Thomas Joly, Président du Parti de la France, réagit à l'emballement anxiogène des médias d'État et des réseaux sociaux sur la crise géopolitique actuelle.
Les réactions délirantes des uns et des autres sur une #troisiemeguerremondiale totalement improbable en disent long sur la névrose émotionnelle qui tient désormais lieu de réflexion. La seule certitude, c'est que l'Europe n'est plus qu'un spectateur impuissant de tout ce cirque
Au moment où le prix du diesel connait une hausse constante particulièrement pénalisante pour les Français les plus modestes et pour ceux qui ont besoin de leurs véhicules pour travailler, considérant, par ailleurs, que celui de l'essence pourrait prochainement fortement remonter du fait des tensions extrêmes qui agitent le Proche Orient et la région du Golfe, le Parti de la France demande au gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires au maintien du pouvoir des ménages en matière d'achat de carburant en procédant à une réduction rapide et significative des taxes qui pèsent sur les prix.
Il demande également aux autorités publiques de réprimer avec la plus grande fermeté toute tentative de blocage des raffineries et des dépôts d'essence après les appels des syndicats révolutionnaires à des actions qui, si elles devaient être suivies, relèveraient du sabotage de l'économie française et de l'entrave à la liberté de circuler.
Jean-François Touzé - Délégué général du Parti de la France
Cinq ans après les massacres de Charlie et de l’Hyper Cacher, le terrorisme est toujours d’actualité. Après l’attentat de Villejuif, perpétré vendredi dernier, il a fallu plus de 24 heures pour que le parquet antiterroriste ne se saisisse de l’affaire, malgré les signes évidents de « radicalisation » de son auteur. Hasard du calendrier, Le Point a consacré sa une au prochain ouvrage de Bernard Rougier, spécialiste de l’idéologie salafo-djihadiste, intitulé Les Territoires conquis de l’islamisme. Plusieurs journaux ont publié un article sur le même sujet, comme Valeurs actuelles et Sud-Ouest Dimanche.
Dans une vidéo diffusée par Le Point, à la question « Quelle est la part réelle des convertis ? », Bernard Rougier répond qu’ils sont 10 à 15 % maximum, mais estime qu’ils seraient « surreprésentés pour éviter les amalgames avec les populations immigrées ». Souligner qu’un acte criminel a été commis par un Français d’origine européenne, converti à l’islam, démontrerait que les immigrés ou les descendants d’immigrés de confession musulmane ne sont pas plus responsables que quiconque. Une façon d’éviter l’accusation d’amalgame.
Une telle attitude, loin de dédouaner l’islam, souligne les dérives auxquelles il peut conduire. Dans l’affaire de Villejuif, l’homme qui a été neutralisé était un converti – comme le tueur du quai des Orfèvres –, ce qui est son droit, mais un converti à l’islam, ce qui pourrait attirer l’attention. Car si, évidemment, tous les musulmans ne sont pas des terroristes, tous les terroristes se réclament de l’islam. Qu’il s’agisse ou non, en l’occurrence, d’un déséquilibré n’y change rien : on ne connaît pas beaucoup d’hommes équilibrés qui se promènent dans un parc pour poignarder des infidèles !
Bernard Rougier explique comment le salafisme étend son influence grâce aux mosquées, aux écoles coraniques et aux commerces halal. Pour lui, cette « prise de contrôle » vient d’abord de celle « des islamistes sur l’islam ». Dans Sud-Ouest Dimanche, il précise qu’« il s’agit d’investir des territoires physiques (quartiers, prisons) ou symboliques (institutions, conseils municipaux) où leurs normes islamiques rigoristes seront respectées ». Il ajoute que « tous les travaux de terrain montrent qu’une grande part de la morale et des attitudes des musulmans pratiquants sont influencées par la norme salafiste ».
C’est ainsi qu’un islam radical impose progressivement sa loi, avec le concours intéressé de certains élus locaux. Le gouvernement, même s’il n’est pas ouvertement complice, reste timide : il craint que « chaque initiative prise […] soit dénoncée comme une forme d’islamophobie ». Quant à Macron, il reste dans l’ambiguïté, retardant sans cesse le moment d’une clarification de sa position. Par leur tiédeur, les autorités acceptent donc d’être prises au piège intellectuel qui leur interdit de réagir fermement.
