À l'occasion des 40 ans de la dépénalisation de la pédérastie en France, la délicieuse #ElisabethBorne a annoncé la nomination prochaine d'un « ambassadeur aux droits LGBT+ » (sic). Voilà une mesure courageuse répondant sans nul doute aux attentes des Français...
Sujets abordés : la situation tendue à Taïwan, Dupont-Moretti qui s'attaque à Jean-Marie Le Pen à l'Assemblée nationale, Gérald Darmanin qui prend des postures contre l'immigration, l'action du RN à l'Assemblée, les 50 ans du Front National.
Quand bien même on ne partage pas la foi des missionnaires, on peut avoir du respect voire de l’admiration pour leur démarche. Ainsi les Témoins de Jehovah qui prennent racine, chaque samedi et dimanche, sur un coin du marché ; ainsi les pentecôtistes qui sillonnent la capitale, binômes en costume et chemise blanche, la Bible à la main. Ici, à Toulon, ce sont les jeunes frères en soutane blanche – ceux-là même qui ne plaisent pas au pape – qui abordent leurs concitoyens sur le cours Lafayette ou les plages du Mourillon. Ils ont tous la foi rayonnante et l’offrent en partage. De vrais missionnaires, sans fausse casquette et au nom de l'Église.
Curieusement, l’esprit missionnaire existe aussi hors du champ religieux. Quoique… on s’aperçoit en effet qu’il est des religions et des dogmes qui n’avouent pas leur nom. Leurs missionnaires sont des militants de la cause, leur sacerdoce est politique.
Ainsi en est-il des braves bénévoles de la Croix-Rouge française qui, cet été encore, arpentent les plages pour répandre la bonne parole. L’opération s’intitule « la Caravane de l’exil » et s’est donné pour but de sensibiliser les vacanciers. « Ils traversent l’ouest et le sud de la France en 17 étapes : avec ce dispositif de sensibilisation à la migration, bénévoles et salariés vivent une expérience extraordinaire, celle d’une communauté de volontaires voulant tordre le cou aux préjugés sur la route des vacances », lit-on sur le site de la Croix-Rouge française.
« C’est l’esprit des colonies de vacances qui rencontre celui du bénévolat », écrit cette vénérable institution. Je vous avoue que j’ai eu un instant de frayeur : « l’esprit des colonies… » Une fraction de secondes mon cœur a bondi. Heureusement, les vacances m’ont sauvée de l’infarctus.
Nous voilà donc devant « un dispositif itinérant qui traverse la France pour sensibiliser les vacanciers à la thématique de la migration ». Agathe Landel, responsable de la caravane, explique : « Au sein de notre pôle, on faisait déjà de la déconstruction de préjugés, on s’est dit qu’il serait intéressant d’utiliser les grandes vacances, quand les gens ont plus de temps et sont davantage disponibles mentalement, pour approfondir ce travail. » Comme quoi le temps de cerveau disponible peut servir à tout : la pub ET la religion migratoire.
Et comment fait-on de la déconstruction de préjugés ? C’est simple et très ludique. Ainsi, à chaque étape, alors que les missionnaires de la Croix-Rouge – appelés « porteurs de parole » (sic) – s’en vont par deux à la rencontre des vacanciers, le « clergé » s’active à « mettre en place les divers jeux du dispositif, le Jenga ici, les casques de réalité virtuelle là, le jeu de l’Oie géant au sol. Et la roue de la chance, juste devant le stand. » C’est tentant. Le « sujet complexe » de l’exil est « abordé de façon ludique : la réalité virtuelle plonge en immersion dans un camp de réfugiés en Syrie quand les jeux de société et autres quiz interrogent les curieux sur le droit relatif à la migration, sur les préjugés ou encore la géographie ». Rigolo tout plein !
Et sur les conséquences de la migration ? Les problèmes des exilés et ceux des populations qui les accueillent bon gré mal gré ? Le communautarisme qui nous gangrène ? Les camps de migrants à Paris ou à Calais, la colline du crack, les rixes entre communautés ethniques, la violence et l’insécurité qui en découlent ? Pour mémoire, le terroriste de Nice qui a décapité et blessé trois personnes avait été identifié à Lampedusa par la Croix-Rouge italienne. Ce n’est pas le sujet. L’important, c’est « entamer la conversation, c’est se confronter à l’autre, aux idées reçues, au racisme aussi ». Et puis surtout, nous dit la Croix-Rouge, c’est l’occasion pour les bénévoles de passer un bon moment ensemble dans « une dynamique conviviale ».
