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Le blog politique de Thomas JOLY

Rappel : repas du PdF à Lyon samedi 15 juin

3 Juin 2024, 19:07pm

Publié par Thomas Joly

Rappel : repas du PdF à Lyon samedi 15 juin

Samedi 15 juin, amis lyonnais et alentours, venez passer un bon moment avec Thomas Joly et Renaud Mannheim pour un repas convivial où le politiquement correct ne sera pas de mise.

Les agapes se dérouleront dans un restaurant sympathisant privatisé à quelques kilomètres de Lyon.

PAF : 37 €. Au menu : Apéritif/Assiette de charcuterie/Paleron de bœuf à la bière, pommes au four/Plateau de fromages/Tarte briochée aux pralines/Vin compris.

Réservation obligatoire : pdfrhonealpes@outlook.fr

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Le pèlerinage de Chartres a la cote, mais les évêques refusent toujours les tradis

3 Juin 2024, 06:17am

Publié par Thomas Joly

Triste ironie du calendrier. Au moment où 18.000 pèlerins (nouvelle affluence record, cette année) marchaient vers Chartres, preuve du succès et de l’attrait des messes dites « en latin », Monseigneur Dognin, évêque de Quimper et Léon, confirmait, dans une lettre datée du jour de la Pentecôte, l’éviction du diocèse de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre (FSSP). Les fidèles, attachés à la forme extraordinaire du rite romain, dénoncent le « mépris » de l’évêché vis-à-vis de leur communauté pourtant florissante et promettent de rester mobilisés pour défendre la liberté liturgique.

Éviction de la Fraternité Saint-Pierre

« Le couperet est tombé. » À l’été 2021, l’Église de France, et notamment les prêtres et les fidèles attachés au rite tridentin, découvrent avec stupeur le motu proprio [décret pontifical, NDLR] Traditionis custodes qui limite l’usage du missel de 1962. Dans certains diocèses, les fidèles de la messe en latin voient alors leurs églises fermées et certains de leurs prêtres renvoyés. À Quimper, la paix liturgique, ou du moins le statu quo, semblait régner. Mais ce répit n’a été que de courte durée. En décembre 2023, les fidèles des paroisses Saint-Mathieu et Sainte-Sève, desservies par la FSSP, apprennent la volonté de Monseigneur Dognin de révoquer la convention qui liait le diocèse à la communauté traditionaliste. En cause, deux articles à charge contre l’évêché, publiés par l’association Paix liturgique, qui mettent le feu aux poudres. Et alors que la FSSP n’a rien à voir avec cette association dont « elle désapprouve les méthodes et l’état d’esprit », la voilà dans le collimateur de l’évêque.

Cinq mois plus tard, l’évêché confirme cette révocation. La FSSP est priée de plier bagage et de quitter le diocèse. Dans une lettre adressée aux paroissiens, l’évêque tente de temporiser et promet que « trois messes dominicales » seront célébrées par des prêtres diocésains chaque semaine, ainsi que les solennités de la Toussaint, Noël, l’Ascension et l’Assomption, et toute autre solennité qui tombe un dimanche. En revanche, le Triduum Pascal, les autres solennités et surtout les sacrements seront désormais célébrés « en paroisse » en forme ordinaire. « On nous laisse trois messes - dont une à Brest - et on nous dit "soyez sympas, restez dans le rang". Mais c’est méconnaître la richesse des messes en semaine, de la vie de communauté, du catéchisme, des confessions et des autres sacrements », s’agace Louis, un paroissien mobilisé contre la décision du diocèse. « Il y a six ans, il y avait une soixantaine de fidèles. Aujourd’hui, nous sommes 250-300 chaque semaine. Cela montre bien la fécondité de la messe en forme extraordinaire et du travail de la FSSP », ajoute le jeune homme.

Les fidèles ne désespèrent pas d’être entendus. Après une première grande mobilisation devant les portes de l’évêché, au début du mois de mai, quelques dizaines de paroissiens ont continué de réciter le chapelet au même endroit, espérant être entendus de leur évêque. La porte est demeurée close. « Cela fait des semaines qu’on demande à être reçus et écoutés. La seule réponse que l’on obtient, c’est un communiqué », regrette Louis. Face au silence de leur diocèse, les paroissiens attachés à la forme extraordinaire ont donc adressé une lettre à Monseigneur de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, dans l’espoir de débloquer la situation. Ils prévoient une nouvelle mobilisation, le 16 juin. « Ce sera sûrement une grande marche dans le centre-ville de Quimper », nous annonce Louis, qui travaille à son organisation.

Les tradis en danger

Plusieurs prêtres, membres d’autres sociétés traditionalistes, ont relayé le combat de ces fidèles pour la liberté liturgique. Certains n’ont d’ailleurs pas manqué de remarquer le deux poids deux mesures du diocèse de Quimper qui, d’un côté, révoque la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, dont le charisme a pourtant été confirmé par le pape François en février 2022, et, de l’autre, relaie des messages politiques en faveur de la communauté LGBT sur son compte X (avant de supprimer ce compte). Le diocèse dénonce un acte de malveillance.

