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Le blog politique de Thomas JOLY

Église : après le rapport Sauvé, la vente des bijoux de famille ?

15 Novembre 2021, 07:01am

Publié par Thomas Joly

On n’a sans doute encore rien vu des conséquences du fameux rapport Sauvé. Nos évêques, en voulant sans doute bien faire, ont mis le doigt dans un engrenage dont on ne voit pas comment l’Église de France pourra sortir indemne, notamment sur le plan matériel. Sur le principe d’indemniser les victimes clairement identifiées, il n’y a pas à discuter. En revanche, on peut se poser la question du comment. Et l’on voit bien l’embarras des évêques sur ce sujet. Pas question de faire appel aux fidèles, à travers, notamment, le denier du culte (on dit « de l’Église », aujourd’hui), se sont-ils empressés de déclarer. Alors, réunis à Lourdes, ils ont sorti de la manche de leur soutane, qu’en général ils portent mal, s’ils la portent, l’idée de vendre des biens mobiliers ou immobiliers. Décidément, ils n’en ratent jamais une.

L’impression donnée au grand public est désastreuse. Non seulement l’Église catholique de France serait un nid de pédophiles mais en plus, elle nagerait dans l’opulence ! Car, comme en tout, il y a le fait et la perception du fait. Les biens immobiliers de l’Eglise ? En 2011, Isabelle de Gaulmyn, dans La Croix, écrivait : « Certains clichés ont la vie dure. Celui d’une Église opulente, dont l’argent proviendrait de fonds secrets et de préférence du Vatican, perdure. La réalité est tout autre. L’Église de France n’est pas riche en soi… » Toujours, dans cet article, Gaulmyn donnait des chiffres : « l’entreprise Église de France » tournait à l’époque avec 700 millions d’euros par an (en 2020, avec 530 millions, d’après Le Figaro). Les principales ressources provenaient du denier (231 millions) et des quêtes (147 millions). Les produits des biens à usage locatif ne rapportaient, quant à eux, que 23 millions par an. Avec un rendement immobilier à 5 % (cela peut être beaucoup plus, ou moins…), on imagine que ces biens peuvent représenter au bas mot une valeur d’un demi-milliard d’euros. Comme tous les bijoux de famille, c’est beaucoup et c’est peu.

C’est sans doute de ces biens qu’il est question de se séparer pour abonder le fonds d’indemnisation. Car on n’imagine pas que nos évêques veuillent vendre les églises construites après la loi de séparation, les autres – Dieu merci !, est-on tenté de dire – appartenant à l’État (cathédrales) et aux communes (églises paroissiales), pour faire simple. Dieu merci ou merci la République ! Quand on voit la grande braderie du patrimoine mobilier de nos églises, organisée par de nombreux curés dans le fameux « élan » du Concile Vatican II, on se dit que cette loi de séparation, finalement, a été une bénédiction. Mais passons…

L’Est républicain consacrait ce dimanche 14 novembre un papier sur le sujet du fonds d’indemnisation. Interviewé, l’économe de l’archidiocèse de Besançon déclare : « Les évêques ont demandé que ce fonds soit doté grâce à la vente de biens immobiliers ou à nos placements financiers. Et qu’il ne s’appuie pas sur la générosité des fidèles. » Quadrature du cercle. Car on ose espérer que ces biens et placements financiers, très souvent fruits de legs de généreux fidèles, rapportent un peu et permettent de boucler le budget et donc, de moins solliciter les fidèles. Et une fois les bijoux de famille vendus, on fait comment ? Le diocèse de Besançon va donc faire un inventaire de ses biens. « Nous verrons de quoi nous pouvons nous séparer », déclare l’économe. Bon courage ! Il y a quelques années, un de mes amis avait été embauché par un diocèse, dont nous tairons le nom, pour s’occuper de ses affaires immobilières. Premier constat à son arrivée : on ne possédait pas l’inventaire exact des biens immobiliers du diocèse… Une exception, espère-t-on. Cela pourrait faire sourire s’il n’y avait pas derrière cela la générosité d’une multitude de donateurs qui, depuis plus de deux siècles, ont permis à l’Église de France de se « refaire » après les vicissitudes de 1789 et 1905. Pas certain que cela marche une troisième fois, surtout pour les raisons que l’on sait. Des raisons qui, cette fois, sont internes et non externes.

