Le blog politique de Thomas JOLY
Président du Parti de la France
Pour le 31 décembre, appel à la convergence des luttes sur les Champs-Élysées !
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On sait que les festivités du Nouvel An sont souvent, en France, un prétexte au déchaînement de vandalisme. Chaque année, des centaines de voitures sont incendiées par des « jeunes » issus des « quartiers populaires ». C’est devenu une sorte de tradition, au point que les autorités, qui portent si mal leur nom, ne publient plus les chiffres des dégradations, de peur d’alimenter un éventuel (et stupide) concours entre les cités perdues de la République. Sur les Champs-Élysées, c’est un avant-goût de l’Apocalypse. Près de la tour Eiffel, réfugiés dans leur dérisoire cabine sous les pieds du monstre de fer, les flics attendent que ça se passe. Paris est livré aux hordes. Et ça fait des années que ça dure. Seuls les touristes semblent s'en offusquer encore.
La question palestinienne s'invite... et s'impose
Cette année - conflit israélo-palestinien oblige -, il pourrait bien y avoir une « convergence des luttes » islamo-gauchiste, sous la bannière du Hamas. C’est en tout cas ce qu’espère l’association Urgence Palestine, qui appelle « toutes et tous » à se réunir sur les Champs à 23h59, le 31 décembre. « Venez avec vos drapeaux palestiniens », est-il précisé sur l’affiche, que relaient d’ailleurs un certain nombre de comptes X. Les revendications sont désormais bien connues : « Cessez-le feu et levée du blocus immédiats/Stop au génocide/Free Palestine/Soutien à la résistance ». On peut, bien sûr, s’arrêter sur certaines d’entre elles. Par exemple l’expression « Soutien à la résistance » fait implicitement référence au discours qui assimile le Hamas à une organisation de résistance politique - qui, incidemment, posséderait une « branche armée » responsable des événements que l'on sait du 7 octobre. Un parti d'autant plus intenable que les exactions ont été patiemment documentées.
La sécession est déjà là
On ignore pour l’instant dans quelle mesure ce tract va être suivi d’effet et s'il sera suivi d'un déferlement sur la feue « plus belle avenue du monde ». Mais cet appel à tous « quartiers de France, depuis le Val-Fourré... », comme on l'entend dans une vidéo, à venir manifester pour la Palestine sur les Champs-Élysées le 31 décembre n'est-il pas une preuve que la sécession est déjà là ? Voilà donc à quoi ressemble la France que nos dirigeants ont voulue : une France qui, depuis des décennies, a renoncé à l'assimilation. Et aujourd'hui, dans ces « quartiers », on s'assimile à la Palestine. Quel échec ! Pendant ce temps, dans nos logements aveugles, nous festoierons comme avant, en montant la musique pour ne pas entendre les youyous et les mortiers d’artifice. Oui, la sécession est déjà là.
Arnaud Florac
Source : http://bvoltaire.fr
Trump, personnalité politique de l’année ?
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En cette période de Noël, s’il fallait choisir un récit biblique pour illustrer le chemin parcouru en un an par Donald Trump, l’épisode de la traversée de la mer Rouge semblerait des plus appropriés. Début 2023, la plupart des commentateurs politiques avaient, en effet, arrêté leur verdict : à la tête de ses fidèles, poursuivi par des adversaires déterminés à sa perte, l’ancien président allait se heurter aux flots de procédures déversés contre lui et s’y noyer définitivement. Une parenthèse sinistre de la vie politique américaine se refermerait alors et le pays retrouverait son unité et sa sérénité.
Une incroyable résilience
Douze mois plus tard, force est de constater que tout le contraire s’est produit. À l’image du prophète et guide du peuple hébreu, Trump a vu s’écarter la mer menaçante à sa droite et à sa gauche, et c’est à pied sec qu’il s’avance désormais vers le bureau ovale de la Maison-Blanche, sa terre promise. Quant à ses poursuivants, il se pourrait bien que les flots impétueux finissent par se refermer sur eux et leurs espoirs de victoire.
Non seulement Donald Trump est aujourd’hui en tête de la primaire républicaine, surpassant de près de 40 points ses deux principaux concurrents, mais, surtout, le voilà donné gagnant face à un Joe Biden démonétisé. L’octogénaire démocrate, avec ses chutes à répétition et ses allocutions cafouilleuses, inquiète jusque dans son propre camp où de plus en plus de voix réclament sa mise à la retraite.
Qui aurait pu imaginer un tel scénario, il y a un an ? Bien entendu, pour ceux qui ne veulent pas voir ce qu’ils voient, l’incroyable résilience de Trump ne peut résulter que de sa démagogie outrancière, voire d’une influence maléfique. En octobre dernier, Hillary Clinton n’expliquait-elle pas son succès par sa capacité à manipuler les médias et un ascendant sur ses partisans digne d’une « secte » ?
