Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog politique de Thomas JOLY

Le « nouveau départ » du Parlement européen : l'horreur absolue

28 Novembre 2019, 06:34am

Publié par Thomas Joly

Dans son discours d'investiture prononcé mercredi devant le parlement européen réuni à Strasbourg, la nouvelle présidente de la Commission de Bruxelles, Ursula Von der Leyen, a annoncé un « nouveau départ » pour l'UE.

Écologie punitive, soumission à la Stasi climatique internationaliste, renforcement du totalitarisme droit-de-l'hommien, acceptation idéologique de l'immigration massive, encouragement à la venue de nouveaux « réfugiés », dictature des bons sentiments, bureaucratie technocratique tatillonne et soviétoïde, obéissance à la financiarisation et aux lobbies, alignement sur les positions américaines, intégration atlantiste... C'est ce que madame Von der Leyen appelle « un nouveau départ ».

Nouveau départ vers le surplace de l'impuissance et du néant européen.

Jean-François Touzé - Délégué national du Parti de la France

Voir les commentaires

Morts pour la France de 14 et d’aujourd’hui : oui, certaines choses demeurent

28 Novembre 2019, 06:26am

Publié par Thomas Joly

Whitehead disait que « la philosophie occidentale n’est qu’une suite de notes de bas de page aux dialogues de Platon ». Mutatis mutandis, le commentaire de l’actualité, en ce moment, pourrait souvent s’apparenter à des notes sur des remarques très justes d’Éric Zemmour, même si elles ont l’art de déranger les certitudes et d’en agacer beaucoup.

S’exprimant sur les treize morts de l’opération Barkhane au Mali, l’éditorialiste a eu ce raccourci saisissant : « C’est la vieille France, celle de 14, qui est morte au Mali. On est loin du vivre ensemble, de la diversité. Beaucoup de noms aristocrates. C’est très émouvant. »

À l’heure du deuil et du chagrin qui frappent ces familles, on n’entrera pas dans des analyses sociologiques ou culturelles. Mais force est de reconnaître que ces treize jeunes militaires, comme tous leurs frères d’armes, ne se sont pas retrouvés là où ils étaient, à ces postes, dans ces régiments, dans cet engagement pour la France, par hasard. Il y a, évidemment, à l’arrière de tout cela, une éducation, des valeurs, des modèles, une culture, qui les a façonnés, portés, par lesquels et pour lesquels ils vivent, agissent et se battent. Des historiens nous diront peut-être un jour ces liens, les uns évidents, d’autres plus surprenants – car l’Histoire aussi écrit droit avec des lignes courbes -, qui rattachent ces soldats français de 2019 aux morts pour la France de 14. Et d’après.

Ces familles, elles, savent déjà tout cela. Mais il est bon, aussi, de nous le rappeler à nous, dans ces temps où la simple appartenance à la nation ne va plus de soi pour beaucoup de Français.

Le soir de cette tragique nuit malienne, nous étions allés voir le J’accuse de Polanski. Plongée dans ces années 1894-1910 où la France se déchirait violemment. Et le constat, depuis longtemps établi par les historiens, malgré les nuances, que l’unité de la France s’était cruellement réalisée dans les tranchées. Unité, aussi, entre les différentes classes d’une société hiérarchisée et inégalitaire, même si elles ne s’en rendaient pas compte. Innombrables sont les livres, les films, les lettres et les souvenirs de nos familles qui en éclairent tel ou tel aspect.

Avec la guerre de 14, le peuple a reçu une sorte d’onction qui l’a fait entrer sans qu’il le sache dans une forme d’aristocratie et de chevalerie dont nous sommes les héritiers. L’égalité et la fraternité de notre devise républicaine s’écrivent elles aussi souvent avec des lignes courbes. Et, parmi les rites terribles de cette promotion, il y en a deux qui traversent les époques, que je montre et raconte toujours à nos élèves, ces situations mythiques que toutes nos familles ont connues un jour ou l’autre, de près ou de loin. L’annonce de la tragique nouvelle, d’abord. Cette année, il y a quinze jours, avec mes 3e, j’ai montré la séquence des Gardiennes, le beau film de Xavier Beauvois sorti il y a deux ans, où le maire, en costume pour l’occasion, se présente à la ferme tenue par les femmes pour annoncer la nouvelle à la mère. Quand elle le voit, elle n’a qu’un mot : « C’est qui? » avant de s’évanouir. Dans le roman de Pérochon qui a servi de support à l’adaptation, c’est le père, aux champs, qui lit la terrible lettre. Avant de répercuter la nouvelle, « le coup », à la mère. Il faut relire ce roman.

