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Le blog politique de Thomas JOLY

Le porc, la viande la plus consommée en France, en voie de disparition dans les cantines

20 Décembre 2022, 15:55pm

Publié par Thomas Joly

La viande la plus consommée en France semble en voie de disparition dans les restaurants scolaires de certaines villes. Et non des moindres.

En France, la viande de porc est la préférée des consommateurs depuis toujours, selon les statistiques disponibles. Elle est appréciée par les enfants, abordable et facile à cuisiner, ce qui en fait une option très populaire. Selon les dernières données de France Agrimer, les Français consomment en moyenne 87,5 kg de viande par an, dont 32 kg de porc, 30 kg de volaille et 23 kg de bœuf, en comptant à la fois les repas à la maison et ceux pris à l’extérieur. Le porc seul représente donc une quantité équivalente à celle de tous les produits de la mer consommés en France (33 kg/an/habitant).

En 2013, l’interprofession porcine Inaporc avait déjà alerté sur la situation préoccupante des producteurs de porc. À Lille, la viande de porc avait été absente des menus tout le mois de septembre. À Séméac (Hautes-Pyrénées, 4.900 habitants), on avait retiré complètement la viande de porc des menus pour toute l’année. Au Havre (Seine-Maritime), 8.500 portions de mousse au chocolat avaient été jetées à la poubelle car pouvant contenir de la gélatine de porc. Dans ces deux derniers cas, il ne s’agissait pas de questions de diététique, mais de gestion de la pratique religieuse. Séméac voulait épargner un surcroît de travail à ses cuisiniers, qui devaient préparer des plats de substitution lorsque la viande de porc était au menu. Au Havre, l’objectif était d’éviter que des élèves musulmans ne consomment de la gélatine de porc à leur insu, même sous une forme ultra-transformée comme les mono-diglycérides d’acide gras.

Dix ans ont passé et la situation ne semble pas s’améliorer pour le cochon, pris en tenaille entre la diététique et la religion. « Nous devinons ce qui se passe, commente Anne Richard, directrice d’Inaporc depuis 2021. Bannir le porc est la solution de facilité… » Une solution mise en œuvre à bas bruit. Contactée, la ville de Lille n’a pas donné suite. Impossible de savoir si cette quasi-disparition du porc répond à des demandes de parents d’élèves, si elle les anticipe, ou si elle est dictée par le souci de simplifier le service, lourd à gérer. « On sert 500 couverts, explique un responsable de cuisine scolaire. On doit passer nos commandes des mois à l’avance, faire du circuit court, du bio, varier les plats, penser aux allergènes, calculer les portions au gramme près et peser les restes pour faire la chasse au gaspillage. Comme on a notre fierté, on tient aussi à ce que les élèves apprécient ! Tout cela avec un budget par repas de 7 € environ, dont 2 € de marchandise, le reste passant en frais divers, salaires, énergie, etc. »

Mais il n’y a pas de grand remplacement.

Source : http://lalettrepatriote.com

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Immigration : le gouvernement redistribue les visas à volonté au Maghreb

20 Décembre 2022, 13:05pm

Publié par Thomas Joly

Ce dimanche 18 décembre, Gérald Darmanin s’est rendu à Alger pour annoncer « la reprise d’une relation consulaire normale » entre la France et l’Algérie.  Après avoir réduit drastiquement le nombre de visas accordés aux pays du Maghreb, la France fait marche arrière et accepte « un retour à la normale ».

Reprise de la coopération

La visite aurait pu passer inaperçue. Alors que les Bleus affrontaient l’Argentine dans une finale de Coupe du monde historique, Gérald Darmanin annonçait, depuis Alger, le « retour à la normale » des relations entre la France et l’Algérie. Après avoir rencontré le président Tebboune pour évoquer, entre autres, la coopération migratoire entre les deux pays, le ministre de l’Intérieur annonçait « la reprise, depuis lundi dernier [le 12 décembre, NDLR], d’une relation consulaire normale ». Loin d’être isolée, cette visite en Algérie fait suite à un déplacement de Catherine Colonna à Rabat, le 15 décembre dernier. Le ministre des Affaires étrangères y a notamment évoqué le rétablissement d’une « relation consulaire normale » avec le Maroc.

Ces deux déclarations viennent donc mettre fin à la « crise des visas » engagée par à l’automne 2021. À l’époque, à six mois de l’élection présidentielle, le chef de l’État avait décidé de diminuer drastiquement le nombre de visas accordés aux pays du Maghreb tant que ces mêmes pays n’acceptaient pas le retour de leurs ressortissants vivant illégalement sur le sol français. L’exécutif avait alors réduit de moitié le nombre de visas pour l’Algérie et le Maroc, et de 30 % pour la Tunisie. La fin de la crise des visas devrait donc créer un appel migratoire en provenance du Maghreb. Si les chiffres des visas délivrés reviennent à la normale, la France se préparerait à accueillir de nouveau, chaque année, 275.000 Algériens, 145.000 Tunisiens et 346.000 Marocains (chiffres avant la « crise des visas »).

