Twitter dans ses sinistres œuvres. En tête des tendances, le « hashtag » #balancetonmédecin. Chacun vient y « balancer » son médecin, celui-ci étant, après le prêtre, le flic, le père, le prof, la nouvelle représentation de l'autorité qu'il convient de détruire lorsqu'on est un néo-justicier 2.0.
J'ai essayé de lire quelques tweets, et sans surprise c'est consternant. Entre l'imbécile qui n'a pas compris le sens de la démarche mais qui, pour suivre le mouvement, doit absolument trouver un truc et n'a rien de mieux sous le coude qu'une vague erreur de diagnostic de son angine lorsqu'il avait six ans, et l'obèse à lunettes qui profite de l'occasion pour rappeler le dégoût que lui inspire un médecin qui, ô crime, se permet de lui demander son poids, en passant par toutes sortes de pleurnicheries d'ados attardés et de féministes hystériques, vraiment nous avons là un échantillon de choix de l'horreur moderne.
Je me souviens d'un temps où la délation faisait rougir de honte même ceux qui la pratiquaient. On « balançait » à l'abri des regards, en traitre, dissimulé. Maintenant, on revendique d'être une balance, on revendique d'exposer des secrets (notamment professionnels), on assume de lyncher et de livrer des gens à la vindicte publique.
Vivre dans cette époque est une épreuve quotidienne pour les gens normaux.
Nouvel incident de frontière dans la guerre du voile. Pas dans l’enceinte d’un conseil régional, et le tir n’est pas le fait d’un élu du Rassemblement national. Cette fois-ci, cela s’est passé dans une école maternelle et c’est une rectrice d’académie qui a déclenché l’escarmouche.
Jeudi 7 novembre, raconte Le Parisien, Charline Avenel, rectrice de l’académie de Versailles, se rendait dans l’école maternelle Charles-de-Gaulle, de Clamart (Hauts-de-Seine), accompagnée de la directrice académique et du maire de la commune, Jean-Didier Berger, ancien LR et désormais membre de Libres !, le mouvement de Valérie Pécresse. But de cette visite : assister à un atelier organisé dans le cadre de la journée contre le harcèlement. « Ce devait être une journée presque classique », selon L’Obs. Et puis, tout bascule. La rectrice constate que des femmes voilées sont dans l’enceinte de l’école. Des mères (c’est mieux de dire des mamans) qui participaient à ces ateliers de coéducation. La délégation décide alors de quitter les lieux et la rectrice de mettre fin à l’activité. Pourquoi ? Parce qu’elle entre dans le cadre du temps scolaire, à l’intérieur de l’école, et que la neutralité religieuse, dans ce cas, s’applique aussi aux parents volontaires.
La rectrice s’appuie en effet sur le vade-mecum sur la laïcité, signé en octobre dernier par Jean-Michel Blanquer. Ce document, qui prend pour références la loi et la jurisprudence, précise que cette obligation de neutralité « s’impose aux parents volontaires pour participer à des activités d’enseignement pour lesquelles ils exercent des fonctions similaires à celles des enseignants ». On ne peut être plus clair. Mais peut-être pas pour tout le monde. Pour la directrice, notamment. Et aussi pour les mères.
Bien évidemment, la machine à victimisation accélérée s’est mise en branle. Le Parisien nous offre en illustration la photo de la maman bénévole portant son enfant dans les bras. Celle-ci déclare au journal : « Ils sont vraiment partis à cause de moi ? Moi, je fais ça pour mes enfants, j’aime qu’ils sachent que je suis présente et que je participe à leur vie à l’école. » Présenté comme ça, on comprend tout de suite qui sont les gentils, qui sont les méchants. Et puis, la question surgit : « Honnêtement, qui va les accompagner si on enlève les mères voilées ? Il y a peu de bénévoles. » Argument imparable qui révèle peut-être, sans le vouloir, une stratégie globale. Évoquons les gâteaux apportés gentiment par les mamans à l’occasion de la kermesse et l’on finira de faire passer cette rectrice pour la réincarnation de Margaret Thatcher ou quelque chose du genre ; une femme sans cœur, quoi.
D’ailleurs, comment peut-on ainsi stigmatiser ? Sur Ttwitter, on s’insurge. Un enseignant, syndicaliste : « Est-ce que Mme la rectrice quitterait immédiatement un lycée privé après avoir aperçu les crucifix fixés aux murs des salles de classe de la même façon ? » Sauf que la loi le permet. Un collectif « pour un enseignement critique et émancipateur » réagit : « Honte !!! Pas en notre nom, jamais. » Un autre professeur : « La rectrice de Versailles se ridiculise et participe à un acte de discrimination. » Tout de suite les grands mots. Et ajoute : « Quand Jean-Michel Blanquer donne l’exemple, la hiérarchie suit. » Intéressant.
Cet attentat de Clamart au vivre ensemble amène quelques questions. Combien, en France, de femmes voilées dans l’enceinte des écoles exercent « des fonctions similaires à celles des enseignants » ? Combien de chefs d’établissement laissent prospérer de telles situations ? Par ignorance ? Par complaisance ? Par peur ?
