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Le blog politique de Thomas JOLY

Fermeture provisoire de mosquées radicales : le dernier grand bluff de Darmanin

18 Mai 2022, 16:12pm

Publié par Thomas Joly

C’était l’application concrète de la loi Séparatisme dont on nous promettait, à cor et à cri, qu’elle mettrait fin aux ambitions politiques de l’islam radical. Au mois de janvier 2022, 21 mosquées sur plus de 2.600 étaient fermées.

Coup d’épée dans l’eau ou coup de massue sur le crâne des prosélytes les plus actifs de l’islam radical. Hélas, si le locataire de la Place Beauvau s’est habitué aux coups de communication, à l’heure ou nous parlons, la plupart de ces lieux de culte ont rouvert. Pourquoi ? Parce que le délai de fermeture ne peut légalement pas excéder six mois. En d’autres termes, on ajourne le problème sans le régler. Ainsi, la mosquée de Pantin, qui avait été fermée après avoir diffusé la vidéo du père d’un élève qui avait conduit à la décapitation de Samuel Paty, a bel et bien rouvert ses portes, ce 9 avril 2022. Le Monde était présent à cette réouverture et les verbatim sont gratinés.

Abdourahmane Dramé, ancien imam et impliqué de longue date dans cette mosquée, a estimé que le recteur de la mosquée M/ Henniche, qui avait fait circuler la vidéo de l'assassinat de Samuel Paty sur le compte Facebook de la mosquée, avait « bien travaillé » pendant huit ans. « Mais ce qu’il a fait, c’est ça qui a gâché tout », a-t-il regretté. « C’est une injustice réparée, il n’y a que de la joie », a réagi, vendredi, Ismaël Touré, bénévole de la mosquée. « La fermeture de notre mosquée, c’est juste pour l’exemple. Sinon, quelle est l’implication de la mosquée de Pantin par rapport aux événements du meurtre du professeur ? », s’est-il interrogé. « Le recteur avait fait une faute inexcusable en relayant cette vidéo, mais sanctionner l’ensemble des fidèles était injuste », avait, de son côté, déclaré, jeudi, le maire PS de la ville, Bertrand Kern.

Comme si, finalement, les élus locaux avaient laissé Darmanin faire sa communication mais qu’au final, rien ne change. Toutefois, le délai de six mois n’est pas incompressible. Ainsi, à Allonnes notamment, la mosquée accusée de diffuser des messages de haine n’a toujours pas rouvert. Néanmoins, une association s’est constituée pour la reprendre. Tout cela tient de la finasserie juridique. On garde les mêmes, on change le nom de l’association, on remplace le recteur par un de ses adjoints. Et les exemples se multiplient. Hier, c’est la mosquée de Beauvais qui s’est vue délivrer une autorisation d’ouverture provisoire. Avec le départ de l’imam concerné, les autorités ont acté la réouverture. Les fermetures administratives ne sont que des outils temporaires qui s’attaquent aux conséquences de l’implantation de l’islam en France mais non à la cause profonde. Cela a permis à Beauvau de faire illusion pendant deux ans. Mais, au lendemain de l’élection présidentielle, on s’aperçoit que rien n’est réglé.

Marc Eynaud

Source : http://bvoltaire.fr

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De Taha Bouhafs au burkini : comment la gauche française piétine méticuleusement le féminisme

17 Mai 2022, 06:33am

Publié par Thomas Joly

« Ne m’appelez plus jamais gauche, la gauche, elle m’a laissé tomber. » L’épave du paquebot féministe, navire amiral du progressisme occidental, vient une fois de plus de se fracasser sur ses insondables contradictions.

Le premier trou dans la coque, béant, c’est bien sûr celui des agressions sexuelles - gérées en interne - dont a fait l’objet l’ex-futur-candidat aux législatives Taha Bouhafs. « Si Clémentine Autain a eu une forme de discrétion (sic) sur la nature des accusations qui étaient portées contre Taha Bouhafs, c’est parce que d’abord et avant tout, ce qui doit primer dans ce genre de cas, c’est la parole et la volonté de ces femmes », a justifié Adrien Quatennens, sur Europe 1, dimanche. Les arguments sont éculés. Il est frappant de constater que ce sont exactement ceux que la gauche, à raison, n’a eu de cesse de dénoncer quand il s’agissait de pédophilie dans l’Église : faire du bruit fait plus de mal que de bien aux victimes qui sont traumatisées et préfèrent la discrétion, si les victimes n’ont pas souhaité ester en justice, et si leur entourage leur a déconseillé de le faire, c’est pour éviter de donner du grain à moudre à l’adversaire, en l’occurrence cette extrême droite raciste qui s’est acharnée sur Taha Bouhafs. Bref, toutes les femmes agressée sexuellement sont des victimes, mais certaines le sont plus que d’autres. Elles n’ont qu’à bien choisir leur bourreau. Comme Deborah Samuel. Car notons au passage que l’horrible supplice de la jeune étudiante nigériane insultée, frappée, flagellée, brûlée sous des pneus comme un cadavre de chien par des hommes, cochait toutes les cases pour susciter l’indignation des féministes… sauf une : ses agresseurs étaient des Africains musulmans. Cela a suffi pour l’invisibiliser dans le monde médiatique et politique.

