Nouvelle tentative d'assassinat contre Donald Trump alors qu'il jouait au golf en Floride. L'auteur, qui a été interpellé, est évidemment un sale gauchiste.
Que n'entendrait-on pas si c'était la déesse des médias, Kamala Harris, que des partisans de Trump auraient, par deux fois, tenté d'éliminer...
Le Parti de la France apporte tout son soutien à Donald Trump et souhaite ardemment sa victoire en novembre prochain, pour le bien de l'Amérique et du monde entier.
Face aux températures en très forte baisse, un organe de presse alerte la population : « Non, la France ne subit pas de vague de froid cette semaine ». Révoltée par la descente du mercure dans le thermomètre, la rédaction du Parisien a décidé d'informer ses lecteurs qu'ils pouvaient ressortir les bermudas. Un froid polaire, en plein mois de septembre ? Non. C'est l'hiver indien. Tant qu'un ours blanc n'aura pas été vu place de la Concorde, le quotidien poursuivra son combat. La source de cette annonce qui a relancé les ventes de bikini pure laine provient de Météo France. Les mots ont leur importance. Selon les spécialistes maison, nous sommes actuellement à 10 °C au-dessus de la limite permettant de parler de « vague ». Eh bien, n'en parlons pas. Nous dirons que... Ah, on ne sait comment définir cette arrivée massive de moins chaud sur le pays... Les Français attendent du Parisien qu'il publie la liste des mots ad hoc : « Vaguelette » ? « Clapotis » ? Clapotis de froid polaire sur la France. Bof. « Votre titre est très moyen, mon vieux ! »
Météo France est formel. « Parmi les critères, l'indicateur thermique national doit passer au moins une fois sous -2 °C. » Au-dessus de cette valeur, il convient de parler d'un réchauffement en phase de ralentissement. En conséquence de quoi, devant toute personne se plaignant de la chute des températures, nous lancerons ce « NON » péremptoire cher aux deux institutions. Il suffit ! « Votre réalisme me glace. » C'est une vague de climato-scepticisme qui envahit la France. Cette fois, le mot convient. C'est une contagion qui fait froid dans le dos de Sandrine Rousseau et Marine Tondelier, réunies toutes deux autour du poêle. Les Verts en grelottent d'effroi. Y a plus de saison. S'il gèle alors que des vacanciers sont encore à la plage, elles s'inscriront aux « Réchauffistes anonymes ». Un cercle d'entraide destiné à aider le militant à sortir de son addiction aux canicules. Déjà les cartes de France Télévisions sont passées de rouge incandescent à rose foncé. Une amorce de désaccoutumance se profile. Seules, ici et là, quelques poches de résistance tentent de couper le cheveu en quatre. Un coiffeur propose « minivague ». Moins 15 % le mercredi.
Dernière minute : les adeptes du « pas de vague » dans l'Éducation nationale se joignent au mouvement. Contre vents et marées qui n'existent pas, ils diffuseront la bonne parole. Le « non » fatidique, le « non couperet » qu'ils manipuleront avec sang-froid. L'unique survivance d'une baisse de température.
« Le saviez-vous ? Dans les transports en commun, les étrangers représentent 91 % des mis en cause pour vols en Île-de-France, et 83 % sur la France entière », révèle Marc Vanguard, analyste de données, dont les études statistiques, qui portent sur la démographie, l’immigration et l’insécurité – sujets des plus clivants -, sont de plus en plus plébiscitées par les citoyens, journalistes, parlementaires et hommes politiques français. Des données dénuées de tout soupçon, puisque les chiffres proviennent d’une étude menée par le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SMSI), directement rattaché au ministère de l’Intérieur. Une radioscopie officielle, publiée par communiqué de presse ce mercredi 11 septembre.
« Un phénomène particulièrement francilien »
L'étude ministérielle révèle ainsi que « les services de police et de gendarmerie ont enregistré (en 2023) près de 118.440 victimes de vols et de violences dans les transports en commun ». Ce sont les vols sans violence, qui « constituent l’atteinte la plus caractéristique de la délinquance enregistrée dans les transports en commun », révèle le rapport. Des chiffres cependant bien en deçà de la réalité, puisque seulement 31 % des victimes de vols dans les transports en commun déposent plainte.