Le diocèse de Quimper est loin d’être le premier à avoir banni a FSSP de son territoire. En juin 2021, avant même la publication du motu proprio, la FSSP a été informée par courrier de son éviction du diocèse de Dijon. « Il semble anachronique, à une époque où le nombre de prêtres ne cesse de diminuer, de préférer se passer des services de deux d’entre eux […], quitte à surcharger encore davantage les prêtres diocésains », regrettait la société. L’année suivante, la FSSP était ensuite invitée à quitter le diocèse de Grenoble. Dans d’autres diocèses, dont celui de Poitiers ou Rennes, de jeunes fiancés rencontrent également des difficultés pour célébrer leur mariage selon la forme extraordinaire dans l’une des églises du diocèse. À l’heure où les séminaires des diocèses se vident et où, à l’inverse, le pèlerinage de Chartres et les messes en forme extraordinaire font le plein, l’Église de France souhaite-t-elle vraiment se passer des tradis ?

Clémence de Longraye

Source : http://bvoltaire.fr

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Le 9 juin, votez Marion Maréchal !

2 Juin 2024, 12:04pm

Publié par Thomas Joly

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Face à la colonisation migratoire et islamique, les Anglais se réveillent (enfin) !

2 Juin 2024, 09:35am

Publié par Thomas Joly

« Pas de Londonistan », « C'est notre pays et nous voulons le récupérer » : des milliers de personnes dans les rues de Londres ce samedi pour dénoncer l'immigration, un laisser faire de la police sur la présence d'islamistes lors de rassemblements pro-palestiniens, etc.

Pour voir les vidéos de cette manifestation, c'est ici : https://www.fdesouche.com/2024/06/02/pas-de-londonistan-cest-notre-pays-et-nous-voulons-le-recuperer-des-milliers-de-personnes-dans-les-rues-de-londres-pour-denoncer-limmigration-un-laisser-faire-de-la-police-sur-la-prese/

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Économie : la France passe à AA-, il était temps !

1 Juin 2024, 17:50pm

Publié par Thomas Joly

Économie : la France passe à AA-, il était temps !

La très conciliante agence de notation Standard & Poor’s a enfin abaissé, ce 31 mai, la note de l’économie française de « AA » à « AA - ».

En réalité, cette nouvelle note (l’équivalent d’un 16/20) devrait être beaucoup moins bonne encore, car l’économie française est déjà en faillite (les actifs nets de l’Etat sont inférieurs à la dette publique).

Quelques chiffres montrant l’état des lieux de l’économie française en 2023 :
- Les dépenses publiques représentent 58% du produit intérieur brut (PIB), c’est-à-dire que le poids de l’Etat dans l’économie est bien supérieur au poids des entreprises privées.
- Les prélèvements obligatoires sur les ménages et les entreprises s’élèvent à 48% du PIB.
Le déficit public atteint les 154 milliards d’euros.
- La dette publique est de 112% du PIB (mais plus de 400% du PIB en comptant également la dette hors bilan et les dettes privées).
- La charge de la dette (intérêts de la dette à rembourser) coute 50 milliards d’euros par an aux contribuables français, avec une prévision à 75 milliards d’ici 2027. Cette charge de la dette aura coûté environ 525 milliards d’euros à la France pendant les deux quinquennats du Mozart de l’économie Emmanuel Macron (qui est en train de nous composer un Requiem).
- L’industrie française est en récession depuis 23 mois, ce qui permet à Macron de se féliciter d’une baisse des émissions de CO2 de 5%.
- Les prévisions tablent sur une baisse du PIB au 2e trimestre 2024.
- L’inflation était de 4,9% en 2023, contre 5,2% en 2022. En 2024, l’inflation continue toujours sa route mais à un rythme moindre, à environ 2,2% sur un an, du fait de la baisse de la demande.
- Les dépenses de fonctionnement de l’Etat explosent à 543 milliards d’euros.

Ce sont là des statistiques dignes d’un pays en voie de soviétisation, à moins que d’ici là nous fassions officiellement faillite et qu’une réforme profonde de notre système économique socialiste ne soit mis en place par des hommes politiques courageux, afin de libéraliser l’économie française.

À noter que cette même agence de notation donnait à la France, en 2008, la note maximale de « AAA » quand bien même l’Etat de l’économie était déjà désastreux, que la France n’avait pas eu un budget à l’équilibre depuis 30 ans, et qu’elle achetait des « subprimes » à foison (emprunts risqués à hauts rendements, ce qui a entrainé cette fameuse « crise des subprimes »). C’est dire le peu de crédit que nous pouvons donner à ces agences de notation.

Maxime Leroy - Délégué général adjoint du Parti de la France

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Suppression de la taxe d’habitation : un trompe-l’œil fiscal

1 Juin 2024, 17:09pm

Publié par Thomas Joly

Oyez, bonne gens ! Oyez la bonne nouvelle : à en croire une note publiée, le 27 mai, par le député Jean-René Cazeneuve, rapporteur général du Budget à l’Assemblée nationale, les impôts locaux ont diminué drastiquement depuis 2017 par la grâce d’Emmanuel Macron. Hélas, les apparences peuvent être trompeuses…

Selon cette note, la pression fiscale locale sur les ménages a baissé de 18,4 % entre 1017 et 2023 grâce à la suppression de la taxe d’habitation sur la résidence principale, représentant 17 milliards d’euros d’impôts. Les Français s'approcheraient du paradis fiscal... Cette baisse compenserait largement la hausse de l’ensemble des prélèvements locaux subsistants, comme la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (+26,5 %) et ceux qui frappent encore les propriétaires : taxe d’habitation sur les résidences secondaires (+40,1 %), taxe foncière sur les propriétés bâties (+30,1 %) et non bâties (+13,4 %). En fin de compte, les impôts locaux payés par les ménages français (1.200 euros, en moyenne) ont diminué de 22 % en euros courants, en 2023. Et les particuliers ne sont pas les seuls à en avoir profité, les entreprises n’ont pas été oubliées (13,2 % de baisse depuis 2017). Sauf à être un mauvais coucheur fieffé, il faudrait donc chanter les louanges d’Emmanuel Macron.

