Thomas Joly, Secrétaire général du Parti de la France, dénonce la manipulation politique des médias français et européens quelques jours avant les élections européennes.
Cette semaine, la propagande européiste est proprement stupéfiante. Sous prétexte d'informer les électeurs sur les prérogatives de l'Union Européenne, médias audiovisuels et presse écrite font une apologie exubérante de l'euro-mondialisme de Bruxelles
François Pelletant, le maire (centriste) de Linas a été interpellé mercredi par la police judiciaire, dans une affaire de viol présumé sur un jeune clandestin tunisien. Il a été relâché ce jeudi soir. Un juge d’instruction de Créteil (Val-de-Marne) est en charge de ce dossier.
Tout commence via un réseau de rencontres en 2014, alors que le jeune homme se trouve en Tunisie. A distance, cette relation est ponctuée de 18 transferts d’argent en ligne jusqu’au printemps 2015 pour un montant de plus de 5.000 €. « Pour un travail de standard délocalisé », selon le bénéficiaire. « C’était pour qu’il fasse ses papiers », a affirmé l’élu qui dénonçait ce mercredi « concomitance entre la médiatisation de cette affaire et les élections législatives » auxquelles il était candidat sur la 4e circonscription de l’Essonne.
Leur idylle démarre de manière réelle à l’arrivée en région parisienne du jeune homme, en avril 2015. H. est logé à Villejuif, dans un appartement appartenant à François Pelletant. Il travaille aussi pour le Carrefour des communes, fondé par le maire de Linas.
« Au bout de deux ou trois semaines, il m’a demandé d’entrer dans une relation sadomasochiste, je n’étais pas d’accord, mais j’ai voulu tenter, pour lui », reprend le garçon. « Dès qu’on a essayé je n’ai pas aimé, j’ai refusé que l’on continue. »
Ce Tunisien de 26 ans a quitté son pays pour rejoindre la France et son « amant, François Pelletant », au printemps 2015. « Il avait géré pour mes papiers, il me logeait et m’avait trouvé un travail dans une de ses associations », a indiqué H., qui préfère rester discret.
Mercredi, à la veille des élections européennes, le président alcoolique de la Commission européenne Jean-Claude Juncker s’est rendu sur CNN pour partager sa conviction que les politiciens nationalistes représentent une menace distincte pour l’unité européenne en raison de leur position sur les migrants : « Ces populistes, nationalistes, stupides nationalistes, ils sont amoureux de leur propre pays », a-t-il dit, exhortant l’UE à faire preuve de « solidarité » avec les migrants. « Ils n’aiment pas ceux qui viennent de loin, j’aime ceux qui viennent de loin… nous devons agir en solidarité avec ceux qui sont dans une situation pire que la nôtre. »
Les partis populistes – ou souverainistes, qui critiquent ouvertement les politiques migratoires de l’UE, sont en pleine ascension et devraient obtenir une part non négligeable des votes lors du scrutin européen. M. Juncker, toujours dans le déni, soutient que cette tendance s’explique assez simplement, puisqu’il est « toujours plus facile de mobiliser des forces négatives » que de promouvoir des choses « positives »…
L’information a été révélée le 22/05/2019 et largement relayée par la presse : Abdallah Zekri, secrétaire général du Conseil français du culte musulman (CFCM) aurait été victime de ce qu’il qualifie d’agression islamophobe après avoir découvert… une tranche de jambon dans sa boîte aux lettres !
Sur les réseaux sociaux, des personnalités comme Jean Messiha, membre du RN, en ont profité pour rappeler l’étrange emballement des médias sur cette affaire, alors que 870 églises et bâtiments religieux catholiques ont été dégradés et incendiés en France pour la seule année 2018 sans qu’aucun journaliste ne pipe mot :
870 églises brûlées ou vandalisées en 2018 sans que les médias n’en pipent mot.
Mais pour une malheureuse tranche de jambon adressée à un responsable musulman, c’est indignations vociférantes et hauts-le-cœur médiatiques tous azimuts.