Et puis il y a les récits de ma grand-mère, qui, comme beaucoup des orphelins de la Grande guerre (un million…) ne connut quasiment pas son père, tombé en 18, si ce n’est par le nom qu’elle apprit à lire les 11 novembre sur le monument aux morts de son village du fond du Lot-et-Garonne.

Les Gardiennes, oui, c’est plus qu’un bon titre, en ces jours douloureux.

Et oui, de 1914 à 2019, certaines choses demeurent.

Pascal Célérier

Source : http://bvoltaire.fr

Voir les commentaires

De nombreux internautes afro-musulmans se sont réjouis de la mort des militaires français au Mali

27 Novembre 2019, 12:34pm

Publié par Thomas Joly

13 soldats (vraiment) français sont morts au Mali ce lundi lors de la collision de deux hélicoptères. La liste des défunts a été rendue publique par le Ministère des Armées.

Sur les réseaux sociaux, comme ci-dessus sur la page de la chaîne France 24, de nombreux internautes afro-musulmans ont signalé leur satisfaction.

Le pire, c'est que nombre de ces ordures anti-françaises doivent vivre en France et même posséder une carte d'identité française. Ceux-là seront prioritaires pour la grande remigration.

Source : http://www.contre-info.com/

Voir les commentaires

Le Parti de la France demande des mesures sévères contre la Turquie qui déverse des milliers de migrants sur l'Europe

27 Novembre 2019, 10:02am

Publié par Thomas Joly

Mettant ses menaces à exécution, le maître chanteur Erdogan, dictateur de la République islamique de Turquie, vient de laisser plus de 50.000 « réfugiés » venus de Syrie, d'Irak et d'ailleurs, se répandre vers l'Europe, renouant ainsi avec sa politique de déversement migratoire qui, en 2015, avait conduit à une arrivée massive de clandestins en Allemagne, en Hongrie, en Autriche et en France. Déferlante que l'accord scélérat conclu entre Berlin et Ankara n'avait que momentanément jugulée, créant les conditions d'une véritable bombe à retardement et faisant ainsi d'Erdogan le maître du jeu et des frontières.

Face à la perspective d'une nouvelle ruée migratoire vers le continent, l'Union européenne, loin de prendre les mesures de rétorsion qui s'imposeraient contre la Turquie, se prépare à payer rançon : 1,5 milliards d'Euros qui viendront s'ajouter aux 8 milliards versés en 2017 et aux 3 milliards accordés pour la période 2018/2019.

Le Parti de la France condamne cette lâcheté de l'UE. Il demande l'arrêt immédiat de tout versement d'aide à la Turquie, la mise en place d'un verrouillage absolu des frontières extérieures de l'Europe, la fin immédiate des négociations sur son éventuelle intégration historiquement, identitairement et stratégiquement criminelle à l'Europe, ainsi que, dans une perspective d'endiguement, la mise en œuvre d'une série de sanctions économiques et politiques sévères contre le régime turque dont Erdogan veut faire la base de son ambition de reconstituer l'Empire ottoman et le retour au Pays des ressortissants turcs présents sur le sol européen.

Pour le Parti de la France, on ne traite pas avec les maîtres chanteurs, on ne compose pas avec les États terroristes, on les réduit.

Jean-François Touzé - Délégué national du Parti de la France

Voir les commentaires

Roland Hélie est l'invité de Daniel Conversano dans « Vive l'Europe ! »

26 Novembre 2019, 06:58am

Publié par Thomas Joly

Voir les commentaires

Accident d'hélicoptères meutrier au Mali : nos soldats y servent-ils réellement les intérêts de la France ?

