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Le blog politique de Thomas JOLY

Éric Zemmour réclame un débat avec Pap Ndiaye. Chiche ?

13 Décembre 2022, 07:33am

Publié par Thomas Joly

S’il est un adversaire idéologique qu’Éric Zemmour souhaite affronter, c’est bien le ministre de l’Éducation nationale. Alors, le patron de Reconquête a fait, hier, sa demande officielle. Invité, dimanche, du rendez-vous BFM Politique-Le Parisien, il a appelé « solennellement » Pap Ndiaye à un débat télévisuel sur l’école.

En ligne de mire, la politique menée par le ministère au nom de « la lutte contre les inégalités de genre à l’école ». Rien que des motifs louables cités par Pap Ndiaye comme « la réduction du nombre de grossesses précoces, la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles, mais aussi la lutte contre les discriminations, les violences sexistes et sexuelles et les LGBT-phobies(sic) ». Sauf que, accuse Zemmour, on assiste non pas à des cours de biologie consacrés à l’éducation sexuelle et la reproduction, comme on en dispensait autrefois, mais à des cours d’endoctrinement sur la transidentité.

Car tout cela, « ce sont des mots », dit Zemmour, mais « il faut voir ce qu’il y a derrière ». Et « derrière l’éducation sexuelle, derrière la lutte contre les discriminations, c’est des leçons de théorie du genre et on finit par expliquer à vos enfants de 8 ans […] que le petit garçon peut, en fait, s'il le sent, être une fille et que la petite fille peut être en fait un garçon ». Moue dubitative sur le plateau où Benjamin Duhamel se demande qui pourrait bien avoir de tels desseins…

« Il y a des associations, des groupements idéologiques, répond Éric Zemmour, qui ont un agenda et qui veulent endoctriner nos enfants avec la complicité de certains professeurs et avec la complicité du rectorat qui ne dit rien et, au-dessus, avec la complicité du ministre. C’est pour ça que je tiens à profiter de mon passage sur votre antenne pour demander solennellement au ministre un débat télévisé sur l’école. » Zemmour espère encore : « Et qu’il ne se défile pas en disant qu’il refuse pour ne pas donner de crédit à mes idées. Mes idées sont largement répandues parmi les parents et même par de plus en plus de professeurs. »

C’est vrai, mais peu osent le dire et — par conviction pour certains, par confort pour d’autres, par crainte d’opprobre pour la plupart — laissent les idéologues et militants occuper le terrain scolaire. Il est donc à craindre que Pap Ndiaye fasse à Éric Zemmour la même réponse qu’en septembre sur France Info où, balayant les critiques d’un revers de main, il déclarait : « Ce sont les propos d'un professionnel de la polémique qui ne songe pas à l'intérêt des enfants mais qui songe à sa carrière politique, d'ailleurs mal en point. »

Pap Ndiaye songe-t-il à l’intérêt des enfants ? Oui, des siens, assurément. Pour preuve, il a choisi la très chic École alsacienne où ils suivent leur scolarité à l’abri des zozos et c’est tant mieux pour eux. Mais pour les autres ?

Nommé dans le gouvernement de Macron II, le ministre applique avec zèle la politique de son maître. Pap N’Diaye devrait plutôt être attentif aux tribunes qui se multiplient pour dénoncer les ravages en cours. Ainsi, celle publiée dans L'Express en septembre 2021 par un collectif de médecins, psychiatres, psychanalystes, juristes, magistrats, enseignants, sociologues, etc. « Nous ne pouvons plus nous taire face à une grave dérive commise au nom de l'émancipation de l'enfant-transgenre », écrivaient-ils, pointant « des discours radicaux [qui] légitiment les requêtes de changement de sexe », cela « sur l'argument de seuls ressentis érigés en vérité ». Parmi les signataires, Caroline Eliacheff, Élisabeth Badinter, Chantal Delsol, Catherine Dolto, Xavier Emmanuelli ou encore le Pr Nisan… Pas vraiment des leaders « d’extrême droite ».

Marie Delarue

Source : http://bvoltaire.fr

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Débordements France-Maroc : Véran est optimiste car « pour l’instant » tout se déroule « très bien ». Ah bon ?

12 Décembre 2022, 07:49am

Publié par Thomas Joly

Invité dimanche matin sur Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, Olivier Véran a été interrogé sur la demi-finale France-Maroc à venir, et « la crainte de débordements » comme l’on dit pudiquement. Olivier Véran a affirmé que tout était anticipé pour les éviter : le préfet de Paris, sous l’égide du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin sont « parfaitement à la tâche ». « Mais, selon lui, les choses se déroulent pour l’instant très bien depuis le début de la compétition ». (Sic)

Ah d’accord. Comme on ne peut pas imaginer qu’au moment où il parlait, il ignorait tout des évènements de la veille au soir, on doit donc considérer que les 40 policiers caillassés et blessés - dont un brûlé au second degré qui a eu le tympan crevé -, les tirs de mortiers, les 178 délinquants arrêtés selon Mathieu Valet, porte-parole du Syndicat SICP, ne comptent pour rien. Un déroulement, sans anicroche, vraiment.

