Thomas Joly, Secrétaire général du Parti de la France, a réagi à l'entrevue historique entre le dictateur nord-coréen et le Président américain.
Rencontre historique Trump/Kim Jong-un : un apaisement des tensions qui augure un développement économique de la Corée du Nord et un regain de prestige international pour @realDonaldTrump
Le Vatican a envoyé son numéro 2, le Cardinal Pietro Parolin, assister à la réunion du groupe mondialiste international Bilderberg qui doit se dérouler à Turin.
Pour la première fois, une personnalité du Saint-Siège de premier plan a participé au fameux groupe de Bildeberg qui se réunit à Turin.
Depuis sa création en 1954, le groupe de Bilderberg nourrit les fantasmes. Créé dans le contexte de la Guerre froide notamment par le milliardaire David Rockfeller, ce cénacle a pour ambition d’« encourager le dialogue entre l’Europe et l’Amérique du Nord ». Ce club fermé réunit annuellement, selon des critères non communiqués, des personnes à hautes responsabilités politiques, universitaires ou privées.
Cette année, cette réunion se tient en Italie, à Turin. 131 décideurs de 23 pays étaient attendus à cette rencontre présidée par le Français Henri de Castries, ancien PDG de l’assureur Axa. Parmi eux, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État. Jamais une personnalité aussi éminente du Vatican n’avait été présente à cette réunion. Outre le « numéro 2 » du Vatican, étaient notamment présents les Français Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation, Bernard Cazeneuve, ancien premier ministre, et Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco.
Les participants devaient échanger autour d’une douzaine de sujets dont le populisme en Europe ou le défi de l’inégalité. Mais aussi des relations entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, de l’intelligence artificielle et plus largement de l’actualité générale. Toutes les rencontres du groupe de Bilderberg se déroulent à huis clos. Les participants s’engagent à suivre la règle dite de « Chatham House » : les informations communiquées lors des discussions peuvent être utilisées mais leurs auteurs ne peuvent être révélés.
Ce silence, l’opacité sur les participants — la liste n’est publiée à l’avance que depuis 2013 — mais aussi leurs responsabilités ont entouré le groupe d’un certain mystère. Ses défenseurs arguent que l’objectif de ce club est plus largement de définir un agenda commun au niveau mondial entre décideurs occidentaux.
Le groupe secret du Bilderberg, gouvernement occulte des démocraties occidentales, rassemble les différents cercles dirigeants occidentaux. Il est connu pour mener des opérations de déstabilisation diverses.
Que voilà une bonne nouvelle ! Pour la première fois depuis dix-sept ans, le budget de la Sécurité sociale 2018 sera quasiment en équilibre (déficit de 300 millions contre 5,1 milliards en 2017). Et cela, quoique dans des proportions différentes, dans toutes ses composantes, de l'assurance maladie au Fonds Solidarité Vieillesse.
Un miracle aurait-il eu lieu ?
Non ! Ce bon résultat que s'attribue le gouvernement et dont se vante la ministre de la Santé est, en réalité, la résultante mécanique de trois phénomènes cumulés :
D'une part la reprise internationale qui, en faisant baisser ponctuellement le chômage pendant quelques mois, en redonnant un peu d’oxygène aux entreprises et en augmentant les perspectives de croissance, à permis à l’État d'engranger des recettes fiscales supplémentaires dont une partie est redistribuée à la Sécurité sociale
D'autre part, la hausse des taxes sur le tabac et l'augmentation de la CSG qui, elles aussi, sont venues alimenter le budget de la sécu.
Enfin, le non-remboursement d'un nombre croissant de médicaments.
Les dépenses, elles, continuent de croître (+2,2 %), tout comme croissent les bénéfices des laboratoires pharmaceutiques, tandis que les fraudeurs persistent à frauder et que l'immigration ne cesse de peser de tout son poids sur les budgets sociaux et de santé.
On le voit, le trou de la sécu n'est pas près d’être comblé.
