Le blog politique de Thomas JOLY
Président du Parti de la France
Refus du référendum sur l’immigration : les sages, héros Marvel de la défaite
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Ils sont neuf. C'est tout. Six hommes, trois femmes, pas précisément dans la force de l'âge, oubliés de tous, certains, jadis, ayant eu affaire avec la Justice. Neuf seulement, qui semblent traîner leur ennui avec une élégance toute laïque et républicaine, dans les couloirs de la très chic rue Montpensier qui fait partie de ce petit Paris-théâtre que les Japonais aiment photographier avant de se faire détrousser sur l’A1. Neuf vieilles gloires du service public, c'est tout. Et pourtant, leur pouvoir est incommensurable.
Sous la houlette de Laurent Fabius, le rôle de ces braves gens est de dire ce que la Constitution de 1958 permet ou ne permet pas. Ils valident également les comptes de campagne des candidats. Et puis, surtout, comme c'est le cas dans l'affaire qui nous intéresse, le Conseil constitutionnel peut être saisi par des partis politiques, qui demandent un référendum. Une fois le projet validé par le Conseil constitutionnel, il faut que 10 % du corps électoral soutienne ce projet, et hop ! on demande son avis au peuple. Ça semble trop beau pour être vrai ? Vous avez raison. Ça l'est.
Demander l'avis du peuple, vous n'y songez pas ?
Parce qu'ils cherchent désespérément à exister, Les Républicains ont tenté de demander un référendum sur l'immigration. Plus de la moitié des Français le veulent, comme un sondage révélé par CNews le révélait, cette semaine. C'était aussi une manière de relancer le débat, après l'étouffement par strangulation de la loi Immigration, que la Macronie elle-même avait proposée avant de la faire détricoter (le fameux en même temps).
Mais parce que la reine et le roi ne le veulent pas, le Conseil constitutionnel a évidemment refusé ce crime de lèse-dictature. Demander son avis au peuple, non mais, et puis quoi, encore ! En 2005, en 2017, en 2022, il en a fait, des conneries, le peuple ! Obligé de lui taper sur les doigts à chaque fois, soit avec des traités scélérats, soit avec des déplacements à Oradour (histoire de montrer que voter Marine, c'est être un SS). Cette fois, on a sorti de la naphtaline les Power Rangers de la censure, les Télétubbies du politiquement correct, les héros Marvel de la défaite. Les neuf sages sont là pour ça. Ils ont déclaré le projet de référendum irrecevable. Dormez, bonnes gens.
Le jour où la France s'éveillera
Seulement, il y a un problème, un problème qu'il va devenir de plus en plus difficile de mettre sous le tapis : le peuple en a marre. Tous les jours, ou presque, des Français qui n'ont rien demandé sont agressés au couteau. Tous les jours, on force les gens à avaler leur pilules de Padamalgam™, mais il faut forcer la dose, car le lien entre délinquance et immigration crève vraiment les yeux. Alors, on censure le peuple.
Mais qu'on y prenne garde : le peuple français, depuis des décennies, est super sympa. On peut l'écraser d'impôts, le faire casquer pour les migrants, violer ses filles, planter ses fils, y a pas de souci, excellente continuation d'appétit. Historiquement, toutefois, les colères du peuple français, imprévisibles, volcaniques, ressemblent à de petites apocalypses. Le Français est comparable à un brave type que tout le monde méprise, brime, trompe, dont on se moque… et qui, un matin, après avoir mis dehors sa femme odieuse et adultère, casse la figure de son patron, met le feu à sa bagnole et part, libre. Ce jour-là, Fabius et son orchestre seront peut-être déjà morts dans leur lit. Mais cette colère, sourde, affleure de plus en plus.
Arnaud Florac
Source : http://bvoltaire.fr
Émeutes de juin 2023 : le Sénat annonce quasiment une guerre raciale imminente
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Le 30 juin 2023, alors que les émeutes enflamment les banlieues dans la foulée du décès du jeune Nahel, Éric Zemmour est invité sur Europe 1 au micro de Dimitri Pavlenko, qui mentionne les scènes de chaos et de pillage. « On voit bien que nous sommes dans un des prodromes de guerre civile », commence Zemmour. « Guerre civile ?, interrompt Pavlenko. Qu’est-ce que c’est ? » « La guerre civile, ce sont les affrontements entre une partie de la population et les autorités publiques », répond Zemmour.