Le « panier des déplorables »
Lors de la campagne présidentielle de 2016, elle avait eu des propos encore plus durs à l’égard de l’électorat de son adversaire : « Pour généraliser, en gros, vous pouvez placer la moitié des partisans de Trump dans ce que j'appelle le panier des déplorables », avait-elle lancé.
Un premier panier composé de « racistes, sexistes, homophobes, xénophobes, islamophobes » auquel il fallait ajouter un autre panier « rempli de personnes qui ont l'impression que le gouvernement les a laissées tomber, que l'économie les a laissées tomber, que personne ne s'intéresse à eux », déclarait-elle.
Les considérations pleines de mépris d’Hillary Clinton sur l’électorat populaire de Trump en disaient, en réalité, bien plus sur l’évolution du Parti démocrate que sur le Parti républicain. Et sans doute faut-il repartir de là pour comprendre la situation actuelle. À l’époque, les stratèges démocrates s’étaient persuadés que la victoire leur tendait les bras car une nouvelle Amérique avait accouché d’une nouvelle majorité composée de minorités de moins en moins minoritaires, des jeunes, des femmes et des électeurs blancs progressistes.
La démographie étant le destin, on pouvait abandonner le « panier des déplorables », l’Amérique populaire blanche condamnée à disparaître, et miser sur les forces émergentes qui allaient la supplanter. La victoire de Donald Trump en 2016 a déjoué ces pronostics.
Une nouvelle majorité populiste ?
Au début des années 2000, deux analystes politiques, John Judis et Ruy Teixeira, dans leur ouvrage The Emerging Democratic Majority, avaient annoncé l’avènement d’un nouveau bloc d’électeurs en faveur du Parti démocrate mais, pour que cette nouvelle majorité accède au pouvoir, il fallait, selon eux, conserver une part significative des classes populaires blanches.
Or, à ce moment-là, sur les décombres de la mondialisation heureuse, s’accéléraient des transferts d’électorats entre les deux partis qui allaient aboutir, en 2016, à la victoire de Trump. L’histoire de ces dernières décennies est, en effet, celle d’un passage progressif de l’Amérique périphérique des déclassés dans le camp républicain et, en sens inverse, du passage des élites blanches, urbaines et diplômées, du côté démocrate.
C’est le premier réalignement dont Trump s’est fait le catalyseur en imposant au Parti républicain son populisme qui à la fois défend le retour de l’emploi aux États-Unis, lutte contre une immigration incontrôlée et soutient, en politique étrangère, une approche « America First » non idéologique et transactionnelle.
Mais c’est aussi la conséquence d’une radicalisation du Parti démocrate qui fait fuir les cols bleus. À mesure qu’a décliné en son sein le mouvement ouvrier, le parti est en effet passé sous la coupe de ce que Judis et Teixeira ont appelé dans un nouveau livre (Where Have All the Democrats Gone?) le « parti de l’ombre », constitué notamment de riches donateurs de la Silicon Valley, de think tanks progressistes, de fondations comme l’Open Society de Soros, de groupes militants comme Black Lives Matter, de médias ou encore des blogueurs influents sur les réseaux sociaux.
L’avant-garde des élites éveillées qui, sur la race, le genre, la criminalité ou l’immigration, défend les positions les plus radicales. Or, après avoir fait fuir la classe ouvrière blanche, cette gauche dogmatique, à l’inverse de ce qu’elle imaginait, a provoqué le départ d’électeurs de couleur souvent bien plus modérés (voire conservateurs dans certains domaines) que les Blancs diplômés du Parti démocrate. Les préoccupations économiques associées aux inquiétudes liées à l’immigration, à la criminalité ainsi qu’au radicalisme woke, semblent ainsi devenir le cocktail perdant des démocrates.
C’est le deuxième réalignement, amorcé en 2020, qui, contre toute attente, révèle aujourd’hui l’émergence d’une majorité populiste conservatrice multiraciale qui fait paniquer les progressistes. Bien entendu, ce n’est pas ce dont nous entendrons parler dans les mois à venir. Il sera surtout question des procès de Trump et de l’apocalypse que provoquerait sa réélection. Les électeurs américains seront-ils dupes ? Pas sûr. En 2024, Trump pourrait être alors, une nouvelle fois, la surprise politique de l’année.
Frédéric Martin-Lassez
Source : http://bvoltaire.fr
Buvez du vin !
La baisse notable de consommation de vin des Français dans un pays renommé pour sa culture viticole ancestrale soulève des interrogations sur les causes profondes qui ont contribué à cette transformation.
Depuis sa création en 1991, la honteuse loi Évin a été instaurée dans le but de réduire l'alcoolisme en limitant la promotion des boissons alcoolisées telles que le vin. Tournant majeur pour nos vignerons, puisque la consommation des Français a drastiquement baissé passant de 130 litres par personne en 1960 à 40 litres depuis ces trois dernières années.
