Ce jeudi 29 septembre, la France subit une nouvelle grève aux revendications floues, sorte de rituel plus ou moins fréquent dans notre société marxisée.
Outre le fait que cela donne une image déplorable de notre pays désormais célèbre dans le monde entier pour ses paralysies sociales à répétition, l'ensemble des syndicats et partis politiques à l'origine de cette « journée d'action » (lol !) ont tous appelé le 24 avril dernier à voter pour celui contre lequel ils manifestent aujourd'hui.
Il y en a assez que la France et les Français soient régulièrement pris en otages par un ramassis de communistes schizophrènes qui ne représentent bien souvent qu'eux-mêmes.
Le Parti de la France est favorable à un encadrement beaucoup plus strict du droit de grève, en particulier dans le service public.
Dans le Forum du PdF du jeudi 29 septembre, Alexandre Hinger reçoit Roland Hélie (Directeur de Synthèse nationale) et Ludovic Lefebvre (Délégué du Parti de la France pour Paris).
L'émission sera consacrée au wokisme et à l'actualité politique.
Sujets abordés : retour de vacances à la Trinité, victoire du « post-fascisme » en Italie, Giorgia Meloni va-t-elle réussir ?, les déserteurs russes, le référendum rattachant des territoires à la Russie, le rôle de l'hiver sur le conflit en Ukraine, l'Arménie agressée dans l'indifférence générale, la fête de Synthèse nationale le 16 octobre, le fléau woke.
Nord Stream tombe en panne, le prix du gaz européen s’envole, les services publics du Vieux Continent s’effondrent entraînant les bourses, l’incertitude augmente et en pleine « guerre » énergétique économique, psychologique et diplomatique entre la Russie et l’Occident, la querelle politique redémarre.
L’affaire Nord Stream s’est ouverte lundi soir lorsque les autorités danoises ont évoqué une fuite de gaz « dangereuse » en imposant un blocage du trafic aérien et maritime autour de l’île de Bornholm, au nord-est et au sud-est de laquelle elles ont détecté les fuites. « La perte est dangereuse », lit-on dans un avertissement émis par les marins de l’Autorité maritime danoise le même jour. Selon le journal allemand Tagespiegel, la perte de charge se produirait dans trois des quatre conduites qui composent les deux gazoducs et qui sont à 60-70 mètres de profondeur, à un niveau sous la surface donc facilement accessible pour une opération de ce type. Les fuites de gaz, photographiées le 27 septembre par un chasseur F-16 de Copenhague, sont clairement visibles sous la forme d’une grande tache blanche qui atteint la surface de la mer. « Il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’explosions », a déclaré le directeur du SNNS, Bjorn Lund , à la chaîne de télévision suédoise Svt.
La Russie n’exclut pas un sabotage : « Il y a une sorte de destruction de la ligne, et avant qu’il y ait les résultats des contrôles, on ne peut en aucun cas écarter une quelconque cause », a souligné le Kremlin par la bouche de Dmitri Peskov, porte-parole pour le Kremlin.
Mais l’Europe commence aussi à admettre cette possibilité comme possible et, par la bouche du Premier ministre polonais, elle blâme Moscou. Pour Mateusz Morawiecki, il n’y a aucun doute, les fuites de gaz enregistrées le long des canalisations Nord Stream 1 et Nord Stream 2 sont le fruit d’une action volontaire : « Aujourd’hui, nous ne connaissons pas tous les détails de ce qui s’est passé, mais nous voyons clairement qu’il y en a était un acte de sabotage », a déclaré le Premier ministre du parti Droit et Justice à Goleniów, près de Szczecin, lors de la cérémonie d’inauguration du nouveau gazoduc Baltic Pipe. « L’acte de sabotage est probablement le nouveau niveau d’escalade auquel nous sommes confrontés avec la crise ukrainienne », a-t-il ajouté. Ces mots sonnaient comme une musique aux oreilles de l’Ukraine envahie, qui utilisait des tonalités similaires : les fuites des gazoducs Nord Stream en mer Baltique sont le résultat d’« un attentat terroriste planifié » par Moscou « contre l’Union européenne » a déclaré sur Twitter Mykhailo Podoliak, un conseiller du président Zelensky.
