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Le blog politique de Thomas JOLY

Législatives : tout le monde – ou presque – s’en fout !

1 Juin 2022, 17:40pm

Publié par Thomas Joly

Il paraît qu’il y a une campagne électorale. Si, si. Vous ne vous en êtes peut-être pas rendu compte, mais depuis lundi zéro heure, la campagne officielle pour les élections législatives a débuté. La preuve : les mairies ont sorti les panneaux officiels. A charge des candidats de poser les affiches officielles sur ces panneaux. Dans ma circonscription, pas moins de treize candidats ! Pratiquement, toutes les nuances politiques y sont représentées. Il est vrai qu’1,42 euro par électeur et par an, si on fait plus de 1% des suffrages exprimés dans au moins 50 circonscriptions, incite les partis, même les plus groupusculaires, à envoyer du monde au carton. Mais, nous sommes mercredi et, dans ma commune, par exemple, sur ces treize candidats, seuls sept ont collé leur affiche, puisque cette opération est à leur charge. Visiblement, l’esprit militant n’est plus ce qu’il était.

Depuis que la phase présidentielle est passée, Jean-Luc Mélenchon, inventeur de la Nupes, postule pour être Premier ministre. « T’as qu’à croire ! », disent ses adversaires de tout bord. Mais, reconnaissons qu’au moins, il a fixé un objectif en bon vendeur de rêve et histoire de conserver à ce « moment démocratique » qu’est une élection, comme on dit, un semblant de dramaturgie. Car la démocratie est tout, sauf une comédie. Il a compris ça le Méluche. Il a compris que contre l’opération du docteur anesthésiste Macron, il fallait tout faire pour maintenir éveillé l’électorat. C'est ainsi qu'un sondage Ifop-Fiducial, pour LCI, publié ce mardi 1er juin, indique que la Nupes pourrait obtenir entre 170 et 205 députés. La Macronie, de son côté, pourrait très bien ne pas retrouver la majorité écrasante de 2017 : entre 275 et 310 selon ce sondage. Rappelons que la majorité absolue est de 289 sièges. Ce n’est qu’une projection qui doit être prise avec prudence d’autant que les élections législatives sont en fait 577 élections différentes, à pondérer en fonction des facteurs locaux.

Mais de ce sondage, on peut d’ores et déjà tirer l’enseignement que Mélenchon a gagné son pari en déplaçant le débat à gauche. Il n’avait rien à perdre et tout à gagner. Même si personne n’est dupe sur l’attelage hétéroclite que représente cette Nupes, chapeau l’artiste ! A droite, comment ne pas faire grise mine ? Les LR et leurs alliés de l’UDI obtiendraient entre 35 et 55 députés. Quant au RN et Reconquête, ce sondage leur donne entre 20 et 50 élus pour le premier et jusqu’à 4 sièges pour le second. Des miettes. Au passage, il serait intéressant de connaître comment les hiérarques de Reconquête (dont Marion Maréchal), au lendemain du second tour de l’élection présidentielle, avaient trouvé qu’une union dès le premier tour des législatives entre l’ensemble des partis de la droite nationale (RN, Reconquête, DLF et LR patriotes) leur aurait donné 148 députés - le chiffre ne pouvait être plus précis…

Par ailleurs, n’en doutons point, si Emmanuel Macron obtenait une majorité relative, il est fort probable qu’il se trouvera bien des députés de « la droite et du centre » pour lui donner une majorité afin qu’il puisse gouverner. Lorsqu’on a voté pour Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle, on a déjà fait le plus gros du chemin.