La soi-disant excuse de lutter contre l’alcoolisme en appliquant une telle répression sur la filière viticole n’en n’est rien, puisque les propriétés du vin sur la santé ont été démontrées depuis la découverte de sa fermentation par Louis Pasteur, qui disait déjà à son époque que le vin était « la plus saine et la plus hygiénique des boissons ». Certains composés du vin, en particulier le Resvératrol, connu pour ses propriétés antioxydantes, ont des effets bénéfiques démontrés sur la santé. L'industrie cosmétique a d'ailleurs bien compris cela en utilisant le moût de raisin dans la fabrication de ses produits.
Le cas du « French Paradox » (controversé par certains détracteurs) illustre cette réalité, il se réfère à l'apparente incohérence entre la consommation élevée de matières grasses et de vin rouge dans la cuisine Française, ainsi qu’à la bonne santé cardiovasculaire des Français.
Autrefois encensé et aujourd’hui soumis à la critique, le vin fait partie de la liste des produits et joyaux de la France à supprimer. La consommation d’un verre de vin par jour permet de lutter contre cette répression tout en prenant soin de soi, alors santé !
Tanguy Vuarnet - Membre du Bureau politique du Parti de la France
Rediffusion du Forum du Parti de la France du 21/12/23
La « Loi immigration » examinée par un Conseil constitutionnel composé d'immigrationistes convaincus
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Pressé par le calendrier et soucieux de voir son texte adopté avant les vacances de Noël, Emmanuel Macron n’a pas hésité à pousser sa majorité parlementaire à adopter la loi Immigration, malgré les concessions faites à la droite. Quotas pluriannuels, rétablissement du délit de séjour irrégulier, resserrement du regroupement familial... autant de mesures, insérées dans le projet de loi, qui ne semblent pas du goût de tous les macronistes. Mais voilà, loin d’être partisan d’un durcissement de la politique migratoire, l’exécutif mise en réalité sur le Conseil constitutionnel pour retoquer ces dispositions, qu’il a pourtant fait adopter. Gérald Darmanin n’a pas attendu longtemps après l’adoption du texte pour admettre que « des mesures sont manifestement et clairement contraires à la Constitution ». Le gouvernement compte donc sur les sages de la rue de Montpensier pour aller dans son sens.
Fabius et le principe de fraternité
Formé de neuf membres, nommés de façon égalitaire par le président de la République, le président du Sénat et le président de l’Assemblée nationale, le Conseil constitutionnel s’est récemment illustré par ses positions en faveur d’un certain laxisme - ou du moins d'un assouplissement - sur la question migratoire. À sa tête depuis 2016, Laurent Fabius, ancien Premier ministre de Mitterrand et ancien ministre de François Hollande, illustre parfaitement cette position. Si, au début de sa longue carrière politique, l’ancien ministre des Affaires étrangères appelait à être « beaucoup plus sévère » vis-à-vis de l’immigration clandestine et réclamait de la « fermeté » avec « les migrants qui ne peuvent bénéficier du droit d’asile », aujourd’hui, il semble avoir troqué ses anciennes convictions contre un credo plus laxiste. Ainsi, en 2018, le Conseil constitutionnel qu’il présidait depuis deux ans déjà entérinait le principe de fraternité considérant que l’aide désintéressée au séjour irrégulier n’était plus passible de poursuites. Autrement dit, le militant Cédric Herrou peut désormais continuer à aider des clandestins à traverser la frontière franco-italienne sans être inquiété.
Abrogation du délit de séjour irrégulier
À ses côtés, Jacques Mézard, fidèle d’Emmanuel Macron, nommé par celui-ci rue de Montpensier en 2019, partage cette même vision de l’immigration. En décembre 2012, alors sénateur du Cantal, il votait en faveur de l’abrogation du délit de séjour irrégulier. Délit que la droite souhaite aujourd’hui rétablir avec la loi Immigration… À l’époque, Jacques Mézard admettait que « la lutte contre l’immigration clandestine est légitime » mais considérait que « la tradition humaniste de notre République » devait l’emporter. Alain Juppé, Jacqueline Gourault, ancien ministre d’Emmanuel Macron, et Véronique Malbec, magistrate auparavant membre du cabinet d’Éric Dupond-Moretti, qui siègent également au Conseil constitutionnel, par fidélité à l’exécutif, pourraient eux aussi s’aligner sur la ligne du gouvernement.
Enfin, François Pillet, avocat de formation proche des Républicains, nommé par Gérard Larcher au Conseil constitutionnel en 2019, s’est illustré un an plus tôt, lors de l’affaire de l'Aquarius, un bateau affrété par SOS Méditerranée pour acheminer 630 migrants sur les côtes européennes. Après un refus de l’Italie et de Malte d’accueillir ce navire, l’Espagne l'a finalement autorisé à accoster dans l’un de ses ports. Interrogé à ce sujet, François Pillet semblait alors « regretter que la France n’ait pas été un modèle (et qu'elle n'ait pas) pris d’initiative humaniste » pour accueillir le bateau de SOS Méditerranée.