Ainsi, ce 1er août 2022, a pris fin l’état d’urgence sanitaire. Certes, après quelques péripéties parlementaires, le gouvernement a réussi, avec la complicité des LR, à se garder quelques cartes en main qui lui permettront, par exemple, par simple décret, de restreindre la liberté d’aller et venir, notamment entre les outre-mer et la métropole, mais globalement, nous voici sortis de cette sinistre période où le pouvoir avait pu tester avec succès et à grande échelle le « debout-assis-couché ». Masque-pas masque, passe sanitaire qu’on n'imposerait jamais et qui, finalement, le fut, vaccin qui ne sera jamais obligatoire mais qui, dans les faits, le devint quasiment… Ils nous auront tout fait, ou presque. Il est vrai, aussi, qu’à l’époque, ils disposaient d’une Assemblée nationale aux ordres. Les choses ont un tantinet changé depuis. C’est donc l’heure des retours d’expérience, des bilans, des évaluations. Pas pour Emmanuel Macron, qui a toujours raison et qui, s’il a tort, nous fait comprendre que c’est la faute des autres.
À l’occasion de cette fin de l’état d’urgence et de la disparition du Conseil scientifique, son président, le professeur Delfraissy,a donné, samedi 30 juillet, une interview au Parisien. Reconnaissons-lui une certaine humilité face à ce phénomène qui a frappé le monde et notre pays, notamment lorsqu’il avoue : « Jamais je n’aurais cru qu’elle [la pandémie] durerait si longtemps. » Croire ne relève pas du domaine de la science, et pourta,nt le scientifique qu’est Delfraissy « n’aurait jamais cru »… Cela devrait faire réfléchir tous ces politiques et commentateurs de plateaux télé qui, pendant de longs mois, ont ramené leur science et leur rationalité, vouant aux gémonies ceux qui avaient l’outrecuidance d’émettre le moindre doute. La science, « idéal et méthode », pour Emmanuel Macron, érigée en véritable religion. Avec des décisions politiques qui étaient prises par un Conseil de défense sanitaire, dans le tabernacle du secret défense, après avis du Conseil scientifique, il semblait qu'une véritable théocratie était en train de s'imposer aux Français.
Autre déclaration particulièrement intéressante du professeur Delfraissy, évoquant les débuts de la crise en février 2020 : « On posait plein de questions simples aux Chinois avec qui on échangeait en visioconférence : "Quel masque utilisez-vous ?" "À partir de quel jour faut-il intuber les malades ?" Et ils répondaient toujours à côté ! Leur ambiguïté m’a fait penser que la crise était sûrement beaucoup plus grave que ce qu’on croyait. » Et le journaliste de demander : « Les Chinois ont donc caché la vérité ? » Réponse de Delfraissy : « À cette réunion, ils ne nous ont pas tout dit ! » À quand la réhabilitation des excommuniés pour cause de complotisme ? Car on se souviendra que, durant cette période, émettre la moindre hypothèse qui sortait de la doxa, c'était prendre le risque d'être inculpé pour « complotisme », variant du « populisme ».
Enfin, comment ne pas évoquer les regrets, sinon les remords, de Delfraissy. Un regret « profond » qui le suivra tout au long de sa vie, nous dit-il : « En juin 2020, lors du déconfinement dans les EHPAD, on a mis la santé avant tout, au détriment, peut-être, d’une forme d’humanité, ce qui a entraîné des syndromes de glissement, des personnes âgées qui se laissaient mourir d’ennui. » Le bon docteur Delfraissy oublie d’évoquer ces enfants, ces parents, ces grands-parents qui, au début de la pandémie, ont été enterrés pratiquement comme des chiens avec pour seul linceul une housse en plastique. Le très laïcard Mélenchon s’en était même ému dans un texte de belle tenue. « Aujourd’hui, le directeur de l’EHPAD note le dernier souffle et il sera le seul témoin de la mise en bière conformément à son contrat de travail… Ce monde si prompt à tout transformer en chose est parvenu au bout de ce qu’il est, au sens ultime du néant auquel il a voué la civilisation humaine et la nature qui l’entoure. » Que pensent aujourd’hui ces familles, qui ont souffert et souffrent sans doute encore dans leur chair et leur âme des décisions gouvernementales, des regrets du professeur Delfraissy ? Peut-être de la colère qui est aussi « une forme d’humanité ».
