Comme pour de bien trop nombreux dysfonctionnements de notre société, l'immigration de masse n'est pas pour rien dans l'actuelle pénurie de médicaments que subissent les Français.
Surconsommateurs, grisés par la gratuité, revendeurs dans leur pays d'origine, nombre d'immigrés extra-européens ou Français de papiers plombent notre (trop) généreux système d'accès aux soins.
Dans une période tendue comme aujourd'hui, la préférence nationale pour la délivrance et la vente de médicaments devrait être immédiatement appliquée ; de même que pour les hôpitaux, la sécurité sociale, etc.
Toutefois, une telle mesure de bon sens ne sera jamais prise par le ramassis de veules cosmopolites qui nous gouvernent.
Le ridicule ne tue pas. Pour bien commencer l’année 2023, Bertrand Kern, maire socialiste de Pantin, en Seine-Saint-Denis, dévoile une idée surprenante : rebaptiser sa commune « Pantine » afin de mieux lutter contre les inégalités entre les hommes et les femmes. Une décision qui, si elle peut prêter à sourire, illustre à elle-seule les abîmes du wokisme.
Un coup de com’ woke
« Pantin s’appellera pendant un an Pantine ». L’annonce est solennelle. Dans une courte vidéo postée sur les réseaux sociaux, Bertrand Kern, maire de Pantin depuis 2001, annonce son intention de changer subtilement le nom de sa ville. L’objectif ? Placer l’année 2023 « sous l’égide de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les violences faites aux femmes ». Et l’édile de préciser : « ajouter la lettre "e" au nom de la ville peut paraitre anecdotique mais ce petit "e" accroche le regard, questionne, interpelle ».
[VOEUX DU MAIRE @BertrandKern]
Bertrand Kern présente ses vœux aux Pantinois pour cette nouvelle année.
Et en 2023, la ville de #Pantin s’engage résolument pour l’égalité femmes-hommes et devient Pantine.
La suite ci-dessous 👇 pic.twitter.com/ygpLKirftS
Aussitôt annoncée la mesure entraine son flot de railleries, mais également d’inquiétudes. « C’est une mesure désespérément électorale qui symbolise la décadence socialiste jusqu’à la caricature ! » s’emporte Guy Carlier sur Sud Radio.
📣 #Pantin devient #Pantine au nom de l'égalité hommes-femmes
🗣️ @guycarlier2013 : "Au contraire, cela démontre qu’il n’y a pas d’égalité ! C’est une mesure désespérément électorale et qui symbolise la décadence socialiste jusqu’à la caricature !"
« Quand s’occupe-t-on des vrais sujets ? » s’interroge de son côté un internaute perplexe. Pour d’autres, le sujet est un peu trop sérieux pour être résumé à un changement de nom. Enfin, certains s’inquiètent du coût du telle initiative. Pour calmer la polémique, le service de communication de la commune précise d’emblée que ni les panneaux de la ville, ni les papiers en-tête de la mairie ne seront modifiés. Seules les grandes lettres au bord du canal de l’Ourcq accueilleront bientôt un « e » supplémentaire.
Mais aussi symbolique soit-il, ce coup de communication ne passe pas dans les rangs de l’opposition. « Le changement du nom de la ville de Pantin pour l’année 2023 n’a pas été voté en conseil municipal et je trouve cela scandaleux car l’égalité Femmes-Hommes et la lutte contre les violences faites aux femmes méritent mieux qu’un coup de communication » s’insurge Geoffrey Carvalhinho, élu municipal d’opposition sur son compte Twitter. Ainsi, si la décision de faire de l’année 2023 une « année féministe » a bel et bien été discutée et adoptée lors du dernier conseil municipal, celle de changer le nom de Pantin serait du seul fait du maire.
Des migrants au féminisme
Après la partie de Monopoly d’Olivier Faure et le clip déroutant sur les difficultés des Français, le Parti socialiste semblait avoir touché le fond dès les premiers jours de l’année 2023. C’était sans compter sur l’inventivité de la majorité municipale de Pantin.
