Samedi 24 juin, au cours du rassemblement organisé par le Parti de la France à 14h place Beauvau sous les fenêtre de Moussa Darmanin, Roland Hélie (Synthèse nationale) prendra la parole pour dénoncer l'oppression politique du gouvernement.
Ne nous laissons pas faire ! Défions ce gouvernement cosmopolite qui veut faire taire les Français !
Suite à un courrier de l'Inspecteur d'Académie l'alertant à ce sujet, le pourtant très islamophile maire de Nice, Christian Estrosi, interpelle Elisabeth Borne dans une lettre ouverte :
Madame la Première ministre,
Dans un courrier en date du 14 juin, l’Inspecteur académique de Nice, m’informe de plusieurs faits extrêmement graves qui se sont produits dans différents établissements de ma ville.
En effet, il m’est rapporté que des enfants scolarisés en CM1 et CM2 ont « fait la prière musulmane dans la cour de leur établissement » ou ont organisé « une minute de silence à la mémoire du prophète Mahomet » dans leur école.
Ces situations inacceptables se seraient également déroulées au sein d’établissements du second degré.
Face à ces tentatives d’intrusion du religieux au sein des sanctuaires de la République que sont nos écoles, notre réponse doit être ferme, collective et résolue. Nous ne devons rien laisser passer.
La République laïque que nous défendons et en laquelle nous croyons est notre rempart collectif contre l’obscurantisme religieux qui tente de nous déstabiliser.
À l’heure où des familles parties faire le djihad en Syrie commencent à revenir en France et où certains de leurs enfants sont de nouveau scolarisés dans nos établissements, il me paraît essentiel d’être extrêmement prudents et vigilants en la matière. Les Maires, premières vigies de la République, ne sont actuellement pas informés des établissements au sein desquels sont scolarisés ces enfants que nous devons suivre avec une grande vigilance, compte tenu de leur histoire familiale. C’est une question de sécurité primordiale pour les autres enfants et leurs familles.
J’ai également demandé au Préfet des Alpes-Maritimes d’organiser au plus vite une réunion avec l’ensemble des services concernés afin de mettre en place un plan d’action pour mettre un terme à cette dérive.
Par ailleurs, je vous saurais gré de bien vouloir demander à vos services de renforcer l’action de l’Etat pour que ces attaques contre la laïcité soient fermement combattues et qu’une grande campagne de prévention et de lutte contre la radicalisation permettent aux personnels de l’Education Nationale d’être mieux formés, comme nous le faisons à Nice, et à nos enfants d’être mieux protégés.
En effet, je me permets de vous rappeler que la ville de Nice est très engagée dans la lutte contre ces phénomènes de pression religieuse. Nous formons nos personnels et sensibilisons nos élèves. Il est temps que le partenariat entre l’Etat et les collectivités en la matière soit renforcé comme je le réclame depuis plusieurs années.
Je vous prie d’agréer, Madame la Première ministre, l’expression de mes respectueux hommages.
Christian ESTROSI
Maire de Nice
Président délégué de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Après le préfet démissionnaire Christian Gravel, ancien secrétaire général du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR), et plusieurs directeurs d’associations, c’est au tour de Marlène Schiappa de répondre aux questions des sénateurs. Pendant près de trois heures, l’ancien ministre délégué à la Citoyenneté faisait face, ce 14 juin, à la commission d’enquête parlementaire sur le fonds Marianne, appel à projets pour la lutte contre la radicalisation en ligne lancé en avril 2021, quelques mois après l’assassinat de Samuel Paty.
Un ministre qui se défausse
Sa prise de parole était réclamée. Mutique depuis plusieurs semaines malgré les nombreuses accusations qui pèsent sur elle, Marlène Schiappa a attendu l’audition de ce mercredi pour livrer sa version des faits. Et le moins que l’on puisse dire, au terme de plusieurs heures de débat et des dizaines de questions posées, est que l’on reste sur sa faim. Dès son propos liminaire et jusqu’à la conclusion, le ministre n’a eu de cesse de se défausser. « J’assume toute ma responsabilité, mais rien que ma responsabilité », commence-t-elle, avant de charger son cabinet et l’administration. À l’écouter, elle aurait communiqué en grande pompe sur le fonds de subvention mais aurait laissé le soin à ses équipes et au CIPDR de gérer la sélection et l’attribution des fonds. Elle ne serait pas, non plus, intervenue personnellement dans le processus de décision. « Je ne me suis pas personnellement mêlée de la mise en œuvre et de l’ingénierie des dispositifs, plaide-t-elle […] Il n’est pas du rôle du ministre d’ouvrir le capot pour regarder l’ensemble des dossiers. » Une ligne de défense qui peine à convaincre les parlementaires présents. « Ce qui continue de m’étonner, je vous le dis, [c’est que] vous n’êtes jamais à l’origine de la décision. J’ai le sentiment que tout au long de cette audition, vous vous êtes mise en quelque sorte en porte-à-faux par rapport au projet du fonds Marianne », lui fait observer le sénateur LR Jean-François Husson, rapporteur de la commission.