Ces différents profils et leurs prises de position passées sur la question migratoire ne laissent que peu de doutes sur les conclusions que le Conseil constitutionnel, temple du progressisme, rendra début janvier sur la loi Immigration.
Clémence de Longraye
Source : http://bvoltaire.fr
« 70-80 % de musulmans » en prison, selon le recteur de la Grande Mosquée de Paris !
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C’est une petite phrase qu’aucun média n’a relevée mais qui vaut son pesant d’or. On la doit, contre toute attente, au recteur de la grande mosquée de Paris (GMP), Chems-Eddine Hafiz. L’homme répondait, il y a quelques jours, aux questions du média communautaire Mizane TV et s’exprimait sur le besoin d’aumôniers dans certains lieux, comme les hôpitaux et les prisons. « On sait très bien aujourd'hui que dans les prisons, on dit, il y a 70-80 % de musulmans », déclara-t-il sur un ton badin, sans se rendre compte de la bombe qu’il venait de lâcher.
Le recteur de la Grande Mosquée de Paris demande un "Plan Marshall" pour les aumôniers musulmans car "on sait très bien aujourd'hui que dans les prisons, on dit, il y a 70-80 % de musulmans" https://t.co/KhGL5x4gyU pic.twitter.com/2mrMgMsTXj
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) December 19, 2023
Une surreprésentation connue mais taboue
La « stigmatisation » des musulmans vient du grand recteur himself. Bonne chance aux dénégateurs habituels pour l'accuser d’islamophobie.
Il faut dire, cependant, que la surreprésentation des musulmans en milieu carcéral n’est pas un scoop. En 2016, l’administration pénitentiaire avait ainsi indiqué que 18.630 détenus, « soit 27,5 % de la population carcérale », avaient sollicité le plateau-repas spécial ramadan. Plusieurs organisations de presse américaines comme le Pulitzer Center et le Washington Post étaient ensuite allées plus loin et avaient estimé entre 60 et 70 % la part des musulmans dans la population carcérale en France. Cette proportion – également avancée dans un rapport parlementaire de 2014 - est d’autant plus saisissante que, selon le très sérieux Pew Research Center, la communauté islamique compte pour moins de 9 % de la population totale française…
Le lien insécable entre immigration et délinquance
À l’heure où certaines évidences continuent d’être niées effrontément, Chems-Eddine Hafiz a plié le match avec sa proportion de « 70-80 % » de musulmans dans les prisons. Mais des critères autres que la religion permettent d’attester du lien insécable entre immigration et délinquance. À commencer par la nationalité. Dans de très nombreuses catégories de crimes et de délits, les étrangers sont surreprésentés. Ils comptent ainsi pour 39 % des délinquants interpellés à Lyon et 55 % à Marseille. Le phénomène est plus marqué encore en Île-de-France, où 63 % des agressions sexuelles et 93 % des vols commis dans les transports en commun sont le fait d’étrangers. La surreprésentation des étrangers parmi les condamnés se retrouve aussi chez les délinquants mineurs, largement composés de « mineurs non accompagnés » (MNA). Ces derniers peuvent constituer parfois plus de 50 % des établissements pénitentiaires ou des maisons d’arrêt, selon un rapport sénatorial déposé en septembre 2018.
Outre la religion et la nationalité, l’origine ethnique est le troisième outil à notre disposition. Certains chercheurs sont parvenus à contourner l’interdiction statistique et ont obtenu des résultats parlants. Dès l’an 2000, une enquête menée par le sociologue Sébastian Roché, professeur à l’IEP de Grenoble, et reprise dans un rapport du Sénat, attestait de la nette surdélinquance des jeunes d'origine étrangère et surtout maghrébine par rapport à ceux d'origine française. Directeur de recherche au CNRS, Hugues Lagrange affirmait même que « les adolescents éduqués dans des familles du Sahel sont 3 à 4 fois plus souvent impliqués comme auteurs de délits que les adolescents élevés dans des familles autochtones ; et ceux qui sont éduqués dans des familles maghrébines, deux fois plus ». L’anthropologue Didier Fassin avançait lui que « 77 % des personnes détenues appartiennent à des minorités ethniques ». Pile-poil l’ordre de grandeur donné par le recteur, cette semaine.
Jean Kast
Source : http://bvoltaire.fr
Soutien à Thaïs d'Escufon poursuivie par la DILCRAH
Le Parti de la France apporte son soutien à Thaïs d'Escufon, poursuivie par la DILCRAH, officine anti-française, pour avoir déclaré le 18 décembre dernier, sur le plateau de la chaîne gouvernementale BFMTV, cette évidence : « Le principal danger pour les femmes, ce sont les hommes immigrés, africains, noirs et arabes ! »
Alors qu'elle devrait être massivement soutenue par l'ensemble de celles qui se disent féministes, celles-ci sont évidemment muettes et même furieuses qu'une femme ait osé dire publiquement que les prédateurs extra-européens étaient le plus grand fléau pour les femmes dans notre pays.
