Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog politique de Thomas JOLY

Attal à Matignon : le Fabius de 2070 ?

10 Janvier 2024, 07:22am

Publié par Thomas Joly

Attal à Matignon : le Fabius de 2070 ?

Enfin Gabriel Attal vint. Le suspense était devenu insoutenable. La France était à l’arrêt. Comme suspendue à la décision du souverain. Sur quel humble serviteur allait-il se pencher pour l’installer à Matignon où, sans nul doute, l’élu fera des merveilles ? Comme une sorte de supplice chinois, des noms étaient égrainés, ici et là : Le Maire, Lecornu, Denormandie, Béchu. Et même Élisabeth Borne, dans le genre « la surprise du chef sera qu’il n’y aura pas de surprise », avant qu'elle ne soit débranchée lundi soir. Faut avouer que ça doit être drôlement jouissif, pour le locataire de l’Élysée. Faut bien que la fonction offre quelques petits plaisirs.

Napoléon eut ses Marie-Louise, Macron aura donc son Gabriel Attal

Donc, Gabriel Attal. Très fort ! En tout cas, en termes de com’. D’abord pour le Livre des records. Emmanuel Macron aura été le plus jeune président de la Ve République : moins de 40 ans. Et voici qu’il nomme un Premier ministre qui fêtera ses 35 ans le 16 mars prochain. Laurent Fabius n’avait pas encore 38 ans lorsqu’il entra à Matignon en 1984. Pétain avait fait le don de sa personne à la France, Mitterrand, qui connaissait ses classiques et se la jouait monarque ancien style, n’avait pas hésité, lui, à parler de son petit prodige comme du « plus jeune Premier ministre que j’ai donné à la France ». Emmanuel Macron, du haut de ses 46 ans, nous offre Gabriel Attal. C’est cadeau. Comme des étrennes du Nouvel An. Très fort, effectivement ! Une sorte de coup de poker, le coup de rein de la dernière chance après des mois d’embourbement législatif et à cinq mois, tout juste, des élections européennes qui promettaient, si ça continuait à ce rythme, de se terminer en déroute (relative, certes) puisque, pour l’instant, le RN caracole à près de dix points devant le parti présidentiel. Donc, tenter le tout pour le tout. Jeter ce qu’il reste de forces vives dans la bataille. Napoléon eut ses Marie-Louise, Macron aura donc son Gabriel Attal.

Une tête de gondole à Matignon du gabarit de Jordan Bardella, figure de proue du RN

L’homme est talentueux, brillant même, et a fait un sans-faute jusqu’à présent. Venant de la gauche, il tient des propos de fermeté sur le port du voile, de l’abaya, et veut qu’on réapprenne à lire, compter et écrire à l’école. Tout cela est juste et bon. Mais tout cela, pour l’instant, ce sont des mots, il faut bien le reconnaître. On juge l’action d’un grand ministre sur la durée, notamment sur plusieurs exercices budgétaires : rappelons qu’Attal a été nommé à l’Éducation nationale il n’y a pas six mois. Le gouvernement de la France, quoi qu’on en pense, ne va pas au rythme d’un tweet. Mais la France penche à droite. Avec Attal qui donne des coups de menton et ne se mouche pas du coude, la droite va être aux anges. C’est donc plutôt malin. Enfin, du moins à première vue, voire à courte vue. Matignon est une machine à broyer et essorer les Premiers ministres. Dans quel état en sortira le petit prodige ? L’Histoire nous le dira. S’il échoue, il peut se préparer un destin à la Laurent Fabius - le sang contaminé en moins. À courte vue, disions-nous. Et il est vrai que depuis le début de ce second quinquennat - majorité relative oblige -, Emmanuel Macron pratique le cabotage en eaux troubles. Or, avec Gabriel Attal, le chef de l’État tient une tête de gondole du gabarit de Jordan Bardella qui, lui, vogue, comme nous le disions plus haut, vers une probable victoire aux européennes.

Gabriel Attal : le Premier ministre de la dernière chance pour un macronisme à bout de souffle et en manque de personnel politique d’envergure. Mais ce matin, avec un jeune homme pressé de 34 ans à Matignon, l'homme de l'Élysée prend un sacré coup de vieux. Comme ringardisé.

Georges Michel

Source : http://bvoltaire.fr

Voir les commentaires

L’Île-de-France bloquée par la neige : les raisons d’une incurie d’État

10 Janvier 2024, 07:13am

Publié par Thomas Joly

À chaque hiver, la même chose. La météo annonce de la neige et les autorités publiques attendent qu’elle tombe pour commencer à envisager de saler les routes. Le cru 2024 n’aura pas fait exception à la règle, tel que le reconnaît Clément Beaune, ministre des Transports, sur RMC, ce mardi 9 janvier : « À peu près mille véhicules étaient bloqués sur l’A13. […] Encore quatre cents, essentiellement sur l’A13, étaient encore pris au piège de la neige à 7 heures 30. » Et le même de poursuivre : « Toutes les saleuses déneigeuses de la Direction des routes sont mobilisées. »

Résultat ? 150 kilomètres de bouchons répertoriés en Île-de-France. Comme toujours, l’éternelle question : pourquoi avoir attendu la nuit pour saler les routes, alors que la neige commençait déjà à tomber dru dès le milieu de l’après-midi ? Bref, pourquoi ne pas l’avoir fait avant, à croire que le sacro-saint principe de précaution vaut pour tous, hormis les automobilistes ? Mystère…