L’Algérie et le Maroc refusent encore leurs ressortissants

Depuis l’été dernier, la visite d’Emmanuel Macron à Alger a enterré les discours de fermeté vis-à-vis du Maghreb. Et ce, alors même que l’Algérie et le Maroc persistent dans leur immobilisme. En effet, si la coopération dans le domaine migratoire avec Tunis est plus fluide, Alger et Rabat continuent de faire la sourde oreille et refusent de délivrer des laisser-passer consulaires - sésames pour l’expulsion - à leurs ressortissants sous le coup d’une OQTF.

Un courriel de la direction générale des étrangers en France (DGEF), envoyé en décembre 2021 et dévoilé par nos confrères de StreetPress et Mediapart, indique ainsi que « les autorités centrales algériennes n’acceptent plus aucun retour forcé depuis la France ». Et de préciser : « Alger a donné des instructions à son réseau consulaire en France de ne plus assurer aucune audition consulaire et de n’accorder aucune délivrance de leur laisser-passer consulaire. » Une information confirmée par les chiffres de l’immigration. Ainsi, comme le note le sénateur François-Noël Buffet (LR) dans son rapport sur « Les services de l’État et l’immigration », publié en mai dernier, « l'éloignement des ressortissants de pays du Maghreb s'est caractérisé par d'importantes difficultés sur la période récente ». En Algérie, si 1.652 éloignements forcés ont été réalisés en 2019, on n’en compte plus que 34 en 2021 et seulement 5 sur les deux premiers mois de 2022. De même au Maroc où, après 867 expulsions réalisées en 2019, seules 170 ont été effectuées en 2021 et 6 sur les deux premiers mois de 2022. Des chiffres bien éloignés des attentes d’Emmanuel Macron…

Le changement de stratégie du gouvernement laisse donc perplexe. Quelles sont les contreparties du rétablissement des visas ? Les autorités algériennes et marocaines acceptent-elles, désormais, de reprendre leurs ressortissants visés par une OQTF ?

Clémence de Longraye

Source : http://bvoltaire.fr

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LCI ? Une chaîne à la botte de Kiev, de l'OTAN et des « Yankees ». Mon Dieu, est-ce possible ?

18 Décembre 2022, 12:58pm

Publié par Thomas Joly

Sans nuance aucune, matin, midi et soir,  les « journalistes » de LCi et leurs invités - généraux en retraite et blondes ukrainiennes - ces dernières les fesses bien au chaud , prêtes à se battre  jusqu’au dernier ukrainien vivant - se relaient sur le petit écran. Cette télé déverse sa « propagandanstaffel » en faveur exclusivement de l’Ukraine, jusqu’à plus soif ! Pas la moindre nuance ou tentative d’explication de la genèse des événements. Un sens unique absolu. Les spécialistes militaires défilent les uns après les autres – la plupart, compte- tenu de leur âge n’ayant pas combattu -  et déversent leur « science » du docte ton des « sachants ».

Un unique coupable idéal

Le méchant Monsieur Poutine a tous les torts, et le bon Monsieur Zelensky est même qualifié de « Churchill ukrainien » ! On aura tout de même entendu de grosses bêtises, du genre de celle du bombardement de la plus grande centrale nucléaire d’Europe  par les Russes, alors que ce sont ces mêmes Russes qui occupent Zaporijjia ! Ou encore, focus sur ce missile tombé en Pologne ayant entrainé, hélas, le décès de deux agriculteurs. Pour s’apercevoir, finalement, qu’il s’agissait de débris de missiles anti-missiles tirés par la défense anti-aérienne ukrainienne, retombés du mauvais côté de la frontière. Pourtant, contrairement à Varsovie, ce « bon Monsieur Zelensky » accusait sciemment les Russes de l’avoir tiré. Ce Zelensky -  pas très net au demeurant question corruption -  ne rechignerait pas, semble-t-il, devant  une « bonne petite troisième guerre mondiale », pourvu que ça profite à l’Ukraine ! Et le secrétaire-général de l’OTAN, le norvégien Jans Stoltenberg,  n’est pas le dernier à remettre de l’huile sur le feu, avec ses déclarations irresponsables. Les Américains ne contrôleraient plus leurs marionnettes ?

Garder son sang-froid

Il faut raison garder : ce conflit, éminemment regrettable, certes condamnable, a des sources multiples. Moscou n’est pas le seul coupable. L’Occident n’a pas respecté ses engagements de 1991 lors de la dissolution de l’URSS. Alors que le Pacte de Varsovie était heureusement dissout, il n’en pas été de même, symétriquement, de l’Alliance Atlantique. C’était pourtant l’occasion d’enterrer définitivement la hache de guerre avec Moscou, au lieu de profiter de la faiblesse de ses dirigeants d’alors. Pire, plein de pays de l’Est sont venus se blottir dans le giron américano-allemand, au sein de l’OTAN. Depuis 2014, des conseillers militaires anglo-saxons sont  en Ukraine pour  entrainer  et instruire l’armée ukrainienne, plaçant de fait cette dernière sous la coupe « NATO » .Le tout, bien sûr, sous les yeux du Kremlin qui a vu… « rouge » !

