Le blog politique de Thomas JOLY
Président du Parti de la France
Hommage au professeur Montagnier, disparu il y a un an
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Le professeur Montagnier, découvreur du VIH, est mort le 8 février 2022 à l’âge de 89 ans. Il faisait partie des quelque douze Français à avoir reçu le prix Nobel de médecine depuis sa création en 1901. Cependant, en 2020, ses propos sur l'origine artificielle du virus SARS-CoV-2 lui avait valu l'ignorance du gouvernement qui, à sa mort, n'a pas daigné lui adresser un simple message honorifique, alors qu'il était grand-officier de la Légion d'honneur et qu'à ce titre il aurait eu droit aux honneurs militaires.
Il s’avère qu’un rapport récent des services de renseignement américains estime « très probable » une fuite du laboratoire de Wuhan, en Chine. En 2022, le journal Le Monde, comme la plupart des autres journaux, s'était érigé en juge autoproclamé de la pensée scientifique en sous-titrant : « Depuis plus de dix ans, les propos non fondés scientifiquement du biologiste français avaient suscité de nombreuses polémiques. »
Etait-ce réellement la seule chose à retenir de ce scientifique d'exception ? Penser différemment, n'est-ce pas la première des qualités dont un chercheur digne de ce nom devrait se prévaloir pour pouvoir percer les mystères de la nature ? Comme l'avait bien expliqué le professeur Raoult, lors d'une interview sur Sud Radio il y a un an, sa découverte du VIH n'était pas le fait du hasard mais bien d'un savoir et d'une intuition hors du commun qui lui ont permis de créer un laboratoire dans un champ, nouveau à l'époque, qui est celui des oncornavirus. Cela l'avait amené à découvrir les mécanismes du virus du SIDA, avec des explications allant à l'encontre du dogme central de la biologie moléculaire qui prévalait dans les années 80. Rien que pour cela, la planète entière devrait lui être reconnaissante, mais selon Raoult, même à l'époque, il était haï à l'Institut Pasteur dont il a pourtant fait la fortune.
Le propre d'un génie et d'une personne sûre de ses raisonnements est bien de pouvoir réunir des conditions pour faire émerger des idées, d'être en avance sur son temps et de ramer à contre-courant sans craindre la honte ou le ridicule. Telle est la logique des découvertes mise en évidence par le philosophe des sciences Karl Popper. Que ce soit en médecine ou concernant le climat, c'est pourtant bien de l'inverse que peuvent se prévaloir les scientifiques encensés par Le Monde et les médias en général, qui n'ont retenu de Montagnier que les polémiques et déclarations qualifiées par eux-mêmes de « non fondées scientifiquement » car, de nos jours, ce sont les « fact-checkers » qui font et défont la science et édictent ce que le peuple doit en connaître.
Pour que les idées soient acceptées, elles doivent rester dans l'axe tracé par la majorité et admis par ceux qui gouvernent et financent. Cette majorité ne peut, bien sûr, pas se tromper et, pour diverses raisons, il est très facile d'y adhérer. On appelle cela le consensus scientifique. C'est sur ce principe que s'est imposé le dogme du réchauffement climatique anthropique, et désormais, les voix discordantes n'ont plus la parole dans les médias officiels ni sur certains réseaux sociaux.
Le Top 20 du classement de Shanghaï concernant la recherche universitaire est largement dominé par les établissements américains et britanniques. Compte tenu du sort réservé en France aux esprits atypiques, comme pouvait s'en prévaloir le professeur Montagnier, cela n'est pas près de changer.
Marc Le Menn
Source : http://bvoltaire.fr
BELGIKISTAN - Avec Thomas Joly et Hervé Van Laethem - Le Forum du PdF (02/03/2023)
Journal de bord de Jean-Marie Le Pen - N°693
Sujets abordés : la grève du 7 mars, la réforme des retraites, la place de la France en Afrique, l'influence russe et chinoise en Afrique, une nouvelle loi sur l'immigration, la coordination « Partout Callac », le harcèlement scolaire.
Sécurité routière : réprimons aussi la lenteur !
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Si la sécurité routière avait vraiment pour objectif de réduire le nombre d'accidents sur les routes, les automobilistes qui roulent - sans motif impérieux - en dessous des limites autorisées seraient verbalisés au même titre que ceux qui les dépassent.