Evidemment, encore et toujours, on ne peut qu’être choqué, voire scandalisé, par l’écart entre la « minorité présidentielle » sortie des urnes le 24 avril dernier (41,45 %) et le nombre de députés qui, potentiellement, pourrait la représenter (avec au mieux 50 députés, on serait à moins de 9 % de l'Assemblée…). Tout a été dit déjà : mode de scrutin uninominal majoritaire à deux tours par circonscriptions et, pire sans doute, législatives raccord avec le quinquennat. Passé l'élection-phare, tout le monde s'en fout, ou presque. Un désintérêt dont profite, bien évidemment, Emmanuel Macron, mais aussi Mélenchon qui ne puise pas son électorat chez les ouvriers des aciéries et les mineurs de fond, vu qu’il n’y a plus, ou presque, de mines et d’aciéries... Un désintérêt qui va croissant lorsqu’on descend dans les couches populaires de l’électorat, plus favorables, justement, au discours de Marine Le Pen. En gros, moins le peuple vote, plus Macron et Mélenchon gagnent, mais surtout Macron, Mélenchon jouant le rôle du repoussoir. Il reste une semaine et demi pour sortir les Français de la salle de réanimation...

Georges Michel

Source : http://bvoltaire.fr

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De la Syrie au Stade de France : Ibrahim, l’influenceur qui connaît les bons endroits

1 Juin 2022, 09:21am

Publié par Thomas Joly

La course à la notoriété sur Instagram, Twitter et autres réseaux sociaux a fait une nouvelle vedette. On appelle les gens qui seraient prêts à se damner pour une poignée de « likes », et qui n'imaginent vivre leur vie sans la prendre en photo et la poster, couverte de filtres divers, des « influenceurs ». Parmi ces influenceurs, il y en a un que j'aimerais vous présenter. Il s'appelle Ibrahim, comme tout le monde, mais il est plus connu sous son alias « Challenger.67 ». Ce brave jeune homme s'était en effet filmé, il y a quelques jours, en train de tirer à la kalachnikov, dans un endroit qu'il présente comme la Syrie. Peut-être est-ce la course à la notoriété qui lui a fait perdre le sens des réalités. Peut-être la Syrie est-elle devenue un parc d'attractions à ciel ouvert, maintenant qu'il ne subsiste plus de Daech que quelques métastases, toujours traitées mais sorties provisoirement de la phase critique ? Allez savoir.

Bref, trois jours après cette vidéo « lifestyle », Challenger, ou Ibrahim, s'est tranquillement filmé devant le Stade de France, le soir de la désastreuse finale que l'on sait. Il se met en scène en train de passer tranquillement en fraude sous les portiques et se paie même le luxe d'interpeller Cyril Hanouna, le Drucker de notre temps, qui, lui, semble avoir du mal à entrer dans le stade. Ibrahim, ou Challenger, explique qu'il est entré grâce à sa notoriété. Pourquoi pas. La prophétie de Warhol sur le quart d'heure de gloire n'a jamais été aussi vraie.

Le monde des influenceurs étant, semble-t-il, petit, il se trouve que notre ami Ibrahim était en Syrie (ou ailleurs, puisqu'à ma connaissance, rien n'est confirmé sur la localisation exacte) en compagnie d'une autre vedette des réseaux sociaux : Rayanne B. Vous l'ignorez probablement, mais le prénom Rayanne (parfois orthographié Rayane ou Rayan, mais jamais Ryan) fait partie du Top 10 des prénoms de la diversité, comme Ibrahim d'ailleurs. Rayanne, donc, déjà sévèrement condamné à un rappel à la loi pour avoir volé un camion de pompiers et traité les soldats du feu de fils de pute. C'était en octobre 2021. Le Figaro, très au courant des dernières tendances (et je ne parle pas uniquement du port du pull saumon à La Baule), ajoute que Rayanne et Ibrahim sont caractéristiques d'une nouvelle génération d'influenceurs qui se prennent en photo devant des symboles de richesse (Dubaï, par exemple), mais aussi en djellaba, allant faire la prière, pour inciter leurs fans à respecter les fêtes et les impératifs du calendrier musulman.

Il y a, tout d'abord, un petit côté « où est Charlie » dans cette succession de cartes postales envoyées par ces deux abrutis : ils ont, à eux deux, couvert une bonne partie de la carte des endroits où il faut être pour compter dans le nouveau show-business : en Syrie (ou assimilé) en train de tirer à la kalach, en banlieue pendant une ratonnade de Blancs, dans un camion de pompiers volé... Ibrahim et Rayanne sont toujours dans les bons coups. Ils connaissent les bons endroits. Je note également que les nouveaux influenceurs mixent les codes de la cité avec ceux de l'islam rigoureusement pratiqué : moitié clip de RnB, moitié cours de caté sunnite.