Zelensky : du « showbiz » à la présidence. C’était bon pour nous, ça ?

L’élection du « klown » Zelensky a accéléré les craintes de Moscou : suppression du russe comme deuxième langue nationale, et non-respect des accords de Minsk I et II qui prévoyaient un cessez-le-feu au Donbass avec une consultation des populations, et une « substantielle autonomie pour les oblats de Lougansk et Donetsk dans le cadre d’une Ukraine fédéralisée. Sans oublier  le rétablissement de la langue russe en Ukraine. Il n’en a rien été. Si cela avait été respecté, la Crimée serait toujours ukrainienne, avec Sébastopol, sa base russe.

L’aveu

« Cerise sur le gâteau » si je puis dire, madame Angéla Merkel - ci-devant chancelière d’Allemagne - a reconnu que ces accords devaient simplement permettre à l’Ukraine de gagner du temps afin d’être prête à toute éventualité ! Face au refus, à l’évitement ukrainien depuis 2014, que devait, que pouvait faire le « camarade » Poutine ? Un grand coup diplomatique ? Peut-être. C’eût été préférable à la « casse » méthodiquement et tragiquement organisée par l’armée russe. Bien préférable  à ce drame humain qui nous étreint, nous européen, où des citoyens d’une même civilisation tuent leurs frères , des blancs, une denrée trop rare par les temps démographiques qui courent !

Prière à LCi

Alors, de grâce, vous les (dés)informateurs » de LCi et d’ailleurs, cessez ce tropisme « kievien », prenez de la hauteur, pesez et repesez vos arguments, jaugez vos infos. Nuancez…relativisez ! À moins que vos maîtres, dispensateurs de la manne publicitaire, ne vous en empêchent ? Alors, dans ce cas, où serait votre déontologie de journaliste ? Pourtant, apparemment, vous êtes des professionnels de qualité. Faites-vous la différence entre « propagande » et « information » ? Pour l’instant, qu’il me soit  permis d’en douter. Mais, ne désespérons pas, c’est bien connu, l’espoir fait vivre !

Jean-Claude Rolinat - Membre du Bureau politique du Parti de la France

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Emmanuel Macron peut-il se refaire la cerise avec une victoire des Bleus ? Rien n’est moins sûr…

17 Décembre 2022, 10:32am

Publié par Thomas Joly

C’est la question qui agite le petit monde politico-médiatique – enfin, celui qui n’a que ça à faire de ses journées – : oui ou non Emmanuel Macron pourrait-il éventuellement se refaire une santé sondagière, si d’aventure nos Bleus devenaient une troisième fois champions du monde de football ?

En la matière, il y a évidemment le précédent Jacques Chirac. Notre première coupe, en 1998, avait fait bondir sa cote soudainement de 18 %. Celle de son Premier ministre d’alors, Lionel Jospin, avait suivi. Cette jurisprudence est pourtant toute relative. En effet, le trophée de 1998 était le premier du genre. Aujourd’hui, il n’a plus la saveur de l’inédit. Notons encore que l’envolée chiraquienne fut tôt suivie d’une descente aux enfers dans les enquêtes d’opinion, sorte de préambule au 21 avril 2002, le premier tour présidentiel qui vit surgir Jean-Marie Le Pen avant une réélection pour le moins abracadabrantesque.

Bref, il s’agit manifestement d’un fusil à un coup. En juillet 2016, lors du championnat d’Europe, quand la France s’incline devant le Portugal (1-0), la popularité du Président François Hollande ne monte ni ne baisse. Pareillement, cinq mois après, le 15 juillet 2018, alors que l’équipe de France peut faire coudre une seconde étoile sur son maillot après avoir battu la Croatie en finale (4-2), la popularité d’Emmanuel Macron continue de plafonner à 23 % d’opinions favorables. D’effet foot, il n’y a pas, il n’y a plus. D’ailleurs, il ne faut pas prendre les Français pour des andouilles, eux qui savent d’instinct si le premier d’entre eux est un authentique fan de football ou s’il fait juste semblant.

Jacques Chirac, lui, s’en moquait comme de son premier reniement politique. Il se trompait dans le nom des joueurs. À la garden-party de l’Élysée, il commença à féliciter les vainqueurs de la Coupe de France avant d’évoquer celle du monde ; la Corona était peut-être passée par là. Lors de la finale, son écharpe des Bleus lui allait comme un tutu à un percheron. Peu importait, nos joueurs l’avaient à la bonne, surtout quand il leur rendait visite dans les vestiaires, leur racontant de grosses blagues qui tachent et qui auraient fait honte au plus déluré des carabins.

