L’auteur dresse un diagnostic implacable de la décadence occidentale en général, et de la France en particulier. Innombrables sont les renoncements et les lâchetés d’une société qui semble à bout de souffle. Trahie par ses élites, livrée à toutes les vagues migratoires et à toutes les subversions sociétales, la France pourrait-elle se redresser ?
Jean-Claude Rolinat propose un saisissant catalogue de nos pathologies et suggère quelques remèdes, sans oublier, parfois, une dose d’espoir.
De A comme « agression », en passant par I comme « institutions » ou « Islam et islamisme », M comme « Macron », jusqu’à V comme virus chinois ou vulnérabilité et, finalement W pour « woke », ces entrées permettent d’engranger des munitions pour soutenir la controverse et alimenter le débat.
Au fil des pages, il fait leur « fête » aux rappeurs et autres « footeux » – enfants gâtés d’une société du « fric » –, sans oublier les parasites de la généreuse République française et ses Tartuffes.
Demain, serons-nous encore « maîtres chez nous », libres d’utiliser notre vocabulaire comme bon nous semble – pourrons-nous ainsi déguster des « langues de chat », sans que des « antispécistes » ne nous tombent sur le poil ! –, ou commander un « noir bien serré » sur le zinc de notre bistrot préféré, sans qu’une ligue de vertu « racialisée » ne nous traine devant un tribunal ? La folie transhumaniste, l’expansionnisme musulman, l’immoralité d’un État qui est « fort avec les faibles et faible avec les forts », les attributs et autres symboles d’une fausse grandeur, sont les cibles de cet Abécédaire dont la lecture ne peut que nous inciter à nous mobiliser et dire non au renoncement. Efforçons-nous de ne pas donner crédit à la citation de Charles Péguy – sacrifié sur l’autel de la patrie en 1914 –, qui écrivait : « Je ne dis pas : le peuple est perdu. Je dis : nous avons connu un peuple que l’on ne reverra jamais. »
L'Abécédaire de la décadence, Jean-Claude Rolinat, Dualpha, 220 pages, 25 €
L'annonce de la création d'un ministère de la #remigration par #EricZemmour est un coup de maître. Les couinements outragés de l'ensemble de ses adversaires démontrent qu'il est le seul à avoir la volonté de désafricaniser et de désislamiser la France.
Quarante auditions, 47 personnes entendues sous serment, 7.300 documents recueillis et analysés : le Sénat a sérieusement mené l’enquête sur l’usage des cabinets de consultants par le pouvoir macronien. Et il n’est pas reparti bredouille. Plus d’un milliard d’euros ont pris le chemin des caisses des grands cabinets, dont 894 millions d’euros exactement commandés par différents ministères et 172 millions « minimum » pour ceux que le Sénat appelle les « opérateurs », soit Pôle emploi, la Caisse des dépôts et consignations, etc. Mais la commission n’a contrôlé les emplettes que de 10 % de ces opérateurs. Autant dire qu’il reste sans doute du grain à moudre. On a hâte de savoir à quel point les contribuables français qui se saignent dans un des pays les plus imposés au monde ont rempli les caisses de Bain, Boston Consulting Group, Capgemini et autres PwC ou Roland Berger. Les trois principaux bénéficiaires des libéralités de ceux qui nous gouvernent sont connus : ce sont McKinsey, mobilisé pour la campagne vaccinale et dont le président s'est senti autorisé à mentir sous serment aux élus (photo), le logisticien Citwell et l’artisan du passe sanitaire Accenture.
Certains, parmi ces bons apôtres et ces conseilleurs avisés, gros employeurs en France, ne sont pas plus patriotes que leur commanditaire Macron : ils se sont empressés d’envoyer l’argent gagné sur le dos de l’État français vers les paradis fiscaux qui abritent leurs sièges sociaux. Les migrants font de même et expédient hors de France des milliards dans leurs pays d’origine. Dans les deux cas, la France trinque et les Français paient.
L’État fait appel depuis longtemps à des cabinets de conseil, mais Macron, lui, a cessé de regarder à la dépense. Ces frais étaient cantonnés sous la barre des 380 millions d’euros en 2018, selon le Sénat. Ils progressent régulièrement depuis : « Le conseil en stratégie et organisation a été multiplié par 3,7 depuis 2018 ; le conseil en stratégie des systèmes d’information par 5,8 », écrivent les rapporteurs. C’est simple, les cabinets de consultants ont été mobilisés sur tous les grands dossiers du quinquennat. Ils jouent les pompiers de service, à grands frais, dès que les dossiers macroniens commencent à sentir le roussi. Et cela arrive souvent, apparemment. Le rapport multiplie les exemples. Le rattrapage du fiasco de l’envoi des professions de foi et de la propagande électorale lors des élections locale de 2021 a coûté 290.000 euros facturés par le cabinet Sémaphores. La gestion des radars routiers par Sopra Steria et EGIS coûtera 82 millions d’euros entre 2017 et 2026. Le conducteur flashé à quelques kilomètres/heure de trop saura où part son argent.