La position de l’Union européenne, en revanche, est plus tiède, la Commission européenne déclarant qu’il est « prématuré de spéculer sur les causes ».
Mais s’il s’agit d’un sabotage : qui ?
La main est pour l’instant inconnue.
Cependant, faut-il rappeler que le projet de Nord Stream 2 a toujours déplu tant aux Etats-Unis qu’à la Pologne et au pays de l’Est, (ceux-ci craignant d’une part le contournement russe et d’autre part le fait que Moscou et Berlin soient connectés de manière toujours plus solide, la crainte d’une alliance entre la Russie et l’Allemagne et d’une éventuelle invasion russe continue de planer comme un spectre sur toutes les républiques baltes et au-delà) ?
Si Nord Stream a toujours représenté le symbole des exportations de gaz russe, son doublement a été perçu avec une extrême méfiance par tous ceux qui veulent séparer Moscou des destinées énergétiques européennes. « Le gazoduc Nord Stream a longtemps été au centre de l’affrontement entre l’Occident et la Russie, l’Allemagne s’étant transformée au fil des années en un véritable hub énergétique gazier russe en Europe. Et si Nord Stream est déjà une réalité qui implique l’arrivée en Europe, via la Baltique, de 55 milliards de mètres cubes de gaz par an, son doublement, Nord Stream 2, alarme notamment les Etats-Unis. Avec l’objectif tacite de défier la Russie sur le marché européen du gaz, le projet de doubler cette infrastructure signifierait un immense flux de gaz de Moscou vers l’Allemagne. Renforçant ainsi le rôle du Kremlin en Europe » pouvait-on lire en 2018 sur le blog d’analyses géo-politiques italien Inside Over.
Faut-il rappeler que le 7 février 2022, soit quelques jours avant le déclenchement de « l’Opération militaire spéciale » russe en Ukraine, en présence du chancelier fédéral Olaf Scholz, Joe Biden a déclaré que Nordstream2 serait résilié. Un journaliste a demandé comment Biden prévoyait de faire cela. Sa réponse : « Je vous promets, nous y arriverons. »
C'est une nouvelle qui va, à n'en pas douter, faire grand bruit. Le bruit mat d'un solide coup de pied dans une porte grande ouverte. Figurez-vous que le ministère de l'Intérieur a mobilisé ses équipes, comme on dit, pour exploiter les statistiques de la délinquance.
Eh bien, accrochez-vous : il paraît que les profils qui ont un lien avec la drogue seraient plus susceptibles de commettre d'autres délits... Ce n'est pas pour rien que Le Figaro, dans un titre qui n'est pas sans évoquer Ici Paris, nous annonce « une étude choc ». Un lien entre drogue et criminalité : mais quelle SURPRISE ! On se pince pour y croire. Plus de 10 % des consommateurs et presque 20 % des trafiquants ont déjà commis d'autres actes délictueux ou criminels. Je vois bien que cette étude choc a de quoi surprendre. Mais ce n'est pas tout...
Vous êtes bien assis, je l'espère. D'après cette étude choc qui, décidément, n'a pas peur des révélations fracassantes, il y aurait (mais je n'ose pas vraiment y croire) une surreprésentation des étrangers dans certains délits. Dont le trafic de drogue, par exemple. Ça aussi, quel scoop ! Alors, comme ça, quand on est drogué ou dealer, on a plus tendance que les autres à commettre des crimes ? Et on est plus généralement étranger que français ? Les bras m'en tombent.
Il faudrait remonter le cours du temps, car je ne suis pas sûr de mon fait, mais Éric Zemmour n'a-t-il pas, dans le passé, été condamné pour avoir prononcé le même genre de jugements à l'encontre de nos jeunes issus de la diversité ? A-t-il eu raison trop tôt, ce qui est le propre des complotistes ? Ce serait un comble, non ?