On lira avec intérêt la tribune publiée dans La Croix, le 11 novembre, signée de catholiques juristes et universitaires, dont Édouard Husson, bien connu des lecteurs de Boulevard Voltaire : ils refusent ce qui s’apparenterait à une « socialisation »  ou « collectivisation » des « graves scandales » commis. Il semble pourtant, malheureusement, qu’on en prend le chemin.

Georges Michel

Source : http://bvoltaire.fr

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Les entretiens du PdF - n°20 - Invitée : Erga (14/11/2021)

14 Novembre 2021, 19:47pm

Publié par Thomas Joly

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À Bordeaux, Zemmour rode un programme économique libéral

14 Novembre 2021, 19:25pm

Publié par Thomas Joly

Les conférences-meetings d’Éric Zemmour se ressemblent et ne se ressemblent pas. Le même cérémonial se répète : l’arrivée en train, la conférence de presse d’avant match, l’enthousiasme de la salle, la partie magistrale et la partie dialogue. Et puis, il y a les variations.

Variations imposées par l’étape de son tour de France. Là où Nicolas Sarkozy avait besoin de la plume de Guaino pour nous dire son amour de telle ou telle région de France, Éric Zemmour est habité par son Histoire, sa géographie et sa littérature. À Bordeaux, il a su trouver les mots pour rendre hommage au gaullisme girondin et séduire une droite bordelaise aujourd’hui orpheline : « Bordeaux, c’est à la fois le patriotisme élégant d’un Chaban-Delmas, la technocratie rigoureuse d’un Juppé et les charges ridicules contre les sapins de Noël. Comment vous dire ce que je pense sans être impoli : à la mairie de Bordeaux aussi, c’était mieux avant ! » Mais il fait aussi partie de ces rares journalistes capables de citer La Boétie : « “Le tyran se défait tout seul, pourvu qu’on ne consente plus à la servitude.” La servitude est volontaire, et les Français ont décidé d’être libres. »

Justement, l’étape girondine a été, pour Éric Zemmour, l’occasion de roder un programme économique libéral en s’adressant « aux artisans, aux entrepreneurs, aux chefs d’entreprise ». Il a dénoncé la fiscalité et les charges qui pèsent sur eux : « Il faut retrouver une compétitivité au niveau de nos voisins européens qui permette à nos entreprises de repartir à l’abordage du monde. […] Il faut relever le plafond du taux réduit de l’impôt sur les sociétés, pour redonner des marges de manœuvre aux TPE et PME. Il faut continuer à baisser les impôts de production. » À ce volet fiscal, il a adjoint tout un programme de simplification administrative qu’il confierait à un « haut-commissariat à la simplification administrative, directement rattaché au Président » et dont le « travail serait de revenir à un cadre clair, débarrassé des lourdeurs qui pèsent sur les ménages, sur les entreprises et sur l’État lui-même ». Il a proposé une mesure phare : « Exonérer de droits de donation la transmission d’une entreprise familiale. C’est une mesure radicale, à la hauteur de l’urgence : un dirigeant de PME et d’ETI sur trois est âgé de plus de 60 ans. »

Mais la force d’Éric Zemmour – et certainement l’une des explications de son ascension fulgurante depuis deux mois -, c’est la cohérence qu’il donne à sa vision qui « n’est pas celle de la croissance pour la croissance […] car nous ne travaillons pas uniquement pour nous […] car nous avons une civilisation à transmettre, produit millénaire du génie et du travail d’un peuple ».

