Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog politique de Thomas JOLY

Attentat de Lyon : nouvelle étape de la stratégie islamique

4 Juin 2019, 13:51pm

Publié par Thomas Joly

L'attentat commis à Lyon le 24 mai dernier, attentat qui n'a heureusement pas fait de morts mais a blessé quatorze personnes dont une petite fille, et qui était, à l’évidence, destiné à tuer est à la fois emblématique d'une pratique terroriste devenue habituelle – celle de ces fous d’Allah plus ou moins isolés dans leur passage à l’acte mais soutenus voire encouragés par tout un environnement familial, amical ou communautaire - et révélateur d'un esprit nouveau.

On le sait, les attentats islamiques présentent quatre cas de figure.

  1. L’attentat commandité par une organisation, le plus souvent depuis l’étranger, impliquant des réseaux logistiques et opérationnels (Cf. les attaques du 13 novembre 2015 à Paris).
  2. Les attentats « sous faux pavillon » organisés par une puissance étrangère. La France, dans le passé a été à de multiples occasions touchée par cette forme de terrorisme, sur son sol comme à l’étranger, au gré des divergences diplomatiques, militaires ou même économiques qu’elle pouvait avoir avec l'Iran, la Syrie, la Libye ou d'autres États du Moyen-Orient. Depuis la fin des années 1990 ces actions ont cessé. Elles peuvent recommencer à tout moment.
  3. L’attentat commis par un ou plusieurs « radicalisés », faisant, pour la forme, allégeance à Daech aujourd’hui, à une autre organisation demain, usant de méthodes artisanales – couteaux, haches, véhicules automobiles… De Nice à Saint Étienne du Rouvray en passant par Strasbourg, le deuxième arrondissement de Paris et tant d'autres sites ensanglantés, on ne compte plus ce genre d’attaques. Les assassins sont parmi nous et ils sont des milliers, voire potentiellement des dizaines de milliers.
  4. L’attentat concerté au sein d'un groupe formant une cellule organisée mais autonome, le plus souvent issue de la petite ou moyenne délinquance, ayant défini des objectifs clairs : ce fut le cas des attaques meurtrières des frères Kouachi et d'une certaine manière, avant eux, de Mohamed Merah.

Le tueur de Lyon, faux étudiant et vrai clandestin, pourrait bien inaugurer une forme nouvelle d'action, à la fois brouillonne dans sa réalisation et rationnelle dans sa conception

Que dit Mohamed Hichem Meddjdoub ? Il reconnaît avoir fait allégeance à Daech mais indique avoir voulu « faire monter le vote populiste et raciste avant les élections européennes de dimanche pour pousser les musulmans à la révolte ».

Avec cet attentat, nous entrons donc dans l’ère de la prospective politique par carnages programmés, une manière de stratégie de la tension version djihadiste s'inscrivant dans un schéma d’ensemble.

Au moment où les organisations pro-immigrés, pro-communautaristes et pro-islamiques intensifient leurs revendications et leurs actions, où une prière islamique est chantée à la Cathédrale des Invalides, où des listes inspirées par les Frères musulmans se présentent aux élections (en enregistrant des résultats très significatifs aux dernières Européennes dans certains quartiers, ainsi 16,74 % au Val Fourré à Mantes la Jolie, plus de 5 % sur l’ensemble de la ville), où les provocations se multiplient pour imposer voiles ou burkinis dans les espaces publics, où des exceptions de toutes natures sont admises pour favoriser l’islam (dernière en date, les examens décalés pour les musulmans pour cause de ramadan), où la charia règne déjà dans de nombreuses cités et où l'influence des imams se fait puissamment sentir dans la gestion d'un nombre grandissant de communes, le calcul politique d'un Medjdoub peut être viable à moyen terme.

Pour le Parti de la France, notre Pays est engagé dans une course contre la montre dont il ne sortira vainqueur qu'à la condition que nos compatriotes prennent conscience de la menace mortelle qui pèse sur eux. Seule une politique de salut national opposant un arrêt définitif au tsunami migratoire, mettant en œuvre des mesures d'exception administratives et judiciaires et organisant le Grand retour au pays d’origine, permettra de faire face.

Sinon… Que Dieu nous vienne en aide.