François Hollande, c’était un peu pareil, le côté hussard en moins. Emmanuel Macron, itou. D’ailleurs, comment prendre au sérieux un natif d’Amiens qui dit soutenir l’Olympique de Marseille contre le Paris Saint-Germain ?

D’ailleurs, en politique, les véritables amoureux du ballon rond sont ailleurs. Philippe Séguin et Éric Zemmour, par exemple. Et le plus acharné d’entre eux, spectateur notoirement plus que bruyant dans les stades ? Nicolas Sarkozy, évidemment, qui ne fut pas pour rien dans l’attribution de cette Coupe du monde au Qatar. Pourtant, les hommes politiques, femmes comprises, savent fort bien que cet investissement est loin d’être rentable à tous les coups. Peu importe, ils y vont quand même, quitte à risquer le hors-jeu.

Ce que confirme, d’ailleurs, Vincent Duluc, journaliste à L’Équipe : « Les politiques calculent toujours à l’avance. C’est pourquoi Sarkozy, en 2010, a envoyé ses ministres Roselyne Bachelot et Rama Yade en Afrique du Sud [l’équipe de France était en crise, NDLR. Après avoir reçu le sélectionneur Raymond Domenech à l’Élysée, il s’est dit que ça sentait mauvais et qu’il n’irait pas. […] Les politiques veulent être associés à la victoire, pas à la défaite. »

Mais est-ce forcément ce qu’attend d’eux le peuple : celui des électeurs et des supporters, souvent le même ? La réponse est dans la question.

Nicolas Gauthier

Source : http://bvoltaire.fr

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McKinsey et Covid-19 : l’étau judiciaire se resserre sur l’État macroniste

16 Décembre 2022, 07:30am

Publié par Thomas Joly

Le père Noël est en avance ! Le parquet national financier (PNF) a confirmé à BV, ce mercredi 14 décembre, qu’il avait mené des perquisitions en haut lieu, le mardi 13 décembre. « Je vous confirme que des perquisitions ont eu lieu hier au siège parisien de McKinsey ainsi qu’aux sièges du parti Renaissance et de l’association de financement de Renaissance », indique à BV Antoine Jocteur-Monrozier, vice-procureur financier, secrétaire général et chargé de communication du PNF. Ces perquisitions ont été conduites par les juges d’instruction dans le cadre de deux informations judiciaires, l’une « ouverte le 20 octobre 2022, notamment des chefs de tenue non conforme de comptes de campagne et minoration d'éléments comptables dans un compte de campagne ». L’objet minoré ? « Les conditions d'intervention de cabinets de conseils dans les campagnes électorales de 2017 et 2022. » Voilà qui sent le soufre. L’autre information judiciaire est ouverte depuis le 21 octobre 2022 « des chefs de favoritisme et recel de favoritisme ». Tiens ?

Tout cela fleure bon le renvoi d’ascenseur, l’entre-soi velouté, la clarté obscure des hôtels de luxe, l’honnêteté en option, la manipulation tranquille et le mépris des Français, bien loin des numéros de claquettes servis à ceux qui ont glissé naïvement dans l’urne leur bulletin Macron. Certainement bien conseillé, McKinsey explique (à France Info) que « le cabinet collabore pleinement avec les autorités publiques, comme cela a toujours été le cas ». Oui, c’est même un peu le fond du problème…

Car nos amis de McKinsey sont carrément soupçonnés de « blanchiment aggravé de fraude fiscale » depuis qu’un rapport du Sénat a relevé que le cabinet de consultants n'avait pas payé d'impôts sur les sociétés en France entre 2011 et 2020. L’enquête a dû poser quelques questions, puisque le parquet national financier a donc décidé d’ouvrir une information judiciaire sur le financement de la campagne électorale d'Emmanuel Macron.

Bien sûr, empressons-nous de préciser que tout ce petit monde lié par l’argent et le pouvoir (beaucoup d’argent et beaucoup de pouvoir) est présumé innocent comme l’agneau de lait. De là à prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages, il y a un pas…

Justement, ce 14 décembre, pendant que le PNF enquête, la Cour des comptes publie un rapport sur le recours orgiaque du pouvoir macroniste aux très coûteux cabinets de conseil en général et à… McKinsey en particulier (l’un des plus coûteux du marché, sinon le plus cher). Même Le Monde s’en émeut, c'est dire !

La Cour dénonce une distribution des masques « organisée en urgence et mise en œuvre dans des conditions parfois critiquables ». On appréciera la nuance. Mais elle stigmatise « des retards », « des surcoûts » et se penche surtout sur « les conditions problématiques de recours à des prestations de conseil générales ».