Et quand les sénateurs l’interrogent sur la chronologie précise des faits et sur le possible manque de transparence et d’équité, Marlène Schiappa perd soudainement la mémoire. « Vous êtes en train de nous dire que vous n’êtes au courant de rien », finit par s’agacer, face à elle, le rapporteur. En guise de conclusion, le sénateur socialiste Claude Raynal, président de la commission d’enquête parlementaire, s’interroge : « L’assassinat horrible [de Samuel Paty] perpétré en octobre méritait une mise en œuvre, une intention, un suivi précis, sérieux, continu ; au-delà des responsabilités d’un secrétaire général [du CIPDR] qui sont pointées par l’IGA et d’un cabinet. Continuez-vous vraiment à dénier toute responsabilité dans ce fiasco ? » Avant de regretter : « Est-ce que la lutte contre le séparatisme ne méritait pas mieux ? »
Quid de Samuel Paty ?
Une question légitime, quand on s’intéresse de près aux associations financées par le fonds Marianne. Si l’USEPPM, longuement évoquée au cours de cette audition, a déjà fait couler beaucoup d’encre à cause des faibles productions de l’association – au regard de la subvention perçue – et de ses liens soupçonneux avec le cabinet du ministre, d’autres projets posent également question. Le fonds Marianne a en effet permis de financer dix-sept associations dans le but de« riposter à la propagande séparatiste en ligne » et « défendre les valeurs républicaines ». Si une grande majorité de ces associations ont bel et bien répondu à cet objectif, leur financement, en réaction à l’assassinat de Samuel Paty, reste plus problématique. En effet, quel est le lien entre les subventions accordées à deux associations de lutte contre les prétendues théories du complot (Conspiracy Watch et Institute of Strategic Dialogue) et la mort du professeur d’histoire-géographie ? En quoi des vidéos politiques de Reconstruire le commun sur YouTube, accusées qui plus est de prendre parti pour le parti présidentiel, permettent-elles de lutter contre le séparatisme ? Et quid de la production d’un manga sur les relations et l’égalité entre les garçons et les filles dans les quartiers prioritaires ?
Les révélations qui s’enchaînent mettent Marlène Schiappa dans une position inconfortable. Et cette audition n’aura pas permis à la secrétaire d’État de faire taire les voix qui demandent sa démission. Alors, suivra-t-elle la voix de Christian Gravel, également impliqué dans cette polémique, qui a fait le choix de démissionner ? Ou attendra-t-elle un prochain remaniement ?
« En ces temps de confusion générale des esprits, jusque dans les meilleurs milieux militants nationalistes, je crois pertinent de rappeler des principes de base, de fixer des caps pour la résurrection de la Nation française. » Scipion de Salm, membre du Bureau politique du Parti de la France
Cela fera bien trois ans que Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie dans un collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), a été assassiné. À la sortie des cours, l’enseignant de 47 ans était en effet poignardé puis décapité, le 16 octobre 2020, par Abdoullakh Anzorov, un réfugié russe d'origine tchétchène. La raison ? Samuel Paty avait montré des caricatures du prophète Mahomet à ses élèves, suscitant l’ire des plus radicaux d’entre eux.
Deux ans plus tard, rien ne semble vraiment avoir changé. L’Éducation nationale se porte au plus mal et rencontre une multiplication des atteintes à la laïcité. Les professeurs sont muselés, les tenues à caractère religieux fleurissent dans les établissements scolaires et le nom de Samuel Paty est prononcé à mi-mot par peur de la polémique.
Certains, pourtant, refusent que le nom du professeur assassiné sombre dans l’oubli. C’est le cas de sa sœur, Mickaëlle Paty, qui n’a de cesse de raviver la mémoire de son frère. Le mardi 12 juin, celle-ci publiait ainsi une lettre ouverte dans Marianne afin d’inciter tous les maires de France à baptiser une rue de leur commune au nom de son frère. « Le silence encourage le persécuteur, jamais le persécuté […] Créer des lieux de mémoire appelle à se souvenir en sacralisant la victime avec une émotion immatérielle et partagée qui encourage à l'unité. Ces rues, ces établissements et tous autres lieux qui porteront prochainement le nom de Samuel Paty seront les vecteurs matériels pour annihiler l'acte barbare qu'il a subi », implore-t-elle.
L’idée n’est pas nouvelle. Un an après la mort du professeur, une plaque était inaugurée à sa mémoire : le square en face de la Sorbonne, à Paris, était renommé « square Samuel-Paty », et le texte indiquait « Victime du terrorisme islamiste ». Une précision mal vue par certains, qui dégradèrent la plaque deux mois après sa pose afin d’y faire disparaître le mot « islamiste ». La plaque était rénovée peu de temps après.