Jean-François Touzé - Délégué national du Parti de la France aux Études et Argumentaire

Voir les commentaires

General Electrics : une tragédie sociale dont Emmanuel Macron est le premier responsable

30 Mai 2019, 08:49am

Publié par Thomas Joly

L'annonce par General Electric de la suppression de 1.000 postes dans son usine de Belfort est incomplète et insincère : si l'on prend en compte les répercussions inévitables sur les sociétés sous-traitantes, c'est, en effet, non pas 1.000 mais au total entre 3.000 et 4.000 emplois qui sont menacés.

Dans cette tragédie sociale, la responsabilité d'Emmanuel Macron est totale. C'est lui, en effet, qui, en tant que Secrétaire général adjoint de l’Élysée chargé des affaires industrielles, puis en tant que ministre de l'économie, fut le chef d'orchestre de la session de la branche énergie d'Alstom à General Electric qui avait pris l'engagement non seulement de conserver tous les postes existants mais d'en créer mille nouveaux.

Macron a donc agi soit par incompétence, soit, en toute connaissance de cause, par cynisme et choix funeste de désindustrialisation de la France amenée à devenir, pour les tenants du mondialisme, un pays de services.

Dans les deux cas c'est un des fleurons industriels et économiques de notre pays que celui qui est aujourd'hui Président de la République a délibérément bradé, et l'intérêt social d'une ville et d'un département qu'il a négligé au profit exclusif de celui des actionnaires.

Le Parti de la France réaffirme sa volonté politique d'une réindustrialisation ambitieuse de la France correspondant aux réalités des besoins du marché, et d'une économie européenne ouverte au monde mais conquérante et protégée.

Jean-François Touzé - Délégué national du Parti de la France aux Études et Argumentaire

Voir les commentaires

Colis piégé de Lyon : le terroriste est un clandestin et surveillant dans un lycée !

29 Mai 2019, 06:33am

Publié par Thomas Joly

Placé en garde à vue après son interpellation ce lundi, Mohamed Hichem Majdoub tient, selon une source policière, un discours religieux intégriste mais ne se revendique d’aucune organisation terroriste. Par ailleurs, toujours en garde à vue, il a reconnu lui-même être en situation irrégulière sur le sol français, et vivre de ses cours d’informatique donnés sur Internet, qui lui rapportent quelques centaines d’euros par mois selon lui. En parallèle de ses études, l’islamiste travaillait également comme surveillant au lycée Ampère de Lyon.

Un lycée français emploie donc, au mépris des précautions les plus élémentaires, un clandestin algérien pour surveiller et être au contact des élèves !

Source : http://contre-info.com

Voir les commentaires

Jean-Claude Rolinat avec Daniel Conversano dans l'émission « Vive l'Europe »

29 Mai 2019, 06:22am

Publié par Thomas Joly

Jean-Claude Rolinat, membre du Bureau Politique du Parti de la France, et auteur de l'ouvrage La Bombe africaine et ses fragmentations, est l'invité de Daniel Conversano dans son émission Vive l'Europe.

Voir les commentaires

UNEF : du gauchisme au racisme anti-Blanc

29 Mai 2019, 06:06am

Publié par Thomas Joly

Longtemps syndicat unitaire regroupant, depuis sa création en 1907, les étudiants de gauche comme de droite (Jean-Marie Le Pen en fut un responsable dans le même temps que Michel Rocard), devenu dans les années 60 le fer de lance de la contestation gauchiste puis, dès le début des années 1980, un foyer trotskiste en même temps que le centre de formation utérine des jeunesses socialistes, l'Union Nationale des Étudiants de France (UNEF), parallèlement à la décomposition du PS, est majoritairement devenue, au fil des années et au-delà de ses différentes fractions allant de la gauche à l’ultra-gauche regroupées sous des acronymes opaques (AGE, BN, TUAS issue de la TMAS et de la TUUD), une secte anti-française, indigéniste, communautariste et anti-blanche noyautée par les tenants de l'intersectionnalité (théorie racialiste développée par l'universitaire afro-féministe américaine Kimberlé Crenshaw en 1989 qui entend lutter contre le « sexisme et le racisme subi par les femmes afro américaines »).

On ne compte plus ni les provocations ni les interventions médiatiques de ses responsables qui témoignent de cette dérive largement inspirée par Houria Boutelja, porte-parole des Indigènes de la République.

C’est ainsi que Hafsa Askar, membre du Bureau national a cru bon, après l'incendie de Notre Dame de Paris et l'intense émotion française que cet événement a suscité de dénoncer un « délire de petits blancs ».