Il y aurait un livre à consacrer à la sociologie de ces Français qui sont, ni plus ni moins, le futur visage de notre pays. Ils sont nourris aux tacos, au McDo et au Capri-Sun ; ils sont vêtus de capuches comme les paysans d'autrefois (mais pour échapper aux caméras) ; ils sont « éduqués » par un père violent et absent, une mère à la fois soumise et abusive, une fratrie nombreuse et enregistrée dans les fichiers depuis toujours. Ils sont « instruits » par des professeurs dépressifs et timorés, des programmes suintants d'idéologie nauséabonde. Ils sont « formés » par un flot continu de retransmissions sportives, de films porno, de clips de musique abrutissante. On ajoute un peu de psychotropes (gaz hilarant, alcool, chichon évidemment), un vocabulaire inférieur à 300 mots (qui rend la violence prévalente et l'ascension sociale impossible), une pratique de l'islam essentiellement sociale et hypocrite... et on n'est pas mal.

Gérald Darmanin ne se rendra pas sur place, pour une fois. Où irait-il, d'ailleurs ? Ces influenceurs sont partout. Ils vont trop vite pour lui. Ils sont la France qui advient : ça ne sert à rien de les arrêter. Mieux vaut les laisser passer, comme ces stadiers amateurs, recrutés sur Facebook pour assurer la sécurité de la finale Liverpool - Madrid.

Arnaud Florac

Source : http://bvoltaire.fr

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Le meurtre d’une jeune femme à Paris, samedi soir, par un délinquant en fuite aurait-il pu être évité ?

31 Mai 2022, 06:28am

Publié par Thomas Joly

Dramatique… et tristement banal.

Dans la nuit de samedi à dimanche, une jeune femme de 24 ans est renversée par un chauffard qui tentait de fuir la police, lors d’une course-poursuite qui a commencé sur les Champs-Élysées à Paris. Tentant d’échapper aux injonctions de la police, « le véhicule fou » (sic, selon Le Parisien, 29 mai), conduit par deux individus bien réels dont on sait seulement qu’ils sont, selon le quotidien, originaires de l’Essonne et du Val-de-Marne, traverse la place de la Concorde et fauche une piétonne sur un passage clouté, quai de la Mégisserie, avant de s’encastrer dans une autre voiture. Pris en chasse par des policiers à moto, ils sont finalement arrêtés. Le parquet de Paris a ouvert une enquête « du chef d’homicide involontaire par conducteur de véhicule terrestre à moteur aggravé, refus d’obtempérer aggravé et tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique ».

La victime, elle, est décédée, tout comme, le 11 mai dernier, Antoine Alléno, le fils du chef étoilé Yannick Alléno, fauché par un délinquant multirécidiviste « issu de la communauté des gens du voyage ».

Ce drame aurait-il pu être évité ? Sans vergogne mais avec un grand cynisme, le maire PS de Paris Centre, Ariel Weil, semble acquiescer : « Je regrette que les forces de l’ordre n’aient pas réussi à interpeller les auteurs lors du premier barrage, avant le meurtre, mais je leur suis très reconnaissant de les avoir finalement attrapés », rapporte toujours Le Parisien. Un petit tacle, un de plus venant de la gauche, sur les forces de l’ordre. Cela serait sans gravité s’il s’agissait d’un voleur de bonbons à l’étalage et non d’un meurtrier. Et si, surtout, ce n’était pas la gauche qui avait, depuis des années, fortement « ligoté » les forces de l’ordre par des lois restreignant considérablement leurs possibilités de se défendre. Et si la magistrature française, toujours en grande partie de gauche, n’avait pas fait du laxisme judiciaire sa valeur cardinale.

Et si les forces de l’ordre avaient agi plus vite ?