En attendant, un immense bravo au ministère de l'Intérieur qui peut désormais se présenter sans hésiter au concours Lépine. Cette étude choc, qui ne fait que mettre des chiffres sur un léger sentiment d'insécurité et une relative intuition de l'enrichissement culturel, est vraiment utile, nécessaire même. Darmanin et son orchestre viennent d'inventer la machine à courber les bananes.
Le ministère de l’Économie et des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, par un rapport émanant de la direction générale du Trésor, propose de légiférer sur l’indemnisation des victimes des rançongiciels. Ces cyberattaques menacent ou forcent à couper les systèmes d’information, paralysant ainsi des actes de gestion et commerciaux. Ce projet de loi d’orientation permettrait, à la suite d’un dépôt de plainte, d’obtenir une indemnisation actant le principe que les assureurs couvrent l’impact financier de tels événements.
Si, à court terme, le problème est résolu ou amoindri, à moyen terme et éthiquement, le fait de payer les rançons confortera et musclera, logiquement, les attaquants qui deviennent ainsi plus puissants et agissants, y compris sur nos PME...
Mais comment ne pas payer de rançon, car même une indemnité ne saurait reconstituer les pertes de données et de paramétrage logiciel ? C’est le sens de l’intervention du directeur de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) qui n’incite pas les assureurs à soutenir la voie de la négociation mais à promouvoir une démarche vertueuse de prévention, de résilience des sociétés dans la sauvegarde de leur système d’information pour réinstallation rapide, sans pertes, afin de mettre en échec dans l'œuf les cybercriminels. Cette tâche est, néanmoins, ardue et coûteuse pour l’ensemble des acteurs.
Le rapport précise aussi, ou rappelle, que l’exécutif souhaite une « inassurabilité » des sanctions et amendes liées au défaut du respect du RGPD (Règlement général de la protection des données de l’Union européenne, actif depuis 2018).
Aujourd’hui souvent désarmés devant des montants faramineux, les grandes sociétés ou administrations, vis-à-vis de ces rançons, les traitent souvent par des spécialistes des tractations avec le grand banditisme et à coups de bluff. Les sociétés de petite taille se trouvent peu accompagnées et seules à arbitrer la réaction à adopter vis-à-vis de ces attaques paralysantes. Les victimes, pour raison de notoriété, sont tentées de maintenir le secret sur ces actes malveillants, sauf si le vol de données est avéré, ce qui force à une déclaration au sens du RGPD ou que l’offre de service public est rompue avec des clients ou des patients comme le récent cas de l’hôpital de Corbeil-Essonnes.
Rappelons aussi que payer la rançon n’est pas une garantie pour se libérer de l’attaque ou de l’escalade des exigences criminelles…
En automatisant le traitement de ces attaques, on peut se demander à qui profite le crime ? Aux attaquants, certainement, qui toucheront dans ce cas une rançon, et aux assureurs proposant un nouveau poste de charges plus onéreux aux organisations clientes. Ces polices d’assurance contiendront même des obligations de protection logicielle comme nos contrats privés nous obligent, particuliers, à avoir des serrures trois points, ou autres protections, sur nos portes de domicile.
Comme la majeure partie des logiciels sont américains, ainsi que les infrastructures d’hébergement, c’est donc, encore une fois, créer une nouvelle source de revenus pour des sociétés transatlantiques, puisque nous n’avons toujours pas de géants du Web purement européens ou, mieux, français. Nos sociétés françaises sont donc globalement perdantes, par défaut, avec ces nouveaux services d’assurance et de protections logicielles créant des vaches à lait pour les offreurs de services étrangers.
Quelle aubaine pour développer un marché qui échappe souvent à nos assureurs et éditeurs de logiciels français !
