La coupure nocturne de l'éclairage public dans la plupart des villes de France va inéluctablement entraîner une augmentation exponentielle de l'insécurité et des accidents de voiture. Toutefois, comme pour les dommages collatéraux du vaccin contre le Covid, on peut faire confiance à la caste politico-médiatique pour le nier et traiter de complotistes ceux qui en subissent les conséquences.
C’est un Nobel consolateur pour nos intellectuels français de gauche. Un Nobel câlin, bienvenu dans le concert de claques qui s’abat sur le mélenchonisme depuis son entrée au Parlement. Non, la gauche des années 70 n’est pas tout à fait bottée hors de l’Histoire ! La preuve ? Annie Ernaux vient de décrocher le Nobel de littérature. L’écrivain, soutien passionné de Mélenchon durant la dernière présidentielle, reçoit donc, à 82 ans, la récompense suprême, saluée avec émotion par son maître.
Annie Ernaux, Nobel de littérature. On en pleure de bonheur. Les lettres francophones parlent au monde une langue délicate qui n'est pas celle de l'argent.
Annie Ernaux double au portillon… l'écrivain Michel Houellebecq, pressenti depuis des mois pour cette distinction. Et pourtant... Houellebecq a saisi comme personne le désespoir de nos contemporains. Des hommes ou des femmes que le « progrès » tant espéré par Annie Ernaux et ses amis ont plongés dans le désespoir. Le héros de Houellebecq vit sous le ciel bouché par l’école de réalisme plat du Nouveau Roman. Il respire dans les ruines accumulées par cette incroyable démolition civilisationnelle poursuivie des décennies durant. Il incarne l’errance et le malheur des enfants littéraires d’Annie Ernaux. À elle, la gloire du Nobel. À lui, l’invention et la lucidité que le temps reconnaîtra.
Mais tout travail de destruction mérite salaire et il faut reconnaître qu’Annie Ernaux s’est donné du mal. Elle doit beaucoup à la gauche et à… l’école.
Reconnaissante, elle a tenu à leur rendre les bienfaits dont ils l’ont comblée. « Je m’engage car j’ai honte de voir le néolibéralisme détruire les individus et leur environnement, d’entendre des messages de haine contre une partie de la population, et honte de ne rien dire, de ne rien faire », expliquait-elle en rejoignant le Parlement de l'Union populaire et en affichant son soutien au programme L'avenir en commun de Mélenchon, en 2021. À la revue Politis, elle confie : « Être de gauche, c’est un regard sur soi et sur le monde, sur soi dans le monde : voir l’Autre, qu’il soit malien ou chinois, hétéro ou homo, catholique, juif ou musulman, gitan, SDF, voire criminel, pédophile, comme d’abord semblable à soi et non pas d’abord différent, d’abord étranger. » Original. Jamais vu, même ! Du grand Annie Ernaux.
Pour être adulée des cerveaux politiquement corrects, Annie Ernaux a tout fait bien comme il faut, soulignant les titres en rouge, en première de la classe appliquée. Elle s’est racontée jusqu’à plus soif, au fil de ses livres. « Récapitulons, écrivait Frédéric Beigbeder dans Le Figaro. En un demi-siècle, Annie Ernaux a successivement écrit sur son père, sa mère, son amant, son avortement, la maladie de sa mère, son deuil, son hypermarché. » L’excellent Beigbeder a oublié le récit de ses origines modestes, sa première expérience sexuelle ou sa lutte contre le pouvoir des hommes. Le tout sans distance, sans ironie, sans élévation, sans souffle, sans drôlerie. Scolaire. Bien sage, bien lisse, bien comme il faut.
