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Le blog politique de Thomas JOLY

Toussaint rouge : ce que nous vivons aujourd’hui, les pieds-noirs l’ont vécu

2 Novembre 2023, 17:16pm

Publié par Thomas Joly

Qui sait encore ce que veulent dire les mots « Toussaint rouge » ? C’était le 1er novembre 1954, Guy Monnerot, un instituteur de Limoges fraîchement débarqué en Algérie avec sa jeune épouse, institutrice elle aussi, est tué par le FLN lors d’une embuscade dans les gorges de Thighanimine. Il est considéré comme le premier mort de ce qui allait devenir - nul ne le savait encore - la guerre d’Algérie. La journée est marquée par neuf autres assassinats.

Ce 1er novembre 2023 était férié, en Algérie : c’était la « fête de la révolution ».

Comment ne pas voir mille similitudes entre ce qui s’est passé il y a 69 ans et ce qui nous tombe sur la tête aujourd’hui ?

Samuel Paty et Dominique Bernard sont les nouveaux Guy Monnerot. L’assassinat de l'instituteur avait suscité une vive émotion. À l’office pour son inhumation dans l’église Saint-Joseph à Limoges, des centaines personnes s'étaient rassemblées, comme pour la messe d’enterrement de Dominique Bernard dans la cathédrale d’Arras. Cet instituteur est un symbole, pour un camp comme pour l’autre. Les écoles deviennent des cibles parce qu’elles représentent la culture française. In fine, le nombre d’enseignants assassinés dans ce conflit s’élèvera à 70. À Arras, le terroriste islamiste cherchait un prof d’histoire. À défaut, un prof de lettres a fait l’affaire.

Les méthodes du FLN, son modus operandi, étaient celles du Hamas aujourd’hui : le 20 août 1955, aux prémices de la guerre, une attaque du FLN vise simultanément une quarantaine de lieux dans le Nord constantinois. À Philippeville, à Sétif et ailleurs, des familles, notamment des jeunes femmes et des enfants, furent massacrées et mutilées comme dans les kibboutz début octobre… déjà au cri d’Allah akbar.

Le mensonge et la propagande sévissaient aussi : lors du massacre de Melouza, le FLN avait commencé par accuser l’armée française, jusqu'à ce que l'évidence s'impose. Déjà, la riposte de l’armée suscitait d’insondables cas de conscience, d’épouvantables dilemmes et une opération de diabolisation était téléguidée en sous-main par l’extrême gauche pour manipuler l'opinion, comme le montrent les romans Les Centurions de Lartéguy, Le Tortionnaire de Volkoff ou le film Pour l’honneur d’un capitaine de Pierre Schoendoerffer.

Car, déjà, l’extrême gauche soutenait sans condition, avec les mêmes éléments de langage, parlait de résistants opprimés par des colons. Parce qu’ils étaient victimes éternelles et absolues, tout était pardonné aux Algériens comme aujourd’hui aux Palestiniens. Jean-Paul Sartre, dans sa préface au livre Les Damnés de la terre de Frantz Fanon, a donc pu écrire sans complexe et sans être nullement inquiété dans sa carrière de mandarin invité dans toutes les universités, étudié dans toutes les écoles, la terrifiante phrase suivante : « Le premier temps de la révolte, il faut tuer : abattre un Européen, c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre. »

Le trait d’union entre hier et aujourd’hui est résumé aujourd'hui par Taha Bouhaf, militant d’extrême gauche franco-algérien, ancien candidat LFI, protégé d’Éric Coquerel et de Jean-Luc Mélenchon. Ces derniers jours, son compte n’était que soutien à la Palestine et dénonciation d’Israël. Il crie « Guiraud Président ! » quand le député LFI se déclare solidaire de la manifestation parisienne pro-palestinienne. Le 1er novembre, Taha Bouhaf a décidé de parler de l’Algérie… y voyant un motif d’inspiration pour la Palestine : « 1er novembre. Gloire à nos martyrs. Vive le peuple algérien. Pensée pour nos Palestiniens, votre jour viendra. »

L’extrême gauche, au fond, n’a pas changé. Ce sont les yeux de certains qui se sont (enfin) décillés. Pour combien de temps ?

Gabrielle Cluzel

Source : http://bvoltaire.fr

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Il y a trois ans, l’attentat islamiste de la basilique de Nice

30 Octobre 2023, 19:07pm

Publié par Thomas Joly

Nice commémorait ce dimanche 29 octobre, dans un contexte de recrudescence du risque terroriste, l’attentat islamiste de la basilique Notre-Dame de Nice survenu, il y a tout juste trois ans.

