Le Parti de la France invite ses militants, adhérents et sympathisants à assister au premier meeting de campagne de Marion Maréchal pour les élections européennes du 9 juin prochain.
L’entrée au Panthéon des époux Manouchian est une nouvelle humiliation publique pour la France et pour son Histoire.
La panthéonisation officielle du « groupe Manouchian », une bande de terroristes et d'assassins communistes violant toutes les lois de la guerre et de l’honneur, est un nouveau crachat sur l’idée-même du rôle du Panthéon et sur la mémoire et l’identité nationales.
Le gouvernement et les descendants des membres du « groupe Manouchian » sont d’ailleurs fidèles à cette ligne antinationale lorsqu’ils dénoncent la présence des pourtant très tièdes Jordan Bardella et Marine Le Pen à cette cérémonie.
Le Parti de la France ne participera pas à l’hommage rendu à une bande de terroristes et d’assassins communistes et appelle de ses vœux la valorisation de véritables héros français.
Bruno Hirout - Secrétaire général du Parti de la France
Dans un entretien accordé à L’Humanité, c’est-à-dire, pour le dire autrement, dans le bulletin de liaison historique du parti aux centaines de millions de morts, Emmanuel Macron a affirmé que Reconquête et le RN ne faisaient pas partie « de l’arc républicain ». Bientôt, dans la gazette de la libre-pensée, le président de la République accusera sans doute Marine Le Pen et Éric Zemmour de manquer de charité chrétienne ?
Sur la forme, c’est évidemment un immense cadeau que le Président fait à ce journal moribond, en soins palliatifs depuis des années, sous perfusion perpétuelle, dernier dinosaure de la presse d’avant-guerre française au service des idéologies mortifères du XXe siècle dont la survie devrait, dans un pays normal, sembler aussi peu indispensable que celle de Je suis partout.
La rédaction en question n’en revient pas elle-même : « C’est une première qui n’allait pas de soi. En cent vingt ans d’Histoire, L’Humanité n’avait jamais réalisé d’entretien avec un président de la République en exercice. » C’est à retenir ! Ce que Mitterrand et Hollande n’avaient pas osé, Emmanuel Macron l’a fait. Il est temps que cesse la mythologie d’un Président « en même temps » à droite et à gauche, séduisant les mamies bigoudis et papis ramollis craignant pour leur portefeuille : c’est bien la voix du Parti communiste - je répète, du Parti communiste ! - qu’il a fait rentrer sous les ors de l’Élysée, comme le montre la photo en haut de l'entretien, quand il avait fallu des mois de négociations laborieuses au journaliste Louis de Raguenel, alors à Valeurs actuelles, pour décrocher un entretien entre deux avions à Mayotte. Entretien qui avait bien failli, in extremis, capoter en raison de la farouche opposition des proches d’Emmanuel Macron.
Dans la même logique, le site écolo d’extrême gauche Reporterre a pu poser une question à la dernière conférence de presse à l’Élysée. BV, lui, n’a pas seulement eu le droit d’y entrer. Quant au média spécialisé dans le contenu vidéo Brut, lui aussi d’extrême gauche, il a eu par deux fois les honneurs d’un entretien avec le Président.
Sur le fond, on retrouve Emmanuel Macaméléon. Il n’aime rien tant que mettre la panoplie adaptée à chaque circonstance : en treillis pour visiter les militaires, en combinaison de vol pour les pilotes, en antifa chez Brut - où il parle de « violences policières » - et en bourgeois réac à Valeurs actuelles, où il promet 100 % d’exécutions d’OQTF. À L’Humanité, sa cible est donc l’extrême droite. L’arc républicain, que nul ne sait définir, a pour seule fonction de tirer ses flèches sur l’extrême droite. Et tant pis si, il y a à peine quelques jours, le 9 février dernier, il estimait « tout à fait normal » de discuter avec le RN à l’Assemblée nationale, attendu qu’« on ne va pas considérer que telle ou telle formation politique aurait moins de droits parlementaires, moins de reconnaissance ».
Le Président estime que le Rassemblement national « serait inspiré » de ne pas assister, mercredi, à la cérémonielle panthéonisation du résistant communiste étranger Missak Manouchian.
Ce qui ne manque pas de sel… et de paradoxe : le reproche incessant fait par le gouvernement au RN porte sur une supposée proximité avec la Russie de Vladimir Poutine. Or, Missak Manouchian, à l’instar de L’Humanité, était évidemment infiniment plus proche de cette URSS célébrée par Poutine - qui multiplie les statues de Staline - et dont le maître du Kremlin est, en ancien du KGB, un pur produit, que Marine Le Pen, ataviquement pourfendeuse depuis l'enfance du communisme.