Quelques chiffres ? L’État avait prévu pour McKinsey 604.000 euros de budget en 2021. Le cabinet, véritable cerveau de cette crise, a finalement facturé, l’an dernier… 4,4 millions d’euros pour ses précieux conseils en « stratégie vaccinale ». Plus de sept fois la somme prévue ! À lui seul, le cabinet chéri de la Macronie a englouti près de la moitié du budget de consulting prévu par la Direction générale de la santé (DGS) au titre de la crise du Covid-19 (9,5 millions au total). Résultat : les stocks de masques et autres matériels sont énormes…

Le Conseil d’État énumère en conclusion l'illustration de la Macronie : « Une forte centralisation des décisions » au sein du cabinet du ministre, une gabegie de consultants, soit « la mobilisation de cabinets de conseil privés, parfois au-delà des expertises techniques n’existant pas au sein de l’État [], y compris dans des domaines relevant de compétences purement administratives » ou encore « un Parlement maintenu en grande partie à l’écart des décisions prises »… Soit une gestion très très autoritaire.

La Cour des comptes prépare un rapport pour le premier semestre 2023 sur le recours de l’État dans son ensemble aux cabinets de conseil privés. On en salive d'avance. Il faudra, en effet, expliquer aux Français comment un des États les plus taxés du monde libre, un de ceux qui emploient le plus de fonctionnaires, parvient encore à faire la fortune de cabinets de consulting proches du pouvoir… sur le dos décidément très large des contribuables français.

Macron, lui, avec son assurance coutumière, crâne : « Je ne crains rien », a-t-il affirmé, le 25 novembre. Voilà six mois, il lançait : « S’il y a des preuves de manipulation, [que] ça aille au pénal ! » Chiche !

Marc Baudriller

Source : http://bvoltaire.fr

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Appel aux dons

15 Décembre 2022, 20:14pm

Publié par Thomas Joly

Afin de poursuivre notre nécessaire combat pour la sauvegarde de notre identité et de nos valeurs de civilisation, le Parti de la France, seule formation politique a mener ce combat sans compromission ni reniement, a besoin du soutien financier de ses sympathisants.

Pour faire un don au PdF (déductible à 66 % du montant de vos impôts) vous pouvez (en précisant vos coordonnées pour recevoir votre reçu fiscal) :
- Faire un versement en ligne à cette adresse : https://buy.stripe.com/6oEeXP9CeciI1SE5ko
- Faire un virement à l’ordre de “AFPDF” sur le compte IBAN :
LCL PARIS MADELEINE – FR70 3000 2004 3700 0044 6675 B82
- Faire un chèque à l’ordre de “AFPDF” à renvoyer au siège du Parti de la France, 76 rue de la Pompe, 75016 PARIS.

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Violences ethniques après France-Maroc : la police républicaine coffre des membres « d'ultra-droite »

15 Décembre 2022, 07:18am

Publié par Thomas Joly

Violences ethniques après France-Maroc : la police républicaine coffre des membres « d'ultra-droite »

Comme prévu, sitôt le match France-Maroc terminé, des milliers d'afro-maghrébins enragés ont déferlé dans la plupart des villes de France pour commettre des agressions et des dégradations.

Rassurez-vous, la police républicaine a veillé à mettre fin à ces scènes de guérilla en interpellant hier soir à Paris 40 jeunes Français, soupçonnés d'être « d'ultra-droite » et soi-disant armés.

Nos gouvernants sont clairement du côté de l'occupant face aux autochtones qui veulent se défendre contre la colonisation violente de leur pays. Ils devront un jour payer leur ignoble trahison du peuple français.

Thomas Joly - Président du Parti de la France

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Nice, le massacre qu’ils aimeraient oublier

14 Décembre 2022, 07:08am

Publié par Thomas Joly

Le 14 juillet 2016, après le feu d'artifice, un camion fou force les barrages, fonce dans la foule sur la promenade des Anglais de Nice, zigzague et emprunte de préférence les trottoirs noirs de monde. Il parcourra 1,7 km avant d’être stoppé par les tirs de la police. Au volant, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un Tunisien de 31 ans, résident en France depuis 11 ans.

Ce 13 décembre, à deux semaines d’un Noël que les 86 victimes ne fêteront pas, la cour d'assises spéciale de Paris a reconnu coupables les huit accusés et les a condamnés à des peines allant de deux à dix-huit ans de prison. Deux complices, Chokri Chafroud, Tunisien de 43 ans arrivé en France à l'été 2015, et Mohamed Ghraieb, Franco-Tunisien de 47 ans, ami d'enfance de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, sont condamnés à 18 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs terroriste. Ghraieb comparaissait libre sous contrôle judiciaire : il a été placé en détention à l'issue de l'audience.

Les avocats des condamnés se scandalisent de la sévérité de la peine. Les parties civiles et les plus de 450 blessés sont soulagés. « On voulait nous faire croire que Mohamed Lahouaiej-Bouhlel aurait agi en loup solitaire, or ce n'est pas le cas », réagit David Rebibou, avocat du barreau de Nice qui représente plusieurs parties civiles, cité par Franceinfotv.

