Je vois ici ou là, et même dans notre camp, des gens s'indigner des « violences policières » contre les casseurs d'extrême-gauche lors des mobilisations contre la réforme des retraites ou de la manifestation interdite contre la méga-bassine de Sainte Soline.
Si les exactions policières contre les Gilets Jaunes ou les participants à la Manif Pour Tous sont évidemment scandaleuses, on ne va pas pleurer parce que des crânes de gauchistes ou d'écolo-tarés se prennent quelques coups de matraques.
Lorsque nous serons aux commandes, la répression, tant des racailles de cités que des communistes qui troublent l'ordre public, sera bien plus vigoureuse qu'à l'heure actuelle. Les saboteurs de la CGT et les hystériques du climat y regarderont à deux fois avant d'essayer d'emmerder les Français et de saccager les biens publics et privés.
Trois semaines après les scènes de guérilla à Sainte-Soline, les agriculteurs et habitants des Deux-Sèvres sont encore sous le choc. Inquiets, seize maires des communes aux alentours de la ville qui servit de ralliement pour la manifestation du 25 mars publient, ce 6 avril, une lettre ouverte pour dénoncer « l’invasion de nos villages ». « Nous ne tolérons pas la prise en otage de nos populations qui subissent des inquiétudes, des peurs provoquées par la minorité violente de ces mouvements », écrivent-ils avec fermeté. Et de poursuivre : « L’anxiété, l’angoisse et la pression médiatique exercée sur nos administrés est insupportable ; certains de nos enfants mais aussi de nos aînés sont choqués par une telle déferlante. » Ces élus locaux, qui déplorent « les dégradations de biens des particuliers et des infrastructures », condamnent par ailleurs la présence d’élus de la NUPES, écharpes tricolores en bandoulière, dans une manifestation violente, et qui plus est interdite. Selon eux, ces députés mettent à mal, par leur participation provocante, « l’esprit de concorde qu’en élus responsables nous essayons de porter ». À Vanzay, village voisin de Sainte-Soline, le maire, exaspéré, va même plus loin. Outre cette lettre ouverte, il a décidé de porter plainte pour les nombreuses dégradations – accotements défoncés et chaussée à refaire – commises sur sa commune, point de départ des manifestants.
Qui se soucie des agriculteurs ?
Derrière ces élus, c’est toute une population, et notamment les agriculteurs, qui fait part de son inquiétude et de son incompréhension. Largement partagée sur les réseaux sociaux, l’interview d’Emmanuel Villeneuve, agriculteur à la tête d’une exploitation familiale de 150 hectares, résume auprès du Parisien l’état d’esprit de toute une profession. « Personne ne s’est posé la question de savoir comment nous, on le vivait, sur notre territoire, de voir nos outils de production saccagés », regrette-t-il, au bord des larmes. Et d’accuser : « La Ligue des droits de l’homme ne s’est pas trop inquiétée de savoir comment nous, on vivait [cette manifestation]. »
Comme lui, Arthur, agriculteur relié à la retenue d’eau de Sainte-Soline, déplore de nombreux dégâts. Parcelles d’orge et de blé piétinées par les manifestants, système de raccordement à la bassine incendié et mis hors service… « Dégoûté et énervé », il confie à nos confrères d’Ouest-France qu'il envisage des poursuites judiciaires à l’encontre des organisateurs de la manifestation. Depuis quelques jours, les témoignages d’agriculteurs, déjà cibles de nombreux actes de vandalisme lors de la précédente manifestation au mois d’octobre dernier, se multiplient. « Les manifestants ont détruit l’outil de travail d’un jeune agriculteur en polyculture élevage. Ils ont également piétiné et détruit plusieurs hectares de culture », alerte ainsi la section locale des Jeunes Agriculteurs. Une situation d’autant plus insupportable que « les agriculteurs touchés par ce vandalisme participent activement à nourrir les Français », rappelle le syndicat agricole.
À Sainte-Soline et dans les communes alentour, la même incompréhension règne. Habitués à la tranquillité, des riverains, calfeutrés chez eux le 25 mars dernier, ont vécu dans la peur cette journée de mobilisation. Après le retour au calme, nombreux sont ceux qui, sur les réseaux sociaux, s’inquiètent de la médiatisation négative de leur village et d’un possible retour des manifestants dans les prochains mois.
Plutôt que de manipuler les faits et de crier aux « violences policières », la Ligue des droits de l’homme aurait sans doute été plus utile à dénoncer les violences commises contre les agriculteurs.