La liberté ne saurait donc se limiter à l’économie : « Les Français veulent être libres. Libres de créer, libres de travailler. Libres d’innover et libres d’inventer. Libres de combattre ceux qui nous agressent, violent et tuent. Libres de lutter contre ceux qui veulent nous faire disparaître. » En cette veille du 13 novembre, Éric Zemmour ne pouvait pas trouver meilleure justification à sa démarche, tout en chargeant François Hollande : « Hollande savait qu’il y avait des terroristes parmi les réfugiés. Le pouvoir a préféré que des Français meurent plutôt que d’empêcher des migrants d’entrer en France. […] Voilà six ans que les visages de centaines de victimes hantent nos vies. Nos ennemis pensaient avoir mis la France à genoux : ils ont vu ces journalistes trouver des excuses aux assassins, ils ont vu ces “bobos” allumer des bougies dans les rues. En réalité, ce que nos ennemis ne savaient pas, c’est qu’ils ont réveillé une France qui, de toute son Histoire, n’a jamais baissé les yeux. Une France aussi redoutable qu’implacable. »

À Bordeaux, Éric Zemmour est venu s’adresser aux orphelins du libéralisme, systématiquement trahis par la droite LR une fois au pouvoir.

Frédéric Sirgant

Source : http://bvoltaire.fr

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Thomas Joly désormais sur GETTR

14 Novembre 2021, 15:29pm

Publié par Thomas Joly

Rejoignez-moi sur GETTR, une excellente alternative à Twitter où la censure woke est insupportable : https://www.gettr.com/user/thomasjoly60

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6 ans depuis les attentats islamiques du 13 novembre

13 Novembre 2021, 10:51am

Publié par Thomas Joly

 

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Journal de bord de Jean-Marie Le Pen - N°639

13 Novembre 2021, 10:12am

Publié par Thomas Joly

Sujets abordés : la menace de dissolution de l'Alvarium, l'afflux de migrants à la frontière polonaise, les tensions entre le Maroc et l'Algérie, l'allocution d'Emmanuel Macron, la 3e dose de vaccin pour conserver son pass sanitaire, Macron contre le nationalisme, le 11 novembre.

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Qui vote Emmanuel Macron ?

13 Novembre 2021, 10:11am

Publié par Thomas Joly

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Les Daltons, produit du laxisme généralisé

12 Novembre 2021, 07:03am

Publié par Thomas Joly

Le parcours du délinquant qui diffuse ses exploits sur les réseaux sociaux se déroule désormais selon trois étapes incontournables : arrestation → libération → plateau de Cyril Hanouna.

Après avoir reçu en grande pompe l’agité qui s’était filmé en train de subtiliser le matériel d’une voiture de pompiers en intervention, l’émission se devait de donner la parole au groupe d’amateurs de rodéos urbains intitulé les « Dalton ». La référence à l’univers carcéral se lit sur leurs tenues jaunes à rayures noires. Ils ne sont pas encore en prison mais se tiennent prêts. Avec cette société odieuse dans laquelle ils vivent, il faut s’attendre à tout. Les pires injustices, les pires maltraitances. Ce sont quatre victimes qui sont venues dépeindre l’oppression dont ils font l’objet. Les médias, le maire, le préfet… jamais de répit, jamais de tranquillité. Cyril Hanouna se rend compte qu’il a invité de braves petits gars au bout du rouleau.

Mais avant d’en arriver aux épisodes les plus tragiques de leur condition, le premier interviewé tient à présenter ses excuses à la population : « Parce qu’on a compris que ça pouvait énormément causer de torts, de craintes. » Allez prévoir qu’une moto arrivant sur la roue arrière dans une rue piétonne va susciter l’inquiétude des passants (comme le montre une vidéo). Allons. Les Dalton ne sont pas devins.

Preuve du harcèlement intensif qu’elle subit, la fratrie signale qu’elle est momentanément amputée de son cinquième élément. Après la diffusion d’un clip mêlant rodéos moto et armes à feu, celui-ci dort en prison dans sa tenue à rayures. Pour six mois ! L’indignation des quatre rescapés est à son comble. « Dans quel pays vit-on, je vous le demande ? »

Face à la détresse de ses invités, le professeur Hanouna cherche à comprendre le but ultime de ces pétarades dans les rues de Lyon et sur le périphérique. « Est-ce que vous voulez essayer de renverser l’ordre public ou pas du tout ? » demande-t-il au porte-parole des bagnards. Mais où va-t-il chercher tout ça ? « Non, on n’est pas dans ce concept-là. Nous, c’est la musique », répond la victime. Premier prix de pot d’échappement au conservatoire de Lyon. Respect.