Emmanuel Macron accordera-t-il aussi, à l’autre bout du spectre, au journal de L'Action française, un entretien lors de l'entrée au Panthéon du résistant catholique et royaliste Honoré d’Estienne d’Orves ? Non, bien sûr. Déjà parce que cette panthéonisation est de la pure science-fiction. Si, dans la Résistance, il y avait, selon la formule d’Aragon, la rose et le réséda, seul le réséda a le droit d’entrer dans le saint des saints laïc.
A l’initiative de l'agglomération de Guingamp-Paimpol, où la maternité est menacée de fermeture faute de personnels soignants, l’ambassadeur de Cuba Otto Vaillant est venu à Guingamp pour échanger sur la « faisabilité du déploiement de médecins cubains en France », afin de compenser les effets négatifs d’un numerus clausus trop faible pendant de nombreuses décennies.
« L'internationalisme médical cubain » pesait 11 milliards de dollars en moyenne, entre 2011 et 2015 ce qui représente la première source de devises (devant le tourisme) de toute l’île de Cuba ! Le gouvernement cubain (qui rappelons-le est aux mains du Parti Communiste) reçoit directement les salaires des personnels envoyés à l’étranger. Il prélève alors entre 75 et 89 % du montant du salaire. Selon l'ONU, « les conditions de travail décrites pourraient être vues comme du travail forcé », quand Trump et Bolsonaro notamment, qualifient carrément cette pratique d'esclavagisme moderne de la part du régime communiste cubain.
Au Parti de la France, nous déplorons depuis plus d’une décennie que les bureaucrates français préfèrent faire appel à du personnel soignant étranger, au lieu d’augmenter fortement le numerus clausus (soi-disant aboli) selon les besoins du pays. Nous condamnons donc ce projet qui sera également un moyen de financer le communisme à Cuba.
Maxime Leroy - Délégué général adjoint du Parti de la France
Rien n’est trop beau pour Delphine Ernotte. Ni trop luxueux. Quand elle est en déplacement professionnel, la patronne de France Télévisions ne transige pas avec le confort. Des couverts en argent et des draps de soie, cela va de soi. Du cinq étoiles, c’est un minimum. Madame veut du palace et pas du Novotel ou de l’hôtel Ibis. Ah non, sûrement pas ! Ça, c’est bon pour les sans-dents.
Au mois de mai dernier, par exemple, la baronne du petit écran est allée passer une dizaine de jours à Cannes en compagnie de trois collaborateurs. Le petit groupe a posé ses valises griffées au Majestic, luxueux établissement de la Croisette. Montant : 112.123 euros. Une bagatelle pour des personnalités de ce standing, mais une petite fortune pour le commun des mortels. Avec des tarifs à plus de 1.300 euros la nuit, on est loin en effet de ce que s’offre d’ordinaire le service public. Selon nos confrères de Marianne, le forfait alloué aux salariés « normaux » ne dépasse pas… 74 euros.
Un goût du luxe qui passe mal
Évidemment, cette différence de traitement ne pouvait pas laisser les syndicats indifférents. Une plainte pour « détournement de fonds » et « abus de confiance » a ainsi été déposée, le 12 février dernier, contre Delphine Ernotte. Le syndicat CFE-CGC souligne des faits qui « soulèvent des préoccupations quant à la gestion financière de France Télévisions et à la légitimité des dépenses ».
Dans sa plainte, consultée par le quotidien La Lettre, l'avocat du syndicat évoque notamment deux suites, la « Prestige Mer » et la « Deluxe Ville », respectivement à 1.759 et 1.319 euros la nuit. Le petit déjeuner et le mini-bar étaient-ils compris dans le forfait ? L’histoire ne le dit pas…
Petit arrangement entre amis
Mais pour la direction de France Télévisions, tout ceci n’est que polémique stérile. Circulez, y a rien à voir. Tout a été fait dans les règles de l’art. « Pas un euro d'argent public n'a été utilisé pour ces frais », jure-t-on dans l’entourage de dame Ernotte. Et pour cause : c’est une société privée dénommée TEC qui a réglé la note. Pour arriver à ses fins, France Télévisions a eu recours à l’ingénieux système de « barter », permettant au groupe d'échanger un espace publicitaire invendu contre des services. En clair, le principe est le suivant : je te file un espace publicitaire et tu me paies mes nuits d’hôtel. Rien d’illégal à ce troc, certes, mais rien de très moral non plus. N’aurait il pas été possible de faire en sorte que ce « service » à 100.000 euros profite à l’ensemble du groupe - voire aux usagers - du service public, plutôt qu’il serve à financer le train de vie dispendieux de sa patronne ? L’idée n’a manifestement pas traversé l’esprit de Delphine Ernotte. Qu’elle ne saisisse pas, en plus, en quoi ce petit arrangement financier peut choquer en dit long sur la déconnexion et le sentiment de toute-puissance de la petite élite dont elle fait partie.