Un prodrome ? Le début d'une maladie, avant la crise aiguë. Daté de ce 9 avril 2024, le tout récent rapport d’information du Sénat ne décrit pas autre chose. Rédigé par une commission d’enquête présidée par le sénateur François-Noël Buffet (LR), ce texte de 282 pages ne parle pas de guerre civile ni même d’immigration. Mais il alourdit le bilan de ces jours d’émeutes et décrit une situation de pré-guerre civile.
Côté bilan des émeutes de 2023, le Sénat fait état d’un coût plus lourd encore qu’annoncé : on en était resté à plus de 700 millions d’euros. « L’estimation des dommages aux biens atteint le chiffre, colossal et en nette hausse par rapport à 2005 [aux émeutes de 2005, NDLR], d’un milliard d’euros », écrit le rapport. À elle seule, la facture des émeutes de 2023 présentée aux assureurs bondit à 793 millions d’euros. C’est... quatre fois le coût des émeutes de 2005 ! Où l'on constate que la France a pris le chemin du progrès. Les émeutes de 2023 ont, par ailleurs, fait deux morts. Et « la mission d’information évalue dans une fourchette basse à plus d’un millier le nombre de personnes blessées ». Parmi elles, « 782 agents des forces de l’ordre ». Des chiffres qui ne relèvent plus de la poussée de fièvre mais de l’affrontement. Les émeutes de 2005 avaient touché 25 départements, celles de 2023 en ont concerné 95 sur 101, ajoute le rapport… Quand on vous parle de progrès !
Un rapport décomplexé à la violence
Ce n’est pas tout. Les émeutiers s’en sont pris « aux symboles républicains », explique benoîtement le texte du Sénat. C’est-à-dire aux symboles de la France. Parmi les 2.508 bâtiments incendiés ou dégradés (bien 2.508 !) figurent 273 bâtiments des forces de l’ordre, 105 mairies et 243 écoles. Pas moins de 12.031 véhicules ont aussi été incendiés, dont de nombreux véhicules de la police. Chez ces habitants gourmands en subventions de tous ordres, l’amour du pays et de son modèle ne saute pas aux yeux…
Le profil de l’émeutier n’a, par ailleurs, rien à voir avec le miséreux sans le sous imaginé par la gauche : il a 23 ans en moyenne, un diplôme du secondaire, il est en activité. C’est un homme, pour neuf émeutiers sur dix, et un Français, pour sept émeutiers sur dix (71 %). Ce qui signifie que trois émeutiers sur dix sont étrangers… Ces émeutiers n’ont utilisé le décès du jeune Nahel que comme un prétexte, nous dit encore ce rapport, sauf une minorité d’entre eux. L’extrême gauche n’a rien manipulé. Pas de revendication politique, mais « une colère » contre les « institutions » et les « représentants de l’autorité publique », un « effet de groupe » et une « recherche d’adrénaline ». La « dimension ludique des réseaux sociaux » a aussi joué un rôle. Si on peut rigoler un peu... Tous les ingrédients d’une sédition sont là, le terreau d’une guerre civile.
Certains mots du rapport présagent ainsi d’un avenir assez sportif… « Les forces de sécurité intérieure ont fait face à des émeutiers démontrant un rapport décomplexé à la violence ainsi qu’un degré d’organisation et de désinhibition déconcertant », note le texte. Les sénateurs prennent donc la mesure de la menace et interrogent la capacité de l’État à « assurer le rétablissement rapide de l’ordre public ». Question grave. « Une telle question se pose avec une acuité renouvelée, tant le risque de nouveaux phénomènes (le cas échéant plus localisé), de violences ou d’émeutes urbaines pourrait à l’avenir se présenter très rapidement », insiste ce rapport du 9 avril. Autant dire officiellement que la France a basculé, qu’elle ne maîtrise plus ses banlieues et qu’elle est désormais assise sur une poudrière.