26 Novembre 2019, 06:45am

Publié par Thomas Joly

Un hélicoptère de combat Tigre et un hélicoptère de transport se sont percutés lors d’une opération au Mali. Treize soldats français, membres d’équipages et commandos, ont péri.

Le Parti de la France salue ces soldats morts dans l'honneur de leur Service et pour la fidélité au Drapeau.

Mais saisissons cette dramatique occasion pour demander des comptes au Président de la République et au gouvernement sur l'emploi de nos forces armées dans des opérations extérieures au long terme dont on voudrait être sur que seul l'intérêt supérieur de la France les commande.

Jean-François Touzé - Délégué national du Parti de la France

 

Voir les commentaires

Le leader de la LDNA a été condamné en 2014 à 7 ans de prison pour viol sur personne vulnérable

26 Novembre 2019, 06:38am

Publié par Thomas Joly

Le leader de la Ligue de Défense Noire Africaine (LDNA), groupuscule raciste anti-blancs, a été condamné lundi, avec un complice, pour acte d’intimidation envers l'escroc Patrick Balkany, qu’il avait pris à partie début septembre dans la rue à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

On apprend, lors de ce procès, que l'individu se faisant appeler Egountchi Behanzin, en réalité Sylvain A., ne travaille pas, vit des aides sociales, mais surtout, a, entre autres, été condamné en 2014 à sept ans de prison pour viol sur personne vulnérable.

Voilà donc qui est ce charmant personnage qui se permet de cracher régulièrement sa haine des Français blancs en, par exemple, profanant la statue de Jeanne d'Arc à Paris, ou en perturbant l'exposition sur Toutânkhamon.

Sources : Ouest-France - Le Parisien

Voir les commentaires

Le « programme charbon » de la Chine piétine les Accords de Paris, dans l'indifférence générale...

26 Novembre 2019, 06:17am

Publié par Thomas Joly

La Chine développe, en catimini, un programme intensif de centrales à charbon, qui va à contrario de son engagement aux accords de Paris. Au-delà même de cet effort massif sur son territoire, la Chine investit dans des centrales à charbon à l’étranger. Mais alors, pourquoi s'acharne-t-on sur Trump, qui lui s'est retiré avec franchise de cet accord, et pas sur la Chine qui ne respecte aucun de ses engagements ? Pourquoi Greta Thunberg attaque-t-elle la France, deuxième pays le plus propre du monde en terme d’émission de CO2, et pas la Chine, qui en émet x fois plus ? Pourquoi les médias et les pseudo-écologistes continuent-ils de vilipender nos comportements à nous, Européens, alors que la Chine ou l'Inde polluent bien plus (comme New-Dehli recouvert d'un smog épais et nocif) ?

L'urgence écologique n'est qu'un contre-feu idéologique ouvert pour contrer la montée des populismes. Le deux poids-deux mesures des prétendus défenseurs de la planète le prouve chaque jour un peu plus.

Olivier Piacentini

Voir les commentaires

« Nous sommes les filles de l’Europe »

26 Novembre 2019, 06:15am

Publié par Thomas Joly

En ces temps où le mot « féminicide » est sur toutes les lèvres, en Allemagne des femmes dénoncent la violence qui leur est faite, loin des poncifs de la gauche bien-pensante…

Source : http://medias-presse.info

Voir les commentaires

Réforme des retraites : plus c’est gros, plus ça passe, en général…

26 Novembre 2019, 06:05am

Publié par Thomas Joly

Le mot « réforme » est un talisman, un mot magique, un sésame. La réforme est, par définition, positive. Sauf pour les plus anciens qui ont connu le service militaire ou l’administration de papa : on réformait les soldats aux pieds plats ou dotés d’un souffle au cœur, les chevaux n’en pouvant plus de tourner dans la carrière et la bagnole en bout de course. Tous les gouvernements qui se succèdent font des réformes. Enfin, plus ou moins, et avec plus ou moins de bonheur.