Une enquête menée par Le Figaro (5 mai) rapporte les propos de policiers confrontés, toutes les vingt minutes, à un refus d’obtempérer. Celui-ci est pourtant, en théorie, fortement sanctionné par la loi : un an d’emprisonnement et 7.500 euros d’amende. Mais dans les faits ? Cette sanction est « rarement, voire jamais appliquée ». Ce qui est scrupuleusement sanctionné, en revanche, c'est l’usage d’une arme à feu par les forces de l’ordre lors d’un délit de fuite. Ainsi, rapporte le quotidien, un policier poursuivi pour avoir tiré dans les pneus d’un véhicule en fuite a été jugé par le tribunal correctionnel de Lyon : il encourt un an de prison ferme. La loi permet l’usage de l’arme de service « en cas d'absolue nécessité et de manière proportionnée », comme le prescrit l'article L435-1 du Code de la sécurité intérieure entré en vigueur le 28 février 2017.

Comme l’explique un policier dans Le Figaro, « intervenir lors d'un refus d'obtempérer, c'est aujourd'hui prendre le risque de tout perdre. Notre carrière, notre famille, notre vie. À quoi bon ? »

Ce fut en effet le cas dans l’affaire du Pont-Neuf, le 24 avril dernier, où le policier qui a tiré sur un véhicule fonçant à contresens dans sa direction a été mis en examen pour « homicide volontaire ».

On ne sait pas encore ce qui s’est réellement passé dans la nuit de samedi à dimanche. Les policiers, échaudés par les récentes mises en cause judiciaires de leurs collègues dans des circonstances similaires et tout en même temps confrontés quotidiennement à l’ensauvagement de la société française, ont-ils hésité à dégainer leurs armes ? La responsabilité première, bien sûr, est celle des deux délinquants devenus meurtriers. Mais on ne doit jamais oublier celle, écrasante, des législateurs, des politiques et des juges qui ont fait du droit des délinquants une norme supérieure à celle visant la protection et la sécurité de la population.

Marie d'Armagnac

Source : http://bvoltaire.fr

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Au Festival de Cannes, Zahra Amir Ebrahimi lève l’omerta sur les banlieues parisiennes

31 Mai 2022, 06:03am

Publié par Thomas Joly

Ce samedi 28 mai s’est achevée la 75e édition du Festival de Cannes, avec l’incontournable distribution d’une ribambelle de prix, de palmes et autres trophées. Rien de bien notoire dans cette cérémonie des plus convenues, si ce n’est le discours de l’actrice iranienne Zahra Amir Ebrahimi, récompensée pour son interprétation dans le film Les Nuits de Mashhad. La jeune femme, qui a fui l’Iran à la suite d’un scandale sexuel, est réfugiée dans l’Hexagone depuis 2008.

Sur la scène ce samedi soir, l’actrice a exprimé la joie que lui causait cette récompense, déclarant notamment : « Je suis très reconnaissante de ce mélange de la vie et des ombres. Ça m’a sauvée, et ça va sauver encore des femmes en Iran, en Afghanistan, au Mali, dans les banlieues parisiennes. Ce film parle des femmes, de leur corps, ce film est rempli de haine, de mains, de seins, tout ce qu'on ne peut montrer en Iran. Merci Ali Abassi d'avoir été si fou, si généreux. Merci de cet art si puissant. » Le film en question évoque la place des femmes en Iran et dévoile combien celles-ci sont à la merci des pouvoirs politiques et religieux, ces derniers n’hésitant pas à couvrir les agissements d’un criminel sous prétexte qu’il purifierait la ville de ses péchés.