Rendez-vous l'année prochaine…
Jean-François Touzé - Membre du Bureau politique du Parti de la France
L’affaire « Médine » ressemble à s’y méprendre, dans son déroulé, à toutes celles du même registre qui l’ont précédée – qu’elles aient nom de Black M, Mehdi Meklat, Mennel, Maryam Pougetoux…
Une fois de plus, la presse dite « mainstream » est à la remorque de la presse alternative. Elle court derrière, essoufflée, tente de raccrocher le wagon, en notable installé et ventripotent qui peine à rattraper la jeunesse – certes sans le sou mais svelte et rapide comme une gazelle. Au bon vieux temps de l’entre-soi, un 11 juin comme celui-ci, on se serait exclusivement concentré sur le nième succès de Nadal à Roland-Garros en dissertant à l’infini sur la beauté de son revers. Mais voilà, o tempora, o mores, il faut à présent compter avec les braconneurs de l’information, les manants du Web qui ont l’outrecuidance de venir chasser sur les prés carrés et, en plus, d’y lever des lièvres. Puisqu’il n’y a pas moyen d’y couper, on évoque donc, en ce lundi matin, la vague d’indignation suscitée par « Médine au Bataclan » qui monte sur les réseaux sociaux depuis 48 heures.
Non contents d’avoir pris le train en marche, d’aucuns voudraient bien aussi ralentir la locomotive, voire couper le moteur. Ainsi lit-on ici (actu.orange) que le rappeur Médine « avait tenu par le passé des propos engagés et polémiques » (sic). Certes. « Crucifions les laïcards comme à Golgotha », c’est assez « engagé et polémique ». Comme il est plutôt peu consensuel d’exhiber sur son torse l’inscription « Jihad », en couverture d’un album du même nom, avec – détail raffiné – un sabre étincelant en lieu et place du J.
Après l’euphémisation vient la justification : Le Huffington Post a exhumé un entretien des Inrocks de 2015 censé river leur clou aux protestataires, ces benêts qui prennent tout au pied de la lettre : « J’ai toujours utilisé la provocation comme un piège positif. L’idée est d’amener les gens par la provocation », confie celui qui chante aussi « J’mets des fatwas sur la tête des cons ». Et voilà, tout est clair. Cette théorie du « piège positif » est extrêmement limpide. C’est d’ailleurs, sans doute, la méthode de Dieudonné pour lutter contre l’antisémitisme, une cause qui, comme chacun sait, lui tient à cœur. Il suffit de savoir lire au 24e degré. De plus, rapporte Le Huffington Post, le rappeur « a mis de l’eau dans son vin ». À quoi peut donc ressembler une crucifixion diluée ? Et puis L’Obs a trouvé la cerise sur le gâteau, un rescapé du Bataclan qui soutient le rappeur et « tance Wauquiez, vent debout contre un concert de Médine ». Gros plan sur le monsieur, s’il vous plaît. Les autres, la multitude des indignés, ne compte plus.
Une fois de plus, du côté des politiques, il en est pour ouvrir de grands yeux candides, comme Danièle Obono, et faire mine de ne pas voir le problème ou, plus culotté, comme Yassine Belattar (récemment nommé par Emmanuel Macron au Conseil présidentiel des villes) pour tenter, vite fait, la reductio ad hitlerum bon marché : « Désormais, vous vous attaquez à la programmation des salles ? Mais ça ne vous rappelle pas une époque ? » Étant entendu que sur l’île d’Utøya, on accueillerait sûrement à bras ouverts un chanteur qui prônerait, comme Breivik, l’exécution des marxistes (dans un esprit de provocation positive, hein).
Mais surtout, une fois de plus aussi, et c’est là le plus intéressant, se creuse la nouvelle ligne de fracture, l’islamisme, qui, au moins l’espace d’une provocation, unit la droite et scinde la gauche.
Sur la même rive, on vient en effet de voir – attelage improbable – Marine Le Pen, Virginie Calmels et Laurent Wauquiez, mais aussi Olivier Faure (PS), Laurent Saint-Martin (LREM). Et c’est ce mouvement de tectonique des plaques qu’il va être intéressant d’observer car, à chaque fois, le grand écart devient un peu plus douloureux. Et le sera encore plus quand viendront des échéances électorales.
Le Président de l'Assemblée de Corse, soi-disant « nationaliste », n'est en fait qu'un mondialiste immigrationniste comme la plupart des politiciens français.
#Aquarius: l’Europe doit traiter de façon solidaire la question humanitaire. Compte tenu de la localisation du navire et de l’urgence, mon avis est qu’il serait naturel d’ouvrir un port corse pour porter secours à ces personnes en détresse.