Parmi les régions les plus touchées par l’insécurité dans les transports en commun, l’Île-de-France, figure en haut du panier, avec 72.318 victimes enregistrées (Interstats Info Rapide n° 42, septembre 2024 p.6). La Métropole du Grand Paris (10 % de la population nationale) « enregistre plus de la moitié » des victimes de vols et de violences dans les transports en commun (64.958 victimes enregistrées). Mais le phénomène touche aussi plus largement « les 22 métropoles (29 % de la population nationale), [qui] enregistrent à elles seules 80 % des victimes ».
Une surreprésentation bien particulière
Le profil des agresseurs, pour sa part, est essentiellement masculin : « 87 % des mis en cause sont des hommes, soit presque autant que dans les autres lieux [hors transports en commun] pour les mêmes atteintes (85 %) » (ibid, p. 2). Concernant les violences sexuelles, 99 % des agressions sont le fait d’hommes quand 91 % des victimes sont des femmes ; 86 % d'auteurs mâles s’agissant des vols avec ou sans violence et 85 % pour les agressions.
Parmi les auteurs, souligne l’étude, « 24 % sont identifiés comme mineurs et plus de la moitié sont enregistrés comme étrangers (52 %), deux caractéristiques spécifiques aux transports en commun ». L'un des facteurs explicatifs ? L’existence de filières de criminalité organisée, qui exploitent notamment les mineurs isolés de manière assidue. Ainsi, en Île-de-France, les étrangers représentent une part considérable des mis en cause pour vols et violences dans les transports : « vol : 91 % ; violences sexuelles : 60 % ; agressions : 45 % ». Parmi les nationalités étrangères recensées, Marc Vanguard constate une spécificité propre à chacune. « Concernant les vols, on observe une surreprésentation complètement hors normes des étrangers maghrébins […] Alors qu’ils ne représentent que 2 % de la population nationale, ils représentent 51 % des mis en cause pour vols dans les transports en commun en France » (contre 10 % s’agissant des ressortissant de l’Union européenne).
« Pour les agressions, la surreprésentation des Maghrébins (13 %) est aussi très marquée, mais elle est égalée par celle des étrangers subsahariens (11 %) ». Dans les violences sexuelles, ce sont les auteurs d’origine africaine (16 % de Maghrébins, 12 % d’Africains hors Maghreb) et asiatique (9 %) qui sont surreprésentés. Alors que les vols et violences dans les transports ont diminué de 11 % par rapport à 2002, le nombre de violences sexuelles déclarées dans les transports en commun français, elle, explose. Depuis 2016, le nombre de plaintes déposées a augmenté de 75 %.
Un phénomène plus largement européen
Une « spécificité des délits et des crimes selon les nationalités » qui n’est pas exclusivement française : le même phénomène prévaut également en Allemagne ainsi qu’en Italie. « Que ce soit en France, en Allemagne ou en Italie, le constat est le même », avance l’analyste des donnés : « étrangers maghrébins très surreprésentés dans les vols ; étrangers afghans/pakistanais très surreprésentés dans les violences sexuelles ».
Cependant, un déséquilibre - sensible - entre nationalités des auteurs et des victimes apparaît. Notamment concernant les violences sexuelles dans les transports en Île-de-France : 60 % des mis en cause sont étrangers, contre 84 % des victimes qui, elles, sont françaises.
Pour Marc Vanguard, ces chiffres, alarmants, interrogent « sur les critères de sélection de nos flux migratoires ». L'ancien commissaire européen et nouveau Premier ministre français, Michel Barnier, qui proposait un moratoire sur l'immigration pourrait sans doute charger le ministre de l'Intérieur de durcir le ton. Si tant est que les actes suivent les paroles et que les instances européennes plient face à la volonté française de reprendre le contrôle de sa politique migratoire...
Les Français en raffolent. Ou, du moins, certains d’entre eux. Depuis l’été dernier, la pâte à tartiner algérienne El Mordjene fait fureur dans les quartiers à forte population d’origine immigrée. Il a suffi que quelques créateurs de contenus sur TikTok postent des vidéos de dégustation pour faire décoller les ventes. La précieuse denrée est désormais en rupture de stock un peu partout dans le pays, victime de son succès.