Notons, tout de même, que la réaction de la rectrice s’inscrit à merveille dans une séquence gouvernementale particulière. Précisons aussi que Mme Avenel, camarade de promotion d’Emmanuel Macron à l’ENA et que l’on dit proche du Président, fut désignée en 2018 à la tête du rectorat de Versailles, après assouplissement des règles de nomination à ce type de fonction. Mais c’est une autre histoire.
Enfin, gageons que l’indignation autour de cette affaire n’atteindra pas le niveau connu récemment au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté.
La Méditerranée, mer presque fermée, est bordée par un nombre impressionnants d’États, du plus petit, la principauté de Monaco, jusqu’au plus peuplé, l’Égypte du maréchal Sissi.
Dans son périmètre, après un léger ralentissement dû, en partie, à la présence à Rome d’un pouvoir « fort », c’est reparti pour les navettes maritimes entre l’Italie et la Libye, depuis que Mattéo Salvini a quitté son poste de ministre de l’Intérieur. En attendant son inéluctable retour aux affaires, question de temps, et avec l’objective complicité de Macron, de Conte, le président du Conseil italien, et de la chancelière Merkel sur le déclin, la noria des bateaux aux missions humanitaires, « humanitaires » entre guillemets, va continuer, pour le plus grand bien du portefeuille des passeurs.
Toutes ces ONG, dont certaines ont le sieur Soros derrière elles, vont chercher des migrants, principalement arabo-africains mais pas que, en quête d’un hypothétique Eldorado. Ils sont lancés en mer sur des barcasses bien fragiles, et sont récupérés, la plupart du temps, sur simple coup de fil donné par les passeurs, par toutes ces pleureuses humanitaires qui déverseront leurs cargaisons humaines à Malte, en Sicile et à Lampedusa.
Et comme d’habitude, Allemagne, France, Pays-Bas, Luxembourg, Irlande, Portugal, se répartiront les effectifs de ces « demandeurs d’asile » (la plupart, d’ailleurs, en seront déboutés et deviendront des clandestins, venant gonfler les hordes déjà en nos murs !) C’est là que l’on mesure l’hypocrisie de la politique du fameux « en même temps » du jeune résident de l’Élysée, j’écris « résident » à dessein. Alors qu’il tente, vainement à mon sens, de récupérer une partie de l’électorat de droite en le caressant, un peu, dans le sens du poil par une interview donnée à Valeurs Actuelles, il continue, parallèlement, d’ouvrir les vannes aux clandestins.
Un flot ininterrompu
Qu’on en en juge avec ces dernières semaines : l’Asso 30, battant pavillon italien, au service des compagnies pétrolières qui travaillent off shore, a débarqué en Sicile le 3 novembre, 150 « naufragés » dont 4 enfants. Le même jour, 88 immigrants étaient débarqués des flancs de l’Alan Kurdi, à Tarente, un port de la région des Pouilles, l’Allemagne et la France en prenant chacune 30, les autres étant réparti entre l’Irlande, 2, le Portugal, 4, etc… en application d’un préaccord « européen » conclu à Malte. Ce navire était affrété par une ONG allemande.
Le 29 octobre, après avoir fait des ronds dans l’eau pendant onze jours, l’Océan Viking, au service de « SOS Méditerranée » et de « Médecins sans frontières », était autorisé à se délester de son humaine cargaison à Pozzallo, soit 151 clandestins dont 40 mineurs. La délicate situation politique de la Libye, écartelée entre le gouvernement de Tripoli, reconnu sur le plan international, et le régime du maréchal Haftar, installé à Benghazi, soutenu par l’Égypte et, plus mollement, par la France, ne facilite pas les missions de la garde côtière libyenne. Elle n’avait pas pu intercepter l’Open Arms, de l’ONG espagnole PROACTIVA, débarquant une première fois à Malte, le 27 octobre, 44 illégaux et, une seconde fois, le 1 er novembre, toujours à La Valette, 15 clandestins récupérés sur un canot dérivant.
On sait que la solution n’est pas de ramasser les dizaines de milliers de migrants illégaux exploités par les passeurs, et qui risquent leur vie en mer, mais de détruire, avant que ne partent tous ces demandeurs d’asile, ces nids de vipères que sont ces négriers modernes qui prospèrent au détriment de la misère humaine, sur les côtes libyennes. Une opération militaire combinée des principales puissances européennes riveraines, Espagne, Italie, France, n’aurait rien d’impossible. Les éléments commandos sont là, l’arme aux pieds, disponibles dans ces trois pays. Mais il manque une volonté politique pour donner des ordres, une mission avec un objectif précis et, dans cette affaire, l’Union européenne, une fois de plus, une fois de trop, démontre son incapacité, pour ne pas dire son inutilité, voire même, sa capacité de nuisance en voulant imposer des quotas de migrants à ses membres (sous peine de sanctions financières, un comble, à l’encontre des pays récalcitrants !).