Mais quel est le prix de ces « cadeaux » et qui en fera les frais ?

Pour les collectivités locales, la suppression de certaines taxes locales – dont la taxe d’habitation – a eu pour conséquence un manque à gagner de 53 milliards d’euros, partiellement compensé par des dotations de l’État. Or, le niveau des prélèvements obligatoires est resté stable, passant de 45 milliards d’euros, en 2022, à 43,5 milliards d’euros, en 2023. « Autrement dit, on a baissé les impôts locaux, mais le niveau d’imposition global est resté le même », remarque Emmanuel Sallaberry, maire de Talence et co-président de la commission des finances de l’Association des maires de France (AMF). Qu’il soit local ou national, l’impôt sort, en effet, de la poche du même contribuable… L’Association des maires de France souligne que cette « politique de suppression par la nationalisation des impôts locaux affaiblit la démocratie locale », le remplacement des impôts locaux par des dotations conduisant « à priver les collectivités de leur liberté et de leur responsabilité fiscale, et éloigner encore davantage la décision du citoyen ». Le consentement à l’impôt en devient aussi plus incertain.

En outre, ces dotations de l’État aux collectivités locales ne sont pas financées seulement par l’impôt, mais aussi par l’emprunt – ce qui constitue un report de dépense, vieux tour de passe-passe démagogique. « Il reviendra aux générations futures de supporter le coût de la taxe d’habitation que les contribuables actuels ne paient plus », poursuit Emmanuel Sallaberry. La dette publique dépasse, aujourd’hui, 3.100 milliards d’euros, ce qui n’a pas empêché Emmanuel Macron de déclarer, dans un entretien publié le 16 mai dans L’Express, que, « hormis une dérive des dépenses initialement prévues qui est du fait des collectivités territoriales, il n’y a pas de dérapage de la dépense de l’État » ! Cette sortie a été mal reçue par les maires de France, qui ont rappelé à juste titre que les communes sont tenues au respect de la règle d’or leur interdisant de voter un budget en déficit, alors que celui de l’État n’est plus en équilibre depuis 1978.

L'autonomie des collectivités locales mise à mal

L’Association des maires de France (AMF) a fait valoir que l’augmentation des dépenses locales résulte de l’inflation et du transfert des charges de l’État vers les collectivités. La centralisation fiscale est viciée : l’État délègue de plus en plus ses compétences aux collectivités locales sans que le financement ne suive toujours. Les collectivités locales, et les communes au premier chef, sont ainsi placées en situation de dépendance par rapport au pouvoir politique « alors que l’autonomie des collectivités locales est constitutionnelle », rappelle Emmanuel Sallaberry.

Selon l’AMF, les dotations globales de fonctionnement aux collectivités ont diminué de 71 milliards d’euros depuis 2010 et il manque, en outre, un milliard d’euros de compensation annuelle pour la taxe d’habitation et 750 millions d’euros pour la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). Certaines décisions gouvernementales, non financées ni compensées, ont également des conséquences importantes sur le budget des communes, comme celle, l’an dernier, d’augmenter de près de 5 % le traitement des fonctionnaires. « Cette situation entrave la capacité d'investissement public, supporté à 70 % par les collectivités locales », regrette l’AMF. Avec des conséquences prévisibles sur les services publics, la rénovation des écoles, des routes ou des bâtiments, entre autres. Comme l'éléphant, la fiscalité macroniste trompe énormément...

Éric Letty

Source : http://bvoltaire.fr

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Geneviève de Galard, une héroïne française !

1 Juin 2024, 11:08am

Publié par Thomas Joly

Geneviève de Galard, une héroïne française !

Geneviève de Galard (1925-2024), vient de nous quitter à 99 ans. Elle fait partie des vraies héroïnes françaises, des modèles à proposer à la jeunesse. Elle est surtout connue, à juste titre, pour son action héroïque lors du Siège du camp retranché de Dien Bien Phu.

Convoyeuse de l’air et infirmière, elle est restée dans l’hôpital de campagne de Dien Bien Phu, dans les pires conditions, sous les bombardements ennemis, du 28 mars au 7 mai 1954, soit la fin tragique du siège. Au-delà de sa tâche de soulagement des douleurs physiques et des soins d’urgences, apportés avec un dévouement exemplaire, elle a joué un grand rôle dans le soutien moral aux combattants durant ces épreuve. Aussi, elle a parfaitement mérité son surnom « d’Ange de Dien Bien Phu », ou les médailles dont elle a été couverte, dans les suites immédiates ou lointaines. Contrairement à ce qui a été dit parfois, elle n’a pas inventé quelque nouveau rôle de la femme aux armées ; elle s’est inscrite dans une continuité directe de l’action au service des soldats blessés des infirmières militaires, très présentes notamment dans les deux conflits mondiaux ; elle en avait pleinement conscience, et a accompli, fondamentalement, et à un degré héroïque, le devoir de sa profession.