Avant de se tourner vers le féminisme, Bertrand Kern avait un autre combat à cœur : les migrants. Dès 2016, avec plusieurs maires socialistes et écologistes, il s’engage pour l’accueil des migrants en région parisienne. Cinq ans plus tard, toujours maire de Pantin, l’élu vote une subvention de 5.000 euros en faveur de SOS Méditerranée et rejoint le réseau des « collectivités solidaires ». « SOS Méditerranée est la seule solution », selon lui, pour secourir « ces hommes et ces femmes qui sont en grande détresse ». Puis, fidèle à Anne Hidalgo, dont il soutient la candidature à la présidentielle, Bertrand Kern lance sa croisade contre les voitures. Dès 2018, il soutient avec sa commune la création de zones à faibles émissions (ZFE) puis impose une limitation à 30 km/h dans sa ville. S’en suit, en 2021, l’instauration de la « Journée sans voiture ». Une écologie qui se soucie peu des Français les plus modestes…
Cette fois-ci, c’est donc à la question de l’égalité entre les femmes et les hommes que l’édile de Pantin souhaite s’attaquer. Nul doute que l’initiative de consacrer l’année 2023 à cette cause lui a été soufflée par son adjointe aux questions d’égalité, Hawa Touré, une militante proche du clan Traoré (famille d’Adama Traoré, décédé en 2016, qui milite contre « les violences policières »). D’ores et déjà, la commune prévoit une exposition sur les grilles de l’Hôtel de ville sur « Les femmes d’hier, relèves de demain ».
Plutôt que de s’attarder sur sa communication – au passage réussie puisque l’ensemble des médias s’en font l’écho – Bertrand Kern et sa majorité devraient sans doute s’atteler aux vrais enjeux de leur commune : lutte contre le trafic de drogue, sécurité face aux toxicomanes, ouverture de place en crèche pour aider les femmes…
S’intéresser au marché de l’énergie européen, c’est entrer dans une maison de fous qui a méthodiquement programmé la pénurie.
Ce qui préside à nos destinées, c’est le complot, mais un complot déconcertant : le complot de la médiocrité, la conjuration de l’incompétence, la conspiration de la nullité. On en a tous fait l’expérience dans nos vies professionnelles, quelles qu’elles soient. Souvent, les plus médiocres sont aux commandes. Quand ce n’est pas le cas, les meilleurs doivent se soumettre à l’étiage le plus bas. Les exceptions sont comme des anomalies. Combien de temps peut durer un système aussi structurellement défaillant ? Pas éternellement. L’Histoire est un cimetière d’aristocraties, enseignait le grand sociologue Vilfredo Pareto. La nôtre n’a pas encore été mise sous terre, mais ça ne saurait tarder. Aristocratie est du reste un bien grand mot. C’est plutôt un syndic de faillite, une collection de clones interchangeables, une « zéroligarchie » affectée d’un même défaut de fabrication et des mêmes vices cachés : prétention, arrogance, insuffisance.
Jusqu’ici, la nullité de cette caste était à toute épreuve, comme le chiendent, les infections nosocomiales, les OQTF ou les déficits abyssaux. Elle a résisté à la crise de 2008, au covidisme, aux crises migratoires à répétition, à la guerre en Ukraine. Survivra-t-elle à la crise de l’énergie ? Il est permis d’en douter. Nul besoin d’être un prophète pour annoncer que l’Union européenne se fissurera sous peu. La crise de l’énergie est son chef-d’œuvre technocratique. Un travail d’orfèvre du désastre qui a été méthodiquement programmé, minutieusement planifié, idéologiquement organisé.
L’État défaillant
Inutile d’accabler Poutine. Certes, l’Europe a délibérément choisi de se priver de 40 % de ses approvisionnements en gaz. Une folie. Mais c’est prêter au mage du Kremlin des pouvoirs qu’il n’a pas. La Russie aura surtout été un révélateur et un accélérateur. La crise de l’énergie a des racines plus profondes, plus malignes, plus structurelles. Vingt-cinq ans d’égarements, un quart de siècle d’aberrations, deux décennies et demie de balivernes et de chimères.
Sortons nos calculettes. Quand la facture d’un boulanger s’envole de 800 euros par mois à 10.000 euros, c’est une augmentation sèche de 1.150 % (jusqu’à 2.000 % pour certains). Comment expliquer cette hausse stratosphérique ? Tout indique qu’elle est artificielle, irrationnelle et factice. Pourquoi ? C’est qu’il est dans sa nature d’être d’abord spéculative. Tel est l’aboutissement, inscrit dans les archives des erreurs économiques, de la libéralisation du marché de l’énergie amorcée dans les années 1990. Ce devait être la panacée, suivant la croyance magico-religieuse dans les vertus immanentes de la concurrence libre et non faussée. Le marché de l’énergie européen devait être interconnecté, il est totalement déconnecté des coûts réels. Il devait être intégré, il est en train de nous désintégrer. Il devait tirer les prix vers le bas, il les tire vers le haut. Tout à l’avenant. Pas une décision qui ne se soit avérée pertinente. Partout l’imprévoyance, l’impréparation, le court-termisme. La politique funeste de la cigale, celle de la fourmi ayant été jugée par trop rétrograde.