Un vif intérêt journalistique
Le produit est cher (8,50 euros le pot de 700 g), sa composition comparable à d'autres pâtes à tartiner (plus de 50 % de sucre, présence élevée d'acides gras saturés), son goût tout sauf original (très inspiré du Kinder Bueno™), mais la demande est là. Tout comme l’intérêt des médias. Impossible d’être passé à côté de la fameuse pâte à tartiner maghrébine. Elle est sur toutes les antennes, ou presque. Afin de mieux comprendre le phénomène, Le Parisien s’est rendu dans un magasin du Val-de-Marne où les gourmands affluent, prêts à parcourir de longs kilomètres afin de s’approvisionner. « Depuis juin, le téléphone sonne tous les jours. 99 % des appels, c’est pour ça », explique un employé du magasin. Les clients confirment au micro du journaliste : « J’ai fini le travail et j’ai parti direct pour prendre deux pots pour mes enfants », déclare Samir.
Ces gens qui se plaignent du pouvoir d'achat mais qui font parfois 1heure de route pour acheter une pâte à tartiné Algérienne à 8,50€ le pot
Du boycott de produits pour placer les siens et le tout sponsorisé par le Parisien pic.twitter.com/EnNVTbxble
La mixture, élue produit de l’année par les consommateurs algériens en 2022, 2023 et 2024, a également été mise à l’honneur sur RMC et BFM TV. « Hmmm c’est super bon ! », pouvait-on entendre à l’antenne de la chaîne info, mardi matin. La publicité pour la malbouffe est-elle désormais autorisée sous prétexte qu’elle vient de l’étranger ?
L’habituelle promotion des cultures étrangères
Les Algériens eux-mêmes n’en croient pas leurs yeux. Certains évoquent, sur les réseaux sociaux, cette folle promotion et s’en félicitent. « Je sais pas si vous vous rendez compte du soft power qu’on est en train de faire, en ce moment ? Une marque algérienne avec le logo d’une femme en tenue traditionnelle algérienne en pleine matinale de la chaîne de news #1 en France… »
Je sais pas si vous vous rendez compte du soft power qu’on est entrain de faire en ce moment ? 🇩🇿
Une marque Algérienne avec un logo d’une femme en tenue traditionnelle algérienne en pleine matinale de la chaine de news #1 en France… pic.twitter.com/8UcV2t3jNv
La symbolique est forte, en effet. Sur l’emballage du produit figure une femme portant « el haik », un vêtement « qui était très important pendant la guerre de libération de l’Algérie », nous dit-on. Nos médias feraient donc indirectement la promotion d’un mouvement « de libération » qui a causé la mort d’innombrables Français ? Et pourquoi pas envoyer un de nos ministres fleurir la tombe des soldats du FLN, tant qu’on y est ? Ah non… ça, c’est déjà fait.
Cet épisode n’a hélas rien de nouveau. Il s’inscrit dans un grand mouvement de mise en avant des mœurs et coutumes des populations immigrées. Plutôt que de faciliter leur intégration, on les enferme dans leurs cultures d’origine, on célèbre leurs spécificités et on invite la population générale à s’y assimiler. Il y avait le rap, le « street wear », le « street art », le voile, le halal, la langue arabe, le français « affriqué »… il y a désormais, aussi, la pâte à tartiner.
Grenoble, le Chicago français ? 2018, les attaques au couteau et les règlements de comptes par arme à feu se multiplient, au cœur de la métropole iséroise. Excédé par cette insécurité grandissante, le syndicat Alliance Police nationale n’hésite alors plus à comparer la ville tenue par les écologistes à un « Chicago français ». Six ans plus tard, malgré les nombreuses alertes, la situation ne s’est pas améliorée (loin de là) et inquiète les autorités judiciaires. Le meurtre de Lilian Dejean, agent municipal abattu à bout portant alors qu’il s’interposait dans un accident de la circulation, vient alourdir le bilan sécuritaire d’Éric Piolle (EELV), à la tête de la ville depuis 2014, déjà marqué par de nombreux drames.