Les zones de tension, productrices de réfugiés, ne manquent pas, et certaines portes sont encore grandes ouvertes : les îles grecques submergées par des proche-orientaux complaisamment abandonnés par le sieur Erdogan, les présidios espagnols de Ceuta et de Melilla enclavés au Maroc, où, parfois, des Africains qui n’ont plus rien à perdre, se ruent à l’assaut de barrières grillagées, nos départements d’outre-mer, Guyane, Mayotte et la Réunion, où, respectivement, Surinamiens, Comoriens et Sri-Lankais espèrent, de là, pouvoir gagner la métropole, sans oublier la frontière américano-mexicaine où les Latinos, grâce à un mur interrompu, gagnent les USA, la nouvelle Babel, etc…
Les « mesurettes » du gouvernement Macron
Alors même qu’en France, le gouvernement annonce des mesures restrictives, très modestes, envers les étrangers, disons « indésirables », notamment ceux qui profitent de notre système de santé pour faire du « tourisme médical », il va augmenter les effectifs des immigrés en voulant initier une politique des quotas économiques, pour complaire au patronat. Plus précisément, au lieu de faciliter la remise au travail de chômeurs par des mesures, à la fois incitatives et coercitives, d’augmenter notre capacité en matière de formation professionnelle, on va céder à la facilité.
Eh bien non, disons-le très fort, nous préférons, par exemple, des informaticiens Français, plutôt que des ingénieurs importés de feu l’Empire des Indes, des médecins « gaulois », à la place de Roumains ou d’Algériens. Comme en matière démographique, tout se planifie, même si les bonnes intentions ne sont pas toujours « récompensées ». Une grande politique familiale aurait évité à l’Allemagne de voir sa « Germanité » se réduire, à terme, comme une peau de chagrin : on annonce, au rythme où vont les choses, seulement 36 millions d’Allemands « de souche » à la fin du siècle ! Moins dramatique pour la France, mais pas bien loin. Ce n’est pas en vidant l’Afrique pour repeupler l’Europe, que l’on résoudra les difficultés des uns et des autres.
Une grande politique du développement, avec birth control, - par l’électrification totale du continent et l’arrivée d’eau potable dans tous les villages de brousse comme dans les mégalopoles -, couplée avec une totale étanchéité de nos côtes et de nos frontières, serait l’un des remèdes aux maux de la planète. Mais ceci, comme aurait dit Kipling, est une autre histoire.
Jean-Claude Rolinat - Membre du Bureau politique du Parti de la France
« L'Europe est au bord du précipice, et l'OTAN en état de mort cérébrale ».
On sait depuis longtemps Emmanuel Macron atteint de logomachie et personne, ni en France, ni à l'étranger, n'ignore qu'il souffre d'incontinence verbale. Les réactions indignées des dirigeants américains, allemands, canadiens, britanniques et de l'ensemble de l'establishment atlantiste à ses propos publiés par The Économist montrent que cette fois pourtant, il n'est pas loin d'avoir visé juste quoique demeurant très en deçà de la réalité.
Impuissante et atone, soumise à tous les vents mauvais de la financiarisation et du totalitarisme des droits de l'homme, assiégée par la colonisation migratoire, l'Europe n'est pas au bord du précipice, elle est déjà dans le gouffre.
Quant à l'OTAN, elle ne sera pas en « état de mort cérébrale » tant que Washington continuera d'en faire l'instrument golèmique de son hégémonie politique et le bras armé de ses seuls intérêts.
Tout est lié. L'Europe ne sortira pas de l'abîme tant qu'une volonté politique d'indépendance, de revendication civilisationnelle et de puissance retrouvée ne l'animera pas et qu'elle ne se sera pas dotée des moyens militaires et diplomatiques de l'appliquer. Ces moyens militaires et politiques ne peuvent désormais exister qu'en dehors de l'Alliance atlantique.
Parler c'est bien mais agir c'est mieux. Les droites nationales européennes en ont bien l'intention.
Jean-François Touzé - Délégué national du Parti de la France
Welcome in Calais ! Son millier de clandestins squattant les zones industrielles, ses 27,7 % de chômeurs (Insee 2019), ses 30 % d’habitants vivant sous le seuil de pauvreté (Compass). Qu’importe la réalité socio-économique, la municipalité dirigée par Natacha Bouchart (Les Républicains) a décidé d’engager la ville à hauteur de 27 millions d’euros, sur 8 ans, afin que François Delarozière, compagnie La Machine basée à Nantes, fabrique pour Calais un dragon, des iguanes et autres joyeusetés…
Ce week-end de la Toussaint, pour l’arrivée du Dragon de Calais, la population a eu le droit à une petite sauterie à 980 000 euros, financée à 80 % par le conseil régional des Hauts-de-France, qui veut faire de Calais « une terre de culture ». L’événement, comme il se doit, a été encensé par les deux médias locaux du groupe Socpresse Nord Littoral et La Voix du Nord. Des jours de Une tout feu tout flammes relayant l’enthousiasme de Natacha Bouchart : « Si on estime à 250 000 visiteurs tout au long de ces trois jours de fête, et c’est une fourchette très basse, ce seront 7, 5 millions d’euros qui seront injectés dans l’économie locale ! » (sur la base d’une dépense de 30 euros par personne, NDLR 1).
