L’île de Sein fait peur au juge (par Marie Delarue)
Un juge aux affaires familiales de
Montpellier qui ne connaît sans doute de la mer que les plages bondées de Palavas-les-Flots et de La Grande-Motte, leurs foules huileuses et leurs chouchous, vient de rendre une décision qui,
dans la forme, est parfaitement discriminatoire.
À une mère sénane qui présentait une requête pour que ses trois enfants s’installent avec elle et son nouveau compagnon sur l’île de Sein, le juge a répondu que ce lieu « inhospitalier » ne pouvait les accueillir. « L’île peut être assurément regardée comme étant un lieu de vie relativement hostile pour les enfants », a-t-il écrit dans son jugement, ajoutant que les trajets vers le continent pour rendre visite à leur père « seraient extrêmement difficiles en raison de l’insularité et des marées ». Peut-être sujet au mal de mer quand il part à la pêche au gros avec le sous-préfet, le juge a en effet repris à la lettre les arguments de l’avocat du père des enfants qualifiant Sein de commune « isolée, sans eau courante, sans électricité, sans voiture, île dangereuse dont les habitants se déplacent à pied avec des petites charrettes… ».
Furieux, et soutenu par ses administrés indignés, le maire Jean-Pierre Kerloc’h vient de se fendre d’une lettre au président du tribunal de grande instance de
Montpellier : « Nous avons une école primaire, un collège, des commerces et un cabinet médical. En cas d’urgence, nous sommes à vingt minutes de l’hôpital de Brest par hélicoptère.
» Il lui signale que son île est desservie par trois liaisons maritimes l’été, une en hiver, et assure que « Sein est un paradis pour les 13 enfants scolarisés, qui peuvent se rendre à
pied à l’école ou au collège ». Enfin, dit monsieur le maire, il n’y a pas sur l’île de problèmes d’insécurité.
La mère eût-elle voulu emmener ses enfants à Saint-Denis,
Marseille ou Montfermeil que cela n’aurait sans doute posé aucun problème, mais Sein, quelle idée ! D’ailleurs, c’est bien connu : « Qui voit Sein voit sa fin. » À
l’isolement de l’insularité et aux marées, le juge préfère sans doute la promiscuité des transports en commun et les marées humaines, et au collège pour enfants uniques le collège unique pour
tous les enfants où l’on rassemble jusqu’à vingt nationalités dans des classes surpeuplées.
Ce bout du monde, cette pointe de l’Europe, ce Finistère se mérite, c’est sûr. Mais monsieur le juge devrait lire ou relire Queffélec :
« Derrière l’horizon, dans cette mer qui ne semblait plus être que le flot et le flot, l’île vivait, l’île était heureuse. Ce n’était même pas la vie obtuse des marins dans des soutes, mais la vie hardie et salée du pont et du plein air. Chaque fenêtre ouvrait sur le ciel, la porte de chaque maison ouvrait sur la terre ; les vents, les pluies, le soleil, les oiseaux, existaient pour l’île. » (Henri Queffélec, Un recteur de l’île de Sein)
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Chacun le sait, on ne saurait trop se méfier des sondages ; néanmoins, lorsque ceux-ci sont commandés par des grands médias d’information généralement peu enclins à déplaire au
pouvoir politique et qu’ils révèlent un état de l’opinion aussi inattendu qu’embarrassant, on aurait bien tort de ne pas leur accorder du crédit.
Il est vrai que depuis lors,
les théories conspirationnistes ont envahi la toile. Plus de 40 millions de références Google pour les seuls mots « 9/11 conspiracy », et au vu des commentaires et des petits
« j’aime » qui accompagnent généralement chaque vidéo ou article, le débat entre partisans et adversaires de la version officielle semble avoir très largement tourné à la
déroute en rase campagne des premiers. Aussi, il n’est pas étonnant que, dans un pays comme la France où la pensée politiquement incorrecte est tout de suite diabolisée, le sujet soit subitement
devenu tabou, à partir de l’année 2005, suite à deux ou trois débats publics.

Un psychologue américain interrogé par Time
Magazine au sujet du comportement des adeptes de la théorie du complot répondit, non sans une certaine malice, qu’il y avait un terrain pathologique aussi bien chez les sujets qui voient des
complots partout que chez ceux qui n’y croient jamais, même lorsqu’ils en ont des manifestations concrètes sous le bout de leur nez.