De même, arguer d’une commission en interne permettant de gérer « ça » en famille est d'un rare et scandaleux culot : La France insoumise, dans les affaires de « violences policières », n'a-t-elle pas toujours accusé l’IGPN, parce que de « la maison », d’être juge et partie ?

La deuxième avarie dans le rafiot féministe est, bien sûr, le burkini grenoblois, avec cette fois dans le rôle principal Éric Piolle, qui prétend, en unissant dans la même phrase et en apposition, les seins nus et le burkini, réussir à faire cohabiter dans ses piscines ce que NUPES compte mélanger dans les urnes : la France libertaire des grandes métropoles et la France islamiste des banlieues. Reste à savoir qui va, in fine, faire boire la tasse à l’autre dès le pédiluve, même si l’on a quand même vaguement une idée.

Pour Éric Piolle, le port du burkini « devrait être vu comme un progrès social » (resic). L’étape prochaine sera sans doute la polygamie, sorte de progrès social aussi, puisque d’une certaine façon elle force au partage (toujours du même côté). Un bout du chemin dans les esprits est déjà fait, AssaTraoré, avec laquelle la ci-devant candidate aux primaires Sandrine Rousseau posait fière et dithyrambe, à la Fête de l'Huma l’automne dernier, a déjà, dans les colonnes de Paris Match, décrit la polygamie, citant le modèle de ses parents, comme « une expérience formidable ». C’est confirmé, les écolos sont bien verts, pas comme les petites feuilles tendres des arbres au printemps, mais comme la couleur préférée de l’islam.

Notons que parmi les 113 personnalités qui ont dit oui au burkini, dans une récente tribune intitulée « En mai, mets ce qu’il te plaît » figurent Caroline De Haas et Alice Coffin (qui, en 2004, se disait opposée au voile islamique).

Où sont donc passées les féministes de jadis, Benoîte Groult en tête, à laquelle Caroline De Haas, lors de sa disparition en 2016, avait rendu hommage dans les colonnes du Point, dans une tribune intitulée « Pourquoi Benoîte Groult a compté pour moi ? ». Caroline De Haas sait-elle seulement qu’en 1975, dans son célèbre livre Ainsi soit-elle (Livre de poche), Benoîte Groult avait repris à son compte, pour dénoncer la condition de la femme en pays musulman, la citation violente d’Ernest Renan : « L’islam est la chaîne la plus lourde que l’humanité ait jamais portée » ?

C'est confirmé, le féminisme n’est qu’un vulgaire escabeau pour la gauche : un outil sur lequel on s’appuie pour se hisser dans la carrière mais que l’on piétine en même temps.

Gabrielle Cluzel

Source : http://bvoltaire.fr

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Élisabeth Borne, Premier ministre ou première collaboratrice d’Emmanuel Macron ?

17 Mai 2022, 06:03am

Publié par Thomas Joly

Ça y est, c’est fait. On a enfin l’oiseau rare, le mouton - ou plutôt la brebis - à cinq pattes, la perle rare. Élisabeth Borne est donc le nouveau Premier ministre. Elle est la vingt-quatrième personnalité et la deuxième femme de la Ve République à être désignée pour prendre possession de l’hôtel de Matignon, considéré comme une véritable lessiveuse pour ses occupants.

Celle qui fut, cinq ans durant, ministre des différents gouvernements d’Emmanuel Macron (Transports, Écologie, Travail) est une technicienne bardée de diplômes (X, Ponts), haut fonctionnaire, préfète, patronne de la RATP de 2015 à 2017. Aucun mandat électif, aucun poids politique, ce qui est un avantage pour Emmanuel Macron. Un avantage car cette bosseuse qui connaît ses dossiers ne fera pas d’ombre au Président. Peu de chance qu’elle lui fasse le coup de celui qui veut être calife à la place du calife. On serait méchant comme Sarkozy, on dirait qu’elle sera sa première collaboratrice, on va dire sa directrice de cabinet. Elle connaît le job puisqu’elle dirigea celui de Ségolène Royal, ce qui lui donne, vite fait et de fait, un label de gauche.