— Jean-Guy Talamoni (@JeanGuyTalamoni) 11 juin 2018
Suite au dépôt de plainte de plusieurs familles de victimes des attentats islamistes du Bataclan, le 13 novembre 2015, les propos du gouverneur militaire de Paris de l’époque sur les raisons de la non intervention de 8 soldats stationnés devant les lieux ont été rapportés par la presse.
Le Général Bruno Le Ray a platement expliqué qu’une telle intervention pour sauver des civils était inacceptable dans la mesure où elle mettait en danger la vie des soldats présents.
Lors des auditions, la question du non-engagement des militaires avait également été posée au gouverneur militaire de Paris, le général Bruno Le Ray. « Sa réponse a été aussi froide et violente qu’inacceptable : "il est impensable de mettre des soldats en danger dans l’espoir hypothétique de sauver d’autres personnes" », affirment les avocats dans un communiqué commun.
La présence des militaires français dans le cadre de l’Opération Sentinelle pose donc question : à quoi sert-elle si, par principe, l’état-major estime qu’il n’a pas à garantir la sécurité des Français ?
Le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini a refusé dimanche qu’un navire humanitaire transportant plus de 600 migrants recueillis en Méditerranée accoste dans un port de la Péninsule et a demandé à Malte de l’accueillir.
La Valette a aussitôt refusé en expliquant ne jouer aucun rôle dans les opérations de sauvetage, ce qui pourrait donner lieu à une crise diplomatique entre les deux Etats-membres de l’Union européenne. « Malte ne reçoit personne, la France refoule les gens à la frontière, l’Espagne défend ses frontières avec des armes. A partir d’aujourd’hui, l’Italie commencera aussi à dire non à la traite des êtres humains, non à l’immigration clandestine », écrit le ministre issu de la Ligue, parti d’extrême droite, sur Facebook.
Plus de 600.000 migrants ont atteint l’Italie par bateau depuis 2013. Les arrivées ont reculé de 85 % depuis le début de l’année grâce aux accords conclus par le gouvernement italien précédent pour empêcher les départs des côtes libyennes, mais les sauvetages se sont à nouveau multipliés ces derniers jours. « Mon but est de garantir une vie paisible pour ces jeunes en Afrique et pour nos enfants en Italie », poursuit Matteo Salvini.
Selon un membre de l’administration italienne, Matteo Salvini a adressé une lettre au gouvernement maltais pour lui demander de laisser l’Aquarius accoster dans l’île. « Malte n’est ni l’autorité compétente ni l’autorité de coordination dans ce cas. Malte observera les lois en vigueur », a-t-il répondu dans un bref communiqué. Jugeant l’Italie « attaquée », Matteo Salvini avait demandé vendredi une intervention de l’Otan contre l’immigration clandestine. Il a en outre promis plus de contrôles des ONG qui viennent en aide aux migrants en Méditerranée.
Malte a confirmé dimanche son refus de recevoir, comme le lui demandait l’Italie, un navire d’une ONG française transportant plus de 600 migrants recueillis en Méditerranée.
Le Premier ministre maltais Joseph Muscat s’est entretenu au téléphone à ce sujet avec le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte et a affirmé « que Malte agit en pleine conformité avec ses obligations internationales », a annoncé dans un communiqué le gouvernement maltais. « Malte ne recevra pas le navire en question dans ces ports », indique le communiqué.
Le sommet du G7 qui vient de se tenir au Québec aura été l'occasion pour chacun de ses protagonistes de tenter d’apparaître vis-à-vis des opinions publiques des nations qu'ils dirigent comme maîtres d’un jeu de miroirs aux reflets trompeurs.
Pour Donald Trump, l'essentiel était de rester ferme sur ses décisions commerciales et stratégiques. Ne pas céder mais sans s’installer dans la rupture, deux attitudes qu’une partie de son électorat aurait pu lui reprocher à quelques mois des élections de mi-mandat.
Pour les Européens, l'enjeu principal était de feindre de faire bloc pour contrer les mesures américaines de hausse des tarifs douaniers et de rétorsion contre les entreprises susceptibles de continuer leurs échanges avec l’Iran malgré le diktat américain.
Pour le Premier ministre canadien Justin Trudeau, hôte de la réunion qualifié de « faible et malhonnête » par le leader américain, il s'agissait de faire bonne figure, entre solidarité d'intérêt face à Trump et crainte de voir ce dernier hausser le ton et froncer les sourcils.