À l'heure où nous mettons sous presse (à 23 h 15 ce 25 septembre), la coalition de droite menée par Giorgia Meloni l'emporterait avec 41 % à 45 % des voix aux élections législatives italiennes, selon les sondages sortie des urnes. Le parti de Meloni Fratelli d'Italia arriverait en tête du scrutin. L’Italie franchit aujourd’hui un cap décisif. Pour la première fois, une femme pourrait accéder au pouvoir exécutif. Elle montrerait aux Italiens et à l’Europe entière que le centrisme mondialiste et européen peut être battu.
Un par un, les peuples d’Europe secouent le joug du mondialisme. Il faut tenter de tirer les cinq leçons de ce séisme.
1 – L’immigration est devenue insupportable aux peuples d'Europe
Les Italiens ont longtemps suivi les sirènes de l’Europe mondialiste et de ses serviteurs. Les faits l’ont emporté. Comme en France, l’explosion des crimes et délits, les menaces culturelles, le coût délirant de l’immigration, ses effets délétères sur la culture et le mode de vie du pays ont retourné l’opinion. Un peuple peut donc se dresser et refuser le destin que d’autres ont écrit pour lui, même après des années d’immigration intensive.
2 – La mainmise sur les médias de masse ne suffit plus
La droite italienne l’emporte contre un système médiatique verrouillé depuis des décennies, notamment par les médias publics. Inlassablement décrite comme une fasciste mussolinienne incontrôlable et dangereuse, Giorgia Meloni a rendu coup pour coup et renvoyé les assaillants à leurs études. La propagande européenne, généreusement financée par les peuples, est impuissante face à la délinquance migratoire et aux échecs des gouvernements du système sur le plan sécuritaire. Le discours médiatique univoque en faveur du melting-pot a vécu, balayé et dénoncé par les réseaux sociaux et par quelques médias de droite qui ont réussi à émerger. Les temps s’annoncent difficiles pour les maîtres à penser du politiquement correct en Europe.
3 – Le mondialisme et l’Europe fédérale ne sont pas des fatalités
C’était, pour les bergers européo-mondialistes et leurs moutons, le sens de l’Histoire. Les nations appartenaient au passé, au temps où les Européens se faisaient la guerre, basculaient dans le racisme et fermaient leurs frontières. Avec la subtilité qu’on leur connaît, nos grands donneurs de leçons ont expliqué dans tous les pays que le passé, c’était le mal, quand l’avenir qu’ils dessinaient représentait le bien. Les peuples se débarrassent les uns après les autres de ce chloroforme idéologique.
Aujourd’hui, l’Italie reprend en main les rênes de son destin. Hier, le Royaume-Uni boutait l’Europe supranationale hors de ses frontières. Quoi qu’ait pu dire et prédire notre presse bien-pensante, nos voisins anglais n’ont pas vu venir les effrayants cataclysmes qu’on leur annonçait. Et même le Parti travailliste n'envisage plus le retour en Europe.
4 – Le lobby mondialiste et européen est plus faible que jamais
La vague qui déferle sur l’Italie n’est qu’une énième réplique du tsunami de retour des nations qui touche l’Europe et au-delà.
L’Italie suit en effet l’exemple de la Hongrie. Persécuté par l’Europe de Bruxelles, Viktor Orbán y occupe le pouvoir depuis 2010 sans discontinuer. Et il n’est pas près d’en partir puisque son parti, le Fidesz, a emporté 59 % des sièges au Parlement lors des législatives d’avril 2022. En Pologne, le parti conservateur Droit et Justice (PiS) est au pouvoir depuis 2015. En 2019, il a à nouveau raflé 51 % des sièges du Parlement polonais, la Diète. En Suède, la droite nationale des Démocrates de Suède vient de l’emporter, mi-septembre, là aussi dans une coalition, sur un programme d’arrêt de l’immigration. Au Danemark, le parti anti-immigration est à 20 % des sièges. En Autriche, le FPÖ représente 17 % des députés. La droite patriote monte en France, où le RN représente désormais 15 % des sièges de députés à l’Assemblée nationale, au même niveau que le parti patriote espagnol Vox. Aux États-Unis, les conservateurs, à la suite de Trump, tiennent un discours de plus en plus ferme vis-à-vis de l’immigration incontrôlée. De quoi inquiéter nos progressistes dépassés par la vague qui monte.