Vu que les monomaniaques nous traitent de judéophiles et que les philosémites nous accusent d'antisémitisme, c'est donc que le Parti de la France a su trouver le juste équilibre entre déraison et soumission.
Cela vous a sans doute échappé, mais l’Union Européenne vient de voter un texte qui pose la question de la disparition de la propriété privée.
Il s’agit d’une authentique révolution, motivée par un prétexte purement idéologique : la lutte pour le climat.
On notera juste au passage que cette théorie du réchauffement climatique est largement contestée. De multiples scientifiques remettent en cause cette théorie du GIEC, notamment parce que cet organisme a été pris la main dans le sac à plusieurs reprises à trafiquer les chiffres pour qu’ils disent ce que le GIEC prétend.
Sur ce thème, on peut lire par exemple le livre d’Alban d’Arguin « Réchauffement climatique. Enquête sur une manipulation mondiale. » (Pardes Editions).
On n’oubliera pas non plus d’avoir en mémoire que l’Europe ne représente que 9% des émissions mondiales de CO2. Quant à la France, c’est 0,9%.
Tandis que la Chine et les USA en produisent à eux deux près de 50 %.
Pourtant l’Europe agit comme si tout se jouait en Europe et impose une politique délirante à tout le continent.
Après cette brève introduction, revenons au texte voté le 14 mars 2023 au parlement européen.
Il s’agit d’une modification du texte « directive sur la performance énergétique des bâtiments ».
Et que contient le nouveau texte voté ?
« Pour rendre le secteur du bâtiment neutre sur le plan climatique d’ici 2050, tous les nouveaux bâtiments devront être à zéro émission à partir de 2028. Sur une échelle de performance énergétique allant de A à G, les bâtiments résidentiels existants devront atteindre une classe minimale de E d’ici 2030, et D d’ici 2033. La classe G correspond aux 15% des bâtiments les moins performants du parc national d’un État membre. »
En résumé :
Tout bâtiment devra être neutre sur le plan climatique d’ici 2050 (ce qui est impossible)
Tous les bâtiments vont être classés sur une échelle de A à G (G est le plus mauvais)
Chaque bâtiment (y compris habitation personnelle) devra être au moins en classe E en 2030
Chaque bâtiment devra être au moins en classe D d’ici 2033
La classe G ce sont les 15 % les plus mauvais dans chaque État.
Si vous voulez vendre votre bien, il faudra faire les travaux nécessaires avant la vente.
Sinon, il sera interdit de vendre ou d’acheter ce bien immobilier.
Ce sera la même chose pour la location d’habitations (appartement et maison). Si ces biens ne respectent pas les règles de UE, ils ne pourront pas être loués.
À cela il convient d’ajouter que le chauffage avec des énergies fossiles sera interdit à partir de 2035 (charbon, fioul, gaz), tout comme seront interdits à la construction les véhicules thermiques.
Chauffage et véhicules devront donc être électriques, mais avec de l’électricité provenant d’énergies renouvelables puisque l’Europe a voté l’abandon du nucléaire comme source d’énergie, grâce la trahison de Dominique Voynet qui représentait la France lors de la réunion qui a pris cette décision alors qu’elle n’avait aucun mandat pour voter l’abandon du nucléaire.
La France devra donc, comme les autres pays européens se couvrir de panneaux solaires et autres éoliennes… et s’apprêter à des coupures d’électricité les jours où il n’y aura pas assez de vent et de soleil.
C’est donc bien à une révolution que nous sommes confrontés, au motif d’un véritable délire écologique des autorités européennes.
Et pour couronner le tout, il faut avoir en tête qu’avec les compteurs Linky, une multitude d’informations seront collectées sur la manière de vivre des gens, ce qui est non moins inquiétant.
L’Europe appelle cela de la « transparence » mais la transparence absolue qu’ils s’apprêtent à mettre en œuvre, c’est un totalitarisme absolu.
Certains se demanderont peut-être : comment vont faire les gens pour faire face à toutes ces contraintes et aux travaux ?
L’Europe a tout prévu.
D’une part des subventions seront accordées par les États.
D’autre part, les banques seront obligées d’accorder des prêts aux propriétaires d’immeubles nécessitant des travaux. Ce qui est aussi une violation de la liberté des banques d’accorder ou pas un prêt.
Quant aux citoyens concernés, contraints de recourir à ces prêts, la chanson ne dit pas comment ils vont faire pour rembourser s’ils ont des revenus modestes.