Sécuriser les armureries
Les sénateurs proposent ainsi de « construire un schéma national de rétablissement et de maintien de l’ordre en contexte émeutier », d’améliorer l’entraînement des forces de l’ordre face aux émeutes et de les équiper pour « des contextes émeutiers longs et protéiformes ». Cela ne sent pas le vivre ensemble dans la diversité heureuse... La mission sénatoriale préconise ainsi de produire davantage de munitions et d’armement, de moderniser les flottes de drones et de s’équiper en caméras de surveillance, « d’assurer la sécurisation des bâtiments et armureries » ou « d’améliorer la cartographie des quartiers sensibles » sans oublier de gérer la profusion des mortiers d’artifice.
Selon le Larousse, la guerre civile est une « lutte armée, au sein d'un même État, entre les partisans du pouvoir en place et une fraction importante de la population ». Après que la France a investi 117 milliards d'euros dans la politique de la ville depuis 2010, on y est.
Marc Baudriller
Source : http://bvoltaire.fr
Le Pacte sur la migration voté : des peuples européens humiliés et contraints
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Ce mercredi 10 avril, c’était la séance à ne pas manquer au Parlement européen, celle du vote sur le « Pacte sur la migration et l’asile ». Soit le sujet qui fâche les vingt-sept pays membres depuis près d’une vingtaine d’années.
Ses plus fervents partisans ? Le bloc centriste constitué du PPE (droite), de Renew Europe (centristes et libéraux) et S&D (socialistes et démocrates). Bref, le ventre mou des autorités européennes, mais qui a toujours été assez dur pour imposer sa loi. Seulement, cette fois-ci, la configuration est passablement différente, les députés ayant à se prononcer sur une dizaine de textes et non point sur un document unique.
Un pacte trop répressif pour l'extrême gauche
L’un des bras droits de Jean-Paul Garraud, le chef de la délégation RN au Parlement européen, nous confie : « Pour l’extrême gauche, ce pacte est trop répressif, pour les souverainistes, il est jugé trop laxiste. Des alliances contre-nature ne sont donc pas à exclure. » Ce que paraissait confirmer Fabienne Keller, députée macroniste, citée par Le Figaro : « Ce vote n’est pas acquis. [...] Et si l’un des textes tombe, la cohérence de l’ensemble tombe clairement. »
On notera que plus de 160 ONG exerçaient, au passage, un lobbying intensif contre ce dispositif législatif, Eve Geddie, directrice d’Amnesty International, allant jusqu’à affirmer : « Il est plus clair que jamais que ce Pacte sur la migration et l’asile entraînera une régression de la législation européenne relative à l’asile dans les décennies à venir, ne fera qu’accroître les souffrances et exposera encore plus de personnes au risque de subir des atteintes aux droits humains (sic) à chaque étape de leur parcours. »
Les débats ont donc été houleux. Et perturbés par des manifestants plus proches des No Borders que de l’Action française. Mais le pacte en question a finalement été adopté, ce 10 avril au soir. De justesse, semble-t-il, au grand dam de Marion Aubry, tête de liste mélenchoniste aux prochaines élections européennes : « Nausée. Le Parlement adopte le Pacte Asile & Migration. La détention des enfants, la traque & le rejet des exilés font loi, écrit-elle, sur X. Les socialistes, libéraux & la droite réalisent le cauchemar rêvé par l’extrême droite : l’Europe des barbelés plutôt que l’Europe de la solidarité. »
Nausée.
— Manon Aubry (@ManonAubryFr) April 10, 2024
Le Parlement 🇪🇺 adopte le Pacte Asile & Migration. La détention des enfants, la traque & le rejet des exilés font loi.