« Des fusillades tous les deux ou trois jours »
Sept fusillades en un mois. L’été 2024 a été particulièrement sanglant, à Grenoble, où sévit une intense guerre des gangs sur fond de trafics de drogue. « Quatre hommes blessés par balle près d’un point de deal », « des tirs dans un quartier d’Échirolles », « un mort au début du mois d’août », « un homme armé d’un couteau »… Les faits divers dramatiques s’enchaînent, au sein de l’agglomération, et les riverains vivent dans la peur d’une « balle perdue ». « Je n’avais pas vu une telle guerre des gangs depuis mon arrivée », s’alarme Éric Vaillant, procureur de Grenoble, auprès de nos confrères du Parisien. « Des fusillades tous les deux ou trois jours pendant presque un mois. C’est une guerre des gangs intense. Depuis le début de l’année, il y a eu une bonne quinzaine de fusillades avec autant de blessés et un mort, mais la particularité de ces dernières semaines, c’est la densité », ajoute le magistrat. Un constat partagé par son prédécesseur Jean-Yves Coquillat qui, déjà en 2017, déclarait : « Je n'ai jamais vu une ville de cette taille aussi pourrie et gangrenée par le trafic de drogue. » À croire que rien n'est fait pour que la situation s'améliore...
Face à la multiplication de ces règlements de comptes, parfois meurtriers, Gérald Darmanin a annoncé l’envoi d’une unité de CRS-8, spécialisée dans les violences urbaines, pour sécuriser la ville et tenter d’endiguer cette ultra-violence.
Refus d'armer la police municipale
La mort de Lilian Dejean, si elle n’est certes pas directement liée au trafic de drogue, relance tout de même le débat sur les méthodes employées par Éric Piolle pour lutter contre cette insécurité grandissante qui fait désormais de Grenoble l’une des villes les moins sures de l’Hexagone. Rapidement après l’annonce du décès de l’agent municipal, de nombreuses voix se sont ainsi élevées pour dénoncer le « laxisme sécuritaire » de l’édile écologiste. Pour Brice Hortefeux, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, la police sécuritaire du maire de Grenoble est empêchée par « un aveuglement idéologique ». Karl Olive, député Ensemble, ajoute : « Chacun doit prendre ses responsabilités. […] En matière de sécurité, Éric Piolle n’a rien fait. » Hanane Mansouri, nouvelle députée de l'Isère Union des droites pour la République (UDR), contactée par BV, abonde : « La liste des victimes de meurtres et d’agressions gratuites à Grenoble s’est considérablement allongée depuis 2014. Le sentiment d’insécurité y est omniprésent, non seulement dans les banlieues mais désormais jusqu’en dans l’épicentre. Le dramatique assassinat de Lilian Dejean a eu lieu face à l’hôtel de ville ! » Interrogé sur ces critiques, le maire de Grenoble n'a pas encore pu répondre à nos sollicitations.
La faute, selon la députée, au « refus d’Éric Piolle d’armer la police municipale, là où la racaille est dotée d’une artillerie lourde ». Ce 10 septembre, encore, au micro d’Apolline de Malherbe, l’édile a réitéré sa position à ce sujet : « Je considère qu’armer les policiers municipaux, c’est les exposer à des missions qui ne sont pas les leurs et à des risques que je ne suis pas prêt à prendre pour eux. » L’opposition regrette même que les brigades de nuit, non armées donc, évitent certains quartiers par sécurité, une affirmation que réfute cependant la municipalité.
Même constat sur la vidéosurveillance. Dès 2014, le maire ironisait sur son envie de se défaire du système vieillissant de caméras qui sécurisent la ville. S’il a, finalement, conservé ce dispositif, il ne l’a ni entretenu ni développé. À cela s’ajoutent près de 25 % des postes de police municipale qui restent non pourvus… Autant d’éléments qui laissent les dealers développer leurs trafics au grand jour, et les habitants démunis. Hanane Mansouri conclut : « Pour reprendre une campagne d’affichage menée par l’UNI Grenoble, "le laxisme tue", et les mandats d’Éric Piolle en sont de parfait exemples. »
Abdelmadjid Tebboune a été réélu président de l’Algérie, remportant, ce samedi 7 septembre, les élections avec un score léonin de 94,65 % des voix, selon les chiffres avancés par l’Autorité nationale indépendante électorale (ANIE). Face à lui, Abdelaali Hassini Chérif, le candidat islamiste (Mouvement de la société pour la paix, MSP), recueille 3,17 % des vois, et Youcef Aouchiche, le candidat de l’opposition laïque (Front des forces socialistes, FFS), 2,16 %.
Un scrutin contesté par l’opposition algérienne
Une victoire écrasante, mais qui pâtit d'une légitimité et d'un taux de participation contestés : 48,03 %, selon l’estimation officielle de l'ANIE. Mais au sein de l’opposition algérienne, les doutes fusent. On s’étonne que la participation soit passé de 26 % (à 17 heures) à 48 % (à 20 heures). Pour Atmane Mazouz, président du parti d’opposition laïque (Rassemblement pour la culture et la démocratie, RCD) ayant choisi de boycotter l’élection, « la désertion des urnes [était] telle que les centres urbains donnaient l’impression de villes mortes ».