C’était il y a quarante ans, le 13 février 1984, sur Antenne 2, qui ne s’appelait pas encore France 2. Les moins jeunes de nos lecteurs doivent encore s’en souvenir. Ce soir-là, un certain Jean-Marie Le Pen avait, pour la première fois de sa carrière, les honneurs de L’Heure de vérité, l’émission politique la plus prestigieuse de l’époque.
Et ce qui aurait pu n’être qu’un moment télévisuel anodin devient un coup de tonnerre médiatique. À l’époque, tout l’état-major du Front national tient dans un trois-pièces du 11, rue Bernoulli, dans le huitième arrondissement parisien. Dès le lendemain, ses deux malheureuses lignes téléphoniques sont au bord de l’implosion. On fait la queue pour adhérer. La province n’est pas en reste, malgré une implantation des plus modestes. Bref, une étoile est née.
Certes, le FN avait déjà commencé un début de percée électorale, à Aulnay-sous-Bois (93) ou Dreux (28). Pour les rares clampins qui connaissent le nom de Le Pen, son image renvoie à celle du reître avec bandeau sur l’œil, à l’élection présidentielle de 1974. Mais cette émission change définitivement la donne. Son public d’avant ? Celui de meetings aux rangs clairsemés, ne rassemblant que sympathisants radicaux de longue date acquis à sa cause. Mais là, c’est pour la première fois au grand public qu’il s’adresse.
Et puis, il y a les élections européennes…
La preuve : quatre mois plus tard, le Front national recueille 10,95 % des voix aux élections européennes, talonnant ainsi le PCF (11,20 %). Bref, la vie politique ne sera plus jamais comme avant, le FN, avant de devenir RN, commençant à passer de jeune pousse à valeur sûre, d’opposition symbolique à force de gouvernement. Pour ce faire, il aura fallu quarante ans, mais tout aura symboliquement démarré ce jour-là.
Paradoxalement, et à revoir ce moment mythique, on constate, en revanche, qu’autre chose n’a pas changé depuis : l’obsession de ces journalistes à toujours vouloir tout ramener aux questions du racisme et de l’antisémitisme. Lors de cette Heure de vérité, Jean-Marie Le Pen doit donc rappeler que son nom était inscrit sur les monuments aux morts, alors que celui d’un Georges Marchais ne l’est que sur les fiches de paye des usines Messerschmitt, en Allemagne. Un demi-siècle plus tard, sa fille est encore tenue de se justifier de ces mêmes procès en sorcellerie.
Quant au mépris de classe, il est déjà là, lui aussi. Il suffit de voir le masque, à la fois mondain et suffisant, d’un Jean-Louis Servan-Schreiber, en costume sur mesure, tenter d’en tailler un à Jean-Marie Le Pen, dont le tailleur, lui, est manifestement un brin moins riche. D’où le renvoi du gandin dans ses cordes par le Menhir lui accordant que pour « élégant et feutré », son « inquisition politique » n’en est pas moins réelle.
Ce qui n’a pas changé non plus, c’est la clémence du microcosme politico-médiatique quant aux morts du communisme. La preuve par cette minute de silence improvisée, histoire de célébrer les victimes du goulag. Là, tout le monde est pris de court sur le plateau, comme elle le serait encore aujourd’hui ; et la séquence devient illico mythique.
Un visionnaire en matière d’immigration
Ce qui n’a pas davantage changé, c’est la clairvoyance de l’invité ; en matière migratoire, surtout. Jean-Marie Le Pen dénonce, avec quelques décennies d’avance, cette politique visant à importer de malheureux immigrés, histoire de tirer à la baisse le salaire des travailleurs français. Reconnaissons qu’en leur temps, Jean Jaurès et la CGT ne disaient pas autre chose. Mais le « petit plus » lepéniste consiste à évoquer l’explosion démographique du sud de l’Europe ; sujet désormais central du débat public.
Bref, ces propos tenus il y a quarante ans n’ont jamais été autant d’actualité. Et dans le registre de la clairvoyance, on peut encore se rapporter à ce débat plus récent l’ayant opposé, le 15 mars 2018, à Gérald Darmanin, alors ministre de l’Action et des Comptes publics.
