Le droit de bouillir le cru est désormais un vague souvenir : alors qu’il se transmettait auparavant de façon héréditaire, il est bloqué depuis 1959, ne laissant que la possibilité aux bouilleurs de cru ayant acquis ce droit antérieurement à cette date de l’exercer ou de le transmettre à leur conjoint survivant.
Ne laissant que des octogénaires, voire nonagénaires, comme derniers garants de cette lointaine tradition, qui a accouché des nombreux spiritueux issus de fruits ou de plantes que nos belles régions connaissent, de la pomme pour le calvados normand, à la mirabelle pour l’alcool éponyme de Lorraine…
Cette mesure, prise au prétexte de préserver la santé publique, apparaît désormais comme un deux poids deux mesures grotesque et hypocrite : plutôt que de déguster avec délectation les productions artisanales de son terroir, l’on se précipite vers les alcool bas de gamme proposées dans les rayons des supermarchés. Favorisant ainsi la production industrielle, souvent étrangère, la quantité au détriment de la qualité, et la consommation abusive chez les plus jeunes de produits alcoolisés médiocres.
En éloignant autant le produit fini de sa matière première, cette mesure restrictive a finalement participé de ce climat mondialisant délétère qui déracine, fait de chaque chose un simple bien commercial qui doit être contrôlé par l’État et sur lequel une dîme doit être prélevée.
Le Parti de la France défend le droit des Français à perpétrer le savoir-faire de leurs aïeux. Sus aux confiscateurs d’alambics !
Victor Jan de Lagillardaie - Membre du Bureau politique du Parti de la France
Tout au long de la journée de mardi, l’intégralité du champ lexical de l’indignation républicaine était de sortie. En effet, samedi dernier, un groupe de nationalistes français a manifesté son soutien à Sébastien Deyzieu, décédé le 7 mai 1994, à 22 ans, en marge d’un regroupement du GUD. Ainsi que l’a parfaitement rappelé Marc Eynaud dans son article, aucun trouble à l’ordre public n’a été a déploré lors de cette manifestation.
Mais voilà, certains y ont vu des néo-nazis, d’autres des néo-fascistes, et tous ont entendu le bruit des bottes raisonner dans les rues parisiennes. Jusque-là, rien d’inhabituel et le préfet de police de Paris se défendait plutôt bien avec des armes juridiques. Mais devant la polémique, Darmanin s’est emparé du sujet. Il a donc demandé aux préfets d’interdire de manière générale et absolue toutes les manifestations d’extrême droite.
Ainsi, il ne se passe pas une journée sans que ces personnes ne restreignent impunément les libertés fondamentales dans notre pays. Ce ministre de la Macronie vient de créer « un principe général d’interdiction de manifester en raison de l’opinion politique ». C’est assez simple, au fond, par cette consigne donnée aux préfets, le ministre de l’Intérieur viole à la fois le droit européen, le droit constitutionnel et la loi en la matière.
Le Conseil d’État avait récemment rappelé les principes généraux de la liberté de manifester : « La liberté d'expression et de communication, garantie par la Constitution et par les articles 10 et 11 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et dont découle le droit d'expression collective des idées et des opinions, constitue une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du Code de justice administrative. Son exercice, notamment par la liberté de manifestation ou de se réunir, est une condition de la démocratie et l'une des garanties du respect d'autres droits et libertés constituant également des libertés fondamentales au sens de cet article. » Par conséquent, le principe absolu est celui du droit de manifester.
Parce que manifester est une liberté fondamentale, ceux qui souhaitent organiser une manifestation n’ont qu’une obligation déclarative. Le Conseil d’État a d’ailleurs refusé, pendant la crise sanitaire, de faire basculer cette obligation vers un principe d’autorisation préalable. Autrement dit, une manifestation doit être déclarée mais n’a pas à être autorisée.
En revanche, une fois déclarée, et par exception seulement, la manifestation peut être interdite par le maire ou par le préfet. Mais il existe des conditions de légalité strictes dans lesquelles doivent s’inscrire ces interdictions, comme par exemple une présomption grave d'un réel danger de troubles à l'ordre public procédant de la manifestation projetée et l'inexistence d'un autre moyen efficace pour maintenir l'ordre public.
Ainsi, ordonner aux préfets d’interdire toutes manifestations d’extrême droite, c’est donner l’ordre d’exclure « a priori » toute réflexion sur les conditions de légalité de l’arrêté. Le ministre de l’Intérieur lui-même demande donc aux préfets de prendre des arrêtés d’interdiction, quand bien même ceux-ci seraient « a priori » manifestement illégaux. Or, l'arrêté doit être motivé en application de l'article L. 211-2 du Code des relations entre le public et l'administration.