La plaque Samuel Paty, victime du terrorisme, a été dégradée. Les agents de la Ville ont remis la plaque en état ce matin. Cet acte est inacceptable, @Paris portera plainte. pic.twitter.com/iNgP6k3VCB
Cela ne suffit pas pour décourager l’Institut universitaire technologique (IUT) de Tourcoing, qui renommait un amphithéâtre « Samuel Paty » moins d’un an plus tard. Au même moment, une école élémentaire de Montpellier choisissait de prendre le nom de « Lucie Aubrac-Samuel Paty ».
Si ces gestes semblent couler de source, on découvre en réalité qu'ils ont nécessité du courage, au vu des réactions bien plus circonspectes de la part de certains. À commencer par la ville même où s'est produit le drame. Sur le fronton du collège, nul souvenir du professeur assassiné, dans les rues, aucune plaque, aucun monument pour rendre hommage à un enseignant pourtant si apprécié de ses élèves. Paul Marion, 26 ans, président des Amis de Samuel Paty et ancien élève du lycée, témoigne auprès de Marianne s'être battu pour renommer le collège au nom de Samuel Paty. Aucune suite pour l'instant, il raconte avoir été informé que le sujet était, pour l'heure, « trop sensible ». Une excuse qui ne le convainc pas : « C'est la peur qui prend le dessus pour qu'on nous dise que c'est impossible : il ne faudrait surtout pas installer une cible sur l'établissement », déplore-t-il. Dans le Var, même scénario : le maire d'Ollioules, qui proposait que le collège Les Eucalyptus prenne le nom du professeur, s'est finalement heurté au refus de enseignants, des parents d'élèves et des collégiens de l'établissement, effrayés de devenir des « cibles ». Que ce soit pour les noms de promotions ou pour les établissements scolaires, les exemples de reculades sont multiples : rares sont ceux qui osent rendre hommage à cette victime du terrorisme islamiste, par crainte des représailles.
Gageons que la saine initiative de Mickaëlle Paty soit enfin suivie d'effets et que la mémoire de ces victimes soit préservée afin qu'une seconde mort ne leur soit pas imposée.
Depuis le 8 juin dernier et l’attaque au couteau à Annecy, une controverse agite l’espace médiatique. L’assaillant est-il un « vrai » chrétien, comme il l’affirme ? D’un côté, les éléments factuels recueillis semblent bel et bien indiquer que le suspect évoluait au sein de la communauté chrétienne. Au-delà du cri « In the name of Jesus Christ », on voit l’agresseur arborer une croix sur plusieurs vidéos. Interrogée par BFM TV, son ex-femme confirme elle aussi l’appartenance religieuse du suspect. De l’autre côté, plusieurs personnalités, dont Éric Zemmour, émettent des doutes quant à l’identité chrétienne autoproclamée par l’assaillant. L’avocat Thibault de Montbrial, sur le plateau de CNews, explique par ailleurs que « dans certaines filières d’immigration, les associations et les avocats conseillent à leurs clients des histoires qui "passent". C’est-à-dire des récits clés en main qui sont livrés avec deux grands arguments mis en avant : soit l’homosexualité, soit être chrétien d’Orient. » Si, pour l’heure, aucun élément ne permet d’accréditer la thèse du « faux chrétien » en ce qui concerne l’homme au couteau d’Annecy, cette controverse lève un voile sur un véritable contournement du droit d’asile : les faux récits de vie.
Être chrétien, un sésame pour l’asile
Ce 31 mai, devant le tribunal administratif de Paris, Monsieur B., originaire du Sénégal, après avoir été débouté par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), espère encore obtenir l’asile en France. Dans son dossier, le requérant raconte « avoir rejeté les principes de l’islam » dans son enfance et s’être alors « tourné vers la religion chrétienne ». Mais en 2017, son père devenu chef du village aurait chassé l’ensemble de la communauté chrétienne, explique-t-il. Il aurait finalement décidé de quitter son pays, « craignant pour sa sécurité ». Ce récit, bien qu’émouvant, ne semble pas convaincre les magistrats habitués à ce genre de parcours stéréotypé. « Ses déclarations sont dénuées de tout élément circonstancié et son récit sur sa pratique du christianisme manque de crédibilité, le requérant ne parvenant à décrire ni les circonstances dans lesquelles il se serait rapproché de la religion chrétienne ni les cérémonies auxquelles il aurait pris part », commente le tribunal. Et d’ajouter : « Son propos démontre une méconnaissance de la religion chrétienne à laquelle il prétend adhérer. »
Des récits comme celui-là, la jurisprudence récente en regorge. Depuis l’annonce des gouvernements européens d’accueillir les chrétiens persécutés au Moyen-Orient au milieu des années 2010, nombre de demandeurs d’asile s’inventent un passé de chrétien discriminé. Ainsi, le 6 juin dernier, à Nancy, un Guinéen sous le coup d’une OQTF assurait avoir fui son pays d’origine « en raison d’un conflit l’opposant à son père au sujet de son amie de confession chrétienne ». Mais après examen du dossier, il s’avère qu’il n’existe « aucun élément probant au soutien de ces allégations ».