Le 18 octobre dernier, le maire de Nice, Christian Estrosi, organisait un colloque au Centre universitaire méditerranéen (CUM), en présence du grand rabbin de France Haim Korsia, de Serge et Beate Klarsfeld, du journaliste Pierre Assouline et des représentants des cultes israélite, protestant et catholique, pour l’anniversaire des 60 ans du décès de Monseigneur Paul Rémond, évêque de Nice, Juste parmi les Nations, qui sauva plusieurs centaines d’enfants juifs de la déportation au cours de l’année 1943. Un colloque à haut risque d’un point de vue sécuritaire, en cette période de recrudescence des actes, menaces et agressions antisémites partout en France.

À cette occasion, Christian Estrosi n’a pas manqué d’évoquer l’actualité tragique en Israël, l’attaque d’Arras, la tuerie de Bruxelles, et de rappeler sa détermination « sans faille », à lutter contre l’organisation terroriste du Hamas et contre l’islamisme. Il a expliqué tout ce qu’on lui avait reproché du temps où il était le seul à parler de la « cinquième colonne », suscitant l’ire de « l’ensemble de la sphère politique et médiatique ». Il se disait donc prophète, et n’était pas entendu dans son pays.

Cependant, quel est le bilan en la matière aujourd’hui ? Trois ans après l’attentat de la basilique Notre-Dame de Nice par Brahim Aouissaoui, tueur islamiste arrivé par l’Italie, l’heure n’est pas à la fanfaronnade, mais à l’humilité et à la prise de responsabilité.

L’État n’a pas été en mesure d’empêcher la survenue de ces attentats tragiques survenus le 14 juillet 2016 sur la Promenade des Anglais et le 29 octobre 2020 dans la basilique Notre-Dame à Nice, ayant entraîné la mort de Nadine Devillers, Simone Barreto Silva et Vincent Loquès, le sacristain. Il n’a pas été non plus en mesure d’empêcher l’assassinat du père Olivier Maire le 9 août 2021 à Saint-Laurent-Sur-Sèvre, ni le meurtre de Mauranne et Laura à Marseille le 1er octobre 2017, de Samuel Paty le 16 octobre 2020, ni le massacre de Charlie Hebdo et du Bataclan, ni l'assassinat du père Hamel le 26 juillet 2016. Ni celui de Dominique Bernard.

En septembre dernier, le parquet national antiterroriste indiquait, dans son réquisitoire, « la détermination du dessein mortifère » de Brahim Aouissaoui, aujourd’hui âgé de 24 ans, ainsi que « le caractère terroriste des faits », et a requis un procès devant la cour d’assises spéciale. L’assaillant doit être jugé pour « assassinats et tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste ». Le procès devrait avoir lieu fin 2024. Quant à Brahim Aouissaoui, il n’a toujours pas expliqué son geste, indiquant même n’avoir conservé aucun souvenir des faits : une amnésie qui ressemble depuis le début à une stratégie de défense.

La semaine dernière, Christian Estrosi annonçait, sur France Bleu Azur, qu’il y avait « en ce moment entre 25 et 30 individus fichés S, très dangereux », selon lui, « dans notre ville », et ajoutait, sur BFM Nice Côte d’Azur : « Il y a des menaces terroristes à Nice. »  Ce qui ne nous surprend pas, et comme, ici, il s’agit d’individus répertoriés, manquent à l’appel tous ceux qui, précisément, sont passés sous les radars, comme Brahim Aouissaoui. On est en droit de se demander combien de tueries d’innocents sur notre territoire il faudra encore à l'État français pour réformer sa politique de surveillance des individus radicalisés.

Mais restons à Nice. À Nice, justement où le centre de rétention administrative (CRA), implanté dans la caserne Auvare, au nord-est de la ville, vise à retenir, par privation de liberté, « les personnes étrangères forcées de quitter le territoire français ». On a appris récemment qu’un nouveau centre devrait ouvrir d’ici 2027, selon France Info. En effet, l’actuel ne compte présentement que 40 places. Une goutte d’eau au regard des milliers de clandestins qui traversent, chaque jour, la frontière italo-française. Et une goutte d’eau face à l’ampleur des risques induits par cette population incontrôlée.

Sabine Faivre

Source : http://bvoltaire.fr

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Mais que va faire Zemmour en Israël ?

28 Octobre 2023, 17:42pm

Publié par Thomas Joly

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Borne veut ventiler la racaille partout en France !