Les réformes peuvent être homéopathiques, cosmétiques. C’est joli et ça tient le temps de faire bonne figure, enfin, le temps d’un quinquennat. Et encore. Les réformes peuvent être plus profondes, aussi. Aujourd’hui, on dit « systémique », ça fait mieux. Histoire d’entrer dans un nouveau paradigme pour parler comme Marlène Schiappa chez Bourdin. C’est ce que le gouvernement promet aux Français pour les retraites. Là aussi, un mot qui, revêtu de l’uniforme, peut sentir sa Bérézina. Qu’il faille faire quelque chose, on s’en doute un peu, on n’est pas complètement neuneus. Des mois qu’on tourne en rond et qu’ils essayent d’expliquer que ce sera mieux après la réforme des retraites. Après ? C’est quand, ça, après ? Justement. Car lorsqu’ils disent qu’il ne faut pas s’inquiéter, que, d’ailleurs, les personnes au milieu du gué seront moins impactées que les plus jeunes, on a envie de répondre que si vraiment cette réforme est un progrès, pourquoi ne pas l’appliquer à eux ?

Mais comme, visiblement, la pédagogie, la calinothérapie et l’hypnose n’y font rien, ils ont décidé d’arrêter de finasser. Maintenant, on va envoyer du lourd, voire du très lourd. Ceux qui sont contre la réforme sont pour le maintien des inégalités. Et être contre la réforme et pour les inégalités, c’est forcément pas bien. Pire : mal. Exemple, le tweet d’une petite soldate de la Macronie, la députée Laurianne Rossi : « Je pose ça là. Ce sont ces injustices que la réforme des retraites entend supprimer. Fin des 42 régimes spéciaux, égalité des droits et retraite minimum à 1.000 euros. » Remarque : quand tout le monde sera à 1.000 euros de retraite, on sera à l’égalité parfaite. Et l’égalité, c’est bien, on vous l’a dit et répété. Et histoire d’achever la démonstration sur le caractère injuste du mouvement du 5 décembre : qu’il « assume ce qu’il défend : le maintien des inégalités entre les travailleurs ». Vu comme ça, effectivement…

Puis, comme un bon croquis vaut mieux qu’un long discours, la députée publie le tableau du Parisien comparant les retraites entre le régime général, la fonction d’État et la RATP. Entre 1.260 et 1.410 euros par mois pour le régime général, 2.206 euros pour la fonction publique d’État, 3.705 euros pour la RATP. Présenté comme ça, effectivement, on ne peut qu’être carrément pour la réforme si on appartient au régime général, dubitatif si on est fonctionnaire d’État et carrément contre si on est de la RATP.

Que la fonction publique d’État soit, aujourd’hui, composée majoritairement d’agents tenant des postes d’un certain niveau, voire de haut niveau, est complètement occulté par un tableau aussi réducteur. Il y a belle lurette, en effet, que l’entretien des bureaux des préfectures et des ministères a été « externalisé », comme on dit, et que la fonction publique d’État est majoritairement composée de ce qu’on appelle, pour faire court, des cadres. Donc, on compare ce qui n’est pas comparable et l’on s’offre, en prime, le luxe de diviser un peu plus les Français. Mais nous ne sommes plus à ça près. Qu’on se rassure, l’auteur de ces lignes n’est pas devenu un adepte de Philippe Martinez. Néanmoins, un minimum d’honnêteté intellectuelle n’est peut-être pas inutile. Il est vrai qu’en général, plus c’est gros et plus ça passe. En général…

Georges Michel

Source : http://bvoltaire.fr

Voir les commentaires

« En France, en 2019, le féminisme devrait être reconnu comme une maladie mentale »

25 Novembre 2019, 06:45am

Publié par Thomas Joly

Thomas Joly, Secrétaire général du Parti de la France, réagit aux manifestations de bonnes femmes du week-end dernier.