Son nom avait été soufflé, au lendemain du second tour de l’élection présidentielle. Et puis d’autres noms étaient sortis du chapeau médiatique : Marisol Touraine – on a eu peur, franchement -, Audrey Azoulay – charmante personne qui fait sans doute de l’excellent travail à l’UNESCO - et même la LR Catherine Vautrin - une horreur absolue pour les progressistes que sont les macronistes : elle avait manifesté contre le mariage homosexuel ! On pourrait se demander à quoi Emmanuel Macron a joué durant ces longues semaines. A-t-il trouvé du plaisir à faire gamberger tout le petit monde politique et médiatique, sachant que le bon peuple se moque probablement de cette désignation qui n’aura sans doute pas de conséquences sur le prix de l’essence à la pompe et du litre d’huile ? A-t-il vraiment hésité, coché, décoché, recoché les noms sur son petit carnet ? Ou bien cette attente était-elle calculée ? En amusant la galerie avec la désignation du successeur de Jean Castex, Emmanuel Macron a gagné trois semaines sur la campagne des élections législatives qui se tiendront les 12 et 19 juin prochains. C’est toujours ça de pris. Passons sur l'événement que serait la désignation d’une femme à Matignon : on s’étonne, en effet, qu’en France, en 2022, on en soit encore à s’esbaudir d’un tel événement qui ne devrait pas en être un.

On vante les capacités de négociation du nouveau Premier ministre. Peut-être. Néanmoins, on notera que le nom d’Élisabeth Borne est associé au licenciement des soignants non vaccinés. Très important, il paraît qu’il faut dire « Première ministre » et non « Premier ministre ». Effectivement, le progressisme est aux commandes du pays.

Georges Michel

Source : http://bvoltaire.fr

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L’Élysée préfère les Émirats arabes à la canonisation de Charles de Foucauld

16 Mai 2022, 06:33am

Publié par Thomas Joly

Charles Eugène de Foucauld de Pontbriand, vicomte de Foucauld, n’était pas alsacien mais les hasards de la carrière de son père, inspecteur des forêts, l’ont fait naître à Strasbourg. Le toujours Premier ministre devait assister à sa canonisation par le pape François, ce dimanche, à Rome. Et voilà que l’on a appris en dernière minute que Jean Castex n'est finalement pas allé au Vatican, le président de la République ayant décidé de se rendre aux Émirats arabes unis pour rendre hommage au cheikh Khalifa ben Zayed Al-Nahyane, décédé vendredi… Une annulation de dernière minute due à la règle qui veut que les deux chefs de l’exécutif ne pouvaient être hors du territoire en même temps, le Premier ministre a donc dû annuler son déplacement.

La famille de Charles de Foucauld est originaire du Périgord et appartient à la vieille noblesse française ; leur devise est : « Jamais arrière ». Orphelin de père et de mère dès l’âge de six ans, le jeune Charles commence une vie tourmentée : pendant ses études secondaires, il perd la foi et mène une existence dissolue. Militaire sans conviction, après Saint-Cyr et Saumur, Charles est affecté en Algérie, puis en Tunisie, avant de quitter l’armée pour monter une expédition au Maroc.

À son retour, dans une paroisse parisienne, il vit une conversion qu'il raconte en ces termes : « Je me suis mis à aller à l'église sans croire, ne me trouvant bien que là, et y passant de longues heures à répéter cette étrange prière : “Mon Dieu, si vous existez, faites que je vous connaisse !” » Il cherche Dieu et, à 28 ans, revient à la foi catholique de son enfance dans l'église Saint-Augustin à Paris. Quatre ans plus tard, en 1890, il donne tous ses biens et entre chez les moines cisterciens de l'abbaye Notre-Dame-des-Neiges (Ardèche).

Après la Syrie et l'Algérie, il accomplira, toujours comme ermite, un long séjour à Nazareth dans le jardin des sœurs Clarisses. Ordonné prêtre en 1901, il part, toujours ermite, au Sahara, en Algérie, d'abord à Beni Abbes, puis à Tamanrasset dans le massif du Hoggar où, vivant parmi les Touaregs, il sera assassiné, le 1er septembre 1916, devant la porte de son ermitage.