Si la situation des femmes iraniennes, maliennes et, dans l’actualité plus récente, afghanes n'est absolument pas taboue en France, celle des femmes « des banlieues parisiennes » est loin d’être décriée de manière aussi unanime. Que des Afghanes se voient contraintes de porter le voile intégral dès qu’elles mettent un pied hors de chez elles semble effrayer la totalité des citoyens français, si soucieux des droits des femmes à 6.000 km de chez eux. Mais lorsque leurs compatriotes féminines ne peuvent s’habiller librement dans certains quartiers « sensibles », lorsque certaines femmes ne sont autorisées à se baigner qu’en burkini, instantanément, par un renversement de situation tout à fait inopiné, les mêmes défenseurs des libertés se montrent beaucoup plus évasifs. Cette ambiguïté, cette indignation à géographie variable, il n’est pas question pour Zahra Amir Ebrahimi de s’en montrer complice. La jeune femme sait suffisamment de quoi sont capables les fondamentalistes islamistes pour être consciente qu’il s’agit là d’un sujet qu’il est impossible de prendre à la légère. Elle lève courageusement l’omerta sur des situations qui ne se cantonnent pas à l’extérieur des frontières françaises, nommant l’ennemi sans user de la prodigieuse langue de bois d’un Gérald Darmanin. « Merci la France de m’avoir donné de ta joie, de ta force, de ton amour », conclut-elle enfin, rendant ainsi hommage à sa terre d’accueil, dont elle est l’une des seules à oser dénoncer les dérives.

Une audace qui n’a évidemment pas été relevée par les médias, ceux-ci préférant souligner cette expression de l’artiste : « La France, ce pays exotique et paradoxal, rempli de gens heureux... qui adorent être malheureux. » Bien sûr, c’est cela, la grande leçon de cette intervention : les Français vivent dans un nouvel eldorado et trouvent encore le moyen de se plaindre alors qu’ils avancent résolument vers un avenir radieux, comme chacun sait.

Marie-Camille Le Conte

Source : http://bvoltaire.fr

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Remigrons Moussa Darmanin avec les racailles du 93 !

30 Mai 2022, 20:25pm

Publié par Thomas Joly

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Soutien au journal Rivarol scandaleusement privé des aides publiques

30 Mai 2022, 14:03pm

Publié par Thomas Joly

Le Parti de la France apporte tout son soutien à l'hebdomadaire « Rivarol » qui vient de se faire retirer, pour des motifs politiques, son agrément par la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP).

Cette décision inique va priver ce journal d'environ 100.000 € d'aides indirectes de l'État (TVA réduite, tarifs postaux préférentiels, distribution dans les kiosques, etc).

Alors que la presse de gauche vit exclusivement aux crochets du contribuable français, l'un des seuls journaux d'opposition nationale se voit priver d'un dispositif pourtant accordé à l'ensemble de la presse d'opinion.

Cette volonté de museler l'un des derniers médias nationaux en dit long sur l'état de notre soi-disant démocratie qui n'a rien à envier au paradis soviétique de la grande époque.

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Seine-Saint-Denis envahie : la remigration et vite !

30 Mai 2022, 10:50am

Publié par Thomas Joly

 

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Les Anglais, ces étrangers que l’on ne craint pas de stigmatiser

30 Mai 2022, 05:52am

Publié par Thomas Joly

Il est des étrangers que l’on peut stigmatiser sans crainte : les Anglais ! Pour expliquer les scènes de chaos à l’entrée de la finale de la Ligue des champions entre le Real Madrid et Liverpool, qui a conduit à retarder le match de trente minutes, Gérald Darmanin n’a pas hésité à accuser, sur Twitter, « des milliers de supporters britanniques, sans billets ou avec de faux billets [qui] ont forcé les entrées et, parfois, violenté les stadiers ». La perfide Albion est pratique et a le dos large, elle est l’ennemi héréditaire. Et les relations ne sont pas près de s’arranger car nombre de commentateurs anglais sont aujourd'hui scandalisés d’être ainsi montrés du doigt.

Pour comprendre le contexte, il faut savoir que ce match, très attendu, jouait à guichets fermés : 75.000 places que l’on s’était arrachées - et pour lesquelles certains fans de Liverpool avaient dépensé une petite fortune. On imagine la tension dans la foule compacte massée aux grilles, les heures passant, alors qu’une défaillance du filtrage - sans doute en sous-effectif - empêche les spectateurs munis de billets d’accéder aux gradins. Mais il serait un peu facile de mettre cette grande débandade sur le compte de la pression de spectateurs anglais excédés.