En France, on se flatte de ne pas avoir de pétrole, on découvre qu’on n’a pas non plus de gaz. Pour autant, on n’a toujours pas d’idées. Quand on en a, c’est qu’on les a achetées à l’étranger, à des cabinets de conseil américains. Résultat : on construit des usines à gaz sans gaz et des voitures électriques sans électricité. Cela fait longtemps qu’il n’y a plus d’État stratège. Il a disparu quelque part entre le traité de Maastricht et le traité de Lisbonne, aspiré par ce trou noir administratif qu’est l’Union européenne. L’État stratège, c’est aujourd’hui McKinsey plus Greta Thunberg. Du vent facturé au prix d’un cabinet new-yorkais et de l’éolien acheté au prix des cryptomonnaies – avant leur déroute. Rien d’étonnant à cela. C’est la génération climat qui fixe notre politique énergétique ; et son moteur auxiliaire est la génération startupper. La première veut sauver la planète, la seconde la privatiser. Mais la planète s’en fout. Elle est résiliente. Elle a survécu à quantité de crises, elle en traversera d’autres. Pas comme nous.
Au choix : ubuesque ou kafkaïen
L’écologie est une chose trop grave pour la confier aux écologistes. Dans leur esprit, la physique nucléaire, c’est de la pataphysique pour les clowns. Remercions la crise. Sans elle, la France était partie pour « tchernobyliser » son parc de réacteurs. Dénucléarisés, les Verts en auraient fait des ZAD et des centres d’art contemporain. Ubu roi repeint en vert.
Mais si l’enfer écologique est pavé de bonnes intentions, l’enfer néolibéral l’est tout autant. La crise actuelle est à ce point de jonction. La Commission a même inventé la bureaucratie libérale, parfait oxymore (comme une prison ouverte ou la bêtise éclairée), en additionnant les tares du néolibéralisme et les vices du dirigisme. En Union soviétique, les apparatchiks organisaient la pénurie à partir d’une conception dévoyée de l’égalité. Dans l’UE, Bruxelles organise la pénurie au nom d’une conception dévoyée de la concurrence. Cela s’appelait le Gosplan, en URSS ; cela s’appelle, chez nous, le paquet climat. C’est la même chose. Les causes divergent, mais les effets convergent.
Ce qu’a dit Emmanuel Todd des élites françaises s’applique au niveau de l’UE. Ce sont des aristocraties stato-financières hors-sol « en mode aztèque », c’est-à-dire qu’elles sacrifient leur propre population sur l’autel de leurs croyances. Elles vivent au crochet de l’État – qu’elles dépècent. Elles ne jurent que par le marché – dont elles ignorent les règles.
Au demeurant, il ne s’agit pas d’être pour ou contre le marché. Le marché est une réalité. Il fonctionne quand il s’agit d’acheter une baguette, c’est du moins ce que proclamait le professeur Adam Smith, qui disait que ce n’est pas de la bienveillance du boulanger que nous attendons notre repas, mais plutôt du soin qu’il apporte à la recherche de son propre intérêt. Nous ne nous en remettons pas à son humanité, mais à son égoïsme, résumait-il. À voir. Demandez à votre boulanger ce qu’il en pense. La libéralisation des biens de première nécessité reste toujours aussi problématique, hier des grains, aujourd’hui de l’énergie. À la veille de la Révolution, elle a abouti à la guerre des farines. Aujourd’hui à la crise de l’énergie.
Le mirage ravageur de la libéralisation
La libéralisation est le cache-sexe de la financiarisation. Libéraliser, en bon sabir bruxellois, c’est ouvrir à la spéculation des domaines jusque-là sanctuarisés, ce qu’était naguère la souveraineté énergétique. Aucun acteur privé n’est susceptible de se lancer dans la construction de réacteurs, qui requièrent des investissements courant sur des décennies (plus de cinquante ans, pour l’hydraulique). Nous sommes ici au cœur du régalien, pas du reaganien, comme se plaisent à croire les eurocrates.