La fête a été pluvieuse. Le dragon aujourd’hui dort et va prendre la rouille sur un front de mer aussi accueillant et riant qu’une station balnéaire de l’époque soviétique. La halle provisoire (1,8 millions d’euros) érigée à la va-vite pour « le bébé » n’est pas fonctionnelle. Son toit en plastique s’est arraché au premier coup de vent. Il vaut dire qu’abriter une machine sur un front de mer souffrant des tempêtes et du climat marin n’est pas très logique. Mais à Calais rien n’est logique.
Arrêté anti-migrants
L’arrivée du mastodonte dont la construction a coûté 4,5 millions au lieu des 3,2 annoncés n’a pas fait que des heureux. Les petits-bourgeois de gauche, nervis de la Scène nationale Le Channel n’œuvrant que pour promouvoir le vivre-ensemble et la diversité, ont boudé. Il faut dire que quelques jours avant la fiesta, Natacha Bouchart a pris un arrêté afin d’interdire les distributions sauvages de nourriture par les associations d’aide aux migrants squattant la gare et le centre-ville.
Les bobos étant une des composantes incontournables des spectacles de rue, François Delarozière a été sommé de protester par la presse bien-pensante. Ce qu’il a fait du bout des lèvres (il ne faut quand même pas irriter la poule aux œufs d’or) : « Un, on ne m’a pas consulté. Deux, cela ne me regarde pas : ce n’est pas à moi de me positionner sur un arrêté, ce n’est pas mon métier. Mais à titre personnel, je n’aurais pas été d’accord avec … » (2).
De leur côté, les associations vivant de la misère des autres envisagent de saisir le tribunal administratif de Lille. Ce dernier, il est vrai, a pour habitude de leur donner raison.
Guerre des chiffres
En dépit d’une météo capricieuse, venteuse, pluvieuse et d’une panne prometteuse du dragon, la fête a eu lieu et a même bénéficié de la présence du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner (l’État finance le projet) qui s’est extasié en associant le dragon : « à une reconquête républicaine et culturelle ».
Pour comprendre pourquoi cette sortie républicaine du très « fraternel » ministre n’est pas un hasard, il faut consulter le calendrier local : le 9 novembre prochain, le musée municipal La Cité de la Dentelle va accueillir Jean-Philippe Hubsch, le grand maître du Grand Orient de France, à l’invitation des quatre loges locales pour une conférence publique Le Grand Orient de France, une obédience maçonnique du XXIe siècle.
À cinq mois des élections municipales, il y a urgence à mobiliser les troupes. À Calais, les francs-maçons sont environ 700 et la maire de Calais n’avait pas hésité à couper le ruban du nouveau temple lors de son inauguration en 2015.
S’il y a urgence, c’est que Calais vote massivement pour le Rassemblement National… Lors des Régionales de 2017, Marine Le Pen a obtenu au premier tour 57 % des suffrages ; au second tour des présidentielles 57,42 %. Aux Législatives, Philippe Olivier, son beau-frère – qui avait piqué la tête de liste à Rudy Vercucque, conseiller régional et calaisien très bien implanté – a réussi à se placer en tête au premier tour avec 26,12 % avant de se faire écraser au second par Pierre Henri-Dumont (Les Républicains), 57,41 % des voix.
À Calais, les parachutages ne fonctionnent pas. Pour autant, Philippe Olivier, qui a depuis pris du galon à « l’Europe » en tant que député, a décidé de récidiver en parachutant un ex-saint-cyrien, Marc de Fleurian, assistant parlementaire de André Rougé (Rassemblement national) et en déboulonnant Rudy Vercucque, seul candidat crédible face à Natacha Bouchart.
Très peu soutenu localement, Marc de Fleurian a dénoncé comme il le pouvait la gabegie à l’aide d’affiches montrant la maire de Calais chevauchant un dragon au coût de : « 360 euros par Calaisien ».
Avec élégance, la Voix du Nord, qui lors des régionales de 2017 avait fait ouvertement campagne contre Marine Le Pen, s’est réjouie de voir deux militants RN affrontant courageusement la bête immonde avec leur affiche dénonçant le gaspillage d’argent public recevoir :« Un crachat au visage, des litres d’eau déversés en quelques secondes. Voilà comment le Dragon de Calais, à la manière d’une bête qui se sentait agressée, a répondu à un militant du Rassemblement national affichant son opposition au projet culturel et touristique. » Pour la presse locale, il est interdit de critiquer la « culture » sur une terre sinistrée. Nord Littoral, très péremptoire, dans son édition du 3 novembre, entendait rétablir « les faits » : « Non le Dragon de Calais n’a pas coûté 27 millions d’euros et 360 euros par Calaisien … ».
