Paris n’est ni Calcutta, ni Phnom Penh, ni Kinshasa. Mais tout de même, voilà la capitale d’une des premières puissances du monde confrontée à des problématiques que l’on croyait réservées à des pays en développement.
Car y vivent des gamins des rues qui n’ont trouvé pour seul refuge qu’un parc et de la colle à sniffer pour s’en échapper de courts instants. Pas à Bucarest, à Paris. Il y a même des lieux qui vous font penser à des décors de films postapocalyptiques, comme cette « colline du crack » où se croisent des ombres d’hommes qui vont en s’effaçant un peu plus à chaque nouvelle pipe inhalée. Pas au cinéma, à Paris.
Il est donc une ville, bien réelle, peuplée d’habitants, bien réels eux aussi, qui ont parfois le sentiment d’évoluer dans une émission de télé aux titres racoleurs, façon Bernard de la Villardière. Une ville dans laquelle se tiennent des marchés improvisés à même les trottoirs où l’on s’échange des produits alimentaires périmés. Une ville où la prostitution s’est installée dans des salons de massage qui se sont multipliés aussi sûrement que les « malaises voyageurs » sur la ligne 13 du métro. Si, vous savez, celle à bord de laquelle une Nathalie Kosciusko-Morizet en campagne prétendait connaître des « moments de grâce »… Alors que ses usagers vous le diront : l’emprunter, c’est d’abord expérimenter le sort d’un veau dans une bétaillère.
Après #Balancetonporc et la Ligue du LOL, voici le tour de #EntenduAlaredac ; soit peut-être un nouveau gros scandale en perspective. Sous cette appellation, il y a cette enquête relative à quelque 270 rédactions, tous médias confondus, consistant à jauger les rapports entretenus entre mâles blancs et hétérosexuels de plus de cinquante ans avec le beau sexe, jeune si possible.
Les premiers résultats sont édifiants : sur ces 270 rédactions sondées, 208 seraient infectées par ce mal rongeant ce siècle tout juste commençant. Ainsi, de sorties sexistes et racistes en harcèlement sexuel, voire d’agressions en bonne et due forme, il semble s’en passer de belles, chez ces journalistes pourtant tenus pour vigies démocratiques. On notera que tout cela repose sur un échantillon de plus de 1.500 filles de la profession et près de 300 étudiantes en journalisme, étiage assez représentatif pour qu’un sondage puisse prétendre à valeur « scientifique », à en croire les professionnels de la profession.
Pour s’en tenir aux seuls chiffres, 67 % des sondées auraient été victimes de « propos sexistes », 49 % de « propos à connotation sexuelle » et 13 % « d’agressions » pures et simples. On vous passera la teneur des propos rapportés, juste histoire de ne pas faire passer Tex et Cyril Hanouna pour des Werther transis dans les affres des transports amoureux. Et du côté des confrères ? La litote est de mise. L’Obs de ce jeudi 7 mars est très discret et Le Monde demeure plus évasif qu’intrusif. On l’a pourtant connu plus pugnace en la matière.
Finalement, c’est 20 Minutes qui se trouve être premier de corvée. Interrogée par notre confrère, la sociologue Pauline Delage, « spécialiste des violences fondées sur le genre », cette enquête révélerait que « les violences sexistes existent dans un milieu, le journalisme, qui pourrait paraître protégé, car peuplé d’une forme d’élite culturelle et sociale ». Une phrase qui mériterait d’être gravée dans le marbre, à destination des générations futures.
Car, toute « sociologue » qu’elle est, cette dame vient de comprendre que la muflerie et la grossièreté n’étaient pas que le seul apanage des classes sociales dangereuses, chauffeurs routiers, lecteurs du Parisien, chômeurs de longue durée, patrons de PMU, électeurs de Le Pen, syndicalistes rétifs à la mondialisation heureuse, fans de Jean-Marie Bigard, squatters de ronds-points, pauvres types et pauvres tout court. Combien d’années d’études pour découvrir que les roses ne sont pas faites que de pétales, mais aussi d’épines ?
Mais la même d’ajouter ceci : « Le sexisme s’imbrique dans d’autres rapports sociaux. Les victimes de la Ligue du LOL faisaient aussi l’objet de mépris de classe et de réflexions racistes. » Des pigistes, les serfs des susdites rédactions, principalement. Tiens donc. Si la gauche redécouvre ce qu’est la lutte des classes, tout espoir n’est peut-être pas perdu.
En revanche, inutile d’en remettre une couche sur la tartuferie d’État. Les « élites » qui caressent le bas de l’échelle sociale tout en riant dans son dos. Les mêmes qui font assaut d’antiracisme tout en se moquant des « bougnoules », tel qu’écrit dans le même 20 Minutes. Bref, tous ceux qui vantent les règles du « vivre ensemble » tout en s’en affranchissant, dans la morgue cynique qui est un peu leur marque de fabrique. On notera que ce sont également les mêmes qui s’indignent que les prélats homosexuels puissent avoir table ouverte et rond de serviette au Vatican, tandis que d’autres y goûteraient le fruit juvénile des plaisirs invertis.