5 – Vers un conflit dur entre mondialistes et patriotes
Le scrutin italien va jeter la panique dans les couloirs de l’Europe supranationale. Pour les mondialistes européens (Emmanuel Macron en tête), les résultats italiens s’apparentent à une menace systémique. La peur va braquer les positions. Mais les sanctions jadis brandies contre le Royaume-Uni, aujourd’hui déployées contre la Hongrie de Orbán et la Pologne de Kaczyński, ont des limites. Impossible de sanctionner la moitié des pays européens. Le retour des vieilles nations met l’Europe bureaucratique et antidémocratique au pied du mur. Le vote italien restera dans l’Histoire comme une étape marquante dans la lutte des peuples contre l’idéologie mondialiste qui leur a fait tant de mal.
Quand Christophe Devillers, Délégué régional du Parti de la France pour la Franche-Comté, emploie les mots du peuple pour exprimer son ras-le-bol de la violence immigrée, les juges rouges lui collent une amende.
Le PdF lui adresse tout son soutien et le félicite d'avoir tenu tête au tribunal politique de Vesoul.
Le conflit sanglant opposant la Russie à l'Ukraine n'est pas notre guerre. Les gesticulations d'Emmanuel Macron à l'ONU, tel un roquet arrogant, sont irresponsables.
Quand on est à la tête d'un pays qui se tiers-mondise à vue d’œil, dans lequel la sécurité des citoyens n'est plus assurée, où des coupures d'électricité et/ou de gaz se profilent pour l'hiver, dont l'armée n'est plus que l'ombre d'elle-même faute de moyens, on fait profil bas et on ferme sa gueule sur la scène internationale.
En se faisant le larbin zélé de l'OTAN et des Américains, Emmanuel Macron expose la France et le peuple français aux pires représailles. Encore merci aux 18.768.639 abrutis qui ont voté pour cet énergumène le 24 avril dernier.
À chaque jour suffit sa peine. L'autre jour, on apprenait qu’Élisabeth Borne lançait un grand plan vélo (250 millions d’euros sur la table pour faciliter ce mode de transport qui a sans doute vocation à remplacer la voiture pour les millions de Français qui habitent dans la cambrousse). Aujourd’hui, on nous annonce un « chèque transport ». C’est Le Parisien qui révèle cette dernière trouvaille : le gouvernement envisagerait, dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) 2023, d’accorder une aide de 50 euros aux personnes les plus modestes qui utilisent quotidiennement les transports en commun, et ce, dans un contexte d’inflation durable. En effet, le prix du billet SNCF va augmenter en 2023, notamment à cause de l’augmentation du prix de l’électricité. La semaine dernière, le président de la SNCF, auditionné par le Sénat, a annoncé que le surcoût, en 2023, pour la SNCF serait de 1,6 et 1,7 milliard d’euros, dont la moitié pour les TER et Transiliens. Ce chèque transport concernerait donc les TER, pas les TGV : « Dans les TGV, il y a surtout des touristes et des voyageurs business », explique une source au Parisien.
Et baisser la TVA, comme le propose Marine Le Pen pour le carburant ? Une Marine Le Pen qui réagit à cette annonce en ironisant : « Emmanuel Macron envisage désormais un "chèque transport". On nous avait vendu un Mozart de la finance, on se retrouve avec un Président qui est incapable de mener des réformes structurelles pour améliorer le quotidien des Français. »
Pas question, car ce serait trop de pertes pour les finances publiques. Alors, on continue la politique du « Je ramasse un maximum d’une main et de l’autre je redistribue des miettes » en bricolant à la marge et en poussant toujours un peu plus une frange importante de la population dans l’assistanat. Hier, le chèque énergie, demain, peut-être, le chèque transport. Et après-demain, le chèque alimentation ? On peut même pousser plus loin la réflexion. Il y a le chèque qu’on distribue en fonction des revenus mais, en creux, on peut imaginer les remboursements de dépenses de santé que l’on modulerait aussi en fonction des revenus. La France en marche pour devenir un vaste guichet social ?
