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Le blog politique de Thomas JOLY

La menace d’une crise alimentaire liée à la guerre en Ukraine… et aux délires mondialistes

25 Mars 2022, 07:05am

Publié par Thomas Joly

Selon un antique adage, gouverner consisterait avant tout à prévoir. Pour les instances européennes, le compte n’y est pas. Et là, il ne s’agit plus de société inclusive et autres gadgets bienveillants : juste de savoir ce qu’il y aura dans nos assiettes – ou pas – demain.

Ainsi la Commission européenne vient-elle enfin de comprendre que le Vieux Continent était désormais dépendant des céréales russes et ukrainiennes. Tout comme il aura fallu attendre le Covid-19 pour s'apercevoir que nous n’étions même plus capables de fabriquer de l’aspirine et que nos voitures peinaient à rouler sans ces micro-processeurs, eux aussi usinés en Chine.

Il y avait la fameuse « mondialisation heureuse », chère à Alain Minc ; on avait oublié ces mondialistes distraits, persuadés que l’empire du Milieu resterait à jamais l’usine du monde. Un mépris ethnique et civilisationnel mêlé à cette jobardise qui consiste à imaginer que ceux qui ont inventé papier et poudre à canon se contenteront pour l’éternité de mouler des Mickey™ en plastoc et des Barbie™ en Merdaflex™.

Aujourd’hui, le « cercle de la raison » (Alain Minc, toujours, et sa « bonne gouvernance ») commence à en rabattre. D’où ce plan pour revenir à ce qui fut jadis notre ordinaire : l’autosuffisance alimentaire. La France fut l’autre grenier à blé de l’Europe. Du passé. Désormais, les derniers de nos paysans jonglent avec les réglementations.

On les a naguère sommés de démembrer leurs champs et d’abattre les haies, au nom d’une rationalité toute technocratique, pour ensuite leur reprocher d’avoir dévasté l’environnement. On les a poussés à utiliser engrais et pesticides plus que de raison pour, désormais, les accuser d’écocide. On les a obligés à penser avant tout à l’exportation pour, aujourd’hui, les condamner aux circuits courts. Résultat ? Les enfants ne veulent plus reprendre la ferme familiale et ceux qui relèvent le défi caracolent en tête des taux de suicide.

On oublie pourtant que ce sont eux qui nous nourrissent quotidiennement et que sans eux, nous mourrions tous de faim. Cela mériterait peut-être un petit merci ou, tout au moins, un semblant de considération. Nous en sommes loin. La preuve en est ce caprice de gosses de riches ayant amené, ce 19 mars, certains enfants gâtés à arraisonner un train empli de blé aux alentours de Pontivy, en Bretagne, pour en jeter la cargaison aux quatre vents.

Certes, les motivations de ce collectif méritent aussi d’être entendues : « En déversant ces céréales destinées à l’alimentation d’une partie du cheptel breton, nous symbolisons le lien au sol à recréer dans notre agriculture, le lien à la terre bretonne, cette même terre qui ne peut pas supporter les incidences de l’élevage d’un si grand nombre d’animaux. »

Mais que font ces paysans, si ce n’est obéir aux injonctions successives et contradictoires d’instances, au début étatiques puis supranationales, leur expliquant comment pratiquer le métier de leurs ancêtres, instances dont les représentants ne sauraient même pas faire la différence entre un topinambour et un kiwi ?

Si l’on suit l’actuelle logique gouvernementale, Emmanuel Macron ne devrait pas tarder à demander conseil à d’autres experts. Ceux de McKinsey, peut-être ?

Nicolas Gauthier

Source : http://bvoltaire.fr

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« Pour une justice au service des Français » - Pierre-Nicolas Nups - 12 mars 2022

24 Mars 2022, 15:13pm

Publié par Thomas Joly

Retrouvez l'intervention de Pierre-Nicolas Nups du 12 mars 2022 lors du meeting organisé par le Parti de la France : « La droite nationale avec Zemmour ».

Elle avait pour thème « Pour une justice au service des Français ».