Une fois de plus, ce sont les personnes modestes qui seront les premières victimes de cette politique totalement folle.
Au final, on ne peut que constater que ces décisions de l’Europe sont une atteinte directe au droit de propriété et de jouissance de son bien comme on l’entend.
L’article 17 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen dispose : « La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité. »
Nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique l’exige …
Là il s’agit d’un domaine très particulier, reconnu et encadré de manière très stricte par le juge administratif.
C’est d’ailleurs un sujet classique dans les examens de droit : « l’expropriation pour cause d’utilité publique ».
Prenons un exemple pour illustrer le propos. Vous êtes propriétaire d’une maison qui gêne pour construire une route. Dans ce cas l’intérêt général justifie qu’on vous prive de votre propriété afin de la détruire pour pouvoir réaliser le projet de route dans l’intérêt général, c’est à dire la « nécessité publique ». Mais cette décision ne peut être exécutée qu’en respectant une procédure très précise et après une juste indemnisation du propriétaire.
Ce qui nous permet de mesurer le décalage évident qui existe entre cette procédure administrative stricte et les conséquences de l’application des volontés de l’Union Européenne.
La violation du droit de la propriété suite au texte voté par l’UE est ici indiscutable.
Ce n’est que l’approfondissement d’une dérive constatée il y a déjà de longues années.
À l’origine, l’Europe ne s’occupait que des problèmes économiques dans le cadre d’une Europe des nations qui respectait l’indépendance nationale de chaque pays et la volonté des peuples
Au fur et à mesure des années, l’Europe a empiété sur des domaines qui n’étaient nullement de sa compétence. Petit à petit, à chaque avancée les pays ont abandonné une part supplémentaire d’indépendance nationale.
Et l’on constate aujourd’hui que cette structure s’est érigée en véritable dictature se moquant totalement du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ainsi que de l’indépendance nationale de chaque pays, tout comme des législations nationales.
L’Europe, dont les dirigeants ne sont nullement élus, est devenue une machine à broyer les pays et les peuples.
L’Europe est en train d’apparaître au grand jour pour ce qu’elle est : un totalitarisme.
Dans une vidéo que l'on croirait sortie de Groland, le gnome pagano-européiste Thomas Ferrier s'en prend au Parti de la France qu'il qualifie d'antisémite et de nostalgique du NSDAP.
Ce personnage pusillanime et éternellement angoissé imagine ainsi se racheter une virginité politique en se grimant en Jean-Yves Camus du milieu nationaliste et patriote.
Sûrement croit-il, grâce à ce pathétique exercice de reptation, calmer les harceleurs qui lui font passer des nuits blanches ; ou bien espère-t-il décrocher une quelconque investiture chez Reconquête ?
Au final, il n'obtiendra rien du tout, à part un éternel discrédit, et restera le pauvre type qu'il a toujours été, risée de la mouvance nationale.
Dans le Forum du PdF du jeudi 6 avril, Alexandre Hinger reçoit Jonathan Sturel (écrivain, éditeur) et Pierre-Nicolas Nups (Délégué régional du Parti de la France pour la Lorraine).
L'émission sera consacrée à la législation sur les armes à feu et traitera également de l'actualité politique.
Le Parti de la France salue la performance du Parti des Finlandais qui, avec 20,05 % des voix lors des élections législatives du dimanches 2 avril, obtient 46 sièges de députés sur 200, et se classe à la seconde place, derrière le Parti de la Coalition nationale avec 20,82 % des suffrages. Il est devant le Parti social démocrate de la Première ministre sortante Sanna Martin, 19,93 %, arrivée troisième. Une contre-performance qui s’inscrit dans le recul généralisé de la social-démocratie observé ces derniers temps en Scandinavie : défaite de la suédoise Magdalena Andersson en septembre dernier, et demi-échec pour la danoise Mette Frederiksen qui n’a dû son salut qu’à un alignement sur les thèses de la droite en matière d’immigration.
Le Parti des Finlandais emmené par Riikka Pura, classé par tous les médias aux ordres à « l’extrême-droite » de l’échiquier politique finlandais, se place désormais comme un partenaire incontournable de Petteri Orpo, leader du Parti de la Coalition nationale, la droite classique, libérale et conservatrice, lequel n’a pas écarté cette hypothèse, déclarant notamment, « qu’il n’y avait pas de parti d’extrême-droite en Finlande ». A noter que ces deux partis ont déjà coopéré jadis au sein d’une même majorité.