Tout aussi crédible qu’un Marc Dorcel qui exigerait le retour de la messe en latin.
PS : venant d’apprendre que, fort de plus de trente ans de journalisme, je faisais partie d’une « élite culturelle et sociale », je témoigne que, durant tout ce temps passé dans la presse dissidente, j’ai vu des couples se faire et se défaire, certains adultérins et d’autres pas, entendu nombre de blagues, toujours grivoises, mais jamais insultantes. Et même avoir été témoin de fesses pincées, m’ayant ensuite conduit à devenir témoin de mariage, la propriétaire du dodu pincé ayant fini par en pincer pour son pinceur. On l’avait même surnommé le pinceur de Rodin. Car, en nos contrées de « journalopes », à défaut de bonnes manières, au moins avons-nous de l’esprit.
Suite à la répression brutale du mouvement des Gilets Jaunes par le gouvernement français, l’ONU a demandé une enquête sur les méthodes répressives de la république française contre l’opposition.
La haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet, a demandé instamment à la France, mercredi 6 mars, une « enquête approfondie » sur les violences policières pendant les manifestations des « gilets jaunes ».
Mme Bachelet, qui s’exprimait devant le Conseil des droits de l’homme, à Genève, a déclaré : « Nous encourageons le gouvernement [français] à poursuivre le dialogue et demandons urgemment une enquête approfondie sur tous les cas rapportés d’usage excessif de la force. »
Les « gilets jaunes » manifestent contre « ce qu’ils considèrent comme [leur] exclusion des droits économiques et de la participation aux affaires publiques », a déclaré Michelle Bachelet.
L’État républicain mène, depuis 3 mois, une violente répression à l'égard des opposants qui manifestent contre la politique de pillage fiscal qui frappent les classes moyennes et populaires.
Des centaines de blessés graves ont été recensés dont beaucoup souffrant de mutilations à vie.
On le sentait venir de loin, et les événements de Grenoble ont permis de mettre bas les masques. Alors que le mouvement des Gilets jaunes, au départ, était populaire, avec des patriotes qui chantaient la Marseillaise et déployaient le drapeau bleu-blanc-rouge, petit à petit, l’influence gauchiste, puis islamo-gauchiste a commencé à faire des dégâts dans le mouvement. Et, suite à la quatrième nuit d’émeute, à Grenoble, Éric Drouet et Maxime Nicolle tombent définitivement le masque, que Priscillia Lodosky avait déjà tombé quelques jours auparavant.
Le camarade Drouet, un porte-parole reconnu des Gilets jaunes n’a pas le droit de renvoyer dos à dos des racailles multirécidivistes qui ont volé un scooter et refusé de s’arrêter quand les policiers le leur ont demandé, avec les centaines de milliers de Gilets jaunes pacifiques qui, depuis le début, sont agressés par les forces de l’ordre de Castaner. En faisant ce parallèle dégueulasse et insultant, Drouet discrédite l’ensemble du mouvement, et montre qu’il n’a rien compris aux aspirations des Gilets jaunes de base, qui veulent vivre de leur travail, payer moins d’impôts et moins de taxes. Ils ne veulent surtout pas voir leur quotidien pourri par des racailles qui n’ont rien de commun avec eux, sont des parasites, et coûtent cher au budget de la France, et aux Gilets jaunes qui le financent.
Dans la même ligne que Drouet, l’islamophile Maxime Nicolle se sent obligé, avec une orthographe proche de celle de Drouet, d’en remettre une louche. Honteux et lamentable !
L’imposture est claire. Les porte-paroles Gilets jaunes tombent dans les piège des islamo-gauchistes, qui racontent que les violences subies par les GJ sont les mêmes que celles subies par les « djeunes » de banlieue. Or, cela n’a rien à voir. Les banlieues islamisées sont des zones de non-droit, non pas à cause de la violence policière, mais parce que dealers et islamistes, souvent les mêmes, y font la loi, et ne veulent plus voir les symboles de la Nation, dont la police, y faire la loi. Faut-il rappeler les agressions de nos pompiers, de nos facteurs ou de nos médecins, pour montrer combien cette mise en parallèle est sordide ?
Aucun Gilet jaune de base ne peut accepter une telle bouillie, qui revient à désarmer la police, à laisser les racailles faire la loi, et à voler impunément des scooters que des personnes ont payé cher, travaillant dur pour se les offrir. La base des Gilets jaunes est celle des travailleurs et des retraités souvent modestes, mais avec des valeurs saines. Ils revendiquent de vivre du fruit de leur labeur, et ne peuvent s’identifier aux trafics quotidiens de ceux qui vivent des aides publiques (payées par les GJ) et de leurs rapines.