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Macron envisage de réimposer le masque pour rassurer son électorat boomer

24 Mars 2022, 11:41am

Publié par Thomas Joly

 

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Marion Maréchal met la fessée à Valérie Pécresse

24 Mars 2022, 07:17am

Publié par Thomas Joly

Hier soir, dans l'émission « Face à Baba », Marion Maréchal a littéralement explosé la cruche botoxée Valérie Pécresse.

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La soirée électorale du premier tour sur TF1 : service minimum

24 Mars 2022, 06:54am

Publié par Thomas Joly

Le programme de la soirée électorale du premier tour sur TF1 se précise. 20h pile-poil : annonce des deux qualifiés pour le second tour. 20h02, à plus ou moins une minute (reste à caler quelques détails) : Valérie Pécresse annonce son ralliement à Emmanuel Macron, coiffant sur le poteau Yannick Jadot et Anne Hidalgo. Puis, défilé rapide des gens qui rient et des gens qui pleurent sur le plateau, Anne-Claire Coudray et Gilles Bouleau, sur leur 31, à la régulation, s’appliquant à éviter l’embouteillage. 21h20 : fin de la soirée électorale. Une page de publicité et on peut alors passer au film du dimanche soir, celui qui permet de ne pas trop se prendre la tête, car demain, y a école et faut se lever tôt. Les dents, pyjama et au lit, bonne nuit les petits. Chirac aurait dit 1h20, douche comprise.

Pas tout à fait, car nous allions oublier de le préciser, la soirée aura commencé à 18h30, histoire de faire monter la température dans les chaumières, à l’heure où l’on se demande si on va faire des nouilles ou des pâtes. Très important, les préliminaires, c’est même essentiel : Brigitte Lahaie s’est éreintée à l’expliquer, des années durant, sur RMC. Comme on n’a le droit de rien dévoiler, à part le taux de participation à Marolles-les-Braults ou Nouan-le-Fuzelier, on va donc parler pour ne rien dire. C’est un métier. À 19h50, à l’approche de conclure, les plus experts des téléspectateurs pourront tenter de deviner les résultats en observant Anne-Claire et Gilles : un petit sourire, une crispation du visage, un mordillage des lèvres peuvent dire beaucoup, vous savez. Certes, l’exercice sera plus aisé au soir du second tour avec seulement deux candidats, mais on peut essayer de s’entraîner dès le 10 avril au soir.

Et au fait, le film ? Les Visiteurs. Okay. J’ai beau chercher, pas de message subliminal. Ah si, peut-être, mais léger alors, un petit clin d’œil aux gueux, à ceux qui ne sont rien, qui roulent en chariote et qui puent des pieds, à qui on va dire que, maintenant, il faut qu’ils obéissent sagement à leur seigneur, qu’on a bien compris le message du premier tour, qu'on y apportera toute l'attention qu'il mérite mais qu’on risque, le 18 avril, un retour au Moyen Âge avec son cortège de misères faites de scrofules et de goitres, la fin des haricots et des valeurs de la République et toutes ces sortes de choses.

Ce sera donc une première, cette année, sur la première chaîne de télévision française : la soirée électorale prendra fin à 21 h 20. Fini, les grandes soirées électorales interminables qui faisaient la saveur de la France pompidolienne. On avait perdu, mais en fait, non. « Tout ça, c’est de l’histoire ancienne, ça n’intéresse plus les jeunes », comme disait Guy-Hubert Bourdelle sur le plateau des « Dossiers de l’écran », dans Papy fait de la résistance. Et c’est peut-être là, le problème. Après tout, TF1, chaîne privée, opère selon la loi de l’offre et de la demande. Le client est roi.

Cela dit, on aura eu un candidat-Président faisant une campagne service minimum. On ne voit pas pourquoi on n’aurait pas aussi une soirée électorale service minimum. Tout à l'avenant.