Banco ! Elle est devenue l’idole des rectorats de province. Lue en classe, donnée au bac de français à une cadence jamais vue, présentée comme un immense auteur par tous les professeurs de lettre gauchistes, Annie Ernaux a vendu moins de livres que Houellebecq mais elle a fait un carton chez les élèves de terminale. Bien obligés d'acheter ses œuvres… Frédéric Beigbeder (encore lui), visionnaire, s’en régala dans Le Figaro, en 2016 : « Il semble que la célébration de Mme Ernaux soit devenue obligatoire en France. Son dernier livre, Mémoire de fille, est unanimement salué par une critique béate. Le public suit. Les éditions Gallimard ont rassemblé son œuvre en un gros volume sous le titre Écrire la vie. La Pléiade est pour bientôt, le Nobel imminent, l'Académie s'impatiente et ma fille l'étudie au lycée. Une suggestion à François Hollande : ouvrir le Panthéon aux vivants, spécialement pour Mme Ernaux. Seul Maxime Gorki a connu une gloire comparable, dans l'URSS des années 30. Il est permis de se méfier d'une telle sanctification collective. »
Ce parcours de bonne élève s’est appuyé sur l'accélérateur de carrière des écrivain de gauche : la pétition. Lors du scandale né de la parution du texte sur le terroriste suédois Breivik, elle n’écouta que son courage et lança une pétition dans Le Monde expliquant pourquoi « le pamphlet fasciste de Richard Millet déshonore la littérature ». Elle fut aussitôt soutenue par la quasi-totalité de ce que la France compte de Trissotins des lettres. Ce qui fit le régal de Patrick Besson dans Le Point.
Restait à Annie Ernaux à soutenir les gilets jaunes ou à pétitionner en faveur de la militante indigéniste Houria Bouteldja. À cette copie parfaite, il ne manque que le courage, la lucidité et le génie. C'est à dire rien, apparemment, pour le jury du Nobel.
Sujets abordés : l'installation de migrants à Callac pour remplacer les Français, la résistance populaire face à l'invasion et au Grand Remplacement, la création du Front National le 5 octobre 1972, la journée de Synthèse nationale à Rungis le 16 octobre.
Alors que, suite à des bénéfices colossaux, Total a accordé des primes à ses salariés et baissé significativement le prix de ses carburants, les communistes de la CGT ont décidé de bloquer les raffineries, réclamant toujours plus.
Dans un contexte de crise énergétique et de paupérisation fulgurante de la population, des syndicalistes privilégiés et ultra-minoritaires prennent, encore une fois, les Français en otages.
Un gouvernement digne de ce nom enverrait immédiatement les forces de l'ordre dégager manu-militari ces fauteurs de troubles qui bénéficient d'une stupéfiante impunité depuis des décennies. Quand il s'agit d'éborgner des Gilets jaunes, pas d'états d'âme, lorsqu'il faut s'en prendre à l'engeance marxiste syndicale, Macron et sa clique se déballonnent.
Les Brésiliens votaient, le 3 octobre, pour élire le président de la République, les députés, un tiers des 81 sénateurs et les gouverneurs de 27 États. Depuis des semaines, les sondages prédisaient une victoire écrasante à Luiz Inácio Lula da Silva : selon l’institut de sondage Datafolha cité par Le Figaro, Lula était donné vainqueur dès le premier tour par 50 % contre 35-36 % des voix à Jair Bolsonaro. Un autre sondage les donnait respectivement à 52 % et 34 %.
Hélas pour la gauche du monde entier, le duel entre Lula, figure de l’extrême gauche brésilienne, ancien président de la République de 2002 à 2010 et grand favori de cette élection, opposé à Jair Bolsonaro, l’ex-capitaine de l’armée brésilienne élu en 2018 avec 55 % des voix, ne s’est pas exactement déroulé comme prévu. Plutôt qu’un écart de 15 points, seuls 5 % des électeurs départagent les deux candidats : 57 millions de voix, soit 48,4 %, pour Luiz Inácio Lula da Silva, contre 43,20 % et 51 millions de voix (2 millions de plus qu’en 2018) pour Jair Bolsonaro. Le second tour, qui aura lieu le 30 octobre, sera donc serré.
Première réflexion, le bolsonarisme s’est ancré dans une partie de la population. Le cœur de son électorat - les classes urbaines désireuses de sécurité, les entrepreneurs dans le domaine agricole et les évangéliques - s’est mobilisé et le président sortant peut aujourd’hui revendiquer un certain nombre de députés, de sénateurs, de gouverneurs d’États. Ainsi Ricardo Calles, ministre de l’Environnement du gouvernement sortant est élu, de même que Claudio Castro, élu gouverneur dès le premier tour à Rio de Janeiro (France 24).
