufer). Raciste, toute remise en question d’une politique d’immigration folle. Raciste, le questionnement sur le résultat de la dispendieuse politique de la ville.

Il aime son pays

Durant quarante ans, nos donneurs de leçons ont ainsi jeté le racisme partout, à tout crin et à contresens. Cette manipulation insensée destinée à endiguer le vote Front national ne fonctionne plus : les sondages d'intentions de vote en témoignent. Mais elle fait des métastases qui, elles, sont bien nauséabondes, pour reprendre un vocabulaire usé jusqu'à la corde. Chez certains, l'accusation de racisme est devenue dangereusement pavlovienne. Qu’a fait Giroud, pour mériter pareil traitement ? Marié, père de quatre enfants, le natif de Chambéry pratique l’affection la plus naturelle et la plus partagée du monde : il aime son pays et ceux qui le défendent. Pour BV, Clémence de Longraye avait noté des signes de patriotisme chez le footballeur.

Interrogé par BFM TV sur sa décoration [chevalier de la Légion d'honneur, NDLR], Olivier Giroud lançait : « Je pense surtout aux combattants de guerre qui la méritent bien plus que nous. » Quatre ans plus tard, dans un documentaire de TF1, il précisait : « C’est un privilège de pouvoir représenter sa nation, de pouvoir partager cette passion commune avec les militaires, de représenter et défendre nos couleurs. » Ce chrétien évangélique affiche aussi sa foi. C’est tout ? C'est tout. Mais pour ces Français imprécateurs, c’est déjà trop !

Marc Baudriller

Source : http://bvoltaire.fr

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Comment mettre fin au problème des banlieues, par Xavier Raufer

25 Mars 2024, 06:49am

Publié par Thomas Joly

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Thomas Joly répond à vos questions - Mars 2024 - Partie 1

24 Mars 2024, 21:06pm

Publié par Thomas Joly

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Le Parti de la France avec Marion Maréchal !

23 Mars 2024, 19:05pm

Publié par Thomas Joly

Le Parti de la France avec Marion Maréchal !

Voici la nouvelle affiche du Parti de la France qui sera très bientôt disponible pour nos militants sur tout le territoire.

Avec Marion Maréchal, défendons nos traditions, notre identité, notre civilisation et foutons l'Islam hors d'Europe !

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L'attentat de Moscou est d'origine islamique

23 Mars 2024, 13:09pm

Publié par Thomas Joly

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Conflit verbal entre les gouvernants français et russes : une mascarade

22 Mars 2024, 16:29pm

Publié par Thomas Joly

Conflit verbal entre les gouvernants français et russes : une mascarade

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Cédric Herrou, l’immunité fait loi

22 Mars 2024, 07:15am

Publié par Thomas Joly

Le 20 mars, Cédric Herrou, l’agriculteur et militant pro-migrants, a été arrêté par la gendarmerie des Alpes-Maritimes lors d’un contrôle routier. Selon la préfecture des Alpes-Maritimes, « la présence à bord de passagers en situation irrégulière a conduit au placement en garde à vue de M. Cédric Herrou et au placement en retenue administrative des passagers ».

Parmi ces passagers, deux bénévoles de l’association Emmaüs Roya ainsi qu’un compagnon de nationalité française sont libérés dans la soirée, les deux autres, un Gambien et un Mauritanien, sont transférés à un centre de rétention administrative. Selon Le Parisien, « ces deux compagnons placés mercredi en rétention administrative sont en situation irrégulière mais vivent en France depuis longtemps et sont déclarés comme compagnons à la préfecture dans le cadre d’une démarche de régularisation, selon les membres d’Emmaüs contactés par l’AFP, mercredi. L’un d’eux vit à la communauté avec sa femme et leurs quatre enfants, âgés de 5 à 11 ans, tous scolarisés dans la vallée. »

Le 21 mars, tous sont libérés et les deux clandestins, dont l’un vit donc en France avec toute sa famille, ne seront évidemment pas expulsés. Cédric Herrou annonce porter la contestation à 18 heures devant les préfectures de France. Car ce sont les préfectures, et donc l’État, ou plus exactement la force publique, qui sont la cible de l’activiste.