Privatisé, le marché du gaz est devenu totalement opaque, volatil et incontrôlable, sans d’ailleurs aucun contrôle de la part de l’UE. Savez-vous que la Bourse du gaz, aux Pays-Bas, n’est même pas soumise aux règles les plus élémentaires de transparence, alors qu’il s’y échange 100 fois plus de gaz que les Européens n’en consomment réellement. Il y a dix ans, c’était dix fois plus – ce qui était encore dix fois de trop.
Bienvenue chez les fous ! À Bruxelles, cela s’explique. Mais à Paris ? Quel intérêt la France a-t-elle à démanteler EDF ? Ce qu’elle projetait de parachever il y a un an avec le délirant plan Hercule (chef-d’œuvre du naming, comme disent les Anglo-Saxons. Quand on fait un vilain coup, on le baptise d’un nom ronflant, le projet Hercule consistant à transformer notre Gulliver national en unités lilliputiennes).
On aurait pu en rester là, mais non. Errare humanum est, perseverare diabolicum. Le vieux dicton romain s’applique à la lettre à nos dirigeants. Car en juillet de cette année, ce sera au tour des particuliers de voir leur facture énergie déréglementée. Dérèglement : rien ne résume autant notre situation. Il est climatique, énergétique, idéologique. C’est lui, et pas Poutine, qui explique les variations du prix de l’énergie en forme de montagnes russes – et c’est bien la seule chose qui, ici, soit russe.
Mayotte est le 101e département français. Les Mahorais, par référendum, ont voté en 2009 pour rejoindre la France et la classe politique a écouté le peuple (privilège qu'elle n'accorde pas toujours aux Français de métropole, comme on sait). Depuis, l'île concentre toutes les difficultés que quarante ans d'encouragement à l'invasion migratoire ont fait naître partout en France. Ainsi, le droit du sol pousse les femmes comoriennes à accoucher dans les maternités mahoraises pour avoir des enfants déclarés français. Le taux de fécondité des Mahoraises est en moyenne de cinq enfants par femme. On n'a pas dû leur dire qu'une telle capacité de reproduction provoquait des crises d'éco-anxiété dans Paris. Le département est celui de tous les records : 66 % de chômage, 40 % de cases en tôle en guise d'habitations, une densité de population de 682 habitants au kilomètre carré (la plus forte de la France d'outre-mer). Tous les ingrédients sont donc réunis pour que ça se passe mal.
De fait, sans énorme surprise, le département du miracle est une poubelle. Le long de routes en terre battue, des cabanes de tôle abritent des chômeurs, souvent jeunes, souvent drogués, et des quartiers entiers vivent en dehors de la loi commune (là, pour le coup, c'est comme en métropole). Petite différence, toutefois : les agresseurs, qui s'en prennent aux passants comme aux voitures, et ce, à coups de machette, n'ont pas plus de douze ou treize ans. Ce n'est pas si anodin qu'on l'imagine, puisque le RAID lui-même, appelé en renfort sur l'île il y a quelques semaines, ne peut rien contre des enfants, fussent-ils, selon les mots de la députée Estelle Youssoufa, « des barbares en culotte courte ».
Que faire contre la violence à Mayotte, dans ces conditions ? Il y a 3 à 4.000 « mineurs isolés » sur l'île, soit un quart des 16.000 mineurs isolés déclarés à l'échelle nationale. Par ailleurs, il manque chaque année 1.000 places à l'école pour des enfants qui, nés dans des familles totalement défaillantes, plongent alors dans l'oisiveté, la délinquance, la barbarie. Ils sont alors pris en charge par des adultes qui les enrôlent dans des bandes. Les Mahorais qui le peuvent, las de voir les voitures brûler tous les jours, fatigués d'être rackettés à la machette dans leur voiture, à la faveur des bouchons, fuient vers La Réunion ou la métropole. Les gamins des bidonvilles ne viennent pas de Mayotte mais ils y sont nés. Nombre d'entre eux n'aiment pas la France et celle-ci n'est, à leurs yeux, que l'État qui les nourrit et les traque mollement : une proie facile, en somme. Toutes les conditions de l'embrasement et de la tiers-mondisation de longue durée sont déjà là. Le processus a commencé et il paraît irréversible à vue humaine.