On a beau dire, il fait bon dans
notre doux pays. La France hollandaise est un havre où les pauvres victimes de persécutions sont accueillies à bras ouverts. Mieux encore, la France est devenue la nouvelle Amérique ! On peut y
venir sans rien (ou presque) et devenir quelques années plus tard la figure symbolique du pays sous les traits de Marianne. Ce conte de fées a été vécu par Inna Shevchenko et il est normal
qu’elle appelle ses amies hystériques à la rejoindre à Paris dans ce qui est désormais le siège mondial des Femen.
On pourrait aussi croire que l’utilisation du verbe « échapper » est due à leur connaissance pour le moins parcellaire du français, mais non ! L’Ukraine est une dictature comme le Vatican
est l’antichambre du Mal et les États-Unis un petit îlot de liberté. Telle est la conception pour le moins ubuesque du monde dans ce qui sert de cervelle à ces jeunes femmes nourries de
propagande US et des dollars de George Soros.
nouveau siège. Tels des parasites, les Femen vont d’un pays à l’autre et dès
que le vent tourne elles ne se font pas prier pour quitter les lieux. Quand le vent tournera-t-il en France ? Fatigués par la conduite insupportable de Flamby, les Français en ont assez de ce
cirque et il serait de bon ton de faire le tri parmi toutes les personnes qui « s’échappent » d’un ailleurs fantasmé et qui peuvent légitimement rester dans notre pays.
Ceux qui souhaitent aller guerroyer en Syrie et qui se font les gardiens de la
justice auraient pu mettre plus de vigueur à relayer certaines informations.
Haytham Manna, responsable à l’étranger du Comité de cordination nationale pour le changement démocratique [opposition non armée], en exil depuis trente-cinq ans, serait bien le dernier à
lancer des fleurs à Bachar el-Assad. Il a pourtant déclaré au journal belge Le Vif que l’histoire des armes chimiques était un coup monté, s’appuyant sur l’argumentaire suivant :

Il
aurait été juste d’accorder plus de crédit à une information qui pourrait ne pas être insignifiante : la Russie a fourni aux Nations unies les images satellites des deux missiles s’étant
abattus sur Al Ghouta. Ces armes chimiques qui ont fait des centaines de morts et qui justifieraient aujourd’hui une entrée en guerre auraient été lancées depuis la région de Douma, contrôlée par
les rebelles syriens.
Dès
septembre 2012, Alain Chouet, relayé par Georges Malbrunot, nous en apprenait de belles sur le fameux « Observatoire syrien des droits de l’homme » qui est la source principale
des médias occidentaux sur la situation syrienne : « C’est en fait une émanation de l’Association des Frères musulmans et il est dirigé par des militants islamistes dont certains
ont été autrefois condamnés pour activisme violent, en particulier son fondateur et premier président, monsieur Ryadh el-Maleh. L’OSDH s’est installé à la fin des années 80 à Londres sous la
houlette bienveillante des services anglo-saxons et fonctionne en quasi-totalité sur fonds saoudiens et maintenant qataris. »
Selon le nouveau procureur de la République de Marseille, Brice Robin, la
délinquance ne cesse de reculer à Marseille. Comparant les huit premiers mois de 2013 par rapport à ceux de 2012, il affirme que les atteintes volontaires à l’intégrité physique ont baissé de 13
%, les violences physiques crapuleuses de 16 %, les vols de 8,8 %, ceux avec violence de 17,9 % et les cambriolages de 19,4%. Un véritable petit paradis sur terre.
« Les grandes déclarations des
uns et des autres sur la lutte contre le trafic de stupéfiants dans les cités sont des leurres. En réalité, je ne crois pas en la volonté de l’Etat d’éradiquer les trafics. Je pense que les
autorités anticipent sur le fait qu’en cas de destruction des réseaux de stupéfiants, la délinquance pourrait se reporter sur d’autres activités criminelles (l’enlèvement, par exemple, comme en
Amérique latine) […] Le clientélisme, plus qu’ailleurs, c’est la plaie de cette ville. Exemple : des associations tenues par des dealers notoires sont subventionnées par des fonds publics. En
échange, les caïds de quartier tiennent les bureaux de vote ! J’ai vu, de mes yeux, des types à la solde des dealers des quartiers nord, interdire aux gens de fermer le rideau de l’isoloir ou
exiger qu’ils ne prennent qu’un seul bulletin. Et les mêmes truands occupent ensuite des fonctions au conseil général ! »


Avec sa famille, Simone voyageait régulièrement en Gambie dans sa jeunesse.