Cet attentat est aussi horrible que médiatiquement discret, bien plus discret que celui du Bataclan. Peut-être parce que son auteur, terroriste islamiste sans le moindre doute, ne semble pas lié à une organisation internationale. Peut-être parce que Nice est loin de Paris, où travaillent la plupart des journalistes. Peut-être parce que seuls les journalistes locaux ont vu les images de fin du monde de ce massacre des innocents. Peut-être parce que le bilan de ce 14 Juillet est insoutenable et traumatisant, plus encore que celui, terrible, du Bataclan. Peut-être parce qu'il accuse lui aussi notre politique d'immigration folle.

Car à Nice, la liste des victimes compte des vieillards, des mères et pères de famille, des touristes, des jeunes mais aussi des enfants. Beaucoup d’enfants. Comme Kilian, 4 ans, décédé à l’hôpital, sa mère a elle aussi expiré. Comme Yanis, 4 ans et demi, venu de Grenoble avec ses parents quelques années auparavant. Comme Laura, 16 ans, une lycéenne niçoise. Comme cette mère et sa fille de 6 ans. Comme cette jeune mère de deux enfants de 6 et 12 ans. Comme André, 17 ans, Ludovic, 15 ans, Mehdi, 13 ans, Yanis, 8 ans, Léana, 2 ans et son cousin de 8 ans, comme Annie, 12 ans.

Ces morts, la France hors Nice les a oubliés. Ils n’ont pourtant pas disparu sur un coup de pas de chance. Comme Lola, ils font partie de la longue liste des victimes d’un immigré de fraîche date. Ils sont les victimes de l’islamisme et de sa cause : l’immigration incontrôlée, tolérée, souhaitée, organisée par certains activistes en France. Ils sont aussi les victimes de ces Français, disons-le, qui n’ont pas osé voter contre le mondialisme et son dogme migratoire, qui ont cru aux vaines promesses et aux oukases des marchands d'illusions. La justice est passée. Les causes du drame demeurent.

Marc Baudriller

Source : http://bvoltaire.fr

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Éric Zemmour réclame un débat avec Pap Ndiaye. Chiche ?

13 Décembre 2022, 07:33am

Publié par Thomas Joly

S’il est un adversaire idéologique qu’Éric Zemmour souhaite affronter, c’est bien le ministre de l’Éducation nationale. Alors, le patron de Reconquête a fait, hier, sa demande officielle. Invité, dimanche, du rendez-vous BFM Politique-Le Parisien, il a appelé « solennellement » Pap Ndiaye à un débat télévisuel sur l’école.

En ligne de mire, la politique menée par le ministère au nom de « la lutte contre les inégalités de genre à l’école ». Rien que des motifs louables cités par Pap Ndiaye comme « la réduction du nombre de grossesses précoces, la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles, mais aussi la lutte contre les discriminations, les violences sexistes et sexuelles et les LGBT-phobies(sic) ». Sauf que, accuse Zemmour, on assiste non pas à des cours de biologie consacrés à l’éducation sexuelle et la reproduction, comme on en dispensait autrefois, mais à des cours d’endoctrinement sur la transidentité.

Car tout cela, « ce sont des mots », dit Zemmour, mais « il faut voir ce qu’il y a derrière ». Et « derrière l’éducation sexuelle, derrière la lutte contre les discriminations, c’est des leçons de théorie du genre et on finit par expliquer à vos enfants de 8 ans […] que le petit garçon peut, en fait, s'il le sent, être une fille et que la petite fille peut être en fait un garçon ». Moue dubitative sur le plateau où Benjamin Duhamel se demande qui pourrait bien avoir de tels desseins…

« Il y a des associations, des groupements idéologiques, répond Éric Zemmour, qui ont un agenda et qui veulent endoctriner nos enfants avec la complicité de certains professeurs et avec la complicité du rectorat qui ne dit rien et, au-dessus, avec la complicité du ministre. C’est pour ça que je tiens à profiter de mon passage sur votre antenne pour demander solennellement au ministre un débat télévisé sur l’école. » Zemmour espère encore : « Et qu’il ne se défile pas en disant qu’il refuse pour ne pas donner de crédit à mes idées. Mes idées sont largement répandues parmi les parents et même par de plus en plus de professeurs. »

C’est vrai, mais peu osent le dire et — par conviction pour certains, par confort pour d’autres, par crainte d’opprobre pour la plupart — laissent les idéologues et militants occuper le terrain scolaire. Il est donc à craindre que Pap Ndiaye fasse à Éric Zemmour la même réponse qu’en septembre sur France Info où, balayant les critiques d’un revers de main, il déclarait : « Ce sont les propos d'un professionnel de la polémique qui ne songe pas à l'intérêt des enfants mais qui songe à sa carrière politique, d'ailleurs mal en point. »

Pap Ndiaye songe-t-il à l’intérêt des enfants ? Oui, des siens, assurément. Pour preuve, il a choisi la très chic École alsacienne où ils suivent leur scolarité à l’abri des zozos et c’est tant mieux pour eux. Mais pour les autres ?