Le football féminin n’a pas fini de faire la une des journaux. Lorsque ce n’est pas l’égalité salariale des joueurs masculins et féminins sur laquelle on s’interroge, c’est que l’on est concentré sur la couleur de peau des concourantes. Dimanche 31 juillet, le stade britannique de Wembley voyait s’affronter l’Angleterre et l’Allemagne pour un match particulièrement attendu, c’était la finale de l’Euro féminin. Après 90 minutes de jeu, les « Lionesses » britanniques ont fini par s’imposer par deux buts à un et ont remporté le trophée. L’histoire aurait pu se conclure sur cette victoire anglaise et faire la fierté du pays ; mais le positivisme sportif n’était, visiblement, pas du goût de certains observateurs.
Une équipe trop blanche : quand la BBC s’interroge
Lors d’un match de quarts de finale opposant les Anglaises aux Norvégiennes, retransmis en direct par la BBC, la présentatrice Eilidh Bardour s’exclame : « Les onze joueuses qui étaient titulaires et les cinq qui sont entrées en jeu étaient toutes blanches ; et cela indique un manque de diversité dans le football féminin en Angleterre. »
On connaît le virage woke opéré par la BBC depuis quelques années, mais on ignore le CV ultra-progressiste de leur présentatrice sportive phare : Eilidh Bardour. Née en Écosse, Eilidh Barbour commence à travailler pour la télévision après quelques années passées à l’université. La jeune femme fait ses débuts en couvrant les compétitions interclub semi-professionnelles de la fédération de rugby écossaise. Dotée d’un certain talent, Eilidh Barbour évolue rapidement et se fait embaucher par la BBC en 2017 avant de travailler, en plus de son contrat avec la BBC, pour Amazon Prime Video. Le début de sa carrière professionnelle sera celui d’une journaliste particulièrement militante. « Sexisme », « manque de diversité », « inégalités salariales » : la jeune journaliste contribue à l’infusion des thèmes woke au sein de l’actualité sportive britannique. En mai 2022, Eilidh Barbour se fait connaître à l’échelle du pays pour sa sortie : « Je ne me suis jamais sentie aussi malvenue dans l’industrie [du journalisme sportif] » après qu’elle a jugé un dîner de gala auquel elle participait « sexiste ». Eilidh Barbour milite activement, depuis plusieurs années déjà, pour que le football féminin jouisse de la même reconnaissance populaire que le foot masculin.
Une phrase qui fait débat en Grande-Bretagne
Si la plus célèbre des radios au monde, la BBC, semble être acquise aux idées woke, ce n’est pas le cas de toute la presse britannique. Dans ce pays particulièrement friand de polémiques médiatiques, la sortie d’Eilidh Barbour ne fait pas l’unanimité. Darren Grimes, le présentateur de la conservatrice chaîne de télé GBnews a ainsi réagi : « La BBC est obsédée. Quel est le problème à ce que les joueuses soient blanches ? Cette réminiscence permanente de la race me déconcerte… » Le Daily Telegraph, l’un des principaux quotidiens du pays, a rappelé quant à lui le drôle de tournant qu’a pris la BBC après que cette dernière a reçu « plus de 200 plaintes pour racisme » liées aux propos de leur présentatrice.
L’histoire n’a pas non plus manqué de faire réagir la classe politique anglaise, à commencer par Kemi Badenoch, noire de peau et ministre d’État à l’Égalité sous le mandat de Boris Johnson. Cette dernière, sur ses réseaux sociaux, a fait part de ses interrogations : « Je ne vois pas des couleurs de peau, je vois des individus. Je pense que passer son temps à regarder la couleur de peau ne fait rien d’autre que de nous diviser. »
Alors, trop blanche, cette équipe féminine anglaise ? Le débat qui agite le Royaume-Uni ouvrira-t-il la porte à des quotas raciaux dans le monde du sport britannique ? En attendant, si cela peut consoler Eilidh Barbour, les « Lionesses » n’ont pas manqué à leur « devoir » de reconnaissance envers le lobby LGBT. Elles ont, pendant toute la compétition, fièrement porté le drapeau arc en ciel.