Ces conducteurs provoquent un agacement légitime, des bouchons, des retards injustifiés et au final des dépassements parfois dangereux. La répression ne doit pas se faire que dans un sens. La lenteur tue elle aussi.
Thomas Joly - Président du Parti de la France
César : pourquoi autant de récompenses pour « La Nuit du 12 » ?
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Six César, dont celui du Meilleur film et de la Meilleure réalisation. Telles furent les récompenses du dernier long-métrage de Dominik Moll, La Nuit du 12, lors de la 48e cérémonie qui s’est tenue à l’Olympia de Paris, le 24 février dernier. Un triomphe qui n’est pas totalement étranger aux discours idéologiques de ce thriller…
Librement inspiré d’un chapitre d’une trentaine de pages du livre de Pauline Guéna 18.3 – Une année à la PJ, publié chez Gallimard, La Nuit du 12 raconte l’affaire non résolue du meurtre d’une jeune femme brûlée vive en pleine rue tandis qu’elle rentrait chez elle après avoir passé la soirée chez une amie. Fictif, le récit suit deux policiers chargés de l’enquête : Yohan, chef de groupe trentenaire, taiseux et placide, et Marceau, vieux briscard rigolard et à fleur de peau en cours de divorce. Profondément ébranlés par l’affaire, estomaqués par les témoignages plus ou moins désinvoltes/déplacés recueillis auprès des fréquentations masculines de la victime, les deux collègues prennent conscience que chacun des suspects aurait pu commettre le crime…
Très bien construit, dense, comme souvent avec Dominik Moll (Harry, un ami qui vous veut du bien, Lemming, Seules les bêtes), le récit annonce d’emblée la couleur en intertitre d’ouverture : l’enquête dont il sera question n’aboutira jamais, marquant pour toujours les policiers chargés de sa résolution.
« Le livre, affirmait le réalisateur en interview, disait que chaque enquêteur tombe un jour sur un crime qui fait plus mal que les autres, que pour une raison mystérieuse, il se plante en lui comme une écharde, et que la plaie n’en finit pas de s’infecter. »
Focalisant sur ses personnages et sur leurs failles individuelles, le film de Dominik Moll se veut une enquête à échelle humaine qui jamais ne fait l’impasse sur les imperfections du système (manque de moyens, matériel défectueux, etc.). Et Marceau de résumer, lors de ses divagations en voiture : « C’est le combat du bien contre le mal mais avec une photocopieuse qui ne marche pas »...
Toujours est-il que la clé de voute idéologique du film, qui explique la démarche initiale du cinéaste et les récompenses obtenues aux César, est à chercher ailleurs, dans une séquence dialoguée entre Yohan et une juge d’instruction récemment saisie du dossier (Anouk Grinberg, magnifique) où le policier, après trois ans d’enquête infructueuse, livre le fond de sa pensée : « Ce sont tous les hommes qui ont tué Clara […] C’est quelque chose qui cloche entre les hommes et les femmes. »
Par cette réplique en apparence banale, le personnage principal – et le film avec lui – non seulement entérine le statut victimaire de LA femme une et indifférenciée, mais n’hésite pas à prendre le cas particulier d’un détraqué qui brûle une femme pour en tirer des généralités sur les relations entre sexes. Le milieu du cinéma, très prompt en général à dénoncer les « amalgames » en tous genres, nous prouve, s’il en était besoin, qu’il n’est pas le dernier à les pratiquer… La productrice Caroline Benjo s’engouffre dans la brèche et va plus loin encore lors de son discours aux César : « Dans le film de Dominik, les hommes écoutent. Ils écoutent d'autres hommes débiter un flot de propos profondément misogynes sans se rendre compte de rien ; mais surtout ils écoutent des femmes qui leur tendent un miroir sans concession. » Voilà qu’on associe désormais aux meurtriers les flics chargés de rendre justice aux victimes... De la bêtise à l’abjection, il n’y a qu’un pas.
4 étoiles sur 5 (pour le film, pas pour ce qui l’entoure…).
Pierre Marcellesi
Source : http://bvoltaire.fr
Marion Maréchal, la meilleure candidate du camp national ?
Gilbert Collard n'a pas tout à fait tort, Marion Maréchal est la mieux placée pour porter les espoirs du camp national en 2027. Mais le problème n'est pas Zemmour, la plaie c'est Marine Le Pen qui entend bien servir une nouvelle fois de marche-pied au candidat du Système à la prochaine Présidentielle.