Nommé dans le gouvernement de Macron II, le ministre applique avec zèle la politique de son maître. Pap N’Diaye devrait plutôt être attentif aux tribunes qui se multiplient pour dénoncer les ravages en cours. Ainsi, celle publiée dans L'Express en septembre 2021 par un collectif de médecins, psychiatres, psychanalystes, juristes, magistrats, enseignants, sociologues, etc. « Nous ne pouvons plus nous taire face à une grave dérive commise au nom de l'émancipation de l'enfant-transgenre », écrivaient-ils, pointant « des discours radicaux [qui] légitiment les requêtes de changement de sexe », cela « sur l'argument de seuls ressentis érigés en vérité ». Parmi les signataires, Caroline Eliacheff, Élisabeth Badinter, Chantal Delsol, Catherine Dolto, Xavier Emmanuelli ou encore le Pr Nisan… Pas vraiment des leaders « d’extrême droite ».

Marie Delarue

Source : http://bvoltaire.fr

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Débordements France-Maroc : Véran est optimiste car « pour l’instant » tout se déroule « très bien ». Ah bon ?

12 Décembre 2022, 07:49am

Publié par Thomas Joly

Invité dimanche matin sur Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, Olivier Véran a été interrogé sur la demi-finale France-Maroc à venir, et « la crainte de débordements » comme l’on dit pudiquement. Olivier Véran a affirmé que tout était anticipé pour les éviter : le préfet de Paris, sous l’égide du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin sont « parfaitement à la tâche ». « Mais, selon lui, les choses se déroulent pour l’instant très bien depuis le début de la compétition ». (Sic)

Ah d’accord. Comme on ne peut pas imaginer qu’au moment où il parlait, il ignorait tout des évènements de la veille au soir, on doit donc considérer que les 40 policiers caillassés et blessés - dont un brûlé au second degré qui a eu le tympan crevé -, les tirs de mortiers, les 178 délinquants arrêtés selon Mathieu Valet, porte-parole du Syndicat SICP, ne comptent pour rien. Un déroulement, sans anicroche, vraiment.

Curieusement ceux qui auraient dû être déçus et furieux, les Portugais et les fameux abominables supporters anglais de Gérald Darmanin, n’ont pas bronché et sont rentrés gentiment se coucher. Les Français eux-mêmes, qu’en toute logique on aurait pu voir exprimer leur enthousiasme dans la rue, se sont tus. En revanche, les Marocains ont pris possession des Champs-Élysées, exprimant leur « joie » avec fureur - qu’aurait-ce été s’ils avaient perdu ? - déployant leur drapeau sur leur voiture, leur dos, l’accrochant parfois aux réverbères - spectacle troublant - comme un pavois de fortune.

Le drapeau n’est d’ailleurs pas toujours marocain, il peut être aussi algérien ou palestinien, comme si le symbole de cette victoire dépassait largement le cadre du sport et de la nation marocaine. Et celui des frontières françaises : au Liban, où ne vit pourtant aucun Marocain, des « jeunes » musulmans de Beyrouth ouest, au prétexte de fêter la victoire marocaine,  sont venus en scooter provoquer le cœur du Beyrouth chrétien, Acharfieh, proférant des insultes antichrétiennes et scandant des slogans place Sassine, là où trônent la statue de Bachir Gemayel et un gigantesque arbre de Noël, avant d’être délogés. Pourquoi ?

On ne sait, bien sûr, comment se déroulera la soirée de mercredi mais quoi qu’il en soit, les milliers de policiers mobilisés pour « prévenir »n'ont pas le don d’ubiquité : pendant ce temps-là, ils ne seront donc pas ailleurs. Le simple fait que la « joie » marocaine nécessite un tel déploiement est en soi scandaleux.

Gabrielle Cluzel

Source : http://bvoltaire.fr

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Journal de bord de Jean-Marie Le Pen - N°684

12 Décembre 2022, 07:45am

Publié par Thomas Joly

Sujets abordés : la sortie du Cahier d'Histoire du nationalisme consacré aux 50 ans du Front National, la tribune de Pierre Brochand sur l'immigration, Brigitte Bardot et la cause animale, les écoliers du XVIIIe arrondissement de Paris escortés par la police, les accusations grotesques de ne pas avoir voulu le pouvoir.

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Débat - Yvan Benedetti, nationaliste pro-Russie VS Daniel Conversano, identitaire pro-Ukraine

12 Décembre 2022, 07:25am

Publié par Thomas Joly

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Faf & Curious - N°9 - Lorrain De Saint-Affrique (11/12/2022)

12 Décembre 2022, 07:08am

Publié par Thomas Joly

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Zelensky, « homme de l’année » pour le Time : qui est-il vraiment ?