Elle avait fini par trouver l’amour, comme on le lui avait appris à la télé. Devant sa famille, venue directement du Lancashire en Angleterre pour l’occasion, elle s’était mariée avec Mohammed
lors d’une romantique cérémonie sur la plage le jour de la Saint-Valentin. Devenue Simone Jabakhanji, elle habitait avec son mari en Gambie. Après quelques mois de difficile vie commune, elle
n’était toujours pas tombée enceinte ; un médecin la diagnostiqua stérile. Ce n’était pas du goût de Mohammed. Après plusieurs jours de colère (et alors qu’il la battait avant régulièrement), la
situation était telle que Simone dit à sa mère qu’elle craignait pour sa vie. Mohammed (qui se faisait appeler Carlos par la famille) a fini par la tuer en la pendant. Peu avant le meurtre,
Simone avait téléphoné à sa mère pour lui dire qu’elle s’était apprêtée spécialement pour le soir, avec sa plus belle robe, en espérant revenir dans les bonnes grâces de son mari.
La police gambienne n’a pas enquêté, n’a réalisé aucune autopsie et le corps
embaumé de la victime des promesses radieuses du multiculturalisme a été renvoyé en Angleterre. Malgré les demandes au plus haut niveau des autorités britanniques, d’Interpol, du ministère des
Affaires étrangères, les autorités gambiennes refusent de coopérer à l’enquête.
La Maghrébine Rachida Dati s’était faite
remarquer il y a quelques années par les nombreuses affaires judiciaires impliquant ses frères et sœurs, alors qu’elle-même dirigeait le ministère de la Justice. En Italie, l’Africaine Cécile
Kyengé est à la tête d’un étrange ministère baptisé de l’Intégration. Et elle sait quelle impossible œuvre cela représente : sa propre sœur – l’un de ses nombreux frères et sœurs – a été renvoyé
devant un tribunal pour coups et blessures, menaces de mort et insultes racistes contre son voisin… albanais. Après son agression, elle avait étalé sa bonne compréhension de la démocratie : «
Je ne risque rien : ma sœur est au parlement ». Hélas pour elle, ce n’est pas encore tout à fait vrai ; il lui faudra attendre encore un peu pour que sa tribu puisse régler ses différends à
coups de machette.
Ça sent bon la déconfiture.
Déjà ! Le nouveau joujou socialiste qui devait endiguer l’énorme chômage des jeunes peine à faire rêver les foules. Succédant à tous les gadgets produits en série depuis trente ans, des TUC
aux « emplois tremplins » en passant par les « emplois jeunes » et autre service civique à 450 balles par mois, les « emplois d’avenir »
sont donc le seul espoir permis à toute une génération. C’est bien maigre, pour une jeunesse sacrifiée par la mondialisation et des décennies d’incompétence crasse de nos gouvernements, droite et
gauche confondues. Une jeunesse, qui plus est, de plus en plus soumise à la concurrence des immigrés ou des « Français » de très fraîche date.
« Emploi d’avenir » !
Bien entendu, la magouille grossière reste la même : pour masquer un peu le chômage tout en radiant massivement des cohortes d’inscrits à Pôle emploi, on finance avec l’argent des Français
des emplois souvent sans avenir : 75 % du salaire brut pris en charge par l’État, donc par nous (35 % pour le secteur marchand). Économiquement, une quasi-aberration…
Hollande a
fixé le cap : 100.000 de ces emplois devront être signés d’ici la fin de l’année, dont 20.000 réservés aux « jeunes issus des zones urbaines sensibles ». Un quota ethnique
en quelque sorte. Seulement voilà, ça ne marche pas comme prévu. Au 31 juillet dernier, on ne comptait que 4.662 « sensibles » signataires, annonce François Lamy, ministre
délégué à la Ville. Constatant « une certaine réticence des entreprises à embaucher ces jeunes », il tente de trouver des raisons à cette curiosité sociologique.
Primo, il pense que leur profil et « l’image de leurs quartiers » ne facilitent pas la tâche : « Il faut aller [les] chercher car ils ne sont pas
inscrits à Pole emploi et sont souvent sortis très tôt du système scolaire. » Secundo, les pauvres choux cumuleraient « des problèmes de logement, de transport, etc.
De plus, dans les zones sensibles, certaines collectivités et associations qui pourraient souhaiter signer des contrats d’avenir ne le font pas car elles sont en grandes difficultés
financières. »
50.000 emplois
d’avenir ont été signés à la fin août, soit tout juste la moitié de ce qui était prévu. Devant ces chiffres exécrables, le président de la République avait décidé au début de l’été d’élargir le
dispositif au secteur marchand, ce qui a permis une recrudescence estivale des signatures.
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