DDE : des réorganisations faites à l’aveuglette

En fait, pas tant que ça. Il y a, évidemment, le manque de personnel et de matériel, déjà dénoncé en 2005, lors d’épisodes neigeux particulièrement spectaculaires, par les syndicalistes CGT de la DDE de l’Oise, cités par Le Parisien : « Nous étions tous sur le pied de guerre, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Mais le problème, c’est que nous manquons cruellement d’effectifs. En dix ans, nous avons perdu une quarantaine d’agents sur l’ensemble du département. »

À cela s’ajoute la réorganisation pour le moins chaotique des DDE (direction départementale de l’équipement). Toujours selon la même source : « On en voit déjà les dégâts. Quand il y a un risque de neige ou de verglas, les tronçons gérés par l’État sont traités à titre préventif dès minuit. Alors que le conseil général ne fait que du curatif pour les siens, en intervenant après coup, à partir de cinq heures. On gère donc nos routes de deux façons différentes. C’est n’importe quoi. »

Ce qui fait dire, dix-huit ans après, au journaliste Éric Revel, sur X : « Donc, il fait froid l’hiver. La neige est tombée. Prévisible et prévue. Vague de froid annoncée par Météo France. Mais les autoroutes n’ont pas été salées ! Que fait Christian Beaune, ministre des Transports. Au pot de départ d’Élisabeth Borne ? »

Même son de cloche chez une certaine Gabrielle Cluzel, bien connue de nos lecteurs : « Galère… et colère. A-t-on le droit de se demander, alors qu’on nous bassine avec une alerte grand froid depuis deux jours, pourquoi ces autoroutes n’ont pas été salées ? »

Cette désorganisation chronique, plus haut pointée par la CGT, ne date effectivement pas d’hier. Ainsi faut-il savoir que depuis les premières lois de décentralisation de 1982, les DDE sont directement passées sous le contrôle exclusif des départements, tandis que dix ans plus tard, une autre loi réaffirmait leur statut d’entreprises d’État. Double tutelle, donc, l’une venue d’en haut et l’autre d’en bas ; avec, en prime, la confusion allant généralement avec, alliant les défauts de l’étatisme et ceux de la décentralisation. Avec d’autres réformes entreprises en 2006, sous la présidence chiraquienne, le mélange des genres montait d’un cran.

Car c’est à cette époque que le périmètre d’action des DDE a encore été réduit, répartissant leurs domaines de compétences entre directions départementales des territoires et directions interdépartementales des routes. De quoi y perdre son latin.

Un coût économique dont l’État ne peut plus s’acquitter…

Et puis, il y a l’autre non-dit consistant, pour les gouvernements successifs, à faire croire que nous sommes encore une nation riche, alors que la paupérisation des services publics va grandissant. En effet, le sel servant à traiter nos routes n’est pas donné, même s’agissant de chlorure de sodium - notre sel domestique, en d’autres termes. Pis : il n’est efficace qu’à des températures hivernales raisonnables. Car pour peu que ces dernières commencent à baisser, il faut utiliser un autre sel, le chlorure de calcium, qui est… sept fois plus cher.

Et le coût total n’est pas mince : entre les matériels et les salaires, le prix de revient d’une tonne de sel, même le moins cher, revient à cent euros. Sachant qu’en France, on en déverse près de 1,5 million de tonnes sur les routes chaque année, on vous laisse faire le calcul. D’où le peu d’entrain des services de voieries à griller leur peu de stock en cas de simple alerte.

Quand l’une des premières puissances au monde commence à faire de telles économies de bouts de chandelles, cela signifie aussi qu’au-delà du mille-feuille administratif, la tiers-mondisation de la France est en marche.

Nicolas Gauthier

Source : http://bvoltaire.fr

Voir les commentaires

Compte-rendu du Bureau Politique du PdF du 06/01/24

9 Janvier 2024, 20:53pm

Publié par Thomas Joly

Compte-rendu du Bureau Politique du PdF du 06/01/24
Compte-rendu du Bureau Politique du PdF du 06/01/24
Compte-rendu du Bureau Politique du PdF du 06/01/24
Compte-rendu du Bureau Politique du PdF du 06/01/24
Compte-rendu du Bureau Politique du PdF du 06/01/24
Compte-rendu du Bureau Politique du PdF du 06/01/24
Compte-rendu du Bureau Politique du PdF du 06/01/24
Compte-rendu du Bureau Politique du PdF du 06/01/24
Compte-rendu du Bureau Politique du PdF du 06/01/24
Compte-rendu du Bureau Politique du PdF du 06/01/24
Compte-rendu du Bureau Politique du PdF du 06/01/24

Le Bureau Politique du Parti de la France s'est réuni samedi 6 janvier à Paris après un déjeuner copieux et convivial.

Persécution des nationalistes, élections européennes, propagande, activités du Parti de la France, communication et futurs événements ont été les thèmes abordés au cours de cette réunion de travail.

Le PdF est en ordre de marche pour cette année 2024 où les rendez-vous politiques seront nombreux.