Curieusement ceux qui auraient dû être déçus et furieux, les Portugais et les fameux abominables supporters anglais de Gérald Darmanin, n’ont pas bronché et sont rentrés gentiment se coucher. Les Français eux-mêmes, qu’en toute logique on aurait pu voir exprimer leur enthousiasme dans la rue, se sont tus. En revanche, les Marocains ont pris possession des Champs-Élysées, exprimant leur « joie » avec fureur - qu’aurait-ce été s’ils avaient perdu ? - déployant leur drapeau sur leur voiture, leur dos, l’accrochant parfois aux réverbères - spectacle troublant - comme un pavois de fortune.

Le drapeau n’est d’ailleurs pas toujours marocain, il peut être aussi algérien ou palestinien, comme si le symbole de cette victoire dépassait largement le cadre du sport et de la nation marocaine. Et celui des frontières françaises : au Liban, où ne vit pourtant aucun Marocain, des « jeunes » musulmans de Beyrouth ouest, au prétexte de fêter la victoire marocaine,  sont venus en scooter provoquer le cœur du Beyrouth chrétien, Acharfieh, proférant des insultes antichrétiennes et scandant des slogans place Sassine, là où trônent la statue de Bachir Gemayel et un gigantesque arbre de Noël, avant d’être délogés. Pourquoi ?

On ne sait, bien sûr, comment se déroulera la soirée de mercredi mais quoi qu’il en soit, les milliers de policiers mobilisés pour « prévenir »n'ont pas le don d’ubiquité : pendant ce temps-là, ils ne seront donc pas ailleurs. Le simple fait que la « joie » marocaine nécessite un tel déploiement est en soi scandaleux.

Gabrielle Cluzel

Source : http://bvoltaire.fr

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Journal de bord de Jean-Marie Le Pen - N°684

12 Décembre 2022, 07:45am

Publié par Thomas Joly

Sujets abordés : la sortie du Cahier d'Histoire du nationalisme consacré aux 50 ans du Front National, la tribune de Pierre Brochand sur l'immigration, Brigitte Bardot et la cause animale, les écoliers du XVIIIe arrondissement de Paris escortés par la police, les accusations grotesques de ne pas avoir voulu le pouvoir.

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Débat - Yvan Benedetti, nationaliste pro-Russie VS Daniel Conversano, identitaire pro-Ukraine

12 Décembre 2022, 07:25am

Publié par Thomas Joly

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Faf & Curious - N°9 - Lorrain De Saint-Affrique (11/12/2022)

12 Décembre 2022, 07:08am

Publié par Thomas Joly

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Zelensky, « homme de l’année » pour le Time : qui est-il vraiment ?

9 Décembre 2022, 07:17am

Publié par Thomas Joly

C’est devenu un rituel depuis 1927, quand l’aviateur Charles Lindbergh est tenu pour « homme de l’année » par le prestigieux hebdomadaire américain. Une distinction dont seront ensuite gratifiées des personnalités aussi diverses que (liste non exhaustive) : Pierre Laval (1931), Adolf Hitler (1938), Joseph Staline (1939), Winston Churchill (1949), Charles de Gaulle (1958), l’ayatollah Rouollah Khomeini (1979), le pape Jean-Paul II (1994), Vladimir Poutine (2007) ou Elon Musk (2021).

À l’occasion du millésime 2022, le moins qu’on puisse prétendre est qu’Edward Felsenthal, rédacteur en chef du Time, ne lésine pas dans le lyrisme, justifiant ainsi ce choix éditorial : « Pour avoir prouvé que le courage peut être aussi contagieux que la peur, pour avoir incité les gens et les nations à s’unir pour défendre la liberté, pour avoir rappelé au monde la fragilité de la démocratie et de la paix, Volodymyr Zelensky et l’esprit de l’Ukraine sont la personnalité de l’année 2022. » Tout dans la nuance, en quelque sorte.

Il est vrai qu’en plein conflit fratricide entre Russie et Ukraine, l’heure serait plutôt au manichéisme ; même si, de fait, ce premier pays demeure l’agresseur alors que le second est l’agressé. De là à légitimer la furie guerrière d’une Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, ou le patriotisme à la Paul Déroulède d’une Sandrine Rousseau, défilant dans les rues parisiennes, enveloppée d’un drapeau ukrainien alors que le nôtre ne lui inspire finalement que répulsion, un minimum de sang-froid ne serait sûrement pas de trop.

Car au-delà de la rhétorique de l’agresseur et de l’agressé, il faut bien admettre que chacun a ses raisons, bonnes ou mauvaises, mais toutes plus ou moins légitimes.

Moscou ne voulait pas d’une Ukraine de plus en plus inféodée à l’Europe et à l’OTAN ; c’est-à-dire aux USA. Kiev, au moins dans sa partie occidentale, s’est toujours méfiée de la tutelle du Kremlin ; la grande famine orchestrée par Joseph Staline entre 1932 et 1933 a évidemment laissé des souvenirs.

Mais que la rédaction du Time fasse sienne une vision eschatologique qui opposerait « la démocratie et la paix » à la barbarie cosaque, voilà qui paraît à la fois bien léger et passablement irresponsable, même si cette sémantique est aujourd’hui reprise par la grande majorité du monde politico-médiatique. Avec quelques exceptions, toutefois. Ségolène Royal et Marine Le Pen, par exemple, qui appellent à négocier au plus vite et, dans une très très moindre mesure, Emmanuel Macron ; reconnaissons-lui au moins ça.