Homosexuel ou opposant politique
Et quand ce ne sont pas les persécutions chrétiennes qui sont revendiquées, certains demandeurs d’asile n’hésitent pas à se dire homosexuels – catégorie reconnue depuis 2013 par la Convention de Genève - pour obtenir l’asile. Ce 30 mai, devant la cour administrative d’appel de Paris, un Jamaïcain, expulsé d’Allemagne après y avoir commis une vingtaine d’infractions, requiert l’asile en France. Pour justifier sa demande, il fait état « de son orientation sexuelle, de ses difficultés pour trouver un emploi ». Mais son récit ne parvient pas à duper les magistrats, qui notent que le requérant « n’a fourni aucun développement sur son environnement familial, sur sa prise de conscience de l’homosexualité […] et aucune information personnalisée et circonstanciée sur son parcours ». Quelques jours plus tôt, à Versailles, un migrant algérien plaide à la fois l’identité chrétienne et son homosexualité pour rester en France. Mais une nouvelle fois, il « ne met pas le tribunal à même de vérifier ces allégations ».
Derrière ces récits stéréotypés se cachent des « vendeurs d’histoire » - membres de la même communauté d’origine ou d'associations - qui, contre quelques dizaines, voire centaines, d’euros, proposent aux migrants un parcours clés en main censé faciliter l’obtention du statut de réfugié. Les récits proposés par les Bangladais – l’une des premières communautés demandeurs d’asile en France – en sont la preuve. Tous (ou presque) racontent la même histoire, comme ce Monsieur A., visé par OQTF, passé devant le tribunal administratif de Paris en mars dernier. Membre du Bangladesh National Party, parti d’opposition, il explique s’être retrouvé en conflit pour des terres agricoles avec un homme proche de la ligue Awami, force politique principale. Menacé, selon ses dires, il cherche donc l’asile en France. Un récit étrangement similaire à celui de Monsieur B., ayant comparu devant le tribunal administratif de Montreuil en juillet 2022. Dans les deux cas, ces histoires n’étant assorties « d’aucun commencement de preuve », la requête est rejetée.
Ces récits, fabriqués de toutes pièces, sont la preuve du grand dévoiement du droit d’asile qui permettait autrefois d’accueillir Alexandre Soljenitsyne, mais qui est aujourd’hui devenu une véritable filière d’immigration. Car si ces fausses histoires sont régulièrement démasquées, certaines permettent malgré tout l’obtention du statut de réfugié.
Il y en a marre des considérations débiles sur le pouvoir d'achat des Français qui ne serait pas en baisse parce que des observateurs du dimanche et la presse d'État constatent qu'il y a du monde en terrasse et sur les routes le week-end.
Bistrots, restaurants, lieux de villégiature sont de moins en moins nombreux, ce qui donne un effet de surfréquentation ponctuelle.
Dans leur grande majorité, les Français peinent à joindre les deux bouts. Et ceux qui pourront partir en vacances cet été le feront sur de courtes périodes.
Par la volonté et l'incompétence de l'engeance qui nous gouverne, le pays est en pleine récession, notre système socialo-communiste aggravant bien sûr la situation pour les actifs sur qui il pèse de tout son poids.
D’abord, il faut se réjouir qu’Enio (2 ans), Alba (2 ans) Ettie (3 ans), Peter (22 mois), Youssouf (78 ans) et Manuel (62 ans) soient tous tirés d’affaire. Malheureusement, les pauvres petits garderont sans doute des séquelles durables de la fureur assassine du Syrien Abdalmasih H., mais au moins sont-ils en vie.
On dit que la ville en demeurera durablement meurtrie mais pleine d’amour pour son prochain. Et les Français aussi. C’est surtout ce qu’a assuré le maire, François Astorg, lors du « rassemblement citoyen » sur les bords du lac d’Annecy, dimanche matin : « C'est un signe fort d'union et de solidarité. »
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) June 12, 2023
L’heure était au recueillement. Si tous les gars du moooonndeu pouvaient se donner la main, on ferait une roooonndeu, etc., et plus si affinités. Alors, monsieur le maire a dit des choses définitives et profondes : c’est « un rassemblement pour bâtir plutôt que haïr », « l’enfance est sacrée, elle représente la vie, et plus que cela, elle représente l’avenir », « l'ensemble de la communauté humaine a été poignardée »… Toute opinion contraire ne serait que récupération malveillante et noirceur d’âme.
À noter que nous avons, cette fois, franchi un grand pas dans l’hommage : pas de marche blanche, pas de bougies ni de nounours, pas non plus de randonnée à roller autour du lac mais un fond musical de circonstance pour accompagner le discours du maire : devant les édiles, les officiels en grande tenue, les gendarmes et les pompiers, une dame s’est avancée avec une boîte à musique puis, tournant la manivelle de son petit crincrin, elle a entonné « Parlez moi d'amour ».