Il semble donc que l’élection du futur président se jouera grâce à l’apport décisif des petits partis, qui semblaient écrasés par le duel de titans, très polarisé, qui s’est déroulé dimanche dernier. Ainsi, explique à France 24 Bruna Santos, du Brazil Institute au Wilson Center de Washington, « c'est le bolsonarisme qui a gagné ce premier tour. […] Nous aurons un second tour dans un environnement extrêmement polarisé et les électeurs de Simone Tebet (centre droit, 4 % des voix) et Ciro Gomes (centre gauche, 3 %), près de 8 millions de personnes, vont décider qui sera le prochain président. »
Qu’a-t-il manqué à Lula pour l’emporter dès le premier tour, ce qui semblait possible ?
Sont-ce ses prises de position en faveur de la dépénalisation de l’avortement, dans un pays où il est fortement retreint et où les évangéliques sont en croissance exponentielle (près d’un tiers de la population dans le - pourtant – plus grand pays catholique du monde) ?
Est-ce son âge, 76 ans ? Sont-ce les soupçons de corruption qui restent attachés à son parti et à ses deux mandats et dont il a reconnu l’existence en août 2022, en déclarant à contrecœur : « On ne peut pas dire qu’il n’y a pas eu de corruption si les personnes [l’]ont reconnu [...] J'ai maintenant l'occasion pour la première fois de parler ouvertement avec le peuple, en direct [...], la corruption n'apparaît que quand vous permettez qu'on enquête dessus » (cité par Le Figaro) ?
Est-ce tout simplement son programme, notamment en matière de sécurité, qui est un élément fondamental du vote des Brésiliens ? Selon le média Globo, la prévention est le maître mot de la stratégie luliste et de son parti, le Parti des travailleurs (PT) : « Le protocole de sécurité publique devrait être guidé par la qualification de l’action policière et donner la priorité à "la prévention, l’enquête et le traitement des crimes et des violences contre les femmes, les jeunes noirs et la population LGBTQIA+". » Tandis que, sur le front de la lutte contre la drogue, véritable fléau au Brésil, le candidat du Parti des travailleurs propose d’élaborer une nouvelle politique contre les crimes organisés et les trafics de drogue, basée sur la prévention et sur le démantèlement des réseaux, en donnant davantage de moyens aux services de renseignement.
Est-ce sa vision très étatiste et très interventionniste de la politique économique, dans un pays où 9,9 millions d'habitants sont au chômage, où l’inflation atteint 12 % et où 33 millions de Brésiliens ne mangent pas à leur faim ? Pourtant, lui qui promet de la viande pour tout le monde aurait dû bénéficier des faveurs des classes défavorisées. Proposer, aujourd’hui, les recettes des années 2000 - on lui avait alors attribué un miracle économique dû en grande partie au boom économique de l’Amérique du Sud - convient-il encore en période de crise économique et sociale profonde ?
Est-ce, encore, l’anti-américanisme structurel de la gauche brésilienne et du PT, celui-là même qui a soutenu Jean-Luc Mélenchon aux dernières élections, et qui lui a fait aborder une attitude dissonante à l’égard du conflit russo-ukrainien ? Aujourd’hui et jusqu’au 30 octobre, les jeux sont ouverts. Chacun des deux camps peut espérer l’emporter. Mais le vainqueur affrontera un contexte social, économique et sécuritaire explosif.
Bien sûr, ils sont présumés innocents. C’est dit. Mais le parquet national financier ne va pas chercher par les oreilles l’homme de confiance et principal collaborateur du président de la République sans un minimum de biscuits. Le secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler est mis en examen, ce 3 octobre, pour prise illégale d’intérêts. Il est, en outre, « placé sous le statut de témoin assisté du chef de trafic d’influence ». Une victoire célébrée par l’association Anticor qui avait porté plainte.