Bernard Rougier estime que, si des solutions ne sont pas trouvées rapidement, « ces écosystèmes vont alimenter des passages à la violence ». Les solutions existent pourtant : faire preuve de fermeté contre les prédicateurs radicaux, favoriser d’autres formes de liens sociaux dans les quartiers concernés, encourager des discours alternatifs pour ringardiser le discours religieux… Mais il faut, pour commencer, que nos dirigeants se libèrent de leurs préjugés, qu’ils présentent comme un principe de précaution, alors qu’ils ne sont qu’une marque de soumission.
Emmanuel Macron nous a-t-il menti, vendredi soir, dans son tweet ? Ou était-il mal informé ? Et toute la chaîne d’information chargée avec lui de nous faire croire à la « violence aveugle », selon les mots du Président, au déséquilibré ayant poignardé « au hasard », selon les éléments de langage de la presse ?
Toujours est-il que le procureur de Créteil, samedi après-midi, est venu ramener tout ce petit monde à la réalité que les Français voient bien, malgré tous les paravents qu’on essaie de dresser autour.
Déjà, dès vendredi soir, les témoins avaient rapporté que Nathan C. avait bien crié à plusieurs reprises « Allah akbar ». Déjà, on nous avait dit qu’avaient été retrouvés dans son sac un Coran et des papiers « liés à la religion », toujours selon les éléments de langage distillés.
Mais la conférence du procureur a apporté une information capitale, qui ajoute à l’horreur – et à la colère : ce converti à l’islam depuis deux ans n’a pas frappé « au hasard », à l’aveugle, non. Il s’en est d’abord pris à un passant qu’il a épargné parce que celui-ci a déclaré qu’il était musulman et qu’il a pu réciter une « prière en arabe » à la demande du terroriste, qui s’est alors détourné de lui pour attaquer un couple, avec le tragique bilan que l’on sait.
Et, donc, le procureur a calmement annoncé qu’il n’était pas à exclure que le parquet antiterroriste se saisisse du dossier « si ce n’est dans les heures qui viennent, du moins dans les jours qui viennent ». Les heures n’ont pas traîné et, quelques minutes avant 20h, ce samedi, on apprenait que le parquet antiterroriste se saisissait de l’enquête.
Le procureur avait aussi ajouté que les troubles psychiatriques dont souffrait l’assaillant ne suffisaient pas à exclure qu’il ait commis un « acte terroriste ».
Samedi 4 janvier 2020, presque cinq ans après Charlie, le procureur de Créteil a dynamité tout l’édifice en carton que semblaient nous construire les médias et les autorités, au premier rang desquelles Emmanuel Macron en personne.
Tout cela est extrêmement grave et, en ce début d’année 2020, la présidence Macron commence à ressembler tragiquement à celle de son prédécesseur.
Le chœur de la bien-pensance est encore sens dessus dessous. Une poignée d’employés de l’entreprise Le Slip français (dont l’internaute moyen découvre l’existence avec émerveillement) a réveillonné sur le thème de l’Afrique.
Pour ce faire – allez savoir pourquoi -, une participante s’est déguisée en Africaine. Robe traditionnelle et visage noirci, la joyeuse luronne s’efforce de mimer les attitudes d’une danseuse (là encore, on ne sait pas pourquoi) africaine. La soirée bat son plein sur les rythmes de « Saga Africa » et autres morceaux entraînant de Magic System. Pour pimenter l’affaire et restituer « l’ambiance de la brousse », un autre boute-en-train a cru bon enfiler une tenue d’animal réputé pour vivre plutôt sur le continent africain que dans le Pas-de-Calais : le singe. Cris et bondissements… Décidément, on s’y croirait. Qu’est-ce qu’on se marre !