Pour le reste, une question se pose : qui est vraiment Volodymyr Zelensky ? Un chevalier blanc ayant défié une corruption endémique ? Un héraut devenu héros ? Comme toujours, la vérité se trouve à mi-chemin. Résumons.

Volodymyr Zelensky, c’est une sorte de Cyril Hanouna qui aurait réussi. Il se fait connaître à la télévision, non pour une émission de débats, mais par une série, Serviteur du peuple, dans laquelle il incarne le rôle d’un professeur intègre, Vasyl Holoborodko, parvenant à se faire élire président de la République contre des élites corrompues. La troisième saison est diffusée en 2019, juste avant l’élection présidentielle le voyant parvenir aux plus hautes fonctions de l’État ukrainien, battant largement le président sortant, Petro Porochenko, affairiste pro-européen.

Mais derrière le conte de fées, il y a la réalité. Serviteur du peuple est diffusée par la chaîne 1+1, propriété d’un des plus grands oligarques du pays : le multimilliardaire Ihor Kolomoïsky, personnage plus que trouble. Tout comme paraît tout aussi trouble le train de vie de Volodymyr, épinglé dans le scandale des Pandora Papers l’ayant obligé à s’expliquer sur l’acquisition de trois propriétés en plein cœur de Londres et d’une multitude de sociétés offshore. D’où l’interrogation, en 2020, d’Atlantic Council, centre d’analyse américain : « Volodymyr Zelensky, serviteur du peuple ou serviteur des oligarques ? »

Dans sa politique étrangère, notons que l’homme sait demeurer prudent. À la fois pour et contre le puissant voisin russe, entendant se rapprocher de l’Europe et de l’OTAN, mais pas trop. Bref, un ludion. Mais qui se révèlera lors des premiers jours du conflit. Alors que les USA lui proposent de l’exfiltrer en lieu sûr, il aura ces mots : « Le combat est ici, à Kiev. J’ai besoin de munitions, pas d’un chauffeur. » Quoi qu’on puisse penser de ce jeune président, que l’anecdote ait été mise en scène ou pas, voilà qui ne manquait pas d’une certaine classe.

Nicolas Gauthier

Source : http://bvoltaire.fr

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Paris : des policiers escortent des écoliers pour les protéger des zombies défoncés au crack

8 Décembre 2022, 07:33am

Publié par Thomas Joly

C’est Le Parisien qui le révèle, ce mercredi matin : dans le XVIIIe arrondissement de Paris, là où les riverains doivent subir depuis des décennies l’errance des drogués qu’on balade de places en jardins, il faut maintenant accompagner les enfants à l’école sous escorte policière.

C’est aux abords de la porte d’Aubervilliers, les petits écoliers sont ceux de l’école Charles-Hermite et la vie de leurs parents, comme celle de tant d’habitants de ces quartiers nord de Paris, est devenue un enfer. Alors, rapporte Le Parisien, « trois policiers municipaux de la ville de Paris les escortent sur le chemin de l’école maternelle ». Joli démarrage dans la vie, non ?

Et pourquoi ça ? Parce que « depuis le démantèlement du camp de Forceval, à la porte de la Villette (XIXe), le 5 octobre, nous rencontrons un problème lié à la présence de dealers de crack, les fameux modous [dealers, en wolof, NDLR], qui attirent de nombreux consommateurs sur l’allée Valentin-Abeille. Ce petit chemin est un lieu à couvert et difficile d’accès pour les forces de l’ordre, c’est pourquoi malgré la présence importante de policiers et de CRS sur le secteur, il reste un noyau dur de consommateurs de drogue. Nous avons donc décidé de mettre une escorte matin et soir à la disposition des familles et cela durera aussi longtemps que ce sera nécessaire », dit l’adjoint à la sécurité de l’arrondissement.

Interrogé par Bruce Toussaint dans « le live » de BFM TV ce même jour, le maire PS de l’arrondissement, Éric Lejoindre, confirme : « L’important pour moi, grâce à un travail fin qu’on fait avec la police qui est très mobilisée sur le site, c’était de faire en sorte qu’on assure la sécurité des enfants, qu’on évite des drames potentiels et qu’on rassure tout le monde. » On rappellera qu’une collégienne a été victime d’une tentative d’étranglement, le 14 novembre dernier… Le maire poursuit : « La situation est suffisamment inquiétante pour qu’on ait mis en place ce dispositif un peu incroyable. Parce que l’idée qu’on soit conduit à amener des enfants à l’école accompagnés par la police municipale, on est dans une sorte d’anormalité totale, mais on a pensé que c’était utile, que c’était une sorte d’engagement pour les familles dans un temps où il y avait des risques de réimplantation de campement. » Et de conclure sur cette formulation étrange : « On n’a pas eu pour le moment de drame, alors voilà, où est l’œuf, où est la poule (sic), mais en tout cas, ça nous paraissait indispensable de rassurer les familles, de rassurer les équipes éducatives et de faire en sorte que les enfants puissent aller sans crainte à l’école. »

Indispensable, en effet. Et l’on apprend par Le Parisien que « des petits bus » sont mis à la disposition des parents pour conduire leurs enfants à l’école ! Une forme d’exfiltration, en somme.