Geneviève de Galard a passé les décennies suivantes à livrer son témoignage, et a fini par l’écrire. Elle a mené aussi une autre noble tâche, celle d’épouse et de mère de famille, avec trois enfants. On peut souhaiter que son nom sera donné à l’avenir à une rue dans chaque ville de France, au lieu de tant de personnalités des plus contestables ou nocives.

Scipion de Salm - Membre du Bureau politique du Parti de la France

A lire : Geneviève de Galard « Une femme à Dien Bien Phu », Édition des Arènes, Paris, 2003

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Le va-t-en guerre Macron met la France en danger !

31 Mai 2024, 18:29pm

Publié par Thomas Joly

Emmanuel Macron vient d’effectuer en Allemagne une visite d’État, avec tout le « tra-la-la » entourant ce genre de raout royal ou présidentiel. Voyage ponctué, au final, par un conseil des ministres franco-allemand dans le cadre du traité de coopération signé en 1963 entre le président Charles De Gaulle et le chancelier Conrad Adenauer. Rien d’extraordinaire à cette visite, si ce n’est les propos tenus par le chef de l’État français qui, au nom de sa seule personne, engage dangereusement la responsabilité de la France dans le conflit russo-ukrainien.

Demain, la France sera-t-elle, aussi, une cible pour la Russie ?

Toujours en pointe contre le pays de Poutine, le président de la République vient de déclarer qu’il trouvait normal que Kiev puisse utiliser, par exemple, les missiles SCALP livrés par la France pour toucher des cibles en Russie même, d’où partiraient les frappes meurtrières endeuillant l’Ukraine. À noter que ce pays n’a pas attendu le feu vert de Paris pour, déjà, tirer en représailles,  sur des cibles du pays de Tolstoï et Dostoïevski, touchant aussi des objectifs civils, comme à Belgorod. Mais nous, Français, ne sommes pas là pour compter les points et, hélas, recenser le nombre des victimes de cet absurde conflit. Et en aucun cas nous ne devrions être les acteurs de l’aggravation de cette confrontation, ajoutant de « la guerre à la guerre ». Notre rôle devrait être, au contraire, de rechercher les voies permettant une négociation du contentieux territorial. De plus, le locataire de l’Elysée en rajoute une couche en souhaitant envoyer – si ce n’est déjà fait -, des conseillers ou instructeurs de notre pays sur le sol même de l’Ukraine, nous exposant dangereusement à des représailles  de la part de Moscou : cyberattaques, immixtion dans la crise néo-calédonienne, fracture de la nation, les occasions sont trop belles de monter les Français contre les Français !

« Crosse en l’air » ?

On le sait, les militaires – heureusement ! -, contrairement à d’autres fonctionnaires, n’ont pas le droit de grève. Mais ceux des leurs qui ne seraient pas idéologiquement en phase avec les décisions solitaires du Chef de l’État pourraient-ils se faire « porter pâle » à la veille de leur mission, l’objection de conscience n’étant pas, là non plus, reconnue ? En tout cas, le signataire de ces lignes, quand il porta jadis  l’uniforme comme des millions d’autres jeunes de son âge, n’aurait rien fait qui soit contraire à sa conscience ou à ses convictions. Le service de la nation n’implique pas de trahir ses idées, d’autant plus quand elles coïncident avec l’intérêt supérieur de la « terre des pères ». Emmanuel Macron a-t-il sollicité l’avis du peuple, a-t-il été mandaté pour lancer le pays dans une aventure guerrière qui, contrairement à la propagande d’une chaine comme LCI, par exemple, n’est pas la sienne ? Cet homme,  qui n’a jamais porté l’uniforme, ni senti l’odeur d’une chambrée, pas plus qu’enduré la morsure d’une bretelle de fusil à l’épaule au retour d’une marche, est-il qualifié, réellement, pour être « le chef des Armées » comme, hélas, la constitution lui en reconnait le titre ?

Revenir à Minsk I et II

Reconnaissons au moins  à Emmanuel Macron le mérite d’avoir tenté de négocier avec l’autocrate russe, jusqu’à la veille de l’entrée en guerre de Moscou. Mais, sans excuser les bombardements aveugles des villes, il ne faudrait pas avoir la mémoire courte, et se rappeler que les accords de Minsk parrainés par Berlin et Paris sont restés lettre morte. Or, ils prévoyaient un cessez-le-feu – n’oublions pas que depuis 2014  les Ukrainiens bombardaient les oblats russophones de Lougansk et de Donetsk autoproclamés indépendants-, et la consultation des populations en vue de leur accorder une substantielle autonomie. Rien n’est venu. Pire, l’ancienne chancelière Merkel a avoué avoir parrainé Minsk I et II pour permettre à Zelinsky de gagner du temps, tandis que le Russe était abandonné comme deuxième langue officielle ! Poutine a vu …rouge - sans jeu de mots !-, et on connait la suite dramatique du feuilleton qui endeuille l’Europe. Il faut raison garder. Et, s’il faut tout faire pour aider l’Ukraine à « garder la tête hors de l’eau » sans entrer en co-belligérance,  il faut obliger les protagonistes à  s’asseoir autour de la table des négociations, et reprendre le fil des discussions là où on l’avait laissé. Ce devrait le rôle éminent de la France, ici comme au Proche-Orient, d’être cette moyenne puissance d’équilibre et de mesure.