Olivier Véran reprend ses déclarations délirantes
Ça ne vous rappelle pas le cirque covidiste ?
— Thomas Joly (@ThomasJoly60) March 1, 2023
Et cet enchaînement improbable liant l'annonce de restrictions sur l'eau à la vaccination contre le papillomavirus, mon Dieu... https://t.co/wMJVJ1FoRX
Églises détruites, vandalisées ou laissées à l’abandon : la France tourne le dos à son passé
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La grue s’approche lentement de l’église. En quelques minutes, dans un silence assourdissant, le clocher du Genest-Saint-Isle (Mayenne) est désolidarisé de la structure. Pierre après pierre, l’église Saint-Sulpice, bâtie au XIXe siècle, se retrouve réduite en gravats. Désormais, les cloches ne sonneront plus dans ce petit village de Mayenne… Non loin de là, à La Baconnière, une autre église pourrait bientôt connaitre le même triste sort.
Destruction en cours de l'église du Genest-Saint-Isle, en Mayenne pic.twitter.com/3pgVjwUzZM
— Pierre Sautarel (@FrDesouche) February 27, 2023
Des églises laissées à l’abandon
« À chaque fois qu’une église s’efface, c’est un fragment d’âme de la France qui s’évanouit. » Dans une indifférence médiatique totale, la lettre ouverte d’une centaine de parlementaires de droite résonne comme un avertissement. Alors qu’au Moyen Âge, les bâtisseurs détruisaient les édifices religieux pour en construire de plus beaux et de plus grands, désormais, en France, des églises sont démolies pour ne jamais être remplacées… Petit à petit, influencés par la cancel culture, certains élus, souvent encouragés par des associations et collectifs, laissent s’effacer toute trace de notre passé chrétien qu’ils ignorent ou honnissent tant.
À 700 kilomètres de la Mayenne, Notre-Dame de Fourvière, qui surplombe et protège la ville de Lyon, ne résiste plus aux attaques du temps. Les tours de la basilique, consacrée en 1896, sont de plus en plus exposées. Des infiltrations et des fissures menacent la structure et nécessitent d’importants travaux d’urgence, rapporte Le Parisien. La fondation privée en charge de l’édifice recherche plus de 8 millions d’euros pour mener à terme ce chantier, dont 5 millions seulement pour la partie patrimoine. Quelques mécènes ont d’ores et déjà annoncé leur participation à la collecte de fonds. En revanche, la ville de Lyon, dirigée par l’écologiste Grégory Doucet, a fait savoir qu’elle ne débourserait pas un centime, considérant avoir déjà assez investi dans cet édifice. Ainsi, plutôt que de participer à la sauvegarde du premier site touristique de la métropole et de l’emblème de la ville des Lumières, la majorité écologiste semble préférer attribuer des subventions à des associations pro-migrants (SOS Méditerranée, notamment).
L’indifférence contre les actes antichrétiens
Quand elles ne sont pas laissées à l’abandon par des élus peu soucieux de défendre l’identité de la France, de (trop) nombreuses églises sont vandalisées ou profanées. Église fracturée et dégradée à Paris, ce 26 février, statue décapitée dans une église d’Orly, dix jours plus tôt, départs de feu dans une église des Yvelines, cocktail Molotov lancé contre le porche d’une église parisienne en janvier… Depuis le début de l’année 2023, la presse recense (de façon non exhaustive) déjà plus d’une dizaine d’actes de vandalisme contre des édifices religieux chrétiens. Au mieux, ces profanations remplissent la rubrique des simples « faits divers ». Mais, la plupart du temps, elles sont passées sous silence. À l’inverse, toute attaque contre une mosquée ou une synagogue déclenche – légitimement – une vague d’indignations et de réactions.
Chaque année, une poignée d’églises, laissées à l’abandon, doivent être détruites. Mais d’ici 2030, 2.500 à 5.000 églises seront menacées d’être démolies ou vendues. Et alors, que restera-t-il du « blanc manteau d’église » qui couvrait la France jusqu’à l’aube du XXIe siècle ? Avant que des églises, vestiges cultuels et culturels de notre pays, ne deviennent des mosquées, comme ce fut le cas à Graulhet (Tarn), il n’y a qu’un pas. Sera-t-il bientôt franchi ? Seule une mobilisation des Français, et des catholiques en première ligne, pourrait inverser la tendance.