Cela dit, pendant que nous y sommes, d'autant que nous y sommes quasiment (en guerre), maintenant que le gouvernement semble avoir acquis une certaine expérience dans la distribution des chèques ceci et des chèques cela, on imagine qu'il sera particulièrement véloce lorsqu'il s'agira de distribuer des tickets de rationnement. Dématérialisés, cela va sans dire.
Mais on s'égare. Revenons à notre chèque transport. Bien entendu va se poser la question des seuils pour en bénéficier. « Tout dépendra si on s’arrête à la classe moyenne inférieure ou supérieure, tous les arbitrages ne sont pas encore complètement rendus », rapporte Le Parisien. C’est-à-dire que tout dépendra combien de millions d’euros seront mis sur la table, chose que l’on ignore à cette heure. On image que les ordinateurs de Bercy ont dû mouliner à fond et que Bruno Le Maire doit phosphorer dur, d’autant que le projet de loi de finances 2023 sera présenté au Conseil des ministres, le lundi 26 septembre. Week-end studieux en perspective pour le ministre de l’Économie ? Ce jeudi soir, le JT de TF1 annonçait que l'idée aurait été abandonnée. Gouvernement à la godille ?
Le 14 février 2003, Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères de Jacques Chirac, prononçait un discours demeuré fameux dans l’enceinte de l’ONU. À l’époque, le flamboyant ministre tente désespérément d’éviter l’équipée militaire américaine en Irak, fondée sur des mensonges d’État tels que la participation du président Saddam Hussein aux menées terroristes d’Al-Qaïda et ces « armes de destruction massive » qu’il aurait stockées.
D’où ces mots depuis entrés dans l’Histoire : « Dans ce temple des Nations unies, nous sommes les gardiens d’un idéal, nous sommes les gardiens d’une conscience. La lourde responsabilité et l’immense honneur qui sont les nôtres doivent nous conduire à donner la priorité au désarmement dans la paix. Et c’est un vieux pays, la France, d’un Vieux Continent comme le mien, l’Europe, qui vous le dit aujourd’hui, qui a connu les guerres, l’occupation, la barbarie. […] Fidèle à ses valeurs, il veut agir résolument avec tous les membres de la communauté internationale. Il croit en notre capacité à construire ensemble un monde meilleur. »
Une fois n’est pas coutume, Dominique de Villepin fut longuement applaudi par une grande partie des délégués présents ; à l’exception notoire et prévisible de celui des USA.
Aujourd’hui, avec le discours d’Emmanuel Macron, principalement consacré à la guerre russo-ukrainienne, ce mardi 20 septembre, on voit que si les temps changent, les hommes aussi. Car il ne s’agit plus de faire entendre la voix singulière de la France mais seulement celle de l’Occident ; ou de la Maison-Blanche, pour faire court. Extraits :
« La Russie a délibérément violé la charte des Nations unies et le principe d’égalité des États. […] Elle a décidé, ce faisant, d’ouvrir la voie à d’autres guerres d’annexion, en Asie, en Europe, et peut-être demain en Afrique et en Amérique latine. » Là, on se pince. Car au-delà du procès d’intention, on voit mal le Kremlin déclarer la guerre à autant de pays sur autant de continents. Au contraire des USA et de l’OTAN, son bras armé qui, eux, ont occupé ou frappé militairement des nations telles que l’Afghanistan, l’Irak, la Serbie tout en menaçant, lors du mandat de Donald Trump, d’envahir le Venezuela. Mais il est vrai que depuis sa fondation, en 1776, ce pays n’a jamais cessé d’être en guerre.
« L’universalité de notre organisation n’est au service d’aucune hégémonie. » Ce « notre » est assez révélateur, l’ONU n’étant pas le « machin », ni de la France, ni de l’Amérique du Nord ; mais seulement une instance censée représenter tous les pays de la planète.