Jean-Claude Rolinat

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Attaque au couteau à Lyon : supprimez cette vidéo que je ne saurais voir

30 Mai 2024, 06:10am

Publié par Thomas Joly

Une attaque au couteau. Encore une attaque au couteau. Celle-ci a eu lieu à Lyon, dimanche dernier. Un clandestin marocain de 27 ans sous le coup d'une OQTF a été interpellé après avoir poignardé quatre personnes dans le métro. Cette nouvelle agression devrait logiquement indigner, mais les attaques au couteau sont devenues tellement banales, dans la France de 2024, que chacun s’y est habitué. Le sujet d’indignation s’est déplacé. Ce ne sont plus tant les attaques qui scandalisent que ceux qui les mettent en lumière pour les condamner. Ainsi, tandis que l’assaillant, Mustapha El Jemli, est déclaré malade et hospitalisé, le lanceur d’alerte Damien Rieu subit le feu roulant judiciaire pour avoir mis en ligne une vidéo de l’agression.

Damien Rieu, ennemi public numéro 1

« Une vidéo, obtenue illégalement, de l’agression violente commise hier dans le métro à Lyon circule actuellement sur les réseaux sociaux. Ne la partagez pas, ne la diffusez pas », a ainsi tonné la préfecture du Rhône, appelant même tout citoyen à dénoncer la fâcheuse publication sur la plate-forme Pharos.

Très indignée que ces images puissent être vues du grand public, la préfète n’a pas hésité, non plus, à faire un signalement et rameuter le parquet de Lyon. Une enquête judiciaire en bonne et due forme a ainsi été ouverte des chefs de « violation du secret de l’enquête et de recel de violation du secret de l’enquête ». Nul doute que la Justice saura se montrer impitoyable envers Damien Rieu.

Il se trouve, en effet, que notre État de droit n’est pas laxiste avec tout le monde. La diffusion d’une telle vidéo pourrait tomber sous le coup de la loi, et notamment de l'article 226-1 du Code de procédure pénale concernant l'atteinte à la vie privée. Celui-ci stipule : « Est puni d'un an d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende le fait, au moyen d'un procédé quelconque, volontairement de porter atteinte à l'intimité de la vie privée d'autrui. »

L’occultation médiatique

Les médias - qui devraient être du côté des lanceurs d’alerte - sont, en fait, les premiers à accabler Damien Rieu. « Nous avons décidé de ne pas diffuser cette vidéo », a ainsi tranché Xavier Rolland, rédacteur en chef de France 3 Rhône-Alpes, prétextant de bien vagues « raisons déontologiques ». « Pour nous, ces images n'apportent rien d'utile pour comprendre les faits et leurs causes. » Circulez, y a rien à voir.

On a pourtant connu la presse moins précautionneuse avec d’autres images d’agressions. Si la vidéo du métro de Lyon doit être cachée « par respect pour les victimes », pourquoi celle de George Floyd a-t-elle été relayée par ces mêmes médias si respectueux de l’intégrité ? Le deux poids deux mesures est permanent. Quand le casting n’est pas conforme à leur récit, les autorités médiatiques font tout leur possible pour faire disparaître les images du crime.

Ainsi, lorsqu’en août 2022, une femme de 55 ans fut violée en plein centre-ville de Piacenza, en Italie, par un demandeur d'asile d'origine guinéenne, la presse s’indigna moins du crime en lui-même que de sa médiatisation. « Cet horrible fait divers aurait pu en rester là et faire l’objet de quelques lignes dans la presse. Mais la scène, insoutenable, a été filmée par un témoin et publiée sur les réseaux sociaux », regretta Le Monde, qui aurait manifestement préféré que la scène restât inconnue du grand public. Même désapprobation, l’année suivante, quand surgit, sur Twitter, la vidéo de l’agression brutale d’une grand-mère et de sa petite-fille, à Bordeaux, par un homme d’origine africaine. « Relayer la vidéo sur les réseaux sociaux peut vous coûter très cher », menacèrent, alors, deux journalistes de BFM TV

Dans toutes ces affaires, ce n’est évidemment pas la violence ou l’indécence éventuelle des images qui posent problème, mais l’existence même des victimes qui y figurent. Trop blanches, peut-être, contredisant la doxa antiraciste ? Elles soulignent, également, l’immense responsabilité de nos élites dans l’ensauvagement actuel de la France et doivent donc être dissimulées.

Jean Kast

Source : http://bvoltaire.fr

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Marion Maréchal explose l'ignoble gauchiste Sonia Devillers sur France Inter

29 Mai 2024, 06:12am

Publié par Thomas Joly

Vous reprendrez bien un peu de propagande ? Tous les jours, à l’heure du petit déjeuner, la matinale de France Inter propose la même formule alléchante. Au menu, un bon bol de militantisme, une grande rasade de mauvaise foi et des infos avariées à volonté. Le tout pour la somme modique de 4 milliards d’euros par an. On aurait tort de s’en priver.

Marion Maréchal passe à table

Mardi 28 mai, la table avait été dressée par Sonia Devillers, tenancière des lieux. L’invitée était Marion Maréchal. Assez vite, la discussion s’est orientée vers les propos tenus, la veille, par la tête de liste Reconquête. Cette dernière s’était émue du prix d’interprétation féminine décerné à Cannes à une actrice transgenre. « C'est donc un homme qui reçoit à Cannes le prix d'interprétation… féminine. Le progrès, pour la gauche, c'est l'effacement des femmes et des mères », avait-elle alors écrit, sur X, suscitant la colère de six associations LGBT qui ont annoncé leur volonté de porter plainte pour « injure transphobe ».