Le n°1 de l'administration, un des hommes les + puissants de l'État est mis en examen pour une infraction grave à la probité. On ne peut pas demander aux citoyens d'avoir confiance en leurs représentants politiques dans ces conditions. #Demissionhttps://t.co/S5638GrNIV
Quelques heures auparavant, le garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti était renvoyé devant la Cour de justice de la République, lui aussi pour « prises illégales d’intérêt ». Le ministre de la Justice a droit à deux s, « prises illégales » : à tout seigneur, tout honneur !
Les deux affaires sont différentes. Alexis Kohler aurait pris position au nom de l’État au conseil d’administration de l’entreprise de croisières MSC dans laquelle il a travaillé et qui reste dirigée par des membres de sa famille. L’affaire qui rattrape Alexis Kohler, véritable tour de contrôle et homme de confiance d’Emmanuel Macron, ne fait que commencer. Si l’on en croit l’enquête du média en ligne Blast, elle pourrait éclabousser le président de la République, pourtant si généreux en leçons de morale, notamment durant son premier débat avec Marine Le Pen.
Dupond-Moretti est plus bêtement accusé d’avoir profité de sa fonction pour régler des comptes avec des magistrats auxquels il s’était opposé lorsqu’il était avocat. Une histoire de vengeance recuite et d’abus de pouvoir – présumés, cela va de soi ! En attendant, il innove. C'est la première fois qu'un ministre français en exercice est renvoyé devant la CJR, juridiction spécialement chargée de juger les ministres ou ex-ministres pour des crimes ou délits commis dans l'exercice de leurs fonctions. Il risque cinq ans de prison et 500.000 euros d'amende. Évidemment, le garde des Sceaux n'envisage pas de démissionner, conteste et se pourvoit en cassation.
Pour la Macronie, la température vient de descendre de plusieurs degrés et il ne suffira pas de sortir le col roulé pour réchauffer l’atmosphère. Le pouvoir a certes une certaine habitude. Face aux affaires McKinsey, Alstom ou Rothschild, face aux accusations de mauvaise gestion voire de saccage du parc nucléaire, le pouvoir a pratiqué de la même manière : il s’est muré dans sa tour d’ivoire, attendant patiemment que les vents mauvais retombent. Mais ces affaires étaient complexes, elles ne touchaient pas de personnalités directement. Cette fois, il sera plus compliqué de se réfugier sur l’Aventin et de jouer, une fois de plus, le coup de la surdité soudaine.
Car les Français demanderont des explications. Sur la longueur de la procédure qui touche Kohler, par exemple : lancée en 2018, une première enquête du PNF a été classée sans suite en 2019. La procédure relancée par Anticor en juin 2020 n’aboutit que maintenant. Difficile, aussi, d’expliquer comment et pourquoi la décision de justice prise le 23 septembre ne parvient au public que le 3 octobre. Sur le maintien d’Alexis Kohler et de Dupond-Moretti dans leurs fonctions, enfin. Affaibli à l’Assemblée, affaibli dans l’opinion, contesté jusqu’au sein de ses troupes, désormais entouré de deux personnalités inquiétées par la Justice, Macron apparaît ballotté par la bourrasque alors que s'ouvre la session parlementaire. Jusqu’à quand les talents de mystificateur du Président masqueront-ils son mépris du peuple ? Le compte à rebours a commencé.
Samedi 1er octobre, le Parti de la France organisait une réunion militante à Dijon.
Après des interventions d'Alexandre Hinger, Benjamin Lematte et Thomas Joly, les participants ont pu partager un repas traditionnel bourguignon dans une ambiance festive et détendue.
On a beau dire qu'il ne faut pas se réjouir du malheur d'autrui, il y a quand même des jours, voyez-vous, où on ne peut pas bouder son plaisir. Ce dimanche 2 octobre, une manifestation réunissait, à Paris, les opposants à la dictature iranienne, qui réagissaient (on le sait désormais) à la mort ignominieuse de cette jeune fille, décédée en garde à vue pour un voile mal mis. Curieux enthousiasme dans un pays qui, on ne cesse de nous le répéter, se caractérise par sa tolérance et sa vision quelque peu malléable de la laïcité dans l'espace public.