La décision doit préciser, dans ses motivations, les risques pour l'ordre public (précédentes manifestations organisées par les mêmes personnes et ayant donné lieu à des troubles, mots d'ordre visant à troubler l'ordre public ou à commettre des dégradations) et la difficulté quant au maintien de l'ordre public liée, par exemple, au volume des forces de police, aux difficultés inhérentes au lieu de la manifestation. Le préfet ne peut pas s’extraire de son obligation de motivation, pour des raisons uniquement politiques, sous le prétexte qu’il laisserait les tribunaux administratifs le soin de juger de la légalité de son arrêté. Raisonner ainsi, c’est décider de façon totalitaire de restreindre une liberté fondamentale envers un ennemi supposé qui n’est même pas strictement défini.
Platon n'avait-il donc pas raison lorsqu’il affirmait que la tyrannie deviendrait le point d’aboutissement inéluctable de la démocratie ?
Yannick Morez, maire de Saint-Brevin (44) s’est rendu célèbre en étant le promoteur et l’ardent défenseur d’un projet de CADA jouxtant l’école maternelle et l’école primaire de la Pierre Attelée. Devaient venir dans ce CADA 120 Africains hommes qui, pour accéder au CADA, devaient passer par la porte de l’école.
Évidemment, de nombreux parents d’élèves se sont émus de ce projet insensé, faisant notamment valoir la nécessaire mise en œuvre du « principe de précaution » s’agissant de la sécurité des enfants, car si tous les migrants ne sont pas de dangereux individus, il pourrait s’en trouver qui le soient et les parents d’élèves refusent de faire prendre le moindre risque à leurs enfants.
Leur rejet du projet s’est exprimé au travers de l’organisation de 4 manifestations devant la mairie de St-Brevin, réunissant à chaque fois plusieurs centaines de personnes. Il semble bien que l’obstination des parents ait eu raison de la surdité du maire à leurs doléances.
Nous avons le grand plaisir d’annoncer que des indiscrétions nous ont permis d’apprendre que le maire va abandonner son mandat et quitter la ville en juin 2023. C’est ce qu’il a annoncé à son cercle rapproché.
Comme à Callac, où le maire Jean-Yves Rolland entendait attendre le 28 janvier 2023 pour annoncer l’arrêt du projet Horizon, à Saint-Brevin le maire entendait attendre le mois de juin pour faire l’annonce de l’arrêt de son mandat et celle de son départ de la ville. Nous nous faisons un plaisir d’en informer, sans attendre, les Brévinois et au-delà toute la presse.
Reste une double question :
Que va faire le conseil municipal avec l’annonce du départ du maire ?
Que va devenir le projet de CADA à la Pierre Attelée ?
Après avoir fait gravement monter la tension dans sa commune, Yannick Morez, soutenu par son conseil municipal, abandonne ses colistiers à leur triste sort et les laisse gérer seuls le dossier brûlant du CADA.
Nous ne serions pas étonnés que la majorité municipale vive assez mal cette « trahison » du maire et sa fuite piteuse. Allons-nous vers une explosion de la majorité du conseil municipal et peut-être de nouvelles élections ?
Quant au projet de CADA, va-t-il lui aussi disparaître comme le maire ? Ce serait certainement la solution la plus sage afin que la localité retrouve son calme et sa sérénité.
Les jours qui viennent seront, à n’en pas douter, riches d’enseignements.
Bernard GERMAIN- Porte-parole de la Coordination Partout Callac (www.partoutcallac.fr)
Alors que le week-end dernier se tenait le premier des 3 grands prix prévus aux États-Unis, la France, elle, se voit exclue une nouvelle fois du grand spectacle qu’offre la Formule 1, malgré un soutien des instances dirigeantes de la FIA pour le retour de la F1 en France.
Ce n’est pas faute d’infrastructures, mais bel et bien une volonté politique. À l’heure où on nous bassine à tout vent pour une électrification totale de notre parc automobiles, où on veut mettre au rencard la voiture plaisir, nos politiciens veulent tout réglementer, tout interdire. À quand une interdiction des 24h du Mans qui fête cette année sa 100e édition ?