L’animateur rappelle qu’il s’agit d’un groupe de rap. L’opération marketing est à demi avouée par l’invité emmitouflé dans sa cagoule : « Des actes symboliques pour faire parler un peu de nous. » Le tout enrobé d’un épais sirop victimaire. Ils n’ont rien décidé, « c’est monsieur le maire et monsieur le préfet qui sont entrés en guerre avec nous depuis le début ».

À la remarque de l’animateur rappelant que les rodéos sont hors la loi, il lui est répondu : « Dans quel clip il n’y a pas de rodéos ? » Baigné dans un climat de laxisme généralisé, aux yeux du rappeur, l’illégalité devient la norme. Face à un Darmanin qui tire moins vite que son ombre, il n’est pas surprenant que des Dalton se croient tout permis.

Jany Leroy

Source : http://bvoltaire.fr

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Face à face Pologne/Biélorussie : un seul coupable, l'Union Européenne !

12 Novembre 2021, 06:54am

Publié par Thomas Joly

La crise migratoire à la frontière polono-biélorusse aujourd’hui, demain peut-être, à celle de la Lituanie et de la Lettonie, est artificiellement provoquée par les autorités de Minsk, toutes les preuves  sont-là : visas généreusement accordés par les consulats de Biélorussie en Afghanistan, Syrie et Irak, facilités aériennes et logistiques pour amener tous ces candidats au droit d’asile européen, à côté du territoire polonais. Et devant les images qualifiées par la grosse presse occidentale « d’insupportables », on cherche à influencer les opinions publiques et à faire « pleurer Margot dans sa chaumière ». Or, il semble pour l’instant que l’héroïque Pologne - comme hier face aux Nazis et aux Bolchéviques - se « dépatouille » seule, Bruxelles la soutenant du bout des lèvres en rappelant, cyniquement, qu’elle ne respecterait pas le droit du « non refoulement ». De qui se moque-ton ? En urgence, l’État polonais a mobilisé 10.000 de ses soldats pour renforcer ses gardes-frontières chargés de surveiller pas moins de 400 km, et a déroulé dans l’urgence une barrière faite de fil de fer barbelé avant d’édifier un mur. Cela prend du temps et, surtout, coûte de l’argent.

L’inqualifiable hypocrisie de la Commission européenne

Or, l’Union européenne parle plutôt de rétorsion  à l’encontre de Varsovie, en prétextant que ce gouvernement ne remplirait pas les conditions du droit, notamment à l’égard des minorités LGBT. De qui se moque-ton ? La Pologne garde les frontières extérieures de l’espace Schengen,*elle fait avec son droit régalien ce que les jeunes de Génération identitaire ont voulu faire, d’une façon symbolique, dans deux cols alpins et pyrénéens. Macron, avec un culot monstre, avait annoncé que la France allait renforcer la surveillance, justement, de ces points de passage montagnards. J’ai pu vérifier de mes yeux, au col du Somport par exemple, qu’il n’en était RIEN ! Que nenni, pas un képi, pas une casquette de douanier, de gendarme, de CRS ou de guardia-civil, des deux côtés de la frontière ! Dans les Alpes, Il s’est même trouvé la Sous-préfète de Briançon pour dénoncer, justement, un certain laxisme dans les contrôles. (Probable qu’elle va être mutée en Terre Adélie !) Comble de l’hypocrisie, Bruxelles, pour se défausser, accuse Vladimir Poutine d’être à la manœuvre derrière son protégé Loukachenko, le président biélorusse, qui n’a rien à lui refuser. Oui, la Biélorussie se venge des sanctions édictées par l’UE - comme quoi, entre parenthèses, si on voulait les appliquer aux pays qui nous refusent les laisser-passer consulaires pour rapatrier les OQTF, ça marcherait ! - pour punir Minsk de violations supposées des droits de l’homme dans ce pays, et condamner la fraude électorale qui a accompagné l’élection de Loukachenko. Mais en quoi la politique intérieure d’un État - certes, aussi déplorable soit-elle - nous concernerait-elle ? C’est de l’ingérence pure et simple. En revanche, condamner et punir la Biélorussie pour le rapt - en plein ciel ! - d’un avion de ligne, se conçoit tout à fait, mais dans un cadre diplomatique. Aller au-delà d’avertissements et punir par des sanctions commerciales tout un pays, relève de la mauvaise foi. Maintenant, face aux morsures frigorifiques de l’hiver qui arrive, on nous parle d’un « corridor humanitaire ». Il faut dire « non », - No Way ! -, lancer un message fort à tous les candidats à l’exil : « Vous n’avez pas d’avenir chez nous ! ». Et, dans un second temps, oui, rassembler à la frontière polonaise les moyens matériels de faire face à une crise sanitaire, mais en territoire Biélorusse et non polonais. En cas de refus, hélas, disons à tous ces « réfugiés », et bien… « à la grâce de Dieu ». Vive la Pologne !