Le monde ne pouvant pas ignorer le dynamisme de la fine équipe du « Slip », la vidéo des moments forts de la fête est mise en ligne sur Instagram. Erreur grossière. Un garde-chiourme qui passait par là découvre, horrifié, les images de la soirée. Le cerbère émerge d’un compte antiraciste intitulé « Décolonisons-nous », appellation étrange qui laisserait plutôt à penser qu’elle émane de Renaud Camus, mais peu importe, l’homme est remonté. Message furibard avec entrée en matière de rigueur : « On est en 2020 et… » (D’accord, nous sommes en 2020, mais depuis si peu de temps…)
Suite du message : « En gros pour une soirée africaine il faut être grimé et faire le singe. Ils vont nous dire qu’ils ne sont pas racistes et qu’ils aiment juste l’Afrique. » Une soirée déguisée dans laquelle des gens sont grimés ! Effectivement, on croit rêver. Les participants ont eu beau prévenir, en préambule de leur vidéo, que leur démarche n’était pas raciste, rien n’y fait. Ils mentent ! La radiographie de leur cerveau effectuée par le décolonisateur d’on ne sait quoi ne laisse aucun doute sur le sujet : il s’agit d’affreux racistes. Alors qu’ils avaient la possibilité de se peindre le visage en bleu ou en vert et de se déguiser en lapin, ils ont préféré retranscrire la réalité de la faune locale et de la couleur de peau des habitants. Honte soit sur eux ! À bas Le Slip français !
Indigné à son tour, le grand manitou de l’entreprise employant les réveillonneurs annonce que « ah » et que « oh la la », ah, mais ça ne se passera pas comme ça. La beauté du slip français est désormais entachée des agissements de ces trois ou quatre délinquants et que, allez allez, il n’y a pas de soirée privée qui tienne. Des sanctions vont pleuvoir ! Des micros seront posés dans les appartements de tous les employés ! Les contrevenants sont d’ores et déjà mis à pied, cloués sur le mur du hall d’entrée, enduits de goudron, livré à la vindicte des cadres qui viennent régulièrement cracher sur ces odieux personnages. Drapé de la tête aux pieds dans son courroux, le chef d’entreprise terrorisé par les éventuelles retombées néfastes sur le chiffre d’affaires y va des habituels trémolos du Bisounours traumatisé. Et « nos valeurs », et la « tolérance » et « notre démarche » et tout le fourbi… Car chez Le Slip français – dixit le PDG outragé –, nous portons des valeurs d’ouverture. De quel côté ? répond le client en train de passer commande.
Du slip à la pantalonnade, il n’y avait qu’un pas… Le voilà franchi. On est en 2020, les affaires reprennent !
Anastasie, c’était le petit nom donné à la censure naguère. Un prénom tellement ringard que l’on pourrait croire que la censure, c’est dépassé, ça a rejoint les dinosaures au cimetière des pratiques abolies. Et pourtant, il y a des surprises.
Acte I : le 2 janvier, Alliance VITA lance une campagne d’affichage. Les quatre visuels sont sobres et les slogans simples : la société progressera à condition de respecter la maternité (cliché d’une jeune femme)/la paternité (d’un jeune homme)/la vie (d’un ovule)/la différence (d’un handicapé). Rien de trash, tout est logique et coule de source.
Acte II : à 15h30, le troll de compétition LGBT Claire Underwood (@ParisPasRose) balance un tweet dénonçant la campagne en lui imputant un délit d’entrave à l’IVG et dénonce une atteinte à la PMA sans père (qu’elle désigne comme une PMA pour toute). Elle invite à écrire à la régie MEDIATRANSPORTS. Elle ira même jusqu’à informer, à 17h50, la patronne de cette régie que des vandales seraient en instance de customisation du mobilier urbain. Si ça n’est pas une menace, ça y ressemble bigrement !
Acte III : à 17h37, Anne Hidalgo affirme, sur Twitter, être profondément choquée et indignée par une campagne anti-IVG et anti-PMA. Elle reprend trois visuels, dont celui sur la maternité : est-il dans son programme d’approuver la GPA et de le faire savoir sous peu ?
Je suis profondément choquée et indignée par cette campagne anti-IVG et anti-PMA à la Gare du Nord et dans plusieurs autres lieux de la capitale. Je demande à @ExterionMediaFR et #Mediatransports que ces affiches soient retirées immédiatement. pic.twitter.com/7dA6p26Q1B
Acte IV : Valérie Descamp, de MEDIATRANPORTS, indique retirer les visuels et impute un dysfonctionnement aux grèves.