Georges Michel

Source : http://bvoltaire.fr

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« Éric Zemmour, l'unique rempart contre l'Islam » - Pierre Cassen - 12 mars 2022

23 Mars 2022, 19:07pm

Publié par Thomas Joly

Retrouvez l'intervention de Pierre Cassen du 12 mars 2022 lors du meeting organisé par le Parti de la France : « La droite nationale avec Zemmour ».

Elle avait pour thème « Éric Zemmour, l'unique rempart contre l'Islam ».

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Un nouveau livre de Jean-Claude Rolinat : L'Abécédaire de la décadence

23 Mars 2022, 12:12pm

Publié par Thomas Joly

L’auteur dresse un diagnostic implacable de la décadence occidentale en général, et de la France en particulier. Innombrables sont les renoncements et les lâchetés d’une société qui semble à bout de souffle. Trahie par ses élites, livrée à toutes les vagues migratoires et à toutes les subversions sociétales, la France pourrait-elle se redresser ?

Jean-Claude Rolinat propose un saisissant catalogue de nos pathologies et suggère quelques remèdes, sans oublier, parfois, une dose d’espoir.

De A comme « agression », en passant par I comme « institutions » ou « Islam et islamisme », M comme « Macron », jusqu’à V comme virus chinois ou vulnérabilité et, finalement W pour « woke », ces entrées permettent d’engranger des munitions pour soutenir la controverse et alimenter le débat.

Au fil des pages, il fait leur « fête » aux rappeurs et autres « footeux » – enfants gâtés d’une société du « fric » –, sans oublier les parasites de la généreuse République française et ses Tartuffes.

Demain, serons-nous encore « maîtres chez nous », libres d’utiliser notre vocabulaire comme bon nous semble – pourrons-nous ainsi déguster des « langues de chat », sans que des « antispécistes » ne nous tombent sur le poil ! –, ou commander un « noir bien serré » sur le zinc de notre bistrot préféré, sans qu’une ligue de vertu « racialisée » ne nous traine devant un tribunal ? La folie transhumaniste, l’expansionnisme musulman, l’immoralité d’un État qui est « fort avec les faibles et faible avec les forts », les attributs et autres symboles d’une fausse grandeur, sont les cibles de cet Abécédaire dont la lecture ne peut que nous inciter à nous mobiliser et dire non au renoncement. Efforçons-nous de ne pas donner crédit à la citation de Charles Péguy – sacrifié sur l’autel de la patrie en 1914 –, qui écrivait : « Je ne dis pas : le peuple est perdu. Je dis : nous avons connu un peuple que l’on ne reverra jamais. »

L'Abécédaire de la décadence, Jean-Claude Rolinat, Dualpha, 220 pages, 25 €

Pour l'acheter cliquez ici

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Ministère de la remigration : le coup de maître de Zemmour

22 Mars 2022, 20:42pm

Publié par Thomas Joly

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« Éric Zemmour, le candidat de la liberté d'expression » - Bruno Hirout - 12 mars 2022

22 Mars 2022, 14:45pm

Publié par Thomas Joly

Retrouvez l'intervention de Bruno Hirout du 12 mars 2022 lors du meeting organisé par le Parti de la France : « La droite nationale avec Zemmour ».

Elle avait pour thème « Éric Zemmour, le candidat de la liberté d'expression ».

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Pendant que Zemmour sera au Trocadéro, Marine Le Pen zoukera en Guadeloupe

22 Mars 2022, 11:53am

Publié par Thomas Joly

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L’affaire McKinsey, ou la face cachée du macronisme