Et qu’en pense la mairie de Paris ? Rien, du moins, rien qu’on sache, en tout cas, pour l'instant. Il est vrai que Mme Hidalgo est occupée ailleurs. En témoigne la séquence surréaliste où le maire de Paris donne des leçons d’urbanisme au maire de Kiev. Invitée, le 28 novembre à Bruxelles, pour un sommet sur la reconstruction de l'Ukraine, Mme Hidalgo s’est livrée à un numéro qui ne manque pas d’inquiéter sur sa santé mentale. Dans un anglais qu’elle semble avoir appris auprès de François Hollande, elle a expliqué à Vitali Klitschko, dont la ville est régulièrement bombardée, combien elle devait l’inspirer : « Paris peut être un modèle, notamment dans la transformation des infrastructures pour passer des voitures aux vélos. Nous sommes des villes intelligentes. Mais nous devons organiser tout ça. »

Marie Delarue

Source : http://bvoltaire.fr

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Pour « dénazifier l’espace public », un député LFI veut rebaptiser nos rues !

8 Décembre 2022, 06:56am

Publié par Thomas Joly

Lorsque la gauche morale réveille les mânes du nazisme, c’est qu’elle est à sec d’arguments, qu’elle a épuisé ses idées et sa créativité. À bout de loyauté, elle bascule dans le délire nazi, retourne cinquante ans en arrière et reprend la chasse aux sorcières. Macron fait cela très bien.

La NUPES ne pouvait être en reste. Le charmant député LFI Hadrien Clouet a ainsi posé une question écrite au ministère de la Culture, dûment reprise dans le Journal officiel et mentionnée sur le site de l’Assemblée nationale.

La NUPES se saisit de la culture avec la délicatesse d’un rouleau compresseur géant. L’irrépressible envie de faire du passé table rase éclate sans frein. Notre député n’a donc rien trouvé de plus urgent que de dénazifier l’espace public en France. Soit de « débaptiser les rues rendant hommage à des nazis et collaborateurs français ». Car voilà, « les enfants grandissent avec leur patronyme sur une plaque de rue, écrit notre député, les expéditeurs de courrier rappellent leur souvenir sous forme d'adresse postale, les touristes s'y réfèrent pour s'orienter. Bref, leur existence demeure, non pas sous une forme proscrite dédiée à l'éducation civique, mais sous une forme positive apparentée à un hommage continu et discret. » Comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, le Français respire involontairement un parfum de nazisme de sa naissance à sa mort, sans s'en apercevoir.

Il a bossé, Hadrien Clouet. Il a compté, par exemple, le nombre de places et de rues dédiées à Alexis Carrel, « hitlérien formé à l'eugénisme états-unien ». Les écrivains Paul Morand, Jacques Chardonne, Joseph Barthélemy héritent aussi de l’implacable désir d’effacement du député NUPES. Ils sont accompagnés de quelques inconnus du grand public. Ouste, tous nazis !

Il y a, derrière ce coup de balai dans les mémoires et dans nos rues, plus que la lubie d’un député présenté, sur le site de l'Assemblée, comme « professeur » et « scientifique » : un vent de justice révolutionnaire expéditive propre aux dictatures communistes. Pas question de s’embarrasser de détails, des méandres d’une vie, de ses lumières et de ses ombres, des pièges de l’Histoire, des erreurs, des naufrages même. Pas question de talent, d’apport à la culture française, de chefs-d’œuvre laissés à la postérité. Notre député a lui seul jugé et définitivement condamné leurs auteurs à l’oubli éternel.

Hadrien Clouet ne rappelle pas ce qui valut son prestige à Alexis Carrel. Prix Nobel de médecine, pionnier de la chirurgie vasculaire, l’un des cerveaux de l'Institut Rockefeller à New York, Carrel signa le succès planétaire L'Homme, cet inconnu en 1935. Le député LFI ne débat pas, ne se pose pas de question, ne mesure pas l’homme auquel il s’attaque. Jacques Chardonne et Paul Morand, dont on ne peut sérieusement mettre en doute le talent d’écrivain, ont laissé les admirables Destinées sentimentales pour Chardonne, admirable observation du couple, un livre qu’aimait Mitterrand, ou L’Homme pressé pour Morand. Ne peut-on pas distinguer l’œuvre et la vie, vieille question littéraire ? De quel droit un député seul, fût-il NUPES, peut-il demander au gouvernement de purger ainsi un pays de son Histoire et de sa culture, de décréter si la mémoire de Paul ou Jacques mérite ou non d’être conservée dans une commune ? Il est vrai que les communistes, de Lénine à Mao-Tsé-toung en passant par Pol Pot, ne se sont jamais encombrés de ce genre de détails.