Là encore, un Jean-Marie Le Pen visionnaire à propos de l’explosion migratoire à Mayotte, pour laquelle il entend déjà remettre en cause le droit du sol. Ce qui révulse, à l’époque, le jeune clone de Nicolas Sarkozy, alors que le même se targue maintenant de mettre en place semblable mesure dans cette île ultramarine.
À l’heure où ces lignes sont écrites, on peut mesurer le chemin parcouru en termes de lepénisation des esprits. Certes, on a souvent tort d’avoir raison trop tôt. Mais à force d’insister, on finit toujours par avoir raison, tout en espérant qu’il ne soit pas trop tard. Un jour viendra peut-être où les Français se rendront compte de tout ce qu’ils doivent, à leur corps défendant ou non, qu'ils l'aiment ou le détestent, à Jean-Marie Le Pen. Voilà qui ne serait que justice.
Alors que CNews poursuit sa montée en puissance et fait vaciller BFM TV, l’étau se resserre. Le Conseil d’État, saisi par Reporters sans frontières, vient de sommer l’Arcom de veiller « à la diversité des courants de pensée représentés » sur CNews en « [prenant] en compte », non plus seulement « le temps d’intervention des invités politiques » mais « l’ensemble des participants aux programmes diffusés, y compris les chroniqueurs, animateurs et invités ».
Une sommation qui laisse pantois
« Qui jugera de l’appartenance de tel chroniqueur ou de tel animateur à tel courant de pensée ? Et sur quels critères ? », s’interroge Bruno Retailleau. De fait, de quelle façon va s'opérer ce fichage ? Chaque invité ou journaliste devra-t-il produire son bulletin de vote avant de rentrer ? Si ledit invité avance, dans la même phrase, qu’Emmanuel Macron n’a pas complètement tort mais que Marine Le Pen a néanmoins un peu raison, dans quelle petite case va-t-on le classer ? Et qui va décider de la couleur, éminemment subjective, de l’étiquette ? Où le curseur du point O de la neutralité va-t-il être posé sur l’axe des convictions politiques ?
Au vu de cette jurisprudence, le même traitement sera-t-il réservé à BFM TV et, surtout, aux médias publics qui eux, au premier chef, sont payés par nos impôts pour faire montre, dans l’information, d’une stricte neutralité ?
« Application mutatis mutandis de la jurisprudence CNews du Conseil d’État à France Inter, France Télévisions, etc. Que les citoyens saisissent dès aujourd’hui l’Arcom pour exiger le respect du pluralisme politique chez les chroniqueurs et invités. On va bien rigoler ! », s’écrie le magistrat Charles Prats, sur X. Peu ou prou même son de cloches du coté de l’avocat Gilles-William Goldnadel, qui annonce, lui aussi sur X, que Avocats sans frontières va donc demander à l’Arcom que soient comptabilisés les temps de parole sur le service public : « J’entrevois un effet comique », rajoute-t-il, finement.
Et comment les mêmes qui refusent de venir ou de répondre à CNews, comme Sophie Binet de la CGT, peuvent-ils déplorer un manque de pluralité qu’ils contribuent eux-mêmes à créer ? On n'a jamais vu d'intervenants de droite refuser d’aller à France Inter. S'ils n'y sont pas, c'est parce qu’ils n'y sont pas invités. La nuance est de taille.
Et puisqu’on parle de diversité, qui va en insuffler au Conseil d’État ? Celui-ci, dont les membres sont nommés par décret en Conseil des ministres, devrait commencer à balayer devant sa porte. Rappelons, pour ne citer que deux membres, mais de poids, que celui qui le dirige depuis le 5 janvier 2022, Didier-Roland Tabuteau, fut un proche de Bernard Kouchner, Claude Évin et Martine Aubry. Et le dernier arrivé (3 mars 2023) à la tête de la très stratégique section « Intérieur » est le grand immigrationniste Thierry Tuot. Uniformément de gauche. On cherche vainement la pluralité qu'ils réclament à CNews.
Le secrétaire général de Reporters sans frontières, Christophe Deloire - celui-là même qui a été choisi par Emmanuel Macron pour piloter les États généraux de l'information -, exulte. « UNE GRANDE VICTOIRE POUR RSF MAIS SURTOUT UNE DÉCISION HISTORIQUE POUR LA DÉMOCRATIE ET LE JOURNALISME », écrit-il sur X en lettres majuscules, comme les trolls qui veulent crier sur X.
Robert Ménard, interrogé par Laurence Ferrari sur CNews, ne décolère pas. Il ne reconnaît plus Reporters sans frontières, qu’il a fondé. Il est vrai qu’il est assez cocasse de lire, en guise d’objet, sur leur site : « RSF assure la promotion et la liberté d’informer et d’être informé partout dans le monde. » Mais pas en France, apparemment : réclamer en France la censure que l'on prétend dénoncer dans le reste du monde.