22 Mars 2022, 07:02am

Publié par Thomas Joly

Quarante auditions, 47 personnes entendues sous serment, 7.300 documents recueillis et analysés : le Sénat a sérieusement mené l’enquête sur l’usage des cabinets de consultants par le pouvoir macronien. Et il n’est pas reparti bredouille. Plus d’un milliard d’euros ont pris le chemin des caisses des grands cabinets, dont 894 millions d’euros exactement commandés par différents ministères et 172 millions « minimum » pour ceux que le Sénat appelle les « opérateurs », soit Pôle emploi, la Caisse des dépôts et consignations, etc. Mais la commission n’a contrôlé les emplettes que de 10 % de ces opérateurs. Autant dire qu’il reste sans doute du grain à moudre. On a hâte de savoir à quel point les contribuables français qui se saignent dans un des pays les plus imposés au monde ont rempli les caisses de Bain, Boston Consulting Group, Capgemini et autres PwC ou Roland Berger. Les trois principaux bénéficiaires des libéralités de ceux qui nous gouvernent sont connus : ce sont McKinsey, mobilisé pour la campagne vaccinale et dont le président s'est senti autorisé à mentir sous serment aux élus (photo), le logisticien Citwell et l’artisan du passe sanitaire Accenture.

Certains, parmi ces bons apôtres et ces conseilleurs avisés, gros employeurs en France, ne sont pas plus patriotes que leur commanditaire Macron : ils se sont empressés d’envoyer l’argent gagné sur le dos de l’État français vers les paradis fiscaux qui abritent leurs sièges sociaux. Les migrants font de même et expédient hors de France des milliards dans leurs pays d’origine. Dans les deux cas, la France trinque et les Français paient.

L’État fait appel depuis longtemps à des cabinets de conseil, mais Macron, lui, a cessé de regarder à la dépense. Ces frais étaient cantonnés sous la barre des 380 millions d’euros en 2018, selon le Sénat. Ils progressent régulièrement depuis : « Le conseil en stratégie et organisation a été multiplié par 3,7 depuis 2018 ; le conseil en stratégie des systèmes d’information par 5,8 », écrivent les rapporteurs. C’est simple, les cabinets de consultants ont été mobilisés sur tous les grands dossiers du quinquennat. Ils jouent les pompiers de service, à grands frais, dès que les dossiers macroniens commencent à sentir le roussi. Et cela arrive souvent, apparemment. Le rapport multiplie les exemples. Le rattrapage du fiasco de l’envoi des professions de foi et de la propagande électorale lors des élections locale de 2021 a coûté 290.000 euros facturés par le cabinet Sémaphores. La gestion des radars routiers par Sopra Steria et EGIS coûtera 82 millions d’euros entre 2017 et 2026. Le conducteur flashé à quelques kilomètres/heure de trop saura où part son argent.

Le Président et son gouvernement traitent le dossier comme ils ont l’habitude de le faire : par le mépris. Ils ne feront rien ou bien peu, expliquent-ils. Comment expliquer dans un style sénatorial que Macron se moque du monde ? La commission écrit : « Publiée pendant les travaux du Sénat, la circulaire du Premier ministre du 19 janvier 2022 sur l’encadrement des prestations de conseil est à la fois tardive et incomplète : l’objectif de réduction des dépenses (-15 % pour le conseil en stratégie et en organisation en 2022) est peu ambitieux, alors que la transparence des prestations demeure la grande oubliée. ». En clair, circulez !

Le Sénat propose aimablement quelques conseils de bon sens et de transparence aux petits marquis qui nous gouvernent. Chacune révèle en creux un mode de gouvernement opaque, autoritaire, indifférent aux fonctionnaires et aux Français. Du Macron emblématique. Exemples : « Publier chaque année, en données ouvertes, la liste des prestations de conseil de l’État et de ses opérateurs. » La moindre des choses. Ce n’était donc pas le cas jusqu’ici. Ou encore : « Évaluer systématiquement les prestations de conseil et appliquer des pénalités lorsque les cabinets ne donnent pas satisfaction. » Un comble ! Ou encore : « Prévoir la destruction systématique des données confiées aux cabinets de conseil à l’issue de leur mission, sous le contrôle de la CNIL. » Macron et ses équipes n’y avaient pas pensé.