On se souvient, par ailleurs, de la location en 2015 par l'Unef de salles de prière pour des étudiants musulmans.

Personne n'a oublié non plus l'élection de sa présidente, Maryam Pougetoux, arborant le hijab, à l'AGE de Paris-IV en mai 2018.

Sans parler des listes communes avec l'association des Étudiants musulmans de France (EMF), qui gravite dans la sphère des Frères musulmans, ou de la participation récente de militants UNEF, aux côtés de ceux du CRAN (Conseil représentatif des associations noires de France), à la censure de la pièce d'Eschyle, Les suppliantes, pour cause de masques noirs portés par les acteurs conformément aux traditions du théâtre grec antique, masques considérés comme une preuve de racisme.

Quelque 86 militants appartenant à la direction et se revendiquant de l'aile gauche de l'UNEF (comme s’il y existait aujourd’hui une aile droite), ont annoncé dimanche 19 mai leur démission et leur intention de former un nouveau syndicat dissident de celui qui fut, de loin, le premier syndicat étudiant, avant de se voir nettement dépassé pour la première fois depuis des décennies par la FAGE, syndicat « modéré » lors des élections au CROUS de 2016.

Pourquoi cette scission ? En raison des dérives pro islamistes, africano-racialistes et indigénistes (terme que nous utilisons dans son acceptation actuelle mais objectivement erronée car les indigènes de France, ce n'est pas Eux, c'est Nous) ? Non ! Seulement pour des querelles de tendances, les partants qui pourraient au final représenter jusqu’à 25 % des effectifs, accusant la direction, dans un pathos qui n’appartient qu’à eux, de « figer les clivages et éloigner les individus des objectifs communs de l’organisation », les « enjeux de pouvoir interne » étant pointés comme la source de « divisions stériles »

Une nouvelle secte syndicale étudiante verra donc le jour bientôt. Elle ne sera pas moins anti-nationale que celle dont elle est issue.

Jean-François Touzé - Délégué national du Parti de la France aux Études et Argumentaire

Voir les commentaires

Bellamy, Bella Ciao !

29 Mai 2019, 06:03am

Publié par Thomas Joly

L’heure de vérité pour LR est enfin arrivée. Et c’est M. Bellamy qui a incarné cet événement historique. Jordan Bardella parlait de « façade », d’autres de « tête de gondole ». En tout cas, la mayonnaise que l’on nous servait n’a pas pris. Cette mayonnaise a, d’ailleurs, curieusement été favorisée par les médias qui se sont bien gardés de le diaboliser : si Bellamy pouvait mordre un peu sur l’électorat RN et rabattre les derniers centristes vers LREM, il pouvait être utile. L’opération a été en partie déjouée. Si les sondages montrent que les centristes et les libéraux LR ont bien rejoint LREM, qui se vidait du côté Verts (c’est dire la liquidité et la plasticité du mouvement macroniste, et sa force future), les électeurs de droite n’ont guère cru au leurre Bellamy. LR est un astre mort dont M. Bellamy fut certainement la dernière riante lumière. Ce parti, miné par des tendances irréconciliables, s’est peu à peu vidé au fil des ans, vers le RN pour sa frange gaulliste, patriote et populaire, vers le centrisme macronien pour l’autre tendance.

Cette déroute historique (LR faisait 20 %, il y a cinq ans et il y a encore deux ans, malgré les affaires que l’on sait) sera lourde de conséquences.

On peut s’attendre à de nouveaux règlements de comptes comme ce parti nous en a souvent servi : les Pécresse et Larcher voudront la peau de Bellamy et de son mentor Wauquiez. Pour M. Bellamy, ce sera « Bella Ciao! » Dès lundi, son propre directeur de campagne, Geoffroy Didier, a lancé les premières flèches. Laissons-les finir de s’autodétruire. Leur électorat, âgé, meurt lui aussi à petit feu. Trop d’abandons, trop de trahisons. Quant à M. Bellamy, l’épreuve devrait lui déciller les yeux sur son propre parti. On verra jusqu’où sa cohérence le conduira ou s’il n’était, en fait, aussi, qu’une façade pour lui-même.