Déclaré bienheureux en 2005, sa cause en canonisation, un temps suspendue, aura mis du temps à être confirmée. Dans une tribune publiée dans Le Monde, en juillet 2020, l’universitaire Ladji Ouattara avait estimé que la canonisation de Charles de Foucauld serait un « déni d’histoire » à ses yeux, l’œuvre de Charles de Foucauld étant indissociable de la conquête coloniale du Sahara par la France. L’absence de notre Premier ministre à Rome, remplacé au pied levé par Gérald Darmanin, ministre des Cultes, sera quant à elle ressentie comme un déni de mémoire à la communauté catholique : le chef de l'État français préférant « exprimer son soutien à son frère le prince héritier d'Abou Dabi, ainsi qu'au reste de la famille et à tout le peuple émirien », a indiqué la présidence.

José Meidinger

Source : http://bvoltaire.fr

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Zemmour candidat aux législatives dans le Var : un baroud d'honneur ?

16 Mai 2022, 05:57am

Publié par Thomas Joly

Éric Zemmour aurait pu rester à la tête de Reconquête et jouer les invités vedettes pour soutenir ses 550 candidats dans les circonscriptions et galvaniser ses militants partout, comme il sait le faire. Il aurait pu rester au-dessus de la mêlée, comme Jean-Luc Mélenchon, par exemple, qui ne se présentera pas. L’ancien journaliste a décidé, au contraire, d’entrer dans la bagarre. Il sera candidat dans la quatrième circonscription du Var. Il a peu de chances de l’emporter.

Zemmour a obtenu dans cette circonscription 13,25 % des voix au premier tour de la présidentielle, il est arrivé en quatrième position. Il affrontera une députée sortante macroniste et un candidat RN bien implanté. Le vote utile va à nouveau jouer contre lui, au niveau local cette fois. La marche est vraiment très haute.

Le président de Reconquête a longuement hésité. Son entourage était partagé. Certains le poussaient. D'autres estimaient qu'il avait d'autres moyens de montrer son engagement en mettant sur pied, par exemple, un laboratoire de réflexion et de formation des jeunes, en se ménageant pour les élections européennes. Et qu'il courait le risque de se carboniser. Zemmour avait, en réalité, toutes les raisons de ne pas y aller… C’est un Parisien pur sucre : il a parlé de son enfance en banlieue et de ses attaches dans la capitale mille fois pendant la campagne. Il a fait, du reste, son meilleur score à la présidentielle non pas dans le Sud mais à Paris, dans le 16e arrondissement. Il bascule à 878 kilomètres de Paris : impossible de trouver plus loin ! Zemmour n'a pas l’accent du Midi et n’a aucune expérience politique locale. Il sera guidé par le maire de Cogolin, mais il n’a pas la connaissance directe des réseaux d’influence locaux, des baronnies et il retrouvera son adversaire principal : le vote utile en faveur du candidat RN.

Le RN ne lui fera aucun cadeau. Mercredi, son président Jordan Bardella, devant la presse réunie pour la publication des listes des candidats, a eu ce petit mot d’accueil : « S’il essuie un nouvel échec, il sera obligé d’en tirer les conclusions. » Bardella a insisté sur la marginalisation de Reconquête, comme de la NUPES de Mélenchon, dans le jeu politique : « Il n’y a que nous pour nous opposer à Emanuel Macron. » Bardella ne voit toujours « aucun intérêt » à tout accord d’appareils et pense que « beaucoup d’électeurs de Zemmour se pencheront dès le premier tour sur le RN ». Bref, il a beaucoup de coups à prendre.

Mais l’ancien polémiste aime cette région. Il y passe ses vacances depuis vint ans. Surtout, « il veut montrer que le général peut monter au front, se battre sur le terrain », explique, à Boulevard Voltaire, Stanislas Rigault, le président de Génération Z, lui-même candidat aux élections législatives dans le Vaucluse. « Il veut encourager les jeunes candidats de Reconquête par l’exemple. » C'est une nouvelle bataille qu'il veut mener de face.