Abdelaali Hassani Cherif va même jusqu’à contester les résultats de l’élection : « Je ne reconnais pas ces résultats », déclare t-il, ce lundi 9 septembre, en conférence de presse. Une dénonciation partagée, puisque les trois candidats à la présidentielle publiaient, dans la foulée, un communiqué conjoint dans lequel ils tenaient à informer « l’opinion publique nationale des imprécisions, des contradictions, des ambiguïtés et des incohérences qui ont été relevées dans les chiffres lors de l’annonce des résultats provisoires par le président de l’ANIE » Mohamed Charfi.
Mais pour Abdelmadjid Tebboune, la campagne fut « propre ». Le quotidien étatique El Moudjadid reprend ainsi le discours présidentiel, qualifiant, pour sa part, l’élection de « démonstration citoyenne ».
Emmanuel Macron - protocole diplomatique oblige - a tendu la main à son homologue algérien, tentant de renouer le dialogue avec Alger, après la reconnaissance houleuse, en juillet dernier, de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Depuis le palais de l’Élysée, le Président français adresse au président Tebboune « ses plus vives félicitations » et ses « meilleurs vœux de succès ». Il salue également « la relation exceptionnelle qui la lie à l’Algérie, dans tous les domaines ».
Mais alors que la France s’attèle à renouveler les « liens d’amitié qui unissent la France et l’Algérie », la presse algérienne s'empresse d’entretenir l’hostilité avec Paris, perpétuant inlassablement les dividendes de la rancœur mémorielle. C’est, du moins, ainsi qu’a réagi la chaîne d’État algérienne TV2, ex-Canal Algérie, qui n'a pas manqué l’occasion d’insulter la France, une énième fois, alors que le pays signataire des accords d'Évian « vit l’une des pages les plus noires de la Ve République ». Une riposte, alors que de l’autre côté de la rive méditerranéenne, les médias français, eux, s’interrogent sur les conditions de la réélection du président algérien.
🇫🇷🇩🇿| La chaîne d'État algérienne, Canal Algérie, insulte violemment la France en la qualifiant de « risée du monde » suite à des critiques de médias français sur la réélection du président Abdelmadjid Tebboune avec 95% des voix.
Riposte algérienne véhémente à l'égard de la France
Sur le plateau, la journaliste se défend contre les critiques de la presse française, assénant des propos véhéments à l'encontre de la France : « L’Algérie est un grand pays de libertés, stable et prospère […], très loin de la colonie de misère dont vous [les Français] avez été chassés […] » Et de poursuivre, avec des mots teintés de ressentiments : « L’Algérie est beaucoup mieux lotie que la France […] L’Algérie des années 2020 est un pays dotée d’institutions légitimes et stables au moment où la France est devenue un pays ingouvernable. » La journaliste adresse également une pique virulente, s’agissant de l’état préoccupant de l’endettement public français : « L’Algérie est un pays qui n’a pas un centime de dette, au même moment où la France, avec plus de 3.000 milliards de dette, figure dans le top 5 des pays les plus endettés en Europe ». Pour TV2, « la France est devenue la risée du monde. ». « La risée du monde... » De quoi approfondir les liens bilatéraux franco-algériens de manière constructive… Nourrissant, une fois de plus, la rhétorique victimaire algérienne, elle avance, sur un ton présomptueux : « L’Algérie n’est pas un protectorat et elle ne le sera jamais. C’est le serment fait aux martyrs de la guerre de libération nationale. »
Des propos qui, pour Gérard Araud, ancien ambassadeur de France aux États-Unis et en Israël, attestent de la voie, sans issue, où mènent les efforts de réconciliation, réitérés depuis tant d'années, mais sans résultat positif, de la diplomatie française à l’égard d’Alger. « L’Histoire nous apprend qu’il est vain pour la France de vouloir améliorer ses relations avec l’Algérie. Le régime algérien a besoin d’alimenter régulièrement des controverses contre notre pays pour refonder sa légitimité et faire oublier son autoritarisme et son inefficacité », conclut-il.