Or, justement, voici que Sandrine Rousseau, pasionaria des combats féministes, avait décidé de prononcer un petit discours. Qu'a-t-elle dit ? On ne le saura pas, et je ne suis pas sûr que ce soit vraiment dommage : elle n'a pas pu en placer une. Sous de copieux et bruyants sifflets, sous les cris de « collabo » et « dégage », la sorcière bien-aimée de toutes les sororités a vainement essayé de faire entendre sa voix. Interrogée peu après, elle a reconnu quelques sifflets mais a affirmé qu'elle avait aussi entendu des acclamations, peu discernables sur les vidéos. Avec une étanchéité à la remise en question qui force le respect, Sandrine Rousseau considère que tout ça, ce sont les combats des femmes enfin libérées.
Sandrine #Rousseau huée lors de la manifestation de soutien aux femmes iraniennes : elle se fait "déconstruire" !
Src : Eka Leladze pic.twitter.com/OndUc7GCz8
Ces huées bienfaisantes signent peut-être (soyons optimistes) la fin de l'imposture morale de la gauche, donneuse de leçons insupportable, hypocrite et contradictoire, pleine d'assurance pour assener des inepties. Les femmes qui ont foutu dehors la promotrice du burkini ne s'y sont pas trompées. Les écolos racolent les voix islamistes. Ce n'est qu'un renvoi d'ascenseur. La même semaine, un conseiller municipal PS quittait Les Mureaux face au vivre ensemble qu'il avait contribué à créer. Ouvriront-ils les yeux ? On l'espère. Mais on espère surtout que les électeurs quitteront la prison mentale dans laquelle le gauchisme les a enfermés depuis si longtemps.
Alors que M. Pap Ndiaye faisait sa première rentrée en tant que ministre (woke-compatible) de l’Éducation nationale et de la jeunesse, les partisans d’Éric Zemmour lançaient leur campagne d’information « Protégeons nos enfants ». Via Internet et le formidable réseau des militants de Reconquête, cette initiative permet de contrer l’hégémonie de la gauche « progressiste » au sein des établissements scolaires. Chacun sait qu’une minorité de professeurs militants, accompagnés par une myriade d’associations et de syndicats subventionnés, font de l’école un lieu de propagande gauchiste. Les idéologues du « Grand Endoctrinement » ciblent délibérément nos enfants et adolescents.
Face à l’offensive woke au sein de l’Éducation nationale, Reconquête fait, à juste titre, feu de tout bois : site Internet dédié, réseaux sociaux, conférence d’Éric Zemmour sur le thème de l’École le 25 septembre, pétition, distribution de tracts et collecte de témoignages.
Cette campagne salutaire gagnerait en visibilité si elle s’appuyait sur les élus locaux. Notre pays compte plus de 500.000 conseillers municipaux (pour la plupart bénévoles), plus de 4.000 conseillers départementaux et 1.758 conseillers régionaux. Or, les collectivités ont chacune une compétence en matière de politique éducative (écoles pour les communes, collèges pour les départements et lycées pour les régions). Même si l’essentiel des compétences reste entre les mains du ministère, les assemblées locales sont amenées très régulièrement à voter pour leur politique scolaire et périscolaire. Les collectivités subventionnent également de nombreux acteurs du monde éducatif.
Les élus locaux, majoritairement non encartés, sont dans leur quasi-totalité hermétiques aux délires intersectionnels de l’extrême gauche. Comme la plupart des Français, ils sont soucieux du bien-être des enfants et de la neutralité du service public. Il serait bon que cette très grande majorité silencieuse et de bon sens, aux prises avec la réalité du terrain, prenne clairement position contre l’entrisme woke à l’école. Comme je l’ai fait dans mon conseil municipal à Frontignan, les élus peuvent, à chaque débat sur les politiques scolaires et périscolaires, demander le vote de résolutions interdisant la propagande auprès de nos enfants. Même les conseillers d’opposition peuvent faire entendre leur voix grâce aux amendements et aux vœux.