Zemmour l’a dit, sur place, avec ses mots. « Je ne me voyais pas mener le combat de l'arrière, je le mènerai à la tête de mes cinq cent cinquante candidats Reconquête, et il faudra, ici comme partout, répandre nos idées qui sont celles de l'avenir », a lancé le candidat à la députation. « On m'a beaucoup dit que la présidentielle était dure. C'est vrai, c'était un combat redoutable, cruel, parfois injuste. Mais j'aime aussi ce combat et je reviens ici pour le mener. »

Zemmour n’a jamais été élu : la défaite dans ce fief indéboulonnable pendant cinq mandats du maire de Saint-Tropez Jean-Michel Couve, un RPR devenu LR qui a régné 24 ans avant de laisser son fauteuil à la députée En marche ! en 2017, est logique, attendue. L’ancien journaliste ne peut donc avoir que de bonnes surprises. « Je suis venu dans le Var parce que j'aime le Var et les Varois, et mon petit doigt me dit qu'ils me le rendent bien », a-t-il encore lancé à ses partisans.

Il aurait peut-être perdu davantage en image, s’il avait filé à l’anglaise. Il y a, dans cette démarche, un baroud d’honneur, pour l’exemple, qui ne manque pas d’un certain panache. Il va tenter de montrer qu’on peut être perdant mais courageux. Il sculpte son personnage, son image, sa stature de chef de parti politique. Une démarche d’avenir. Un premier pas.

Marc Baudriller

Source : http://bvoltaire.fr

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Hommage du PdF à Jeanne d'Arc à Montretout (08/05/2022)

14 Mai 2022, 09:23am

Publié par Thomas Joly

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Misère du monde paysan et prochaine pénurie de lait en France ?

13 Mai 2022, 19:52pm

Publié par Thomas Joly

C’est bien la peine de vivre dans un pays façonné par le colberto-gaullisme, les plans quinquennaux, une technocratie censée tout anticiper pour mieux aider les politiques à gouverner et de bientôt se retrouver face à la disette annoncée de… lait ; alors que la France est le deuxième producteur européen en la matière.

C’est pourtant le triste constat dressé, aujourd’hui, par la presse économique, citant avec un bel ensemble des chiffres tous plus inquiétants les uns que les autres. Des labourages et pâturages, ces deux mamelles de la France jadis vantées par le duc de Sully, « bras droit » de notre bon roi Henri IV, que reste-t-il ? Plus grand-chose, aujourd’hui, sachant qu’en nos campagnes ne subsistent que cinquante mille éleveurs, contre deux fois plus, il y a seulement vingt ans…

Et les syndicats de cette filière de s’inquiéter du découragement de ces éleveurs, désormais tentés de se recycler vers des activités plus rentables. Dimitri Pavlenko, sur Europe 1, constate ainsi, ce 12 mai : « Certains ont déjà sauté le pas, d’autres y songent. Vendre leurs vaches, se séparer de leur main-d’œuvre et arrêter le lait pour devenir céréaliers, par exemple. » Toujours selon la même source, un jeune paysan témoigne : « On se pose la question forcément, parce que toutes nos charges ont doublé. »

À en croire Daniel Perrin, secrétaire général de la Fédération nationale des producteurs de lait : « Il faudrait augmenter le prix du lait d’environ 20 % pour que les producteurs parviennent à absorber l’inflation. Sauf qu’aujourd’hui, dans les rayons de supermarchés, nos briques de lait sont quasiment toujours au même prix… »

En ligne de mire, encore et toujours, cette grande distribution qui étrangle la paysannerie. Pourtant, pour Dimitri Pavlenko, il suffirait « d’une hausse de 0,05 euro sur le litre de lait, soit 40 euros de plus pour le producteur et un impact modéré de 25 euros de plus par an à débourser pour le consommateur » pour que cette filière puisse enfin permettre aux éleveurs de vivre un peu plus dignement du fruit de leur travail. C’est manifestement encore trop demander.

Certes, la consommation de lait est, chez nous, globalement en baisse, tandis qu’explosent les prix du carton et du plastique pour le conditionnement, tout comme celui du carburant pour le transport. Sans négliger la sécheresse attendue pour cet été, qui n’a rien pour mettre du baume au cœur de nos derniers agriculteurs.

Ces détails techniques une fois exposés, une dernière question se pose : comment expliquer que ceux qui nous nourrissent peinent, eux, à se nourrir ? À ce titre, le taux de suicide chez les paysans est plus qu’éloquent : 370 par an, soit plus d’un par jour et loin devant ces violences conjugales voulant qu’une femme décède tous les trois jours sous les coups de son compagnon… On notera que certaines victimes sont peut-être plus dans l’air du temps médiatique que d’autres. Peut-être, aussi, parce qu’il est plus facile de s’en prendre à un seul conjoint violent qu’à une société tout entière n’en finissant plus de violenter ceux sans lesquels nous pourrions bien tous mourir de faim. Et ce jour-là, il sera un peu tard pour pleurer sur ce lait imprudemment versé.