Effectivement, comme l’indiquait Natacha Bouchart dans les colonnes du même quotidien le 1er novembre, le projet global s’élève désormais à 28 millions d’euros… Le reste n’est que littérature, la municipalité jouant sur les subventions accordées par l’État, la Région pour dire aux Calaisiens que le projet ne leur coûte rien et que les impôts ne vont pas augmenter…
Si les journalistes locaux n’étaient pas serviles, un chiffre aurait dû les interpeller. « La Société publique locale du Dragon de Calais espère 3,8 millions d’euros de recettes par an avec les promenades à dos de Dragon avec un objectif de 400 000 billets vendus par an ». (3)
Un simple calcul démontre que cela est irréalisable. Pour l’atteindre, il faudrait vendre 1095 billets 365 jours sur 365 ; soit 18 sorties d’au minimum trois quarts d’heure avec 60 places pleines avec une fourchette moyenne de 7 euros… Cela est totalement inconcevable au vu du pouvoir d’achat des Calaisiens et des habitants des Hauts-de-France, du climat à Calais, de la maintenance de la machine (6 à 8 semaines par an) et des inévitables pannes prévisibles.
La réalité occultée
Comment Natacha Bouchart a-t-elle pu se hasarder dans un tel projet ? Comment l’opposition, même si le RN s’est abstenu, a-t-elle pu cautionner un engagement de 27 millions d’euros lors d’un conseil municipal organisé en plein mois de juillet sur un coin de table au moment des vacances ? Mystère.
Pour la maire de Calais, les choses sont simples. « C’est Long Ma (2016, autre dragon de la Compagnie La Machine) et ses milliers de spectateurs… J’avais vu les autres machines, mais Long Ma a déclenché chez moi le pouvoir des machines en termes d’image… Il a amené une dynamique à la ville, de la joie auprès des Calaisiennes, Calaisiens et à des milliers de personnes venues de l’extérieur. On a vécu pendant ces trois jours des moments incroyables… »
Lorsque l’on gère une ville, une agglomération, l’émotion doit-elle l’emporter sur la réalité socio-économique ? Natacha Bouchart est aux manettes depuis 2008. En décembre 2008, selon le journal Nord Littoral (édition du 17 août 2018), la ville comptait 7 260 chômeurs.
Aujourd’hui, avec un taux de chômage dans Calais intra muros de 27,7 % (Insee 01/01/2019), nous atteignons les 20.768 demandeurs d’emploi… Une réalité occultée par la première magistrate. Récemment lors d’une réunion de la Communauté d’agglomération Grand Calais dont elle est présidente, elle s’est réjouie du fait que le taux de chômage avait diminué à 12,7 % dans le Calaisis ce qui était historique depuis 2003. Sauf que… ce chiffre concerne un bassin d’emploi regroupant 63 communes du Calaisis !
À Calais, l’ensemble des projets portés par l’équipe en place à la Ville et à l’Agglomération ont avorté : parcs d’attractions (Spyland, Héroïc Land), dont les études ont coûté des millions d’euros, palais des congrès, zone logistique, générateurs de start-ups, etc. Et aujourd’hui, nous sommes face à un projet de 27 millions d’euros qui va générer… 12 emplois, voire 50 !
La maire de Calais pense que cet investissement qui va peser très lourd pour l’avenir va : « renforcer l’image de la ville, redynamiser le tourisme et faire connaître au plus grand nombre son développement urbain. » En août 2015, Natacha Bouchart pensait aussi que « Les migrants pouvaient être une richesse culturelle pour Calais ». La France entière, les Calaisiens ont pu le mesurer…
Finalement, la question que tout le monde se pose : combien y a-t-il eu de visiteurs à Calais durant ces trois jours ?
100 000 selon des observateurs objectifs et présents sur le terrain et qui ont examiné les photos prises pour la plupart en plan serré, les plans larges étant trop éloquents. De même, nous avons pu constater qu’il n’y avait aucune difficulté à réserver une chambre à Calais et sur l’agglomération durant le week-end inaugural, tout en sachant que la plupart des hôtels sont occupés par les forces de l’ordre. Par ailleurs, les parkings prévus pour les visiteurs étaient loin d’être pleins comme nous l’a indiqué un Calaisien : « on pouvait circuler facilement. »
Natacha Bouchart, quant à elle, persiste et signe dans la presse locale : « Il y a eu 400 000 personnes et si on estime que chacune a dépensé 30 euros, c’est 12 millions d’euros qui ont été injectés en trois jours dans l’économie calaisienne ». Face à un tél déni de réalité, il est clair que Calais n’est pas prête de se relever…
Clovis Just
(1)Nord Littoral, 1er novembre 2019.
(2)La Voix du Nord, édition de Calais, 5 novembre 2019.
Le 30 novembre prochain, aura lieu le IVe Congrès du Parti de la France à Paris, Thomas Joly est candidat à la présidence, Carl Lang ne se représentant pas.
Pour participer à ce congrès, il faut être à jour de cotisation. Les adhérents présents éliront le nouveau Président du PdF et les membres du Conseil national ; ceux-ci éliront ensuite les membres du Bureau politique.
Le quotidien catholique Présent a appris, par un courriel du 29 octobre, qu’il était privé, au titre de l’année 2019, de « l’aide aux quotidiens nationaux d’information politique et générale à faibles ressources publicitaires ».
Le ministère de la Culture, par la voix de son « bureau du régime économique de la presse, direction générale des médias et des industries culturelles » explique que ce qui est reproché à Présent c’est de n’être pas vendu assez cher.