Ce que le ministère de l’Intérieur oublie de dire, c’est que des centaines de « riverains », de « jeunes » des cités avoisinantes avaient décidé de rentrer sans billets, et que tenter - sans succès - de les bloquer a contribué à paralyser l’entrée. « Des types sans billet qui assistent au match, des familles avec billets qui en sont privées. Est-ce qu’on peut appeler ça un fiasco ? », interroge le journaliste de BFM Raphaël Grably. On peut appeler ça, en tout cas, un épisode assez emblématique du fonctionnement de ce pays : ceux qui respectent les règles cèdent le pas à ceux qui ne les respectent pas.

En attendant, un bref coup d’œil sur les réseaux sociaux montre que nombre d’Anglais, qui ont parfois intercepté eux-mêmes des fraudeurs pour pallier une police dépassée (comme le rapporte Le Figaro), qui ont essuyé en famille, avec leurs enfants, des giclées de gaz lacrymogène, qui se sont même fait, pour certains, détrousser par les fameux « riverains », n’apprécient guère cette panoplie de bouc émissaire que Gérald Darmanin tente de leur faire enfiler. Les policiers de Liverpool-Merseyside police présents sur les lieux défendent au contraire le comportement des « fans au tourniquet » comme « exemplaire dans des circonstances choquantes », évoquant « le pire match européen qu’elle ait jamais vu ». Et l’on ne peut guère arguer d’un réflexe chauviniste car les supporter espagnols du Real Madrid témoignent du même écœurement et également de la peur éprouvée par et pour leurs enfants.

Sur les réseaux sociaux, d’aucuns ironisent sur l’accent de Cambridge ou d’Oxford des voyous dionysiens et conviennent désormais d’appeler « supporters britanniques » les délinquants de banlieue.

On se souvient de l’immense polémique déclenchée par la petite phrase de l'ancien joueur Thierry Henry, il y a quelques semaines, lorsque sur un média américain, au cours d’une discussion, il avait corrigé une intervenante : « Techniquement, faites attention, le stade est situé à Saint-Denis ; Saint-Denis, ce n’est pas Paris. » Le maire PS de Saint-Denis s’était offusqué. L'honneur de Thierry Henry est lavé.

Occulter la vérité sur cette « Californie », comme l’a appelée Emmanuel Macron, cet eldorado dans lequel les enseignants ne veulent pas venir enseigner, les soignants soigner, les policiers faire leur métier… a aussi des conséquences opérationnelles : on sous-estime la situation et, donc, le dispositif à mettre en place. Et voici comme la France s’est honteusement ridiculisée, juste avant la Coupe du monde de rugby de 2023 et les Jeux olympiques de Paris de 2024. Dire qu’en raison de la crise ukrainienne, la Ligue des champions avait été déplacée de Saint-Pétersbourg et qu’Emmanuel Macron y avait vu une chance de faire briller la France !

Gabrielle Cluzel

Source : http://bvoltaire.fr

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Les entretiens du PdF - N°31 - Jean-Claude Rolinat (29/05/2022)

29 Mai 2022, 18:40pm

Publié par Thomas Joly

Epona reçoit Jean-Claude Rolinat qui nous parle de son dernier ouvrage « L'Abécédaire de la décadence ».

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Journal de bord de Jean-Marie Le Pen - N°663

29 Mai 2022, 14:14pm

Publié par Thomas Joly

Sujets abordés : le gouvernement Borne, menace démographique et Grand Remplacement, l'affaire Damien Abad, Législatives : l'union à gauche et la désunion à droite, Biden qui menace la Chine, le burkini.

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Rodéo : l’indécence en roue arrière au Festival de Cannes

26 Mai 2022, 10:42am

Publié par Thomas Joly

Chaque année, le gratin culturel du progressisme se retrouve sur la Croisette pour ce qui est devenu l’incontournable rendez-vous du cinéma mondial : le Festival de Cannes. Chaque année sa petite provoc’. Cette édition 2022 du festival au tapis rouge nous a livré son lot de bonnes surprises progressistes. Irruption d’une Femen lors de la montée des marches, plaidoyer pour une Amérique plus inclusive par le réalisateur James Gray ou encore introduction de la « Queer Palm Lab », un appel à projet dédié uniquement aux LGBT… Parmi toutes ces joyeusetés cinématographiques, il en est une qui a particulièrement fait parler d’elle, il s’agit du film-documentaire Rodéo réalisé par Lola Quiveron, jeune réalisatrice homosexuelle qui ne cache pas son intention « d’effacer les stéréotypes de genre » dans ses films.