Pour Emmanuel Macron, l'enjeu était d'incarner la résistance à l’hégémonie US en prenant le leadership (verbal…) de la révolte anti Trump.
Au final, dans ce théâtre d'ombres qu'est devenue la scène internationale où, sous couvert de multilatéralisme, aucune décision ne se prend en dehors des couloirs et du secret des apartés et des conciliabules d'antichambres, on chercherait vainement quelles raisons de se réjouir auraient les Européens à l'issue de ces deux journées des dupes
Trump aura tenu bon sans rompre, s’autorisant au passage, entre deux compliments surjoués à l'endroit de Macron, de Merkel et de Trudeau, à donner quelques leçons de diplomatie réaliste à ses collègues. Ainsi sa suggestion de réintégration de la Russie au sein d'un G8 reconstitué, proposition évidemment repoussée par la tartufferie européenne avant d’être reprise sous conditions pas un Président français tardivement conscient de sa bourde.
Macron, lui, aura joué jusqu’au bout les matamores, non sans éviter les humiliations répétées d'un Président américain qui sait que face aux 6 milliards de taxes décidées par les États Unis (sans compter la probable hausse des tarifs douaniers sur l'automobile), l'Europe n'envisage, en représailles, d'en instaurer au mieux qu'à hauteur de 2,5 milliards sur un marché aussi stratégique en Europe que l’importation de Harley Davidson et de beurre de cacahuète…
Le communiqué de clôture, finalement torpillé par Trump (ce qui constitue un ultime camouflet infligé par le Président américain depuis son avion Air Force One en vol vers Singapour où il doit rencontrer le chef de la Corée du Nord), texte pourtant modèle de compromis évasif, allusif et non contraignant destiné à ménager les apparences, en dit long sur la pantomime à laquelle, deux jours durant, se sont livrés les sept chefs d’État et de gouvernements réunis à la Malbaie avec, pour seul résultat, l'éventuelle et hasardeuse réforme de l'OMC et une déclaration de principes – frappée quelques heures plus tard d'obsolescence par la rebuffade américaine — sur le libre-échange qui se devra d'être à l'avenir « mutuellement avantageux ».
Un sommet ironiquement qualifié par Trump de « très grand succès »… Et par Vladimir Poutine de « babillages ».
Le Parti de la France considère que les relations internationales doivent sortir de l'impasse dans laquelle se sont enfermés les États en s'en remettant à des sommets inutiles et coûteux, mais ayant pour avantage aux yeux des mondialistes de préfigurer l’instauration d'un gouvernement planétaire.
L’Organisation des Nations Unies au sein de laquelle la France dispose encore (mais pour combien de temps ?) d'un siège permanent au conseil de sécurité, avec ses innombrables agences dédiées, ainsi que l'Organisation Mondiale du Commerce, structures institutionnelles aussi insatisfaisantes et idéologiquement contrôlées soient-elles, existent et suffiraient largement, au prix d'un fonctionnement et de règles corrigées, à la recherche concertée de la bonne marche des affaires du monde.
Ni G6 +1, ni G7, ni G8, ni G20 ! La politique internationale est un rapport de force qui se joue dans les relations bilatérales. Encore faut-il être en capacité de s'imposer. Les intérêts internationaux et économiques de la France, au-delà de sa diplomatie propre, de son rayonnement historique et de ses capacités militaires désormais uniques sur le vieux continent, passent par la construction d'une Europe de la puissance dans le respect des identités, des souverainetés et des libertés nationales, une Europe capable de discuter en position de force et de faire entendre sa voix, si possible en partenariat avec la Russie, face à la Chine, aux États-Unis et à la multitude de pays émergents aux ambitions économiques et géostratégiques de plus en plus aiguisées.
Jean-François Touzé - Membre du Bureau politique du Parti de la France
Samedi 9 juin, le Parti de la France de Bretagne organisait une Fête champêtre, avec cochon grillé, en Ille-et-Vilaine (35). Carl Lang, Président du Parti de la France, en était l'invité principal et les militants bretons ont répondu présent.
À noter, la présence de Brigitte Neveu, Conseillère régionale FN, de Jean-Marie Le Chevallier, ex-maire de Toulon et ancien député, de Paul Le Morvan (ancien SD FN de Mayenne), du Docteur Leroy (ancien SD FN d'Ille-et-Vilaine) et du chanteur Christoff.