Pour 2035, l’Union Européenne veut totalement abolir les moteurs thermiques (pour le moment seules l’Allemagne, l’Italie et la Pologne ont mis leur veto à cette décision aussi stupide qu’inutile) pour les remplacer par des moteurs électriques, sans penser aux conséquences. On nous parle du zéro pollution, alors que la pollution existe pour extraire les matières premières pour la fabrication de ces moteurs propres, tout comme pour le recyclage des batteries à la durée de vie limitée. Et le parc de bornes de chargement, en France, n’est pas adapté, pour une électrification à grande échelle.
Il serait temps que ces politiques, déconnectés de la réalité, arrêtent d'emmerder la population avec des décisions totalement ineptes. La voiture et le sport automobile doivent rester un loisir populaire, n'en déplaise aux talibans écolo-gauchistes.
Laurent Spagnol - Membre du Bureau politique du Parti de la France
De manière complétement délirante, Gérald « Moussa » Darmanin, Ministre de l'Intérieur, vient de déclarer à l'Assemblée nationale qu'il avait donné l'ordre aux préfets de prononcer l'interdiction systématique de toute manifestation considérée comme d'« extrême-droite » ; laissant ainsi la responsabilité aux tribunaux de lever ou non cette interdiction.
Il a suffi d'un mini-affolement gaucho-médiatique suite à la belle manifestation en mémoire de Sébastien Deyzieu - qui s'est déroulée sans le moindre incident samedi 6 mai à Paris - pour que le gouvernement justifie une nouvelle atteinte particulièrement grave aux libertés.
Toutefois, la fébrilité de toute cette engeance cosmopolite est très bon signe. Quand la République devient aussi agressive, c'est qu'elle tremble sur ses bases.
Dans le Forum du PdF du jeudi 11 mai, Alexandre Hinger reçoit Grégory Roose (écrivain) et Maxime Leroy (Délégué général adjoint du Parti de la France).
L'émission fera l'état des lieux du Grand Remplacement en France et traitera également de l'actualité politique.
Selon l’administration, les deux enseignants auraient porté atteinte au bon fonctionnement de l’institution. Retranchés derrière des notions juridiques noyées de casuistique, les instances disciplinaires ont choisi d’évincer messieurs Franklin Nyamsi et René Chiche.
Le premier, suivi par plus de 160.000 personnes sur le réseau social Twitter, critique régulièrement la politique africaine de la France. Le second, suivi par plus de 100.000 personnes, intervient régulièrement sur les chaînes de télévision et les radios pour dénoncer l’état intellectuel catastrophique de l’enseignement dans notre pays. De surcroît, et c’est essentiel de le souligner, M. Chiche est également responsable syndical.
Ajoutons que ces sanctions sont accompagnées de la privation des droits à rémunération et des droits à avancement et retraite. Par ailleurs, les lycéens sont directement impactés puisqu'ils sont privés de leurs enseignants quelques semaines avant le baccalauréat de philosophie.
Sous un angle strictement juridique, ces sanctions opportunistes obscurcissent un peu plus le paysage de la pensée politique et de l’opinion libre.
Rappelons que l’obligation ou le devoir de réserve, stricto sensu, n’est pas prévu par la loi, excepté pour certains statuts spécifiques comme celui des militaires ou celui des magistrats. La représentation nationale n’a donc jamais contraint à la réserve le professeur ou l’enseignant. Ce devoir est une stricte création prétorienne. Il prend sa source dans une jurisprudence du Conseil d’État déjà ancienne, du 15 janvier 1935, par un arrêt fondateur dit « Bouzanquet ». Autrement dit, il s’agit d’une obligation créée par les juges et contrôlée par ces mêmes juges.
Lors des débats parlementaires relatifs au statut général des fonctionnaires au début des années 1980, un amendement avait été déposé pour inscrire l’obligation de réserve dans la loi relative aux droits et obligations desdits fonctionnaires. Le ministre de la Fonction publique, en son temps, avait rejeté cet amendement en expliquant qu’il fallait « laisser le soin au juge administratif d'apprécier au cas par cas les limites au droit d'expression imposées aux fonctionnaires par l'obligation de réserve ». C’était, ainsi, donner un pouvoir au juge au détriment de la volonté populaire.
Le danger d’une telle situation provient de l’absence de cadre juridique clarifié et précisément défini. Afin de ne pas tomber sous le coup de la sanction, l’agent peut exprimer une opinion qui ne doit pas avoir de caractère excessif ou insultant vis-à-vis du service. Il doit veiller à s’exprimer avec une certaine retenue afin que son comportement ne nuise pas à l’administration à laquelle il appartient.