Les socialistes, libéraux & la droite 🇪🇺 réalisent le cauchemar rêvé par l'extrême-droite : l'Europe des barbelés plutôt que l'Europe de la solidarité. pic.twitter.com/A3JahZg9CQ
La volonté des peuples foulée aux pieds
Cette déclaration d’intentions mêlant soi-disant générosité et fermeté devra ensuite être adoptée par les Parlements nationaux, avant d’être éventuellement mise en œuvre à l’horizon 2026. De quoi voir venir ; même s’il y a évidemment péril en la demeure. En attendant, la Macronie promet pour demain le Grand Soir, ou presque. Valérie Hayer, face à Marion Maréchal sur CNews, le 9 avril, jurait que le Pacte asile et migrations signifiait le démantèlement des mafias de passeurs et la fin des entrées illégales ! Des promesses folles à destination des naïfs, de la part d'un parti qui ne cesse de vanter les vertus de l'immigration. Macron et le PPE de von der Leyen ont été les moteurs de ce Pacte qui interdit le renvoi des mineurs (vrais ou faux) et organise la répartition forcée des migrants sous peine d'amende rédhibitoire de 20.000 euros par tête ! Quant aux frontières solides autour de l'Union européenne, l'ancien patron de Frontex Fabrice Leggeri, désormais numéro trois de la liste RN aux européennes, a fait la preuve que la Commission n'en voulait pas. Ce Pacte scelle ainsi une submersion migratoire voulue et organisée, pied à pied, par les lobbies immigrationnistes de l'UE, rangés derrière la fameuse commissaire aux affaires intérieure Ylva Johansson. La volonté des peuples, qui refusent largement cette immigration imposée, est foulée aux pieds. Restent les élections européennes du 9 juin. Les immigrationnistes emportent une bataille, pas la guerre.
La répartition des migrants est adoptée par le Parlement européen. En cas de refus, les États membres devront payer une amende de 20 000€ par migrant refoulé.
— Nicolas Bay (@NicolasBay_) April 10, 2024
Ce texte est un nouvel appel d’air. Et il a été voté avec le soutien massif du PPE, groupe dont les LR font partie ! pic.twitter.com/S1r5HpedEn
Nicolas Gauthier
Source : http://bvoltaire.fr
Repas militant à Combourg (07/04/24)
Repas militant à Dunkerque (06/04/24)
Rediffusion du Forum du Parti de la France du 05/04/24
Piscine olympique à Saint Denis : rien n’est trop cher pour les quartiers dits « pauvres »
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La piscine olympique flambant neuve de Saint Denis au nord de Paris a reçu la visite du président de la République à l’occasion de son inauguration ce 4 avril. Toute la macronie ourlée s’est donnée rendez-vous sous le toit « en vague » de ce bâtiment flambant neuf de 20 000 m2 qui accueillera les épreuves de natation synchronisée, de plongeon et de waterpolo lors des JO de Paris. Et restera à la disposition des heureux habitants de Saint Denis.
Le chef de l’État est ici dans son élément, plus qu’au Salon de l’agriculture... Autour de lui, que du beau linge : Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile de France, Tony Estanguet, président de Paris 2024, ou encore Amélie Oudéa-Castéra, la ministre des Sports, les élus locaux, etc. Le chef de l’état s’épanche sur ce « lieu totalement nouveau et qui a été pensé avec audace et construit de manière inédite ». Surtout, cette piscine permettra aux malheureux habitants de Seine Saint Denis « d’apprendre à nager » car « il y a encore beaucoup d’injustice en la matière », assure-t-il.
188 millions d'euros
Les élus, eux, nagent dans les subventions. L’État devait engloutir 161 millions d’euros dans le bâtiment : ce sera finalement « 188 millions d’euros, financés essentiellement par l’état (82 millions d’euros), travaux de dépollution du site compris », précise Le Monde. « Une petite trentaine de millions » d’euros ont, eux, financé « la construction de la passerelle qui relie, au-dessus de l’autoroute A1, la piscine au Stade de France ». Lequel avait tout de même coûté 350 à 400 millions... Somptueux, on vous dit.
Alors, tant pis si le budget déjà cossu dérape sérieusement : « la facture est deux fois plus élevée que le devis en phase de candidature », explique Le Monde. « C’est pas grave, c’est l’État qui paye », comme disait un ancien président de la République.