Voir les commentaires

Plus de 40.000 voitures incendiées chaque année, dans l'indifférence politico-médiatique

9 Janvier 2024, 07:21am

Publié par Thomas Joly

Ne cherchez pas dans le dernier numéro d’Interstats le chiffre des voitures brûlées. La très officielle « Analyse conjoncturelle des crimes et délits » détaille les vols de véhicules, les vols dans les véhicules, les vols d’accessoires sur véhicules… mais pas leurs incendies. Ceux-là, en déduit-on, sont inclus dans les « destructions et dégradations volontaires » en tous genres, puisque non détaillées (122.843 pour la période octobre-décembre).

Une façon bien française de noyer le poisson qui exploite tous les degrés de la dissimulation et de la minoration. On l’a vu avec la polémique sur les chiffres du Nouvel An : Darmanin annonce un chiffre et une baisse, celle-ci contestée ; et Darmanin conteste la contestation, avec un art consommé de l’embrouille, mêlant chiffres provisoires et chiffres définitifs. Le ministre de l’Intérieur préfère sûrement qu’on le chicane sur les chiffres du 14 Juillet et du premier de l’An plutôt qu’on l’interroge sur les chiffres annuels. Sur ceux-ci, l’omerta règne.

Trente ans que ça dure

En 2006, Alain Bauer estimait à 30.000 par an les incendies de voitures pour les années 1996-2005. Mais, corrigeait-il, « ce chiffre était considéré comme inférieur au chiffre réel, en raison de la comptabilisation de départs de feu et non du nombre effectif de voitures brûlées ».

De 2005 à 2010, il se brûle en France, en moyenne, chaque année, 44.300 voitures (d’après les chiffres donnés, à l’époque, par Le Monde et Le Parisien). À la louche, Marianne écrit, en 2009 : « Sur l'année, on est passé de 11.000 à plus de 50.000 » (cité par www.politique.net).

Les données des assureurs

Ensuite, c’est le trou noir. Peu de chiffres dans la presse et pas de chiffres officiels - du moins, rien de mis en avant ni d’aisément accessible -, s’ils existent. Il faut se tourner vers les pompiers et les assureurs pour obtenir, par recoupement, un ordre de grandeur. Ainsi, pour les années 2016-2018, les assureurs dédommagent 41.900 propriétaires de voitures brûlées, en moyenne, pour 52.000 interventions pompiers sur des incendies de véhicules (chiffres Le Figaro et Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales).

En 2019, Le Figaro estime à 110 le nombre de voitures brûlées par jour, ce qui nous met à 40.150 par an, mais précise qu’« il convient d'ajouter environ 15 % aux chiffres officiels. Le chiffre de 50.000 voitures brûlées par an est loin d'être fantaisiste. »

En 2020, le comparateur d’assurances Assurland chiffre à 40.000 le nombre de voitures « qui brûlent chaque année ». Pour 2022, avec les données de France Assureurs (44.280.000 voitures assurées et un taux d’incendie d’un pour mille), on obtient 44.280 véhicules incendiés pour l’année. Une remarquable stabilité, puisque c’est en gros le chiffre des années 2010.

La part - minime - de la fraude

Quelle est la part 1) des problèmes techniques, 2) des fraudes à l’assurance, 3) des incendies criminels ? C’est un autre mystère. Il faut en tout cas minorer les fraudes à l’assurance, que certains ont incriminées au-delà du raisonnable. Comme L'Obs en 2017 qui, voulant défendre la banlieue et les « jeunes », expliquait qu’à cause d’une voiture brûlée pour l’assurance, il pouvait en brûler cinq autour.

Mais selon Lionel Namin, de L’Argus de l’assurance, ce serait bien mal connaître les assureurs que de les imaginer indemnisant à tour de bras des véhicules incendiés… sans expertise. Au contraire, ils redoublent de vigilance, le soir du 31 décembre. Alors, quelle part pour la fraude ? En 2013, on estimait à 15 %-20 % les arnaques à l’incendie automobile.

Colère ? Festivité ? Ou... agression ?

Pour expliquer les incendies, les défenseurs des « jeunes » invoquent conjointement la colère et la festivité. Alain Bauer y voyait autre chose : « La voiture est un élément de propriété intime. C'est une manière de faire mal sans aller jusqu'à l'agression physique .» Une analyse partagée, sur X, par Bruno Gollnisch, ancien député à l'Assemblée nationale et au Parlement européen, doyen de faculté honoraire et membre du Conseil national du RN : « Ce rituel odieux […] est la démonstration d’un racisme antifrançais sur notre sol, qui s’attaque souvent aux plus humbles de chez nous. »

Si chaque incendie criminel d’une voiture est une agression antifrançaise - au lieu d’être une « tradition française », comme aiment à répéter les journaux -, on comprend mieux que les autorités les cachent au maximum. À leur nombre considérable s’ajoute, maintenant, l’augmentation des agressions physiques - pour lesquelles le même flou règne quant aux chiffres. Jamais aucune époque n’a eu des moyens aussi perfectionnés que la nôtre en matière de compilation et de tri de données. Nos gouvernements ne semblent pas pressés d’en user, entretenant un flou statistique qui permet de dissimuler leur incurie, en particulier dans le domaine de la sécurité.

Samuel Martin

Source : http://bvoltaire.fr

Voir les commentaires

Hommage à Roger Holeindre, samedi 3 février

8 Janvier 2024, 20:24pm

Publié par Thomas Joly

Hommage à Roger Holeindre, samedi 3 février

Samedi 3 février à 16h30, le Parti de la France organise son traditionnel hommage à Roger Holeindre au cimetière de Vaucresson (10 rue de Cazes).