Sont dingues !https://t.co/hXqY9kNyRj
Par ailleurs, Abdallah Zekri ayant annoncé son intention de déposer plainte, comme si les faits étaient d’une telle gravité qu’il faille mobiliser des enquêteurs et des juges, d’autres n’ont pas hésité à le railler :
Suite à l'insoutenable agression islamophobe dont a été victime le secrétaire général du CFCM, j'appelle tout le monde à ne surtout pas faire d’amalgame avec tous les amateurs de jambon... 😎 pic.twitter.com/EF5iXMhGht
Plus sérieusement, ce cas illustre parfaitement l’exaspération suscitée par ceux qui font du communautarisme un mode de vie et du prosélytisme islamiste un sacerdoce, ce qui est le cas d’Abdallah Zekri dont voici l’occasion de rappeler les positions, lorsqu’il affirmait dans une interview accordée à la chaîne Al Janoubia qu’il n’était pas « assimilable », se comparant à un « poison musulman » :
Petit rappel sur qui est Abdallah Zekri, secrétaire général du CFCM, qui annonce qu'il va déposer plainte suite à une "agression islamophobe" après avoir trouvé... une tranche de jambon dans sa boite aux lettres... 🤔 pic.twitter.com/zJpkr6i8AO
Il convient donc de s’interroger sur ce qu’il y a de plus grave : l’acte « islamophobe » dont il se dit victime, ou le message qu’il véhicule ? À chacun de réfléchir à cette question, et de se demander s’il y a ou non un lien direct entre les deux.
Dans l’intervalle, nul doute que des instructions seront données pour que les services de police et la Justice s’emparent de cette affaire comme s’il s’agissait effectivement d’une « agression », alors qu’il n’y a eu ni violences, ni dégradations, juste un relief alimentaire déposé dans une boîte aux lettres et dont on a parfaitement le droit de s’indigner qu’il n’eût pas été consommé à l’heure où tant de gens ne mangent pas à leur faim.
Dans la dernière ligne droite avant le vote des Français aux élections européennes, le 26 mai prochain, François Hollande a appelé à voter pour la liste PS/Place publique/Nouvelle donne/PRG conduite par Raphaël Glucksmann, au cours d’une entrevue accordée à Jean-Jacques Bourdin sur l’antenne de RMC BFM TV. Celui qui a toujours axé sa ligne de conduite sur « le rassemblement » (disait-il, avec un fort accent mitterrandien durant la campagne présidentielle de 2012) est, en réalité, le maître des combines électoralistes, notamment lorsqu’il lui fallait recomposer la fameuse « gauche plurielle » : un équilibre parfait pour représenter toutes les sensibilités de gauche sociétale, des Verts aux radicaux-socialistes.
Conformément aux directives du laboratoire d’idées Terra Nova (en 2011), la gauche a choisi, délibérément, de tourner le dos aux travailleurs – et, dans le même temps, aux propriétaires –, ceux-là mêmes étant en voie de disparition à cause de la financiarisation à outrance des échanges commerciaux et industriels. Il fallait trouver une autre ligne directrice, la plus consensuelle possible, afin de faire oublier la perte de tout contrôle sur l’économie (comment être puissant quand on ne produit pas sa propre monnaie ?). Toujours est-il qu’une cause devait voir le jour pour montrer que la politique pouvait encore sauver la veuve et l’orphelin, mais aussi faire pleurer dans les chaumières. Comment, en effet, rameuter la foule sans susciter des émotions ? Cette cause serait, inéluctablement, la protection de la nature, autrement dit de la faune et de la flore.
Justifiée ou pas, l’angoisse, lorsque celle-ci est savamment entretenue, est mobilisatrice, et permet de « distinguer l’ami de l’ennemi » (Carl Schmitt). Entre-temps, Europe Écologie Les Verts a mis un coup de pied dans la fourmilière politique française à l’issue des élections européennes de 2009, sous l’autorité de Daniel Cohn-Bendit, ex-Dany le rouge, et sous la direction de Cécile Duflot. En obtenant 16,3 % des voix, EELV commençait à prendre des parts de marché électoral au PS dirigé par Martine Aubry, celle-ci déjà soucieuse de relever « un cadavre à la renverse » (comme elle le dira en 2011, en pointant la léthargie de son prédécesseur, François Hollande). Donc, il est logique de voir, aujourd’hui, sur les listes de gauche autant de spécialistes de l’écologie et de la transition énergétique pour intégrer le Parlement de Strasbourg.