Ne le dites pas à Mme Borne, mais j’ai bien vu, sur la vidéo, que le gendarme derrière la dame se mordait les lèvres pour ne pas exploser de rire. Je sais, nous sommes, en cette circonstance, priés d’attendre le feu vert du Premier ministre pour critiquer, mais bon, six jours après les faits, on est peut-être autorisé à formuler quelques remarques ?
Primo, l’émotion ne justifie pas tout. Pas plus la niaiserie musicale que l‘indigence de la fresque peinte dans la nuit – également à la demande du maire – par le duo d’artistes mexicains Los Calladitos. Ça s’intitule La Lumière du lac et… comment dire… c’est gentil. Question lumière, on n’est pas chez Georges de La Tour, c’est sûr. Jorge Peralta et Ari Galaz, les deux artistes, ont illustré « la diversité » parce que « l’art aide à s’élever en tant que société ».
Vous voulez la vérité ? J’ai honte. Honte de ce pays qui met les problèmes avec la poussière, sous le tapis, et pense pouvoir les occulter par la niaiserie infantilisante. Au point où nous en sommes, et imaginant que la boîte à musique était une allusion à l’âge des petites victimes – sinon quoi ? –, pourquoi ne pas avoir carrément choisi un « doudou musical » comme on met dans les berceaux, ou même une « boîte à meuh » ? Ah non, pas la boîte à meuh, ça fait terroir franchouillard et cul des vaches.
Une fois de plus, on essaie de se rassurer en lisant les commentaires, Twitter étant une des dernières lucarnes pour libertaires dotés de bon sens. Comme un certain Albert Frelon, reprenant la chanson dans son piquant commentaire : « "Votre beau discours, mon cœur est bien las de l’entendre". Avec des gradés de la police et de la gendarmerie en arrière-plan, cette mascarade prend une saveur particulière. »
S'inspirant des peintures qui ornent les murs des églises sur les chemins de Saint-Jacques, racontant les tribulations des pèlerins - comme le miracle du pendu dépendu -, certains se sont amusés, sur les réseaux sociaux, à faire de l’acte de chevalerie héroïque d’Annecy une fresque enluminée.
Mais c’est une autre fresque, assez complète et moderne celle-là, que nous brosse cet épisode au dénouement heureux puisque, on vient de l’apprendre, tous les bébés blessés à Annecy sont désormais sauvés : cette autre fresque, c'est celle de la France, ou plutôt des trois France d’aujourd’hui.
Il y a tout d’abord la foule anonyme qui s’engouffre chez nous, façon Camp des saints, avec la puissance aveugle que lui donne le nombre. Qu’une partie d’entre elle parvienne, individuellement, à se couler en France sans faire parler d'elle ne change rien au fait qu’elle est collectivement le cheval de Troie de violences de tous ordres et de tous degrés. Comment pourrait-il en être autrement ? On nous explique doctement qu’il faut accueillir, au nom sacré du droit d’asile des populations qui n’ont souvent connu que guerre, corruption et rapports sociaux ultra-agressifs, sans se demander si en important en bloc ces populations, dans des proportions s’apparentant à des villes entières, on ne va pas fatalement déplacer sous nos latitudes, ici, les modes de vie de là-bas. Quand bien même ces populations auraient cherché à les fuir. On rajoute candidement que chez ces migrants, pour toutes ces raisons, mais aussi à cause du déracinement et du choc culturel, la prévalence des troubles psychotiques est plus importante que dans les pays d'accueil. Sans en tirer aucun principe de prudence.
Vient ensuite la deuxième France, autochtone, elle qui a attiré la première et se sert d'elle : pour des raisons idéologiques - quelle aubaine que cette immigration massive qui vient dissoudre une civilisation jugée détestable - ou économiques : une manne que cette main-d’œuvre bon marché qui tire les salaires à la baisse, dans une forme de délocalisation de l’intérieur. Faute d’aller produire au Bangladesh, faisons venir la main-d’œuvre bangladaise. Georges Marchais, en son temps, dénonçait déjà la martingale. Ce n’est pas un hasard si, pour évoquer le déplacement des migrants de la ville à la campagne, on parle de « relocalisation », un champ sémantique d’inspiration économique.
Vient ensuite la troisième France, celle que l’on croyait finie, foutue, infinitésimale : de Henri et d’Arnaud (Beltrame). Si la France, selon le titre du célèbre livre de Max Gallo, a une âme et donc un esprit, et si les esprits, parfois, nous tirent par les pieds et nous soufflent dans l’oreille, on peut dire que l’âme française essaie de toute évidence de nous dire quelque chose : pourquoi ces deux-là, qui ont risqué (et pour l'un perdu) leur vie pour sauver leur prochain, et même les plus innocents des prochains, sont-ils catholiques ? Pas seulement vaguement catholiques « comme ça », tiédasses et mollassons, mais catholiques pratiquants, fervents - le journaliste d’extrême gauche franco-allemand Nils Wilcke traite même, sur Twitter, Henri « d’un brin illuminé », et il n’a pas tort : ces jours-ci, le héros d'Annecy a illuminé la France d’espérance - amoureux, chacun dans leur style, d’un héritage ancestral, d'épopées chevaleresques, du beau, du bien, du vrai. Tous deux - on l'a lu dans les biographies de l’un, on le découvre sur le compte Instagram de l’autre - ont lu Hélie de Saint Marc : « Si on doit un jour ne plus comprendre comment un homme a pu donner sa vie pour quelque chose qui le dépasse, ce sera fini de tout un monde, peut-être de toute une civilisation. » Le processus de décivilisation est en marche, disait Emmanuel Macron il y a quelques jours, mais il n’est donc pas arrivé à son terme. Et pour aller repêcher cette civilisation au fond du trou, il faut plonger, en retrouver la source.