Cette annonce a été publiée par le Conseil d’État le jour du 50e anniversaire de l’expulsion de Soljenitsyne d’URSS : 13 février 1974. Chacun y verra le symbole qu’il voudra. Un demi-siècle plus tard, c’est à l’expulsion de ce qu’il reste, ici, d’URSS qu’il faudrait enfin songer.
Le salon Parapsy, dédié aux médiums et autres experts du paranormal, s'est terminé ce 12 février. Il accueille, chaque année, des dizaines de milliers de visiteurs. Un journaliste du Parisien s’est plongé dans ce monde assez particulier ; il est lui-même ressorti bluffé. Il est vrai que certaines prédictions peuvent, à l’occasion, s’avérer troublantes. Il est tout aussi vrai que les trucs des voyants sont vieux comme le monde. On peut citer l’étiquetage, l’effet Barnum, le cold et le hot-reading, et autres petites ficelles bien connues des plus brillants mentalistes. Les horoscopes journalistiques, eux, jouent encore dans une catégorie inférieure, avec des généralités absurdes et des conseils vagues.
Pourtant, malgré l’accumulation d’impostures et de prédictions sans queue ni tête, les Français semblent être de plus en plus nombreux à croire aux médiums. Julien Rochedy commentait ironiquement ce franc succès sur X, avec des mots très justes : « Entre la fin du christianisme qui ne conduit pas à ne plus croire mais à croire n’importe quoi, et l’importation d’individus du tiers-monde, l’ésotérisme cheap a un grand avenir en France. »
Succès de la médiumnité
Voilà donc, pour répondre à saint Jean-Paul II, ce que la fille aînée de l’Église a fait des promesses de son baptême : une sorte de grand gloubi-boulga spirituel a succédé à la foi catholique qui a façonné notre pays. C’est tout de même surprenant : la présence réelle ou la virginité de Marie sont lourdement moquées, comme des fables pour enfants stupides, mais la croyance aux vies antérieures, à la réincarnation, aux dons de divination par les cartes ou à la médiumnité, connaissent de plus en plus de succès.
La deuxième partie de la phrase de Julien Rochedy, elle, surprendra peut-être certains lecteurs. Quel lien pourrait-il bien y avoir, en effet, entre le Grand Remplacement et le développement de la superstition ? Il suffira par exemple, à ceux qui le voudraient, de faire un petit tour sur le compte X de « Comprends ton dine » (din = la foi musulmane), dans lequel on se demande entre autres choses si le fait de verser l’eau bouillante des pâtes dans l’évier brûle les djinns (les démons) qui se trouvent dans les égouts. On peut aussi aller voir la chaîne YouTube du même nom (675.000 abonnés tout de même) qui donne des conseils d’orthopraxie touchant vraiment de très près à la superstition : prières bonus à faire à des heures spéciales, conseils pour laver ses chaussettes au moment de faire les ablutions rituelles ou débats de fond (a-t-on le droit de porter du Lacoste™ pour invoquer Allah). On peut aussi se plonger dans les charmes de l’animisme africain en général, qu’il soit ou non mâtiné de foi monothéiste (chrétienne ou musulmane), et de ses croyances folles.
Angoisse et nihilisme
Le besoin de croire est fondamental. Il est constitutif de la nature humaine, même quand on croit qu’il ne faut pas croire. Regardez les athées militants, bigots du néant : de vraies grenouilles pour bénitiers vides. Quand on supprime la religion, on ne la remplace pas par rien mais par n’importe quoi. « Vous les reconnaîtrez à leurs fruits », dit l’Évangile (Matthieu, 7:16). « Le bon pays, sa végétation pousse avec la grâce de son Seigneur ; quant au mauvais pays, (sa végétation) ne sort qu'insuffisamment et difficilement », dit le Coran (7:58). Amusant, au passage, pour l’islam, né dans des pays totalement déserts. En tous les cas, décidément, regardons les fruits : notre pays névrosé a besoin de croire, fût-ce à des fadaises.
Nous ne sommes pas loin, nous les ultramodernes, nous les rationnels, d’ouvrir nos poulets surgelés en espérant y lire, dans des entrailles soigneusement vidées, la promesse d’un jour meilleur. Nous sommes à deux doigts, nous les blasés, nous qui savons tout et qui faisons les malins, d’observer le vol des pigeons de Paris en pensant y détecter un signe des temps. Nos ancêtres avaient l'excuse du souvenir des grottes et de l'obscurité. Nous n'avons que celle du nihilisme et de l'angoisse. Le paganisme avec la 5G : j’imagine que c’est ce qu’on appelle le meilleur des deux mondes.