Très choquée, également, par la théorie atrocement haineuse selon laquelle un homme n’est pas une femme, la journaliste-militante de France Inter a tout fait pour ramener son invitée dans le droit chemin du politiquement correct. « On parle d’un délit, hein ! La transphobie n’est pas une opinion, c’est un délit », sermonna-t-elle, en martelant que l’actrice récompensée était bel et bien « une femme » comme les autres.

Le plat du jour : théorie du genre, sauce antifasciste

Indifférente aux tentatives d’intimidation de sa contradictrice, Marion Maréchal est restée fidèle à ses convictions – et à la biologie de base : l’identité sexuelle est une réalité génétique, une donnée immuable inscrite au plus profond de nos cellules. N’en déplaise à Mme Devillers qui s’est cru fondée à brandir « la science » pour soutenir ses délires idéologiques. « Il ne s’agit pas d’être d’accord ! Il s’agit de respecter la loi », a continué alors la journaliste, sur le ton de la menace.

À court d’arguments, Sonia Devillers a alors joué sa dernière carte, celle des cas désespérés : le procès en fascisme. « Quelle différence entre votre vision de la famille et celle de Pétain ? », lance-t-elle, en désespoir de cause, espérant sans doute mettre son adversaire mal à l’aise. En vain. Habituée à la reductio ad hitlerum, Marion Maréchal lui répond : « Je crois qu’Hitler aimait la confiture de fraise… Vous aimez la confiture de fraise ? Vous êtes un peu hitlérienne, non ? » On attend toujours la réponse de Sonia Devillers... 

Jean Kast

Source : http://bvoltaire.fr

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Loi sur l'euthanasie : réveillez-vous, c’est notre civilisation qu’on assassine

28 Mai 2024, 19:04pm

Publié par Thomas Joly

L'examen du projet de loi sur la fin de vie a débuté ce lundi 27 mai à l'Assemblée nationale. Il sera question d’aide active à mourir, de suicide assisté, d'euthanasie. C’est Mozart qu’on assassine : ce titre d’un vieux bouquin - que l’on ne trouve plus que, corné, dans les vieilles maisons de famille - sied parfaitement à la situation.

Parce que chaque vie humaine est une petite symphonie dont on a tenté d’être à la fois le compositeur et le chef d’orchestre. Une partition plus ou moins réussie, pas toujours harmonieuse, parfois plus Contrastes de Béla Bartók que Flûte enchantée.

Dans leur naïveté, ils ne voient pas le biais de la question

Parce que pour une raison étrange, comme un concert de musique classique, ce débat ne semble pas intéresser la France populaire. Comme tous les sujets sociétaux, il est réservé à une certaines élite, celle que l’on trouvait au XIXe autour de la table dominicale dans les châteaux de province : le curé, le député, le hobereau, le médecin, le maître d’école. Pour en parler, il faut être un expert pointu, un intellectuel capable de philosopher. Les quelques opposants à cette loi sont confinés dans les colonnes du Figaro et de La Croix, c'est si feutré ; il ne manque que la tasse de thé. Comment a-t-on pu convaincre Monsieur et Madame Tout-le-Monde de se désintéresser de leur propre décès ? Veulent-ils mourir dans la dignité ? La réponse est oui. Dans leur naïveté, ils ne voient pas le biais de la question. De fait, qui voudrait trépasser dans la honte et la déchéance ?

Parce que Mozart, dans l’imaginaire collectif, est l’acmé de notre civilisation. Or, c’est la pierre centrale qui en est retirée, son premier commandement : « Tu ne tueras pas. » Elle avait déjà été descellée avec l’avortement. Cinquante ans plus tard, la boucle est bouclée. Pour l’IVG, on disait que ce vote allait ouvrir une boîte de Pandore. Cette fois la boîte de Pandore gît, béante, avant même que la loi ne soit passée. La commission de l’Assemblée l’a déjà éventrée. Si l’amendement créant le délit d’entrave au suicide assisté déposé par l’insoumise Caroline Fiat (sanction d’un an de prison et de 15.000 euros d’amende) est voté, il ne faudrait pas qu’il soit rétroactif : les pompiers qui ont plongé, sauvant in extremis des candidats au suicide, vont devoir rendre leur décoration, leur lettre de félicitations, passer devant le tribunal et faire, in fine, un chèque. La prochaine fois, ils passeront leur chemin. Ou bien sauteront, mais cette fois pour tenir sous l’eau la tête du malheureux le temps nécessaire. C’est le concept de « secourisme à l’envers », expliqué dans l’avant-projet de loi sur la fin de vie.

Oubliés l’expiation, l’oblation, la contrition, le pardon

Parce que ce roman de Cesbron, C'est Mozart qu'on assassine, c’est celui des boomers par excellence. Paru en 1966, il a été vendu à plus d’un million d’exemplaires. Il raconte les tribulations d’un enfant du divorce. La société commence à bouger. Avec les boomers, elle fait « boum ! », pffuit... pulvérisée. Ma vie, mon choix. Quand ils étaient en âge de procréer, ils ont fait légaliser l’avortement ; maintenant qu’ils se rapprochent dangereusement de la fin et que leur part (énorme) du corps électoral fait les rois, et donc les lois, c’est l’euthanasie. Oubliés l’expiation, l’oblation, la contrition, le pardon qu’on leur a enseignés jadis au caté (ils sont la dernière génération), qui donnaient à la fin de vie son utilité. Fragilisés par les « affaires », les curés osent à peine parler. Au Boomeristan, on veut mourir comme on a vécu : si je veux, quand je veux. Leur viatique est idéologique.