Jean-Claude Rolinat - Membre du Bureau politique du Parti de la France
#IrishLivesMatter (La vie des Irlandais compte), #Irelandisfull (L’Irlande est pleine)… Depuis plusieurs semaines, des Irlandais battent le pavé pour protester contre l’arrivée massive de migrants dans leur pays. Après les villages français de Callac, Bélâbre et Beyssenac, le vent de révolte contre la submersion migratoire gagne progressivement l’Irlande.
Des centres saturés et des Irlandais à la rue
Longtemps terre d’émigration, l’Irlande se découvre depuis peu une nouvelle vocation : l’accueil de migrants. Un coup d’œil sur les statistiques de l’année écoulée révèle l'ampleur du phénomène. Sur les six premiers mois de l’année 2022, les demandes d’asile ont explosé (+200 %). Une tendance qui, certes, s’observe partout en Europe, mais dans des proportions bien moindres (environ 25 % d’augmentation dans le reste de l’Union européenne). Ainsi, outre les 74.839 réfugiés ukrainiens accueillis depuis l’invasion russe en février 2022, l’ile d’Émeraude a également ouvert ses portes à plus de 13.000 demandeurs d’asile en 2022, contre seulement 2.700 l’année précédente. Du jamais-vu depuis près de vingt ans !
Conséquence inévitable de cette vague massive d’arrivées, les centres d’accueil ont été rapidement saturés. Déjà mis en pause en octobre 2022, le Citywest Transit Hub, principal sas d’accueil des migrants dans la banlieue de Dublin, a été contraint de fermer à nouveau ses portes aux nouveaux arrivants, à la fin du mois de janvier dernier. Le gouvernement irlandais s’est alors mis à réquisitionner des chambres d’hôtel, des gymnases et tous autres bâtiments inoccupés pour loger ces migrants. Mais faute de places, l’exécutif a finalement dû demander, le 24 janvier dernier, « à tous ceux qui considéraient trouver refuge en Irlande et qui se trouvent en lieu sûr de ne pas voyager vers l’Irlande en ce moment […] Cela est dû à une grave pénurie de logements disponibles. »
La situation est d’autant plus critique que le pays traverse depuis plusieurs semaines une crise aiguë du logement et de l’immobilier. Record du nombre de sans-abri – environ 12.000 personnes, dont 30 % d’enfants en logements d’urgence -, explosion des loyers, manque de logements… Nombreux sont les Irlandais, à l’instar de la députée conservatrice Carol Nolan (Sinn Féin), à s’interroger sur les capacités de l’État « à fournir des logements à ses propres citoyens à la lumière de l’énorme augmentation de l’immigration ».
Une hausse de la contestation
Dans un pays gouverné par une alternance de centristes, la question de l’immigration a souvent été reléguée aux débats secondaires. Mais la crise du logement associée à des rumeurs sur de supposés viols et agressions commis par des réfugiés semble changer la donne. Aujourd’hui, ce sont ainsi 56 % des Irlandais qui considèrent qu’il y a « trop de réfugiés » sur leur île. Une majorité de l'opinion qui compte bien faire entendre sa voix. Comme le soulignent les services de police locaux, jamais l’Irlande n’avait connu autant de manifestations que ces dernières semaines. Or, « une grande majorité » de ces rassemblements est organisée « contre l’immigration ». Dublin, Mullingar, Lismore, Mallow… partout dans le pays, des Irlandais se rassemblent pour demander un arrêt de l’immigration massive. Le 7 février dernier, à Dublin, 2.000 manifestants ont marché derrière une pancarte « L’Irlande est pleine à craquer ». Plus récemment, le 24 mars, une poignée de militants ont tenté d’empêcher l’arrivée d’un bus de demandeurs d’asile dans un centre de Mullingar, au centre du pays. Deux jours plus tard, d’autres manifestants, réunis derrière le slogan « Pas de passeport, pas d’entrée », ont réussi à bloquer l’aéroport de Dublin pendant quelques heures. Ces manifestations et blocages, débutés en novembre dernier, devraient continuer à se multiplier sur le sol irlandais.