Ainsi, la liste du PS de Raphaël Glucksmann, celle d’EELV de Yannick Jadot, celle de Génération.s de Benoît Hamon, celle du PCF de Ian Brossat ainsi que celle de LFI de Manon Aubry défendent, en ordre dispersé, un seul et unique projet idéologique : humanisme, écologisme et sociétalisme. En définitive, spéculer au lieu de régner : noyer l’opinion dans l’abstrait pour mieux éluder son besoin de concret. Ou sauver l’Homme plutôt que les peuples, la Terre plutôt que sa terre et, enfin, la minorité (sexuelle, raciale ou culturelle) plutôt que sa nation. C’est l’aspect le plus pitoyable d’une époque où l’arrogance de l’individu ose s’opposer aux volontés divines : l’Homme se pensant comme (re)créateur de l’Univers.
L’accoutrement de la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye n’est pas passé inaperçu lors du Conseil des Ministres du 15 mai dernier. Est-ce une manière de porter officiellement la parole du gouvernement ? Cette tenue ridicule est à l’image de ce gouvernement : indécent, amateur, inconvenant. Tant qu’on y est, Sibeth Ndiaye portait-elle également des tongs ?
Méconnu du grand public, sauf en Normandie bien sûr, Fernand Le Rachinel est un personnage pittoresque qui mérite que l’on s’intéresse à son cas. Et comme notre homme a le sens de la communication, il nous facilite la tâche en publiant un magnifique livre autobiographique.
A première vue, l’ouvrage est déjà impressionnant de par son format, son épaisseur (560 pages illustrées) et sa reliure de qualité... Mais, ce qui est encore plus impressionnant c’est son contenu. Ce livre relate le destin hors du commun d’un homme parti de peu (issu d’une famille de modestes agriculteurs de la Manche, département particulièrement mal traité en 1944...), qui commença comme simple arpète à 14 ans dans une imprimerie locale et qui devint, à force de volonté et de courage, l’un des entrepreneurs les plus réputés de sa profession, l’imprimerie. Consécration en 1972, il fut décoré par Georges Pompidou de la médaille du MOF, entendez le Meilleur Ouvrier de France...
En effet, Fernand Le Rachinel est avant tout un entrepreneur qui n’hésita jamais à prendre des risques. Des risques physiques d’abord (il s’engagea volontairement en Algérie en 1961), des risques professionnels aussi (il monta plusieurs entreprises qui furent toutes aussi performantes les unes que les autres) et surtout des risques politiques car, élu confortablement comme maire de sa commune et conseiller général de son canton Manchois (avec plus de 80% des voix au premier tour), il n’hésita pas, à la fin des années 1970, à s’engager aux côtés de Jean-Marie Le Pen alors que celui-ci était encore considéré comme étant « un élément marginal » de la vie politique française.
Il nous raconte, avec pudeur et franchise, toute sa vie. Ses joies et ses peines, ses convictions, ses espérances... Mais c’est bien sûr l’engagement politique de Fernand qui intéressera le plus les lecteurs de Synthèse nationale. Élu sans étiquette dans son canton (mais avec une solide réputation d’homme de droite), il deviendra à deux reprises député européen du Front national. Il nous livre de nombreuses anecdotes que nous vous laisserons découvrir avec délectation. Être l’imprimeur du FN et l’ami de Jean-Marie Le Pen n’a pas toujours été de tout repos... loin s’en faut. C’est en lisant ce livre que l’on prend conscience du rôle primordial (et discret) que Fernand Le Rachinel a joué dans la percée et le développement du Front pendant 30 ans.
Homme d’honneur, après l’arrivée de Marine Le Pen à la tête du mouvement en 2011, Fernand ne supporta pas les dérives qui s’annonçaient et il se rangea aux côtés de Carl Lang qui lançait alors la Parti de la France, mais c’est déjà une autre histoire...