Acte V : Twitter, le réseau social de l’oiseau bleu, devient une volière où est dénoncée cette nouvelle censure avec force pépiements.
Alors oui, c’est lassant de voir le camp du bien auto-proclamé, de la bien-pensance incarnée, qui n’hésite pas à user de tous les moyens même les plus déloyaux pour faire taire les odieux dissidents, ces déviants qui osent ne pas abonder dans son sens. La référence qui vient à l’esprit de ceux qui ont quelques vagues souvenirs d’histoire, c’est le « pas de liberté pour les ennemis de la liberté » d’un certain Louis-Antoine de Saint-Just, guillotiné aux cotés de Robespierre.
Vous souvenez-vous de l’affaire du concert des prêtres censurée par cette même régie en charge de l’affichage dans les transports en commun parisiens, en 2015 ? Un concert qui était donné au profit de l’Œuvre d’Orient. Au nom d’une vision ayatollesque de la laïcité, la régie avait censuré la mention « Pour les chrétiens d’Orient » qui figurait sur les affiches. Un « very bad buzz » s’en était suivi, heureusement. Manuel Valls, parfois capable d’une réaction inspirée par le bon sens, avait sifflé la fin de la récréation dans un tweet un brin autoritaire. La RATP avait battu en retraite.
Je ne sais pas quelle sera la réaction d’Alliance VITA vis-à-vis de la régie publicitaire, mais j’imagine que la rupture sauvage d’un contrat d’affichage doit induire un droit à dédommagements très conséquents. Peut-être qu’il pourrait, en outre, être mis fin à l’anonymat de @ParisPasRose qui diffame Alliance VITA en imputant un délit d’entrave qui n’a aucune consistance juridique.
Mais face à cette censure que ne renierait pas un régime totalitaire, il y a une réplique possible : le scandale qui devrait révolter chacune des personnes ayant connaissance des faits et qui serait attachée à la liberté d’expression. Internet est fait pour propager rapidement ce genre de tollé.
Thomas Joly, Président du Parti de la France, réagit à l'attaque au couteau qui s'est déroulée à Villejuif.
#Villejuif : il n'aura pas fallu 3 jours pour qu'un islamiste enragé commette le premier attentat au couteau de l'année. Avec ces gens-là, on n'est jamais déçu...
Bravo aux forces de l'ordre qui ont abattu cette pourriture
Samedi 25 janvier, Bruno Hirout, nouveau secrétaire général du Parti de la France, est l'invité de Thomas Bègue, Délégué régional du PdF pour l'Aquitaine, à l'occasion d'une galette des rois qui se déroulera à Bordeaux .
Réservation obligatoire au numéro indiqué sur le visuel ci-dessus.
Passée inaperçue, la création à Paris le Lundi 18 novembre, une semaine après la marche contre l’islamophobie, d'un « Conseil européen des imams » piloté par la Fédération des organisations islamiques en Europe (FOIE) sous la direction des Frères musulmans, marque une nouvelle avancée sur notre continent — et singulièrement en France — de l'islam radical.
Le Parti de la France dénonce le laisser-faire des pouvoirs publics face à ce processus de structuration religieuse et politique à vocation conquérante.
Il demande la dissolution immédiate de cette organisation, l'expulsion des imams étrangers liés à cette confrérie et la surveillance sans faille des détenteurs de la nationalité française qui lui sont affiliés. Des mesures bien plus contraignantes s'imposeraient. Mais nous savons qu'elles ne pourraient être prises que dans le cadre de l’État national que nous appelons de nos vœux.
Jean-François Touzé - Délégué général du Parti de la France
La fusillade, qui a fait samedi deux morts lors de la célébration d'une messe dans l'État du Texas, aurait pu se solder par un massacre de masse si le tueur n'avait pas été rapidement abattu par des fidèles armés.
En France, où seuls les malfrats, les racailles et bien sûr les djihadistes, savent où et comment se procurer une arme, une attaque de ce type aurait causé sans nul doute la mort de dizaines de personnes.