Mais dans un pays où les partis patriotes peinent à exister, le gouvernement semble faire la sourde oreille. Seul le Sinn Féin, parti ouvrier anti-élites, pourrait essayer de tirer son épingle du jeu en traitant de ce sujet pour enfin accéder au pouvoir. Mais se saisira-t-il vraiment de la thématique migratoire ? Rien n’est moins sûr…
Lors du Ve Congrès du Parti de la France qui s'est tenu le 25 mars dernier, son Président Thomas Joly a procédé à la nomination d'Alexandre Simonnot au poste vacant de Délégué général.
Conseiller municipal de Taverny (95), fidèle de Jean-Marie Le Pen, ce catholique traditionnel, père de famille nombreuse, aura en charge l'argumentaire politique du Parti de la France.
Il aura pour adjoint Maxime Leroy qui sera plus spécifiquement en charge des questions économiques.
Mes yaourts au lait de chèvre ont pris 10 % de hausse depuis la semaine dernière. Les fines tranches de poitrine fumée ne sont plus 12 dans le paquet, comme voilà un an, ni 10 comme à l’automne dernier, mais 8 ; pour le même prix, c’est-à-dire en “promotion“ dans la tête de gondole, là où l’enseigne propose les bonnes affaires. La tablette de chocolat a perdu 50 gramme et le pot de crème fraiche a désormais le fond à mi-hauteur… moyennant quoi on nous assure que l’inflation n’est que de 13,3 % sur les produits alimentaires. Un chiffre, assure le ministère de l’Intérieur, en corrélation avec la hausse des vols à l’étalage : + 14 % en 2022. En conséquence de quoi, « On antivole la viande, on antivole le poisson frais emballé », et bien d’autres choses. Et « ça, c’est nouveau, on ne le faisait pas il y a deux, trois ans », confiait le patron des « Mousquetaires » à Apolline de Malherbe le 9 mars dernier.
La viande et le poisson, mais pas que, comme on dit aujourd’hui, et voilà le dentifrice, les pâtes, la moutarde et le déodorant dotés d’une étiquette GPS. Car les nouveaux “voleurs“ sont Monsieur et Madame Toutlemonde – étudiants, retraités, jeunes parents… – qui courent après le nécessaire. Ainsi «les plaintes des magasins ont augmenté de 40 % pour les pâtes premiers prix, 34 % pour les légumes frais et encore de 15 % pour les produits laitiers ». On est loin du caviar et de la truffe. Et pour cause : si l’inflation alimentaire en France se situe dans la moyenne, à 14,5 %, les prix flambent sur les produits de base : riz (+ 27 % sur un an dans la zone euro), lait entier (+ 27 %), œufs (+ 26 %), pâtes (+ 20 %), pain (+ 17 %)...
Pour reprendre l’anaphore de Darmanin, « qu’est-il arrivé à l’Europe » pour qu’on doive y mettre la nourriture sous clef ? Un dossier du Monde nous explique en effet que le phénomène est général. Partout « les enseignes réagissent par une course à l’armement technologique antivol » et le chocolat ou l’huile sont parfois mis sous clef à côté des bouteilles d’alcool et des lames de rasoir.
A bien y regarder, il semblerait toutefois que le phénomène soit également lié à l’évolution de la société. En cause, notamment, la quasi disparition des personnels de caisse au profit des caisses automatiques : facile alors “d’oublier“ un produit au fond du sac. « Le vol est aussi l’affaire de petits gangs de rue, plus ou moins organisés, à la jonction entre trafics et pauvreté », nous dit-on. Exemple en Grèce où « il existe un réseau organisé sur le lait infantile. Coûtant une vingtaine d’euros dans les supermarchés, ces produits sont remis en vente sur des sites Internet ou dans de petites épiceries ».
Surtout, on s’aperçoit d’une proportion écrasante de toxicomanes parmi les voleurs. « Cela reste la première raison des vols. Quand quelqu’un est accro, il consacre tout son temps à récupérer de l’argent. Il vient tôt le matin dans les rayons, avant que la surveillance soit trop forte, s’organise pour revendre... »
Reste que les chiffres ne reflètent pas la réalité, car bien peu des vols font l’objet d’un comptage, encore moins d’un signalement ou d’une procédure. Généralement, c’est passé sous silence ou réglé à l’amiable. En France, « il faut qu’il y en ait pour plus de 80 euros de marchandise volée pour que la police se déplace », nous dit Le Monde. Au Royaume-Uni, c’est 200 livres (230 euros). Et devant la misère, le personnel ferme souvent les yeux.
Pour rappel, en 2022, les banques alimentaires ont accueilli en France 2,4 millions de personnes, soit trois fois plus qu’en 2011.