En lisant cette passionnante biographie qui a pour toile de fond la France de la seconde moitié du XXe siècle, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec les Mémoires de Jean-Marie Le Pen dont le second tome paraîtra en septembre prochain. L’un est né en Normandie et l’autre, quelques années plus tôt, en Bretagne et, finalement, ces deux hommes étaient sans doute fait pour se rencontrer...
Mes vies comme un roman, Fernand Le Rachinel, 2019, 560 pages, 40,00 €
Mardi 21 mai, cinq volontaires stagiaires du Service militaire volontaire (SMV) de Brest se sont vus remettre leur diplôme de fin de formation professionnelle, le Certificat de compétences professionnelles du titre Assistant de vie aux familles, ainsi que le Certificat d’aptitude personnelle à l’insertion (Capi). Ces formations ont été prises en charge par l’Agefos PME pour répondre localement à des besoins d’emploi sur le territoire brestois. Selon l’enquête Credoc-Pôle emploi BMO, le bassin de Brest comptabilise plus de 38 % des besoins du département.
« Grâce à l’accompagnement du Service militaire volontaire et la formation individualisée de l’Afpa (Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes) de Brest, mais surtout grâce à la volonté et au courage de ces jeunes adultes, la branche professionnelle et associative de l’aide à la personne compte parmi ses rangs de nouvelles personnes qualifiées. Nous pouvons être fiers de ce dispositif qui conduit à la réussite d’insertion professionnelle et féliciter grandement cette jeune génération », se réjouit Jean-Yves Le Maout, directeur du centre Afpa Brest Océane.
Un aperçu de ces recrues, certes très éphémères, de la Marine française laisse sans voix. Cette Marine créole est à l’image de l’État français en voie de délitement accéléré.
Le gouvernement suédois étudie actuellement la possibilité d’interdire l’utilisation de runes nordiques parce qu'elles seraient utilisées par des mouvements nationalistes. Selon certaines sources, le ministre de la justice Morgan Johansson est à l’origine de l’initiative. Dans la communauté qui regroupe des passionnés du patrimoine culturel nordique, l’indignation suscite un vif intérêt pour ce que l’on pense être une restriction, entre autres choses, à la liberté de religion. Une pétition a été lancée et vendredi, une manifestation est organisée devant le Parlement pour protester contre la proposition.
Symptôme de la balkanisation de plus en plus rapide de l’Hexagone, l’état des prisons du pays. Dans son ouvrage, 40 ans dans les cités, Michel Aubouin donne des chiffres jamais évoqués dans la presse mainstream.
Prison de Fleury Merogis:
4500 détenus.
4000 de confession musulmane.
25% d’entre eux sont considérés comme radicalisés.
Chaque quartier est contrôlé par un « émir ».
La vie est devenue intenable pour les non musulmans.
Les détenus corses et basques ont demandé à être relocalisés
Leur emprise morale sur les autres est indéniable
Ils sont vus comme des héros
Les transferts ne font que répandre le mal
L’essaimage à des allures de contagion
Personne ne sait comment faire pour endiguer l’extension de la radicalité
Michel Aubouin, 40 ans dans les cités.
La presse quotidienne régionale : très important ! C’est celle qu’on lit sur le coin du zinc, le matin, en prenant un café. Mais pas seulement. Ainsi, La Dépêche, en septembre 2018, soulignait que la PQR (c’est comme ça qu’on dit) pèse pas moins de 41 millions de lecteurs mensuels, sur 51 millions. Le quotidien régional : le journal de la proximité, des « territoires », comme on dit aujourd’hui, de la France périphérique, des ronds-points… Le canard qui offre son heure de gloire à la grand-mère centenaire ou aux gamins de la kermesse des écoles.