Faut-il rappeler que nous sommes totalement dans la continuité du rassemblement d’Argenteuil, où, en présence de Jérôme Rodrigues, qui n’avait pas paru choqué, trois cents islamo-gauchistes avaient renvoyé dos à dos les événements de 2005, autrement dit la vandalisation de la France par les jeunes des banlieues islamisées, avec le soulèvement des Gilets jaunes ? Comme si la révolte contre les augmentations de l’essence de la France profonde, oubliée depuis quarante ans au profit des banlieues et de tous les milliards qui y ont été déversés, avait un rapport avec l’embrasement criminel de jeunes qui ont vandalisé tous les symboles de la République, et causé la mort de six innocents.
Certes, à notre connaissance, elle ne s’est pas encore exprimée sur Grenoble. Mais faut-il rappeler l’entretien amical de Priscillia Ludosky avec la sœur d’Amara Traoré, qui, à la tête de tout ce qui représente l’anti-France, multiplie, avec en arrière-plan la clique de Rokhaya Diallo et celle de Houria Bouteldja, les discours racialistes de haine contre notre pays et notre police. Pourtant, cette dernière est le dernier rempart, malgré les exactions scandaleuses de trop de flics, pour les Français, afin de les protéger des agressions quotidiennes de ceux que Drouet-Nicolle-Ludosky défendent, trahissant définitivement le mouvement. Faut-il rappeler que dans notre France, mille agressions gratuites, subies souvent par la France des Gilets jaunes, sont commises par ceux que plus personne n’ose appeler les « Chances pour la France ». Donc, la cohérence du discours de Priscillia Ludosky, c’est de tenir la même ligne pro-racailles que Drouet-Nicolle.
Pensant que l’entrée dans la lutte de ce qu’ils osent appeler les quartiers populaires, et que nous appelons les zones islamisées, vont aider les Gilets jaunes à vaincre le pouvoir, Drouet-Nicolle-Ludosky livrent ce mouvement à des meneurs qui sont aux antipodes des revendications des Gilets jaunes d’origine, et qui veulent récupérer ce combat pour faire la guerre à la France.
Finalement, le seul discours authentique de Gilets jaunes, vous l’entendrez le 17 mars, à Rungis, avec des intervenants qui aiment la France, et de véritables orateurs patriotes.
Alors, inscrivez-vous, sans la moindre hésitation, il est temps de clarifier les choses, et de se débarrasser de ceux qui vendent le mouvement aux banlieues, finissant de le liquider. Plus que jamais, il faut des Gilets jaunes populaires et patriotes, et des porte-paroles qui défendent le pays et son peuple, et n’hésitent pas à parler du problème numéro un du pays : l’invasion migratoire, et ses conséquences, l’islamisation de la France, qui ruinent les Français.
Thomas Joly, Secrétaire général du Parti de la France, interviendra en tribune lors d'une table ronde qui se déroulera à 10h30. Tout au long de la journée, le Parti de la France tiendra également un stand.
Le magazine Mariannesignale que Marlène Schiappa, Secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les hommes et les femmes, d’origine corse, tente d’organiser une Gay Pride à Ajaccio.
Le projet aurait été discuté pour la première fois le 22 novembre 2018, lorsque le président de la République, Emmanuel Macron, a reçu à l’Élysée l’Inter-LGBT, et qu’il a été évoqué les régions qui résistent à la propagande LGBT. Le préfet en charge de la délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah) évoqua alors l’idée d’organiser une Gay Pride à Ajaccio. Marlène Schiappa a aussitôt décidé de se saisir du projet.
Emmanuel Macron a annoncé dernièrement, lors du dîner du Crif, son intention de dissoudre le Bastion social. En s’attaquant à ce mouvement, il s’attaque à toute notre famille d’idée. Nous ne pouvons pas rester sans réagir.
Synthèse nationale prend donc l’initiative de lancer un appel pour que le Président revienne sur cette décision. Pour que cet appel soit entendu, il faut qu’il soit signé par le plus grand nombre possible de responsables politiques et associatifs, d’intellectuels, d’élus et de personnalités de la mouvance nationale.
Voilà pourquoi je vous propose de soutenir cet appel. Si vous êtes d’accord, il vous suffit de nous le confirmer en cliquant et en signant ici ou en écrivant à mon adresse : roland.helie@sfr.fr
N’hésitez pas non plus à le diffuser autour de vous.
Persuadé que vous serez nombreux à faire savoir votre détermination à vous opposer à cette décision liberticide.
NON À LA DISSOLUTION DU BASTION SOCIAL, UN APPEL AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Le 16 février, un militant islamiste insulte l'écrivain Alain Finkielkraut. Le 20 février, au dîner du Crif, Emmanuel Macron annonce aux présents qu'il va, en conséquence, dissoudre le Bastion social, une organisation, habituellement considérée comme nationaliste révolutionnaire, qui consacre la majeure partie de ses activités à la défense de la culture européenne et à l'aide des SDF français.
On pourrait sourire de l'inconséquence de la décision du Président de la République française si elle n'était pas, en même temps, injuste, partisane et gravement attentatoire aux libertés démocratiques essentielles.