Jean-Claude Rolinat - Membre du Bureau politique du Parti de la France

* L’agence européenne FRONTEX est, en principe, chargée d’assurer la surveillance et la sécurité  des frontières extérieures de l’espace Schengen. Pour moi, c’est plutôt « l’agence Spontex », qui absorbe plus qu’elle ne refoule !

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11 novembre 2021 : hommage à nos combattants

11 Novembre 2021, 15:41pm

Publié par Thomas Joly

11 novembre 2021 : hommage à nos combattants

Hommage à tous les fils d'Europe tombés pour leur patrie au cours de ce conflit fratricide qu'a été la 1ère Guerre mondiale.

Sachons nous inspirer de leur courage exceptionnel pour, à notre tour, défendre notre héritage avec la même fougue.

« Il était difficile d'être lâche sous le regard d'autrui » Ernst Jünger

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Saint Martin, Foch et le 11 Novembre

11 Novembre 2021, 12:09pm

Publié par Thomas Joly

Hasard du calendrier ? Main du destin ou de la providence ? En tout cas, c’est un fait : l’armistice fut signé le 11 novembre, jour de la Saint-Martin.

Le maréchal Ferdinand Foch, polytechnicien, artilleur – ce qu’on appelait, alors, une arme savante -, était un « grand cartésien » qui « avait foi dans la raison humaine », comme l’écrivit André Tardieu (1876-1945), son collaborateur pendant la guerre et futur président du Conseil. Raymond Recouly (1876-1950), un autre de ses biographes d’avant-guerre, rapportait les propos de Foch au sujet d’un homme politique que l’on disait appelé à un bel avenir : « C’est un sceptique. Il ne croit à rien. Ainsi, n’arrivera-t-il à rien. » Foch était donc aussi un homme de foi : « Une foi de simple, de charbonnier » qui lui donnait « une assiette fixe, inébranlable, pour y bâtir et y organiser son existence toute entière », poursuivait Recouly. Toujours dans son Mémorial de Foch, Recouly raconte que le maréchal évoquait souvent ce légionnaire romain prévoyant qui emportait toujours avec lui un pieu pour étayer sa tente lorsqu’il arrivait le soir à l’étape. Foi et raison.

Et c’est donc à un officier romain que Foch, signataire de l’armistice, généralissime des armées alliées en France, marqua sa reconnaissance en faisant apposer, la guerre terminée, un ex-voto dans la crypte de la basilique Saint-Martin à Tours : « À saint Martin – 11 novembre 1918 – Foch – Maréchal de France »

Car Martin, l’apôtre de la Gaule, né en 316 dans l’actuelle Hongrie, fut d’abord un soldat. Comme son père. Il combat les Alamans en Rhénanie. Puis il se fait baptiser et quitte l’armée pour rejoindre à Poitiers saint Hilaire. Averti en songes qu’il devait convertir ses parents, il traverse de nouveau l’Europe pour se rendre en Illyrie – l’actuelle Albanie. De retour à Poitiers, Martin se voit confier par Hilaire la mission de fonder un ermitage à Ligugé. Ce sera le premier monastère de Gaule. En 371, les habitants de Tours demandent à Martin de devenir leur évêque. Réticent, il se soumet cependant à la vox populi. Martin, homme de terrain, refuse de s’enfermer dans son palais épiscopal, vit comme un moine, fonde des monastères, dont celui de Marmoutier près de Tours, et sillonne les campagnes pour évangéliser la Gaule. En 397, le vieil évêque se rend à Candes, village situé au confluent de la Loire et de la Vienne, pour régler un litige entre ecclésiastiques. Il y meurt le 11 novembre. Poitevins et Tourangeaux se disputent alors sa dépouille, mais ces derniers sont plus rusés et réussissent à la rapatrier par voie fluviale. C’est là que la légende et l’Histoire se mêlent puisque les fleurs se seraient mises à éclore au passage de la barque funéraire : l’été de la Saint-Martin !