Bien sûr, la deuxième France déteste la troisième. L’ancien militant communiste devenu journaliste Daniel Schneidermann, dans une tribune odieuse de Libération (si odieuse que Denis Olivennes, directeur général de Libé, s’en est désolidarisé), raille « Henri d’Arc », « héros chez Bolloré ». Là aussi, comme Nils Wilcke, il tombe à côté en croyant vexer. Si Henri est Jeanne, Schneidermann, dans ses postures de grand inquisiteur, incarne l’évêque Cauchon.
Les opinions de @d_schneidermann n’engagent que lui. Pas de censure à @libe. Moi personnellement, n’étant pas sûr d’avoir 1/10e du courage de ce jeune #Henri, et n’ayant jamais rien fait d’héroïque, je me garderai bien de le railler. Mieux, j’ai une profonde admiration pour lui. https://t.co/XpevNSAO2v
Un journaliste d’extrême gauche indépendant, sévissant dans « Le club Mediapart », juge quant à lui suspect le petit drapeau bleu-blanc-rouge sur la manche gauche d'Henri lors de son interview, et le logo du polo dans lequel il croit deviner tout un tas de symboliques obscures d’extrême droite. Le complotisme le plus échevelé bat son plein, mais de ce côté-ci de l’échiquier, c’est permis. Et pour clore le tableau, on lit, dans 20 Minutes, qu'Henri, « selon les experts, pourrait rapidement tomber de son piédestal », et même « plus vite qu’il n’y est monté »… notamment parce qu’il « a été alternant pour le journal d’extrême droite L’Homme nouveau ». Ciel, quelle révélation renversante ! Un étudiant catholique alternant dans un journal catholique !
Henri s’en moque bien et va poursuivre sa route, « sac au dos sans trêve », comme dit la chanson scoute. En attendant, il a obtenu - et, de son point de vue, c’est peut-être mieux que la Légion d’honneur - du président de la République d’être là pour la renaissance officielle de Notre-Dame. Quel point d'orgue à son périple ! Quel symbole, aussi ! Il manquait peut-être à nos (re)bâtisseurs des cathédrales du XXIe un peu de la foi qui animait leurs aïeuls. Henri, le héros d’Annecy, l’apportera dans sa fameuse besace. Il y a peut-être trois France, mais une seule est éternelle.
Aujourd’hui à Annecy, un pseudo-réfugié syrien a attaqué au couteau plusieurs enfants en bas âge dont deux sont en état « d’urgence absolue », ainsi qu’un adulte également entre la vie et la mort.
Les réactions officielles, qui font étalage de bons sentiments mais ne mentionnent pas une fois l’immigration, sont une insulte faite à ces victimes et à toutes les autres victimes des clandestins venus du monde entier pour s’échouer dans nos statistiques de la délinquance et de la criminalité.
Pour assurer la sécurité de tous les Français, le Parti de la France demande un moratoire immédiat sur toutes les demandes d’asile en cours, l’arrêt de l‘immigration extra-européenne ainsi que la nécessaire et très urgente inversion des flux migratoires. Ce gouvernement, plutôt que de se distraire en empêchant la droite française de manifester et de tenir des réunions, ferait mieux de s’occuper de la survie de son peuple.
Le Parti de la France réclame la démission de ce gouvernement d’idéologues hors-sol qui a du sang français sur les mains.
Bruno Hirout - Secrétaire général du Parti de la France
Cela pourrait être le prochain album d’Astérix : Obélix et les 40 menhirs. Mais ce n’est pas une fiction : 39 menhirs ont disparu à Carnac (Morbihan), dans la Z.A. de Montauban. Oh, pas de ces mégalithes qui font la réputation mondiale du site, pas des microlithes non plus : des pierres d’une cinquantaine de centimètres de haut. Elles sont parties dans des bennes de gravats et de terre lors des travaux de construction d’un magasin Mr Bricolage, ont peut-être été, depuis, concassées en gravier et on n’a pas le cœur à rire devant ce fiasco patrimonial qui vient d’être dénoncé sur www.sitesetmonuments.org, en date du 2 juin, par un Carnacois, Christian Obeltz, prospecteur-correspondant du Laboratoire de recherche archéologie et architecture de l’université de Nantes.