 

Voir les commentaires

La réussite écologique de Morales : la cocaïne

25 Novembre 2019, 06:36am

Publié par Thomas Joly

Pour un Français imprégné de marxisme culturel, le continent sud-américain se résume à dénoncer l’hégémonie américaine qu’il pressent dans des régimes de droite afin d’admirer béatement les régimes de la gauche tiers-mondiste en place, à Caracas ou à la Havane, entre autres. Cet amour inconsidéré pour le socialisme lui fait perdre de vue deux choses essentielles sur ce continent. La première, c’est que les dernières consultations démocratiques font pencher la balance vers une droite dure, comme récemment au Brésil avec l’élection de Bolsonaro qui fut largement commentée et, de façon plus lointaine mais tout aussi importante, le rejet par référendum du peuple colombien de l’amnistie des farcs, laissant outrés les commentateurs français. La seconde chose, c’est que les pays les plus stables du continent, dotés d’institutions solides, où personne n’essaye d’échapper à la nage, doivent la stabilité de leurs institutions à des régimes de droite, comme au Chili ou en Argentine notamment. 

Evo Morales, l’alter narco 

Morales, ancien chef syndical, a été élu à la tête de la présidence bolivienne en 2006. Très proche de Chavez dans sa vision du socialisme, il se plaît à s’affirmer comme un président “indigène” proche des populations andines dont il adopte les habits par opportunisme électoral. La réalité est toujours plus complexe: Morales est surtout très proche des cocaleros, ces paysans qui cultivent la coca. Il est aussi souvent cité en exemple par les altermondialistes comme un parangon du terroir sud-américain, face au monstre bolsonarien qui déforesterait à tour de bras. 

Pourtant, soyons honnêtes, comme souvent avec le socialisme, tout commence bien. Entre 2006 et 2016, le PIB du pays triple, l’extrême pauvreté recule. Cependant, la machine s’emballe; en quelques années, la mansuétude de Morales vis à vis du problème de narcotique qu’il qualifie de “culture millénaire” fait en sorte de transformer son pays en narco état. Il mâchera même une feuille de coca à la tribune de l’ONU… Le discours de la coca sacrée, traditionnelle et millénaire a servi à coaliser les paysans boliviens et l’ensemble de l’opposition du pays derrière Evo Morales. Défendre la coca devient en quelque sorte une opposition quasi-identitaire à ces salauds de yankees, au capitalisme et au libéralisme qui en découle. Tout un programme, une feuille de coca en guise d’identité… Il n’en fallait pas tant pour que les cartels s’engouffrent dans la brèche, alors que d’autres pays phares comme la Colombie leur mènent une guerre féroce. 

De fait, Morales sanctuarise dans la constitution la production de coca en 2009 et expulse les agences américaines comme la DEA. Une aubaine. La brèche se transforme en trou béant pour les narcos. Pour bien comprendre, il faut remonter aux années 90. Sous l’impulsion des États-Unis – le plus gros marché de la cocaïne – et avec leur financement, l’arrachage des plants dans le pays avait été entrepris dans les années 1990. Ceci a entraîné une résistance acharnée de producteurs dont les revenus excédaient de beaucoup ceux des paysans produisant les denrées alimentaires. C’est à l’occasion de ces combats qu’Evo Morales s’était imposé comme leader des cocaleros du Chaparé notamment. Nous sommes loin de l’image idéale véhiculée par l’extrême-gauche. 

Revenons à la région du Chaparé : 94% de la coca récoltée serait selon un rapport de l’ONU destinée aux narcos. 10000ha seraient dévolus dans cette région à la production de coca, en sachant qu’un hectare dans cette région produit pas loin de 3t de feuilles de coca, on comprend mieux les enjeux. Dans tout le pays, ce serait pas moins de 36000ha de terres qui seraient réservés à la culture de coca selon le département d’état américain, plutôt bien renseigné sur la question. C’est immense, et le mouvement s’amplifie, puisque la surface ne cesse de croître de 20% d’une année sur l’autre ! L’UNODC (United Nations Office of Drugs and Crimes) estime lui la surface à 24000ha via des images satellites mais reconnait sans mal que la plupart des vallées très encaissées des régions productrices rendent difficile l’exercice d’estimation.