Parcours exemplaire que celui de Laurence Haïm, autodidacte de l'information : correspondante d'i>Télé aux États-Unis, elle a couvert le 11 septembre 2001, interviewé Obama à plusieurs reprises, présidé l'association de la presse étrangère de la Maison-Blanche. Elle a aussi soutenu Emmanuel Macron, "nouvel Obama", en 2017, puis est retournée au journalisme, ce qui lui a notamment valu de couvrir l'élection présidentielle de 2020.
Interrogée par LCI au sujet de la guerre en Ukraine, Laurence Haïm se demande à voix haute si nous n'aurions pas, nous Français, un peu tendance à nous payer de mots. Soutenir l'Ukraine, OK, dit en gros la journaliste, mais ce n'est pas grand-chose. Elle en arrive à la question cruciale : « Est-ce qu'on est prêt à mourir pour l'Ukraine, est-ce qu'on est prêt à envoyer nos enfants français pour aller se battre en Ukraine ? » Et la réponse tombe, implacable et triste : « Je pense que si vous faites un sondage dans la population française, on aura malheureusement une réponse où la majorité dira vouloir aider mais ne pas aller en guerre. »
Laurence Haïm, comme elle le confie au magazine Elle,, n'a pas d'enfants. C'est un choix qu'elle a fait. Elle vit séparée physiquement de son compagnon. Elle n'a pas été reporter de guerre. Je ne crois pas - mais je m'avance peut-être - qu'elle ait déjà craint pour sa vie. Cela ne l'empêche pas, malgré tout cela, de regretter que nos enfants - puisque, contrairement à Mme Haïm, j'en ai, des enfants, amis lecteurs, et vous aussi probablement - ne soient pas prêts à aller mourir pour l'Ukraine.
Peut-être Laurence Haïm a-t-elle passé trop de temps outre-Atlantique, dans ce pays du kitsch et du catch, où tout est en Technicolor™, même la géopolitique. Des gentils et des méchants, des morceaux de bravoure en carton-pâte et des dialogues téléphonés, des clichés stupides jusque dans les relations entre les gens... Ce n'est pas comme ça en Europe. En Europe, on sait qu'il n'y a pas de gentils dans ce conflit. La Russie est une dictature dirigée par des oligarques assoiffés d'argent ; l'Ukraine, un supermarché de la GPA, un régime corrompu, téléguidé par la CIA. En Europe, on a perdu des millions de papas et des millions de fils pour quelques kilomètres de terre.
Peut-être, également, est-il facile (et très légèrement méprisable) de souhaiter la mort des enfants des autres, pour une cause qui n'est pas liée aux intérêts vitaux de la France, quand on n'en a pas soi-même, et qu'un océan vous sépare du continent européen ? Allez savoir. Aujourd'hui, on n'est plus sûr de rien.
Dans le prochain Forum du PdF, Alexandre Hinger reçoit Bruno Hirout (Secrétaire général du Parti de la France), Guillaume Aguillé (Membre du Bureau politique du PdF) et Juliette (collégienne).
L'émission sera consacrée à l'endoctrinement scolaire.
C'est un petit village de campagne, pas loin de Rouen : Saint-Étienne-du-Rouvray. Le père Jacques Hamel avait passé toute sa vie dans cette région : originaire de Darnétal, enfant de chœur à six ans, pour l'église Saint-Paul de Rouen, entré au petit séminaire à quatorze, il est envoyé en Algérie. Sa sœur, qui sera religieuse, témoigne qu'il refusa toujours, malgré ses performances lors de son service militaire, de devenir officier, « pour ne pas avoir à donner l'ordre de tuer d'autres hommes ». Entre son ordination, en 1958, et sa mort, il n'aura servi qu'au sein de l'archidiocèse de Rouen et fera même partie, cruelle ironie du sort, du comité interconfessionnel créé par l'archevêque après les attentats de novembre 2015. Une vie humblement offerte au Bon Dieu, sans espoir de vaine gloire ni de grandes réalisations : une vie de sainteté silencieuse, comme il y en avait des milliers en France dans la génération du père Hamel.