Cette impasse algérienne et ce refus de coopérer, Xavier Driencourt, ancien ambassadeur de France à Alger sous les présidences Sarkozy et Macron, les dénonçait sans langue de bois, auprès de BV. La solution, pour l'ancien ambassadeur ? Que la France rétablisse le rapport de force, en posant notamment la question de la pertinence de l'accord de 1968.
310, c’est le numéro du bus londonien mis en circulation, le 1er septembre dernier, entre Golders Green et Stamford Hill Broadway. Il est rouge, comme les autres bus de la capitale anglaise, et fonctionne tous les jours de 7 heures à 19 heures avec une fréquence de passage de 20 minutes. Rien d’original, si ce n’est la raison de cette création de ligne.
Son ouverture n’a pas pour but de désengorger les lignes 210 et 273 qui font le même trajet mais répond à une demande de la communauté juive, comme l’a indiqué Sadiq Khan, le maire de Londres, à la BBC : « Depuis 16 ans, les communautés juives de Stamford Hill et de Golders Green font pression pour un lien direct entre ces deux communautés. » Une requête qui a pris plus de poids, ces derniers mois, « en raison de la montée massive de l’antisémitisme depuis le 7 octobre de l’année dernière ».
Des Juifs menacés
Après avoir recueilli de nombreux témoignages de familles « effrayées par les abus qu'elles avaient subis » dans les transports en commun de sa ville, le maire avait promis, en cas de réélection, de lancer cette expérimentation d’une année devant permettre aux Juifs londoniens de se sentir « en sécurité lorsqu'ils voyagent ». C’est chose faite, pour un coût de 3.160.000 livres sterling (3.747.586 euros).
Une initiative saluée par les représentants du London Jewish Forum et du Board of Deputies of British Jews et qui semble faire consensus. Pourtant, aussi louable soit-elle, la démarche devrait faire réagir. Ce n’est pas le cas. En 2024, les êtres humains peuvent être séparés en fonction de leur appartenance à un groupe ethnique ou religieux sans que cela ne fasse scandale.
Où sont passés les humanistes, d’habitude si prompts à réagir lorsqu’il s’agit de ségrégation ? Que sont devenus les bien-pensants qui, en 2013, avaient crié au racisme lorsque le ministre des Transports israélien avait créé des lignes de bus séparées pour les Israéliens et les Palestiniens ? Trouvent-ils normal que, faute de pouvoir protéger une frange de la population en éradiquant la menace qui pèse sur elle, le maire d’une capitale européenne officialise sa mise au ban de la société ?
Des Juifs retranchés
Cette mesure est une preuve de plus que l’antisémitisme gagne du terrain (+278,9 % de crimes haineux antisémites enregistrés en un an à Londres) mais, également, qu’il est accepté, que le monde apprend à vivre avec plutôt que de le combattre. Ce, en Angleterre comme en France et plus généralement en Europe. Menacés, les Juifs n’ont d’autre choix que de se replier sur eux-mêmes, de vivre reclus. D’une certaine manière, ils sont ostracisés.
En Angleterre, pays non laïque, multiculturel par excellence et ayant longtemps pratiqué la discrimination positive, le vivre ensemble a aussi du plomb dans l’aile. Comme quoi le problème ne vient peut-être pas que du modèle d’intégration.
Après des consultations qui ne paraissaient plus avoir d'issue, Emmanuel Macron a enfin procédé à la nomination d'un nouveau Premier Ministre en la personne de cette vieille ganache de Michel Barnier.
Ce technocrate européiste est un véritable alimentaire de la politique, n'ayant jamais travaillé de sa vie en dehors de ses mandats et de ses postes ministériels.
Archétype de la fausse droite qui a tout trahi et tout renié, ce fade septuagénaire est parfaitement compatible avec le macronisme.
Reste à savoir combien de temps son gouvernement va durer avant de se faire censurer par les parlementaires.
L'objectif que lui a assigné le Président de la République est sûrement l'immobilisme le plus total. Toutefois, à ne vouloir fâcher personne, on finit souvent par fâcher tout le monde.
Souhaitons de tout cœur la chute rapide de ce régime à bout de souffle, incapable de répondre aux préoccupations des Français.
Le nom du président du CESE Thierry Beaudet, cité pour Matignon, aura au moins eu l’avantage de braquer sur le CESE, ce discret fromage de la République, quelques projecteurs indiscrets. Gageons que cette institution s’en serait bien passée, tant son utilité est régulièrement remise en cause.