Nos collectivités, qui investissent plus de 36 milliards d’euros dans le système éducatif français, ont la légitimité démocratique et les moyens pour faire échec au « Grand Endoctrinement ». Car l’idéologie woke, portée par des groupuscules ultra-minoritaires très actifs, ne progresse dans nos écoles que par l’inaction des gens de bon sens. Si des milliers de collectivités prennent des mesures contre ce fléau, si des dizaines de milliers d’élus prennent la parole dans nos assemblées locales pour protéger nos enfants, ce sera une victoire idéologique notable contre le gauchisme le plus délirant.
En nommant Pap Ndiaye, Emmanuel Macron a envoyé un signal d’encouragement aux activistes woke. Les élus de proximité soucieux du bien commun peuvent agir et envoyer un signal inverse : la France des territoires n’a pas dit son dernier mot !
« Souriez, c’est vous qui payez ! » Ce lundi 26 septembre, sur le plateau de « Face à l’info » (CNews), Dimitri Pavlenko s’attaque au sujet de la fraude sociale, et notamment la fraude aux pensions de retraite versées en Algérie. Reprenant des chiffres de l’Agirc-Arrco, le journaliste affirme que sur un échantillon de 1.000 allocataires français résidant en Algérie, 179 sont fiabilisés, 130 sont décédés et 691 n’ont pas été retrouvés. En résumé, il n’y a donc que « 18 % [de ces pensionnaires] qui méritent leur retraite ». La très grande majorité – c’est-à-dire les familles des allocataires morts ou disparus - profitent largement de la générosité du système français en continuant de percevoir des aides qui ne leur sont pas dues.
Au moins 40 % de fraude en Algérie
Ces chiffres, déjà instructifs, sont loin d’être les plus édifiants. Si Agirc-Arrco assure, devant la commission d’enquête parlementaire sur la lutte contre les fraudes aux prestations sociales, que le taux de fraude n’est que de 1,5 %, Excellcium, une société privée d’expertise, dénonce de son côté « une fraude massive » chez les retraités de plus de 85 ans résidant en Algérie. Mandatés par la complémentaire retraite, ces experts analysent les dossiers de 1.000 allocataires français résidant en Algérie, âgés de 85 ans et plus. Leurs conclusions sont sans appel : « Nous n’en avons retrouvé que 50 %. Sur ces 50 %, nous avons ressorti de l’administration algérienne 26 % d’actes de décès. Pour les 24 % restants, ce sont des supputations de décès […] ; ce qui laisse un nombre de personnes vivantes relativement faible. » Loin des 1,5 %, il y aurait selon eux au moins 40 % de fraudes aux pensions versées aux plus de 85 ans résidant en Algérie. Pour Pascal Brindeau (UDI), rapporteur de la commission d’enquête joint par Boulevard Voltaire, « les chiffres avancés par Excellcium sont complètement fiables ». D’autre part, n’en déplaise au service CheckNews de Libération qui affirme que « 115 décès sur les 130 identifiés par le prestataire n’ont pas été qualifiés de fraude », les experts d’Excellcium assurent que ces données sont loin d’être crédibles. « Étonnamment, sur 90 % des certificats de décès que nous avons ressortis, la date de décès indiquée était dans les deux ou trois mois précédant notre demande », expliquent les membres de la société privée devant les parlementaires. Or, « pour nos commanditaires, on ne peut estimer qu’il y a fraude que si la personne est décédée depuis plus de six mois », complètent-ils. Soumises à la pression des enquêteurs, les autorités algériennes auraient délivré de faux certificats de décès en veillant à ne pas dépasser le délai des six mois au-delà duquel la fraude est caractérisée et comptabilisée par l’Agirc-Arrco.