Le brouhaha de la campagne des européennes couvre l’examen de loi sur l’euthanasie. C’est tout bénéfice pour Emmanuel Macron qui donne l’impression d’agir. Quant aux autres candidats, toute opposition trop bruyante pourrait leur valoir quelques points aux élections, eu égard à la popularité de l’euthanasie dans l’opinion. C’est Mozart qu’on assassine. Sans son Requiem - « Requiem aeternam dona eis » (« Accordez-leur le repos éternel ») -, car plus personne ne croit au repos éternel.

Gabrielle Cluzel

Source : http://bvoltaire.fr

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Répression judiciaire inouïe contre Yvan Benedetti et Jérôme Bourbon

28 Mai 2024, 06:20am

Publié par Thomas Joly

Répression judiciaire inouïe contre Yvan Benedetti et Jérôme Bourbon

Yvan Benedetti a été condamné à porter un bracelet électronique pendant 3 mois pour avoir voulu rendre hommage à Pierre Sidos dans le cimetière où il repose !

Jérôme Bourbon a été condamné à payer 43.000 € d'amende pour délit d'opinion !

Le Parti de la France apporte son soutien à tous les deux dans ce nouvel épisode de persécution politico-judiciaire.

Le dernier édito de Jérôme Bourbon : https://rivarol.com/version-papier-1-an-d-archive/3003-rivarol-n3448-du-2122020-papier.html

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Le débat avec Marine Le Pen : un caprice présidentiel

27 Mai 2024, 19:08pm

Publié par Thomas Joly

Dans un entretien au Parisien, ce samedi 25 mai, Emmanuel Macron a lancé, avec le sens de l’impromptu qu’on lui connaît, une nouvelle idée. « Je suis prêt à débattre maintenant avec Madame Le Pen. » Tiens, donc ! Une conversion subite. Une illumination. Une idée géniale, forcément géniale.

Le monde politique d’Emmanuel Macron est simple. Ses équipes sont infichues de faire baisser les intentions de vote en faveur du RN le 9 juin prochain ? L’eau monte au sein du Titanic et le capitaine Hayer avance droit vers l’iceberg en klaxonnant ? Heureusement, Emmanuel Macron survient pour sauver non pas le monde mais le mondialisme. En clair, j’ai besoin de points dans les sondages, je m’offre un débat national quand je veux et avec qui je veux. Comme les Français, le président de la République doit penser que son Premier ministre a manqué d’efficacité face à Bardella devant les caméras de France 2. Les marches de l’humiliation se gravissent quatre à quatre, dans le monde étrange de la Macronie. Attal humilie Hayer en écartant la tête de liste pour débattre lui-même avec le champion du RN pour les européennes. Trois jours plus tard, Macron humilie Attal en expliquant qu’il faut refaire le boulot, qu’il s’y collera lui-même à un échelon supérieur, donc face à Marine Le Pen.

Toute-puissance

Évidemment, Marine Le Pen, plus prévoyante que le chef de l’État, avait par avance dicté ses conditions. La triple candidate à la présidentielle veut bien débattre, mais seulement si ledit débat sert à autre chose qu’à injurier la principale figure de l’opposition pour regonfler les sondages en panne de la majorité. Le Pen veut une promesse de dissolution… ou de démission en cas de défaite, a-t-elle rappelé au chef de l’État. Gouverner, c’est prévoir. Le Pen a prévu, pas Macron.

Il y a, derrière cette nouvelle initiative qui sort d’une interview comme un diable d’une boîte, tout Emmanuel Macron. Le mépris, d’abord : il a dominé un débat présidentiel contre Marine Le Pen en 2017, le second fut nettement moins à son avantage. Peu importe. L'assurance, ensuite. Il en déduit qu’en dépit du cortège spectral de ses échecs, un nouveau duel avec Marine Le Pen provoquera la fuite éperdue des partisans déclarés du RN, voire leur ralliement à la liste de Valérie Hayer. L’encyclopédie Wikipédia, pour une fois utile, donne cette définition du sentiment de toute-puissance : « Le psychique se représente comme détenteur de possibilités infinies, comme effecteur, autrement dit comme ayant une emprise sur le monde extérieur. Cette emprise glorifie le Moi, en fait un dieu surpuissant, seul à décider du cours des choses. » Une névrose obsessionnelle comme une autre, préoccupante tout de même chez celui qui conduit les affaires de la France.

Transformisme digne d'Arturo Brachetti

Le duel pose, en effet, quelques difficultés. D’abord, les deux impétrants n’ont aucun mandat européen : Marine Le Pen est députée de la nation à l’Assemblée nationale, Emmanuel Macron est président de la République. Le débat Bardella-Attal frôlait déjà les barbelés : Bardella est tête de liste RN pour les européennes, il était légitime. On pouvait, en tirant un peu, considérer que les Français verraient un intérêt dans un choc entre deux gabarits précoces de la politique, âgés de 28 et de 35 ans, le second représentant le parti au pouvoir. Cette fois, sur la volonté de Macron, on rejouerait le débat présidentiel en pleine fin de campagne des européennes. Toutes les listes d’opposition ont hurlé au hold-up médiatique lors du duel Attal-Bardella. Cette fois, Macron vide la salle des coffres.