- Injuste, car aucun juriste sensé ne peut trouver dans les activités du Bastion social (ouverture de lieux communautaires, maraudes de soutien aux SDF, nettoyages de parcs, etc.) l'ombre du commencement d'une preuve que ce mouvement prône la violence et l'antisémitisme.
- Partisane, car on ne peut que remarquer qu'alors qu'on veut faire dissoudre le Bastion social pour des faits et des idées qu'il ne prône pas, les groupuscules zadistes et antifas qui de manière récurrente s'en prennent aux forces de l'ordre et aux biens tant publics que privés avec une violence qu'ils revendiquent sans honte ne sont sous le coup d'aucune menace de dissolution.
- Gravement attentatoire aux libertés démocratiques essentielles car elle remet en cause le droit a s'associer, ainsi que celui à exprimer leurs idées, de ceux qui ont le tort de professer des pensées et des comportement dissidents.
Les signataires, qui ne partagent pas forcément les idées du Bastion social sur de nombreux points, s'inquiètent de ce lynchage démocratique d'une association qui n'a comme réel tort que d'aimer son peuple et sa patrie et demandent au Président de la République de revenir sur ses intentions (1).
(1) - A la date de la rédaction de ce texte le Bastion social n'a pas encore été dissout.
Condamné à (seulement !) un an d’emprisonnement pour apologie publique d’acte de terrorisme, mais aussi à 30 ans de prison pour avoir assassiné, dans des conditions sordides un vieil homme de 89 ans, un détenu radicalisé, Michaël Chiolo, a poignardé deux gardiens de prison de la maison centrale de Condé-sur-Sarthe (Orne), alors qu’il sortait du « baisodrome » où il avait passé la nuit avec son épouse. Les faits se sont déroulés ce mardi 5 mars 2019 à 9h45, et l’un des deux surveillants de prison se trouve dans un état très grave.
Le fil rouge de cette journée :
9 h 45 : Michaël Chiolo, un détenu de la maison centrale de Condé-sur-Sarthe (Orne) poignarde, sans raison apparente, deux surveillants, avec un couteau en céramique.
9 h 55 : Le détenu Michaël Chiolo est retranché avec sa compagne, Hanane A. (femme inconnue des services de police), dans une unité de vie familiale (UVF). Selon Me Pauline Brion, l’avocate du détenu, il a rencontré sa compagne « en prison et ils projetaient de se marier ». « Il avait écrit à quelqu’un après sa conversion pour qu’on lui trouve une épouse », indique l’avocate à l’AFP. Selon des informations recoupées, cette dernière est enceinte.
10 h : Michaël Chiolo dit être en possession d’une ceinture d’explosifs, ce que personne n’a pu vérifier.
11 h 56 : comme à chaque catastrophe, la ministre de la Justice Nicole Belloubet adresse un communiqué de presse aux journalistes accrédités. La garde des Sceaux indique : « Il était à l’unité de vie familiale (UVF), avec sa femme, où il a agressé deux surveillants avec un couteau en céramique. L’un des agents a été plus grièvement atteint. Ils ont été immédiatement pris en charge, et conduits vers l’hôpital ; leur pronostic vital n’est pas engagé… Le détenu s’est retranché dans l’unité avec son épouse. Il est condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour arrestation, enlèvement, séquestration suivi de mort et vol avec arme, et à un an d’emprisonnement pour apologie publique d’acte de terrorisme. Il est libérable, à ce jour, en 2038. »
12 h 05 : via les syndicats de la pénitentiaire, on apprend que les deux surveillants, âgés d’une trentaine d’années, sont grièvement blessés, l’un au ventre et l’autre au visage. Le surveillant le plus lourdement touché « est au bloc pour une intervention chirurgicale après un scanner », selon le secrétaire local du syndicat FO, Alassane Sall . L’autre surveillant a été touché à la mâchoire, au visage et dans le dos, selon la même source. « Il y avait du sang partout. L’unité de vie familiale était un champ de bataille », explique le syndicaliste de Force Ouvrière.
12 h 15 : au ministère de la Justice, le cabinet de Nicole Belloubet croule sous les appels téléphoniques. Une collaboratrice explique que le couteau qui a servi à l’agression « aurait pu lui être apporté par sa femme ». Mais cette version ministérielle est immédiatement contredite par Emmanuel Baudin, secrétaire général de FO pénitentiaire, qui indique : « ce genre de couteau est fourni par la pénitentiaire dans les unités de vie familiale (UVF). La compagne aurait aussi agressé les collègues avec un couteau fourni par l’établissement… »
12 h 30 : beaucoup de médias nationaux, de radios, de télévisions tentent de banaliser cet acte terroriste, directement lié à la conversion à l’islam de Michaël Chiolo, en axant l’info sur la condamnation de ce dernier à 30 ans de réclusion criminelle pour arrestation, enlèvement, séquestration suivi de mort et vol avec arme.