En 2012, 37 % des Français lisaient au moins un titre de presse quotidienne régionale. En 2000, une étude de l’INSEE montrait que plus de la moitié des 70 ans et plus lisaient au moins deux fois par semaine un quotidien régional, contre moins d’un quart chez les moins de trente ans. Toutes ces données statistiques, sans doute plus actualisées que les miennes, l’Élysée les a en sa possession. D’où, sans doute, l’interview donnée par Emmanuel Macron à la plupart des journaux régionaux, interview parue ce mardi. À cinq jours des élections européennes…
Quand on sait que la presse écrite n’est pas tenue par les règles imposées aux radios et chaînes télé (décompte du temps de parole), c’est un moyen, pour le Président, de s’impliquer dans la campagne à peu de frais. Un journal peut même prendre parti pour un candidat, ce que ne peut pas faire une télévision. En principe. Par cette interview de la dernière chance, ultima ratio, Emmanuel Macron espère sans doute toucher un lectorat pour le transformer en électorat. Les retraités, notamment, qu’il secoue pourtant drôlement depuis deux ans, et qui votent plus que les jeunes. Et quoi de mieux, pour gagner ou regagner les générations plus anciennes, que d’agir sur la peur : « Décider de ne pas aller voter, c’est décider de donner sa voix à ceux qui ne veulent que détruire. » Histoire d’essayer d’ébranler les grognons encore fâchés par la hausse de la CSG et le gel des pensions, et de les inciter à aller voter dimanche.
Deux quotidiens, pourtant, n’ont pas marché dans la combine : Le Télégramme (Bretagne) et La Voix du Nord. Le rédacteur en chef du quotidien du Nord s’en est expliqué : « La Voix du Nord ne participe pas à l’interview d’E. Macron par la PQR. À 5 jours du scrutin, cela perturberait l’équilibre du traitement de la campagne auquel nous essayons de veiller et la publication est soumise à la relecture préalable de l’Elysée. Donc c’est sans nous. » » Clair. Quant au directeur de publication du Télégramme, il a été encore plus clair : « Comme La Voix du Nord, Le Télégramme n’a pas souhaité se plier à l’interview collective du Président Emmanuel Macron dont le principe est une négation de l’identité des titres de la presse régionale et des territoires qu’ils représentent. »A contrario, Nice-Matin, qui a répondu favorablement à cette interview, a justifié cette relecture de façon assez curieuse. « Le groupe Nice-Matin a ainsi refusé systématiquement toute relecture de la part des têtes de liste aux européennes… Pourquoi, dès lors, faire une exception pour Emmanuel Macron ? Parce qu’un Président, dont chaque mot est scruté, notamment sur la scène internationale, et dont la pensée peut parfois se révéler complexe, n’est pas tout à fait un politique comme un autre. » Sans commentaires.
Mais ne voyons pas mal à cette volonté du Président de ne pas laisser passer une coquille, une faute d’orthographe ou une expression triviale dans son entretien, toutes choses qui pourraient trahir sa pensée complexe. N’est-ce pas lui, d’ailleurs, qui, lors de ses vœux à la presse en janvier 2018, déclarait : « Lorsque le contre-pouvoir que la presse constitue commence à être bâillonné, limité, encadré […], c’est la vitalité de nos démocraties dans ce qu’elles portent depuis plusieurs siècles qui est ainsi bousculée. » Et puis, un peu de dictée ne fait pas de mal : « Je dis moutonsses »…
Sur CNews, la journaliste Charlotte d'Ornellas a atomisé le rappeur raciste anti-blancs Nick Conrad en lui proposant purement et simplement de dégager de notre pays. Celui-ci n'a pu que balbutier des inepties, incapable d'assumer et d'expliquer ses propos haineux et ultra-violents contre la France et les Français.
« Si ce pays est insupportable et que vous avez envie « d’enculer sa grand-mère » comme vous dites, la porte est grande ouverte ! » #HdPros#NickConradpic.twitter.com/17upw1ue2x
Cet énième coup de théâtre, intervenu lundi soir dans une affaire qui a déjà connu de nombreux rebondissements judiciaires depuis 2013 et en connaîtra probablement d'autres, a été fêté par la mère de Vincent Lambert, Viviane, qui a salué auprès de l'AFP "une très grande victoire", tandis que son neveu François, favorable à l'arrêt des traitements, a dénoncé du "sadisme pur".