La nouvelle livraison de l’excellente revue d’idées L’Héritage vient de paraître. Nous ne pouvons que vivement vous recommander sa lecture, c’est un excellent outil de formation et d’analyse (32 pages A4 pour 4 € seulement). Les revues d’idées, dissidentes et nationales, qui vont au fond des choses, sont rares, surtout si elles restent accessibles.
Vous trouverez :
• un article sur les origines philosophiques de Mai 68 (philosophie qui est toujours à l’œuvre aujourd’hui, à travers la gauche qui domine)
• une analyse sans tabou de la « question ethnique », nuancée et avec des informations utiles
• une riche étude sur « René Guénon et la franc-maçonnerie », par Karl Van Der Eyken (ancien Vénérable d’une loge guénonienne)
• la suite de l’initiation à la philosophie avec cette fois une « introduction à la logique »
• un article vigoureux d’Alain Pascal sur l’historicité des Évangiles (commentaire sur l’enquête sur le Jésus historique de R. Hutchinson)
Le bailleur, un exploiteur ? C’est l’image que la justice en donne souvent, en s’appuyant sur une loi qui, depuis 1982, a connu des dizaines de modifications tendant toutes à imposer aux propriétaires de logements des contraintes et des obligations supplémentaires. La dernière loi en date, œuvre de madame Duflot, a multiplié les vexations, sanctions, délais, réglementations tatillonnes. Bref, face à un locataire de mauvaise foi, le parcours judiciaire est un parcours du combattant.
Thomas Lavaud, un habitant de l’Aisne, en a fait les frais. Ayant loué un appartement à une famille qui semble pratiquer l’assistanat social comme d’autres le footing quotidien, il a essuyé quatorze mois d’impayés avant de réussir à récupérer son logement. Quatorze mois ! Aucun petit propriétaire, qui investit dans un bien locatif à crédit pour arrondir une retraite qu’il prévoit maigrichonne, ne peut supporter financièrement une telle situation. Pourtant, c’est un délai habituel, et même court, pour faire expulser un preneur indélicat. L’empilement des délais de procédure, censés protéger les locataires, n’aboutit qu’à les enfermer dans une infernale spirale de la dette locative dont ils ne sortent jamais. Quant aux bailleurs, n’en parlons pas…
Mais notre Picard a récupéré son bien dans un état qui se passe de commentaires. Les photos qu’il a publiées sur Facebook sont effarantes. Non seulement de nombreuses dégradations entraîneront des travaux importants de remise en état, sans compter le nettoyage, mais encore les locataires sont partis en laissant un capharnaüm innommable d’objets hétéroclites, meubles cassés, appareils électroménagers hors d’usage, jouets, poubelles et autres petits présents dont on dit qu’ils entretiennent l’amitié.
Thomas Lavaud, s’il avait consulté un avocat, se serait entendu répondre – doctement – qu’il faut saisir le juge… Encore ! Encore des frais, des délais, des renvois, pour aboutir finalement à une décision qui lui permettrait de faire mettre au garde-meuble – à ses frais avancés – la collection de débris léguée par les partants.
Alors il a décidé d’agir de manière efficace, illégale et publique. Prenant son courage à deux mains gantées, il a intégralement vidé les lieux dans une remorque de tracteur ! Puis, sans désemparer, il a conduit l’engin jusqu’au nouveau domicile de ses aimables locataires pour le vider, sur le trottoir, sous l’œil d’une caméra complice et bienveillante.
Nul doute que son geste aura irrité les nobles défenseurs des droits civiques, ou du civisme tout court, qui déplorent qu’un individu muni d’une arme par destination – un tracteur agricole peut faire très mal – déverse ainsi de tels déchets sur la voie publique. Ne parlons pas des militants de Droit au logement, qui sont à la défense des locataires ce que les crasseux de Notre-Dame-des-Landes sont à l’écologie, pour qui cette amoncellement de m…, où quelques bobos pourraient voir une œuvre d’aaaaaaaaaart, constitue l’expression la plus aboutie du mépris des puissants pour les travailleurs du monde entier. « Travailleurs » est sans doute un tantinet exagéré, mais on pardonne l’hyperbole aux gens de la gauche généreuse et solidaire.