Que retenir de cette carte postale ? C'est la France que nous avons voulue, collectivement, puisque les Français votent pour ça depuis 1970 : une France sans cellules familiales solides, sans éducation de la jeunesse (à part aux bienfaits de la contraception ou du vivre ensemble), sans politesse ni charité, sans coercition de l'État (à part pour le port du masque ou le paiement des impôts).
On s’y attendait, c’était écrit d’avance, le film s’y prêtait allègrement… Alors qu’Avatar 2 bat des records au cinéma, dépassant les chiffres du premier opus, et qu’il enregistre le meilleur démarrage de 2022 en France, le réalisateur James Cameron doit faire face aux premières polémiques.
Selon leLos Angeles Time, Yuè Begay, coprésidente de l’association Indigenous Pride, qualifie Avatar 2, sur Twitter, de film « horrible et raciste ». Non sans raison, elle pointe une certaine forme de néocolonialisme qui émaille l’ensemble de la saga : « Nos cultures ont été récupérées de manière nuisible pour satisfaire le complexe du sauveur de l’homme blanc. » Elle parle même « d’appropriation culturelle », un terme à la mode sur les campus universitaires qui nous renvoie directement au wokisme. D’autres, depuis, s’émeuvent sur les réseaux sociaux que les Na’vi ne soient pas incarnés par des acteurs amérindiens.
Polémiques totalement infondées ? Pas sûr. James Cameron a toujours revendiqué (martelé ?) le parallélisme entre Avatar et l’histoire de l’Amérique. Il évoquait, en 2009, un « récit de science-fiction inspiré de l’histoire de l’Amérique du Nord et du Sud au début de la période coloniale ». En 2010, relatant auGuardian le tournage du premier film, le réalisateur déclarait : « J’avais l’impression d’être 130 ans en arrière et d’observer ce que les Sioux auraient pu dire à un moment où ils étaient en train d’être massacrés et où on exigeait d’eux qu’ils s’en aillent […] Cela a été une force motrice dans l’écriture d’Avatar. Je ne pouvais pas m’empêcher de penser que si les Sioux Lakota avaient eu une fenêtre temporelle leur permettant de voir l’avenir, de voir que le taux de suicide de leurs enfants est le plus élevé de notre nation, de voir ce qu’il se passe maintenant, ils se seraient battus beaucoup plus fort. » Outre la maladresse qui consiste à dire aux descendants des Sioux que leurs ancêtres ne se sont pas suffisamment battus – maladresse qui fit déjà polémique à l’époque –, James Cameron fourbissait les armes de ceux qui l’attaquent aujourd’hui.
En outre, Yuè Begay déplore le fait que « beaucoup d’éléments de cultures non blanches » soient « mélangés sans discernement » pour les besoins de la fiction. En effet, en Océanie, certains s’agacent de la représentation « grossière », sur les Na’vi, de tatouages traditionnels maoris, le Tā moko que l’on trouve en Nouvelle-Zélande et sur les îles Cook. Le cinéaste, encore une fois, en composant un pot-pourri de toutes les cultures tribales du monde, a donné des verges pour se faire battre.
Cherchant à calmer le jeu, James Cameron expliquait récemment en interview que « les personnes qui ont été victimisées historiquement ont toujours raison ». Et il renchérissait : « Ce n'est pas à moi, parlant du point de vue du privilège des Blancs, de leur dire qu'ils ont tort. » Des propos on ne peut plus politiquement corrects qui en disent long sur l’imaginaire intellectuel du réalisateur. Ou comment un woke se voit reprocher de ne pas l’être suffisamment par les autres et se confond en excuses. Lamentable spectacle. Cameron, déjà, s’était illustré dans le magazineVariety par des propos surréalistes sur un personnage de femme enceinte, l’épouse d’un chef de tribu Na’vi : « Si on doit vraiment explorer le sujet de l'émancipation à fond, lançons dans la bataille une guerrière enceinte de 6 mois [...] je vous garantis qu'à une époque, les femmes devaient se battre pour survivre et protéger leurs enfants. Peu importe si elles étaient enceintes ou non. » On en reste coi…
Obsédé par son image et sa popularité médiatique, le même James Cameron a récemment commandé une étude scientifique pour prouver aux fans de Titanic, après 25 ans de polémique stupide, que seul l’un des deux héros du film pouvait survivre sur le radeau… Pathétique.