La nouvelle est tombée en pleine marche parisienne réunissant plusieurs centaines de personnes réclamant "la vie pour Vincent".
Une énorme clameur a retenti quand l'un des deux avocats des parents, Me Jérôme Triomphe, a lancé à la foule, en apprenant leur victoire par téléphone : "On a gagné ! C'est la remontada !""Jérôme Triomphe et moi-même irons dès demain matin à Reims pour nous assurer que l'alimentation et l'hydratation seront effectivement reprises", a ajouté son collègue, Me Jean Paillot, soulignant qu'il ne s'agissait que d'une "décision provisoire" d'une "durée de six mois, permettant au comité de l'ONU d'étudier le dossier".
De fait, la cour d'appel de Paris a "ordonné à l’État français (...) de prendre toutes mesures aux fins de faire respecter les mesures provisoires demandées par le Comité international des droits des personnes handicapées le 3 mai 2019 tendant au maintien de l’alimentation et l’hydratation" de Vincent Lambert, selon la décision consultée par l'AFP. Le CDPH, comité de l'ONU, avait demandé à la France de surseoir à l'arrêt des traitements dans l'attente d'un examen du dossier sur le fond, mais la France considérait que la suspension de l'arrêt des traitements préconisée par le CIDPH "est dépourvue de caractère contraignant", mettant en avant le "droit du patient à ne pas subir d'obstination déraisonnable".
Le CHRU de Reims avait déjà lancé puis stoppé deux procédures d'arrêt des soins, l'une portée par le docteur Eric Kariger en 2013, l'autre par son successeur, le docteur Daniéla Simon en 2015.
Depuis la diffusion du reportage d’Envoyé spécial sur France 2 à propos de Steve Bannon et des talents que Madame Le Pen lui prête « à lever des fonds » pour aider le RN, des Sénateurs et des députés de formations diverses ont hurlé à la collusion, aux risques d’ingérence étrangère et ont réclamé la saisine d’une Commission d’enquête parlementaire.
Psychodrame qui devrait permettre au Sénat de s’incarner à nouveau comme Haute Cour protectrice des Institutions, et donner à BFM, ITélé, et autres consœurs l’occasion de préparer une série journalière comme elles en ont la recette, où directs, débats, analyses se succéderaient en boucle !
Plusieurs choses me choquent :
D’abord les parlementaires ont dégainé beaucoup trop vite mais sans doute ont-ils la consigne de le faire avec le RN, ce qui bipolarise encore un peu plus la campagne ?
Ensuite, madame Le Pen, a beaucoup noyé le poisson dans ses réponses, ce qui renforce généralement la suspicion. Au sujet de la rencontre avec Steve Bannon, on apprend qu’elle n’a pas eu lieu, puis qu’une autre a bien eu lieu mais à Londres, avec Aliot. Pourquoi Londres, les banques anglaises sont-elles encore considérées comme « européennes » dans le contexte des Lois électorales ?
Qui en a pris l’initiative ? Là aussi, on élude. Le reportage laisse entendre que le RN était demandeur de conseils, puis Madame Le Pen assure que Bannon a proposé les siens. Patate chaude et cafouillages. Auprès de qui chercher des fonds ? Là aussi, ce n’est pas clair. Face aux accusations d’intelligence avec l’Étranger, Madame assure qu’elle sait bien que solliciter des banques extra-européennes est désormais interdit et prétend ensuite que Bannon s’est proposé de chercher une Banque européenne. Un échec, dit-elle encore, pour des recherches effectuées semble-t-il en un délai record ! Il ne s’est donc pas contenté de se proposer, il aurait donc aussi cherché, et depuis quand ? Cet échec obligerait les deux à se recentrer sur la France et la contribution citoyenne. Un nouveau chef-d’œuvre en péril. Retour à la case départ sans toucher 20 000 euros. Amateurisme et monopoly.