Itinéraire d’un détenu féroce et radicalisé
16 h 30 : un magistrat du parquet, proche du dossier, joint par téléphone et qui préfère conserver l’anonymat, explique : « Il s’agit d’un acte terroriste. Michaël Chiolo a toujours été connu pour sa radicalisation depuis 2010 et fiché au FSPRT, le fichier pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste. Que dire sur ce détenu difficilement réinsérable, libérable en 2038 ? Michaël Chiolo, aujourd’hui âgé de 27 ans, était principalement connu pour des délits de droit commun. En 2014, cet individu était décrit comme très intelligent. Mais il a commis des faits particulièrement monstrueux et a été condamné par la cour d’assises de Moselle à 28 ans de prison ferme, puis, en décembre 2015 en appel, à 30 ans de réclusion criminelle pour avoir séquestré et torturé un octogénaire, qui était mort étouffé. « Les faits s’étaient produits en avril 2012 à Montigny-lès-Metz, en Moselle. La victime était un ancien cheminot, un grand résistant contre les nazis. Il était aussi rescapé des camps de concentration nazis. Il avait été choisi par Michaël Chiolo et deux complices pour son argent et sa vulnérabilité. L’octogénaire avait été séquestré, puis asphyxié par le bâillon mis par les trois cambrioleurs. Les trois meurtriers s’étaient rencontrés dans des foyers. Michaël Chiolo a en effet quitté le domicile familial très jeune avant de vagabonder… »
18 h 27 : le détenu est toujours retranché au centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe, près d’Alençon dans l’Orne.
18 h 35 : une intervention du Raid est en cours actuellement pour tenter de maîtriser ce détenu radicalisé qui a poignardé deux surveillants dans la matinée, les blessant grièvement avant de se retrancher avec sa compagne au sein de l’unité familiale de la prison ultrasécurisée d’Alençon/Condé-sur-Sarthe. De nombreux coups de feu ont été entendus par les journalistes de l’AFP présents sur place.
19 h 45 : Michaël Chiolo, le radicalisé islamique, est appréhendé et maîtrisé par les policiers du Raid, avec un assaut très professionnel. Le détenu radicalisé et sa femme ont été blessés par balle, par les policiers d’élite du Raid. On apprenait quelques minutes plus tard que la-dite épouse était décédée.
Douze ans après mon dernier livre consacré au milieu carcéral (Lettres de prison – éditions Michel Lafon – septembre 2006), le milieu carcéral a considérablement évolué par sa violence, par la conversion à l’islam d’un grand nombre de détenus. Au même titre que le grand banditisme français, où Saïd le Nantais a remplacé Henri le Nantais, où le Lyonnais marocain Bouarfa a supplanté le parrain lyonnais Gilbert Gabayet, surnommé le « père Gab » en raison de sa bonhommie, où Hamzi le Mulhousien a éliminé les derniers gros truands alsaciens. Lire ici : https://ripostelaique.com/le-grand-remplacement-existe-aussi-chez-les-truands.html
Ce nouvel acte terroriste interroge, interpelle. Comment peut-on laisser des gardiens de prison désarmés, mal payés, peu considérés par la société à la merci de tels furieux ? Ces derniers devraient être gérés par des unités spéciales et dans des prisons adaptées, dépourvues de « baisodromes », où finalement les criminels ont une vie plus cool que celle des gardiens de prison. Il y a vingt ans, le colonel de gendarmerie Michel Colliquet, officier supérieur de l’inspection technique de cette arme, me confiait : « Si j’étais sans travail, j’accepterais n’importe quel job, sauf gardien de prison et infirmier psychiatrique ».
Seulement un objet électronique sur cinq est recyclé. 1 sur 5. Les autres ? Ben, les autres sont là. Ici, ailleurs, quelque part. Il y en aurait 48,5 millions de tonnes dont on ne sait que faire. Broyés, concassés, réduits en poudre, enterrés, entassés. Téléphones portables, téléviseurs, ordinateurs, frigos, imprimantes, sèche-cheveux. Combien étaient en état de marche lorsqu’ils furent jetés ? Sans doute beaucoup. Et même énormément. Et puis, il y a les défectueux qu’on ne se donne plus la peine de réparer. « Ah, c’est trop compliqué. Regardez, il y a le nouveau modèle. »
La société marchande est parvenue à instaurer l’idéologie du nouveau modèle. La dictature de la nouvelle version. Celle qui n’apporte rien de plus que la précédente mais dont le visuel différent place l’utilisateur dans la crainte d’être à la traîne du modernisme. Pour le constructeur, l’enjeu n’est plus d’apporter une réelle amélioration mais de mettre au point un objet à l’apparence modifiée et comportant quelques minuscules variantes de manière à faire passer l’ancien modèle pour complètement ringard. D’où les millions de tonnes dans la nature. En réalité, personne n’a besoin du dernier iPhone. Aucun automobiliste n’a jamais souffert de ne pas avoir d’essuie-glaces qui démarrent automatiquement lorsqu’il commence à pleuvoir. Pas un seul conducteur ne s’est plaint que les phares de sa voiture ne s’allument pas tout seuls lorsque la nuit tombe. À défaut d’une vraie innovation tous les quatre matins, l’industriel se torture les neurones pour offrir une illusion de nouveauté technologique. Parce qu’il faut vendre, faire du chiffre et vendre encore.