Si la France était riche et bien portante, sous la houlette de Macron, peut-être trouverait-on, en cherchant bien, quelques excuses à cette débauche d’argent public. Mais voilà, Emmanuel Macron est l’homme qui a le plus endetté le pays, devant Sarkozy et devant Hollande. Il est le Président qui aura le plus généreusement ouvert les vannes de l’immigration, devant Hollande et Sarkozy, avec les coûts de tous ordres que cela entraîne. Il est aussi le Président d’une des administrations les plus nombreuses au monde qu’il a lui-même accrue. L’iFRAP s’est livré à l’analyse en détail des libéralités extraordinaires du Président soi-disant gestionnaire.

Avec l’affaire des cabinets de conseil, qui n’a pas fini de puruler, Macron laisse voir nettement les deux faces du Janus : d’un côté le Président dynamique, poseur, affairé dans l’Olympe et gonflé par ses fonctions pourtant bien inefficaces de président de l’Europe. De l’autre, le calculateur froid, piétinant les fonctionnaires de l’État, les non-vaccinés, les opposants de tous ordres, soucieux comme d’une guigne de l’argent public, obsédé par son taux de popularité et prêt, pour être réélu, à tous les sacrifices… des Français.

Marc Baudriller

Source : http://bvoltaire.fr

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Macron a-t-il été financé par des oligarques algériens pour sa campagne de 2017 ?

21 Mars 2022, 16:11pm

Publié par Thomas Joly

En ce jour de commémoration du 19 mars 1962, et en pleine campagne pour sa réélection, l'information tombe mal pour Emmanuel Macron. Elle émane de deux journalistes d'investigation, Yanis Mhamdi et Jean-Baptiste Rivoire, du tout nouveau média vidéo spécialisé dans l’enquête, Off Investigation. Et elle est relayée par Le Média, proche de La France insoumise. Les deux journalistes, l'un franco-algérien, l'autre fils de ces « pieds-rouges » favorables à l'Algérie du FLN, ne cachent pas leur sympathie pour le peuple algérien, leur penchant à gauche et veulent dénoncer la « Françalgérie » d'Emmanuel Macron. Ils se disent « invisibilisés » par les autres médias, notamment ceux du service public.

Leur reportage mérite pourtant le détour et l'on aimerait que les intéressés, à commencer par Emmanuel Macron lui-même, répondent aux accusations graves qu'ils portent contre eux. Jean-Baptiste Rivoire n'est pas un inconnu : ancien rédacteur en chef adjoint de l'émission « Spécial Investigation », sur Canal+, il a réalisé de nombreuses émission d'investigation, notamment sur l'Algérie. Et il fait beaucoup parler de lui en ce début d'année, notamment dans Libération. De lui, et d'Emmanuel Macron, puisqu'il a publié, début janvier, un livre : L’Élysée (et les oligarques) contre l’info (Éditions Les Liens qui libèrent) et, donc, cette série documentaire : Emmanuel, un homme d’affaires à l’Élysée, une série de neuf épisodes financée par une campagne de crowdfunding qui a récolté plus de 180.000 euros. C'est dans cette série que s'inscrit « Macron l'Algérien en marche... vers le cash ? »

Leur thèse ? Emmanuel Macron, lors d'une visite à Alger pour sa campagne en février 2017, où il est reçu tel un chef d'État alors qu'il n'est même plus ministre, a rencontré des oligarques algériens, en même temps soutiens du régime, pour obtenir des financements pour sa campagne, qui lui faisaient alors cruellement défaut, en échange de son soutien au régime et à l'idéologie FLN.

La thèse a le mérite d'expliquer le soutien sans faille du Président français à Bouteflika, y compris pendant la contestation populaire du Hirak, mais aussi sa déclaration stupéfiante sur la « colonisation française crime contre l'humanité», qui n'aurait donc été qu'un renvoi d'ascenseur. Pour Jean-Baptiste Rivoire, « Emmanuel Macron serait tenu par de puissants intérêts algériens ». Si cela était confirmé, ce serait grave et obligerait le candidat Macron de 2022 à s'expliquer.