28 Octobre 2023, 12:21pm

Publié par Thomas Joly

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Fake news archéologique : la « première Britannique noire » venait de… Chypre

28 Octobre 2023, 09:05am

Publié par Thomas Joly

C'était une histoire à laquelle beaucoup de gens avaient envie de croire. En 2016, dans le cadre de la série Black and British, proposée par la BBC, l'historien britannique David Olusoga avait affirmé qu'il existait « une relation durable entre la Grande-Bretagne et les gens dont les origines sont en Afrique ». C'était même le cœur du propos de sa série, comme le nom de celle-ci l'indiquait.

En guise de preuve irréfutable, l'historien britannique, dès le premier épisode, présentait au spectateur « Beachy Head Lady », une femme qui avait vécu sur le sol britannique vers l'an 200 et dont les restes avaient été trouvés dans l'Essex, non loin d'un club de cricket - puisqu'on est en Angleterre, après tout. Selon le professeur, assisté d'un archéologue, cette femme était noire, d'origine subsaharienne, ce qui en faisait officiellement la « première Britannique noire ». Évidemment, on ne pouvait pas laisser passer ça. La BBC avait alors fait ériger une plaque commémorative apposée sur le mur du club de cricket.

Ainsi, on allait à toute vitesse dans le sens du récit officiel, assené par des écrivains comme un certain Atinuke, lui-même d'origine nigériane et auteur du récent livre Brilliant Black British History dans lequel il affirme : « Absolument chaque Britannique descend d'un migrant [...] mais les tout premiers Britanniques étaient noirs. »

Une Chypriote bon teint

Hélas, trois fois hélas, le réel s'est acharné contre cette belle histoire culturelle. En 2022, Jo Seaman, l'archéologue qui avait analysé les restes de la « Beachy Head Lady », a poussé plus loin son analyse et a modifié son article scientifique en conséquence : « L'étude ADN a montré que, bien qu'elle ait grandi à Eastbourne, ses ancêtres étaient originaires du sud de l'Europe - probablement de Chypre. » Ah, mince, alors ! En attendant que l'on trouve les foules de squelettes de Noirs britanniques qui furent, à ce qu'on raconte désormais, les premiers occupants du territoire, il a bien fallu battre en retraite et dire la vérité. Le conseil local a voté : la plaque a été enlevée.

M. Atinuke n'avait pas hésité à affirmer, dans son livre, que les îles Britanniques avaient été peuplées de Noirs pendant 7.000 ans et que (coïncidence ?) c'était à ce moment-là que le célèbre site de Stonehenge avait été construit. Malgré l'énormité de ses propos, son livre a été cofinancé par l'Arts Council, sur fonds publics. La vérité génétique est contre lui, mais c'est peut-être parce que la science est raciste, allez savoir. Le Telegraph, qui rapporte l'affaire, rappelle qu'en 2500 av. J.-C., au moment de la construction de Stonehenge, les habitants de l'actuelle Grande-Bretagne étaient des fermiers à la peau claire, originaires d'Anatolie (qui est, les lecteurs de BV le savent sans doute, l'un des deux ou trois foyers génétiques de l'Europe historique).

L'outre-Manche noyée dans le wokisme

Nos voisins ont peut-être quitté l'Union européenne, mais ils peinent à larguer les amarres du wokisme. Eux aussi, à la BBC, comme Delphine Ernotte, patronne de France Télévisions, ils décrivent leur pays non pas comme il est mais comme ils voudraient qu'il fût (j'ajoute, par correction grammaticale - Mme Ernotte ne l'avait pas fait -, l'imparfait du subjonctif, cette nuance typiquement française, c'est-à-dire probablement subsaharienne).

Que ne doit-on pas aux Africains ! Ils ont bâti les relais 5G des Pyramides, la tour Eiffel, le cercle de Stonehenge (probablement une zone de poser pour les soucoupes volantes du Wakanda), ils ont gagné la guerre de 14, inventé la chevalerie et ce sont les premiers Britanniques ! On leur doit bien la CAF et la CMU pour l'ensemble de leur œuvre. Ça paraît la moindre des choses.

Finalement, quand on se compare, on se console. Ce pays de Wellington et Churchill, que nous adorions détester, nous en viendrons presque à les plaindre.

Arnaud Florac

Source : http://bvoltaire.fr

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Supprimons les radars automatiques, véritables machines à fric !

27 Octobre 2023, 17:09pm

Publié par Thomas Joly

Supprimons les radars automatiques, véritables machines à fric !

C'est aujourd'hui le 20e anniversaire de la pose du premier radar automatique par le sinistre des Transports de l'époque, Gilles de Robien.