Le chef de l’État soutient que cette extension des surfaces cultivées et l’augmentation de la production qu’elle suppose impulsera l’industrialisation de la feuille. Ce qui est totalement stupide. C’est un peu comme si on avait extrait le charbon ou le pétrole avant même d’en avoir l’utilité ! Evo Morales prétend aussi justifier la mesure par la possibilité d’exporter ces mêmes produits, or la communauté internationale en prohibe expressément la commercialisation. Sur la base d’une production annuelle de 230 tonnes de cocaïne, sachant qu’un kg équivaut à 5.000 dollars à la frontière, ce commerce engendrerait un montant global de 1.150.000.000$ selon Humberto Vacaflor, journaliste du quotidien Los Tiempos que Morales a voulu emprisonné. En conséquence, « la transnationale » comme on appelle les cartels proche du pouvoir à La Paz a de tels excédents financiers qu’elle peut se diversifier dans la construction, la spéculation urbaine, la mine, la micro-finance, etc. Dans l’et cetera il faut compter les investissements politiques, les subventions, la propagande, les cadeaux aux militaires, et bien d’autres choses encore.

L’argent de la cocaïne irrigue l’économie nationale et ne peut qu’influencer sa vie politique. Le mythe unificateur de la coca se retourne contre ses promoteurs, tant il apparait évident que le gouvernement se satisfait de ce commerce illicite et qu’il fait seulement semblant de le combattre.  Aucun magnat du narcotrafic n’a été détenu pendant toute la durée du mandat d’Evo Morales. Il n’y a pas non plus de politique claire pour lutter contre le blanchiment de l’argent de la drogue puisqu’aucune banque ou entreprise n’a été condamnée sous sa mandature. Le fait qu’Evo Morales est à la fois juge et partie, chose qui était masquée par le discours nationaliste anticapitaliste, et par l’image de l’indien bon sauvage et défenseur de la nature, saute maintenant aux yeux. Il était pourtant évident depuis le début de son mandat que la quasi-totalité de la coca du Chaparé cultivée par des producteurs, dont Evo Morales demeure le chef, allait alimenter les circuits de la drogue. 

Les victimes de tout ce système sont les Boliviens eux-mêmes. Il devient de plus en plus incontestable que la culture intensive de la coca entraîne des problèmes de santé publique et d’importants dégâts humains et environnementaux. Un rapport récent souligne l’usage intensif d’insecticides et d’herbicides comme le glyphosate dans les régions productrices de coca. L’extension des cocales induit la déforestation, la violation des aires protégées et le harcèlement des populations indigènes d’Amazonie. De plus la transformation de la coca en cocaïne produit une série de déchets toxiques (acides, hydrocarbures, diluants…)  qui viennent polluer les rivières et les fleuves et en altérer la faune et la flore.

Il est tout de même savoureux de savoir que l’une des figures de proue altermondialiste a contribué à l’avènement d’une filière industrielle de production de cocaïne. En investissant dans la recherche variétale les narcos ont obtenus des plants de coca aux feuilles plus grandes, plus productifs (quatre récoltes par an) et contenant jusqu’à quatre fois plus de cocaïne, moyennant l’utilisation d’intrants (engrais, pesticides). Qu’importe si les feuilles de coca issues de cette filière agro-industrielle, de saveur amère, sont impropres à la consommation traditionnelle par mastication ou tisane, les consommateurs de crack ne font pas la différence. Comble du ridicule la Bolivie est structurellement en déficit (quantitatif et qualitatif) alimentaire, incapable d’appliquer aux productions agricoles alimentaires locales les recettes qui ont réussit dans la production de coca.

On voit bien à quel point le discours anticapitaliste d’Evo Morales est une farce grotesque et tragique. Le marché de la cocaïne est en effet l’exemple même d’un marché capitaliste sauvage et dérégulé. En Bolivie, celui qui mastique la feuille de coca est en grande majorité le travailleur en bas de l’échelle sociale dont le gouvernement Morales permet la surexploitation sans se soucier de l’impact sur la santé publique. 

Lire la suite

Voir les commentaires

Retraites : combattre la réforme de Macron mais refuser le blocage syndical

25 Novembre 2019, 06:25am

Publié par Thomas Joly

Ambigüe, incomplète, inéquitable, bancale, la réforme du système de retraites concoctée par Jean-Paul Delevoye sous l'impulsion à la fois molasse et hasardeuse d'Emmanuel Macron doit être combattue.