Quand c’est pour la Seine Saint Denis, la bourse étatique ne connait plus la crise. Le département bénéficiera, toujours aux frais de l’État, d’une sorte de "privilège JO". Comme nous l’écrivions (La Seine Saint Denis plus égale que le reste de la France devant les JO), près de 180.000 billets seront tout bonnement offerts aux heureux administrés de ce département auquel la Cour des comptes reproche sa mauvaise gestion. Ce sera le département de France le mieux servi.
Les Français ont encore une fois mis la main à la poche. C’est pour les pauvres, nous disent les élus macronistes. Mais le département que l’INSEE présente comme « le plus pauvre de France » ne l’est plus lorsqu’on prend en compte l’économie parallèle... « Avec l’économie souterraine, la Seine Saint Denis est le deuxième département le plus riche de France », assurait le criminologue Xavier Raufer à BV en 2021. Tant pis pour les petites communes et leurs piscines qui peinent à survivre dans les départements ruraux.
L'équivalent de onze piscines dans la France rurale
Selon la Cour des comptes, « au terme de leurs travaux, les juridictions financières relèvent que l’offre de ces piscines et centres aquatiques publics sur le territoire répond à un modèle ancien et que leur financement devient complexe au regard de leur déficit, ce qui impose que leurs modalités d’exploitation techniques et financières soient sérieusement améliorées ». La hausse des prix de l’énergie avait engendré l’an dernier une flambée de fermetures, ponctuelles ou définitives. « Le coût moyen de construction d’un centre aquatique multifonctionnel (en France, ndlr) est d’environ 25 millions d’euros », précise encore la Cour des comptes. La piscine de Saint Denis représente donc l’équivalent d’une bonne dizaine de nouvelles piscines (11,5 précisément) dans la France rurale.
Croisons les doigts. Le contribuable devra s’estimer heureux si la piscine olympique n’est pas victime des prochaines révoltes… La Seine saint Denis aura bénéficié d’une bonne partie des 730 millions d’euros dégagés par les assureurs après les émeutes urbaines déclenchées par la mort de Nahel l’an dernier. Sans compter les subventions de l’État ou de la Région et les millions de la politique de la ville. L'État qui laisse mourir ses paysans en fera-t-il un jour assez pour la Seine Saint Denis ?
Marc Baudriller
Source : http://bvoltaire.fr
Rediffusion du Bistrot du PdF du 30/03/24
Thomas Joly répond à vos questions - Mars 2024 - Partie 2
Joyeuses Pâques !
Mondialisation : pour Pâques, le gigot français introuvable… ou hors de prix !
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Depuis l’accord de libre-échange signé entre l’Union européenne et la Nouvelle-Zélande fin 2023, la viande de la « Terre du long nuage blanc » a envahi nos rayons. certaines marques de la grande distribution ne semblent plus jurer que par l’agneau néo-zélandais. C’est, notamment, le cas de Picard ou Leclerc. Nous n’avons pas pu obtenir d’informations de leur part, mais leurs catalogues en ligne sont explicites : quasiment que de l’agneau néo-zélandais… D’autres enseignes ont des sources plus diverses. C’est, par exemple, le cas de Cora, Monoprix ou encore Carrefour. Sur le catalogue en ligne du géant de la distribution, « seulement » 14 des 55 articles proposés dans la catégorie « agneau », le 27 mars 2024, sont d’origine néo-zélandaise, assure le distributeur. Mais BV a fait le test. Au Carrefour de Saint-Quentin-en-Yvelines, une semaine avant Pâques, il fallait se rendre à la boucherie découpe pour trouver de l'agneau français... trois fois plus cher ! Il était absent en rayon. Du côté de la Grande Epicerie de Paris, en revanche, toute la viande est d’origine française. Ainsi, aux pauvres l’agneau néo-zélandais bourré de pesticides, à la bourgeoisie germanopratine l’agneau français élevé dans le respect des traditions de nos terroirs.