.@GDarmanin a organisé une arnaque extraordinaire : il veut désengorger #Mayotte en envoyant l’immigration vers la métropole !
Et cela a déjà commencé : 50 Africains viennent d’arriver par avion dans l’hexagone. #CàVouspic.twitter.com/DbcRTELLq0
Tous milieux sociaux confondus, il suffit de tendre l’oreille pour comprendre que les jeunes générations ponctuent, désormais, leurs discussions de mots arabes. « Wesh » qui signifie « comment vas-tu ? », « hassoul » qu’on peut traduire par « bref » et autres « wallah », qui peut dire « par Allah » ou, tout simplement, « bonjour », ce terme nous venant peut-être aussi du « ¡Olé! » espagnol.
Rien de bien nouveau sous le soleil, qu’il soit d’Occident et d’Orient : les mots arabes se comptent par centaines dans la langue française : guitare (qitara), jupe (jubba), café (qahwa), sofa (sufa), alcool (al-kuhul), chiffre (sifr), chimie (al-kimiya), amiral (amir al-ali) et autres magasin (makhazin), pour n’en citer que quelques-uns. Mais il s’agit là de mots « nobles » issus de l’arabe littéraire et non point de son équivalent dialectal.
Ces mots issus de cet arabe « populaire », c’est évidemment à l’immigration des années 60 qu’on les doit ; celle des pieds-noirs, puis des Maghrébins. Avant, nous rappelle le linguiste Luck Biichlé, cité par Le Figaro, « les emprunts linguistiques à des catégories qu’on valorise ou qu’on estime sympathiques ont toujours existé. À mon époque, ce n’était pas du tout l’arabe qui était valorisé, mais des langues comme l’italien et l’espagnol. On avait plein de mots issus de ces deux langues qu’on mettait à toutes les sauces. » Et c’est ainsi qu’on dit encore souvent ciao pour « au revoir » ou d’une fille qu’on sent « chaude », mais qui peut « illico presto » devenir… muy caliente !
L’invasion de l’anglais, plus grave encore ?
On notera que si ces emprunts à un arabe abâtardi, nous viennent d’une culture des cités dans lesquelles l’arabe classique ne se lit ni ne se parle, le rap n’est pas pour rien non plus dans ce phénomène. Rien que de très logique, s’agissant de la musique la plus écoutée par les jeunes générations, toutes origines ethniques, culturelles et sociales confondues, supplantant ainsi le rock, naguère musique de jeunes, mais aujourd’hui devenue celle des vieux. Ce qui, en leur temps, n’interdisait pas à ces derniers d’exaspérer leurs parents à coups, d’abord de « bath », puis de « cool » et autres « straight », « coincés », dans la langue de Molière.
On aurait pourtant tort de croire que ce « franglais » ou ce « globish » auraient disparu. S’il n’a plus vraiment la cote chez les jeunots, il prolifère néanmoins dans le monde du travail et les plus hautes sphères du pouvoir politique. C’est Emmanuel Macron et sa « start-up nation », c’est le « back-office », « l’open space », le « benchmark », les « happiness managers » et les « cost-killers » si chers aux classes dirigeantes.
Même François Mitterrand, en son temps…
D’ailleurs, en matière politique, l’exemple vient de plus haut et de plus loin, François Mitterrand himself, lorsque, le 28 avril 1985, sur le plateau du JT de TF1, il disserte sur le fait de savoir s’il est ou non un Président « chébran », face à un Yves Mourousi hilare… À l’époque, le verlan règne en maître, grâce en partie au chanteur Renaud qui prit part à la campagne visant à pousser l’homme de Jarnac à se représenter à l’élection présidentielle de 1988, avec ce slogan demeuré fameux : « Tonton, laisse pas béton ! » François Mitterrand n’y trouva rien à y redire. Et pourtant, qui maniait mieux la langue française que lui ? Personne, hormis Jean-Marie Le Pen que ses fidèles, lors de la scission mégrétiste de 1998, surnommaient par ailleurs, et ce, dans son dos, « Pen Le ». À l’endroit comme à l’envers, le verlan était déjà là. Comme quoi on n’en sort pas.
Toujours cité par Le Figaro, Jean Pruvost, historien linguiste, refuse de dramatiser, sachant qu’un tel phénomène ne présente en rien la saveur de l’inédit. Mais remarque, néanmoins : « Le plus important est de savoir identifier à quel moment utiliser tel registre. » Parler « wesh » avec ses amis, mais pas devant les parents ou au travail ? C’est la base. Autrefois, les bambins réservaient déjà l’usage des gros mots, d’où qu’ils viennent, au cercle amical, s’abstenant de les proférer dans le cadre familial.