La commémoration sera suivie, à partir de 19h30, d'un repas au restaurant (45 € par personne tout compris) où diverses personnalités de la droite nationale évoqueront, comme chaque année, le souvenir de Roger Holeindre.

Ne tardez pas à réserver pour le dîner, les places sont limitées : 07.66.51.27.24 ou partidelafrancesomme@gmail.com

Voir les commentaires

Sondage : l’inculture crasse des 16-24 ans

8 Janvier 2024, 07:24am

Publié par Thomas Joly

Une étude OpinionWay, réalisée pendant la quinzaine de Noël (les « fêtes de fin d’année », les désormais traditionnelles FFA) pour La Tribune, livre des conclusions plus alarmantes que jamais sur le niveau d’inculture de la jeunesse française. Un échantillon représentatif a été interrogé sur un certain nombre de dates très classiques de l’Histoire de France. On ne parle pas de celles du roman national, hein, attention : pas de Bouvines, pas d’Azincourt, pas de baptême de Clovis, pas de mort de Louis XIV ou de traité de Verdun. Pas même d’Austerlitz ou des Trois Glorieuses. On se doute que ce serait beaucoup trop demander. Non, non, là, les questions concernaient l’Histoire comme on l’apprend depuis quelques décennies : avec une France qui commence par la République, des événements « incontournables » comme l’abolition de la peine de mort, la chute du mur de Berlin ou le droit de vote des femmes. Eh bien, même dans cette Histoire rabougrie et politisée, la jeunesse est nulle.

Commençons par les chiffres les plus affligeants. 46 % des sondés ignorent en quelle année a eu lieu la Révolution française. 60 % ne savent pas quand le mur de Berlin est tombé. 77 % sont incapables de donner la date de l’abolition de la peine de mort et 69 % échouent à situer la date à laquelle les femmes ont obtenu le droit de vote. Voilà. Tout simplement. Cette génération née entre 1999 et 2008, à peu près, ne sait rien. On pourrait même dire que plus les dates demandées sont récentes, moins ils en savent. « Ils sont fiers d’être cons », disait Desproges de la jeunesse de son temps, lors de son mémorable réquisitoire contre Cohn-Bendit sur France Inter. On pourrait ajouter que, non seulement ils en sont fiers, mais il n’y a aucune raison pour que cela change. 45 % de cette riante jeunesse, qui est notre relève, s’informe grâce aux réseaux sociaux.

On pourrait modérer un peu cette consternation en constatant deux choses. D’abord, la prédominance des réseaux sociaux ne va pas tarder à sonner le glas de la presse gauchiste subventionnée, du service public de propagande et de toute la cohorte qui va avec : amuseurs stipendiés, commissaires politiques déguisés en fact-checkers, séries qui représentent « la France telle qu’on voudrait qu’elle soit », comme disait Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, lors d’une audition parlementaire… Ensuite, c’est également la fin des totems de l’Éducation nationale à la papa, ce que montre bien le choix des « grandes dates » de ce sondage.

Voilà donc la jeunesse qui vient : une génération inculte et indifférente, disponible pour toutes sortes de bourrages de crâne, qui pense d’ailleurs symboliquement, à 41 %, que le but de la loi de 1905 est de « discriminer les musulmans ». Les francs-maçons de la IIIe République, qui ont voté cette loi par haine de la religion catholique, doivent faire des triples saltos dans leur tombe. Ces gens vont prendre le pouvoir quand nous vieillirons, puis quand nous mourrons. Et la plupart d’entre eux votent déjà, persuadés, pour citer à nouveau Desproges, que « Marceau, Berthier et Périphérique étaient des maréchaux d’Empire ». Il va falloir nous débrouiller avec ce constat. Et encore faut-il s’estimer heureux : on ne leur a pas demandé si la Terre était plate.

Arnaud Florac

Source : http://bvoltaire.fr

Voir les commentaires

OQTF : une question de volonté politique

4 Janvier 2024, 17:09pm

Publié par Thomas Joly

OQTF : une question de volonté politique

Selon un rapport de la cour des comptes, entre 2019 et 2022, plus de 445.000 OQTF ont été prononcées mais seulement 10 % ont été effectivement réalisées.

Les causes : une procédure administrative pleine de brèches dans lesquelles s’engouffrent des avocats xénophiles pour freiner ces expulsions, le refus de certains pilotes de ligne de prendre ces indésirables à bord de peur de troubles pour les autres passagers, une Union Européenne complice des envahisseurs, etc.

Pourtant les solutions existent, encore faut-il s’en donner les moyens. Quand un État souverain prend une décision, personne ne peut aller à l’encontre.

Expulser collectivement l'ensemble des clandestins en réquisitionnant des avions civils et militaires, tout en rétablissant des contrôles à nos frontières, c'est juste une question de volonté politique.

Au Parti de la France, tous les étrangers sous le coup d'une OQTF seront renvoyés d'où ils viennent.

Laurent Spagnol - Membre du Bureau politique du Parti de la France

Voir les commentaires

Viols, crimes, agressions : des « festivités dans le calme », selon Darmanin

4 Janvier 2024, 11:00am

Publié par Thomas Joly

Le 1er janvier, Gérald Darmanin se félicitait, sur X, de ces « grandes festivités [qui] se sont déroulées dans le calme, notamment à Paris, où plus d’un million de personnes étaient rassemblées ». « Dans le calme » ? En réalité, les « fêtes de fin d’année » ne ralentissent pas le rythme des agressions sexuelles et autres coups de couteau de la France ensauvagée. Revue de détail de ce calme, celui des hôpitaux et des cimetières.