Le régime communiste dédia Stalingrad et Léningrad aux délicieux Lénine et Staline, à l’origine de plusieurs millions de morts, comme l’établit Le Livre noir du communisme. On ne saurait trop conseiller à notre député d’exercer là ses envies de purification historique. Car le Français de 2022 peut toujours emprunter l’avenue Lénine lorsqu’il visite Nanterre, Gennevilliers, La Courneuve, Pierrefitte-sur-Seine, Saint-Denis, Romainville, Achères, Gentilly, Arcueil, Lorient ou Saint-Pierre-des-Corps. Si l’on compte les avenues mais aussi les rues, les places ou les chemins Lénine, c’est plus de 80 lieux de France, selon Wikipédia, qu’il faudrait débaptiser d’urgence.

En France, toujours, la petite ville d’Essômes-sur-Marne n’a pas débaptisé sa rue Staline. Cela ne choque pas notre député qui n’en fait pas mention. Maurice Thorez, secrétaire général du Parti communiste de 1930 à 1964, n'a pas non plus brillé par son courage et sa lucidité vis-à-vis des pires régimes communistes de l'Histoire. L’homme soutint assidûment le petit père des peuples. On trouve pourtant une rue Maurice-Thorez à Nanterre encore, à Saint-Denis, Stains, Massy, Trappes, Roncq ou Trignac.

Il s’agit là de politiques qui ont soutenu l’horreur d’une des idéologies les plus liberticides et les plus criminelles de l’Histoire. Ils ont donné les ordres, organisé les famines, massacré, déporté. Si l’on suit le raisonnement du député NUPES, il faut aussi expurger nos rues du souvenir des compagnons de route du communisme en France, écrivains, artistes engagés à l’époque où cette idéologie tuait sans compter. Dans ce cas, mieux vaut ne pas compter les places, avenues, rues, écoles dédiées à André Malraux, André Gide, Louis Aragon et André Breton, Jean-Paul Sartre ou Simone de Beauvoir. Pourtant, Raymond Aron avait déjà dénoncé cette déviance et ce soutien criminel dans L’Opium des intellectuels, paru en 1955. Peut-être notre député NUPES devrait-il le relire avant d’entreprendre l’édification d’une France nouvelle ?

Car, comme il le dit si bien, « les enfants grandissent avec leur patronyme sur une plaque de rue, les expéditeurs de courrier rappellent leur souvenir sous forme d'adresse postale, les touristes s'y réfèrent pour s'orienter. Bref, leur existence demeure, non pas sous une forme proscrite dédiée à l'éducation civique, mais sous une forme positive apparentée à un hommage continu et discret. »

Marc Baudriller

Source : http://bvoltaire.fr

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Effondrement économique : nous y sommes bientôt

7 Décembre 2022, 20:55pm

Publié par Thomas Joly

Le groupe Cofigeo (William Saurin, Garbit, Raynal et Roquelaure et Zapetti) va stopper 80 % de sa production à partir du 1er janvier 2023 en raison du coût délirant (et artificiel) de l'énergie en France. Ce n'est sûrement que le début d'une longue série, que ce soit dans le domaine agro-alimentaire ou ailleurs.

Il ne fallait pas être grand clerc pour deviner que l'obstination de l'Union Européenne à aligner le prix de vente de l'électricité sur le marché sur le coût marginal de production des centrales thermiques allait aboutir à l'effondrement de la production.

En effet, aucune entreprise ne peut produire à perte. Donc elles vont stopper - provisoirement ou définitivement pour les moins solides - leurs activités.

L'engrenage est inéluctable et va entraîner un effondrement économique aux conséquences probablement dramatiques pour les Français.

Les rayons vides, les queues devant tous les magasins et les tickets de rationnement risquent de devenir notre quotidien dans les mois à venir. Et je vous laisse imaginer le comportement de la population immigrée dans ce contexte de pénurie générale...

Thomas Joly - Président du Parti de la France

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Le Syndicat de la magistrature progresse : jusqu’à quand les juges rouges ?

7 Décembre 2022, 07:34am

Publié par Thomas Joly

Le Syndicat de la magistrature… progresse. L’information, relevée par Le Monde, est passée quasiment inaperçue, elle ne laisse pas pourtant d’inquiéter. Lors des élections au Conseil supérieur de la magistrature qui se sont déroulées du 22 au 28 novembre, le Syndicat de la magistrature a recueilli 33,3 % des suffrages, soit 3,3 % de plus qu’en 2018. Sans doute faut-il préciser que la participation est en baisse (58,3 %, contre 66 % en 2018) et que, par nature, le Syndicat de la magistrature étant « militant », ses partisans vont voter. Mais le résultat est là.

Le Syndicat de la magistrature est tristement célèbre : créé en 1968, il tient pour Évangile, texte fondateur et ligne de conduite à la fois la « harangue Baudot », rédigée en 1974 par l'un des leurs, le juge Oswald Baudot, adressée à « tous les magistrats qui débutent » : « Soyez partiaux […] Ayez un préjugé favorable pour la femme contre le mari, pour l’enfant contre le père, pour le débiteur contre le créancier, pour l’ouvrier contre le patron, pour l’écrasé contre la compagnie d’assurance de l’écraseur, pour le malade contre la Sécurité sociale, pour le voleur contre la police, pour le plaideur contre la justice. » Et, sans doute, pour le squatteur contre le propriétaire. « La loi s’interprète. Elle dira ce que vous voulez qu’elle dise. » Dont acte.