Or, toutes ces notions évoquées peuvent laisser cours à des interprétations diverses. Sur quels critères décider, juridiquement, du « caractère excessif d’un propos » ? Comment estimer que ce même propos a été exprimé sans une « certaine retenue » ? D’abord les commissions de discipline et ensuite les juges apprécieront, alors, au cas par cas. Ce sont ces seules appréciations qui font leur office et partant, cela devient une atteinte fondamentale à la sécurité juridique.
A ce titre, le ministre de l’Éducation nationale, a justifié les sanctions prononcées en affirmant que les professeurs avaient tenu « des propos outranciers, complotistes, injurieux d’une très grande violence ». Pap Ndiaye a ajouté, « nous garantissons le droit de libre expression, mais ce type de propos d’entre pas dans le droit de libre expression ». C’est évidemment là tout le problème. Ça ne devrait pas être au ministre, ni aux supérieurs hiérarchiques, ni mêmes aux juges, de décider que les propos tenus n’entrent pas dans le droit de la libre expression. Seul le peuple devrait pouvoir décider.
Le devoir de réserve est manifestement dévoyé. Certains hauts fonctionnaires ou hommes politiques ne supportent plus que l’on puisse contester leurs insuffisances, leurs décisions iniques ou que l’on ose la contradiction. Ils mettent donc en œuvre les procédures leur permettant d’évincer l’opinion qui dérange et celui qui la livre. Ces deux professeurs sont victimes de l’évolution de la censure dans notre pays. Cette censure à géométrie si variable.
En ce 8 mai, le Parti de la France rend hommage à toutes les victimes de ce dramatique et sanglant conflit qu'a été la 2nde Guerre mondiale.
Déjà largement amorcé par la Première Guerre mondiale, la 2nde a achevé de précipiter l'Europe vers le déclin sur la scène internationale.
Aujourd'hui, menacé dans son existence-même, le monde occidental doit impérativement se garder des guerres fratricides, comme toujours au service d'intérêts cosmopolites et mondialistes.
Plusieurs dizaines de millions de Français utilisent la voiture dans leurs déplacements quotidiens, que ce soit pour le travail, les loisirs - y compris les clubs sportifs des enfants, indispensables à leur éducation -, bien souvent les courses familiales. Beaucoup de nos compatriotes des classes populaires et moyennes ont été obligés de fuir les trop fameuses banlieues grand-remplacées, et bien des quartiers centraux aussi désormais ; on ne peut pas vivre, et encore moins élever ses enfants dans des environnements qui ne sont pas sûrs. De même, les transports collectifs, quand ils existent, outre leur lenteur, sont souvent mal fréquentés. Dans les lointaines périphéries des villes, toujours des bassins d’emploi, la voiture est tout simplement indispensable. C’est à plus forte raison vrai pour les Français néoruraux, qui, tout en appréciant le cadre de vie, ont été aussi souvent contraints à cette migration intérieure. Or, les 39 millions de voitures qui circulent en France, soit une quantité absolument massive, et appelée à le rester durant un moment dans tous les scénarios réalistes d’avenir, sont l’objet d’une excommunication majeure par l’intelligentsia écologauchiste dominante. En parler positivement, manifester de la bienveillance envers les automobilistes et leurs difficultés, est considéré quasiment comme une indécence. Telle n’est pas la position, bien au contraire, du Parti de la France.
La France dispose, héritage des années 1960-1980, d’un réseau autoroutier à peu près complet et cohérent. Il s’agirait pourtant de l’achever enfin véritablement, ce qui rendrait un grand service à plusieurs millions de nos compatriotes pour les quelques sections manquantes. Or, presque tous ces projets ont été abandonnés les uns après les autres depuis 2010. Parmi les rares rescapés, l’autoroute A69 entre Toulouse et Castres est désormais menacée par les manifestations violentes des écologauchistes. Parmi les projets abandonnés, et à l’utilité immédiate évidente, on mentionnera l’autoroute A24 Amiens-Lille, via Arras et Lens, trou noir singulier du réseau, ou l’A31bis, entre Nancy et Luxembourg, via Metz, qui doublerait une A31 dangereuse, ou l’A51, entre Grenoble et Sisteron, qui permettrait surtout en traversant les Alpes de soulager l’axe rhodanien saturé, et enfin l’A45 entre Lyon et Saint-Etienne, qui serait fort utile dans une région densément habitée, et typiquement peuplée de Français fuyant des environnements urbains devenus impossibles.