Cédric Herrou, l'homme aux innombrables actions

La préfecture des Alpes-Maritimes est en effet l’objet d’une plainte de Cédric Herrou pour un contrôle d’identité, daté du 8 mars dernier, opéré par des militaires de Sentinelle sur un véhicule d’Emmaüs Roya. Lors de ce contrôle, Cédric Herrou s’était interposé entre les militaires et les clandestins : « J'ai appelé le 17, raconte-t-il au micro de France 3 Côte d’Azur, et les flics leur ont demandé de partir. […] Je n'ai rien contre les Sentinelle, mais j'aimerais savoir qui ordonne les contrôles. On va porter plainte contre le préfet. »

Cela fait écho au contrôle de novembre dernier, dans la même région et les mêmes circonstances, de migrants par des légionnaires de la force Sentinelle dans le cadre du renfort de forces de police et de gendarmerie pour le contrôle de la frontière franco-italienne. L’activiste, présent sur place, avait dénoncé comme à son habitude « un contrôle au faciès » de la part des militaires et avait filmé la scène sans flouter les visages des soldats. Cette vidéo avait été vue près de 4 millions de fois.

Cette affaire est symbolique de la situation kafkaïenne dans laquelle se trouvent les forces de l’ordre pour lutter contre l’immigration clandestine. En effet, Cédric Herrou est à l’origine de la décision du Conseil constitutionnel de juillet 2018 qui avait consacré la valeur constitutionnelle de la notion de fraternité, supérieure à celle du maintien de l’ordre public : « En réprimant toute aide apportée à la circulation de l’étranger en situation irrégulière, y compris si elle constitue l’accessoire de l’aide au séjour de l’étranger et si elle est motivée par un but humanitaire, le législateur n’a pas assuré une conciliation équilibrée entre le principe de fraternité et l’objectif de valeur constitutionnelle de sauvegarde de l’ordre public. Par conséquent, et sans qu’il soit besoin d’examiner les autres griefs à l’encontre de ces dispositions, les mots "au séjour irrégulier" figurant au premier alinéa de l’article L. 622-4 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile doivent être déclarés contraires à la Constitution. »

Donc, la préfecture peut arrêter et mettre Cédric Herrou en garde à vue toutes les semaines, le même scénario se répétera indéfiniment, il se sera filmé menotté, puis libéré quelques heures plus tard, et aura pu ainsi donner une publicité supplémentaire à ses agissements, qui ne sont plus réellement sanctionnés par la loi.

Et c’est depuis 2015 que Cédric Herrou facilite l’arrivée et le transport de clandestins venant d’Afrique subsaharienne et ayant transité par l’Italie : souvent poursuivi et très peu condamné, bénéficiant d’un réseau régional d’activistes pro-migrants, ce néo-rural aux convictions avouées proches de la gauche radicale bénéficie d’une forme d’immunité humanitaire et exploite avec adresse toutes les complexités et les failles de la loi française en matière de droit des étrangers. L’action de Cédric Herrou n’est qu’un exemple, parmi des milliers d’autres, de la gestion schizophrénique de l’immigration par nos gouvernants.

Marie d'Armagnac

Source : http://bvoltaire.fr

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Emmanuel Macron : Ghandi à la Castellane, Rocky sur Instagram

21 Mars 2024, 07:48am

Publié par Thomas Joly

Il ne faut pas confondre les images prises sur le vif par les médias, et publiées sans que l’intéressé ait son mot à dire, et la communication officielle du Président sur X, Instagram, etc., choisie, encadrée, assumée, mise en avant, avec un message sous-jacent.

Ce 20 mars, deux photos postées sur les réseaux sociaux du Président et de sa photographe - et, donc, sélectionnées sciemment - sont pour le moins étonnantes.

La première a été prise lors du passage à la cité marseillaise La Castellane. On y voit le Président serrer la main, par-dessus un mur, d’un « jeune », casquette à l’envers, avec cette sobre « légende » : « Fraternité ». Un beau symbole de vivre ensemble, une main tendue par-delà les murs qui séparent. Sortez les violons.