Le Parti de la France est favorable au rétablissement de la liberté d'expression, dans tous les domaines, n'en déplaise aux censeurs politiques.
Thomas Joly - Président du Parti de la France
Mutuelles : ces (gros) intérêts financiers qui se cachent derrière l’euthanasie
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C'est une publicité pour la MGEN (Mutuelle générale de l'Éducation nationale) qui circule sur les réseaux sociaux dans laquelle Aurélie, 44 ans, atteinte depuis des années d'un cancer incurable, et accessoirement adhérente à la MGEN, « revendique le droit d'avoir le choix de dire non aux traitements, qu'ils soient curatifs ou palliatifs [...] c'est au patient de décider comment il veut mourir ».
Malaise à voir une mutuelle soutenir officiellement, et ès qualité, l’euthanasie.
— Henri de Beauregard (@h2brgrd) December 16, 2023
Derrière l’humanisme affiché, le mercantilisme cynique. https://t.co/56IlbG0ixP
Aurélie a toute notre compassion, c'est une évidence qui ne nous interdit pas de chercher à savoir qui est derrière la vidéo d'Aurélie et pourquoi. Les organismes de complémentaire santé ont envahi la vie des Français à mesure que l'État décidait de dérembourser certains médicaments et autres frais de santé, et particulièrement depuis une loi de 2016 obligeant l'employeur à proposer une mutuelle à ses salariés. Le groupe MGEN, « deuxième complémentaire santé préférée des Français », « première mutuelle des agents du service public », forte de ses 10.000 collaborateurs, de ses 3.500 militants (sic) et de ses 4,2 millions d'adhérents, est bien plus qu'une mutuelle. C'est aussi un organisme militant particulièrement en pointe dans le combat euthanasique qui entretient des rapports étroits avec l'ADMD (Association pour le droit à mourir pour la dignité).
Des copinages entre mutuelles et associations militantes qui interrogent
Ainsi, en septembre 2022, la MGEN, qui participait au 43e congrès de la Mutualité française à Marseille, exhibait une enquête IFOP - commandée par elle-même - intitulée « Regards sur la fin de vie en France », se félicitant publiquement des résultats (« 92 % des sondés favorables à l'aide active à mourir »), preuve de cette « envie des Français à faire évoluer les causes sociétales. Malgré les signes de montée des intégrismes, venus des mouvements religieux hostiles à la modernisation culturelle (sic) puisqu'une majorité de français sont favorables à l'aide active à mourir. »
Lors de cette grande réunion à Marseille, et conjointement avec la Mutualité française, dont l'ancien patron, Thierry Beaudet (aujourd'hui membre du CESE), a, en 2020, flirté avec le conflit d'intérêts en signant une tribune dans le JDD pour le « droit à mourir », la MGEN participait à une conférence réunissant des militants pro-euthanasie dont François Damas, membre de la commission euthanasie en Belgique, et un certain Jean-Luc Romero, président d'honneur de l'ADMD. Et c'est très régulièrement que l'association est ainsi invitée à exposer ses projets « fin de vie » lors de rencontres avec le public organisées par ces mutuelles.
Un engagement de longue durée : « Depuis deux ans, la MGEN a engagé une réflexion collective auprès de son tissu militant, de son tissu salarié et de ses adhérents », précisait Matthias Savignac, président du groupe MGEN au micro de France Info, au mois d'octobre. L'occasion, pour lui, d'annoncer la signature par la MGEN, conjointement avec l'ADMD et 16 autres organisations de la société civile (dont la Ligue des droits de l'homme, UNSA-Éducation, la Fédération des mutuelles de France et la Fédération des crématistes de France), d'un pacte progressiste pour « parler d’une même voix pour être plus forts, mieux entendus et mieux compris ».
Sous un discours humaniste, des économies substantielles ?
Comment expliquer cet acharnement ? « Par l'argument le plus glauque », selon l'expression du philosophe militant André Comte-Sponville rapportée par Tugdual Derville, porte-parole d'Alliance VITA : le motif économique. Que l'ADMD dévoile sans complexe dans les colonnes du magazine Pleine Vie destiné à un public senior (ça ne s'invente pas), histoire que ces chiffres ne tombent pas dans l'oreille d'un sourd : « Le coût d’une mort assistée est évalué entre 7.000 et 11.000 € hors transport. »
Mais selon l'ADMD, cet argument financier relève d'un « faux problème », puisque « le maintien d'une personne en vie dans un état végétatif est, lui, estimé en moyenne à 595 € par jour [financés par] la Sécurité sociale, une dépense qui peut durer plusieurs mois ». Et qu'« à titre d’exemple », les soins prodigués à Vincent Lambert ont eu « un coût de 2 millions d’euros pour la Sécurité sociale ».