Pour Emmanuel Macron, cet anéantissement assez radical de LR n’est pas forcément une bonne nouvelle : il n’a plus rien à gagner de ce côté et désormais, à droite, il n’y a plus qu’un seul pôle attractif, le RN. Pour asseoir une domination et contenir l’ennemi, rien de mieux qu’un État-tampon vassalisé : cet État LR bien commode est mort. Quant aux électeurs de droite, lents à le comprendre, ils devront intégrer cette nouvelle donne. Par ailleurs, si une droite Pécresse reprend la maison en faillite, elle pourrait grignoter l’électorat parti chez LREM. C’est tout le problème des formations liquides : ça va, ça vient, ça coule. Vivement Pécresse, donc ! À moins que tout ce beau monde – carrière oblige – ne rejoigne d’une façon ou d’une autre leurs amis Darmanin, Philippe et Le Maire, qui leur ont ouvert la voie. La clarification à droite est en voie d’achèvement et les électeurs qui ont eu la lucidité de saborder le vieux rafiot ont été plus courageux et plus rapides que les dirigeants.

Mais la recomposition à droite n’est pas terminée et il y a, visiblement, un problème d’offre, autant dans les personnalités que dans les programmes : jamais le total des voix de droite n’a été aussi bas : 24 + 8 + 3 = 35 %, alors qu’il dépassait les 45 % à la présidentielle, il y a deux ans ! La question s’adresse, d’ailleurs, à ces trois formations, RN compris, avec la responsabilité supplémentaire qui échoit au premier de cordée qui ne peut se contenter de camper sur ses 23 % sans réserve ni allié. Avec un score aussi bas du total des droites, la perspective de l’alternance n’est qu’un rêve.

2019 : droite, année zéro.

Dominique Monthus

Source : http://bvoltaire.fr

Voir les commentaires

« L’écologisme de gauche est une escroquerie, l’écologie est une valeur conservatrice, donc de droite »

28 Mai 2019, 06:19am

Publié par Thomas Joly

Jean-Marie Le Pen remet à leur place les pseudo-écolos mais vrais gauchistes.

 

Voir les commentaires

« Après son fiasco à Barcelone, souhaitons que Manuel Valls n'ait pas la mauvaise idée de vouloir revenir faire de la politique en France »

28 Mai 2019, 06:06am

Publié par Thomas Joly

Carl Lang, Président du Parti de la France, réagit à la large défaite de l'ancien Premier ministre de François Hollande aux Municipales de Barcelone.

 

Voir les commentaires

Dans certains quartiers afro-musulmans, la liste islamiste aux Européennes a fait le plein

28 Mai 2019, 06:04am

Publié par Thomas Joly

A Mantes-la-Jolie, Trappes ou Chanteloup, Najib Azergui, tête de liste de l'Union des Démocrates Musulmans Français, a titillé les partis traditionnels.

Les journalistes du Parisien sont allés étudier le phénomène.

Avec 16,74 % de voix dans le quartier du Val-Fourré à Mantes-la-Jolie, la liste de l’Union des Démocrates Musulmans menée par Nagib Azergui fait quasiment jeu égal avec la France insoumise. Il totalise 6,77 % sur l’ensemble de la ville.

Le candidat de 46 ans, qui a fait de l’islamophobie l’un de ses thèmes de campagne, a manifestement séduit, dans cette cité de 20.000 habitants où les Français musulmans d’origine maghrébine sont très nombreux. 

« C’est un peu surprenant, confie un bon connaisseur du Val-Fourré. Mais à y regarder de près, il y a une défiance vis-à-vis des partis traditionnels qui ne sont pas représentatifs de la pluralité de la société française. Il existe, de plus, une volonté de s’organiser pour défendre les droits des musulmans dans un contexte d’islamophobie rampant. C’est un vote en réaction. On peut le traduire comme un repli identitaire… mais comme chez les Français de souche qui votent RN en réaction aux menaces qui pèseraient sur leur culture. »

Source : http://lalettrepatriote.com

Voir les commentaires

« Macron est parvenu à réduire le spectre électoral à la bande des 2, LREM et RN »

27 Mai 2019, 06:41am

Publié par Thomas Joly

Carl Lang, Président du Parti de la France, constate que le chef de l'État est parvenu à ses fins lors de ces élections européennes.

Voir les commentaires

Attentat au colis piégé à Lyon : deux Algériens interpellés

27 Mai 2019, 06:34am

Publié par Thomas Joly

Le premier suspect est un homme de 24 ans. Il a été interpellé lundi à 9h55, à la descente d’un bus, dans le 7e arrondissement de Lyon. Il était sous surveillance depuis dimanche. Il a été placé en garde à vue à Lyon, et sera transféré à Paris à l’issue d’une première audition. Cet homme prénommé Hichem serait un étudiant en informatique, de nationalité algérienne, inconnu des services de police ou de gendarmerie. Il n’est jamais apparu dans le scope du renseignement.