Placés pour la plupart dans des zones non-accidentogènes, ces appareils sont avant tout destinés à racketter les automobilistes.

Dans un souci de justice sociale et afin de rendre les routes aux Français, le Parti de la France supprimera la plupart de ces machines à fric.

Thomas Joly - Président du Parti de la France

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Le spectacle Bernadette de Lourdes exclu du pass Culture par les sales gauchistes de la DAAC

27 Octobre 2023, 14:26pm

Publié par Thomas Joly

Le respect de la laïcité a bon dos… Depuis plusieurs jours, la production du spectacle musical Bernadette de Lourdes, lancé en 2019 et actuellement en tournée dans toute France, se bat contre l’administration. En cause, une décision de la Délégation académique à l’action culturelle (DAAC) de Versailles qui refuse d’intégrer le spectacle à l’offre collective du pass Culture, un dispositif du ministère de la Culture qui ouvre aux jeunes de moins de dix-huit ans un accès à certaines offres culturelles. La DAAC de Versailles refuse aussi de le référencer sur l’application Adage utilisée par les enseignants.

Une fresque française

« Je trouve ça choquant qu’une commission estime, à la simple lecture de l’intitulé de notre spectacle, que nous sommes un danger pour la laïcité », tempête Roberto Ciurleo. Depuis la mi-octobre, ce coproducteur de Bernadette de Lourdes, ne cache pas sa colère. Sur les réseaux sociaux, il dénonce la décision arbitraire de la DAAC de Versailles de ne pas agréer son spectacle pour l’offre collective du pass Culture. Cette offre permet aux enseignants des établissements sous contrat d’inscrire leurs élèves à des activités culturelles et donne droit à un financement pour des activités de sensibilisation des élèves « à la diversité des pratiques artistiques et culturelles ».

Pour bénéficier de cet agrément, les équipes de Bernadette de Lourdes avaient déposé, au printemps dernier, un dossier auprès de la DAAC. Mais le 13 octobre, le verdict est tombé. L’administration reproche tout d’abord au spectacle musical de « ne pas proposer de démarche EAC (éducation artistique et culturelle) en accord avec les trois piliers », à savoir la rencontre (avec des œuvres, artistes ou encore lieux), la pratique (transmission de la démarche culturelle) et les connaissances. Faux, rétorque Roberto Ciurleo. Les équipes du spectacle musical organisent bel et bien des temps d’échanges et de rencontres entre les élèves et les différents corps de métiers impliqués dans cette production.

Plus grave, l’administration estime que « le respect de la charte de la laïcité pose question », deuxième critère à respecter pour obtenir un référencement. Faux, s’agace une nouvelle fois le producteur. « Bernadette de Lourdes est une œuvre historique. Rien n’est inventé ou prosélyte. » En effet, comme le rappelle le site Internet du spectacle, les textes ont été écrits à l’aide d’archives afin de reconstituer au mieux les rencontres et péripéties de la vie de Bernadette Soubirous. Les journalistes du service public eux-mêmes le précisent : « [Il n’est pas question] de prosélytisme. Le spectacle est (présenté) sous forme d’enquête et s’appuie sur des documents authentiques. » Comme le martèle Roberto Ciurleo, « il n’est pas question de religion mais d’une petite fille pauvre, malade, illettrée et qui, pourtant, a changé la vie de millions de personnes. C’est une grande figure française », souligne-t-il. Un argument partagé par l’humoriste Gad Elmaleh, coproducteur du spectacle, qui expliquait que loin de parler de religion, Bernadette de Lourdes parle avant tout « de la France ».

Un recours déposé 

Le prétexte de la laïcité pour motiver le refus est d’autant moins compréhensible que de nombreux lieux de culte, à l’instar de la grande mosquée de Paris ou des ateliers de la cathédrale Notre-Dame de Paris, sont référencés sur l’offre collective du pass Culture. Les comédies musicales anciennes Les Dix Commandements ou encore Notre-Dame de Paris, incontestables succès populaires qui ont en toile de fond la culture chrétienne, auraient-elles été exclues de ce référencement ?

Le refus de l’administration a soulevé une vague d’indignation. Cette décision est « incompréhensible » pour l’abbé Amar, fondateur du padreblog, qui rappelle que « Bernadette est une figure historique de la France et que Lourdes accueille des millions de visiteurs ». Pascal Praud a également dénoncé un refus motivé « par des raisons idéologiques » sur CNews.