Une petite ritournelle qui peu à peu imprègne les mentalités : « Dans les six derniers mois de notre vie », nous coûtons autant à la Sécurité sociale que pendant tout le reste de notre existence, précise Comte-Sponville. Voilà qui fera l'affaire des mutuelles, intéressées sûrement par la disparition de ses cotisants en cette période délicate où ils coûtent plus qu'ils ne rapportent. Une aubaine pour le Canada qui a bien assimilé la leçon : 149 millions de dollars ont ainsi été économisés sur les frais de santé depuis la légalisation du suicide assisté.
Pour la France, Jonathan Denis, président de l'ADMD, a beau protester, « cette loi sur la fin de vie n’imposera rien à personne », y a pas à dire, l'étau se resserre, et peut-être pas comme on l'avait imaginé.
C'est pourtant l'expérience de Theo Boer, ancien contrôleur des euthanasies au Pays-Bas.
— Alliance VITA (@allianceVITA) December 11, 2023
"Ce qui est perçu comme une occasion bienvenue par ceux qui sont attachés à leur autodétermination devient rapidement une incitation au désespoir pour les autres."https://t.co/OFlMqiJ9iI https://t.co/wxM4tWslxp
Sabine de Villeroché
Source : http://bvoltaire.fr
Les « sans-papiers » manifestent en toute illégalité : l’État laisse passer…
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Ce lundi 18 décembre, une certaine France manifestait. Ainsi, contre le projet de loi de Gérald Darmanin relatif à l’immigration, plus de 300 organisations et 15 collectifs de sans-papiers appelaient-ils à battre le pavé. À la fin des courses, ils étaient « 2.300 à Paris », à en croire la préfecture de police. Et hors de la capitale ? Pas de chiffres officiels ou officieux pour le moment. Mais, en comptant large, celui de 6.000 sur l’ensemble de la France demeurerait plausible.
Ce qui nous ferait, calculette à la main, 315 organisations et 6.000 manifestants. Soit des mouvements ayant réussi à, chacune, mobiliser un peu plus de 19 personnes prêtes à prendre sur leur temps libre pour démontrer que la rue appartenait toujours à la gauche ; voir à la gauche de la gauche. Bel effort, mais singulièrement peu probant.
Pourtant, des associations telles que la Cimade, organisation d’obédience protestante, avaient mis les petits plats dans les grands, à en croire ses appels à mobilisation : « Personne n’est illégal ! », le tout traduit en langues anglaise et arabe. Et d’affirmer : « L’enjeu ? Voulons-nous vivre dans une société raciste, sécuritaire et antisociale ? » C’est poignant, mais peut-être un peu loin des actuelles préoccupations des Français.
Et cette même Cimade de mettre en exergue, sur son site Internet, le tract appelant à cette même manifestation et le slogan fédérateur y afférent : « Mobilisation partout en France à l’occasion de la journée internationale des migrant.e.s et contre cette loi raciste. » Et, tant qu’à demeurer dans le lyrisme prépubère, cette profession de foi : « Avec la loi Darmanin, les droits des étranger.es en général seraient fortement restreints et aucune solution acceptable ne serait apportée à la situation de milliers de personnes sans papiers, en particulier grâce à leur régularisation. »
Des hors-la-loi manifestant pour changer la loi…
Au-delà de ce gloubi-boulga vaguement humanitaire, un fait demeure : des hors-la-loi en appellent une fois de plus à changer la loi à leur unique profit. Un peu comme si des dealers s’en allaient défiler en rang par deux, de la place de la Nation à celle de la République, pour protester contre l’importation massive de drogues venues de l’étranger et alerter l’opinion publique sur leurs fins de mois désormais difficiles.
Ce concept de clandestins qui manifestent m'a toujours fasciné. Du coup on les arrête et on les expulse, non ?
— Laurent Obertone (@LaurentObertone) December 19, 2023
"Ah non, vous n'y pensez pas, État de droit" https://t.co/49BNkb0OrF
Dans le même registre, à quand des cortèges de braqueurs protestant contre le manque de liquidités dans les banques et les fourgons blindés, pour cause d’usage massif de cartes de crédit et de mondialisation financière venant menacer les petits métiers de jadis ?
Cette contradiction majeure ne semble déranger personne, que ce soit dans les microcosmes politiques et médiatiques. Car si ces associations appelant à violer ou contourner la loi continuent de bénéficier de la bienveillance des pouvoirs publics, quand ce n’est pas celle, financière, des deniers publics, Gérald Darmanin persiste, dans le même temps, à dissoudre à tout va d’autres associations n’ayant pas l’heur de lui plaire.
Avec 36 de ces dernières, victimes de son bon plaisir depuis 2017, le régime macronien est champion du monde en la matière. Au rang de celles-là, des mouvements catholiques ne représentant guère de danger pour l’ordre public et n’ayant jamais violé les lois « républicaines », alors que celles visant à défendre des immigrés clandestins paraissent librement s’en affranchir.