La saison pascale, qui correspond cette année peu ou prou à celle de l’aïd, est en France celle où l’on consomme le plus d’agneau. Si, l’an dernier, l’importation de viande néo-zélandaise était à la baisse, comparée à 2022, le récent accord de libre-échange entre l’UE et la Nouvelle-Zélande devrait changer la donne. Certaines marques assurent que leur approvisionnement néo-zélandais est ponctuel, comme Casino : « La production française ne permet pas de couvrir la demande en gigot d’agneau durant les fêtes de Pâques et de Noël, nous répond-il. Aussi, durant ces deux périodes de forte demande, les enseignes Casino ont recours à un approvisionnement en Nouvelle-Zélande et en Australie. Cela n'est pas lié à la signature du traité, car il s’agit d’un approvisionnement très saisonnier. Nous ajoutons que le reste de l’année, aucun approvisionnement en agneau ne vient de Nouvelle-Zélande. »
Vastes troupeaux et pesticides autorisés
Comment expliquer le succès de l'agneau néo-zélandais ? Premièrement, les éleveurs néo-zélandais n’opèrent pas à la même échelle que les nôtres. Il n’est pas rare que leurs troupeaux comptent plusieurs milliers d’individus, ce qui leur permet évidemment de réaliser de formidables économies d’échelle. Les normes sanitaires en vigueur au pays de la fougère sont bien moins contraignantes que les normes européennes. Ainsi, les éleveurs néo-zélandais utilisent entre autres le diflubenzuron, un pesticide puissant et possiblement cancérigène sur leurs bêtes comme sur leurs pâturages. Or, ce pesticide est interdit en France. Les éleveurs néo-zélandais ont par ailleurs de l'herbe toute l'année quand les éleveurs français doivent nourrir leurs troupeaux l'hiver.
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Un dernier point doit être pris en compte, et non des moindres : la viande n’est pas le principal produit d’exportation issu des moutons néo-zélandais. À l’inverse de la France, les bêtes sont là-bas principalement élevées pour leur laine. Celle-ci, très mal rémunérée en France, suffit généralement à amortir les coûts d’élevage. Les bénéfices de la viande sont donc du bonus pour les éleveurs, qui peuvent se permettre de la vendre à bas prix. C’est ainsi que l’on se retrouve avec des gigots néo-zélandais allant jusqu’à 7,99 € le kilo chez Lidl, tandis qu’il faut généralement compter au moins 20 € le kilo pour la viande française. Un rapport de un à trois !
Des gigots moins chers et... moins bons
Ces importations ont un impact dévastateur sur nos agriculteurs. Ignorés pendant des années, cela fait maintenant quelques mois qu’ils ont pu se faire entendre. Or, l’une de leurs revendications principales est l’arrêt des accords de libre-échange signés par l’Europe et l'arrêt de ceux ayant cours. Pour les agriculteurs, ces accords favorisent une concurrence qu’ils considèrent comme déloyale avec des produits moins chers mais de moindre qualité dont les agneaux néo-zélandais sont l’exemple type.
Nos classes populaires s’empoisonnent à petit feu avec de la viande de mauvaise qualité et nos agriculteurs se soumettent à une concurrence qui les tue tout aussi lentement, et cela, presque quarante ans après l’affaire du Rainbow Warrior. Car c'est pour se faire pardonner cette « affaire » que Mitterrand autorisa la Nouvelle-Zélande à importer ses agneaux en France, à des conditions très avantageuses. Un déséquilibre que la signature du traité UE-Nouvelle-Zélande n'a fait qu'accroître.
Louis de Torcy
Source : http://bvoltaire.fr
Des JO politisés
À travers ces JO, il y a beaucoup de choix politiques de Macron très révélateurs :
— Marion Maréchal (@MarionMarechal) March 29, 2024
👉 Aya Nakamura qui ne chante pas en français et qui a été condamnée pour violences conjugales,
👉 la croix du dôme des Invalides est retirée sur l’affiche,
👉 le village olympique est dans le 93. pic.twitter.com/f5unzlTPZS
Pour réduire la dette publique, arrêtons de financer l'invasion
#DettePublique : la seule variable d'ajustement économique immédiate dont dispose le gouvernement, c'est l'arrêt du financement de l'immigration. Supprimer toutes les aides, soins, logements aux immigrés réduirait de plusieurs dizaines de milliards les dépenses publiques.