Un Afghan agresse une fillette

Dans la nuit du 30 au 31 décembre, à Paris, dans les jardins du Trocadéro, vers une heure du matin, une fillette a été agressée sexuellement par Babhtyar, un Afghan de 25 ans, qui l’a embrassée - sous la contrainte, faut-il le préciser. Le père de la fillette, Mohammed, a maîtrisé le satyre et se réjouit que Babhtyar ait été condamné à 18 mois de prison ferme, ce mercredi 3 janvier. Mais il ne cache qu’il aimerait que « ces gens-là soient dégagés du territoire ».

Sur le campus de Besançon, vers 3 heures du matin, deux femmes ont été rouées de coups de poing et de pied par quatre hommes, l’une particulièrement violemment, au sol. Filmée par un étudiant qui a aussi appelé la police, l’agression est devenue virale sur les réseaux sociaux… relayée « notamment par des comptes proches de l'extrême droite […] avec des propos xénophobes et racistes », rapporte France Bleu, qui se choque plus des réactions que de l’agression elle-même.

« Allahu akbar ! »

Dans la matinée du 31 décembre, toujours à Paris, Mohamad, Algérien de 23 ans en situation irrégulière, a été arrêté à la station Châtelet. Dans le métro, il avait fait subir des attouchements à une jeune femme qu’accompagnait une amie et les avait menacées avec une arme blanche, puis avait tenté de poignarder une personne qui tentait de s’interposer. En garde à vue, il a agressé une policière.

Au même moment, à Gennevilliers, un homme agressait trois femmes à coups de bâton, l’une dans le hall d’un hôtel, les autres dans la rue. Quand les policiers sont intervenus, il a foncé sur eux en criant « Allahu akbar ». Maîtrisé par un tir de taser, il a été placé en hospitalisation d’office : encore un déséquilibré...

L’après-midi, dans le IVe arrondissement de Marseille, un homme d’une quarantaine d’années a été roué de coups par « plusieurs individus » sur le parking d’un Intermarché. L’homme est décédé à son arrivée à l’hôpital.

Un mort à Saint-Just-en-Chaussée (Oise)

La nuit de la Saint-Sylvestre, à Granvillars (Territoire de Belfort), un habitant de 26 ans rentrant de soirée avec sa copine a rencontré « un groupe d’individus » qui faisaient exploser pétards et feux d’artifice près de chez lui vers 4h30 du matin. Il leur a demandé de s’arrêter. Il a été poignardé au foie et à l’estomac et son état est préoccupant. Six jeunes, dont des mineurs, ont été interpellés puis relâchés ; une autre personne a été mise en garde en vue ce mercredi, suspectée d’être l’auteur du coup de couteau.

À Châlons-en-Champagne (Marne), une rencontre entre deux bandes près d’un point de deal a tourné à la bagarre générale. Les battes de baseball étaient de sortie, mais aussi un marteau : un jeune a pris plusieurs coups. Son pronostic vital était toujours engagé, mardi soir.

À Grenoble, un jeune homme de 21 ans a échappé de peu à la mort après avoir pris « un coup de couteau à la gorge » (comme disent les médias pour ne pas utiliser le mot « égorger »), dans le tramway. Une rivalité amoureuse serait la cause de cette tentative de meurtre.

À Saint-Just-en-Chaussée (Oise), un jeune homme n’a pas eu autant de chance. Vers 5 heures du matin, les pompiers ont trouvé son corps sans vie dans un abri du quai de la gare, poignardé. Trois personnes ont été placées en garde à vue, l’un des suspects reconnaît avoir porté des coups de couteau ; il s’agirait d’une dispute entre personnes se connaissant.

À Paris, vers 6 heures du matin, pont Bir-Hakeim, un homme a été grièvement blessé, poignardé au thorax, aux jambes, à l’abdomen, par deux hommes. Son pronostic vital est engagé. Une altercation dans le métro serait la cause de l’agression.

Violée à 75 ans

Le 1er janvier au matin, à Nice, une Suissesse qui promenait son chien a été agressée sexuellement dans la rue par un Tunisien en situation irrégulière. Elle s’est défendue en le mordant à la main. Deux policiers ont été légèrement blessés en arrêtant l’agresseur, qui portait un couteau sur lui. Il est déféré en comparution immédiate aujourd’hui.

À Veyrins-Thuellin (Isère), deux femmes ont été poignardées dans la rue du village vers 8 heures du matin, non loin d’une fête privée mais sans lien avec elle, semble-t-il. L’une d’elle a eu vingt point de suture. Un homme de 30 ans a été arrêté, alcoolisé et drogué au moment des faits.

À Ozoir-la-Ferrière (Seine-et-Marne), un homme « de type africain » a profité d’une fenêtre entrouverte pour pénétrer chez des gens. Le mari, lourdement handicapé, n’a pu intervenir pour empêcher le viol de sa femme, 75 ans - un viol de femme âgée qui s’ajoute à une liste qui devient longue, semaine après semaine. Un individu a été placé en garde à vue. « Il réside dans un squat à proximité du pavillon du couple », précise Europe 1. La victime, choquée, a été hospitalisée.