Ce matin-là, il célébrait la messe pour cinq personnes : un couple de paroissiens et trois sœurs. Deux « djihadistes », en réalité deux minables radicalisés (comme dans la plupart des cas), sont entrés dans l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray en criant « Allahu Akbar ». Leurs noms ne méritent pas d'être cités ici. Tout chez eux était factice : ceintures d'explosifs, grenades, armement, accoutrement, foi en kit - tout sauf, hélas, les couteaux. Après avoir regroupé les fidèles, ils se sont dirigés vers le père Hamel qui, du haut de ses 85 ans, les a apostrophés sans peur. Les deux assassins ont forcé un des paroissiens, un octogénaire, à filmer l'égorgement du père Hamel, dont les dernières paroles ont été, par deux fois : « Va-t'en, Satan ! » Les policiers sont arrivés sur les lieux assez vite et les ont abattus.
Jacques Hamel sera retrouvé « égorgé » - « massacré » serait le terme exact. Il a reçu en tout vingt-huit coups de couteau. Les services de police de la région avaient reçu des renseignements selon lesquels un attentat était en préparation dans ce village. Les autorités musulmanes du village avaient construit leur mosquée sur un terrain cédé par l'archevêché pour un euro symbolique : elles exprimeront leur surprise mais reconnaîtront que quelques salafistes se rendaient parfois aux prêches. Après un emballement médiatique et religieux (notamment sur la possibilité d'un procès en béatification), l'histoire retombera, comme un soufflé.
Reste-t-il quelque chose, six ans plus tard, de cet attentat qui avait, à l'époque, foudroyé les consciences en France ? Pas grand chose. Y aura-t-il quelques mots là-dessus dans la presse dite mainstream ? On l'espère. On peut lire, ici ou là, qu'un centre d'accueil des pèlerins est envisagé dans les années qui viennent. On peut même se procurer, sur le site de France 3 régions, le programme des commémorations de ce mardi 26 juillet : la messe sera donc suivie d'une cérémonie républicaine pour la paix et la fraternité devant la stèle du même nom, puis d'un verre de l'amitié au centre socio-culturel Georges-Déziré. Je n'invente rien. Tremble, Daech ! Nous vaincrons ta haine avec nos cérémonies neuneus façon IIIe République ; nous repousserons ton intolérance avec nos kirs, nos gobelets en plastique et nos bols de Monster Munch !
Le père Hamel est mort en martyr, égorgé in odium fidei comme autrefois, comme aux origines. Il ne faudrait pas l'oublier. Il paraît que certains visiteurs prient pour lui. Je pense, au contraire, que nous devrions lui demander de prier pour nous, aujourd'hui plus encore qu'il y a six ans...
Alors si j'ai bien compris, le macroniste #Rebeyrotte aurait fait un #SalutNazi à l'#AssembleeNationale pour dénoncer les « nazis » du #RN (qui porte plainte). De son côté, l'extrême-gauche demande la démission du crétin à la gueule de l'emploi. Mon Dieu quelle mandature ! pic.twitter.com/ECiF3mYuhn
Je ne suis pas, sur le fond, opposé au principe de l'impôt. Ses modalités de mise en œuvre, c'est vrai, confinent à l'écrasement ; son matraquage des riches et sa haine de la succession patrimoniale sont, c'est vrai, ce qu'il y a de plus laid et de plus méprisable dans le fond de l'esprit révolutionnaire. Mais enfin, tout de même, je trouve compréhensible de contribuer, à la mesure de ses moyens, aux services d'un État digne de ce nom. Pour avoir des routes en bon état, des hôpitaux efficaces, des écoles publiques d'élite, des trains rapides et ponctuels, une vraie prise en charge des pauvres, une armée puissante, je suis prêt à contribuer de bon cœur à l'effort collectif.
Bon. Cela étant posé, convenons que les résultats obtenus par les structures de l'État ne plaident guère en faveur du maintien de l'étranglement fiscal perpétuel. Routes défoncées (mais à péage, pour le bénéfice de compagnies privées, et à radars, pour reprendre un peu de sous au contribuable) ; hôpitaux exsangues, dont le cirque du Covid n'a été que le révélateur ; écoles idéologisées, au niveau lamentable, aux professeurs rares et dépassés ; clochards français qui meurent seuls, sous les fenêtres d'hôtels trois étoiles remplis de migrants logés aux frais du contribuable ; armée de grande classe, mais échantillonnaire, qui paie l'incurie de Sarkozy puis de Hollande... et moyens de transport hors d'âge, livrés en pâture aux syndicalistes, qui ne savent anticiper ni les « épisodes neigeux », ni les « fortes chaleurs », ni les « feuilles sur la voie »... ni rien, en somme.