Sauf que le gaillard en question - ce « frère », désormais, pour le Président, si on comprend bien la légende - l'avait interpellé quelques minutes avant ce touchant instant, tenant des propos insultants pour les forces de l’ordre : « Il faut calmer vos petits CRS. » Qu’ont donc pensé les forces de l'ordre mobilisées sur la séquence, ayant réussi la prouesse de sécuriser des lieux à haut risque pour permettre ce bain de foule présidentiel, de ce CRS-bashing les assimilant à de dangereux roquets tenus en laisse ? Le Président a protesté mollement - « Non, non, ne parlez pas comme ça des CRS », « ils sont là pour vous protéger »… mais loin de tourner les talons pour faire montre de sa réprobation, il a continué aimablement la conversation, sous la protection de ceux que l’on venait d’outrager, puis a immortalisé ce beau moment et cette amitié naissante sur les réseaux sociaux. « Fraternité », on vous dit. On attend avec impatience les photos « liberté » et « égalité ». C’est, en somme, le Kärcher™ à l’envers : il y a quelques années, lorsqu’un Président allait au chevet d’une cité en difficulté, c’était pour promettre aux habitants de cités de les débarrasser des délinquants ; aujourd’hui, des habitants des cités demandent au Président de les débarrasser des CRS.

L’autre cliché a été posté sur Instagram par la photographe officielle du Président, Soazig de La Moissonnière. Autre salle, autre ambiance. Les crocs et les muscles qu’il n’a pas montrés à La Castellane, il les exhibe devant l’objectif. La photographe a saisi le Président Emmanuel Macron hargneux et transpirant, en tenue de sport et agitant ses gants de boxe devant son punching-ball. D'aucuns, sur les réseaux sociaux, parlent de codes virilistes surjoués. « Sur Instagram, Macron montre les muscles (pour mieux répondre à Poutine ?) », commente le journaliste Raphaël Glabry, accolant en miroir, sur X, une vieille photo du maître du Kremlin prenant la pose avec son kimono et sa ceinture noire de judo. Celui qui accuse à tout va ses adversaires de poutinisation aurait-il été à son tour contaminé ?

Emmanuel Macron est décidément l’homme du en même temps. Ghandi dans les cités, Rocky sur les clichés. Dommage. On aurait préféré l’inverse.

Gabrielle Cluzel

Source : http://bvoltaire.fr

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Riposte Laïque en péril

21 Mars 2024, 07:18am

Publié par Thomas Joly

Riposte Laïque au plus mal, l'association croule sous la répression politico-judiciaire.

Soutien à Pierre Cassen et à tous ses amis.

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La Macronie a les héros qu'elle mérite

20 Mars 2024, 07:46am

Publié par Thomas Joly

La Macronie a les héros qu'elle mérite

Le maire macroniste de Saint-Côme-du-Mont, Bernard Denis, qui avait prétendu avoir été menacé et agressé par « l'extrême droite » et avait été complaisamment relayé par les médias nationaux, a reconnu avoir tout inventé devant la justice.

Cerise sur le gâteau, il est poursuivi pour avoir exhibé ses parties intimes à la mairie devant une femme de ménage.

La Macronie a les héros qu'elle mérite...

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Marseille : encore de la com’, toujours de la com’, rien que de la com’

20 Mars 2024, 07:11am

Publié par Thomas Joly

Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, Éric Dupond-Moretti, ministre de la Justice, et Sabrina Agresti-Roubache, la locale de l'étape et secrétaire d’État chargée de la Politique de la ville, étaient en déplacement à Marseille, ce mardi 19 mars 2024. Comme souvent, pour ne pas dire toujours, il était question de trafic de drogue. Alors qu’ils étaient attendus à 11 heures au commissariat de la division nord après une visite du site Airbus Hélicoptère et une réunion de travail au tribunal judiciaire, le programme a été bouleversé. Et pour cause…

Emmanuel Macron a décidé de prendre part au voyage et de faire une visite surprise à la Castellane, l’une des places fortes du narcotrafic (XVe). Sur place, il s’est entretenu avec les différents acteurs de la lutte contre le trafic de stupéfiants, dont le procureur de la République, Nicolas Bessone, et le nouveau préfet de police des Bouches-du-Rhône, Pierre-Édouard Colliex.