Viols, meurtres à mains nues et au couteau, sans parler des voitures brûlées et des dégâts matériels… Voilà donc sous quels auspices commence l’année 2024. De façon non exhaustive, bien sûr, car comme le fait remarquer Pierre Sautarel, sur X : « C'est un truc de fou. Les infos révélant les faits les plus graves commis durant le réveillon sortent toutes avec 48 heures de retard. » Remercions encore le créateur et l’animateur de FdeSouche du travail de remontée de l’information qu’il effectue sans désemparer. Et souhaitons aux Français un autre « calme » que celui de Darmanin.

Samuel Martin

Source : http://bvoltaire.fr

Voir les commentaires

Réveillon de la Saint-Sylvestre : comment éviter tous les sujets qui fâchent…

31 Décembre 2023, 15:17pm

Publié par Thomas Joly

L’actualité est si brûlante qu’il peut arriver que ça chauffe au réveillon, malgré la magie de Noël qui opère au-delà du 25 décembre. D’où ce viatique censé éviter à nos lecteurs, leurs familles et leurs amis de clore la soirée en se tapant dessus à grands coups de dinde et que la soirée ne dégénère en concours de marrons.

L’actualité étrangère, tout d’abord. L’Ukraine et la Russie ? Il y a des pour et des contre. Et pour tout arranger, les positions transcendent les courants politiques. Au sein de la mouvance droitière, par exemple : chez les amis de Bernard Antony et de son mouvement Chrétienté-Solidarité, on est plus ukrainien que le président Volodymyr Zelensky lui-même. Mais chez leurs possibles convives d’un soir, ceux du GRECE, l’école de pensée d’Alain de Benoist, la lecture est inverse : le salut viendra de l’Est et des démocratie populistes et illibérales. Et si on parlait plutôt des oreillons de Jordan, le petit dernier ?

En cas de ton qui monte, en même temps que le taux de vodka dans le sang, il n’est pas forcément approprié de tenter de faire dériver le débat sur le Proche-Orient. Là aussi, la « grande famille nationale » affiche autant de divisions. Israël a ses sectateurs ; mais les Palestiniens aussi, même ceux du Hamas. Comme Félicie, aurait ajouté le regretté Fernandel. Pas la peine, non plus, de faire le malin en déclarant que les défenseurs des Ukrainiens et des Israéliens ne font que manger dans la main des Américains, ça pourrait dégénérer. Surtout quand la partie ici incriminée rétorquera que c’est toujours mieux que de faire de même dans celle des Russes. Dans la foulée, les uns se feront défenseurs de l’Occident et les autres de l’Europe. Et là, la maîtresse de maison n’aura plus qu’aller se suicider en cuisine en avalant des torchons.

Le sujet Zemmour est aussi à éviter, l’homme ayant encore ses adeptes. Marine Le Pen aussi, mais elle a les députés en plus. Un terrain qui est donc à la fois éminemment glissant et hautement inflammable. À moins d’avoir parié que les invités ne finissent par improviser un concours de frisbee avec leurs assiettes.

Après, si toutefois vous avez choisi une soirée à thèmes, genre kamikaze, par exemple, il est toujours possible de se rabattre sur ces vieux classiques que sont la peine de mort, l’avortement, la corrida et la cause animalière. Mais, en la circonstance, le doigté s’impose et tout dépend des options philosophiques et politiques de vos convives. À gauche, on est généralement contre la peine de mort et pour l’avortement. À droite, ce serait plutôt le contraire. Attention, donc, à ne pas vous mélanger les pinceaux.

Dans le même registre, on évitera aussi d’autres polémiques tout aussi explosives : OM contre PSG, Beatles contre Rolling Stones, fromage ou dessert, Delon ou Belmondo, slip ou caleçon. Certains petits futés croiront aussi bien faire en proposant un toast à la santé de Gérard Depardieu, histoire de réconcilier tout le monde. Très mauvais choix, car notre Gégé national, c’est à la fois l’ami de Vladimir Poutine mais encore celui du défunt Fidel Castro. Pis : c’est aussi l’homme de Sous le soleil de Satan (1987), film de Maurice Pialat, inspiré du roman de Georges Bernanos ; mais ce sont aussi Les Valseuses (1974), de Bertrand Blier. Ces deux films ont tous deux leurs fans ; seulement voilà, ce ne sont pas forcément les mêmes. ¡Caramba! encore raté !

Bon, le plus simple consiste encore à réveillonner avec madame (ou monsieur) en jouant au Scrabble™. Mais en évitant les mots qui fâchent, toutefois. Et en laissant les enfants à l’écart des discussions des grands, même si ,chez eux, les sujets de discorde sont au moins aussi nombreux : Playstation ou Nintendo ? Allez, tout le monde au lit ! car « demain est un autre jour », comme on dit dans Autant en emporte le vent (1939), de Victor Fleming. Mais là aussi, attention, dans cette ode cinématographique au vieux Sud esclavagiste, il y a du pour et du contre. On n’en sort pas.

Nicolas Gauthier

Source : http://bvoltaire.fr

Voir les commentaires

Pour le 31 décembre, appel à la convergence des luttes sur les Champs-Élysées !

