Non, Esteban n’est pas un « paumé » (par Serge Ayoub)
Après la mort de Clément Méric, la gauche a hurlé
partout qu’Esteban et ses camarades Samuel, Alexandre et Stéphane n’étaient que d’ignobles brutes néo-nazies. Aujourd’hui, la droite condescendante et victimaire tente de se récupérer un martyr
en le décrivant comme un paumé, un innocent « malgré lui ».
Alors, et en réponse à l’article de Didier Bourjon paru sur Boulevard Voltaire le 11 juillet, je tiens à affirmer que non, Esteban n’est pas un « paumé », et que non, je ne suis pas le point de fixation de groupuscules « sombrement perdus ».
Esteban, à 20 ans, travaillait dans la sécurité-incendie, avait des responsabilités, avait emménagé avec sa petite amie, quand bien des garçons de son âge oscillent entre le chichon, les jeux de rôles en ligne, les sorties en boîtes et une vie étudiante interminable, toujours sponsorisée par papa et maman. On a dit qu’il était skin, on a dit qu’il était sympathisant de Troisième voie : peut-être. Cela n’en fait pas un paumé, bien au contraire. Être skin, et surtout adhérer aux idées que j’ai défendues à Troisième voie, et que je défendrai ailleurs, c’est affirmer deux choses : la fierté d’être travailleur, et la fierté d’être Français.
Avoir des idées et les assumer, ça ne fait pas de vous
un paumé, ça fait de vous un homme, un homme tel que notre nation était encore capable d’en produire il n’y a pas si longtemps. Un homme capable de se défendre quand on l’agresse, un homme
capable de résister moralement à un système qu’il juge mauvais, un homme capable de dire non haut et fort quand d’autres baissent les yeux dans la honte ou la peur.
Esteban est infiniment moins paumé que ces crétins
déracinés et déculturés qui encombrent les castings de télé-réalité.
Esteban est infiniment moins paumé que les traders qui spéculent sous coke sur des produits dérivés dont ils ignorent la structure financière.
Esteban est infiniment moins paumé qu’un homo qui veut avoir plein d’enfants.
Esteban est infiniment moins paumé qu’un ministre de l’Intérieur qui parle d’assassinat pour un cas de légitime défense, infiniment moins paumé qu’un Premier ministre qui demande une minute de silence pour un agresseur et se rassied dans le ridicule, infiniment moins paumé qu’un président qui confond Chinois et Japonais, et prononce un décret de dissolution contre des associations déjà dissoutes.
Esteban est infiniment moins paumé que les quelques punks à chiens qui s’inventent
une guerre antifasciste en 2013.
Enfin, et surtout, Esteban est infiniment moins paumé que tous les petits éditorialistes de « droite » qui prétendent le défendre sans se donner la peine de le comprendre.
Tous ceux-là, je leur demande de se taire et, humblement, de relayer cette page de soutien : http://www.facebook.com/SoutenonsEstebanOfficiel2
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Les 3 principaux acteurs du marché halal en France sont :
Minute décrypte la désinformation opérée par
Libération à propos de
Cette fois,
Libé assure que « la réalité des faits est plus complexe ». Le directeur d’Accueil et Promotion, Francis Gillot, explique par exemple que « l’hébergement ne répond pas
vraiment aux besoins des jeunes travailleurs ». Ils devraient donc dire merci qu’on les envoie se faire voir ailleurs. D’ailleurs, un « projet de relocalisation » (sic) doit
permettre aux jeunes travailleurs d’être regroupés près de la gare et de quitter la verte campagne, relate le quotidien. Certes. Mais le « projet » est… en projet.
Francis Gillot dit encore, dans
Libé : « On a fait auparavant plusieurs réunions avec les jeunes pour parler de leurs options de relogement. On est très surpris par leur réaction dans la presse. »
C’est faux ! La seule « réunion avec les jeunes » est celle à laquelle, par un courrier du 24 juin, ils ont été convoqués pour le 28 juin. La lettre commençait ainsi : «
La destination du bâtiment E (bâtiment FJT) va changer et nous contraint à vous demander de le quitter ». Cardiaques s’abstenir… Le 28 juin, il leur a été proposé des places en Centre
d’hébergement d’urgence. Amis de la promiscuité…
A Laon, Libération a aussi
décelé la main « brune » de l’extrême droite ! Et ils ont des preuves : l’info a été relayée sur des « sites identitaires » – ce qui est très étonnant vu le sujet… – et d’après
« un connaisseur des lieux » (ça c’est de la source, fortiches les confrères !), deux des expulsés seraient proches d’un groupuscule d’extrême droite. Ce que les intéressés nient.