Jointe par nos soins, la mairie de Carnac se défend de toute erreur. Une première étude du site, classé ZPPA (Zone de présomption de prescription archéologique), avait été menée en 2015 suite à une demande de permis de construire pour un Super U. L’INRAP avait alors repéré des éléments qui posaient la question : « Une file de menhirs inédite à Carnac ? » Pour l’auteur de l’étude, Stéphan Hinguant, il s’agissait vraisemblablement « de la réutilisation probable de blocs issus de monuments mégalithiques plus anciens » (p. 43). Et d’ajouter : « Seules des observations complémentaires sur les monolithes, voire une fouille, permettrait de certifier l'origine néolithique de cet ensemble qui pourrait au final s'inscrire en bonne place dans la cartographie des monuments mégalithiques locaux » (p. 45). Mais, explique aujourd’hui la mairie, « aucune suite n’a été donnée par le maître d’ouvrage à la prescription de fouille émise par la DRAC, le permis de construire de ce supermarché ayant été refusé en raison de hauteur sous faîtage non réglementaire et de la présence d’une zone humide ». Fin du premier acte.
Puis un deuxième permis est demandé en 2022, pour Mr Bricolage, cette fois. Entre-temps, les réglementations ont évolué, explique la mairie : l’« alurisation » et la « grenellisation » des plans locaux d'urbanisme (PLU) (en référence à la loi ALUR et au Grenelle de l’Environnement) font que, désormais, la ZPPA est devenue une AVAP (une aire de valorisation de l’architecture et du patrimoine) ! Le dossier, transmis à l’UDAP (Unité départementale de l'architecture et du patrimoine), revient avec un avis positif qui a valeur décisionnaire : le permis est accordé.
Je vous aurais bien fait grâce des sigles – encore n’ai-je pas mentionné la DDTM ni le SCOT… –, mais ils semblent être la clé du gâchis qui vient d’avoir lieu à Carnac. Christian Obeltz accuse le maire de Carnac, mais aussi le Centre des monuments nationaux pour d’autres « aménagements brutaux » (le CMN a la responsabilité des alignements de Carnac), de se dépêcher d’aménager Carnac et d’y construire avant le classement probable du site au patrimoine de l’UNESCO, qui le rendrait intouchable. C’est peut-être un élément du problème, mais le mille-feuille administratif et les réglementations tous azimuts censées protégées l’environnement (dans son sens le plus large, englobant aussi bien la faune et la flore que les pierres de nos ancêtres) pourraient bien être la cause d’une décision ubuesque aboutissant à l’inverse du but recherché. Pour la mairie, le permis accordé respecte toutes les normes en vigueur, « conformément aux documents d’urbanisme » et seule la fatalité expliquerait cette aberration bureaucratique… bien que « cet imbroglio de réglementations » puisse être incriminé.
Reste que, de l’aveu même du cabinet du maire, « le site est détruit » définitivement et nul ne sait où sont passées les pierres préhistoriques. Le maire de Carnac, Olivier Lepick, est aussi le président de l’association Paysages de mégalithes, qui porte le projet de l’inscription, à l’UNESCO, des mégalithes de Carnac et des rives du Morbihan. On a connu sans doute meilleur porte-drapeau.
Samedi 24 juin à 14h, Place Beauvau à Paris, devant le Ministère de l'Intérieur, le Parti de la France appelle à un rassemblement de tous les Français attachés à la liberté d'expression et de manifestation.
Depuis plusieurs semaines, au mépris du droit fondamental de manifester librement reconnu dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, suite à des directives politiques de Monsieur Darmanin, les préfets interdisent tout ce qui ressemble de près ou de loin à un rassemblement ou à une réunion de Français qui ne veulent pas voir disparaître leur peuple et leur Nation.
Cette grave atteinte aux libertés publiques relève de l'oppression politique ! Ça suffit ! Faisons valoir nos droits !
Les différents orateurs seront annoncés dans les jours qui viennent.
Le Kosovo est un petit pays des Balkans, issu de l’éclatement de l’ex Yougoslavie, qui a acquis une reconnaissance tardive et partielle en 2008. Cet État croupion d’1,8 millions d’habitants est à 95 % peuplé d’Albanais musulmans et de 120 000 serbes chrétiens et orthodoxes, concentrés dans le Nord, à la frontière avec la Serbie.
Ces Serbes du Kosovo ont boycotté les élections municipales qui se sont tenus à la fin du mois d’avril dernier.
Des maires albanophones ont donc été élus dans certaines régions par moins de 3,5 % de la population. Forcément, ces édiles ne sont pas très populaires.
Depuis une semaine, appuyés par les blindés de la police kosovare, les nouveaux élus tentent d’investir leur mairie. Les habitants s’y opposent et manifestent en déployant des drapeaux serbes. Et les soldats de la KFOR, la force d’interposition de l’OTAN, tentent d’éviter l’escalade. Ces échauffourées ont déjà fait une centaine de blessées dont trente parmi les soldats hongrois et italiens de l’OTAN.