Elle doit être combattue parce que la mise en place d'un système par points dont personne ne peut aujourd'hui présumer de la valeur aura inévitablement pour effet d'entraîner une baisse du niveau de retraite de nombreux Français.

Elle doit être combattue parce que le plan Delevoye ne donne aucune assurance quant au financement futur des pensions.

Elle doit être combattue parce qu'elle relève d'une simple velléité comptable et non d'un projet socialement juste, économiquement pérenne et nationalement efficace

L'universalité des retraites et la fin des régimes spéciaux (mais quid des régimes autonomes ?) vont certes dans la bonne direction, mais ces mesures de bon sens et de justice que la droite nationale n'a cessé depuis des décennies de réclamer ne sont mises en avant par le gouvernement que pour masquer le caractère punitif pour de très nombreux Français de la réforme.

Pour autant, les nationaux ne peuvent en aucun cas soutenir le mouvement de grèves massives et attentatoires à nos libertés qui se prépare à partir du 5 décembre. Une fois de plus, Marine Le Pen en prenant le parti des syndicats politisés de gauche et d'extrême gauche se fourvoie, confondant l'accessoire et l'essentiel, et privilégie ce qu'elle croit être sur le court terme son intérêt partisan au détriment de celui, dans la longueur et la profondeur du temps, de la France et des Français.

Les Syndicats rouges, par idéologie autant que par défense de leurs privilèges organisationnels et catégoriels, se préparent à bloquer le Pays et à prendre, une fois de plus, les Français en otages pour une période indéterminée à l'approche de Noël. Pour contrer cette manœuvre inacceptable, le Parti de la France demande que soient prises dès le 5 décembre des mesures de réquisition et appliqué un vrai service minimum dans les transports et les services publics.

Nous demandons aussi que la question vitale de la réforme des retraites soit soumise à référendum (loi constitutionnelle de 1995 étendant le champ référendaire aux questions sociales et économiques) afin que, loin d'être tranché par une classe politicienne et syndicale clanique, le nœud gordien des retraites soit défait par le peuple tout entier.

Si cette réforme devait être rejetée par les Français — et tout porte à croire qu'elle le serait — un plan nouveau, courageux et responsable, de sauvegarde de nos retraites tant sur le plan du niveau des pensions que sur celui du financement du système, excluant les régimes spéciaux, consolidant la répartition tout en permettant la complémentarité volontaire, pourrait, grâce à la légitimation populaire acquise, être adopté dans la concertation dans le cadre législatif.

Jean-François Touzé - Délégué national du Parti de la France

Voir les commentaires

Rapport du CCIF sur l’islamophobie : une imposture

25 Novembre 2019, 06:11am

Publié par Thomas Joly

Le Collectif « Contre l’islamophobie en France » (CCIF) a présenté en mars 2019 son 15e rapport annuel. Afin de toucher un public plus large et international, le rapport est disponible depuis septembre en anglais.

Depuis 15 ans cette association dénonce toute atteinte à l’islam et en particulier au voile. Son mot d’ordre est : « l’islamophobie n’est pas une opinion, c’est un délit ». Le CCIF se présente comme une association apolitique et areligieuse qui condamne et combat toutes les formes de racismes. Le président du CCIF semble méconnaître la définition du mot « areligieux ». C’est un très bon exemple de taqîya que le musulman utilise pour cacher le véritable objectif : placer les lois de l’islam au-dessus de celles de la République et mettre en place, pas à pas, la charia. Un pourcentage croissant de musulmans en France n’accepte pas – ou plus – les règles communes au nom de la religion et au nom de leur statut permanent de « victime ». Le CCIF est d’ailleurs réputé d’être proche des Frères musulmans.

Dans son rapport le CCIF s’alarme de l’avenir, car l’islamophobie est hausse en de 52 % par rapport à 2017. Pour augmenter l’impact de son rapport, le CCIF n’hésite pas à dramatiser et à y faire figurer des actes qui ne relèvent pas de l’islamophobie comme les perquisitions dans le cadre de l’état d’urgence ou les fiches « S ». On peut donc se poser la question sur la fiabilité des données de ce rapport.