Steve Bannon n’a pas, semble-t-il, toutes les informations nécessaires pour constituer un dossier sur son « client ». Je le renvoie donc à l’excellent article du Conseiller régional André MURAWSKI du 26 juillet 2018, et paru un temps sur le site de Polémia avant d’en disparaître opportunément, puis développé par Challenges le 28 janvier 2019.
Il devrait donc se pencher au préalable, en tant que Conseil, sur la solvabilité du client et la chronicité de ses déficits. La comptabilité des partis politiques étant publique, il en trouvera l’historique détaillé auprès des publications au JO de la CNCCFP (voir site). C’est édifiant.
Il pourra aussi se renseigner auprès des derniers préteurs connus : la fameuse banque russe située à Chypre avant sa faillite, et l’illustre parti politique bancaire Cotelec qui attend toujours de pouvoir rembourser ses souscripteurs avant de fermer boutique. Les partis ne peuvent plus prêter mais la Loi semble leur accorder un sursis pour se faire rembourser, ouf ! Encore faudrait-il qu’ils ne jouent pas la montre au détriment des prêteurs, allez savoir ?!!
Les Français, eux aussi, devraient davantage se pencher, par la même occasion, sur la capacité du RN à gérer les comptes publics, à assainir les finances de l’État et à résorber la dette du Pays, puisque la formation politique de Dame Le Pen affiche ses ambitions et fait la leçon à l’Europe entière. Au cas où le débat du 2e tour de 2017 n’aurait pas été assez éclairant…
Le Parti qui entend réduire les dépenses de la Fonction publique, doit donner l’exemple et ne doit pas lui-même être écrasé par ses dépenses de fonctionnement dues à des embauches inconsidérées. Ça la fiche mal !
La « France française » c’est beau aussi, encore faut-il prouver son autonomie et ses compétences propres sans recourir précisément à un Conseil d’outre atlantique.
Tête haute et mains propres, c’est magnifique mais la lessive est un peu vieille et rincée.
Un expert en la matière disait jadis qu’en politique il fallait avoir la culotte propre pour monter au cocotier. C’est si vrai !
En expert qu’il est, Steve Bannon nous dira donc si la Banque russe a été remboursée, et, a contrario si elle n’a jamais eu besoin de l’être et, dans ce cas, d’où venait l’argent ? Il pourra se renseigner sur les accusations de comptes off-shore de la famille puisque la Dame est de droit couchée sur le testament paternel ; également sur l’état des procès engagés contre le FN et ses dirigeants à propos des micro-partis, des assistants parlementaires européens et autres broutilles.
Accessoirement, Steve Bannon élucidera-t-il au passage les mystères de la Justice française ?
Expéditive avec les Fillon pour des histoires de garde-robe, très lente avec les dossiers Chirac, Tapie et Balkany, embourbée avec Sarkozy, et très, très, très à la traine avec d’autres.
C’est sans doute une question de manque de personnel et de moyens.
Franck Timmermans - Membre du Bureau Politique du Parti de la France
Les élections européennes du 26 mai auraient pu être l'occasion d'un vaste débat national invitant les Français à réfléchir à ce que devait être ou ne pas être la construction continentale, et à décider, dans la clarté, de leur avenir, avenir dont le Parti de la France estime qu'il est indissociable de celui des autres peuples de notre civilisation.
Les éléments de cette réflexion tenaient en quatre questions essentielles.
L'Europe réunie doit-elle l’être sous un mode fédéral régi par une autorité centrale de nature nécessairement technocratique ou relever d'une coopération toujours plus étroite des Nations libres coordonnée par le Conseil des Chefs d'États et de Gouvernements ?
L'Europe réunie doit-elle se constituer en puissance politique, économique, diplomatique et militaire en se donnant les moyens moraux, financiers, matériels et structurels de l'affirmation et de la réalisation de cette ambition ou demeurer une entité molle, sans force ni volonté, aboulique et impuissante, soumise aux mille vents mauvais de la globalisation, de l’immigrationnisme, du nouvel ordre mondial et de la spéculation ?
L'Europe réunie doit-elle rompre avec l'utopie mondialiste et la soumission à d’autres intérêts que les siens, en créant les conditions de son indépendance et de sa protection économique, identitaire et sécuritaire ou rester un vassal ballotté au gré du bon vouloir de Washington ?