Nicolas Gauthier

Source : http://bvoltaire.fr

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Journal de bord de Jean-Marie Le Pen - N°662

13 Mai 2022, 14:02pm

Publié par Thomas Joly

Sujets abordés : le risque d'extension du conflit russo-ukrainien en guerre mondiale, le rapprochement sino-russe au détriment de l'espace boréal, des candidates voilées aux élections législatives, l'union de la gauche autour de Mélenchon, la nécessité de rassembler le camp national.

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Audrey Azoulay prochain Premier Ministre ?

13 Mai 2022, 10:45am

Publié par Thomas Joly

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Eric Zemmour relaxé en appel après ses propos sur le maréchal Pétain

13 Mai 2022, 06:24am

Publié par Thomas Joly

Une nouvelle fois, Eric Zemmour a remporté son procès pour « contestation de crime contre l’humanité ». En décembre dernier, le parquet de Paris avait requis une amende de 10 000 euros contre l’ancien chroniqueur qui avait soutenu, en octobre 2019 sur CNews, que le Maréchal Pétain avait « sauvé » les Juifs français. Relaxé en première instance, l’ex-candidat à la présidentielle avait vu le parquet faire appel de la décision.

Les propos du candidat aux législatives dans le Var avaient été prononcés le 21 octobre 2019 lors d’un débat avec Bernard Henri-Levy. « Un jour, dans une autre émission, vous avez osé dire que Pétain avait sauvé les Juifs français. C’est une monstruosité, c’est du révisionnisme », s’était emporté le philosophe. « C’est encore une fois le réel, je suis désolé », avait répondu l’écrivain.

Faisant face à plusieurs associations (Mrap, Licra, SOS Racisme…) qui s’étaient constituées parties civiles, Eric Zemmour avait persisté dans ses propos évoquant un débat qui doit être tranché par des historiens. « Je tiens à répéter ce que j’ai dit, les chiffres parlent d’eux-mêmes : en France, 40 % des Juifs étrangers qui ont été exterminés et 90 % des Juifs français qui ont survécu », avait-il affirmé. Avant de conclure : « J’admets que l’on puisse contester ce que je dis mais je ne vois pas en quoi ce que je dis conteste que des Juifs aient été exterminés par des Allemands. »

Source : Valeurs Actuelles via Synthèse nationale

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Pénuries, croissance, inflation : la situation économique de la France sous Macron a de quoi inquiéter

13 Mai 2022, 06:04am

Publié par Thomas Joly

Quand la Banque de France elle-même vient tirer le bilan de l’État macronien, difficile de parler de diatribe à charge. Et pourtant… L’institution n'agite pas vraiment les palmes d'un franc succès. L’économie française ressemble de plus en plus à l’économie de la non regrettée… Union soviétique : pénuries dans les magasins, inflation galopante, déficits monstrueux, difficultés d’approvisionnement pour les entreprises… On ne parle pas du poids de l’État ni des réglementations tatillonnes installées en France de vieille date et qui ont résisté à tous les régimes. Selon les chefs d’entreprise participant à cette enquête de conjoncture (environ 8.500 entreprises ou établissements interrogés entre le 27 avril et le 4 mai), les sources d’inquiétude ne manquent pas. Certes, « la guerre en Ukraine et les mesures de confinement en Chine ont continué de marquer l’économie française en avril », note la Banque de France. Et le guide suprême qui réside à l’Élysée n’y est pour rien. Bonne fille, la banque ne compare pas ses chiffres ni ses prévisions avec les pays voisins de la France. Ca pourrait faire plus mal encore.