L'enquête vaut aussi pour les figures sulfureuses bien connues par ailleurs que l'on recroise ici : l'homme d'affaires franco-algérien Alexandre Djouhri, déjà impliqué dans des affaires concernant Nicolas Sarkozy, et... Alexandre Benalla, dont on comprend qu'il aurait été « plus qu'un garde du corps ». Jean-Baptiste Rivoire n'hésite pas à poser la question : « Est-ce qu'au fond, Macron n'a pas surprotégé Benalla [...] parce que Benalla connaissait pas mal de secrets de la Macronie [...] quand on sait qu'il est au cœur de ce voyage d'Alger avec ce deal du soutien financier en échange du soutien politique. » Et les deux reporters établissent un lien entre le cash distribué par Benalla en mars-avril à des personnels non déclarés pour la sécurité de la campagne de Macron et ce cash venant d'Alger.

À vrai dire, cette thèse n'est pas nouvelle, pas plus que le silence des médias français. Le site algérien francophone alternatif Algérie patriotique avait, en 2019, dénoncé le silence qui avait entouré la sortie du livre du journaliste français Marc Endeweld, Le Grand Manipulateur, qui, déjà, pointait le réseau macronien des oligarques algériens.

Avec l'Algérie, une remise à plat de nos relations s'impose et Emmanuel Macron, vu ses accointances, n'est pas le mieux placé pour l'opérer.

À trois semaines de l'élection présidentielle, cette exploration des dessous de la fabrication du premier candidat Macron est plus que salutaire. Il est, au passage, dommage que seuls quelques médias de gauche lui fassent écho. Les auteurs de l'enquête annoncent aussi un autre documentaire, sur Macron et l'ISF, qui posera la question de son patrimoine, étrangement modeste en comparaison des revenus dont il a bénéficié, chez Rothschild notamment, comme le soulignait ici Marc Baudriller, il y a quelques jours. Là encore, Jean-Baptiste Rivoire met lui aussi les pieds dans le plat : « La carrière et la fortune d'Emmanuel Macron ne sont pas claires du tout : il a un problème avec l'ISF, il a un problème avec ses déclarations de patrimoine, [...] et il a même probablement un problème avec ce qu'il a gagné chez Rothschild, dont une partie n'aurait pas été déclarée au fisc. » Ce dernier épisode de leur radiographie du Président sortant s'appellera « Les millions envolés de Macron ».

Frédéric Sirgant

Source : http://bvoltaire.fr

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Multiplication des agressions de militants nationaux

21 Mars 2022, 11:04am

Publié par Thomas Joly

 

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Russophobie, avatar de la cancel culture ? Aujourd’hui, Soljenitsyne

21 Mars 2022, 07:25am

Publié par Thomas Joly

Depuis que la guerre fait rage, l'Occident n'a pas de mots assez durs, de gestes assez courageux, de décisions assez radicales pour fustiger l'invasion de l'Ukraine par les Russes. On n'avait pas vu cette débauche d'héroïsme depuis fort longtemps, puisque les derniers actes de guerre commis contre un État européen souverain l'ont été par les États-Unis contre la Serbie, et qu'on n'a rien entendu à Paris… et que la dernière « guerre préventive » contre un État souverain date de l'invasion de l'Irak par les États-Unis en 2003. La géométrie des indignations est décidément bien variable.

Ca y est, le Russe est redevenu l'ennemi qu'il n'avait que brièvement cessé d'être. Le seul à avoir compris que le fait russe primait le fait soviétique, c'était le général de Gaulle. Pas la meilleure des références alors que l'on commémore le soixantième anniversaire des tristes accords d'Évian, mais enfin, c'était tout de même le seul chef d'État qui avait reconnu la singularité du destin russe et sa permanence sous l'horrible joug communiste. Il disait toujours « la Russie », d'ailleurs, et pas « l'U.R.S.S. » ou « l'URRSSE ».