Un deuxième suspect a également été interpellé par la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) et la sous-direction antiterroriste (SDAT). Il s’agirait d’un mineur scolarisé au lycée Ampère de Lyon, lui aussi serait de nationalité algérienne.

Source : http://fdesouche.com

Voir les commentaires

Fin du monopole bipartiste au sein du Parlement européen

27 Mai 2019, 06:05am

Publié par Thomas Joly

Les Verts et les libéraux seront les groupes charnières de cette mandature qui commence en se faisant arbitres des élégances du Système entre PPE et sociaux-démocrates.

Les élus « nationalistes » - les vrais et les faux - sortent renforcés du scrutin mais ne seront pas en nombre suffisant pour peser de manière déterminante sur les orientations et sur les décisions.

La construction de l'Europe nouvelle ne passera jamais par les élections européennes, mais par l'accession au pouvoir de la droite nationale à la tête des États européens.

Jean-François Touzé - Délégué national du Parti de la France aux Études et Argumentaire

Voir les commentaires

Élections européennes : premier bilan et quelques perspectives

26 Mai 2019, 22:01pm

Publié par Thomas Joly

Au terme d'une campagne atone, terne, et aux enjeux détournés tant il est vrai que, par un accord tacite entre les deux principaux protagonistes, parrains des listes que les sondages donnaient gagnantes, ce n'est pas d'Europe que l'on a parlé mais de stratégies nationales en vue de 2022.

Les électeurs se sont exprimés. Comme ce fut le cas lors des précédentes Européennes, ils l'ont fait sans grand enthousiasme, malgré une participation en très forte hausse (52 % de votants) par rapport à 2014, 2009 et 2004 (en moyenne 40 %), hausse sans doute induite par le retour à un scrutin national dans une circonscription unique. Les abstentionnistes, pour autant, constituent toujours le premier parti de France, plus par dégoût, rejet et mépris de la classe politicienne et du Système, que par désintéressement de la chose publique.

En obtenant moins de 24 % des suffrages et en finissant la course en tête comme ce fut déjà le cas en 2014 avec 24,86 % (aucune progression donc), la liste du Rassemblement national, favorisée pourtant par le vote utile anti Macron et servie par l’idée que quelque chose pourrait peut être changer dans les rapports de force au sein du Parlement européen, confirme sans plus son audience, d'autant que celle-ci demeure de circonstance et correspond essentiellement à un vote par défaut. On notera à cet égard que, compte tenu du taux d’abstention, le score réel de la liste conduite par Jordan Bardella ne représente qu'un peu plus de 10 % des inscrits ce qui, dans un contexte de rejet du gouvernement et d’accélération des menaces migratoires, économiques, sociales et sécuritaires, ne saurait être considéré comme un succès.

Avec plus de 22,5 % la liste de la République en marche, malgré l’hystérie de la propagande européiste de ces derniers jours, se situe très nettement en deçà du résultat obtenu par Emmanuel Macron lors du premier tour de la Présidentielle de 2017 (24,1%). Il s'agit donc clairement d'un revers pour le parti présidentiel qui réussit néanmoins à maintenir l'essentiel de son électorat et conserve donc un socle fort pour les prochaines échéances. Là encore, le vote utile de la droite molle et de la gauche bobo contre le totem brandi du « risque d’extrême droite » a joué en faveur de la liste gouvernementale et a permis de limiter les dégâts. Macron conforte ainsi sa stratégie confiscatoire du choix des électeurs en imposant l'idée du seul duel possible à la future Présidentielle entre Marine le Pen et lui.

Les Républicains, quant à eux, malgré la nouveauté talentueuse et l’image « droitière » de leur tête de liste François-Xavier Bellamy essuie, en n’arrivant, avec moins de 9 % qu'en quatrième position derrière les Verts, un échec cuisant qui ne sera pas sans conséquences et sont loin, très loin, de retrouver leurs électeurs perdus après le naufrage Fillon. Le « centre droit républicain » paye ainsi des décennies de mensonges, d’ambiguïté, de laxisme, de faux semblants, de renoncements, d’aveuglement et d'erreurs tactiques. Ce n'est que justice.