Mais le journal n’a apparemment pas pris la peine de les contacter, se contentant de donner la parole aux responsables de l’association et de relayer le communiqué de la
préfecture. « Tout le vendredi et jusqu’au samedi soir, nous avons tenté en vain de contacter Libération pour démentir leurs informations. Ils n’ont donné suite à aucun de nos appels
ou messages », nous confie un des « douze de Laon. »
L’attentif lecteur se rappellera certainement
que dans la nuit du 8 avril dernier, un drame se nouait dans le XIXème arrondissement de la capitale : Wilfried et son camarade Olivier, jeunes hommes aux relations homosexuelles, qui se
tenaient par le bras dans une ruelle à la sortie d’une soirée, se faisaient agresser lâchement et sauvagement aux cris de « Ah ! les pédés ».
La victime elle-même, quoiqu’elle n’ait aucun souvenir du
déroulement de la scène, n’hésitait pas à affirmer que cette « agression (disait) quelque chose de notre société, sur ce qui se passe en France depuis pas mal de mois autour du mariage
pour tous. »
Or, nous sommes en mesure d’affirmer aujourd’hui que la police judiciaire parisienne,
après un long travail d’enquête, a identifié avec une grande certitude les agresseurs présumés. Et que de manière extrêmement étrange, ils ressembleraient plus à des fans de Sexion d’Assaut qu’à
des groupies de Glorious. Les condés n’attendent plus que l’aval du Préfet de Police de Paris pour procéder à cette arrestation qui révélera sans nul doute le vrai visage de l’homophobie dans la
France de 2013.
Tandis que les refus s’enchaînaient
dramatiquement pour Edward Snowden, condamné à mendier l’asile depuis des jours, le Venezuela, le Nicaragua et la Bolivie ont annoncé leur volonté d’accueillir le malheureux.
Il y a quelques jours déjà, lorsqu’un triste concert de refus se
faisait entendre, que Pays-Bas, Norvège, Italie, Espagne, Allemagne et tout ce que l’Occident libre a fait de meilleur s’empressaient de soustraire leur perche à la convoitise de M. Snowden, la
Russie avait fait savoir qu’elle accepterait d’accéder à la demande du fugitif, certes au prix de conditions que l’intéressé refusa.
En effet, Manuel Valls n’a pas fait mystère de sa réticence à
accueillir sur ses terres le jeune homme, qui dépend du bon vouloir d’une armée d’imbéciles et se trouve abandonné par ceux dont il aurait pu attendre le secours. La France se serait pourtant
bien honorée de l’accueillir.
Le lâche donne comme prétexte à sa lâcheté la croyance erronée en un « mal nécessaire ». Si se soumettre nous en coûte, cela nous sauverait de
tourments plus grands encore que la simple soumission. C’est se tromper grandement que de penser ainsi. La vie méprise les agenouillés. Elle récompense le brave et châtie les poltrons. Celui qui
ne se respecte pas ne le sera jamais des autres.
Le français est une belle
langue dont les innombrables figures de style offrent la possibilité, quelle que soit la dure réalité, de la présenter sous un jour aimable et souvent bucolique.
Enfumage linguistique, donc, à l’instar de ce qui se joue actuellement autour de cette belle notion d’« emplois aidés » devenus « contrats
d’avenir » tant vantés par le gouvernement. C’est la martingale de François Hollande, celle qui va lui permettre, coûte que coûte et vaille que vaille, d’inverser la courbe du chômage
d’ici la fin de l’année. Il y croit, ou au moins fait-il semblant d’y croire. Et ses services de jouer les VRP auprès des administrations, et maintenant du privé. C’est un directeur de théâtre
qui se confie au Point : « Je reçois chaque semaine une note du ministère de la Culture pour m’inciter à signer des contrats d’avenir. Mais que voulez-vous que je fasse de
jeunes sans qualification ? Je ne peux pas les mettre avec un machiniste au risque de provoquer la chute d’un projecteur. Je ne peux pas non plus les mettre à l’accueil des spectateurs. Les
jeunes qu’on nous demande de recruter n’ont pas toujours les codes pour gérer la clientèle bourgeoise du théâtre. »
« Les codes pour gérer la clientèle bourgeoise », comme
c’est joliment dit. « Ziva, ta meuf, c’est de la balle » plutôt que « Bonsoir madame, suivez-moi je vous prie, merci monsieur ». C’est la nouvelle comédie
française, certes, mais on voit d’ici le dilemme : résorber le chômage ou garder sa boîte ?
Extrait d'article de Koaci.com [C'est l'un des grands sites d'information africain, présent dans 11 pays d'Afrique]
Nous avons « testé » trois directions des ressources humaines : une
banque, une société agro-alimentaire et une administration avec la même méthode : deux CV identiques, l’un avec la photo d’une femme claire et l’autre une femme noire.
... mais qui se permet une certaine liberté, et une approche intéressante, basée sur l’étude de l’évolution du « récit ».
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