À ces montagnes de déchets électroniques, il faut ajouter les 300 millions de tonnes de plastique produites chaque année. Production qui pourrait augmenter de 40 % d’ici 2030. Des particules de micro-plastique ont été retrouvées dans les entrailles de poissons vivant dans les abysses. Avec le temps, ces matières seront réduites à l’état de nanoparticules et, donc, respirées et ingérées au quotidien par les générations à venir.
Si la responsabilité de l’homme est largement mise à mal dans les causes du fameux réchauffement climatique, la question de la pollution plastique et électronique ne fait, en revanche, aucun doute quant à son origine. Sur ce terrain, excepté quelques mesurettes comme le projet d’interdire certains objets à usage unique (pailles, gobelets, cotons-tiges, couverts), les forcenés des COP21, 22 et tutti quanti sont extrêmement silencieux. Nous n’avons guère entendu les Macron/Merkel, sauveurs de planète agréés, émettre le souhait d’établir des normes pour les emballages ou s’inquiéter du recyclage des portables et autres écrans plats. Le diesel présente le grave inconvénient de coûter moins cher que l’essence et le portable, l’énorme avantage de rimer avec rentable. C’est d’écologie du tiroir-caisse qu’il est question.
Des émeutes ethniques ont éclaté à Grenoble après la mort accidentelle de deux délinquants qui tentaient de fuir un contrôle de police. Étrangement, le Ministre Castaner est beaucoup moins loquace sur ce sujet qu'à propos des Gilets Jaunes...
Il y a, je m’en étonne toujours, d’étranges coïncidences dans l’actualité. Ainsi en ce premier week-end de mars où l’on apprend concomitamment que Michael Jackson aimait beaucoup les petits enfants et que Bernard Tapie aurait été (conditionnel passé) un vilain garçon truqueur de matchs et prêt à pactiser en secret avec le « monstre » Le Pen contre un siège à l’Assemblée.
Je ne vois pas, dans l’une et l’autre nouvelle, matière à surprise. Michael Jackson et les petits enfants de Neverland ou Bernard Tapie et ses magouilles en cascade, ce n’est rien que du réchauffé pour les seniors dont je suis.
En fait, ça nous rajeunit, surtout pour ce qui concerne Tapie, dont l’image a été singulièrement ripolinée par les médias ces dernières années. En général, on attend que les gens soient morts pour en faire de saintes figures ; pour Nanard, c’est la maladie qui a fait le job (pardon, mais on enregistre, chaque année en France, une moyenne de 148.737 décès par cancer, alors le cas Tapie, hein…).
Tapie, donc. Une personnalité majeure des années Mitterrand, celles qui sont entrées dans l’Histoire comme « les années fric ». Il est vrai que, bien avant Sarkozy et le bling-bling ostentatoire, le fric n’aura jamais tant pesé dans le paysage qu’en cette période de glorieuse accession du Parti socialiste à la tête de l’État. On a dit que ces gens-là avaient longtemps manqué, raison pour laquelle ils se sont goinfrés en arrivant au pouvoir. Drapés dans leurs apparences prolétariennes (madame Fabius promenait ses jumeaux en 2 CV), ils se dotèrent de quelques marionnettes emblématiques pour planquer leurs faux nez. Au premier rang le gouailleur Nanard.
On ne fera pas la liste des casseroles qui ont émaillé la carrière du monsieur, les coups qu’il a arrangés, ceux qu’il a éventuellement pris après avoir servi une classe politique pas toujours reconnaissante avec ses hommes de main. Pasqua avait ses « petits papiers » pour tenir son monde. Tapie a lui aussi, sans doute, ses dossiers en réserve, raison pour laquelle la Sarkozie lui fit non pas une fleur mais une gerbe hors de prix (c’est vous et moi qui l’avons payée) dans l’arbitrage Adidas-Crédit lyonnais. Mais les années passent et les régimes trépassent : « Rendez l’argent ! » crie depuis quelque temps le peuple en colère.
Voilà donc qu’aujourd’hui, Marc Fratani, l’ancien attaché parlementaire et assistant personnel dudit Tapie, balance dans Le Monde. Il est question d’entreprise de corruption, d’achat de matchs et d’arbitres, de drogue injectée dans les bouteilles d’eau des joueurs adverses… Mettre volontairement des entreprises en faillite, jouer au bonneteau électoral et, pour finir, ponctionner le contribuable, pas grave ! Mais toucher au foot, ça…
Et il y a pire, encore : en 1993, Bernard Tapie aurait rencontré Jean-Marie Le Pen pour demander que ses candidats en PACA maintiennent leur candidature au second tour afin de créer une triangulaire aux législatives. Circonstance aggravante : il serait allé à Montretout, dans l’antre de la bête. Marc Fratani, l’ancien bras droit qui se confesse au Monde, dit l’avoir accompagné. Tapie s’en défend. S’énerve. Affirme sur BFM : « Si j’avais dû rencontrer Le Pen, je l’aurais rencontré avec personne. La première chose à faire quand on fait quelque chose de mal (sic), c’est qu’on prend pas de témoin avec soi. » Voilà voilà… Et quand Apolline de Malherbe le chatouille un peu trop, Bernard Tapie se lève et menace de quitter le plateau.