La gauche, toute tendance confondue, Verts mis a part qui bénéficiaient de la mobilisation bobo sur le climat, est en pleine déroute et aujourd’hui en pleine atomisation. La France insoumise est au point mort, le PS sombre même si il sauve les meubles en dépassant la barre des 5%, et Hamon disparait corps et bien… Mais attention ! Que personne ne se réjouisse pour autant. Un jour où l’autre et peut être plus tôt qu'on ne le croit, la gauche saura se retrouver au-delà de ses différences et redevenir une force d'autant plus redoutable quelle n'aura rien appris de ses échecs, quelle saura s’appuyer sur les mouvements sociaux et que son regroupement se fera nécessairement autour de la radicalité.

Les souverainistes... Nicolas Dupont Aignan n’enverra aucun député à Strasbourg et perd, à l'issue d'une campagne brouillonne, son pari, à vrai dire bien hasardeux, d'incarner une union des droites dont, à aucun moment, il ne s'est donné les moyens de la réaliser, multipliant les erreurs, les signes de faiblesse à l’égard du Système et faisant parfois preuve d'égotisme et de déloyauté à l’égard de ceux qui l'avaient soutenu. En politique, on est jamais mort. Mais il arrive que l'on soit très durablement blessé.

Florian Philippot, quant à lui tout comme son concurrent en frexit, François Asselineau conserveront sans doute, malgré leurs résultats dérisoires, l'espoir d'entretenir le dernier pré carré de leurs amis et l’illusion d'une gauche chevènementiste sans avenir, sans base militante ni réalité politique. Nous sommes là, il est vrai, dans l'infinitésimal…

Jean Christophe Lagarde et l'UDI, enfin, se ridiculisent.

Les listes virtuelles obtiennent pour ce qui les concerne - et très naturellement - les résultats qui leur étaient promis.

Au lendemain de ces élections, rien, absolument rien ne changera ni d'un point de vue national où les vrais combats politiques sont à venir, ni de celui de l'Europe ou, quels que soient les rapports de force nouvellement créés au sein des futurs groupes parlementaires, la Commission et le Conseil continueront de régner en maîtres au nom de l'immigrationnisme, du mondialisme et de la financiarisation de la planète.

Le Parti de la France, pour des raisons financières aisément compréhensibles, n'avait pas souhaité concourir. Il n'en ira pas de même lors des prochaines consultations électorales de ces trois prochaines années.

Plus que jamais notre pays a besoin d'un parti de convictions, national et identitaire, patriote et européen, structuré, inscrivant son action dans la durée avec le recul que donnent expérience et maturation, mais habité de l’ambition de parvenir aux responsabilités.

Les mois qui viennent seront ceux de l’organisation du Parti et de l’affirmation de ce que nous sommes avec la tenue d'un Congrès décisif à la fin de l'automne.

Dans une semaine, personne ne parlera plus de ces élections européennes, sinon pour s’intéresser à la constitution des groupes parlementaires, à l’élection du Président du Parlement, celui surtout de la Commission et au choix du directeur de la Banque centrale européenne.

Le combat politique, lui, continue. Le Parti de la France doit devenir le pôle de rassemblement de la vraie droite nationale.

Alors, forçons le pas sur notre pente de Sisyphe et poussons encore et encore notre rocher : c'est le bon.

Jean-Francois Touzé - Délégué national du Parti de la France, en charge des études et de l'argumentaire

Retrouvez les résultats des élections européennes commune par commune ici : https://elections.interieur.gouv.fr/europeennes-2019/index.html

Voir les commentaires

Les élections européennes ne vont strictement rien changer, dimanche soir tout sera identique

25 Mai 2019, 17:05pm

Publié par Thomas Joly

Il faut que chacun soit bien conscient que dimanche soir, après ces élections, rien, rien de rien, absolument rien n'aura changé.

Ni du point de vue européen où la Commission et le Conseil continueront de régner et de faire souffler sur le continent les vents mauvais de l'immigrationnisme et du mondialisme.

Ni du point de vue national où les rapports de force seront d'autant plus inchangés que les Européennes ne sont en rien structurantes de la vie politique française.

Le combat national continue donc.

Avec en perspective les vraies échéances qui, elles, peuvent tout transformer.

Jean-François Touzé - Délégué national du Parti de la France aux Études et Argumentaire

Voir les commentaires