Au moins, en publiant son exploit sur les réseaux sociaux, cet habitant de Rozoy-sur-Serre aura attiré l’attention sur cette aberration bien française. La loi, qui doit réguler les rapports sociaux, atteint de tels niveaux de complexité qu’elle en devient illisible. Rien de plus naturel, lorsqu’un contrat n’est plus exécuté, que de le résilier aux torts du débiteur. S’il est équitable d’accompagner les plus fragiles et de limiter les conséquences d’un abus de la force du puissant, la justice ne trouve jamais son compte dans un déséquilibre aussi flagrant qui impose au propriétaire privé de dépenser des fortunes et de patienter des mois pour obtenir, simplement, que lui soit accordé un droit élémentaire : jouir conformément à sa destination du bien qu’il a acquis à l’aide de son travail.
Thomas Lavaud pourrait faire des émules. Parfois, la raison du plus fort redevient la meilleure.
A moins de vouloir persister dans l’aveuglement, ceux qui pensent encore que démocratie et liberté de parole sont synonymes en seront pour leurs frais.
Au cours de la semaine écoulée, trois hommes - Hervé Ryssen, Alexandre Gabriac et Yvan Benedetti - ont été condamnés à des peines de prison ferme et des milliers d’Euros d’amende. Et pourtant, pas un seul d’entre eux n’a commis la moindre violence, détruit le moindre magasin, détourné de pognon ni même insulté quiconque.
Tout ce que les antifas, les racailles et les élites accomplissent, chacun dans son registre, à peu près quotidiennement n’est donc pas à mettre sur le compte de ces hommes à qui on reproche, finalement, d’être des nationalistes et de ne pas se soumettre à la doxa générale.
Ryssen, a été condamné vendredi à Paris à un an de prison, la peine maximale encourue, pour des messages « antisémites » dans une vidéo diffusée sur la plateforme YouTube, intitulée "Les juifs, l'inceste et l'hystérie". D'ailleurs, au sujet de l'hystérie, on ne sait pas si Alain Finkielkraut a été cité mais cela eut été pertinent. Et Woody Allen épousant sa propre fille adoptive aurait illustré la plaidoirie dont j'ignore tout.
Selon le jugement du tribunal correctionnel, Ryssen a été jugé coupable de « provocation publique à la haine en raison de l'origine » et de diffamation. Il devra en outre verser 2.000 euros de dommages et intérêts à l'association Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme, qui avait signalé au parquet la présence de la vidéo sur YouTube, ainsi que 1.000 euros aux associations Avocats sans frontières, France-Israël et à la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme. Et, tant qu'on y est, pourquoi pas l'obligation de rire aux sketchs de Michel Boujenah ?
Gabriac et Benedetti, eux, encourent également de la taule (3 ans) et l’obligation de payer les 45 000 euros d’amende. Pourquoi ? Pour « reconstitution de Ligues dissoutes ».
Tout cela sent bon les années 30 à ceci près que les membres des « ligues » en question n’ont jamais perpétré le moindre « coup de force » ou attenté à la sureté de l’Etat. C’est d’ailleurs dommage mais c’est ainsi. En dernière analyse, ce qu’on leur reproche c’est d’être nationalistes. Ce qui n’a pas échappé à leur avocat qui a fait observer à la Cour qu’ « On ne peut pas les empêcher d’être nationalistes à moins de les dissoudre dans l’acide »
La raison qui pousse ces hommes brillants et courageux à se marginaliser, à suivre un processus de suicide social et financier, à scier consciencieusement la branche fragile sur laquelle repose leur existence est une forme d’honneur. Mais ce mot, on le sait, a disparu des dictionnaires.
Et si l'État islamique était l'arbre qui dissimule la forêt ?
Et si les attentats revendiqués par Daesh, aussi sanglants soient-ils, n’étaient qu'anecdotiques au regard de la menace bien plus sérieuse qui, sur le temps long, plane sur l'avenir de notre occident chrétien ?
Et si les tueurs à la Kalachnikov, à la hache ou au marteau, les égorgeurs au couteau de cuisine, les monstres d'Allah à la camionnette-bélier, les djihadistes de Syrie et d’ailleurs n’étaient que de simples figurants mis en avant sur la scène verte et rouge de la conquête musulmane ? Des figurants qu'il appartient à l’État et à ses services de traquer et d’exterminer, mais des figurants quand même.