L'Europe réunie doit-elle travailler à la mise en œuvre d'un partenariat civilisationnel avec la Russie, partenariat qui, par la nécessité des choses et la force de l'entraînement soudera Russie et monde occidental face aux menaces que constitue l’émergence de grandes puissances régionales aujourd’hui, mondiales demain, en particulier la Chine, ou laisser Moscou se tourner définitivement vers Pékin ?
Au lieu de cela, chacune des formations politiques décidées à concourir à cette consultation a pris soin d’éluder le fond et de se cantonner dans des enjeux subalternes pour notre Nation et pour notre civilisation, mais prioritaires pour elles : la défense et la promotion de leurs intérêts alimentaires.
Pour La République En Marche, deux mots d'ordre qui n'en font qu'un : battre le « populisme » et arriver en tête devant la liste Bardella tout en ménageant Marine Le Pen sélectionnée comme meilleure chance pour Macron de l'emporter en 2022, et donc instituée comme opposante privilégiée par la propagande gouvernementale.
La liste du Rassemblement national quant à elle, radeau de la Méduse des anciens UMP/Républicains en mal de mandat, et des apparatchiks marinistes les plus dociles, oscillant d'une stratégie à une autre, d'une droitisation à une re-gauchisation au gré des circonstances, des sondages, des humeurs et des rencontres de sa Présidente, aura tout au long de la campagne, confirmé son incohérence stratégique et son incapacité à naviguer autrement qu'à vue, tout en mettant en lumière son jeu clanique.
Les Républicains, malgré quelques bonnes dispositions de leur tête de liste (sur l'immigration, sur les valeurs ou sur les racines chrétiennes de L’Europe), restent ce qu'ils sont et ce que la bien-pensance leur dicte d’être : le dernier îlot d'un centre droit systémique ayant depuis longtemps perdu tout sens des réalités et tout contact avec le monde extérieur.
Pour la gauche, l'enjeu était ce qu'il est de toute éternité : celui d'un congrès dont chacun espère sortir en tête de la grande valse des motions.
Nicolas Dupont Aignan, enfin, aura, pour exister, fait beaucoup d’efforts désordonnés, erratiques et parfois déloyaux à l’égard de ceux qui le soutenaient avec, au final, la perspective dérisoire d’une bataille de titans lilliputiens pour savoir qui, de lui-même, de Philippot ou d'Asselineau l'emportera en dépassant les 2 %.
Nous n'évoquerons ici aucune des listes virtuelles, tout en comprenant que tel ou tel veuille se faire connaître, car nous considérons que la politique est chose sérieuse qui doit être traitée avec rigueur.
Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, Carl Lang a précisé la position du Parti de la France conformément aux décisions prises lors du Bureau politique du mois d'avril : le PdF qui n'a pu concourir pour des raisons financières (un million minimum pour financer la campagne officielle était requis) laisse donc à ses militants une totale liberté de vote.
Liberté de vote car le Parti de la France, considérant ses adhérents et sympathisants comme aptes à faire leur choix en toute connaissance de cause, selon leur conscience et en accord avec leurs convictions, il n’était pas nécessaire de leur dicter leur choix.
Il est néanmoins évident que pas une de nos voix ne se portera sur les listes directement systémiques, non plus que sur l'une ou l'autre de celle de la gauche. Pour le reste, chacun décidera en fonction de ce qui est utile au Pays et peut être réalisable ou pas au sein du Parlement européen. Pour cette élection, dont nous savons déjà que, comme ce fut le cas de tous les scrutins européens, elle ne sera en aucune façon structurante de la vie politique française, chacun n'aura donc le choix qu'entre des inconvénients multiples.
« En mai, fais ce qu'il te plaît » dit le proverbe. Chacun sera donc juge de ce qui lui plaît : porter son suffrage sur telle ou telle liste nationale ou de droite, ou voter Jeanne d'Arc et célébrer pleinement la fête des mères.
Jean-François Touzé - Délégué national du Parti de la France aux Études et Argumentaire