Rodéo : un plaidoyer pour l'illégalité et les rodéos sauvages

Rodéo raconte l'histoire d’une jeune femme, au « genre » « ni féminin ni masculin » et qui s’éprend d’une passion pour la « Bike Life », cette activité motorisée qui consiste à rouler très vite et à faire toutes sortes d’acrobaties au guidon d’une moto ou d’un scooter. Le tout, le plus souvent,> sur des voies publiques.

Sorte de plaidoyer pour l’illégalité et les rodéos sauvages, le film de Lola Quiveron incarne parfaitement la vision fantasmagorique qu’ont certains réalisateurs français de la banlieue et de la « street culture ». Ils ressuscitent la lutte des opprimés contre les oppresseurs, et la réalisatrice ne s’en cache pas. Dans une interview accordée à Konbini, Lola Quiveron explique qu'en France, « on parle de rodéos urbains ou sauvages, mais ce sont des imageries qui sont réactionnaires ». Elle ajoute : « Quand on cherche à faire du bruit, c’est qu’on veut être entendu. » Évidemment, tout le monde sait que ces bandes de jeunes qui roulent en motocross à 150 km/h et menacent la vie des passants ou des automobilistes français à chaque instant ne cherchent qu’à être « entendus ». Ce petit jeu très drôle a fait des morts innocents à Libercourt, Nantes, Amiens, Clermont-Ferrand, Toulouse...

L’affaire aurait pu en rester là. Après tout, qui s’étonne aujourd’hui de voir les princes et divas du cinéma mondial, tenants du progressisme le plus décomplexé, distribuer leurs cachetons de moraline à ceux qui veulent bien les gober ?

Mais Lola Quiveron insiste avec indécence, toujours dans cet entretien pour Konbini, accuse la police de « causer les accidents en prenant en chasse les bikers ». Ne vaudrait-il pas mieux les laisser faire ce qu’ils veulent ? Après tout, ils ont besoin d’être « entendus ». Ce n’est pas l’avis de Michel Thooris, délégué syndical à France Police-Policiers en colère, interrogé par Boulevard Voltaire : « C’est toute une profession qui est insultée, juge-t-il. Ces propos sont diffamants envers la police nationale. Ils sont également mensongers : je voudrais rappeler à cette réalisatrice que nous n’avons plus le droit de prendre en chasse les auteurs de rodéos sauvages. » Exaspéré, le policier ajoute : « On ne peut imputer ces morts à la police ; ce sont ces personnes qui décident de mettre leur vie en danger, mais aussi celles des autres. D’autant plus qu’ils sont rarement pilotes professionnels, ce sont eux et seulement eux qui décident de jouer avec la vie. »

Diffamantes et trompeuses, les paroles de la réalisatrice Lola Quiveron n’ont, finalement, rien de vraiment disruptif. Depuis quelques années déjà, le Festival de Cannes se politise et fait la part belle aux provocations venues de la gauche. Cette année, nos policiers en auront donc fait les frais, dans un silence assourdissant des pouvoirs publics. Alors que l’actuel climat d’insécurité en France fait peser une menace toujours plus lourde sur les forces de l’ordre et sur les Français, Gérald Darmanin n’a pas eu un seul mot pour ceux que cette réalisatrice accuse d’être des meurtriers.

Geoffroy Antoine

Source : http://bvoltaire.fr

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Damien Abad explose les barrières du handicap

25 Mai 2022, 15:32pm

Publié par Thomas Joly

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La méthanisation, la nouvelle escroquerie écolo

25 Mai 2022, 06:17am

Publié par Thomas Joly

La méthanisation, la nouvelle escroquerie écolo

Peu de gens savent ce qu’est la méthanisation. Et pour cause, ces structures ne sont construites qu’à la campagne, loin des villes.

La méthanisation leur est présentée comme le moyen de produire du gaz « bio », ce qui préserverait notre dépendance vis à vis de l’étranger.