Une fraude institutionnalisée
« La même étude a été menée auprès d’allocataires résidant au Portugal et la fraude y est insignifiante. L’Algérie est le pays qui pose le plus de problème en matière de fraude aux pensions de retraite », affirme Pascal Brindeau. Et de poursuivre : « Cela est lié à l’histoire entre la France et l’Algérie. Beaucoup considèrent que l’argent qu’ils détournent leur est dû. »
Certains, en Algérie, n’hésitent pas à profiter des failles du système français. Le versement de la pension de retraite n’est pas conditionné à une présence sur le territoire national mais à la délivrance d’un certificat de vie. La dissimulation du décès d’un allocataire français pour continuer à percevoir sa pension est monnaie courante au bled. « C’est même une fraude institutionnalisée », souligne Pascal Brindeau. Le rapporteur de la commission d’enquête pointe du doigt la complicité de certaines municipalités qui acceptent – gracieusement ou non – de délivrer de faux certificats d’existence. Pour Pascal Brindeau, la solution pour sortir de cette fraude est d’imposer aux allocataires une visite annuelle pour attester de son existence. À quand une politique qui se donne les moyens de lutter contre la fraude sociale ?
Le fait divers sordide a fait le tour des rédactions et a outré l’opinion. Une femme violée à plusieurs reprises par trois clandestins soudanais en plein centre-ville.
Une agression qui illustre, de la plus cruelle des manières, le baromètre international de l’insécurité urbaine : Nantes pointe à la 407e place derrière La Havane, Téhéran et Bogota. Si le classement de Numbeo a été attaqué par nos spécialistes du fact-checking, il ne fait qu’appuyer une réalité que vivent au quotidien les Nantais. Autre indice : le site ville-ideale, qui recense les notes émises par les habitants des différentes villes. Avec une note de 2,25/10 en matière de sécurité, on peut se faire une idée assez précise du ressenti tout en parcourant les 34 pages de commentaires laissés par des internautes unanimes. En matière d’insécurité, Nantes est deuxième derrière Sarcelles mais devant Grenoble. Cocorico !
Depuis quand ?
« Il y a deux facteurs qui expliquent à mon sens l’explosion de l’insécurité : la crise des migrants en 2015 et l’élection de la maire (sic) actuelle en 2014 », analyse Brian Pecqueur, dont la famille habite les quartiers populaires de la ville depuis des décennies. Pour le candidat RN de la 1re circonscription de Loire-Atlantique (englobant les deux tiers de l’agglomération nantaise), il ne faut pas aller chercher bien loin les cause de cet ensauvagement. Nantes ville à gauche. Nantes dans l’escarcelle du PS depuis 1989 avec le mandat de Jean-Marc Ayrault, l’ancien Premier ministre de François Hollande, mandat qu’il laissera définitivement à sa première adjointe Johanna Roland. Pour le plus grand malheur des habitants tout aussi désarmés que leur police municipale.
« C’était assez tranquille jusqu’en 2015 », témoigne Maxime, qui a quitté la ville en 2021, « en grande partie en raison de l’insécurité ». Ce commentaire est ce qui se dégage le plus des différents sondages que l’on peut faire auprès des Nantais. Parmi les dizaines de retours d’expérience que nous avons sollicités, il apparaît que la situation à Nantes s’est sérieusement dégradée depuis 2015, année qui a vu débuter la fameuse « crise des migrants ».
« Nantes, comme toutes les villes, a son lot de quartiers chauds. On peut citer ceux de Malakoff et Bellevue, mais force est de constater que ces quartiers ont débordé dans toute la ville », témoigne Cécile Scheffen. Celle qui fut candidate pour Reconquête dans la 2e circonscription de Loire-Atlantique avait beaucoup fait parler d’elle sur les réseaux sociaux en filmant les agressions de l’extrême gauche elle-même source de nombreux désordres avec la proximité de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.
L’autre facteur, c’est évidemment la crise de 2015 qui a vu débarquer, en un court laps de temps, des milliers de clandestins issus principalement du continent africain. Faux Syriens mais vrais immigrés illégaux, ils ont fortement et comme partout rendu inopérantes les infrastructures d’accueil, au point que de nombreux camps illégaux ont poussé dans l’agglomération nantaise avec son lot d’insécurité. « Je ne me rends pas bien compte, on a le droit de faire un lien entre insécurité et immigration ? » demande Bryan Pecqueur, qui connaît la réponse… Il suffit de parcourir les pages des faits divers ou parler de « choc culturel », comme le secrétaire national SGP Police Jean-Christophe Couvy. « On a un grave problème avec les étrangers et clandestins qui transforment le centre-ville de Nantes en supermarché à victimes », affirme, pour sa part, le policier Matthieu Valet sur CNews.