« On va à la mort. » En une phrase laconique, Jean-Marc, boulanger à Feucherolles dans les Yvelines, a résumé auprès du Parisien sa situation et celle de milliers d’autres de ses confrères. Suite au renouvellement automatique de son contrat chez EDF, Jean-Marc va devoir payer son électricité dix fois plus cher. Il va, en clair, passer de 3.000 à 30.000 euros de facture. Une augmentation nette, brutale comme un couperet de guillotine. Elle vient fragiliser la promesse faite par le ministre de l’Économie Bruno Le Maire devant les députés : « Nous ne laisserons tomber aucun boulanger en France », avait-il déclaré le 6 décembre dernier.
"Nous ne laisserons tomber aucun boulanger en France", affirme @BrunoLeMaire. "Pour l'année 2023 nous allons mettre en place un amortisseur d'électricité pour toutes les PME. Elles auront une réduction de leurs factures d'en moyenne 20%".#DirectAN#QAGpic.twitter.com/P85NlqIkXS
À Landivy, en Mayenne, un couple de boulangers voit sa facture mensuelle passer de 1.500 à 4.000 ou 4.500 euros, soit une multiplication par trois. Eux aussi craignent de ne pas passer l’hiver. Le boulanger Jeremy Ferrer, travaillant à Meaux et fondateur de « Grain de blé », une centrale de référencement de boulangers indépendants, est sans appel. Se confiant au site Euractiv, il n’était pas optimiste : « 80 % des artisans boulangers français ne bénéficient pas du bouclier tarifaire à l’heure actuelle. Ce sont donc 8 entreprises sur 10 qui risquent de fermer en 2023. » La plupart des artisans boulangers utilisent un matériel particulièrement énergivore qui n’entre pas dans les conditions d’obtention du bouclier tarifaire. Selon lui, 1.200 boulangeries ferment chaque année, faute de pouvoir vivre de leur travail.
Bercy s’engage sur un tiers de la facture
Pourtant, la Confédération nationale des boulangers-pâtissiers refuse ce sort funeste : « Non, la boulangerie artisanale ne mourra pas », affirmait sa directrice dans un communiqué publié le 13 décembre. Elle mettait en avant l’application d'une mesure automatique « dès le 1er janvier 2023 permettant de prendre en charge 20 % de la facture » et la mise en place d’un guichet unique. Au total, près de 40 % des frais d’énergie seraient pris en charge par l’État. De quoi sauver quelques commerces et limiter le carnage sans pour autant l’enrayer. Insuffisant pour de nombreux artisans, donc, qui ont de surcroît dû faire face à la crise sanitaire et à l’augmentation drastique du prix du blé. En bref, la pâte ne lève pas entre Bercy et les boulangers.
L’ironie de l’UNESCO
En France, le nombre de petites boulangeries est passé de 55.000 en 1970 à environ 33.000 aujourd’hui. Elles détiennent 55 % du marché du pain. Un chiffre en baisse constante qui révèle une chose : la crise que traverse la boulangerie artisanale n’est pas neuve, mais l’explosion du prix de l’énergie a été le coup d’accélérateur fatal. « Même avec les 35 % d’aides de l’État, on n’y arrivera jamais », confiait au Parisien le boulanger de Feucherolles. L’année qui a vu la baguette française entrer au patrimoine de l’UNESCO a, paradoxalement, inauguré une ère qui verra la boulangerie française étranglée par le coût de l’énergie. Comme une sinistre farce. « Je crois qu'il importe peu aux morts d'obtenir les honneurs de riches offrandes, disait le Grec Euripide. Il n'y a là qu'un vain sujet d'orgueil pour les vivants ». Les boulangers seront d’accord là-dessus : à quoi bon une médaille si elle ne sert qu’à orner le cercueil ?
Hier à Paris, trois Kurdes ont été flingués par un multirécidiviste répondant au nom de William Malet.
S'en sont suivis un délire politico-médiatique sur le caractère raciste de ces meurtres ainsi que le fantasme d'une appartenance de son auteur à « l'extrême-droite », mais aussi des émeutes orchestrées par la grouillante communauté kurde de Paris.
Pour éviter tout ce désordre, une seule solution : renvoyer tout ce petit monde régler leurs querelles ancestrales chez eux. La France n'a besoin ni de Turcs ni de Kurdes. Dehors ! Outside ! Raus ! Dışarıda !
Thomas Joly - Président du Parti de la France
Un État fort donnerait la consigne aux forces de l'ordre de matraquer et d'interpeller les émeutiers kurdes qui sèment le chaos dans les rues de Paris, puis les expulserait tous avec leurs familles. Ces étrangers, qui importent leurs conflits tribaux en France, n'ont rien à faire chez nous.