Mais elle prévient : les prix vont monter pendant que la richesse nationale, le fameux PIB (produit intérieur brut) patinera dans les grandes largeurs : « Sous réserve des évolutions à venir en juin, nous anticipons à ce stade une progression modérée du PIB au deuxième trimestre 2022, autour de +0,2 % par rapport au trimestre précédent », explique notre banque nationale. Pas de quoi illuminer la salle des fêtes de l’Élysée… L’économie française redécouvre, en 2022, les joies de la pénurie. « La part des chefs d’entreprise qui jugent que les difficultés d’approvisionnement ont pesé sur leur activité augmente dans l’industrie (65 %, soit son plus haut niveau depuis l’introduction de cette question en mai 2021, après 60 % le mois dernier) », poursuit la Banque de France, qui précise que « les stocks de produits finis sont jugés particulièrement bas dans les secteurs agroalimentaire et automobile, témoignant de la persistance des difficultés d’approvisionnement ». Il faudra mettre au clair ce que cette situation doit à la merveilleuse mondialisation de Macron et ses prédécesseurs, cette mondialisation qui a ouvert nos frontières aux quatre vents et nous a rendus dépendants de l’étranger pour tant de secteurs dans lesquels nous étions un pays puissant - en premier lieu l’agriculture. Pour les chefs d’entreprise interrogés, « l’augmentation des difficultés d’approvisionnement s’accompagne de hausses des prix des matières premières et surtout ce mois‑ci, de façon décalée, des produits finis », note froidement l’institution. Autrement dit, nous n’avons pas fini d’assister à la valse des étiquettes.

Pendant ce temps, l’économie française est en panne. « Sous réserve des évolutions à venir en juin, et dans un contexte toujours fortement incertain, la hausse du PIB au deuxième trimestre 2022 s’établirait autour de +0,2 % par rapport au trimestre précédent », note la Banque de France. On va donc attendre avant d’acheter le champagne en l’honneur des résultats superlatifs du Président Macron. L’homme qui écrasait de son mépris Marine Le Pen sur les thèmes économiques durant le débat d’entre-deux-tours de 2017 n’a toujours pas fait d’étincelles, c’est le moins qu’on puisse dire.

Le coup de grâce est donné par l’Institut national de la statistique, qui prévoit lui aussi une croissance modeste accompagnée d’une inflation galopante, comme on ne l’avait pas vue depuis très longtemps : de 4,8 % en avril (estimation provisoire de l’INSEE), elle devrait dépasser les 5 % en mai et atteindre les 5,4 % en juin, sous la poussée des prix de l’alimentaire (+6,3 % prévus en juin) et des prix de l’énergie (+26 %) en juin. Résultat : la Macronie laisse aux Français leurs yeux pour pleurer… : un pouvoir d’achat en baisse de 0,5 point au deuxième trimestre après un recul de 1,5 point au premier trimestre. Le tout, malgré les faux cadeaux de la remise carburant ou du bouclier tarifaire sur le gaz et l’électricité.

À ce désastre, les M. et Mme Mauvaise Foi qui pullulent dans les sphères gouvernementales et parmi leurs obligés médiatiques ajouteront : « Avec Le Pen ou Zemmour, cela aurait été pire. » Il n'y a rien à répondre. Comme disent les rationalistes de comptoir, « là, on est dans la croyance »...

Marc Baudriller

Source : http://bvoltaire.fr

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Hommage à Jeanne d'Arc - Montretout (08/05/22)

12 Mai 2022, 11:35am

Publié par Thomas Joly

Hommage à Jeanne d'Arc - Montretout (08/05/22)
Hommage à Jeanne d'Arc - Montretout (08/05/22)
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Hommage à Jeanne d'Arc - Montretout (08/05/22)
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Hommage à Jeanne d'Arc - Montretout (08/05/22)
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Hommage à Jeanne d'Arc - Montretout (08/05/22)

Dimanche 8 mai, le Parti de la France a honoré Jeanne d'Arc dans la demeure historique de Jean-Marie Le Pen au Parc de Montretout à Saint-Cloud.

Souffrant, le maître des lieux n'a pu, à son grand regret, être parmi nous. Sa femme Jany et le Colonel Patrick Hays se sont chargés de le représenter.

Après un hommage à la statue de Sainte Jeanne d'Arc lors duquel sont intervenus Thomas Joly (Président du Parti de la France), Roland Hélie (Directeur de Synthèse nationale) et Jany Le Pen, les convives se sont restaurés autour d'un cochon grillé dans le jardin de la propriété, dans une ambiance de franche camaraderie.

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Éric Zemmour candidat dans la 4e circonscription du Var

12 Mai 2022, 11:32am

Publié par Thomas Joly

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Mélanie Fortier ou l'imbécile parité

11 Mai 2022, 10:36am

Publié par Thomas Joly

 

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Embargo sur le pétrole russe : vers une nouvelle fracture européenne ?