À l’époque, Jean Lecanuet, garde des Sceaux - Giscard était alors Président et Jacques Chirac Premier ministre —, avait voulu sanctionner le juge Baudot, l’accusant de manquement à l’obligation de réserve. Avant de finalement renoncer, face à la levée de boucliers de ses confrères. Le juge Baudot était resté au parquet de Marseille où il était devenu substitut en 1985. L’une des premières capitulations de la droite, préalable à une longue série. Car, comme nous l’explique finement le magistrat Georges Fenech, les politiques qui devraient aujourd’hui rappeler ce clan de juges - certes non majoritaire, mais qui a noyauté l’institution judiciaire - à son devoir de réserve et de neutralité sont tétanisés par le spectre du juge d’instruction ou du PNF. Tous deux pourraient ensuite venir leur chercher des poux dans la tête.

Charles Pasqua, le 18 avril 1994, avait bien tenté, dans un entretien publié par Le Figaro, de pointer du doigt « une tentation de la part de certains juges de créer une jurisprudence contraire à la loi » en matière d'immigration. « Cela n'est pas acceptable », avait-il martelé : « La loi doit s'imposer à tous. Les magistrats ne sont pas là pour faire la loi, ils sont là pour l'appliquer et la faire respecter. » Le Syndicat de la magistrature avait aussitôt dénoncé, faisant donner contre Charles Pasqua la grosse caisse médiatique, « les pressions qu'exerce le ministre de l'Intérieur sur la justice ».

Le Syndicat de la magistrature, c’est aussi, plus récemment, en 2013, le "Mur des cons" sur lequel, notamment - comble de l'ignominie et du cynisme -, ont été épinglés… deux pères de victimes. Dont le général Schmitt, récemment interviewé par BV. L’affaire - dévoilée en son temps par notre confrère Clément Weil-Raynal - s’est conclue (en 2021 !) par une condamnation de la présidente du syndicat pour injures publiques. Puis, tout le monde a gentiment oublié. Imagine-t-on le tollé si un syndicat de flics, dans ses locaux, avait placardé, pour les railler et assortis d’un commentaire ordurier, des portraits de pères de délinquants tués lors de course-poursuites ?

Qu’un ensemble de juges soit politiquement marqué - « une exception française », selon les mots de Georges Fenech - est déjà en soi incompréhensible. Qu’ils revendiquent sans complexe leur partialité l’est encore plus. Mais qu’ils sortent renforcés d’une élection professionnelle à un moment où la France, en voie de décivilisation, n’a jamais eu autant besoin de justice au sens fort du terme ni de sévérité à l’endroit des délinquants est pour le moins angoissant.

Gabrielle Cluzel

Source : http://bvoltaire.fr

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Le Forum du PdF jeudi 8 décembre à 21h

6 Décembre 2022, 19:17pm

Publié par Thomas Joly

Le Forum du PdF jeudi 8 décembre à 21h

Dans le Forum du PdF du jeudi 8 décembre, Alexandre Hinger reçoit Hervé Ryssen (écrivain) et Thomas Joly (Président du Parti de la France).

L'émission sera consacrée à la persécution politico-judiciaire des nationalistes et traitera également de l'actualité politique.

C'est jeudi à 21h et c'est sur Telegram : https://t.me/partidelafrance

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Pour BFM, les coupures de courant seront quasiment une aubaine

5 Décembre 2022, 19:14pm

Publié par Thomas Joly

Les feux rouges ne servent à rien. En cas de coupure de courant, ceux-ci ne fonctionneraient pas durant plusieurs heures mais… pas de panique ! BFM se rend sur le terrain et constate l'inutilité de cette signalétique. Au bout du compte, à bien y réfléchir et en se posant les bonnes questions, cette panne ne serait-elle pas une bénédiction pour les automobilistes ? Deux anonymes interrogés lors d'un micro-trottoir expéditif confirment la découverte : il suffira de faire preuve de prudence et puis voilà tout. Mais qu'en dit un spécialiste de la conduite ? « Sans panneau particulier, il faut respecter la règle de la priorité à droite. » Le moniteur d'auto-école est confiant.

De ces feux tricolores nous pourrions nous passer, mais il y a plus inquiétant : ils présentent une certaine dangerosité ! À Elbeuf, où se déroule le reportage, « des feux tricolores ont déjà été retirés. Le but : gagner en sécurité de jour mais aussi de nuit », explique le journaliste en charge du commentaire. Semblant passer par hasard dans le quartier, la première adjointe au maire PS confirme les nuisances de ces lumières d'un autre âge. Grâce à leur suppression, « un carrefour a été apaisé ». Les tirs ont cessé, les automobilistes s'embrassent, des couples se forment… Rendons-nous à l'évidence, les municipalités attendent avec impatience les coupures de courant. (Les mairies moins enthousiastes consulteront la fiche bricolage de BFM : « Avec trois bougies, fabrique un feu rouge ».)