Malgré les réticences de l’administration, le spectacle, actuellement en tournée dans toute la France, rencontre un succès considérable et a déjà rassemblé plus de 200.000 spectateurs. Applaudi par la critique - même par la presse de gauche -, Bernadette de Lourdes s’exporte désormais à l’international. Selon Aleteia, la production a d’ores et déjà déposé un recours contre le refus de la DAAC. « Nous devons être éligibles, car des milliers de jeunes des écoles attendent cette offre. Le pass est une chance d’égalité et vous en faites un instrument de censure ! », s'emporte Roberto Ciurleo, qui en appelle désormais au ministre de la Culture.

Clémence de Longraye

Source : http://bvoltaire.fr

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« Zéro est arrivé-é-é » (air bien connu)

27 Octobre 2023, 11:38am

Publié par Thomas Joly

Ils étaient venus, ils étaient tous là, bien alignés ou presque sur le tarmac de l’aéroport Ben Gourion, dans la banlieue de Tel-Aviv, dès qu’ils surent que le chef de l’État français s’était posé ce lundi soir 23 octobre. Personnel de l’ambassade bien sûr, membres du protocole, ils allaient voir ce qu’ils allaient voir, « Zéro  était arrivé-é-é », notre sauveur planétaire avait débarque de son A-330 présidentiel, tel captain América. Il  venait la tête pleine de bonnes idées, comme d’habitude adepte du « en même temps ». Notre diplomate number one, notre Talleyrand de banlieue, notre Metternich de comptoir, venait d’atterrir dans cet « Orient compliqué » comme le décrivait autrefois, déjà, un autre Machiavel, mais de plus haute volée celui-ci, Charles De Gaulle. Emmanuel Macron arrivait avec un plan bien ficelé, d’une simplicité biblique – le terme convient à la région ! – élargir le champ d’action de la coalition internationale montée pour lutter contre Daech, à une action contre le Hamas. « En voilà une idée qu’elle est bonne », pleine de bons sentiments, de quoi satisfaire Israël et nos alliés, se disait notre homme. Partout où notre sémillant président est passé, il a reçu un accueil poli, mais aucun soutien à ce plan bien vite remisé au magasin des accessoires obsolètes ou trop « avangardiste » ! La tournée orientale du Chef de l’Etat a été ramenée à une suite de conversations égrenant des  banalités connues depuis longtemps, hélas jamais mises en œuvre en raison de la mauvaise foi bien répartie de tous les protagonistes. L’idée généreuse d’une Palestine à deux Etats a fait long feu. C’est pourtant, objectivement, la seule qui pourrait nous sortir tous du bourbier car, que nous le voulions ou non, par l’importance des populations concernées sur notre sol, nous sommes impactés, nous Européens, et plus particulièrement les Français, par ce conflit séculaire.

Verrons-nous un jour la fin de cette lutte de deux peuples pour une même terre ?

Ce n’est pas nouveau, Arabes et Juifs de Terre sainte se détestent. Cela remonte bien avant le plan  de partage de la Palestine de  1947,  jamais réalisé par le regrettable refus, il faut le reconnaître,  de la partie arabe. Dès que l’idée du sioniste Théodore Herzl du retour  « sur la terre promise du peuple élu » fut mise en œuvre par l’achat de terres en Palestine occupée par les Ottomans, des résistances se firent sentir, ici et là. Des Juifs qui espéraient échapper aux pogroms en Europe de l’est, durent apprendre à se défendre et à mettre sur pied des milices pour protéger – déjà ! – leurs kibboutz. L’hostilité ne fit que s’amplifier au fur et à mesure de l’augmentation du peuplement du Foyer national juif consacré par la déclaration Balfour de 1917, la région ayant changé , entretemps, de protecteur, passant de la suzeraineté de la Sublime porte à celle de Sa majesté britannique. Depuis la guerre d’indépendance d’Israël de 1948, en passant par les conflits de 1956, la « Guerre des six jours »  de 1967, celle du Kippour à l’automne 1973, l’invasion du Liban en 1982 et 2006, la paix n’a vraiment jamais régné dans ce coin semble-t-il maudit, de la planète. Il y eut bien l’extraordinaire rencontre à Jérusalem de Sadate et Begin, enterrant la hache de guerre entre l’Egypte et l’Etat Hébreu, puis l’ouverture de relations diplomatiques entre Israël et Amman, et le spectaculaire accord entre Rabin et Arafat en 1993. (Le premier payant de sa vie, comme Sadate, ses gestes de paix, assassiné par un Juif religieux.)  Jamais, vraiment, les protagonistes ne purent cohabiter sereinement. On voit bien que l’évacuation de la bande de Gaza en 2005, décidée par Ariel Sharon - victorieux général de la guerre de 1973 - n’a rien réglé. Les heurts sont constants en Cisjordanie entre colons et Palestiniens, le Hezbollah harcèle la Galilée depuis le Sud-Liban, transformé en « Charialand » (1), et le Hamas vient de prouver au monde entier de quelles horreurs il était capable. Alors, Tsahal va cogner, dur, sans doute au prix de pertes sévères. Il est à craindre que les pauvres otages  passent par « pertes et profits ».