Vols, agressions, cambriolages, dans le cœur de #Nantes:
habitants et commerçants n’en peuvent plus!
La #police interpelle chaque jour des voyous en situation irrégulière surreprésentés dans la délinquance.
Réagissons tous avant que #Nantes ne devienne un supermarché à victimes. pic.twitter.com/Dotnpw8I4L
« Cauchemar absolu au cœur de Nantes ! Un drame qui, malheureusement, se banalise. Peut-on encore se sentir en sécurité à Nantes lorsque l’on est une femme ? », commente, sur Twitter, Christelle Morançais, présidente de la région Pays de la Loire. Pas seulement lorsqu’on est une femme, serait-on tenté de rétorquer. Comme sur le reste du territoire national, « il y eu une forte baisse de la délinquance en 2020 et 2021 du fait de la crise Covid », expliquait, ce lundi, sur RMC, le préfet de Loire-Atlantique Didier Martin. Mais « on voit bien qu'après deux années un peu particulières, on a actuellement des niveaux de délinquance que l'on retrouvait avant 2019, avec de nouveau davantage de violences dans l'espace public ». En résumé, le Covid aura été une parenthèse bienheureuse. Maintenant, retour au monde d’avant mais en pire, pour reprendre les mots du préfet. La métropole de Nantes a toutefois annoncé, le 2 septembre, l’arrivée de 62 policiers nationaux supplémentaires.
Du côté de la municipalité, on nage à brasse coulée. Absence de vidéosurveillance, police municipale en sous-effectif et désarmée… Si la ville a annoncé le recrutement de 25 policiers municipaux supplémentaires et la création d’un Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance (CISPD), il n’y a pas eu de mieux, et loin s’en faut. À titre d’exemple, la police municipale de Nantes aurait réalisé 25.000 interventions par an. À titre symbolique, l’adjoint en charge de la sécurité et de la prévention de la délinquance pointe à la septième position au conseil municipal. Le premier adjoint est quant à lui en charge du « dialogue citoyen ». Visiblement à sens unique. En tout cas, la maire de Nantes est aux abonnés absents et préfère envoyer ses adjoints, elle n’a, à l’heure d’aujourd’hui, pas encore communiqué sur le sujet.
Sociologie électorale
La cité des ducs de Bretagne est notamment connue pour l’activisme de l’ultra-gauche. Le groupe Nantes révoltée, fort d’une grande visibilité, en est l’un des symptômes. Peu difficile à expliquer dans une ville qui a porté Jean-Luc Mélenchon en tête au premier tour de l’élection présidentielle. Aux élections législatives, le nord est resté macroniste avec l’élection de Mounir Belhamiti (ancien suppléant de François de Rugy, le cadre écologiste devenu ministre éphémère d’Emmanuel Macron) quand la deuxième circonscription a envoyé à l’Assemblée le député insoumis et militant LGBT Andy Kerbrat.
« Je savais en me présentant que ma candidature aurait surtout une valeur de témoignage », confie Pecqueur, sans illusion, « mais je tenais, après les 42 % de Marine Le Pen au second tour, que les gens qui nous soutiennent puissent glisser un bulletin RN dans l’urne ». De fait, avec un peu plus de 6 % dans sa circonscription et 4,99 % dans la seconde circonscription, le RN a encore du chemin à faire. « Le plus notable à Nantes en matière politique reste l’atomisation de la droite LR qui a quasiment disparu du paysage politique », affirme-t-il. Effectivement, avec 12,56 % et 9,35 %, aucun candidat LR n’a réussi à atteindre le second tour. Une ville ou règne sans partage la gauche, donc, puisque l’immense majorité des élus macronistes sont eux aussi issus du PS ou des anciens EELV ralliés à Macron.