Face à la possible mise à l'arrêt des vitrines réfrigérantes et congélateurs des grandes surfaces, BFM concocte un autre micro-trottoir. Le rédac chef mobilise ses troupes : « Allez coco, tu me trouves deux passants qui raffolent de yaourts avariés, un maire PS qui se nourrit de jambon moisi et on tient notre reportage. Des rayons apaisés faute de clients… Tu vois l'truc ? »

Hiver 2022/23, les coupures d'électricité devenues « délestages » seront une aubaine pour les habitants d'Elbeuf et d'ailleurs. De sa voiture emboutie avec son chargement d'aliments périmés, l'électeur remerciera le gouvernement pour cette aventure hors du commun. Dans un hôpital, la victime d'intoxication alimentaire affichera le sourire béat de celui qui, grâce à Macron, vient de rencontrer l'infirmière de ses rêves… Et les Français de se féliciter de ne plus avoir accès à la télé.

Jany Leroy

Source : http://bvoltaire.fr

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Coupures d’électricité : pour Macron, « pas de panique »

5 Décembre 2022, 07:47am

Publié par Thomas Joly

Un coup dans un sens, un coup dans l'autre : c'est le secret de l'en même temps. Droite et gauche, solennité et ridicule, négociation et passage en force… Le gouvernement d'Emmanuel Macron ne déçoit jamais. Olivier Véran a dit « pas de coupures d'électricité », puis « des coupures annoncées la veille ». C'était suffisamment flou pour avoir l'air vrai. N'est-ce pas, en fin de compte, le discours que les Français ont plébiscité au premier tour de l'élection présidentielle, face à Mélenchon, Le Pen et Zemmour, trop anxiogènes peut-être, puis au second, face au RN et à ses centaines de milliers de SS bottés, prêts à fondre sur Paris ? Ces éléments de langage pour enfants, cette soupe lénifiante, c'est ce qui plaît. En tout cas, c'est ce que croient les communicants du régime.

Emmanuel Macron n'a pas dérogé à la règle. Il était pourtant en visite aux États-Unis et avait probablement d'autres sujets de préoccupation : vente du savoir-faire français, déclarations controversées sur les lois américaines « super agressives », dîner de gala, offrande de petits cadeaux au suzerain qui, royal au bar, a régalé le couple présidentiel à base de homard et de caviar. Mais bon, une prise de parole n'attend pas, si on peut brouiller un peu plus les cartes. Ce week-end, Emmanuel Macron était à la Nouvelle-Orléans, en Louisiane, contrée jadis française, à la fois berceau d'un certain jazz et aujourd'hui antre méphitique de toute la mauvaise conscience de l'Amérique (esclavage, drogue, alcool, prostitution, chômage, crime, vaudou, racisme à double sens). Il a été interrogé sur les coupures d'électricité probables en France. Sa réponse à été sans détour, comme à chaque fois qu'il veut louvoyer: « Pas de panique, ça ne sert à rien et ce n'est pas vrai. » À l'exception du « pas de panique », on dirait qu'il parle de lui. On lui a bien objecté que tous les corps de l'État, préfectures et Éducation nationale notamment, préparaient leurs plans pour gérer au mieux les coupures désormais quasi certaines. « C'est normal que le gouvernement prépare un cas extrême » - ce que, dans d'autres structures, on appelle « cas non conformes », rien de plus… Si Macron avait été capitaine du Titanic, il aurait sans doute dit : « Oui, il y a eu un petit bruit, donc on a sorti les chaloupes : c'est normal que l'équipage prépare un cas extrême. »

Le Président ne se contente pas de vouloir rassurer : il ment. « Scénarios fictifs », dit-il, avec la certitude apparente que nous allons pouvoir nous en tirer sans dommage, « même avec des mois de décembre et janvier froids » (ce qui, avouons-le, est souvent le cas des mois de décembre et janvier). Nous savons que nous achetons à prix d'or l'électricité de l'étranger, que cela nous ruine et que des coupures seront obligatoires. Nous savons par ailleurs (BFM TV vient de le découvrir) que les feux tricolores, entre autres, fonctionnent à l'électricité, et que tout « délestage », même planifié, pourrait créer le chaos. On ne parle même pas des digicodes des résidences soudain inefficaces, des services (SAMU, police, pompiers) devenus injoignables à cause de la coupure des antennes-relais… Nul doute que de nombreuses personnes malintentionnées en profiteraient. Un complotiste dirait que c'est pour cela que l'État lance une grande campagne de récupération d'armes : pour que les Français ne puissent pas se défendre seuls et s'en remettent plutôt à la Justice de leur pays (au passage, le Syndicat de la magistrature, celui du « mur des cons », vient d'atteindre le seuil historique de 33 % aux élections syndicales).

« Pas de panique », donc. Tu m'en diras tant. Le peuple ne peut pourtant pas faire autrement que de paniquer, et l'électricité n'est qu'un visage supplémentaire de la libanisation, de l'albanisation, de la haïtisation de notre pays, autrefois si grand et si admirable, aujourd'hui risée du monde entier et sujet de honte de ses habitants. Pas de panique… puisque, de toutes façons, cela va arriver. C'est alors que le gouvernement, descendant de son nuage magique, distribuera à pleines poignées des liasses d'argent, magiques elles aussi, pour occuper un instant le peuple avec des loisirs, en l'absence provisoire de télé. Alors, c'est ça, la France de Macron ? Eh bien, oui, avec un dernier mot, qui convient pour tout : « responsabilité ». Alors, « en responsabilité », bon courage à « toutes et tous » !