Voyez l'exemple du RER B, ce 18 juillet. Train bondé, chaleur, malaises ; incivisme de la musique trop forte ; arrêt interminable en pleine voie. Il est huit heures du matin. Le conducteur invite les voyageurs à débarquer en sautant sur les voies. À la queue leu leu, dans le noir absolu, les passagers sautent, valise à la main, puis courent comme dans un film-catastrophe par peur d'être percutés. Un embouteillage de trains de banlieue, stoppés entre Châtelet et les stations suivantes, serait à l'origine de ce terrible ratage. Un « épisode caniculaire », disent-ils, dû à « la présence de personnes sur les voies » alors que ces personnes se sont justement trouvées sur les voies à cause de l'inefficacité du réseau francilien.
Y a-t-il, en somme, un seul pan du service public qui ne ressemble pas à un pays du tiers-monde ? Une rumeur raconte que, lorsqu'un train arrive légèrement en retard au Japon, on ouvre une enquête interne. Ce qui est sûr, c'est que quand la DDE japonaise travaille, il y a, comme chez nous, trois personnes : mais chez eux, il y en a un qui travaille, un qui régule la circulation et un dont la seule fonction est de présenter les excuses de l'administration aux passants. Croyez-vous que la RATP ou la SNCF le feraient de vive voix ? Ou qu'une enquête interne permettrait de savoir pourquoi les trains grandes lignes arrivent systématiquement en retard ? Non. En France, on est capable de relier Paris à Mitry-Claye en moins d'une journée, via le tiers-monde. Cette démission totale du service public n'est pas anecdotique : elle est symptomatique d'un je-m'en-foutisme généralisé, d'un refus de se remettre en question, d'un délabrement matériel et moral de l'appareil d'État. De même que la Seine-Saint-Denis est censée être la Californie sans le soleil, nous devenons la République démocratique du Congo sans les températures. Et encore, cette semaine...
Première urgence : changer de narratif. Car la situation est grave et les perspectives bien inquiétantes : inflation, rationnement, pénuries, les nuages s’accumulent à l’horizon et le mécontentement pourrait vite se faire entendre.
Alors, on a fait plancher les communicants sur le sujet suivant : comment faire avaler la pilule aux Français ? Revenir sur une stratégie kamikaze qui se révèle un échec complet et menace de ruiner nos économies ? Pas question, ce serait reconnaître que l’on fait fausse route depuis le début. Non, il suffira de changer de récit afin de modifier la perception de la crise par les Français.
C’est dans ce sens qu’il faut comprendre les réponses surréalistes du ministre de la Transition énergétique, interrogé par Le Figaro le 10 juillet dernier. À la question « À quel point la situation vous inquiète-t-elle ? », Agnès Pannier-Runacher répondait : « Ce qui est inquiétant, c’est d’abord la situation sur le front climatique. Ce qui est historique, c’est le paquet climat européen adopté, au bout de la nuit, le 29 juin. » Comme aurait dit Georges Marchais, « C'est pas votre question mais c'est ma réponse. »
Le ministre avait, bien entendu, très bien compris. Elle se contentait de reproduire le nouveau schéma narratif repris par le chef de l’État, le 14 juillet dernier. Pour commencer, modifier le cadre interprétatif : « La crise ukrainienne et russe nous impose un cas pratique immédiat : comment faisons-nous pour ne plus dépendre au plus vite des énergies carbonées. » On passe ainsi de la crise ukrainienne à la crise climatique. C’est-à-dire d’un contexte polémique (la guerre) à un contexte consensuel (sauver la planète).
Ensuite, on fournit les nouveaux éléments de langage. Ne dites pas « rationnement », trop connoté et lié à une approche coercitive. Non, parlez de « sobriété », beaucoup plus neutre et écolo : « Un changement complet de nos comportements, pour nous chauffer, pour nous déplacer, pour produire », expliquait le ministre. Vous n’allez donc pas vous priver, vous allez agir pour le climat et les générations futures.
Les mauvais esprits parleront de grossière manipulation. Pas du tout, même s’il est vrai que tout cela est un peu lié aux sciences comportementales. Mais c’est pour votre bien. On ne vous impose rien, on vous incite juste à faire les bons choix. En réalité, on vous aide à surmonter vos biais cognitifs : résistance au changement ou aversion pour la perte. C’est l’approche « nudge » (en anglais, pousser quelqu’un du coude pour attirer son attention), très à la mode actuellement dans la conception des politiques publiques. Le gouvernement s’en est notamment inspiré pour vous encourager à suivre les recommandations sanitaires lors de la pandémie.