La chimère de « l’ultra-droite »…
Puis, cette fantasmatique ultra-droite dont on cherche en vain les drames qu’elle aurait pu commettre. Le comble du tragi-comique a par ailleurs été atteint avec la tentative d'annulation d’un colloque tenu par l’Action française, le 13 mai 2023, au motif qu’à cette occasion, les sacro-saintes « valeurs de la République » auraient pu y être égratignées. Diantre, que dans une réunion royaliste on ne puisse pas se prosterner devant Marianne, il n’y avait pourtant là rien de bougrement inédit. Devant le ridicule, Gérald Darmanin, malgré ou à cause de son passé fleurdelysé, a finalement dû en rabattre.
Et depuis, coincé entre son aile gauche, qui veut manifestement sa peau, et son équivalent de droite, qui ne sait plus trop bien où il habite, pris en tenaille entre RN et Reconquête, le ministère de l’Intérieur persiste à gouverner à vue et au doigt mouillé. À la place de l’Élysée, on s’inquièterait. Il semble que ce soit déjà fait.
Nicolas Gauthier
Source : http://bvoltaire.fr
Loi bidon, tempête parlementaire dans un verre d'eau : quel spectacle !
La "Loi immigration" ne servira rien. Ce n'est pas un problème de texte mais de volonté. Ni nos gouvernants ni nos juges n'appliquaient les lois déjà existantes. Quant à la tempête parlementaire dans un verre d'eau, c'est totalement grotesque. Entre une Marine Le Pen qui se cherche une respectabilité, imaginant faire un « coup politique » comme sous la IVe République en provoquant une alliance contre-nature, la Macronie qui tangue et l'extrême-gauche qui couine, c'est un vrai spectacle de République agonisante...
Thomas Joly - Président du Parti de la France
Marine Le Pen et le RN prêts à voter la loi immigrationniste de Moussa Darmanin
Alors que le pays est plongé dans une crise politique favorable à la droite nationale, la femme de gauche Marine Le Pen a annoncé, avec son plus beau sourire et après avoir obtenu des miettes en commission mixte paritaire, que les 88 députés RN allaient finalement voter la « Loi immigration » chère à Gérald Moussa Darmanin. Il n'y a semble-t-il pas de limite pour absolument prouver que le RN est un parti du Système comme les autres.
Cette loi interdira notamment de placer des mineurs en rétention administrative et permettra une régularisation massive des travailleurs clandestins. Cela accélérera inéluctablement le remplacement de population et le chômage chez les Français autochtones, devenus trop chers pour les patrons cosmopolites.
Darmanin estime d'ailleurs qu'il s'agit d'une « défaite pour Marine Le Pen car cela signifie qu'elle est pour la régularisation des sans-papiers. »
C'est une nouvelle trahison de la part de Marine Le Pen et du RN qui espèrent un adoubement médiatique et politique en faisant de l’esbroufe parlementaire. Comment leur faire encore confiance ?
Il est évident que jamais le Parti de la France n'aurait voté un tel texte qui va contre l'intérêt supérieur du pays et des vrais Français. A leur place, nous aurions obligé le gouvernement à rédiger une « Loi remigration » et non pas une « Loi immigration».
Maxime Leroy - Délégué général adjoint du Parti de la France
Des bébés italiens plutôt que des immigrés : la leçon d’Elon Musk à l’Italie
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Elon Musk, le décoiffant patron de Tesla et du réseau social qu'il a rebaptisé X, était, vendredi, l'invité du parti de la chef du gouvernement Giorgia Meloni. Questionné sur les raisons, pour une entreprise, de venir investir en Italie, il a abordé sans détour les questions de l'immigration et de l'effondrement de la natalité. Sur l'immigration, n'en déplaise à ceux qui s'efforceront de trahir son propos et de l'ériger en défenseur des frontières ouvertes, il avance des positions claires. S'il s'est dit favorable à l'immigration légale, il ajoute une condition : selon lui, les pays devraient accueillir toute personne honnête et prête à travailler dur. Deux restrictions qui font de l'immigration légale selon Musk bien autre chose que l'immigration sans condition à la française : faut-il rappeler que les immigrés ou les personnes d'origine immigrée sont surreprésentés chez nous pour les aides sociales et dans les crimes et délits ?
Refus de l'immigration illégale, sélection rigoureuse de l'immigration légale et... natalité : telle est la recette préconisée par Elon Musk pour permettre à l'Italie et à sa démographie moribonde de relever le défi de la prospérité et de l'avenir. « Je m’inquiète du faible taux de natalité, a-t-il confié. Si une entreprise veut investir en Italie, y aura-t-il suffisamment de personnes pour y travailler ? C’est un bon endroit pour investir et un pays merveilleux. S’il vous plaît, faites plus d’Italiens, c’est ce que je dis », a-t-il conclu, portant son fils dans ses bras.