Mais que font des soldats de l’OTAN au Kosovo ?
Pour le comprendre, il faut se rappeler, qu’au lendemain de l’éclatement de l’ex Yougoslavie, les Serbes qui n’avaient pu empêcher les Croates et les Slovènes catholiques ainsi que des bosniaques musulmans de prendre leur indépendance refusèrent catégoriquement que le Kosovo ne se détache de la Serbie. Les autorités de Belgrade mettaient en avant trois raisons.
La première, c’est que le Kosovo a toujours été une région de la Serbie.
La deuxième raison c’est que cette région est même le berceau historique de la nation serbe puisque c’est là, en 1389, que des roitelets slaves ont stoppé l’invasion ottomane donnant naissance à la Serbie.
La troisième raison, c’est qu’une submersion migratoire a noyé, au fil des siècles, la majorité Serbe sous le nombre des Albanais.
Pourtant, en 1999, l’OTAN, USA en tête, dit aux Serbes : les Albanais sont désormais archis majoritaires au Kosovo, vous devez y retirer vos troupes et laissez les Albanais s’y administrer.
Face au refus de Belgrade, l’OTAN a bombardé la Serbie, y compris la capitale, faisant 500 morts parmi les civils pour l’obliger à abandonner son propre territoire.
Les Serbes finissent par céder. 200.000 serbes ont alors quitté précipitamment le Kosovo pour se réfugier dans la mère patrie.
Pour éviter que les Albanais ne s’en prennent aux Serbes qui refusaient de fuir, l’OTAN déploiera des soldats sur place, c’est la KFOR. Elle y est toujours.
Le prétexte de l’OTAN, pour justifier son intervention militaire, a été de stopper un génocide que les forces serbes étaient accusé de perpétrer sur les civils albanais. Envoyé par Le Monde sur place pour témoigner de ce génocide, l’écrivain Régis Debray n’en verra nulle trace. Il sera aussitôt lynché par la bien-pensance.
Avec le recul, la preuve a été faite que le gouvernement serbe n’a commis aucun génocide sur les Albanais du Kosovo mais que d’épouvantables massacres de civils seront perpétrés par une milice albanais islamiste qui s’adonnait aux trafics d’organe, à la torture et au viol. Le chef de cette soldatesque, Hashim Thaçi, appelé à diriger le Kosovo, sera pourtant célébré comme un héros par les Occidentaux.
Avant que le Tribunal pénal international ne l’inculpe en 2020, Thaçi assistera aux côtés d’Emmanuel Macron aux cérémonies officielles du 11 novembre 2018 à Paris.
En 2008, le Kosovo proclame son indépendance. Mais la légalité internationale du Kosovo est loin de faire l’unanimité. Et la carte des pays qui ont refusé de reconnaître le Kosovo recoupe largement celle des pays qui refusent de sanctionner Moscou.
Au-delà d’avoir ouvert la boite de Pandore de la violation de la charte des Nations Unies, l’OTAN, avec le Kosovo a conforté l’UE dans son utopie de vivre ensemble sur lequel repose en fait toute la construction européenne, c’est-à-dire, la volonté de faire vivre plusieurs peuples, plusieurs nations sur un seul territoire et dans un seul État.
On l’a oublié mais les frontières sont mouvantes et lorsqu’un peuple devient majoritaire sur un territoire, à la suite d’une conquête ou d’une migration (les Anglo-saxons ne sont pas natifs de Nouvelle-Zélande et les Turcs ont conquis Constantinople avant d’en faire Istanbul), sauf à maintenir des querelles pluri-séculaires, cet État change de mains.
Il est d’ailleurs parfois préférable de déplacer les populations et de réécrire les atlas que de creuser des charniers. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, c’est à la fois un gigantesque déplacement de population et un trait de crayon de Staline entériné par les alliés qui a donné à la Pologne et à l’Allemagne des frontières stables et ethniquement homogènes.
Mais l’OTAN n’a pas choisi de détacher le Kosovo de la Serbie pour le rattacher, après référendum, à l’Albanie, quitte à en isoler le nord, toujours majoritairement serbe pour le raccrocher à la Serbie. Non. L’UE et l’OTAN veulent faire du Kosovo une maison témoin du vivre ensemble européen puisque les trois pays, le Kosovo, la Serbie et l’Albanie tapent à la porte de Bruxelles.
Le dernier enseignement à tirer de la crise kosovare, c’est aussi que l’immigration non souhaitée et continue devient une invasion. C’est ainsi que le Kosovo, à la fin du quinzième siècle à 99 % serbe et orthodoxe est devenu, en 2023, à 95 % albanais et musulman.
Le Kosovo était le cœur historique du peuple serbe comme Saint-Denis avec le tombeau des rois de France est celui du peuple français. Évidemment, comparaison n’est pas raison mais toute ressemblance avec des évènements historiques en cours ne saurait être exclue.
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