Cela vous permettra de vous engager sur le chemin de la « sobriété » dans la joie et la bonne humeur. Et, surtout, ça permettra de faire oublier qui est responsable du chaos à venir. Le ministre a prévenu : « Tout le monde est concerné, et tout le monde doit balayer devant sa porte ! » Un très beau tour de passe-passe.
Ça, c’est l’élaboration du plan de com pour le vulgum pecus mais, pendant ce temps-là, dans les coulisses, c’est plutôt panique à bord.
Alors qu’au printemps, les Européens se divisaient pour savoir s’il fallait mettre en place un embargo sur le gaz russe, ils découvrent aujourd’hui, effarés, que c’est Poutine lui-même qui ferme les robinets.
Or, il n’y a pas d’alternative sérieuse à court terme. Le 9 juillet dernier, Le Monde rapportait les calculs de Thierry Breton, commissaire européen au marché intérieur : « Alors qu’avant la guerre, la Russie livrait aux vingt-sept 155 milliards de mètres cubes de gaz, les États-Unis, l’Égypte, le Qatar, l’Afrique de l’Ouest, mais aussi la Norvège ou l’Azerbaïdjan, pourraient d’ici un an leur fournir un tiers de cette quantité. »
C’est donc bien de rationnement qu'il est question dans les prochains mois. Et pour ce qui est de l’écologie, contrairement à la fable d’Agnès Pannier-Runacher, elle passe à la trappe avec la réouverture des centrales à charbon. Dans le Financial Times du 4 juillet dernier, le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, reconnaissait que cette situation supposait de mettre entre parenthèses les objectifs climatiques européens.
Commençons par un rappel « pour le lecteur pressé », comme on dit. Il y a 80 ans, les 16 et 17 juillet 1942, la police française arrêtait 13.000 Français juifs, puis les parquait au Vélodrome d'Hiver, dans le XVe arrondissement de Paris. Ces prisonniers furent ensuite répartis dans deux gares de triage (Beaune-la-Rolande et Pithiviers) avant d'être déportés. Très peu d'entre eux revinrent des camps de concentration. S'agit-il de l'une des heures les plus sombres de notre Histoire ? C'est aux vainqueurs de le dire, comme toujours. En revanche, évidemment, c'est une tragédie, comme souvent pendant les guerres. La commémoration du Vel' d'Hiv' nécessite-t-elle un énième « discours offensif », comme les services de l'Élysée l'ont annoncé avec gourmandise, il y a quelques jours ?
Il y eut, tout d'abord, un petit mot d'Éric de Rothschild, président, entre autres, du Mémorial de la Shoah, pour introduire Emmanuel Macron, ancien employé de son cousin. Il n'est pas certain que l'antisémitisme des banlieues recule significativement avec de tels invités d'honneur. Petit faux pas, peut-être.
Et Macron, alors ? Oh, pas grand-chose. Chirac avait ouvert la voie à la flagellation a posteriori. Macron s'est borné à rappeler, avec ce mélange de lyrisme bon marché, de grandiloquence creuse, de bons sentiments neuneus et de cours d'histoire revisités par l'Éducation nationale, que la France était méchante. Héritière de l'humanisme, des Lumières, des droits de l'homme et tutti quanti, la France, selon Macron, a trahi ses valeurs universelles, qui existent depuis sa naissance, en 1789. Certes, le Président a notamment rappelé la lettre écrite par le cardinal Saliège, les petits mouvements de révolte ou d'opposition, les Compagnons de la Libération. On connaît déjà tout ça. Interminable anaphore en « Elle vivait... », pour parler de la France qui s'est opposée aux soumissions vichystes, envolées poétiques au ras du sol... l'indigestion n'est pas loin.