La leçon de cette histoire ? La voilà : les journalistes veulent absolument que Jean-Marie Le Pen soit toujours l’axe central de la politique française. C’est un repoussoir qui n’existe plus que dans leurs têtes mais ils ne le voient pas. Quant à Bernard Tapie, personnage de feuilleton à audience, il n’est jamais si bon qu’en Guignol qui cogne sur le gendarme…
« Ce soir je fais la une de BFM » ou encore « Tout est planifié », le frère de Cherif Chekkat, Malek Chekkat, avait posté sur Facebook des messages laissant présager un nouvel attentat. Il a été jugé pour menaces de mort en récidive cet après-midi. Il avait en effet comparu en 2015 pour des faits similaires.
Les messages étaient assortis d’images d’armes lourdes, dont deux fusils d’assaut. Son frère avait lui opté pour un vieux modèle de pistolet, beaucoup moins efficace. Dans le contexte de terrorisme auquel la France fait face, le parquet avait requis un an d’emprisonnement ferme, ainsi qu’une mise à l’épreuve de deux ans et une obligation de travail et de soins. La peine a été plus clémente, puisqu’il s’agit d’une condamnation à 1 an de prison ferme dont 6 mois avec sursis (donc seulement 6 mois de prison réels), sans maintien en détention.
Nos magistrats sont donc bien plus sévères avec les Gilets jaunes, qui prennent régulièrement des peines de prison ferme (avec mandat de dépôt) pour des motifs dérisoires, qu'avec de potentiels assassins islamistes...
Le propre de l’égalité est d’être réciproque. Si A est égal à B, alors B est égal à A. Cela s’appelle une lapalissade. Mais Monsieur de Lapalisse est mort, vive Monsieur de Lamalice, qui tord le bras des évidences.
Ainsi à Pessac était organisé un grand débat « réservé aux femmes ». Une journaliste de Sud Ouest témoigne sur Twitter : « #grandDebat consacré aux femmes. Le service sécurité filtre l’entrée, les hommes ne sont pas autorisés à rentrer #Pessac. »
Imaginons, un instant, la réciproque, débat réservé aux hommes, femmes refoulées à l’entrée : le tollé ! Hommes et femmes sont égaux, surtout les femmes.
Nul n’a relevé que le procédé était insultant : pour les hommes qui ne seraient qu’une bande de rustres incapables de se tenir – étant entendu qu’Emmanuel Macron est le seul mâle suffisamment évolué, policé, bien élevé pour être admis à évoluer dans ce gynécée improvisé – et pour les femmes parce qu’elles seraient trop petites choses pour s’imposer. Au XVIIIe siècle, les salons littéraires étaient mixtes, au XXIe, on ne saurait plus débattre entre gens civilisés des deux sexes ? Si l’idée est de segmenter la société – plan marketing qui s’est avéré payant pendant la campagne électorale -, c’est gagné, mais pour favoriser le liant, le bien commun, l’intérêt général, déjà si abîmé, reconnaissons que ce n’est pas génial.
C’est à cette occasion qu’est réapparue Marlène Schiappa. Qu’a atterri Marlène Schiappa, devrais-je dire.
Dans une tribune sur le fameux hijab Décathlon® dans Le Huffington Post, elle avait, en effet, exhorté « à prendre de la hauteur ». Elle-même avait dû précipitamment grimper dans une montgolfière ou une capsule en partance pour la Lune – je ne suis plus qu’un petit point tout là-haut, oubliez-moi ! – pour échapper à tous ceux qui réclamaient d’elle une réaction. C’est sans doute pour cela que sa tribune sur le sujet – étonnamment tardive pour cette communicante compulsive – fut aussi stratosphérique… fustigeant ceux qui ne se préoccupent de féminisme que lorsqu’il est question de voile – et ceux qui ne se préoccupent pas de féminisme lorsqu’il est question de voile, alors ? – et exprimant sa molle désapprobation par une curieuse litote : « Je ne crois pas que porter le voile soit un signe d’émancipation des femmes. Je ne crois pas que porter le voile soit un signe de liberté. C’est ma conviction. Je conçois qu’on en ait une autre. »
Au cours de cette séquence, justement, une dame portant un voile s’étant plainte de ne pas trouver à être embauchée, Emmanuel Macron a annoncé que les entreprises seraient soumises à de sévères « testings ». Il avait affirmé, pourtant, il y a près d’un an, que ce voile « n’était pas conforme à la civilité qu’il y a dans notre pays ». Il voudrait punir, en somme, les entreprises qui partagent son avis ? Les sanctionner parce qu’elles veulent se mettre en conformité ? On conviendra que c’est assez inusité. L’outil du « en même temps » fonctionne pendant la campagne, mais une fois l’élection gagnée, c’est le citoyen qui se sent en rase campagne. Largué : il pense quoi, en fait, Macron, de ce sujet ?