Encore des mots, toujours des mots, les mêmes mots

Cette séquence a été de courte durée, comparée au temps que le Président a passé à la Castellane. Pendant plus de deux heures, il a déambulé dans la cité et a discuté çà et là avec les habitants. Il a serré beaucoup de mains, probablement même des mains de dealers. Peu importe, le but de cette visite surprise était de faire de la communication.

Le lundi 18 mars, une opération place nette XXL (fouille des caves, des toitures, contrôle des identités, équipes cynophiles, ouverture des voitures au pied de biche…) ayant permis l’arrestation de 82 personnes et la saisie de 140.000 euros a débuté à la Castellane ; début mars, Félix Bingui, chef du clan Yoda, a été arrêté au Maroc ; le 16 mars, dix membres de la DZ mafia ont été mis en examen... La lutte contre le trafic s'intensifie, le chef de l’État n’avait pas l’intention de laisser ses ministres en retirer toute la gloire.

Ni une ni deux, un petit tour de Falcon et Emmanuel Macron était à Marseille pour attirer toute la lumière à lui. Gérald Darmanin, Éric Dupond-Moretti et Sabrina Agresti-Roubache ont essayé de rentrer dans le cadre de la caméra mais n’ont pas prononcé le moindre mot. Tous les regards étaient tournés vers le chef, le sauveur.

La garde rapprochée du Président a pris le soin d’éloigner les journalistes lors des échanges les plus houleux, comme lorsqu’il a été interrogé sur le conflit israélo-palestinien, mais a parfaitement laissé le champ libre quand l’image était flatteuse, quand Emmanuel Macron se montrait compréhensif, à l’écoute et capable d’apporter des solutions concrètes. Rien n’a été laissé au hasard.

Pour preuve, le chef de l’État, pourtant très sollicité, a été à l’initiative de certains échanges avec des personnes ayant des profils emblématiques. En milieu de matinée, il a jeté son dévolu sur Matteo, un adolescent, casquette à l’envers, entièrement vêtu d’une tenue de sport noire, smartphone à la main, déscolarisé et ne sachant que faire de sa vie, l'archétype du jeune des quartiers nord. Un garçon qui n’avait rien demandé mais que le président de la République a interpellé à plusieurs reprises pour prendre son numéro de téléphone afin de l’aider à trouver un travail.

Des mots magiques, des mots tactiques, qui sonnent faux

Pas de chance pour Emmanuel Macron, Matteo n’est pas dupe. Après le départ du chef de l’État, il confie à France 3 PACA : « Il m'a dit qu'on allait m'aider, qu'on prend mes coordonnées pour chercher du travail, mais je n'y crois pas trop, quand il est passé l'année dernière, il a dit pareil. » Oui, aujourd’hui c’était du bla-bla. La vie des Marseillais ne va pas changer à la suite de l’opération place nette, pas plus que celle des habitants de la cité. Rudy Manna, porte-parole national du syndicat Alliance police, contacté par BV, s’interroge : « On aura nettoyé, fouillé, vidé, mais après les trois semaines, que va-t-il se passer ? » Il ajoute : « On ne va pas pouvoir laisser 900 policiers pendant six mois sur des opérations place nette. Il y a des gens dans tout Marseille qui ont besoin de nous. Si on met 900 policiers là, ils ne sont pas ailleurs. » Résultat : « Le problème va se déplacer et dans un mois quand ça va se calmer, ils vont revenir. »

Pour régler le problème de la drogue, les déplacements surprises sont inutiles, les poignées de main aussi. Quant aux opérations place nette, aux interpellations, aux saisies et autres, tant que la réponse pénale ne sera pas plus sévère, elles n’auront qu’un effet ponctuel. « Les réseaux sont bloqués pendant trois semaines, et après ? » Le policier pose la question, il connaît sans doute déjà la réponse.