Arnaud Florac

Source : http://bvoltaire.fr

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Les entretiens du PdF - N°39 - Scipion nous parle de Saint-Louis

4 Décembre 2022, 18:59pm

Publié par Thomas Joly

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Pourquoi Mylène Demongeot nous manque déjà…

4 Décembre 2022, 13:49pm

Publié par Thomas Joly

Dieu que les apparences peuvent être trompeuses ! Mylène Demongeot, née en 1935, était l’incarnation parfaite, mutine et rieuse de la jolie fille de Français moyens. Tout faux. Le père, Alfred Demongeot, est un haut fonctionnaire du ministère de l’Économie nationale. La mère, Claudia Troubnikova, fait partie de l’élite ukrainienne. Et la jeune Mylène de fréquenter les pensionnats catholiques les plus huppés de Nice tout en révélant ses talents au piano. Mozart et Chopin n’avaient pas de secrets pour elle, dit-on.

Le monde du spectacle est un virus qu’elle attrape tôt, fréquentant assidûment le fameux cours Simon, après avoir posée nue. Certes, elle était encore un bébé potelé et dévoilait ses charmes naissants pour le savon Cadum™. La morale est sauve.

Après quelques petits rôles lui permettant de faire valoir sa charmante frimousse, elle connaît un début de consécration en 1957, avec Les Sorcières de Salem, film réalisé par Raymond Rouleau sur un scénario de Jean-Paul Sartre, avec Yves Montand et Simone Signoret. Le tournage ne se passe pas très bien, cette dernière lui lançant, peut-être jalouse ou pas vraiment convaincue par la prestation de la jeunette : « Tu pourras toujours faire des ménages ! » Il est vrai que Mylène Demongeot, ce n’est pas exactement Bette Davis. Et alors ?

Pour commencer, elle joue autrement mieux que sa grande rivale – depuis devenue sa meilleure amie – Brigitte Bardot. Mais, surtout, elle irradie l’écran. Mylène est belle, cela se voit. Elle est gentille, cela se sent et se sait. Un an plus tard, dans Bonjour tristesse (1958), d’Otto Preminger, adapté du roman de Françoise Sagan, Mylène Demongeot rivalise de grâce et d’aisance face à Jean Seberg. Sa carrière est lancée.

Le reste suit : 77 films, 21 téléfilms et 10 pièces de théâtre. Le moins qu’on puisse prétendre est qu’elle touche à tout, gambadant allègrement du théâtre d’auteur à celui de boulevard, de metteurs en scène artistes aux artisans de talent. C’est principalement en ce genre qu’elle excelle. Le flamboyant La Bataille de Marathon (1959), de Jacques Tourneur, sans oublier le réjouissant Furia à Bahia pour OSS 117 (1965), d’André Hunebelle, où elle fait tourner la tête de ce cher Hubert Bonnisseur de La Bath, agent secret français ayant précédé un certain James Bond, à la fois sur papier et grand écran.

C’est le même André Hunebelle qui lui donne un autre de ses rôles les plus marquants, la délicieuse Hélène, dans la fantabuleuse trilogie des Fantomas, où elle parvient – qui l’eût cru ? – à s’imposer face à ces deux monstres sacrés qu’étaient alors Louis de Funès et Jean Marais. Dans un semblable registre, Bernard Borderie lui offre le rôle de Milady dans une autre trilogie consacrée aux mousquetaires d’Alexandre Dumas. Petite erreur de distribution : Mylène Demongeot n’est guère convaincante en aristocrate manipulatrice. Le rôle de l’accorte et piquante lingère Constance Bonacieux lui aurait sûrement mieux convenu. Trop tard et tant pis. Notons que l’un de ses derniers rôles, qui lui valut un regain de célébrité tardive, elle le doit à Fabien Onteniente et son Camping (2006). Elle vient de dépasser les 70 printemps, mais demeure belle comme jamais, tout en demeurant au sommet de son art, poignante qu’elle se dévoile en Laurette Pic, épouse de son Jacky de mari, inoubliable Claude Brasseur en vieux schnock atrabilaire. Le film est un triomphe public. Et, au-delà de la simple comédie, il n’est pas interdit d’y voir une anticipation de cette France périphérique en vacances, pas loin de passer du jaune du pastis à celui des gilets. Rien que pour ça, on lui pardonnera d’avoir figuré sur la liste de Bernard Tapie aux élections régionales de 1992.

Pour la petite Histoire, Michel Marmin, ancien critique cinématographique du Figaro et de , nous confie, en ce triste jour : « L’écrivain de romans policiers Léo Malet était fou d’elle… Dans son Journal secret (et posthume), que j’ai édité au Fleuve noir avec Francis Lacassin, il raconte un rêve érotique dont elle était l’héroïne (et lui le bénéficiaire). L’éditeur nous l’a fait retirer de peur de représailles judiciaires, non de sa part, mais de celle de Marc Simenon, son époux. Quelle andouille… » Il est vrai que le fils de Georges Simenon demeura à jamais le grand amour de sa vie, malgré trente années de vie commune assez peu… commune.

On parie que Mylène Demongeot est partie le rejoindre là-haut ? Oui, mais nous voilà désormais bien seuls.

Nicolas Gauthier

Source : http://bvoltaire.fr

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