— Thomas Joly (@ThomasJoly732) March 28, 2024
CETA : Quand la Macronie se moque de l’avis des Français
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Il est l’un des accords de libre-échange qui étaient au cœur de la colère paysanne du mois de février dernier. Signé en 2016 et adopté en 2017 à l’échelle européenne, le CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement) supprime les droits de douane sur 98 % des produits échangés entre l’Union européenne et le Canada. Il est soutenu par certaines filières (viticole, notamment), mais fortement rejeté par les éleveurs français, qui dénoncent des importations de viande de piètre qualité et ne respectant pas les normes sanitaires ou environnementales auxquelles ils sont, eux-mêmes, durement soumis.
En dépit de cette injustice criante, l’accord avait été adopté (de justesse) par l’Assemblée nationale en 2019. Il n’avait, en revanche, jamais été soumis au Sénat. C’est pour cette raison que des élus communistes l’ont mis à l’ordre du jour de leur niche parlementaire, le 21 mars 2024. Le verdict a été sans appel : rejet massif des sénateurs. Le fameux traité sera donc de retour à l’Assemblée pour un nouveau vote, le 30 mai prochain.
La Macronie droite dans ses bottes
Sensibles aux arguments soulevés par les agriculteurs français, gauche et droite sont désormais majoritairement opposées au CETA. Ce dernier pourrait donc être rejeté lors du vote prévu le 30 mai. Pourtant, une telle décision pourrait s’avérer sans effet. Interrogée sur ce sujet, lundi 25 mars, sur France Info, Valérie Hayer a ainsi fait savoir que le gouvernement pourrait parfaitement s’asseoir sur le vote des représentants du peuple. La France « a des process institutionnels sur ces questions-là », a expliqué la tête de liste Renaissance aux élections européennes 2024, se disant « convaincue que cet accord, il est bon pour nos agriculteurs ». « Ce sera la décision du gouvernement de voir quelle position sera prise », en cas de rejet du CETA par l’Assemblée, a-t-elle ajouté. Pourrait-il être appliqué même si les deux chambres votent contre ? Réponse de l‘intéressée : « Il pourrait. »
🔴Le CETA rejeté par les sénateurs ➡️ "C'est de la démagogie pure. Cet accord est bon pour nos agriculteurs", tranche Valérie Hayer. #DemainLEurope pic.twitter.com/C7vdPbOMHp
— franceinfo (@franceinfo) March 25, 2024
CETA : Quand la Macronie se moque de l’avis des Français
L’opposition n’a pas tardé à réagir à ce déni caractérisé de démocratie. « Le plus simple c’est de supprimer le Parlement. Ça ira plus vite », a ironisé Fabien Gay, sénateur communiste de Seine-Saint-Denis. Tête de liste LFI, Manon Aubry a raillé l’habitude prise par le gouvernement de « passer en force », rappelant l’usage fréquent qui avait été fait, précédemment, de l’article 49.3. De son côté, le député LR de Belfort Ian Boucart a salué avec ironie une « belle conception de la démocratie ».
Une entourloupe législative
Il se trouve, pourtant, que l’avis des deux assemblées représentatives risque bien de compter pour du beurre et que l’opposition ne pourra rien y faire. La législation européenne prévoit qu’en cas de non-ratification d’un traité, son application soit remise en cause dans toute l’Europe… si et seulement si le pays concerné prend la peine de le notifier à Bruxelles. Or, rien dans les textes n’oblige le gouvernement français à le faire ! Cette entourloupe a déjà servi, par le passé : en juillet 2020, le Parlement de Chypre avait rejeté le CETA, mais le gouvernement chypriote n’a jamais notifié ce rejet à l’UE, permettant à l’accord dénoncé de continuer à s’appliquer comme si de rien n’était…
Cette nouvelle affaire illustre l’omnipotence d’un projet européen qui avance coûte que coûte, avec toujours plus de brutalité, indifférent aux protestations des peuples méprisés.
Jean Kast
Source : http://bvoltaire.fr
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