En revanche, là où la situation a évolué, c’est qu’il existe désormais des hordes de Français de plus ou moins vieille souche qui ne savent plus parler que ce même « wesh ». Ce qui signifie qu’ils ne pourront jamais ni s’intégrer dans le monde du travail et encore moins s’assimiler dans ce qui demeure de société française. Et ça, c’est la « hess » ; pardon, la « galère ».
La presse est unanime. Avec son palmarès haut en couleur, la cérémonie 2024 des Victoires de la musique, qui se tenait vendredi soir à la Seine musicale, a tenu toutes ses promesses. Certes, la diaphane Zaho de Sagazan s’est imposée comme grande gagnante de la soirée, mais ce sont bien les représentants des musiques dites « urbaines » qui ont fait sensation. « Ces genres, généralement snobés par le passé, n'ont jamais récolté autant de nominations majeures aux Victoires de la musique », s’est réjoui France Info. Leur domination s’est en effet confirmée au fil de la soirée et des artistes récompensés : Gazo dans la catégorie de l'artiste masculin de l'année, Josman pour l'album, Meryl pour la révélation féminine et la révélation scène, Yamê pour la révélation masculine, Damso pour le concert, Shay pour la création audiovisuelle et surtout Aya Nakamura pour l'artiste féminine de l’année. Le trophée remis à cette dernière viendrait d’ailleurs « réparer un oubli fâcheux », selon BFM qui s’indignait que l’interprète de Djadja n’avait remporté jusqu’à présent qu’une seule seule Victoire. Justice pour Aya !
Née Aya Danioko, @AyaNakamuraa
10 mai 1995, Bamako (Mali 🇲🇱 )
Il faut bien comprendre que ce palmarès tout sauf mérité est le fruit d’un intense lobbying. Depuis des années, les diverses cérémonies de remises de prix, en Occident, sont dans le viseur de militants qui leur reprochent un cruel manque de « diversité ». En clair, les minorités ethniques n’y seraient pas assez récompensées. Le reproche était fait hier aux Oscars et aux Grammy Awards aux États Unis ; il est fait aujourd’hui aux César et aux Victoires de la musique en France. « Où est passée la diversité musicale ? », avait dénoncé Télérama, en 2022, pointant pudiquement « une sélection trop homogène ». La militante racialiste Rokhaya Diallo avait fait la même observation, les pincettes en moins : « Tous les artistes sélectionnés par le jury sont blancs », avait-elle tweeté. Certains rappeurs avaient également exprimé leur colère, comme SDM qui appelait à « boycotter cette cérémonie à la con », ou encore Ninho qui se sentait « exclu ». « J’ai vendu 1,6 million d’albums, c’est à quel moment qu’on gagne une Victoire de la musique ? », avait-il confié au Parisien, estimant sans doute que succès commercial et talent allaient forcément de pair.
Sous le feu des accusations de racisme, le patron des Victoires promit d’opérer des changements dans le processus de sélection afin de mieux mettre en avant les artistes issus de la « diversité ». Mission accomplie en 2024 avec le sacre d’Aya Nakamura, élue chanteuse de l’année. Pour rappel, la Franco-Malienne s’est fait connaître avec le titre Djadja dont les paroles font en effet honneur à la chanson française : « Oh, Djadja. Y a pas moyen, Djadja. J'suis pas ta catin, Djadja, genre, en catchana baby, tu dead ça… » Un vrai monument de poésie.
Un marché du disque en état de mort cérébrale
Cette déplorable cérémonie n’est en réalité que le symptôme d’un marché du disque en pleine déconfiture. Amorcée il y a quelques décennies, la baisse de qualité de la chanson française s’est encore accélérée depuis le début des années 2000. Aujourd’hui, elle a quasiment disparu. Il suffit de regarder, chaque semaine, le classement des morceaux les plus téléchargés en France. Le rap y règne en maître, occupant généralement entre 20 et 25 des 30 premières places. Le Grand Remplacement, c’est cela aussi.