Une des caractéristiques du CCIF est l’usurpation permanente d’un « statut de victime ». Pour l’association, les musulmans sont (fatalement) victimes de discrimination en raison de leur race et de leur religion. Certains musulmans d’aujourd’hui n’hésitent pas à faire le parallèle entre leur situation de musulmans (soi-disant) persécutés, minoritaires dans un Occident hostile, avec celles de la première communauté de Mahomet. Et pourtant, à y regarder de près, les premiers musulmans n’ont pas été persécutés en raison de leur foi, car ils ont été laissés totalement libres de la pratiquer ; ils n’ont été rejetés par la suite que pour avoir insulté régulièrement la foi, les croyances, les dieux, les coutumes et les traditions des habitants de la Mecque. Ces derniers ont fini par se lasser et chasser Mahomet, « le beau modèle ». Par cette fausse victimisation, il s’agit de donner à l’islam un statut de religion privilégiée dans la société occidentale, de rendre insupportable l’islamophobie des infidèles tout en éludant le rejet des autres par les musulmans et à imposer un deux poids deux mesures favorables à l’islam. Cela marchait du temps de Mahomet, c’est exactement la même chose aujourd’hui… il suffit d’écouter les médias… certains politiques et surtout le CCIF. La marche contre l’islamophobie du 10 novembre en est un parfait exemple.

Lire la suite

Voir les commentaires

Les bonnes discriminations… et les mauvaises

25 Novembre 2019, 06:04am

Publié par Thomas Joly

L’affaire a été révélée par Le Républicain lorrain, il y a quelques semaines. Un couple homosexuel mosellan qui souhaitait adopter un enfant a été discriminé par un médecin agréé. Ce dernier a refusé de délivrer le certificat médical qui permettait au couple d’engager sa procédure d’adoption. Ce refus du médecin ne les a pas arrêtés longtemps puisqu’ils ont pu rapidement consulter un autre médecin qui leur a délivré ledit certificat.

Malgré tout, le couple et l’association LGBT+ Couleurs gaies ne veulent pas en rester là car l’acte du médecin est une discrimination envers les couples homosexuels et cela n’est pas tolérable… par principe ! L’association a donc saisi le conseil de l’ordre des médecins et l’Agence régionale de santé. En effet, l’article 7 du Code de déontologie des médecins prévoit que le médecin doit soigner toutes les personnes quelles que soient leur origine, mœurs, situation de famille, etc. Le président du conseil régional de l’ordre semble opter du côté des plaignants. Une conciliation est prévue le 5 décembre prochain.

De son côté, le médecin a invoqué sa clause de conscience. Certes, il n’existe pas de clause de conscience spécifique pour ce cas de délivrance de certificat. Mais le médecin dispose d’une clause de conscience générale qu’il peut légitimement invoquer pour refuser ce certificat, à la condition qu’il renvoie le patient vers un autre médecin. Alors, une question se pose : peut-on encore comprendre, dans ce pays, qu’un médecin puisse avoir un cas de conscience ?

Tel que les choses sont parties, le médecin risque, a minima, de se voir retirer son agrément. Si l’affaire tourne dans cette direction, c’est le médecin et sa conscience qui seront discriminés. Discrimination contre discrimination, on voit bien qu’il y en a de plus grave que d’autres.

Quelle conclusion peut-on tirer temporairement de cette histoire ? On a affaire à une forme de dictature des minorités qui, relayées par les autorités sanitaires, cherchent à imposer par la force à l’ensemble de la population la légitimité et le bien-fondé de leur mode de vie. Plus aucune liberté ni latitude d’action n’est possible : non seulement il faut s’abaisser et s’incliner devant le dogme relativiste, mais il faut également lui apporter son concours, preuve de la conversion à la nouvelle révolution anthropologique.

Voilà donc, sous le masque de la liberté, la dictature qui avance. Face à cela, l’objection est la seule forme de dissidence.

Pierre Dicourt

Source : http://bvoltaire.fr

Voir les commentaires