Parmi les plus farouches opposants au système soviétique, il y avait par ailleurs des militants indécrottablement patriotes. Tenez, Alexandre Soljenitsyne, par exemple. Ancien officier d'artillerie, écrivain brillant, arrêté et envoyé dans les camps du goulag, il fera connaître au monde la vérité du régime soviétique que l'Occident, trop occupé (comme Éluard puis Sartre) à chanter les louanges du bloc communiste, n'aura pas le courage de regarder en face. Il ne se départira cependant jamais de son admiration pour la Russie éternelle, là où tout contempteur public d'un régime politique se devrait, dans notre vieille Europe, de cracher au moins autant sur sa patrie.

Soljenitsyne, expulsé par la Russie soviétique, a prononcé un discours magnifique à l'université de Harvard, en 1978, dans lequel il s'en prenait à ce qu'il appelait « le déclin du courage » en Occident. Cela vaut la peine de s'y intéresser - de le relire, même, alors que la lâcheté prend, avec le conflit ukrainien, des oripeaux jaunes et bleus. On se croit malin de geler les avoirs « à consonance slave » en France (que n'aurait-on pas dit pour les noms à consonance arabe pendant la lutte contre Daech…) ; on se croit lucide de prendre au premier degré les communiqués ukrainiens, vingt ans après s'être fait balader par les Kosovars ; on se trouve héroïque d'interdire ou de brimer tout ce qui ressemble à la Russie… jusqu'à Dostoïevski, paraît-il. Consternant.

Or, voilà que la lâcheté se marie harmonieusement, une fois de plus, avec la bêtise, qui elle-même fait les yeux doux au militantisme. Des enseignants vendéens souhaitent débaptiser le lycée Soljenitsyne d'Aizenay, près de La Roche-sur-Yon, pour lui donner le nom d'un poète ukrainien. C'est brillant. On ne met pas un centimètre carré de sa propre peau en jeu, on instrumentalise Soljenitsyne parce qu'il est russe et ça permet, par rebond, de faire disparaître le nom d'un penseur réactionnaire, qui, comme souvent les fachos, est le défenseur le plus efficace de la véritable liberté. Les syndicats, en salle des profs, doivent se congratuler mutuellement pour l'habileté diabolique de ce coup de billard à trois bandes.

L'époque est propice à ce genre d'initiative. Il y aura du monde pour saluer ces courageux professeurs - dont je rappelle que, par construction, ils doivent, en théorie, transmettre aux enfants qui leur sont confiés des outils de compréhension du monde. Ne faisons pas partie de la meute. Dans cette guerre qui ne propose ni méchants ni gentils (ce qui est souvent le cas des guerres), ne tombons pas dans le panneau de la communication américaine, ni dans cet énième avatar de la cancel culture. Jünger observait que la différence principale entre un anarchiste et un nihiliste était que le nihiliste voulait faire de l'humanité un désert, tandis que l'anarchiste voulait en faire une jungle. Nos progressistes n'ont pas l'air de considérer que ces paysages soient exclusifs l'un de l'autre.

Où s'arrêtera la haine antirusse la plus primaire et la plus stupide ? Va-t-on interdire Tchaïkovski ? Faire passer une loi mémorielle (très français, cela) qui ferait de la Russie l'auteur des plus grands génocides du monde - de la Russie, mais surtout pas du communisme ? Bannir le thé noir sur les cartes des cafés parisiens ? Renommer les auteurs dont les noms sonnent un peu slave ? Cette vertigineuse soif de destruction, cette idiotie (pour rester poli) perçue comme le parangon de l'engagement personnel et de la hauteur de vue ne se sont, à ma connaissance, jamais rencontrées avec un pareil degré d'intensité et une si large diffusion dans notre pauvre société… sauf avant la chute de Rome, peut-être, mais cela ne plaide pas en notre faveur.

Arnaud Florac

Source : http://bvoltaire.fr

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« Peut-on et doit-on encore parler d'écologie ? » - Éric Pinel - 12 mars 2022

20 Mars 2022, 19:40pm

Publié par Thomas Joly

Retrouvez l'intervention d'Éric Pinel du 12 mars 2022 lors du meeting organisé par le Parti de la France : « La droite nationale avec Zemmour ».

Elle avait pour thème « Peut-on et doit-on encore parler d'écologie ? »

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