Clémence de Longraye
Source : http://bvoltaire.fr
Quand des dirigeants de Reconquête pratiquent la division du camp national...
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Dans cet article de Martine Chapouton publié par Riposte Laïque, il est révélé que des dirigeants nationaux de Reconquête ont tenté par deux fois de faire du chantage auprès des organisateurs de la lutte contre l'installation de migrants à Callac et à Saint-Brévin pour en exclure le Parti de la France et Civitas.
Bravo à eux d'avoir refusé ces injonctions de candaules dignes du fan-club de Marine Le Pen. Pourquoi prétendre vouloir remplacer un RN complètement aseptisé, à plat ventre devant la bien-pensance médiatico-politique, pour au final appliquer les mêmes méthodes détestables d'exclusion et de division du camp national ?
L'article est à lire ici : https://ripostelaique.com/reconquete-doit-il-se-dediaboliser-pour-rassembler-plus-large.html
Hommage à Just Fontaine
Hommage à Just Fontaine rappelé à Dieu mardi. Recordman du nombre de buts marqués en phase finale de Coupe du monde, il était l'un des derniers vestiges du football français, du temps où il n'était pas représenté par une bande de mercenaires africains islamisés. pic.twitter.com/5lrreBCa2Q
— Thomas Joly (@ThomasJoly60) March 1, 2023
Le Service national ne rééduquera pas les racailles
Qu'il soit militaire ou « universel », le service national obligatoire est un vieux fantasme républicain aujourd'hui complètement archaïque. Il faut être bien naïf pour croire que cela peut civiliser les racailles et rattraper le désastre éducatif français.
— Thomas Joly (@ThomasJoly60) March 1, 2023
Fin du monde à la cérémonie des César
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Sur la scène de la cérémonie des César, une jeune activiste vient alerter la population française assise devant son écran. Sur son tee-shirt est inscrit : « We have 761 days left. » Avant que les téléspectateurs n'aient eu le temps de traduire, la régie interrompt la retransmission de la soirée. Les non-bilingues disposent de quelques minutes pour consulter une traduction en ligne : « Il nous reste 761 jours. » Stupeur dans les foyers. 761 jours avant la fin de l'émission ! Ils ne tiendront pas. La pénurie de statuettes menace l'entre-soi du cinéma français, les usines ne parviendront pas à fournir.
La militante debout, poing levé, dans une posture mélodramatique appartient au mouvement Dernière Rénovation. Dans le cadre du réchauffement climatique, le groupuscule se bat pour obtenir « un plan de rénovation thermique des bâtiments à la hauteur de l'urgence ». Les 761 tee-shirts utilisés pour le compte à rebours ne suffiront pas à isoler les habitations. Au terme de ces deux ans et des poussières, disons le 25 avril 2025 à minuit, la planète sombrera irrémédiablement dans un chaos indescriptible. Tout cela parce que les téléspectateurs français bilingues n'auront pas calfeutré leur chaumière. C'est rageant.
Outre ce constat qui vient glacer l'assistance, le premier bilan de la soirée montre un accès à la scène des César en libre-service. Intermittents du spectacle ou représentants en laine de verre parviennent à se hisser aux côtés des acteurs sans la moindre difficulté. Pour cette célébration de films confidentiels, la revendication dérisoire d'une hurluberlu écolo vient parachever la démarche. Les millions de spectateurs qui n'iront pas voir les longs-métrages récompensés resteront hermétiques à ce message abscons. L'homogénéité de l'ensemble est impeccable. La fin du monde et la fin d'un monde. L'un supposé, l'autre bien réel. Malgré ce bel ensemble, un silence gêné parcourt l'assistance. Pas un seul professionnel ne se lève pour applaudir cette rengaine mondialiste tout droit sortie du rapport du GIEC. Les uns pensent à leurs cerveaux non isolés de la propagande médiatique, les autres appellent un couvreur. Plus que 761 jours pour parvenir à toucher le grand public. La tâche est immense.
Jany Leroy
Source : http://bvoltaire.fr
États-Unis : deux lesbiennes violent et tuent leur fils adoptif
Voici une info qui ne fera pas la Une des médias.