Et vint notre prestidigitateur national…

Et c’est dans ce bourbier qu’Emmanuel Macron, avec ses petits bras, pensait, tel un Gérard Majax ou un Éric Antoine, sortir un lapin magique de son chapeau. Que nenni mes amis car, entre nous, que représente-t-il ? Une grande puissance ? Une puissance moyenne ? Même pas, hélas pour notre amour-propre national ! Il est le chef d’une puissance rétrécie, un pays menacé de décadence, en proie à des doutes sur son existence même à moyen terme, une existence millénaire menacée par une subversion migratoire colossale, de plus un Etat rongé par une dette abyssale. De quel poids, alors, peut peser la France dans cet énorme et  historique imbroglio ? Nous allons envoyer un porte-hélicoptères transformé en navire –hôpital, Le Tonnerre, pour venir au secours des Gazaouis victimes des bombardements et des combats terrestres à venir. Très bien. Et après cela ? Poliment, Mahmoud Abbas a écouté les sages paroles de notre président. Abbas, un chef de l’Autorité palestinienne discrédité, qui n’a pas plus de pouvoirs que notre Maréchal Philippe  Pétain n’en avait à Vichy sous la botte allemande, après le 11 novembre 1942. Le roi Abdallah de Jordanie, pays où nous avons un détachement aérien dans le cadre de la coalition alliée anti-Daech, n’a même pas joué la comédie d’une conférence de presse commune, ce qu’à, pour sa part,  accepté le lendemain, le président égyptien Sissi. Bilan des courses ? Néant, ou presque. De belles paroles pour réaffirmer sur place nos traditionnelles positions, à savoir l’amitié avec Israël qui doit vivre en paix et en  sécurité, et un plaidoyer pour la « solution à deux Etats » en Palestine. Notre Emmanuel national est reparti dans son bel avion tricolore, et son voyage s’est achevé comme il avait commencé, dans une indifférence très polie, de courtois échanges diplomatiques sans réels conséquences dans l’immédiat. Peut-être à long terme ? « Ainsi font, font, font, les petites marionnettes, trois petits tours et puis s’en vont »…

Jean-Claude Rolinat - Membre du Bureau politique du Parti de la France

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Émeutes estivales : le gouvernement lance des palabres hors-sol

26 Octobre 2023, 16:08pm

Publié par Thomas Joly

Ce jeudi 26 octobre à Matignon, Élisabeth Borne tient un « Conseil national de la refondation » (CNR) sur les émeutes urbaines de juin-juillet consécutives à la mort du jeune Nahel Mezrouk. Elle y reçoit des ministres, une dizaine de maires, des chercheurs, des parlementaires, des associations… Sur le même sujet doit se tenir, avant la fin du mois, un Comité interministériel des villes (CIV). La France retient donc son souffle : allons-nous enfin connaître la vérité à propos des émeutes de cet été ?

Où sont les Kevin ? Les Matteo ?

Car si on sait quand, où et comment se sont produites les émeutes, on ignore toujours, officiellement, qui les a menées. Et pourquoi. Les innombrables vidéos qui ont circulé sont parlantes, mais à la question qui, Gérald Darmanin répondait dès les premiers jours : des Kevin et des Matteo, « beaucoup ». Auditionné par le Sénat le 5 juillet, il estimait qu’il y avait 90 % d’émeutiers français et 10 % d’étrangers. Tartufferie, car cela ne fait pas de facto 90 % de Kevin et de Matteo. Et à la question pourquoi les émeutes, il répondait : « L'explication identitaire me paraît très erronée. »

Début septembre paraissait une étude commandée par l'Intérieur et la Justice qui semblait brosser Darmanin dans le sens du poil. Le portrait type de l’émeutier : un homme, jeune, non diplômé, sans revendications idéologiques ; Français, né en France. Avec cette précision gênante : « Une grande majorité des émeutiers interpellés […] sont originaires de l’immigration (2e ou 3e génération), principalement du Maghreb ou d’Afrique subsaharienne. »