Le Parti de la France réclame un assouplissement de la législation sur la détention, une réforme du périmètre légal de la légitime défense et le port d'armes à feu pour les Français honnêtes et soucieux de la sécurité de leurs familles et de leurs biens.
Jean-François Touzé - Délégué général du Parti de la France
Le Top 50 des personnalités préférées des Français est l’un des marronniers du Nouvel An. Un truc pour les intéressés et les médias qui en tirent quelques points d’Audimat™. Car il faut bien en être conscient : tout le monde s’en fout. Savoir que Mimie Mathy est passée devant Mamie Zinzin ou que Francis Cabrel est retourné dans sa cabane au fond du jardin n’a jamais empêché personne de réveillonner.
Et puis, soyons réalistes : qui peut croire à la vérité d’un tel classement ? On ne saurait y voir la moindre spontanéité, sans quoi il faudrait multiplier les listes à l’infini des situations : une liste pour les gilets jaunes, une liste pour les quartiers ouest de la capitale et une pour la Seine-Saint-Denis, une pour les Ch’tis et une pour Marseille, une pour les rappeurs et une pour les rockers… Bref, à chacun sa liste.
C’est si vrai que le JDD, atterré par le sexisme enkysté des sondés – soit « un échantillon de 1.003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus » –, a décidé, cette fois, de changer son mode d’élection. Invités à choisir dix personnalités « qui comptent le plus pour vous aujourd’hui, et que vous trouvez les plus sympathiques », ils ont eu, cette fois, à distinguer les élus selon leur sexe : 25 hommes et 25 femmes, parité oblige. Pas ensemble, mais en deux listes distinctes.
Ce micmac, on l’a compris, n’a d’autre but que de satisfaire aux revendications de féministes institutionnelles, comme l’a expliqué, à Europe 1, le patron du JDD. « Dans le précédent top, il n’y avait aucune femme dans le top 10. On a été interpellé, notamment par Muriel Robin qui nous disait même “Y en a marre, c’est presque toujours les hommes d’abord” », dit-il, alors « on a voulu faire ce choix volontariste pour la parité de scinder ce top 50 en deux tops 25 afin de donner autant de visibilité aux femmes qu’aux hommes. » Ben oui, faudrait pas qu’elles râlent, les rombières !
C’est ainsi qu’arrivent en tête du classement, chez les femmes, Sophie Marceau, Marion Cotillard, Florence Foresti, Josiane Balasko, Alexandra Lamy, Mimie Mathy et Louane.
Et, chez les hommes, Jean-Jacques Goldman, Omar Sy, Dany Boon, le rappeur Soprano, Jean Reno, Francis Cabrel et Teddy Riner.
On nous fait remarquer qu’il n’y a, parmi les vainqueurs, aucune personnalité politique. À noter qu’il n’y a, non plus, aucun journaliste. Peut-être y en aurait-il eu un si Éric Zemmour avait figuré dans la liste… mais bon, je m’égare. On n’y voit pas, non plus, de scientifique, de chirurgien émérite, d’aventurier des airs ou des mers, pas d’écrivain, de peintre, de musicien classique… On me répondra que ce sont des listes consensuelles, rassembleuses, égalitaristes sans nul doute, tendance populaire sinon populiste, d’inspiration jaune et rouge entre gilets et drapeaux de la CGT. Bof.
Listes incomplètes, sans doute, mais inspirées par « un choix volontariste de parité », a dit le JDD. Comprenez « égalitaires ». Sauf que si l’on va par là, il va falloir, l’année prochaine, ajouter (au moins) une troisième liste pour les indécis du caleçon, car on le sait bien aujourd’hui, à l’heure des LGBTQIA+, on ne saurait se contenter de la distinction archaïque entre hommes et femmes. Et puis, autre question épineuse, a-t-on respecté les quotas de personnes discriminées : pour une Mimie Mathy et un Omar Sy, combien de gros, d’unijambistes, de jaunes ou de bègues ? Combien de personnalités « bio » et combien de trafiquées passées par la chirurgie esthétique ?