Le ministère dit que le prix de vente du journal, au 1er janvier 2019, à 1,80 euro, n’était pas assez cher, inférieur à « 80 % du prix de vente moyen pondéré des quotidiens nationaux », pratiqué au 1er janvier 2019.
Mais quel était ce « prix de vente moyen pondéré des quotidiens nationaux » ? Il ne figure pas dans la réponse du ministère de la Culture. Pas d’information non plus du côté du Syndicat de la presse quotidienne nationale. Pourtant le calcul devrait être simple à faire : le texte ne concerne pratiquement que neuf quotidiens : Le Figaro, Le Monde, Les Echos, Libération, Le Parisien – Aujourd’hui, La Croix, L’ Humanité, L’ Opinion et Présent.
En crise financière, L’Humanité avait bénéficié d’un large soutien politique, jusqu’au président de l’Assemblée nationale. Pas certain que cela soit le cas pour Présent… En 2016, l’Humanité avait reçuune subvention de 3.689.447 €, soit 0,384€ par exemplaire, ce qui en fait le journal le plus subventionné de la presse française. Le budget 2020 du quotidien avait été établi en tenant compte de cette subvention, estimée à 140.000 euros, compte tenu de la dotation des années précédentes. Cette somme représente 12 à 15 % du chiffre d’affaires annuel.
Ce samedi 9 novembre, le monde célébrera le trentième anniversaire de la chute du mur de Berlin.
L'effondrement de ce mur honni fut, pour les militants anti-communistes que nous étions, un moment de joie, mais de joie tempérée.
Le bonheur de voir s'écrouler enfin ce système abject contre lequel notre engagement était total, viscéral et définitif, l'espoir d'une fin rapide de la chape de plomb soviétique qui recouvrait une partie de notre Europe, de la guerre froide et de la menace permanente qui pesait depuis des décennies sur les destinées de notre continent ne suffisaient pas, en effet, à calmer nos inquiétudes ni à dissiper notre malaise à la vue des images relayées par les télévisions du monde entier de ces très chics happy fews venus la coupe de champagne à la main participer à un évènement qui ne devait rien à l'attentisme complice qu'ils avaient jusque là manifester face à la terreur rouge.
Car nous savions qu'il ne suffirait pas de faire le constat clinique de la mort des dictatures communistes pour que se fasse l'Europe politique, celle de la puissance retrouvée pour laquelle nous n'avions jamais cessé de combattre. Nous savions que le retour heureux à la liberté des peuples risquait de s'accompagner d'autres servitudes : celle de l'argent roi, de la finance impératrice, des droits de l'homme absolutistes, de la démocratie totalitaire.
Nous n'ignorions pas que la "fin de l'Histoire" théorisée par Francis Fukuyama n'etait qu'un trompe l'œil destiné à masquer l'hégémonie de la seule puissance restée en lice — les États Unis — hégémonie elle même dissimulée sous l'imposture sémantique et conceptuelle du "Nouvel ordre mondial".
Nous devinions que, si le Pacte de Varsovie, serait bien démantelé, l'OTAN, quant à elle, subsisterait en l'état, bras armé et instrument politique des visées américaines.
Nous ne doutions pas que l'explosion programmée du bloc de l'est raviverait les tentions irrédentistes et que le démantèlement probable de la Yougoslavie verrait resurgir des revendications ethniques et religieuses qui déboucheraient inévitablement sur le chaos et l'instauration d'une entité musulmane au cœur de l'Europe balkanique.
Nous anticipions que la réunification allemande se ferait sous le double signe de l'alignement américanolâtre et du droit-de-l'hommisme.
Nous présentions enfin que le précepte selon lequel "tout pouvoir absolu a tendance à en abuser" conduirait les États Unis vers des aventures qui, en déstabilisant le monde, ébranleraient l'Occident.
Trente ans ont passé. Les événements ne nous ont pas démentis. La belle occasion de faire de l'Europe, sur les ruines du communisme et les lises de l'internationalisme mercantile, un bloc civilisationnel de force, d'indépendance, de liberté, de valeurs et de puissance aura été manquée.
C'est parce que nous avons eu raison alors que nous pouvons dire, sans nous tromper, que nous avons raison encore quand nous disons que notre combat politique est un combat de libération nationale et de libération européenne et civilisationnelle. Et que, dans ce combat la Russie, ennemie communiste hier, est aujourd'hui notre alliée naturelle.
Tout cela je le disais déjà au micro de Radio Le Pen, l'écrivais dans National Hebdo puis dans Espace Nouveau. Comme j'écrivais alors que la défaite des Russes en Afghanistan face aux moudjahidines n'augurait rien de bon pour l'homme blanc et laissait présager une résurgence de l'islamisme.
C'est ainsi. Les données politiques varient, mais le fond des choses est immuable.
Le combat continue.