On a coutume de dénoncer l’idéologie du cinéma français ; la situation est encore pire dans le monde de la musique. Mais peut-on encore parler de « musique » ? Certains labels qui, hier encore, étaient respectables se sont spécialisés dans ces productions « urbaines » riches en basses mais dépourvues de la moindre mélodie et dont l’agressivité des sonorités n’a d’égale que la pauvreté des textes. Les clips vidéo n’ont guère plus d’ambition et se limitent, la plupart du temps, à une succession saccadée d’images recyclant jusqu’à la nausée tous les poncifs des cités : immeubles, tags, capuches, drogue, armes à feu, etc. Le matraquage est permanent et n’épargne, hélas, pas nos enfants. À force d’être exposés à cet univers sonore et visuel, ils s’y habituent et y prennent goût. C’était, d’ailleurs, l’image la plus triste de la cérémonie des Victoires 2024 : on a pu apercevoir dans le public toute une jeunesse française gesticuler maladroitement sur des sons rap, totalement perméable et désormais parfaitement assimilée à un folklore étranger.
Arrestation et placement en garde à vue totalement arbitraires samedi de 39 nationalistes qui ont seulement rendu hommage à Robert Brasillach au cimetière parisien de Charronne dans le plus grand calme.
Ces persécutions politiques sont dignes de l'époque soviétique de triste mémoire. Comme si les forces de l'ordre n'avaient pas mieux à faire dans une ville ravagée par l'immigration et l'insécurité comme Paris...
Il n’est pas une année sans que les nombreuses et nouvelles promotions de nos prestigieuses écoles militaires de France ne reçoivent un nom de baptême. Figures inspiratrices, ces modèles choisis doivent permettre à nos militaires de devenir ce dont notre pays a besoin : des héros. Désormais élevé au panthéon de nos figures nationales, que le sergent Georges Muller, par sa vie, puisse guider la 370e promotion de l’École nationale des sous-officiers d’active de Saint-Maixent (ENSOA).
Notre héros est né le 8 octobre 1893 à Voujeaucourt, dans le Doubs. Fils de la terre de France et d’agriculteurs, il devient bûcheron avant d’effectuer son service militaire en 1913. Appelé au front, il prend part aux combats dès les premières heures de la Première Guerre mondiale. Commence alors, pour le jeune deuxième classe Muller, quatre longues années de lutte durant lesquelles il traverse plus de 46 champs de batailles dont les plus célèbres sont Verdun, Douaumont et le Chemin des Dames. Lors de ces heures sombres, il fait preuve d’une très grande bravoure, comme lorsqu’il part « courageusement chercher le corps de son officier tué et tombé à côté d’une mitrailleuse ennemie ». Cet acte héroïque et chevaleresque lui vaut d’être cité à l’ordre de la brigade le 29 juin 1916. En 1917, il est encore cité à l’ordre du régiment, du corps d’armée et de la division, où il est reconnu comme « un très bon sous-officier », « un fusilier-mitrailleur d’une très grande bravoure […] donnant à tous le plus bel exemple ».
« Au-dessus de tout éloge »
Malheureusement, le 10 juillet 1918, un valeureux sous-officier, parmi tant d'autres braves soldats, perdit sa vie pour la France. Le sergent Georges Muller, alors à son poste de combat devant Tinqueux (Marne), est prêt à repousser l’une des nombreuses et dernières contre-attaques allemandes sur la ville de Reims. Faisant son devoir, il est alors fauché par la mort. Recevant à titre posthume la croix de guerre avec étoile de vermeil, il est encore décrit comme ayant été un « sous-officier d’un courage et d’une conscience au-dessus de tout éloge [ayant] trouvé une mort glorieuse ». Comme un ultime hommage rendu à ce fils du Doubs, la France honore son sacrifice, le 11 mars 1920, en lui décernant la médaille militaire.
Plus d’un siècle après, notre pays n’oublie pas ce courageux soldat et perpétue sa mémoire. Ainsi, au matin de ce jeudi 8 février 2024, sur la place d’arme de l’ENSOA, la 370e promotion des sous-officiers de Saint-Maixent a été baptisée au nom de ce héros et a reçu, selon les mots du général de division Stéphane Canitrot, « son héritage, ce supplément d’âme qui pousse au dévouement et à l’excellence ». Pour les 300 sous-officiers présents, émus et fiers, Georges Muller « porte un message éternel : rien n’est plus beau que de donner sa vie pour les autres ».
Nous ne pouvons qu’espérer que cette nouvelle promotion en appelle de nombreuses autres à suivre son engagement pour la France et au sein ^de cette école de Saint-Maixent, au cœur du pays niortais. Cette prestigieuse institution se fera aussi bientôt la fierté d’accueillir, au cours de cette année, la flamme olympique avant son départ définitif pour Paris. Le musée du Sous-officier aura aussi le plaisir de rouvrir et d’accueillir à nouveau un vaste public afin de transmettre, toujours et auprès du plus grand nombre, l’esprit et l’histoire des sous-officiers de France.