L’État trouve toujours des dizaines, des centaines de milliards, pour des dépenses douteuses ou absurdes, de la Covid aux plans-banlieues. Le Parti de la France propose une saine gestion de notre pays, des économies massives, à commencer par les 120 milliards d’euros annuels nets du coût de l’immigration. Les économies réalisées permettront de baisser les impôts des Français, et d’investir les quelques milliards nécessaires pour achever enfin notre réseau autoroutier national tout en supprimant les péages, insupportable racket des automobilistes.
Scipion de Salm - Membre du Bureau politique du Parti de la France
Nicolas Bay, député européen Reconquête, est-il le seul à trouver choquante l'exposition photo qui a lieu dans l'enceinte du Parlement européen ? Probablement pas. Il n'empêche que c'est à lui que l'on doit ce lancement d'alerte, pour le dire avec les mots de l'époque. Ecce homo (1997) est une série de photos d'Elizabeth Ohlson mettant en scène Jésus-Christ présent auprès de personnes marginales. Sur le fond, pourquoi pas. Mais quel est l'intérêt de montrer, sur l'un des clichés, un homme noir dans la position du crucifié, enlacé par un homme blanc ? Y a-t-il une autre justification à ce blasphème objectif que la provocation ? Les spécialistes de l'art contemporain trancheront le débat - à leur manière, c'est-à-dire avec des circonlocutions vaseuses qui éloignent l'art des gens ordinaires.
Pour faire une brève parenthèse culturelle, la récurrence d'œuvres obscènes (dans ce cas précis) ou totalement absurdes participe d'un même décalage entre le geste et l'objet, décalage fondamental que l'on peut dater, pour les plus indulgents ou les plus cérébraux, au Carré noir sur fond blanc de Malevitch (1915). Et pour les plus taquins ou les plus lucides, au scandale provoqué par la Fontaine de Marcel Duchamp (1917). Dans les deux cas, il s'agit d'un geste artistique qui prévaut sur la compréhension que peut en avoir le public. Un œil non éduqué peut admirer objectivement les tableaux de David ou les voiles de marbre de Strazza. Il ne peut, en revanche, pas comprendre objectivement en quoi sont beaux un carré de peinture noire ou un urinoir exposé sur un piédestal. Bref, depuis que l'art a cessé d'être accessible, il faut systématiquement un texte explicatif plus épais que l'œuvre pour que cette dernière soit comprise. Ainsi de cette exposition, ainsi de cette photographie.
Une fois refermée cette parenthèse, une question : y a-t-il un droit au blasphème dans l'art ? Peut-être. Ce n'est pas sûr, contrairement à ce que l'on croit. Car non seulement la fonction première de l'art n'est pas de transgresser, mais surtout, il n'y a plus rien à transgresser, aujourd'hui. Mais admettons, comme dirait Jean-Marie Bigard. Si l'art a le droit de blasphémer, pourquoi ne s'attaque-t-il qu'à la religion chrétienne et, le plus souvent, spécifiquement à la religion catholique? Là, on sèche. Deux pistes : d'abord parce que les catholiques, et plus généralement les chrétiens, n'ont pas vécu la Shoah et ne décapitent pas ceux qui se moquent d'eux. Ce sont les seuls sur qui on peut s'acharner.
Il y aurait bien une autre piste. Si les « artistes » autoproclamés s'attaquent en priorité au christianisme, c'est peut-être (mais c'est là, concédons-le, un point de vue de chrétien) parce que la religion chrétienne est vraie et que la vérité de son message appelle la haine de certains. Un film sur Don Amorth, l'exorciste du Vatican, sort ces jours-ci : c'est encore le film d'un pays protestant et qui accorde pourtant du crédit aux possessions démoniaques et au pouvoir que les prêtres catholiques ont sur le démon. Ils ne se sont pas demandé si cet acharnement contre le catholicisme et cette puissance de la foi contre le diable étaient liés au fait que le catholicisme était la religion véridique. Il faudrait peut-être commencer, face à de telles expositions, à se poser la même question. Ce n'est qu'une suggestion.
Si cette exposition mettait en scène des Juifs, le procès aurait lieu en comparution immédiate. Si elle mettait en scène des musulmans, la tête d'Elizabeth Ohlson serait déjà séparée de son corps. D'ailleurs, on le sait bien, rien de tout ça n'arrivera jamais. Surtout pas au Parlement européen, qui s'attache à détruire les racines chrétiennes du continent qu'il prétend représenter mais promeut le hijab et finance des organisations liées aux Frères musulmans. Philosophiquement parlant, et même métaphysiquement parlant, pour quoi œuvrent ces gens ? Et, surtout, pour qui ?