Sarah-Louise Guille

Source : http://bvoltaire.fr

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La remigration selon Marion Maréchal

19 Mars 2024, 12:30pm

Publié par Thomas Joly

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Big Brother dans votre moteur : le contrôle automatique de vitesse

19 Mars 2024, 07:25am

Publié par Thomas Joly

Dans les années 60 du siècle dernier, on voyait fleurir cette publicité sur le bord des routes : « Mettez un tigre dans votre moteur ». Tout cela est terminé. Le tigre est muselé et saucissonné dans sa cage. Et bientôt, le conducteur va l’y rejoindre…

On l’a appris début janvier sans bien en prendre conscience, mais avec les vacances d’été qui se rapprochent, la mesure revient dans l’actualité : à partir de juillet prochain, sur injonction de la Commission européenne, le limiteur de vitesse dit « autoritaire » sera obligatoire sur tous les véhicules neufs.

Il s’agit d’un outil hautement perfectionné baptisé Intelligent Speed Assitance (ISA), pour « système d'adaptation intelligent à la vitesse » (AIV). Concrètement, « l’ISA utilise une caméra de reconnaissance des panneaux de vitesse et/ou des données de limitation liées au GPS pour informer les conducteurs ou ajuster automatiquement la vitesse si nécessaire », nous explique-t-on.

Bref, si vous appuyez un peu fort sur le champignon, un signal sonore et lumineux (un de plus !) va vous avertir, puis la voiture va se charger toute seule de vous ralentir : difficultés à utiliser l’accélérateur, puis décélération automatique. Le magazine Auto-Moto résume la chose sur son site : il s’agit « d'empêcher le conducteur de dépasser les vitesses légales en vigueur. Pour cela, la voiture se battra même contre le conducteur. »

La méthode semblant tout de même un peu radicale à certains, l’État se veut rassurant : on pourra désactiver le système. Tolérance temporaire, n’en doutons pas, d’autant que la méthode est variable selon les constructeurs et les modèles. Mais surtout, précise encore Auto-moto, « il faudra désactiver ce système à chaque démarrage ».

Tout cela, évidemment, c’est pour notre sécurité. Si Big Mother a engendré Big Brother, c’est pour notre bien, rien d’autre. Cette nouvelle obligation s’inscrit d’ailleurs « dans le cadre du plan Vision Zéro, un plan d'action lancé par la Commission européenne en 2020 visant à atteindre zéro mort sur les routes d'ici à 2050 ». Un vœu très pieux et une vision zéro fondée sur une enquête de l'Institut norvégien d'économie des transports de 2014. Vision renforcée par l’Anglais Oliver Carsten, professeur en sécurité des transports de l'université de Leeds, qui affirmait, en 2016 : « L'AIV est l'un des systèmes les plus puissants et les plus influents que nous puissions avoir pour améliorer la sécurité routière. Il existe de nombreuses technologies, mais parce que le choix de la vitesse est si déterminant pour limiter les risques, l'ISA a un effet plus important que n'importe quel autre système. »

Réserve, là encore, d’Auto-Moto : encore faut-il « que le système soit sûr... car la lecture de panneaux peut vite être faussée et entraîner des situations dangereuses ». Ça s’est vu.

Seule certitude : cela va marquer une étape de plus dans le flicage tous azimuts des populations, ce qui évite de se frotter aux épineuses questions que sont l’éducation, le respect des autres et celui des règles de conduite en général. On préfère, dans une société qui s’ensauvage, emmerder chaque jour un peu plus les honnêtes gens, car nul ne nous fera croire qu’un chauffard renonce à ses démons à cause d’une caméra embarquée…

Faute de vouloir s’attaquer aux vrais problèmes, Big Brother est devenu obèse. Le « village bons réflexes » testé aux temps du Covid a fait ses preuves, alors, après les régulateurs automatiques de vitesse et la reconnaissance faciale des conducteurs, on imposera demain l’alcootest comme démarreur, et puis, qui sait, l’analyse d’urine pour déverrouiller la portière ? Conclusion d’Auto-Moto : « En 2024, le principal problème de la sécurité routière sera finalement sans doute la gestion des automobilistes devenant sourds à cause de l'afflux constant d'alarmes diverses. »

Marie Delarue

Source : http://bvoltaire.fr

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Le commissariat de La Courneuve attaqué

18 Mars 2024, 07:40am

Publié par Thomas Joly

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