Le 14 septembre, Ursula von der Leyen, patronne de la Commission européenne, à l’occasion de sa causerie sur « l’état de l’Union » - autre emprunt sémantico-politique aux Américains -, avait déjà tracé le chemin, faisant siennes les inquiétudes de Washington vis-à-vis de la montée en puissance de Pékin. Comme si l’agenda européen était devenu américain… Très logiquement, Emmanuel Macron était donc là pour parfaire une feuille de route n’ayant d’européen que le nom, tançant ces États dont le seul crime consiste à manifester une certaine tiédeur à soutenir cette guerre menée par les USA contre la Russie, par Ukrainiens interposés.
Ainsi affirme-t-il : « Qui voudrait mimer le combat des non-alignés se trompe et prend une responsabilité historique [...] Ceux qui se taisent aujourd’hui servent malgré eux, ou secrètement avec une certaine complicité, la cause du nouvel impérialisme, d’un cynisme contemporain qui désagrège notre ordre international sans lequel la paix n’est pas possible. » En ligne de mire ? L’Afrique subsaharienne, le monde musulman, arabe ou non, l’Inde, l’Indonésie, la Chine, la Malaisie, et encore, on en oublie ; même s’il s’agit là de la moitié de la communauté internationale.
Interrogé parEurope 1, ce 19 septembre, Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères de Jacques Chirac, remarquait en substance que le rôle de notre diplomatie consistait à tenter de résoudre les conflits et non point à les attiser, et qu’il fallait bien admettre que l’Occident n’était plus maître du monde et qu’on ne pouvait continuer à traiter les anciens pays colonisés comme s’ils étaient toujours des colonies. Soit un constat sage et lucide. Mais ces deux épithètes peuvent-elles encore être attribuées à Emmanuel Macron ? Il est à croire que non, puisque se comportant à l’ONU tel un vulgaire petit télégraphiste de la Maison-Blanche. Plus que jamais, ce qui nous sert de roi est nu.
Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà. Le hijab est, sous nos latitudes, un tissu inoffensif, une parure dans les cheveux comme une autre, équivalente au serre-tête des catholiques, à la mantille dominicale de nos grands-mères et au voile de nos mariées.
En Iran - cherchez l’erreur -, des femmes risquent leur vie pour se débarrasser de ce « tissu inoffensif ». Dans l’indifférence générale de nos féministes occidentales qui continuent, elles, de se voiler la face : ce que ces Iraniennes dénoncent là-bas, elles le promeuvent ici. Et se moquent comme d’une guigne des dangers que ce « tissu inoffensif » fait déjà peser : pas plus tard que vendredi, à Paris, un homme a menacé une enseignante qui avait demandé à sa sœur de retirer son voile durant une sortie scolaire.
Rappelons qu’en mai dernier, parmi les 113 personnalités qui disaient oui au burkini, dans une tribune intitulée « En mai, mets ce qu’il te plait », figuraient Caroline De Haas et Alice Coffin. Où sont donc passées les féministes de jadis, Benoîte Groult en tête, à laquelle Caroline De Haas, lors de sa disparition en 2016, avait rendu hommage dans les colonnes du Point avec une tribune intitulée « Pourquoi Benoîte Groult a compté pour moi ? » Sans doute Caroline De Haas ignore-t-elle qu’en 1975, dans son célèbre livre « Ainsi soit-elle », Benoîte Groult avait repris à son compte, pour dénoncer la condition de la femme en pays musulman, la citation violente d’Ernest Renan : « L’islam est la chaîne la plus lourde que l’humanité ait jamais portée. »
On ne peut pas tout faire, n’est-ce pas ? Le grand chantier féministe de ces dernières années a été l’écriture inclusive. Une réussite, puisqu’elle s’est imposée dans les grandes écoles, les universités, les grandes entreprises et les administrations. Et toutes les officines de gauche, bien sûr. C’est même en écriture inclusive qu’Adrien Quattenens a reconnu avoir giflé son épouse. Comme un éclatant symbole de la bérézina féministe.