30 Décembre 2023, 15:28pm

Publié par Thomas Joly

On sait que les festivités du Nouvel An sont souvent, en France, un prétexte au déchaînement de vandalisme. Chaque année, des centaines de voitures sont incendiées par des « jeunes » issus des « quartiers populaires ». C’est devenu une sorte de tradition, au point que les autorités, qui portent si mal leur nom, ne publient plus les chiffres des dégradations, de peur d’alimenter un éventuel (et stupide) concours entre les cités perdues de la République. Sur les Champs-Élysées, c’est un avant-goût de l’Apocalypse. Près de la tour Eiffel, réfugiés dans leur dérisoire cabine sous les pieds du monstre de fer, les flics attendent que ça se passe. Paris est livré aux hordes. Et ça fait des années que ça dure. Seuls les touristes semblent s'en offusquer encore.

La question palestinienne s'invite... et s'impose

Cette année - conflit israélo-palestinien oblige -, il pourrait bien y avoir une « convergence des luttes » islamo-gauchiste, sous la bannière du Hamas. C’est en tout cas ce qu’espère l’association Urgence Palestine, qui appelle « toutes et tous » à se réunir sur les Champs à 23h59, le 31 décembre. « Venez avec vos drapeaux palestiniens », est-il précisé sur l’affiche, que relaient d’ailleurs un certain nombre de comptes X. Les revendications sont désormais bien connues : « Cessez-le feu et levée du blocus immédiats/Stop au génocide/Free Palestine/Soutien à la résistance ». On peut, bien sûr, s’arrêter sur certaines d’entre elles. Par exemple l’expression « Soutien à la résistance » fait implicitement référence au discours qui assimile le Hamas à une organisation de résistance politique - qui, incidemment, posséderait une « branche armée » responsable des événements que l'on sait du 7 octobre. Un parti d'autant plus intenable que les exactions ont été patiemment documentées.

La sécession est déjà là

On ignore pour l’instant dans quelle mesure ce tract va être suivi d’effet et s'il sera suivi d'un déferlement sur la feue « plus belle avenue du monde ». Mais cet appel à tous « quartiers de France, depuis le Val-Fourré... », comme on l'entend dans une vidéo, à venir manifester pour la Palestine sur les Champs-Élysées le 31 décembre n'est-il pas une preuve que la sécession est déjà là ? Voilà donc à quoi ressemble la France que nos dirigeants ont voulue : une France qui, depuis des décennies, a renoncé à l'assimilation. Et aujourd'hui, dans ces « quartiers », on s'assimile à la Palestine. Quel échec ! Pendant ce temps, dans nos logements aveugles, nous festoierons comme avant, en montant la musique pour ne pas entendre les youyous et les mortiers d’artifice. Oui, la sécession est déjà là.

Arnaud Florac

Source : http://bvoltaire.fr

Voir les commentaires

Trump, personnalité politique de l’année ?

29 Décembre 2023, 11:50am

Publié par Thomas Joly

En cette période de Noël, s’il fallait choisir un récit biblique pour illustrer le chemin parcouru en un an par Donald Trump, l’épisode de la traversée de la mer Rouge semblerait des plus appropriés. Début 2023, la plupart des commentateurs politiques avaient, en effet, arrêté leur verdict : à la tête de ses fidèles, poursuivi par des adversaires déterminés à sa perte, l’ancien président allait se heurter aux flots de procédures déversés contre lui et s’y noyer définitivement. Une parenthèse sinistre de la vie politique américaine se refermerait alors et le pays retrouverait son unité et sa sérénité.

Une incroyable résilience

Douze mois plus tard, force est de constater que tout le contraire s’est produit. À l’image du prophète et guide du peuple hébreu, Trump a vu s’écarter la mer menaçante à sa droite et à sa gauche, et c’est à pied sec qu’il s’avance désormais vers le bureau ovale de la Maison-Blanche, sa terre promise. Quant à ses poursuivants, il se pourrait bien que les flots impétueux finissent par se refermer sur eux et leurs espoirs de victoire.

Non seulement Donald Trump est aujourd’hui en tête de la primaire républicaine, surpassant de près de 40 points ses deux principaux concurrents, mais, surtout, le voilà donné gagnant face à un Joe Biden démonétisé. L’octogénaire démocrate, avec ses chutes à répétition et ses allocutions cafouilleuses, inquiète jusque dans son propre camp où de plus en plus de voix réclament sa mise à la retraite.

Qui aurait pu imaginer un tel scénario, il y a un an ? Bien entendu, pour ceux qui ne veulent pas voir ce qu’ils voient, l’incroyable résilience de Trump ne peut résulter que de sa démagogie outrancière, voire d’une influence maléfique. En octobre dernier, Hillary Clinton n’expliquait-elle pas son succès par sa capacité à manipuler les médias et un ascendant sur ses partisans digne d’une « secte » ?

Le « panier des déplorables »

Lors de la campagne présidentielle de 2016, elle avait eu des propos encore plus durs à l’égard de l’électorat de son adversaire : « Pour généraliser, en gros, vous pouvez placer la moitié des partisans de Trump dans ce que j'appelle le panier des déplorables », avait-elle lancé.

Un premier panier composé de « racistes, sexistes, homophobes, xénophobes, islamophobes » auquel il fallait ajouter un autre panier « rempli de personnes qui ont l'impression que le gouvernement les a laissées tomber, que l'économie les a laissées tomber, que personne ne s'intéresse à eux », déclarait-elle.