Joint par BV, Nicolas Dainville, maire de La Verrière (Yvelines), dont la commune a été durement éprouvée par les émeutes, a bien saisi les causes profondes : « Les jeunes n’ont pas l’amour de la France, dit-il. On ne se sent pas habiter le même pays. Pour être concret, si je lance un projet urbain, on me compare à un "colon" ; les musulmans qui me soutiennent sont traités de "harkis". Par ces références, on cherche à diviser la communauté nationale. »

Dès lors que les responsables politiques au gouvernement font comme si l’immigration et l’identité n’avaient rien à voir là-dedans, on s’interroge sur l’intérêt d’un CNR, invention macroniste basée sur ce principe : de la concertation naît la lumière. Invités, Darmanin et Dupond-Moretti vont-ils parler sans tabou ? Ou bien Darmanin va-t-il en remettre une couche sur les émeutiers « français » qui crament tout ce qui représente la France à leurs yeux, écoles, médiathèques, mairies, bus, commerces de proximité ? Dupond-Moretti va-t-il expliquer que, comme pour les alertes à la bombe, les émeutiers étaient des « guignols » ? À 730 millions d’euros de dégâts, c’est du grand-guignol coûteux.

« Le changement de peuplement vitesse grand V »

D’ailleurs, Nicolas Dainville tient à rappeler ce que furent ces émeutes. « J’aimerais que le gouvernement se rende compte de l’extrême gravité de la situation, lance-t-il. Dans ma commune, la facture se monte à près de 30 millions d'euros de dégâts. Deux écoles incendiées, des voiries et des Abribus™ calcinés. Surtout, la violence était extrêmement bien orchestrée. Quasiment paramilitaire, selon certains habitants, avec des jeunes qui se relayaient, qui alimentaient en essence les différents groupes. Quand les pompiers se sont rendus dans la première école en flamme, la deuxième école a été incendiée… Du jamais-vu. »

Des « jeunes » qui ne se sentent pas Français, qui ont la haine de la France, voilà des éléments qui mettent « l’explication identitaire » au cœur du pourquoi des émeutes. Le maire de La Verrière ajoute : « Si j’avais été présent à ce CNR, j’aurais tiré la sonnette d’alarme sur le changement de peuplement à vitesse grand V dans nos logements sociaux. Ils accueillent beaucoup de population hors Union européenne, avec d’autres façons de vivre. Les habitants de longue date s’en vont et donnent cette explication : "On en a marre de raser les murs". »

Loin de ces éléments concrets fournis par un élu de terrain aux prises avec la réalité, Matignon prévient : « On ne peut pas ramener la question des émeutes […] à la question des quartiers prioritaires ou des grands ensembles [puisque] seul un tiers des quartiers touchés par les émeutes sont des quartiers prioritaires de la ville (QPV). » Soit c’est la prise de conscience (tardive) que les « jeunes » peuvent aller mettre le « souk » et le feu en dehors de leurs « quartiers », soit c’est juste une manière de décharger ces « jeunes » d’une grosse part de leurs responsabilités… Alors, Matignon nous dira-t-il enfin qui ? Et pourquoi ? Ou se contentera-t-il d’appeler comme d'habitude à une politique de la ville toujours plus dispendieuse en abondant à millions la cagnotte des banlieues ?

Samuel Martin

Source : http://bvoltaire.fr

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Stéphane Ravier tente une immersion dans l'antichambre de l'enfer, vidéo hallucinante...

25 Octobre 2023, 12:22pm

Publié par Thomas Joly

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25 octobre 732, Charles Martel terrasse les Arabes à Poitiers

25 Octobre 2023, 11:55am

Publié par Thomas Joly

25 octobre 732, Charles Martel terrasse les Arabes à Poitiers

⚔️ Le 25 octobre 732, Charles Martel, chef des Francs, stoppa les envahisseurs musulmans lors de la bataille de Poitiers.

🔴 L'ennemi chargea à maintes reprises, mais ne parvint pas à briser les lignes franques, semblables à un impénétrable mur d'acier, sur lequel les musulmans se brisèrent, mettant ainsi un terme à l'expansion de leur armée. Les Francs surnommèrent leur chef Martel en raison de sa manière de frapper les ennemis, tel un marteau sur une enclume.

https://t.me/MemoriaNatio

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Détruire Versailles : le rêve des islamo-gauchistes

24 Octobre 2023, 19:38pm

Publié par Thomas Joly

Dans la longue histoire des menaces terroristes, c’est inédit. Le château de Versailles a été évacué, ce dimanche 22 octobre, pour la septième fois consécutive en huit jours après une alerte à la bombe.