Jean-François Touzé - Délégué national du Parti de la France
D’après le grand quotidien du soir, dans un article intitulé « Les 100 réformes qui ont durci la condition des immigrés en France », la France serait un véritable enfer pour les immigrés, avec une centaine de loi adoptées contre eux depuis 1945. Nous serions donc un pays particulier qui accueillerait des immigrés tous masochistes…
Le grand quotidien de référence, dont les unes valent parole d’Évangile dans certains milieux, oublie de dire qu’avec l’AME (aide médicale de l’État), la France est le seul pays à prendre en charge la totalité des soins, quand les autres se limitent aux soins d’urgence. Le pays occidental où les aides sociales et les couvertures sont les plus larges…
Les lois restrictives évoquées dans l’article ne sont, bien souvent, que des freins consécutifs aux effets massifs de lois favorisant les arrivées, prises juste avant. Les immigrés ne viennent pas pour bâtir cette République idéale et égalitaire que Le Monde chante à longueur de colonne, ils n’y viennent parfois même pas avec l’idée d’y jamais contribuer… Certains – pas tous, heureusement – ne pensent qu’à profiter le plus possible des nombreux avantages, connus à l’autre bout du monde.
Si la France était si dure, personne ne viendrait s’y faire discriminer, vilipender, racialiser.
Mais apparemment, dans le climat tendu de ces dernières semaines, Le Monde s’est donné pour conduite d’aller à contre-courant de l’humeur générale : dans le même numéro, un article parle de la stigmatisation des musulmans, dont 42 % se sentiraient victimes, en particulier lors d’une proposition d’embauche. Le Monde ne tient pas compte, évidemment, du confort moral, au fond bien humain, qui consiste à se victimiser lors d’un rejet de candidature : certains diront qu’ils ont été refoulés à cause de leur âge, de leur jeunesse, de leur physique, de leur habillement, etc. Un musulman aura une échappatoire toute trouvée aux déceptions banales qui émaillent la vie de chacun. Et des médias comme Le Monde contribuent largement à alimenter le soupçon de discrimination qui pèse désormais en permanence sur toute décision, tout choix ordinaire du quotidien.
N’ont-ils pas conscience qu’à favoriser et exacerber cette victimisation de masse, ils ne font que jeter de l’huile sur le feu ?
Thomas Joly, Secrétaire général du Parti de la France, réagit au nouveau démantèlement de camps de migrants à Paris.
Énième évacuation de camps de migrants à Paris : alors que ces clandestins devraient immédiatement être expulsés de France à coups de pied au cul, nos gouvernants vont les loger, les soigner, les nourrir et les régulariser aux frais des contribuables français
La BBC a fait éclater le scandale : dans des pays du Golfe, l’esclavage persiste, au Koweït et en Arabie saoudite, qui l’ont pourtant aboli respectivement en 1947 et en 1968. Certes, l’islam s’accommode bien de l’esclavage, et ce n’est plus l’horreur de la traite négrière arabo-musulmane où, selon certains historiens, les esclaves mâles étaient castrés pour éviter qu’ils ne se reproduisent, induisant une grande mortalité lors de la traite et le besoin de faire perdurer celle-ci afin de renouveler la main-d’œuvre servile. L’examen des faits à la lumière de la convention relative à l’esclavage de 1926 permet d’affirmer qu’il s’agit bien d’esclavage et de traite. Des travailleuses émigrées venues de pays très pauvres dont le passeport est confisqué, tout juste nourries et vêtues, qui sont utilisées au-delà de ce que la simple décence permettrait, qui sont privées de la liberté de circuler ou de téléphoner et qui peuvent être « revendues » à d’autre « sponsors ». Eh oui, pas question de parler, ici, de propriétaires.
Des entreprises parmi les GAFAM sont ennuyées : dématérialiser l’intermédiation entre une offre et une demande, faciliter la mise en relation d’un acheteur et d’un vendeur, permettre l’échange d’informations qui aboutira à la transaction, c’est leur job. Les réseaux sociaux permettent de publier sur l’existence de l’offre avec le bon mot-clic (je préfère la traduction québecoise pour « hashtag » au français mot-clé) #ServanteÀTransférer. Des applications qu’ils distribuent via leurs plates-formes sont utilisées dans le même dessein : que penseriez-vous si, sur votre site d’annonces commerciales préféré, vous lisiez une annonce pour une domestique/esclave avec possibilité de trier par race et de spécifier une fourchette de prix ? Les GAFAM tentent de faire le ménage, parce que ça fait désordre sur leurs belles images de groupes progressistes patentés, promoteurs de la bien-pensance inclusive. Sans préjuger de l’effectivité de leurs efforts, il y aura des solutions de contournement que trouveront les trafiquants de chair humaine.
Pourtant, ces firmes ne sont pas les dernières à encourager certaines de leurs salariées à congeler leurs ovocytes pour optimiser l’utilisation de leurs talents professionnels que ne manquerait pas de bouleverser une maternité trop précoce à leur goût. Cette instrumentalisation des femmes, de leur corps et de leur fécondité serait-elle moins sordide ? Qui pour leur dire de s’acheter une cohérence ?
C’est normal que la serial-tweeteuse Marlène Schiappa, emblématique guide de la diplomatie féministe que la France donne au monde et inlassable défenderesse de toutes les victimes du patriarcat international, soit silencieuse sur ce sujet. La réhabilitation des sorcières brûlées jadis est largement plus importante que la dignité des domestiques exploitées aujourd’hui dans ces pays lointains. Et puis les pétrodollars sont des raisons que la raison ignore.