9 Décembre 2022, 07:17am

Publié par Thomas Joly

C’est devenu un rituel depuis 1927, quand l’aviateur Charles Lindbergh est tenu pour « homme de l’année » par le prestigieux hebdomadaire américain. Une distinction dont seront ensuite gratifiées des personnalités aussi diverses que (liste non exhaustive) : Pierre Laval (1931), Adolf Hitler (1938), Joseph Staline (1939), Winston Churchill (1949), Charles de Gaulle (1958), l’ayatollah Rouollah Khomeini (1979), le pape Jean-Paul II (1994), Vladimir Poutine (2007) ou Elon Musk (2021).

À l’occasion du millésime 2022, le moins qu’on puisse prétendre est qu’Edward Felsenthal, rédacteur en chef du Time, ne lésine pas dans le lyrisme, justifiant ainsi ce choix éditorial : « Pour avoir prouvé que le courage peut être aussi contagieux que la peur, pour avoir incité les gens et les nations à s’unir pour défendre la liberté, pour avoir rappelé au monde la fragilité de la démocratie et de la paix, Volodymyr Zelensky et l’esprit de l’Ukraine sont la personnalité de l’année 2022. » Tout dans la nuance, en quelque sorte.

Il est vrai qu’en plein conflit fratricide entre Russie et Ukraine, l’heure serait plutôt au manichéisme ; même si, de fait, ce premier pays demeure l’agresseur alors que le second est l’agressé. De là à légitimer la furie guerrière d’une Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, ou le patriotisme à la Paul Déroulède d’une Sandrine Rousseau, défilant dans les rues parisiennes, enveloppée d’un drapeau ukrainien alors que le nôtre ne lui inspire finalement que répulsion, un minimum de sang-froid ne serait sûrement pas de trop.

Car au-delà de la rhétorique de l’agresseur et de l’agressé, il faut bien admettre que chacun a ses raisons, bonnes ou mauvaises, mais toutes plus ou moins légitimes.

Moscou ne voulait pas d’une Ukraine de plus en plus inféodée à l’Europe et à l’OTAN ; c’est-à-dire aux USA. Kiev, au moins dans sa partie occidentale, s’est toujours méfiée de la tutelle du Kremlin ; la grande famine orchestrée par Joseph Staline entre 1932 et 1933 a évidemment laissé des souvenirs.

Mais que la rédaction du Time fasse sienne une vision eschatologique qui opposerait « la démocratie et la paix » à la barbarie cosaque, voilà qui paraît à la fois bien léger et passablement irresponsable, même si cette sémantique est aujourd’hui reprise par la grande majorité du monde politico-médiatique. Avec quelques exceptions, toutefois. Ségolène Royal et Marine Le Pen, par exemple, qui appellent à négocier au plus vite et, dans une très très moindre mesure, Emmanuel Macron ; reconnaissons-lui au moins ça.

Pour le reste, une question se pose : qui est vraiment Volodymyr Zelensky ? Un chevalier blanc ayant défié une corruption endémique ? Un héraut devenu héros ? Comme toujours, la vérité se trouve à mi-chemin. Résumons.

Volodymyr Zelensky, c’est une sorte de Cyril Hanouna qui aurait réussi. Il se fait connaître à la télévision, non pour une émission de débats, mais par une série, Serviteur du peuple, dans laquelle il incarne le rôle d’un professeur intègre, Vasyl Holoborodko, parvenant à se faire élire président de la République contre des élites corrompues. La troisième saison est diffusée en 2019, juste avant l’élection présidentielle le voyant parvenir aux plus hautes fonctions de l’État ukrainien, battant largement le président sortant, Petro Porochenko, affairiste pro-européen.

Mais derrière le conte de fées, il y a la réalité. Serviteur du peuple est diffusée par la chaîne 1+1, propriété d’un des plus grands oligarques du pays : le multimilliardaire Ihor Kolomoïsky, personnage plus que trouble. Tout comme paraît tout aussi trouble le train de vie de Volodymyr, épinglé dans le scandale des Pandora Papers l’ayant obligé à s’expliquer sur l’acquisition de trois propriétés en plein cœur de Londres et d’une multitude de sociétés offshore. D’où l’interrogation, en 2020, d’Atlantic Council, centre d’analyse américain : « Volodymyr Zelensky, serviteur du peuple ou serviteur des oligarques ? »

Dans sa politique étrangère, notons que l’homme sait demeurer prudent. À la fois pour et contre le puissant voisin russe, entendant se rapprocher de l’Europe et de l’OTAN, mais pas trop. Bref, un ludion. Mais qui se révèlera lors des premiers jours du conflit. Alors que les USA lui proposent de l’exfiltrer en lieu sûr, il aura ces mots : « Le combat est ici, à Kiev. J’ai besoin de munitions, pas d’un chauffeur. » Quoi qu’on puisse penser de ce jeune président, que l’anecdote ait été mise en scène ou pas, voilà qui ne manquait pas d’une certaine classe.

Nicolas Gauthier

Source : http://bvoltaire.fr

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