Un excellent papier de notre confrère Valeurs actuelles se penchait, hier, sur « L’égalitarisme [qui] déchire l’inégale nature humaine ». On y cite Tocqueville qui, déjà, dénonçait la hargne des égalitaristes : « Ils n’ont pas seulement la haine de certains privilèges, la diversité même leur est odieuse : ils adoreraient l’égalité jusque dans la servitude. »
Rien de nouveau, hélas, sous notre soleil de décembre…
30 décembre 2006, trois jours après que sa condamnation à mort prononcée par un tribunal fantoche supervisé par Washington ait été confirmée, Saddam Hussein est pendu haut et court.
L’œuvre de déstabilisation de l'Irak et du Proche Orient entreprise seize ans plus tôt à l'instigation des néoconservateurs s'achevait. Et c'est l'Occident tout entier qui continue d'en subir les conséquences.
Les États Unis, ce n'est pas seulement Donald Trump. C'est aussi — et c'est surtout — cela.
Jean-François Touzé - Délégué général du Parti de la France
Alors que les attentats islamistes se multiplient un peu partout, le journal Le Monde, dans son édition du 29 décembre, ne trouve pas mieux que de dénoncer « la menace en 2020 du terrorisme d’extrême droite ». Pas un mot sur le Sahel, où les forces françaises sont impliquées, ni sur le Moyen-Orient. Voilà qui ne renforce pas la réputation de ce quotidien « de référence ».
Ce que souligne Le Monde, c’est « la montée inquiétante du terrorisme d’extrême droite en 2019 [qui] risque fort de se poursuivre, voire de s’accentuer en 2020 ». Depuis que l’État islamique a perdu ses derniers bastions en Syrie et que son chef, Abou Bakr al-Baghdadi, a été éliminé, « une autre forme de terrorisme de masse, lié à l’extrême droite raciste, a commencé de se répandre à l’échelle de la planète ». Et de citer l’attaque contre deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, la tuerie anti-mexicaine dans la ville d’El Paso et l’attentat contre la synagogue de Halle. D’où la conclusion : « Les conditions semblent réunies pour que le suprémacisme blanc continue d’inspirer en 2020 d’autres actes terroristes. »
On a compris : ce dont il faut se méfier désormais, c’est le « suprémacisme blanc », qui déploie ses tentacules, d’autant plus dangereux que des forums d’extrême droite exaltent les massacres perpétrés, ne pouvant qu’inspirer de nouvelles vocations. Quant aux thèses sur le « Grand Remplacement », elles entrent de plus en plus dans le débat public des démocraties occidentales.
On pourrait croire que cet article vise spécialement l’administration Trump qui, par son absence de contrôle sur la vente des armes, par la banalisation du discours contre les musulmans et les immigrants illégaux, nourrirait le terreau de ce suprémacisme. Mais détrompez-vous ! Dans les dernières lignes – in cauda venenum –, il fait directement allusion à « ce nouveau péril » qui menace la France. Deux mosquées n’ont-elles pas été attaquées en 2019 ? Le 27 juin, à Brest, où l’attentat fit deux blessés, tandis que l’auteur des faits se serait suicidé d’une balle dans la tête ; le 28 octobre, à Bayonne, qui fit aussi deux blessés, par un homme de 84 ans, jugé très instable psychologiquement par ses voisins.
Mettre ces actes, aussi condamnables soient-ils, sur le même plan que les tueries qui se produisent régulièrement aux États-Unis relève d’un rapprochement hâtif ou d’une intention maligne. Les comparer au terrorisme islamiste est un peu fort de café. Tout se passe comme si le journaliste voulait minimiser le danger islamiste en montrant que le terrorisme existe aussi dans les milieux d’extrême droite et, singulièrement, en France. Il conclut que « 2020 pourrait ainsi devenir l’année où se confirmerait la mondialisation et la diffusion de cette nouvelle forme de terrorisme ». Il a beau ajouter que « le pire n’est jamais sûr », il laisse à ses lecteurs le sentiment que la menace terroriste se situe, en France, à l’extrême droite.
C’est une spécificité du Monde, depuis des décennies, de prétendre à l’objectivité de ses analyses alors qu’il fait preuve de partialité. On ne peut reprocher à un journal son engagement politique, mais au moins ne devrait-il pas chercher à le dissimuler. Il serait même bénéfique de le lire, à condition de savoir le traduire, pour décrypter les roueries de la bien-pensance.