Comme nous l’indiquions hier, en 2023, le sénateur DLF Jean-Louis Masson proposait à nouveau sa suppression pure et simple. Non sans raisons. « Périodiquement réformée, souvent critiquée mais surtout largement ignorée, cette institution n'a jamais réussi à trouver sa place dans le débat public, écrivait l’élu, pour justifier sa proposition de supprimer le CESE. Au début de 2009, le rapport Chertier s'ouvrait sur le constat de "l'utilité controversée" du Conseil économique et social et sur son "défaut de représentativité" », rappelait-il.
Le CESE a de la chance. Et des protecteurs. Le président de la République, en 2017, s’était penché sur l’avenir de ce « machin » coûteux. Pas de quoi convaincre notre sénateur : « L'intention d'en faire une "chambre du futur", annoncée par le président de la République dans son discours devant le Congrès du Parlement en juillet 2017, n'est, au-delà de la résonance élogieuse de l'expression, qu'un symptôme de plus d'une insatisfaction dont on voit qu'elle a gagné les plus hautes autorités de l'État », attaquait Jean-Louis Masson.
« Il vaudrait mieux supprimer le CESE »
En 2022, un rapport de l’Observatoire sur la réforme du CESE conclut sur cet organisme qui prétend être une troisième chambre comme l’Assemblée et le Sénat, consacrée à la société civile : « Il vaudrait mieux supprimer le CESE plutôt que de rester dans cet entre-deux qui ne profite guère à personne. » En attendant, le contribuable entretient toujours aujourd'hui une assemblée permanente de 175 membres et 150 agents publics à leur service, soit presque un fonctionnaire par membre du collège ! Facture annuelle : 46,6 millions d’euros, dont 45 millions d’euros de la poche de l’État.
Or, ces heureux pensionnaires du palais d'Iéna produisent collectivement peu d’études : 133 sur cinq ans, soit moins d’un demi-chantier par hôte du palais d’Iéna sur la période, a calculé le sénateur Masson. Le gouvernement l’utilise très peu, pas plus que le Conseil économique et social, un peu concurrent. Ce n’est pas comme si la France creusait des déficits…
De son côté, la Cour des comptes laisse curieusement à l’abri de tout rapport cette institution contestée. Rien depuis… 2015. En 2015, elle stigmatisait« un suivi comptable perfectible », « un temps de travail inférieur à la durée légale » ou encore « un montant de pensions » très favorable. Car le CESE offre, outre la retraite classique, un petit coup de pouce à ses membres, pour services rendus. « Un conseiller partant à la retraite après l’actuelle mandature touchera, en application des dispositions en vigueur, une pension mensuelle de 707 € bruts pour un mandat de cinq ans et 1.126 € bruts pour deux mandats », précisait la Cour, en 2015. Aujourd’hui, le site du CESE fait état d’une indemnité de base égale au tiers de l’indemnité parlementaire (soit, en brut, 1.998,21 €, y compris l’indemnité de résidence), avant prélèvements. Sans compter une indemnité représentative de frais (IRF) à hauteur de 582,00 € pour les Parisiens et à hauteur de 970,01 € pour les autres.
D'innombrables conseils autour d'un État... paralysé
La France dispose pour mener des réformes du renfort du Conseil supérieur de l'économie sociale et solidaire, du Conseil national de l'insertion par l'activité économique, du Haut Conseil à la vie associative, du Grenelle de l'environnement, des états généraux ou assises, des conférences sociales, des commissions d'experts, du Commissariat général à la stratégie et à la prospective (baptisé « France Stratégie » en 2017), cités par le sénateur Jean-Louis Masson. Résultat, le pays est incapable de toute réforme courageuse. Censuré par les juges et pris dans les glaces de la complexité administrative, il souffre d’une paralysie avancée. Cette embolie de conseilleurs et de conseils autour d’un État qui ne décide plus, comme de faux médecins profiteurs autour d'un malade, a quelque chose de crépusculaire. Bien dans le ton, Thierry Beaudet, s’il était nommé, serait donc chargé de décider à Matignon. Selon Challenges, un responsable politique avec qui il a travaillé se désole pourtant de « son absence de convictions et (de) sa propension à ne pas trancher ». Le CESE prépare-t-il vraiment à redresser la France ?