La natalité plutôt que l'immigration : le message est clair. Il est exactement à l'opposé de celui délivré, le même jour, par le patron des patrons français, Patrick Martin, nouveau président du MEDEF, dans une interview au Figaro : « Nous aurons besoin de main-d’œuvre venue de l’extérieur », clame-t-il. Le patronat français, en tout cas le grand, et le plus médiatique, est resté figé sur son logiciel des années 60 : importation massive de main-d'œuvre bon marché. Or, l'Histoire lui a montré le résultat sociétal de cette immigration massive arabo-musulmane : des zones entières de non-droit dans le pays, un communautarisme agressif et le spectre d'une guerre civile que même les esprits les plus modérés appréhendent. Est-ce bien le terreau social idéal pour faire des affaires et faire prospérer les entreprises ?
On aimerait que Patrick Martin et la France des affaires, si prompte à ériger les États-Unis en modèle, sachent aussi écouter les voix américaines, même dissidentes, comme celle d'Elon Musk. Une voix qui rejoint d'ailleurs celle du peuple français qui, de sondages en élections, manifeste de plus en plus clairement son opposition à la fuite en avant immigrationniste, qui n'apporte ni la paix ni la prospérité. Il serait temps que le MEDEF se souvienne du F final de son acronyme et ouvre les yeux sur la situation française où l'immigration de masse, non seulement ne règle pas les problèmes de main-d'œuvre, mais cause des dégâts collatéraux. À quand un grand patron français capable d'une telle audace ? À quand la révolution « elonmuskienne » du MEDEF ?
Frédéric Sirgant
Source : http://bvoltaire.fr
Rediffusion du Forum du Parti de la France du 15/12/23
Guy Marchand (1937-2023), l’honnête homme
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Il était né à Belleville et fils de ferrailleur. Il aurait pu rester toute sa vie dans le coin et s'en satisfaire. Mais, parce qu'il avait tous les talents et parce que l'époque se prêtait aux belles histoires, Guy Marchand, après avoir joué de la clarinette dans les clubs de jazz dès le lycée, partit à l'aventure. Et en grand, hein, bien sûr. Au lieu de faire son service militaire comme deuxième pompe dans une quelconque caserne, il fit les EOR et en sortit lieutenant dans un régiment du train parachutiste. Pendant la guerre d'Algérie, il est officier de liaison auprès du 3e régiment étranger d'infanterie.
Et puis, tout en étant consultant (parce que para) sur le tournage du Jour le plus long, et parce que la scène est une maîtresse insatiable et que son parfum est capiteux, il ne peut s'y soustraire longtemps. Il chante alors des tangos, puis du jazz, styles dans lesquels sa voix de crooner fait merveille. On se souvient de la Passionata, évidemment, et puis, plus tard (1982), du langoureux Destinée (musique de Cosma), utilisé pour Les Sous-doués mais aussi pour le célébrissime slow du Père Noël est une ordure, entre Thierry Lhermitte (en permanent de SOS Amitié très mal à l'aise) et Christian Clavier (en travesti entreprenant). Arrivé au soir de sa vie, en 2020 exactement, il enregistra un bel album assez émouvant, Né à Belleville. Il était par ailleurs, en plus de la clarinette, saxophoniste et pianiste de jazz.
Comme acteur ? C'est pareil, il est très bon. César du meilleur second rôle pour Garde à vue (avec Ventura et Serrault), éternel Nestor Burma de télévision, revisité à l'époque moderne, il donne la réplique à Noiret dans Coup de torchon et Noyade interdite, notamment. Il a successivement joué les play-boys de plage, en Aldo Maccione mince, puis les salauds violents. L'âge avait fini par lui donner, ces dernières années, un regard touchant de vieux monsieur sans artifices. Et puis, les joueurs de courses s'en souviennent aussi en tant que visage de la publicité PMU.
Il s'en foutait bien, d'être ringard : le PMU, les slows de camping, les rôles de pourriture, c'était pour le boulot. Il avait trop d'autodérision pour être vaniteux. Ses jardins secrets étaient bien plus chics : la boxe, le polo, la course automobile, les vieux cabriolets et... l'élégance vestimentaire.
Guy Marchand pensait ne rien laisser, à part Destinée et la pub du PMU. Il laisse au contraire un vide dans le paysage culturel français, avec ce regard asymétrique, un œil qui toise et un qui s'étonne, et cette gouaille nasillarde qu'on n'entend plus beaucoup.
Le jazz, le service de son pays, les sports de gentilhomme, la sape, l'humour et une conscience aiguë du ridicule des choses pour éviter de se prendre au tragique : décidément, un honnête homme s'en va. Laissons-le disparaître, dans la brume d'un quelconque polar français, son fedora brun sur la tête, un air de saxophone alto en fond sonore...
Arnaud Florac
Source : http://bvoltaire.fr
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