Ça s'est passé en Argentine. Ces deux immondes détraquées ont violé leur fils adoptif de 5 ans en lui introduisant un objet conséquent dans l'anus et l'ont ensuite tué.
Le couple de lesbiennes Magdalena E.V et Abigail P. est accusé du meurtre de leur fils adoptif, elles ont été reconnues coupables d'homicide aggravé et de son viol « sauvage ».
Thierry Tuot, immigrationniste militant, présidera la section de l’Intérieur du Conseil d’État
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Ce 6 mars 2023, Thierry Tuot prendra ses fonctions de président de la section de l’Intérieur du Conseil d’État, succédant à Sylvie Hubac, qui occupait le poste depuis juillet 2018. À l’heure où les discussions sur le projet de loi Immigration battent leur plein, cette nomination d’un homme aux partis pris idéologiques tranchés, notamment en ce qui concerne la politique migratoire, a de quoi inquiéter.
Énarque, devenu conseiller d’État en 2001, Thierry Tuot est un spécialiste de l’immigration. Auteur de Les Indésirables. L'intégration à la française (Grasset), publié en 2000 sous le pseudonyme de Jean Faber, l’homme se fait surtout connaître en 2013 à l’occasion d’un rapport rendu au Premier ministre de l’époque, Jean-Marc Ayrault, intitulé La Grande Nation : pour une société inclusive. Rapport au Premier ministre sur la refondation des politiques d’intégration. Dans une plaidoirie exaltée en faveur d’une société multiculturelle, le conseiller d’État y fustige une « xénophobie archaïque » qu’il oppose aux notions bienfaisantes d’« antiracisme », de « multiculturalisme », de « lutte contre les discriminations »… « La Révolution de 1789 n’a pas entendu que la fraternité ne s’exerçât que sur une fraction du genre humain », clame ainsi le penseur métamorphosé en tribun.
Le ton est donné, il ne changera pas au cours de la centaine de pages qui constituent le rapport. Tout y passe : lieux communs, mépris des compatriotes à l’esprit étriqué, victimisation des étrangers… Arrogant, le justicier fustige cette « invocation rituelle » que certains, « sans crainte du ridicule », brandissent comme un étendard : « Droits et Devoirs ! Citoyenneté ! Histoire ! Œuvre ! Civilisation Française ! Patrie ! Identité ! France ! » Une succession d’horreurs à laquelle s’ajoute l’insoutenable et « frénétique invocation du drapeau », alors même que « les seuls qui versent vraiment leur sang pour la patrie, aujourd’hui, nos soldats, sont souvent issus de l’immigration ! ». Aucun poncif n’est épargné au lecteur : « Nous sommes tous d’origine étrangère et avons tous vocation à devenir autochtone »… Quant à ceux qui pensent autrement, ce sont simplement des distributeurs d’« anathèmes néo-vichystes ».
Dans un art consommé du calendrier, c’est donc l’auteur de ce rapport que le gouvernement juge bon d’élever à de plus hautes responsabilités. Ce département a vocation à examiner « les projets de texte liés à la politique intérieure du pays (projets de texte relatifs aux principes constitutionnels, aux libertés publiques, au droit d’asile, à l’immigration, à la jeunesse et au sport, etc.) ». Ses avis sont, bien entendu, rendus publics, ce qui leur donne un poids certain. Cette nouvelle distinction, entérinée par le Conseil des ministres du 22 février dernier sur proposition du garde des Sceaux, est donc loin d’être anodine.
L’en même temps macronien intervient ici dans sa plus éclatante manifestation : il place d’un côté Gérald Darmanin et Olivier Dussopt, censés incarner la fermeté avec un projet de loi supposé répressif – la droite est heureuse -, et de l’autre Thierry Tuot qui examinera le texte des deux redresseurs de torts et l’amendera à n’en point douter – la gauche est heureuse. En tentant, une nouvelle fois de rassurer tout le monde, le gouvernement Macron ne satisfait en réalité personne. La direction empruntée est plus que confuse. Elle confirme que le projet de loi Immigration, mis en scène de manière tonitruante ces dernières semaines, n’est qu’un coup de communication supplémentaire. A force de souffler le chaud et le froid, Macron fait monter la fièvre.
Marie-Camille Le Conte
Source : http://bvoltaire.fr
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