La popularité de saint Martin fut très grande au cours du Moyen Âge et il ne faut d’ailleurs pas s’étonner si près de cinq cents localités en France portent son nom. Et le patronyme Martin est l’un des plus répandus, aujourd’hui encore, chez les « Français de souche ». La Saint-Martin restera pendant des siècles une fête très populaire en France. C’était le jour où étaient renouvelés les baux dans nos campagnes, où les valets de ferme se cherchaient aussi un nouveau maître. En somme, une fête enracinée au plus profond de la terre gauloise.

Une terre à laquelle la famille de Foch était attachée. Fils de fonctionnaire, petit-fils d’un officier, chevalier de l’Empire, il « sortait d’une forte race de tisseurs et de drapiers du Comminges ; d’une race commerçante, mais qui tenait au sol par ses racines et qui avait toujours vécu dans sa maison », écrivait Tardieu. Le 11 novembre 1918, le vieux pays gaulois combat depuis plus de quatre ans pour recouvrer ses provinces perdues et sa frontière sur le Rhin, face, non pas aux Alamans, mais aux Allemands.

Georges Michel

Source : http://bvoltaire.fr

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11 novembre : que la nation française soit de nouveau à la hauteur des héros qui sont morts pour elle

11 Novembre 2021, 10:30am

Publié par Thomas Joly

Ce 11 novembre est l'occasion de rappeler que les monuments aux morts qui recouvrent jusqu'à la moindre de nos communes sont remplis des noms typiques des Français morts pour la France.

Il s'agit d'un peuple dont la bien-pensance refuse aujourd'hui qu'il ait réellement existé, ni même, s'il existe, qu'il puisse avoir ne serait-ce qu'une qualité.

Je souhaite, ainsi qu'au nom du Parti de la France, que la nation soit de nouveau à la hauteur des héros qui sont morts pour elle, et que les agents de l'anti-France dégagent ou périssent.

Bruno Hirout - Secrétaire général du Parti de la France

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Plus de cent agressions chaque jour contre les forces de l’ordre : le chaos, jusqu’où ?

10 Novembre 2021, 07:06am

Publié par Thomas Joly

Plus de cent agressions par jour ont lieu contre les représentants de l’autorité, policiers, gendarmes, pompiers ou militaires, soit « plus de 28.500 en neuf mois », rapporte le Figaro. Et le rythme des agressions, effréné, ne faiblit pas. Jusqu’au 8 novembre dernier, où un algérien arrivé en Europe via l’Italie en 2008 et en France en 2016 a poignardé un policier devant le commissariat principal de la ville de Cannes.

Les violences contre les forces de l’ordre ne sont pas anodines : elles ont évidemment, au-delà de l’agression elle-même, une charge éminemment symbolique. Attaquer les détenteurs de la force publique légitime, c’est attaquer l’État, c’est, en quelque sorte, cracher sur lui. Et pour les racailles qui agressent, la délinquance et le jihad du quotidien sont étroitement mêlés, puisque s’en prendre à l’État c’est attaquer l’autorité, la légalité, le droit mais c’est aussi, surtout, vouloir blesser la France.

Cette escalade de la violence, de quelle crise est-elle le symptôme ?