Le recrutement discriminant est un pléonasme. Celui-ci est, par essence, le choix de l’un au détriment de l’autre, sur des critères – parfois subjectifs – qui doivent rester libres, car il s’agit d’un petit mariage : on va faire un bout de route ensemble, mieux vaut avoir des affinités et ne pas avoir été forcé. Et la façon de se vêtir a toujours été un élément déterminant dans la recherche d’emploi. Dans la finance, on ne tolère pas les mêmes cravates que dans l’informatique. Les tongs passent mal, quel que soit le métier, et si on cherche une vendeuse layette, on va écarter le camionneur tatoué. Le testing va-t-il l’imposer ?
Enfin, si le testing sert l’égalité, il doit être généralisé… aux bars et kebabs de Seine-Saint-Denis : Marie ou Victoire, portant médaille de baptême, ont-elles autant de chances d’être embauchées que si elles étaient un garçon portant un prénom d’outre-Méditerranée ? Encore une fois, pas d’égalité sans réciprocité.
Tandis qu’Emmanuel Macron poursuit son grand « bla-bla » électoral aux frais des Français, y compris de ceux qui ne rêvent que de sa disparition politique, son acolyte de la place Beauvau hante les plateaux de télévision pour s’épancher sur la destruction des radars qui polluent le quotidien de nombreux conducteurs. Et le ministre de l’Intérieur d’enfoncer un peu plus le clou à chacune de ses apparitions. Ainsi, à ce jour, près de 75 % des radars automatiques seraient hors service.
Pourtant, que Castaner se rassure : certains d’entre eux fonctionnent encore très bien. Notamment celui qui a pris la secrétaire d’État à l’Écologie à 150 km/h au lieu de 110 sur une autoroute ! Ou encore ceux qui continuent de flasher certains automobilistes à 72 km/h (vitesse retenue) pour 70 (du vécu). Seule différence : le traitement. Dans le premier cas, la secrétaire d’État, qui par la voix de son cabinet s’est platement excusée, prétextant une « erreur » due à « l’urgence de son agenda », et qui a promis de payer l’amende de 135 euros afférente. De l’autre, l’automobiliste qui, pour une seconde d’inattention ou bien parce qu’il était en retard pour se rendre sur son lieu de travail ou à un quelconque rendez-vous, sera condamné à la double peine, amende et retrait de point.
Mais au-delà de ce fait divers, dont notre République bananière est désormais coutumière, se pose la véritable question de l’écoute dont font preuve nos dirigeants. Cette limitation de vitesse à 80 km/h sur la plus grande partie du réseau routier français, qui fut également à l’origine du mouvement des gilets jaunes, est devenue l’un des symboles qui caractérisent l’absence de dialogue dans notre pays. Décision unilatérale prise en dépit des avis réservés de nombreux élus de terrain et sur la base de rapports plus que douteux, cette mesure révèle en réalité la violence avec laquelle notre pays est aujourd’hui gouverné. Et cette violence ne réside pas que dans la répression qui a pu viser certains gilets jaunes. Elle se mesure au quotidien, tant par les propos du chef de l’État, qui manque rarement une occasion de signifier le mépris qu’il a pour celles et ceux qui ne pensent pas comme lui, que par des mesures prises de vive force par un gouvernement qui a exclu la concertation de son mode de gouvernance.
Donc, il ne faut pas se tromper. Le grand débat n’est qu’un leurre destiné à parvenir au 26 mai. Il est fait pour endormir les Français, du moins ceux qui le voudront bien, et semer le trouble au sein d’un électorat déjà désorienté par des mois d’un conflit social sans précédent. Tel est, d’ailleurs, le sens de la campagne déguisée que mène actuellement Macron. Nullement fait pour construire un consensus national ou changer de politique, le président de la République, qui dit à l’envi qu’il ne changera pas de cap, n’est que le VRP de son programme ultralibéral déjà vendu à Bruxelles et à la grande finance internationale.
La destruction des radars n'est pas regrettable. Car la faute à qui ? Rarement les Français, pour une part importante d’entre eux, ont été aussi excédés du peu de considération dont ils sont l’objet. Traités comme quantité négligeable, voire comme des parias ou des factieux, comment ne pas comprendre leur révolte ?
Suite à la question d'une Maghrébine voilée à Pessac (33) jeudi 28 février, Emmanuel Macron a annoncé une nouvelle vague de répression gouvernementale contre les entreprises refusant l'islamisation de leur personnel.
Emmanuel Macron : " les entreprises privées qui discriminent les femmes voilées à l’embauche seront sanctionnées" pic.twitter.com/GwiW07b8kJ