À quoi Macron a-t-il servi, une fois de plus ? En quoi s'est-il attaché à corriger les discours réducteurs, en quoi a-t-il été particulièrement « offensif » sur la question de l'antisémitisme - et, d'ailleurs, en quoi le peuple français, écrasé de culpabilités diverses, a-t-il besoin qu'on lui rappelle que « plus jamais ça » ? À qui s'adressait ce discours, alors ? Aux nouveaux antisémites dont parlait Alain Finkielkraut, issus de l'islamo-gauchisme ? Ce serait bien vu, ce serait peut-être même nécessaire... mais un discours lénifiant, ponctué d'appels aux valeurs de la République et de pleurniche bas de gamme, est-ce vraiment la meilleure façon de convaincre ces nouveaux antisémites ?
Il n'y a eu qu'un seul mot à proprement parler « offensif », largement applaudi, d'ailleurs : pour dire que Pétain et ses acolytes n'avaient jamais contribué à sauver des Juifs. Un mot contre Zemmour, en somme. Une phrase assassine contre un Juif patriote dans un discours contre l'antisémitisme contemporain, fallait oser. Décidément, rien ne l'arrête.
Bref, Macron se chiraquise : il s'accroche aux totems en carton-pâte de la République, il psalmodie les mêmes vieux éléments de langage, il gâtouille. Le nouveau monde, décidément, ne sait faire que du vieux avec du vieux.
On ne peut que se féliciter, rétroactivement, que le président De Gaulle et le chancelier Adenauer aient signé en 1963, le traité de coopération franco-allemand, enterrant ainsi - définitivement peut-on espérer - la hache de guerre entre les nations franque et germaine.
Mais, une soixantaine d’années plus tard, qu’en est-il réellement ? La guerre russo-ukrainienne est un révélateur de ce qui nous oppose à nos voisins. Le modèle énergétique allemand (energiewende) est un échec total. Sous l’influence des « Verts », ces Die Grünen aussi néfastes en RFA qu’en France, l’Allemagne a renoncé au nucléaire et, pour palier partiellement à la rupture d’approvisionnement en gaz russe, remet en activité des centrales à charbon qui vont polluer largement au-delà et en deçà du Rhin ! « Belle manœuvre mon général », pour « sauver la planète ! ».
Les sanctions prises contre la Russie pour complaire à « l’allié » américain, vont faire exploser les factures d’électricité des Français et des autres Européens, sans oublier l’alibi commode des éoliennes pour justifier une énergie douce. (Alors que l’on sait, comme le tout électrique pour l’automobile, que ce n’est pas économique, ni totalement non-polluant, si l’on prend en compte tous les facteurs : recherche, production, acheminement...)
Sans compter que pour nous Français, nous allons continuer de nous mettre, à nouveau, entre les mains de fournisseurs étrangers, mais aussi risquer de mettre en péril la filière industrielle de l’automobile. Alors, à quoi bon substituer des Américains pour le gaz de schiste, ou des Chinois pour les « Terres rares », aux Russes pour le pétrole, aux Algériens et autres Quataris pour le gaz ? Macron l’a annoncé le 14 juillet 2022, il faudra se serrer la ceinture en matière de chauffage l’hiver prochain. Indirectement, le prix du stère de bois va encore augmenter pour ceux qui se chauffent « à l’ancienne ».Le Premier ministre hongrois, Victor Orban, a déclaré à juste titre, que non seulement « les Européens se tiraient une balle dans le pied, mais une autre dans les poumons ! ». Aux dernières nouvelles, il n’impose pas lui, à son pays, le « coup du boomerang » avec les sanctions sur le gaz et le pétrole russes.
Coopération militaire au point mort
D’autre part, dans un tout autre domaine, celui de la défense, le projet franco-allemand de l’avion de combat du futur – SCAF – est dans les limbes, tout comme celui du char de combat franco-teuton, les objectifs d’armement des deux partenaires n’étant pas tout à fait les mêmes. On aurait pu depuis très longtemps, afficher une solidarité et une complémentarité réelles en matière de coopération militaire entre Paris et Berlin - Bonn à l’époque - en substituant aux Starfighter, Tornados et autres Eurofighters de la Luftwaffe des Mirage, et en mettant des Léopard à la place, par exemple, des AMX-30… Que nenni mon ami. Les Allemands, des voisins qui nous veulent du bien, vraiment ?
Jean-Claude Rolinat - Membre du Bureau politique du Parti de la France
Rafle du #VeldHiv : les professionnels de l'indignation et de la posture de circonstance se sont surpassés cette année, #EmmanuelMacron en tête, pour battre leur coulpe. L'overdose n'est pas loin. À trop en faire, ils pourraient aboutir à l'effet inverse...