Ce gaz « bio » est produit à partir de déchets, notamment les déjections animales, ce serait donc écologique et vertueux.

Enfin, la méthanisation est présentée comme une solution mise en œuvre « à la ferme », assurant un petit complément de revenu aux agriculteurs qui souffrent tant des prix reçus pour leurs productions.

Au final, la méthanisation n’aurait que des avantages.

Mais la réalité est bien différente.

L’auteur de cet ouvrage a été confronté à la tentative d’installation d’une structure de méthanisation proche de son domicile en Bretagne.

Il s’est opposé à ce projet avec des centaines d’habitants de son bourg.

Ce livre explique d’abord ce qu’est la méthanisation, ses dangers pour l’environnement et les populations, ainsi que sur le plan économique.

Il démontre aussi que la méthanisation, qui est l’un des piliers des « énergies renouvelables » n’est qu’une escroquerie sur tous les plans.

Il constitue aussi un guide pour l’action à destination de ceux qui souhaitent s’opposer.

À lire d’urgence … si vous ne voulez pas être victime de cette nouvelle escroquerie écologique.

Pour le commander, cliquez ici.

Bernard Germain est également engagé en politique puisqu'il est candidat pour Reconquête dans dans la 5e circonscription des Côtes-d’Armor (Lannion-Paimpol).

 

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Top Gun 2 : les Américains sont-ils les seuls à faire de grands films patriotes ?

25 Mai 2022, 06:08am

Publié par Thomas Joly

La semaine dernière, Tom Cruise est venu sur la Croisette pour présenter Top Gun : Maverick devant des festivaliers éblouis. 36 ans après le premier volet, l'acteur américain, au sommet de sa forme, reprend la combinaison de vol de Maverick, ce pilote qui sert "Ouais, M'dame ! Dans l'aéronavale !", avec talent et énergie. La presse française s'est extasiée sur la jeunesse intacte du sexagénaire. Ce n'était pourtant pas le fait le plus remarquable de cette sortie.

Non, derrière les cascades et les scènes d'action à couper le souffle, ce qui est le plus surprenant, c'est que les États-Unis puissent encore produire, en 2022 et avec une véritable sincérité au premier degré, des films patriotiques. En France, nos modestes tentatives se sont soldées par des échecs. Forces spéciales ? Un navet. Le chant du loup ? Un manque criant de réalisme, même pour des non initiés : les sous-mariniers tirent-ils vraiment au lance-roquettes depuis le kiosque de leur bâtiment ? Des années plus tôt, nous ne savions que tourner en ridicule nos armées : La 7e compagnie, Les Charlots...

Tout n'est pas parfait, loin s'en faut, au pays de l'oncle Sam. Pas d'histoire, pas de culture, pas de remise en question, un goût prononcé pour le massacre des opposants au rêve yankee (Indiens, Sudistes, Vietnamiens, Afghans, Irakiens... et jusqu'aux bisons !) ; une habitude de violer les lois internationales tout en s'indignant contre ceux qui font de même... Cependant, on ne peut pas enlever aux Américains une admiration réelle et unanimement partagée pour l'engagement de leurs forces armées. Top Gun en est la nouvelle démonstration. Nous, vieux pays blasé qui tourne en dérision les grandes choses, avons perdu cette capacité d'émerveillement. Cela semble peut-être nauséabond aux instances culturelles de notre pays. Allez savoir.

Terminons sur un détail pas si anodin : vous avez vu que Kylian Mbappé employait l'expression "il ne faut pas sortir de Saint-Cyr..." pour signifier qu'on n'avait pas besoin d'être très intelligent pour comprendre telle chose ? C'est amusant. C'est très français. Le joueur vedette sait-il quelle est l'origine de cette expression ? Cela dit assez, en creux, à quel point le langage courant porte encore la trace discrète d'une réelle admiration pour l'engagement de nos forces armées. Il y a, c'est certain, un public pour des récits patriotiques français. Et des Schoendorffer, y en a-t-il ?

Arnaud Florac

Source : http://bvoltaire.fr

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