De même, la vermine d'extrême-gauche qui profite de la confusion pour se joindre aux émeutes doit être identifiée, neutralisée et très lourdement condamnée.
Hélas, les eunuques qui nous gouvernent sont bien incapables de prendre ces mesures de salut public.
L'info est passée un peu inaperçue mais, le 15 décembre, Jean-Marie Le Pen a été relaxé dans la scandaleuse affaire de la « fournée » où Maurice Benguigui alias Patrick Bruel avait été évoqué par le Président d'Honneur du Front National lors de son Journal de Bord en 2014.
Voici la déclaration du patriarche à l'issue de cette décision judiciaire pour une fois de bon sens : « Dieu merci il y a encore des juges en France. Dans l'affaire mirobolante de la fournée, je suis relaxé en appel. Merci à ceux qui ont eu confiance, examen de conscience pour les autres. »
Sujets abordés : la grève à la SNCF pour Noël, le soutien de Washington à Zelensky, la Nativité, souvenirs de Noël, Mbappé et Messi, le comportement ridicule d'Emmanuel Macron à la finale de la coupe du monde, la déchristianisation de notre société, la corruption au Parlement européen, conseils de lecture, pensée pour les chrétiens d'Orient.
Avec le temps, cela devrait pourtant être clair. Dans la France de 2022, Noël est la fête des cadeaux, comme Pâques est celle des chocolats. Certains profs se censurent pour ne pas avoir à expliquer à des élèves d'autres confessions (enfin, surtout d'une autre confession) les mystères de la Nativité ou de la Résurrection, qui leur semblent blasphématoires. À Noël, on s'offre des gadgets et on se remplit la panse. C'est comme ça.
Hélas, en Vendée, certains résistent encore et toujours au rouleau compresseur de la laïcité, entendue dans sa version la plus idiote. Comme chaque année depuis longtemps, des affiches de la Nativité, montrant un dessin naïf de la Sainte Famille, sont placardées sur les Abribus™. Ni une ni deux, un certain Faycal Jelil, citoyen vigilant, a immédiatement tweeté son indignation.
Quoi ! La Nativité à Noël ! Et puis quoi, encore... « La laïcité vous parle? La neutralité du service public ? » On atteint des sommets de bêtise, mais qui, au fond, ne sont pas nouveaux. Contacté par BV, le sénateur de la Vendée Bruno Retailleau a rappelé qu'il avait lui-même dû faire face à la haine aveugle des laïcards de la Libre Pensée en 2012. Il s'agissait alors - éloignez les enfants - de la présence... d'une crèche ! « Le Conseil d'État avait alors statué [en novembre 2016, NDLR], rappelle le sénateur à BV, sur la différence entre le cultuel et le culturel. » Bruno Retailleau a ajouté que l'héritage chrétien « faisait partie de notre histoire et de notre identité » et qu'il n'y avait « aucune raison de demander pardon » de cet état de fait.
Message à tous ceux qui reprochent au département de la Vendée d’afficher une crèche pour faire la promotion des événements de noël : Noël n’est pas seulement une fête commerciale mais est d’abord une fête chrétienne qui appartient à notre héritage culturel commun. pic.twitter.com/PXRsdWQSm4
Qu'ajouter à ce simple bon sens ? Faycal Jelil oublie peut-être la participation de tous les hommes politiques de premier plan au dîner du CRIF ou la rupture du jeûne du mois de ramadan par les imams des grandes villes en présence des élus. Ce ne serait pas une atteinte à la laïcité, cette fois-ci ? En réalité, M. Jelil, qui semble très impliqué dans la défense des valeurs de la république, a très bien compris comment le régime, depuis 1905, entendait la laïcité. La loi de séparation de l'Église et de l'État a été votée contre l'Église catholique, et contre elle seule. Elle comprenait le vol des biens du clergé, l'expulsion des congrégations et tout un cortège de joyeusetés robespierristes. M. Jelil est donc parfaitement dans les clous de la laïcité à la française : quand un conseil départemental rappelle que Noël est la commémoration de la Nativité de Jésus, il faut hurler. C'est la base. Et tant pis si deux millénaires de chrétienté éclairent chaque carrefour, chaque village, chaque événement du calendrier. Le réel est une atteinte au laïcisme...