Les considérations pleines de mépris d’Hillary Clinton sur l’électorat populaire de Trump en disaient, en réalité, bien plus sur l’évolution du Parti démocrate que sur le Parti républicain. Et sans doute faut-il repartir de là pour comprendre la situation actuelle. À l’époque, les stratèges démocrates s’étaient persuadés que la victoire leur tendait les bras car une nouvelle Amérique avait accouché d’une nouvelle majorité composée de minorités de moins en moins minoritaires, des jeunes, des femmes et des électeurs blancs progressistes.

La démographie étant le destin, on pouvait abandonner le « panier des déplorables », l’Amérique populaire blanche condamnée à disparaître, et miser sur les forces émergentes qui allaient la supplanter. La victoire de Donald Trump en 2016 a déjoué ces pronostics.

Une nouvelle majorité populiste ?

Au début des années 2000, deux analystes politiques, John Judis et Ruy Teixeira, dans leur ouvrage The Emerging Democratic Majority, avaient annoncé l’avènement d’un nouveau bloc d’électeurs en faveur du Parti démocrate mais, pour que cette nouvelle majorité accède au pouvoir, il fallait, selon eux, conserver une part significative des classes populaires blanches.

Or, à ce moment-là, sur les décombres de la mondialisation heureuse, s’accéléraient des transferts d’électorats entre les deux partis qui allaient aboutir, en 2016, à la victoire de Trump. L’histoire de ces dernières décennies est, en effet, celle d’un passage progressif de l’Amérique périphérique des déclassés dans le camp républicain et, en sens inverse, du passage des élites blanches, urbaines et diplômées, du côté démocrate.

C’est le premier réalignement dont Trump s’est fait le catalyseur en imposant au Parti républicain son populisme qui à la fois défend le retour de l’emploi aux États-Unis, lutte contre une immigration incontrôlée et soutient, en politique étrangère, une approche « America First » non idéologique et transactionnelle.

Mais c’est aussi la conséquence d’une radicalisation du Parti démocrate qui fait fuir les cols bleus. À mesure qu’a décliné en son sein le mouvement ouvrier, le parti est en effet passé sous la coupe de ce que Judis et Teixeira ont appelé dans un nouveau livre (Where Have All the Democrats Gone?) le « parti de l’ombre », constitué notamment de riches donateurs de la Silicon Valley, de think tanks progressistes, de fondations comme l’Open Society de Soros, de groupes militants comme Black Lives Matter, de médias ou encore des blogueurs influents sur les réseaux sociaux.

L’avant-garde des élites éveillées qui, sur la race, le genre, la criminalité ou l’immigration, défend les positions les plus radicales. Or, après avoir fait fuir la classe ouvrière blanche, cette gauche dogmatique, à l’inverse de ce qu’elle imaginait, a provoqué le départ d’électeurs de couleur souvent bien plus modérés (voire conservateurs dans certains domaines) que les Blancs diplômés du Parti démocrate. Les préoccupations économiques associées aux inquiétudes liées à l’immigration, à la criminalité ainsi qu’au radicalisme woke, semblent ainsi devenir le cocktail perdant des démocrates.

C’est le deuxième réalignement, amorcé en 2020, qui, contre toute attente, révèle aujourd’hui l’émergence d’une majorité populiste conservatrice multiraciale qui fait paniquer les progressistes. Bien entendu, ce n’est pas ce dont nous entendrons parler dans les mois à venir. Il sera surtout question des procès de Trump et de l’apocalypse que provoquerait sa réélection. Les électeurs américains seront-ils dupes ? Pas sûr. En 2024, Trump pourrait être alors, une nouvelle fois, la surprise politique de l’année.

Frédéric Martin-Lassez

Source : http://bvoltaire.fr

Voir les commentaires

Buvez du vin !

24 Décembre 2023, 18:28pm

Publié par Thomas Joly

Buvez du vin !

La baisse notable de consommation de vin des Français dans un pays renommé pour sa culture viticole ancestrale soulève des interrogations sur les causes profondes qui ont contribué à cette transformation.

Depuis sa création en 1991, la honteuse loi Évin a été instaurée dans le but de réduire l'alcoolisme en limitant la promotion des boissons alcoolisées telles que le vin. Tournant majeur pour nos vignerons, puisque la consommation des Français a drastiquement baissé passant de 130 litres par personne en 1960 à 40 litres depuis ces trois dernières années.

La soi-disant excuse de lutter contre l’alcoolisme en appliquant une telle répression sur la filière viticole n’en n’est rien, puisque les propriétés du vin sur la santé ont été démontrées depuis la découverte de sa fermentation par Louis Pasteur, qui disait déjà à son époque que le vin était « la plus saine et la plus hygiénique des boissons ». Certains composés du vin, en particulier le Resvératrol, connu pour ses propriétés antioxydantes, ont des effets bénéfiques démontrés sur la santé. L'industrie cosmétique a d'ailleurs bien compris cela en utilisant le moût de raisin dans la fabrication de ses produits.

Le cas du « French Paradox » (controversé par certains détracteurs) illustre cette réalité, il se réfère à l'apparente incohérence entre la consommation élevée de matières grasses et de vin rouge dans la cuisine Française, ainsi qu’à la bonne santé cardiovasculaire des Français.

Autrefois encensé et aujourd’hui soumis à la critique, le vin fait partie de la liste des produits et joyaux de la France à supprimer. La consommation d’un verre de vin par jour permet de lutter contre cette répression tout en prenant soin de soi, alors santé !

Tanguy Vuarnet - Membre du Bureau politique du Parti de la France

Voir les commentaires