Tout au long de son quinquennat, Emmanuel Macron n’a eu de cesse de souffler le chaud et le froid, flattant et dénigrant tour à tour les forces de l’ordre. L’interview au média Brut en décembre 2020 où il reprenait le terme « violences policières » à forte connotation anti-flics a fait mal : avec la même perversité évoquée plus haut, il alimentait ainsi la haine anti-flics qui traverse « les quartiers », où la loi en vigueur n’est pas exactement celle de la France. Une autorité brouillonne, un « en même temps » illisible, une volonté de flatter l’électorat d’origine étrangère, un déni de la partition en actes sur le territoire français : autant de preuves de la faiblesse de l’État et de celui qui le dirige dont se nourrissent les délinquants.

À cela, bien sûr, s’ajoute un sentiment d’impunité totale – et ce n’est plus vraiment un sentiment, mais une réalité – dont tout le monde, semble-t-il, fait le constat mais que l’on peine à aborder sous le bon angle et plus encore à résoudre. Car, pour cela, il faudrait une volonté politique.

On peut indéfiniment protester contre les juges, souvent à juste titre car, comme le disait au Figaro Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat Alliance, nous sommes dans «une situation où l’impunité est grandissante et l’insécurité omniprésente. Aujourd’hui, avec les aménagements de peines, des individus condamnés à de la prison ne vont pas en détention. Alors qu’ils ont cinquante faits à leur actif, certains sont remis dehors après leur garde à vue. Certains magistrats considèrent que la prison doit rester une exception». 

Cela reprend les travaux du docteur Maurice Berger, psychiatre spécialiste de la violence, pour qui le sentiment d’impunité  qui anime les délinquants, dont certains n’ont plus aucune notion du bien, du mal, ou même des simples exigences de la vie sociale en France, serait un peu combattu s’il y avait de simples peines, effectives et effectuées de contention, c’est-à-dire de prison. Impunité réelle et haine de la France, un cocktail explosif qui mènera, si on ne fait rien, à une guérilla permanente sur le sol français.

Il faut remonter la chaine pénale jusqu’au bout.

Il serait bon de rappeler aux français qui, au mois de juin prochain, éliront leurs députés que les juges, même s’ils ont tendance, idéologiquement, à considérer avec plus d’attention les victimes que les coupables, appliquent des lois…votées au Parlement. Comme le rappelle Éric Mathais, procureur de Dijon et président de la Conférence nationale des procureurs, «les lois votées dernièrement interdisent les petites peines et incitent à l’aménagement ab initio. Nous sommes par ailleurs dans l’obligation fine, imposée par le code pénal et le code de procédure pénale, de prendre non seulement en compte la gravité des faits mais aussi la personnalité des intéressés» (Le Figaro).

Ce sera bientôt l’heure du choix dont tout porte à croire qu’il sera irréversible : combien de temps laisserons-nous ceux qui haïssent la France imposer le chaos ?

Marie d'Armagnac

Source : http://bvoltaire.fr

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Le Président-candidat fait son propre bilan quinquennal sur fond d'angoisse covidiste

10 Novembre 2021, 06:48am

Publié par Thomas Joly

Emmanuel Macron n'a pas pu s'empêcher hier soir de démarrer son allocution avec la reprise du sketch éculé de l'énième reprise fantasmée de la pseudo-épidémie de Covid. Se grimant une fois de plus en petit VRP des laboratoires pharmaceutiques, il a annoncé sans surprise la 3e dose obligatoire pour les seniors si ceux-ci veulent conserver leur pass sanitaire. Pour les autres, ce sera sans doute pour bientôt, nous pouvons lui faire confiance.

Nous avons ensuite appris que, grâce à ses efforts, notre système hospitalier ne s'est jamais aussi bien porté. Les soignants à bout et les Français qui subissent la tiers-mondisation de la santé publique apprécieront...

Côté économie et emploi, tout va bien aussi, sachez-le. Grâce aux milliards d'argent public injectés et les mesures gouvernementales que le monde entier nous envie, nous sommes là aussi de sacrés veinards d'après notre Président de la République.

L'insécurité est en baisse, oui oui ; toujours grâce à son action déterminante que les Français peuvent constater chaque jour.

Enfin, avec un culot monstre, après avoir fait fermer la centrale de Fessenheim pour plaire au lobby Vert, Emmanuel Macron a annoncé la construction de nouvelles centrales nucléaires, alors que nous n'avons même plus le savoir-faire !