Donc, s’indigner, certes, mais à la marge et pas trop… Fermons discrètement les yeux aujourd’hui avec ces servantes qui triment là où « notre » pétrole est extrait, et demain nous ferons de même avec les mères porteuses, puisqu’elles sont encore loin. Et puis il faut faire attention à ne pas stigmatiser en raison d’une religion, l’islam, à quelques jours de ce rassemblement contre l’islamophobie. Et lorsqu’un séide du parti des indigènes vous parlera du Tintin emblématique d’une Europe raciste, vous devrez omettre de lui rappeler que dans Coke en stock, c’est Tintin et le capitaine Haddock qui libèrent les esclaves. Le vivre ensemble est au prix de ce mensonge par omission ?
Chaque vendredi sur tvlibertes.com à la rubrique "Programmes - Radio Libertés", retrouvez la chronique de Jean-Claude Rolinat "Et pourtant elle tourne", pour un passage en revue des principaux événements des relations internationales. Un rendez-vous indispensable pour comprendre les enjeux de l'actualité et casser les codes de la pensée unique.
À la demande d'Éric Zemmour, le rassemblement prévu dimanche 10 novembre devant CNews est annulé. Voici le message qu'il a adressé à Pierre Cassen, organisateur principal de l'événement :
« Cher Pierre,
Tu m’avais informé que Riposte Laïque et Résistance républicaine allaient organiser une manifestation devant C-news pour me défendre. Je veux d’abord vivement vous remercier de votre soutien et de votre fidélité. Cela me va droit au cœur que vous vous mobilisiez ainsi.
Mais des éléments nouveaux m’amènent à vous demander de renoncer à ce projet.
Je préfère laisser la manifestation de la semaine dernière sans réponse analogue.
Remercie de ma part tous ceux qui voulaient manifester. Et encore merci à toi. »
Bien des indices montrent que le mouvement des gilets jaunes, malgré la répression, l’essoufflement et la récupération par l’extrême gauche et les Black Blocs, n’a peut-être pas fini de mijoter. Sous une forme ou sous une autre. Peut-être en repartant à la base de son élan.
Or, voici que, dès le 25 octobre dernier, on apprenait, dans Capital, que la destruction des radars était, cette semaine-là, repartie à la hausse, à la surprise générale – enfin, surtout celle des autorités -, et ce, malgré les peines très lourdes prévues contre les auteurs de dégradation de ces engins : « Selon le site radars-auto, 11 cabines ont été incendiées cette semaine. Le phénomène, qui touche aussi bien les radars fixes que les radars autonomes, les radars tourelles, les radars discriminants ou les radars double face, a été constaté dans toute la France. Pourtant, précise le site, de nombreux engins sont sous surveillance policière. Le week-end dernier, deux radars ont été incendiés : un radar autonome en Meurthe-et-Moselle et un radar fixe en Saône-et-Loire. Des destructions qui se sont poursuivies tout au long de la semaine. Lundi, c’est un radar tourelle qui a pris feu dans le Morbihan alors que trois nouveaux appareils ont été vandalisés mardi : dans les Alpes-de-Haute-Provence, le Val-d’Oise et la Haute-Marne. Le lendemain, un autre radar tourelle a été retrouvé au sol dans la Sarthe et une cabine installée le matin même a été incendiée jeudi dans l’Oise. Enfin, dans la nuit de vendredi à samedi, deux autres radars ont été victimes des flammes. À nouveau dans l’Oise pour l’un et en Loire-Atlantique pour le second. »
Mais cette flambée n’est pas retombée et toute la France semble de nouveau touchée. Le Président et le gouvernement devraient s’en inquiéter.
Ces jours-ci, c’est en Bretagne que les destructions les plus spectaculaires ont eu lieu : des radars tourelles, réputés imprenables, incassables, in-…, ont été mis hors service, sciés, et cela, dans les heures mêmes qui ont suivi leur installation !
Selon France Bleu Armorique, le radar de la RN164, à Plémet (Côtes-d’Armor), est déjà hors d’usage : il « il a été vandalisé dans la nuit de jeudi à vendredi. Scié à la base, l’appareil est tombé sur la voie. »
D’après 20 Minutes, le week-end dernier, « un radar tourelle installé à Plouvara, toujours dans les Côtes-d’Armor, avait déjà été incendié et mis hors service ».
La Bretagne s’était fait connaître par la révolte des bonnets rouges puis avait pris une part active à celle des gilets jaunes. Une réponse aussi radicale à l’installation de ces nouveaux radars devrait faire réfléchir le gouvernement.
Il est, en tout cas, consternant qu’un an après, les mêmes gouvernants soient toujours en place, d’Édouard Philippe à Christophe Castaner, et, surtout, que la politique en la matière n’ait pas changé, se contentant d’inventer des radars plus nombreux, plus hauts, plus résistants, plus « efficaces », puisque le gouvernement a prévu d’installer 1.200 radars tourelles d’ici à « fin 2020 », selon le délégué interministériel à la Sécurité routière Emmanuel Barbe.
Nul doute que la France périphérique appréciera cette attention et cet investissement qui lui est spécialement destiné…