11 Mai 2022, 06:04am

Publié par Thomas Joly

Clément Beaune, le secrétaire d’État aux Affaires européennes, l’a affirmé : la Russie subira un « sixième paquet de sanctions européennes », parmi lesquelles le controversé embargo sur les importations de pétrole russe. Une décision qui ne fait pas l’unanimité au sein des 27 pays membres de l’Union européenne, notamment à l’Est. La Hongrie, la Lituanie ou encore la Slovaquie s’opposent à une application trop rapide et sans concession d’un choix politique aux conséquences lourdes. L’expert en énergie Philippe Charlez rappelait, récemment, dans nos colonnes à quel point la dépendance énergétique des pays d’Europe de l’Est à la Russie les contraignait à tempérer la véhémence de Bruxelles vis-à-vis de Vladimir Poutine.

Le spécialiste de l’Europe de l’Est Max-Erwann Gastineau, interrogé par Boulevard Voltaire, rappelle que le Premier ministre Hongrois Viktor Orbán tire sa légitimité électorale de sa défense des intérêts du peuple hongrois, quitte à engager de nombreux bras de fer avec l’Union européenne. Ce fut le cas à propos de la politique de répartition migratoire souhaitée par Bruxelles. Pour le gouvernement hongrois, imposer un embargo sur le pétrole russe dans les conditions actuelles serait « inacceptable ». Depuis le début de la guerre en Ukraine, Viktor Orbán s’efforce de maintenir un dialogue courtois avec le président Poutine et refuse d’engager trop son pays dans une guerre qui, dit-il, « n’est pas la nôtre ». Le rapprochement économique opéré entre la Hongrie et la Russie depuis les années 2010 et l’accession au pouvoir d’Orbán ne sont évidemment pas étrangers à une telle volonté. C’est d’ailleurs là, comme le rappelle Max-Erwann Gastineau, « une dissension réelle entre la Hongrie et la Pologne, deux pays qui, en temps normal, sont très souvent en accord sur leurs politiques intérieures et extérieures ». Il est vrai que la Pologne, pour d’évidentes raisons historiques, est particulièrement hostile à la Russie de Poutine et très active dans son soutien au gouvernement ukrainien de Zelensky, là où la Hongrie fait preuve de plus de nuances.

Le gouvernement hongrois, donc, en l’état actuel des choses, refuse de s’engager en faveur d’un embargo généralisé sur le pétrole russe. Afin de mieux comprendre ses motivations, Boulevard Voltaire a interrogé Balázs Hidvéghi, député européen rattaché au Fidezs, le parti politique de Viktor Orbán. « Cet embargo, c’est une ligne rouge pour nous, explique-t-il. On ne peut pas arrêter le fonctionnement de notre économie et payer un prix aussi dur ! Cette décision sera bien plus terrible pour nous que pour les Russes. »

À la question de savoir si cette nouvelle dissension entre Bruxelles et Budapest aura des conséquences sur les relations UE-Hongrie, Balázs Hidvéghi répond : « Si Bruxelles veut que l’on reste unis, il faut tenir compte des différentes situations géographiques, industrielles et économiques du monde européen. […] Nous avons investi des milliards d’euros dans la construction d’un pipeline avec la Russie, nous ne pouvons pas tout faire disparaître comme ça, en quelques mois comme en quelques années. »

Si l’Union européenne, avec Ursula von der Leyen, qui s’est rendue, lundi 9 mai, à Budapest pour rencontrer Orbán, promet d’accorder des délais plus longs pour les pays les plus dépendants, pouvant s’étendre jusqu’à 2025, la Hongrie sera intransigeante. « La sécurité énergétique doit être une condition pour d’éventuelles négociations, que nous sommes prêts à mener », assure Balázs Hidvéghi. « Il est toujours bon de diversifier nos apports énergétiques, mais Bruxelles doit garantir qu’elle financera des projets d’oléoducs gaziers ou pétroliers ou bien un accès prioritaires aux livraisons de GNL » (gaz liquéfié, en provenance des États-Unis notamment.)

La volonté de l’Union européenne à vouloir sanctionner toujours plus la Russie trouve, in fine, des obstacles au sein même de l’Europe. Le fraîchement réélu Emmanuel Macron, qui ne cache pas sa vision d'une Europe quasi fédérale, devra, s’il veut aller au bout de son projet, composer avec les particularités économiques et politiques de chaque pays, et notamment de ceux dont les intérêts divergent avec Bruxelles, comme c’est le cas de plusieurs nations d’Europe de l’Est. La question de l’embargo sur le pétrole russe, à peine annoncé, fracture déjà une Union plus fragile que jamais. Les prochaines années diront si les visions fédéralistes de Macron et de von der Leyen ont ou non un avenir.

Geoffroy Antoine

Source : http://bvoltaire.fr

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