Cette allocution a consisté en un panégyrique bilan d'un candidat-Président bouffi d'autosatisfaction, promettant monts et merveilles, avec encore plus de dépenses publiques, pour - tenez-vous bien - l'horizon 2030 !

Merci à Emmanuel Macron d'avoir éclairé les Français les plus lucides sur la nécessité de le mettre hors d'État de nuire le plus rapidement possible, c'est ce à quoi nous devons nous atteler dans les mois à venir !

Thomas Joly - Président du Parti de la France

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Réindustrialiser la France : avec qui ? Avec quoi ?

9 Novembre 2021, 15:13pm

Publié par Thomas Joly

Nos excellentissimes gouvernants ont découvert, à l’occasion de la crise du Covid, que la France est désormais dépendante du monde entier et que son industrie a quasiment disparu. Alors, campagne présidentielle oblige, ceux-là mêmes qui l’ont méthodiquement dépecé, tous, veulent réindustrialiser le pays. Ces grandes envolées seraient comiques si elles n’étaient tragiques.

Pour réindustrialiser le pays se posent deux questions simples :

Avec qui ? En ingénierie, les compétences de pans entiers de l’industrie ont disparu ; on pense naturellement au nucléaire avec les exploits d’Anne Lauvergeon. Sur la main-d’œuvre de production, même constat ; je me souviens de ce dirigeant d’une grande marque de vêtements de sport français qui, souhaitant rapatrier une partie de sa production, haut de gamme notamment, se heurtait avant tout à une pénurie de main-d’œuvre qualifiée qu’il devait former lui-même. C’est que l’industrie n’a plus la cote.

Dans ma commune de 800 habitants, le travail acharné de l’ancienne municipalité s’est traduit par l’installation d’une scierie (d’un groupe luxembourgeois) et, à proximité immédiate, d’une usine de granulés de bois, allemande cette fois-ci, totalisant près de 200 emplois ; l’une comme l’autre ont eu d’énormes difficultés pour recruter, ayant même retardé le démarrage nominal des activités. Pourtant, chômeurs et titulaires du RSA ne manquaient pas. C’est qu’en quarante ans, la France a laissé « filer le travail » ; le pays ne s’est jamais remis des 35 heures, et pas seulement l’industrie (on pense notamment à l’hôpital), la productivité n’est pas toujours à la hauteur.

Comment et avec quoi ? On ne peut être qu’admiratif devant ces patrons qui se lancent ou reprennent des activités, tant les tracasseries qui les attendent sont pléthore : droit du travail et son corollaire, inspection du travail, URSSAF, syndicats, délire normatif, contraintes environnementales devenues ubuesques, et on en oublie.

Risquons-nous sur un terrain en vogue, celui des métaux rares dont la demande explose avec, entre autres, les voitures électriques. Le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) a établi, il y a plusieurs décennies déjà, une carte de France des sites (voir l’ouvrage La Guerre des métaux rares, de Guillaume Pitron) ; huit d’entre eux disposent d’un fort potentiel minier. Alors, allons-y, ouvrons des mines et… bon courage ! Entre la multiplication des recours, les inévitables ZAD, voire le désintérêt de tout un chacun, pas un coup de pioche ne sera donné avant vingt ans, si tant est qu’il le soit un jour : en caricaturant un peu, l’industrie, c’est moche, l’industrie, c’est sale, l’industrie, ça sent mauvais.

Et pourtant, certains y arrivent, comme nous venons de le voir, mais trop souvent avec des capitaux étrangers, avec cet autre exemple emblématique qu’est celui de la firme japonaise Toyota, qui fabrique à Onnaing, dans le nord de la France, son modèle Yaris (voiture la plus fabriquée en France, un comble).

Enfin, l’offre n’est rien sans la demande. Le patriotisme économique est bien peu présent et le « carnet d’excuses » des achats de produits étrangers est infini ; à commencer chez nos administrations. Petite lueur d’optimisme : la gendarmerie, après s’être égarée chez l’espagnol Cupra (Seat) pour sa flotte de voitures d’intervention rapide sur autoroute, a rompu le contrat pour commander 26 Alpine A110. Beau symbole.

Guy Chalochet

Source : http://bvoltaire.fr

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