Pour sauver le soldat Hayer, tout est donc, bon. La démocratie repose sur un principe. Une fois élu, le président de la République est le Président de tous les Français, y compris de ceux qui ont voté contre lui. Il le sait si bien que c’est l’argument qu’il utilise pour refuser de débattre après le 9 juin. Donc, dans la pensée magique macronienne, avant le 9 juin, il n’est le Président que d’une partie des Français. Après le 9 juin, le revoilà Président de tous. Un transformisme institutionnel digne du génial transformiste Arturo Brachetti. Chapeau, l’artiste !

Mais qui pensera que le Président représente l’intérêt de la France et de ses habitants, après cet épisode de petite politicaillerie façon voleur de poules ? Abîmer les institutions du pays qui l’a porté au pouvoir, rouler les Français dans la farine de ses intérêts partisans n’empêchent pas Emmanuel Macron de dormir. Ni de donner des leçons de démocratie urbi et orbi. Les ravages du sentiment de toute-puissance...

Marc Baudriller

Source : http://bvoltaire.fr

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Quand l’État célébrait les mamans dignement

26 Mai 2024, 18:24pm

Publié par Thomas Joly

« Que la mère de famille soit honorée comme elle doit l'être, qu'elle se sente entourée du pieux respect et de la déférente sollicitude de ses concitoyens […] que l'importance et la grandeur de son rôle social apparaissent aux yeux de tous », déclarait, dans ce langage délicieusement suranné, Jules-Louis Breton, ministre de l’Hygiène, de l’Assistance et de la Prévoyance sociales, au Président Paul Deschanel. Le bienveillant ministre ne parlait pas encore de « réarmement démographique » mais valorisait la maternité, soulignant « l'importance et la grandeur de son rôle social », et appelant la mère de famille à « accepter noblement, avec une légitime fierté comme faisant partie de son patrimoine d'épouse, les épreuves, les souffrances, les dangers même, qui sont inséparables de l'enfantement ».

Tandis qu’en 1920, la République pouvait librement « témoigner d'une manière éclatante de sa gratitude et de son respect envers celles qui contribuent le plus largement à maintenir par leur descendance le génie et la civilisation, l'influence et le rayonnement de la France », cent ans plus tard, qu'en reste-t-il ? Ce décret pour la création de la Médaille de la famille française semble devenu totalement inaudible dans notre société hypersensibilisée aux luttes intersectionnelles. Un ministre pourrait-il encore exiger « une saine éducation morale » sans subir les foudres de la bien-pensance ?

De la famille française aux différentes formes de parentalité

À l’évidence non puisque, évolutions sociétales obligent, cette valeureuse distinction a connu différents changements de nom et critères d’attribution. De « Médaille de la famille française », elle est devenue « Médaille de la famille » en 2013 sous le gouvernement Ayrault puis, en 2022 (gouvernement Castex), la « Médaille de l'enfance et des familles ». Et si, lors de sa création, cette médaille ne récompensait que les mères de famille et était remise généralement à la fête des mères, le décret de 2022 a voulu « tenir compte des différentes formes de parentalité et du rôle des bénévoles et professionnels intervenant auprès des familles et assurant l'accueil du jeune enfant et la protection de l'enfance ».

Aussi éloquent, le dessin sur la médaille a également suivi les modes de notre temps. La médaille originelle représentait naturellement une mère portant son enfant et, au revers, l’inscription « La Patrie reconnaissante ». En 1985, sous François Mitterrand, la mère est remplacée par un groupe familial entouré de branches de laurier. La mention « Patrie reconnaissante », sans doute trop connotée, a disparu au profit de la moins charnelle « République française ». Et comme on n’arrête pas le progrès, en 2022, exit la famille, deux paumes de main entourées de motifs végétaux et enserrant, en gigogne, deux autres paires de paumes de main feront l’affaire pour mieux illustrer ces « différentes formes de parentalité ».

L’évolution de cette distinction honorifique illustre bien le regard porté par la société sur la maternité et les ravageuses politiques familiales menées par nos gouvernements successifs. À force de mépriser et malmener les familles, le désastre démographique s'avérerait inéluctable, avec ce 22e mois consécutif de baisse de la natalité que nous connaissons.

Pour pallier cette catastrophe démographique, Emmanuel Macron demande le « réarmement » tout en constitutionnalisant le droit à l’avortement... Tandis que la natalité en berne dans nos vieux pays d’Europe est compensée par une répartition des migrants, que certains instillent dans les esprits que le choix du genre repose sur un ressenti et qu’un homme peut être « enceint », qu’un marché prospère pour vendre et acheter son bébé à l’étranger, que d’autres ont déjà remplacé la fête des mères par celle, plus inclusive, des « gens qu’on aime », il y a urgence.

Urgence à renouer avec la réalité, à dénoncer les ravages du féminisme et la haine de la maternité et, in fine, à célébrer celles qui, chaque jour et par amour, courent, se dévouent, voire se sacrifient, pour nourrir, soigner, éduquer et faire grandir son ou ses enfants pour le bien commun de la société. Au risque du politiquement incorrect, soyons subversifs et osons souhaiter une bonne fête à toutes les mamans ! Pour que l'on puisse encore longtemps proclamer « Vive la France ! »

Iris Bridier

Source : http://bvoltaire.fr

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