Et si la vraie menace venait de cette Turquie à la longue mémoire qui jamais, même aux temps de l'occidentalisation d'apparence que fut le kémaliste, n’oublia ce qu'elle a considéré, de toute éternité, comme étant son destin : l'incarnation d'un nouveau califat ?
La parenthèse kémaliste refermée (encore faut-il noter que la cible première du laïcisme d'Ataturk n’était pas l'islam mais les confréries soufies jugées dissidentes et rebelles à l’autorité centrale d'Ankara), la Turquie islamique d'Erdogan, mise au pas et normalisée, renoue avec sa volonté impériale d'imposer partout où cela sera possible la pax ottomana et la foi musulmane.
Profitant de son statut d’allié fidèle des État Unis au sein de l'OTAN, de ses complicités dans les couloirs de la Commission de Bruxelles et du Parlement européen, de ses bons rapports avec Israël (même si ceux-ci se sont quelque peu dégradés ces derniers mois), du vigilant pragmatisme de la Russie confrontée à la question prégnante de ses minorités musulmanes souvent turcophones, et de sa position géographique, la Turquie, affichant un islamisme supposé moins rigoureux que le salafisme et pourtant tout aussi redoutable, avance peu à peu ses pions.
En Syrie, sous couvert de lutter contre l'État islamique et d’être un contrepoids aux ambitions régionales de l'Iran, elle s'empare de pans entiers du territoire et y traite à sa manière qui n'a rien de tendre la question kurde.
Au Maghreb, elle reconquiert peu à peu ses positions par la voie de traités économiques avantageux, d'investissements ciblés, d'aides militaires et d’échanges fructueux de renseignements. L’Algérie et la Tunisie sont ainsi l’objet de toutes les attentions. Le rétablissement du Bey d'Alger et du Dey de Tunis n’est, certes, pas pour demain. Mais peut-être pour après-demain.
En Europe usant de l’arme du chantage sur la question migratoire et la circulation des djihadistes, elle prend en otages l’Allemagne de Madame Merkel où vivent au bas mot plus d’un million et demi (chiffre officiel hors naturalisés) de ses ressortissants.
En France, plus encore qu'en Allemagne, l'AKP, le Parti quasi totalitaire d’Erdogan dispose de réseaux considérables, allant d'organes de presse écrite à la webtélé MediaFranceTV, de structures de contrôle de la diaspora comme l'Union des démocrates turcs européens très active au moment des élections et capables de mobiliser rapidement les militants comme on a pu le voir, la semaine dernière, lors de l'action menée, par menaces et pressions, contre les kiosquiers coupables d'afficher la une du magazine Le Point qui publiait un dossier consacré à Erdogan. Elle peut s'appuyer aussi sur des mouvements politiques-relais comme le Parti Égalité et Justice dont l’intention est ouvertement de peser sur les scrutins hexagonaux. À toutes ces organisations et outils de propagandes, il convient d'ajouter le contrôle absolu exercé sur les mosquées turques mais aussi de bien d'autres nationalités par le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Ahmed Ogras d’origine turque et ami personnel de Tayyip Erdogan.
Comme les révolutionnaires de Lénine, la Turquie n'a pas de montre. Contrairement à l'État islamique et même à l’Arabie saoudite traversée par des lignes de hautes tensions intérieures et extérieures, le temps ne lui est pas compté. Son projet est global et sans limite.
Le Parti de la France appelle les nations d’Europe à la plus grande fermeté vis-à-vis de la Turquie islamique. Cette fermeté implique la rupture immédiate de toute négociation en vue de l’entrée de la Turquie dans l’Union. Elle suppose également l’établissement d'un cordon sanitaire diplomatique pour mettre fin au chantage turc sur les questions migratoires et la fermeture totale des frontières européennes à toute nouvelle entrée. Elle exige la dissolution de toutes les organisations turques ou financées par la Turquie sur les sols nationaux européens. Elle impose, en France, l'interdiction de toute manifestation politique ou communautaire, le non-financement des mosquées par une puissance étrangère, l’expulsion des activistes, et la fin, sous peine de poursuites, des tentatives d'intimidation turques contre les médias et la presse.
Il s'agit là, on l’aura compris, non pas du projet que le Parti de la France mettra en œuvre dans le cadre de l’État national, mais des mesures de sauvegarde que tout gouvernement digne de ce nom et conscient de la menace devrait appliquer sans délais.
Jean-François Touzé - Membre du Bureau politique du Parti de la France