Les soutiens du Hamas cachés derrière l’anonymat de leur téléphone ont dès l’assaut contre Israël ciblé ce monument emblématique ainsi que le Louvre à Paris. Soit les deux résidences royales qui font encore, des siècles après leur érection, rayonner le prestige de la France auprès des visiteurs français ou étrangers. Le 19 octobre, Dupond-Moretti a tonné - c’est ce qu’il sait faire de mieux -, traitant de « guignols » les auteurs de ces alertes et promettant les foudres de la Justice. 

Comme d’habitude, le garde des Sceaux est à côté de la plaque. Des farceurs, ceux qui soutiennent en France les islamistes du Hamas et connaissent suffisamment les systèmes informatiques pour échapper (ou tenter d’échapper) à la police qui cherche à les identifier ? Vraiment ? Faire sauter Versailles, ils en rêvent suffisamment pour décrocher leur téléphone et semer la panique.

Ces soi-disant « guignols » savent ce qu’ils font. Versailles, objet de tous les soins du Roi-Soleil, n’a cessé de dire aux ambassadeurs et aux rois étrangers, aux Français et aux touristes ce qu’est la France, ce qu’elle fut et ce qu’elle demeure dans les vicissitudes : un grand pays. Ce n’est pas un hasard si Emmanuel Macron va régulièrement, comme ses prédécesseurs, chercher sous ses dorures et ses plafonds peints un peu de cette hauteur et de ce prestige - le seul qui lui reste. « Les vivants ne peuvent rien apprendre aux morts ; les morts, au contraire, instruisent les vivants », disait Chateaubriand. Il en est de même des bâtiments.

Comme les morts, Versailles et le Louvre racontent silencieusement les racines de ce pays et de ce peuple. Déclencher une alerte à la bombe en ces lieux, ce n’est pas (encore) faire exploser le bâtiment, certes, mais c’est évoquer ce geste, en rêver, le dessiner, le singer en quelque sorte, l’appeler de ses vœux. C’est humilier le pays dont ils portent la nationalité ou qui les accueille. C’est le menacer des foudres de l’islamisme. C’est se jouer de la police, de l’État, de la Justice, des symboles de la France, de l’Histoire de ce pays et de son rayonnement. C’est montrer une hostilité frontale aux lieux du pouvoir et à ce qu’ils représentent : un pays et un peuple. C’est montrer une fois de plus à quel point l’immigration a enfoncé profondément chez nous un coin d’acier : chaque événement, chaque attentat, chaque mort crapuleuse, chaque alerte à la bombe, chaque église saccagée, chaque « Marseillaise » méprisée et sifflée, chaque femme et chaque homme outragés dans la rue ou dans les cours d’école parce qu’il sont français montre à quel point la haine de ce que nous sommes s’enfonce dans la souche France, pour la faire éclater.

« Je raserais le château de Versailles ! »

Ces habitants d’une France pour laquelle ils n’éprouvent que de la haine et qu'ils menacent alors que tant de familles françaises ont donné leur sang pour le drapeau méritent-ils le nom de Français ? Ils révèlent au passage d’autres fractures. Ceux qui rêvent de faire sauter Versailles sur fond de conflit israélo-palestinien partagent cette idée sympathique et bienveillante avec d'autres. En novembre 2016, sur le plateau de BFM TV, le journaliste Jean-Michel Aphatie coupait le débat en cours pour interroger : « Si j’étais élu président de la République, savez vous la première mesure que je prendrais ? Je raserais le château de Versailles ! Ce serait ma mesure numéro un pour que nous n’allions pas là-bas en pèlerinage cultiver la grandeur de la France. » Évidemment, Aphatie n’est pas un partisan du Hamas, mais l’idée est la même, clairement exprimée : raser le château de Versailles pour en finir avec la grandeur de la France. Même symbole, même objectif. Comme la France des immigrés, une certaine France médiatique et intellectuelle rêve d’en finir avec la grandeur du pays qui les a vus naître. « La France ne peut être la France sans la grandeur », disait de Gaulle. Ce genre de clients ne s’intéresse plus à la France que pour exprimer leur hâte de la détruire.

La césure est ainsi plus nette que jamais : les soutiens du Hamas, comme les wokistes gauchisants ou extrême-gauchisants, sont liés, nolens volens, par leur opposition commune à « la grandeur de la France ». Jamais, peut-être, le fossé n'aura été si profond et si net entre ceux qui aiment la France, ses monuments, son Histoire, son peuple et son identité, et ceux qui la haïssent.

Marc Baudriller

Source : http://bvoltaire.fr

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