Le Président et son gouvernement traitent le dossier comme ils ont l’habitude de le faire : par le mépris. Ils ne feront rien ou bien peu, expliquent-ils. Comment expliquer dans un style sénatorial que Macron se moque du monde ? La commission écrit : « Publiée pendant les travaux du Sénat, la circulaire du Premier ministre du 19 janvier 2022 sur l’encadrement des prestations de conseil est à la fois tardive et incomplète : l’objectif de réduction des dépenses (-15 % pour le conseil en stratégie et en organisation en 2022) est peu ambitieux, alors que la transparence des prestations demeure la grande oubliée. ». En clair, circulez !
Le Sénat propose aimablement quelques conseils de bon sens et de transparence aux petits marquis qui nous gouvernent. Chacune révèle en creux un mode de gouvernement opaque, autoritaire, indifférent aux fonctionnaires et aux Français. Du Macron emblématique. Exemples : « Publier chaque année, en données ouvertes, la liste des prestations de conseil de l’État et de ses opérateurs. » La moindre des choses. Ce n’était donc pas le cas jusqu’ici. Ou encore : « Évaluer systématiquement les prestations de conseil et appliquer des pénalités lorsque les cabinets ne donnent pas satisfaction. » Un comble ! Ou encore : « Prévoir la destruction systématique des données confiées aux cabinets de conseil à l’issue de leur mission, sous le contrôle de la CNIL. » Macron et ses équipes n’y avaient pas pensé.
Si la France était riche et bien portante, sous la houlette de Macron, peut-être trouverait-on, en cherchant bien, quelques excuses à cette débauche d’argent public. Mais voilà, Emmanuel Macron est l’homme qui a le plus endetté le pays, devant Sarkozy et devant Hollande. Il est le Président qui aura le plus généreusement ouvert les vannes de l’immigration, devant Hollande et Sarkozy, avec les coûts de tous ordres que cela entraîne. Il est aussi le Président d’une des administrations les plus nombreuses au monde qu’il a lui-même accrue. L’iFRAP s’est livré à l’analyse en détail des libéralités extraordinaires du Président soi-disant gestionnaire.
Avec l’affaire des cabinets de conseil, qui n’a pas fini de puruler, Macron laisse voir nettement les deux faces du Janus : d’un côté le Président dynamique, poseur, affairé dans l’Olympe et gonflé par ses fonctions pourtant bien inefficaces de président de l’Europe. De l’autre, le calculateur froid, piétinant les fonctionnaires de l’État, les non-vaccinés, les opposants de tous ordres, soucieux comme d’une guigne de l’argent public, obsédé par son taux de popularité et prêt, pour être réélu, à tous les sacrifices… des Français.
En ce jour de commémoration du 19 mars 1962, et en pleine campagne pour sa réélection, l'information tombe mal pour Emmanuel Macron. Elle émane de deux journalistes d'investigation, Yanis Mhamdi et Jean-Baptiste Rivoire, du tout nouveau média vidéo spécialisé dans l’enquête, Off Investigation. Et elle est relayée par Le Média, proche de La France insoumise. Les deux journalistes, l'un franco-algérien, l'autre fils de ces « pieds-rouges » favorables à l'Algérie du FLN, ne cachent pas leur sympathie pour le peuple algérien, leur penchant à gauche et veulent dénoncer la « Françalgérie » d'Emmanuel Macron. Ils se disent « invisibilisés » par les autres médias, notamment ceux du service public.
Leur reportage mérite pourtant le détour et l'on aimerait que les intéressés, à commencer par Emmanuel Macron lui-même, répondent aux accusations graves qu'ils portent contre eux. Jean-Baptiste Rivoire n'est pas un inconnu : ancien rédacteur en chef adjoint de l'émission « Spécial Investigation », sur Canal+, il a réalisé de nombreuses émission d'investigation, notamment sur l'Algérie. Et il fait beaucoup parler de lui en ce début d'année, notamment dans Libération. De lui, et d'Emmanuel Macron, puisqu'il a publié, début janvier, un livre : L’Élysée (et les oligarques) contre l’info (Éditions Les Liens qui libèrent) et, donc, cette série documentaire : Emmanuel, un homme d’affaires à l’Élysée, une série de neuf épisodes financée par une campagne de crowdfunding qui a récolté plus de 180.000 euros. C'est dans cette série que s'inscrit « Macron l'Algérien en marche... vers le cash ? »
Leur thèse ? Emmanuel Macron, lors d'une visite à Alger pour sa campagne en février 2017, où il est reçu tel un chef d'État alors qu'il n'est même plus ministre, a rencontré des oligarques algériens, en même temps soutiens du régime, pour obtenir des financements pour sa campagne, qui lui faisaient alors cruellement défaut, en échange de son soutien au régime et à l'idéologie FLN.
La thèse a le mérite d'expliquer le soutien sans faille du Président français à Bouteflika, y compris pendant la contestation populaire du Hirak, mais aussi sa déclaration stupéfiante sur la « colonisation française crime contre l'humanité», qui n'aurait donc été qu'un renvoi d'ascenseur. Pour Jean-Baptiste Rivoire, « Emmanuel Macron serait tenu par de puissants intérêts algériens ». Si cela était confirmé, ce serait grave et obligerait le candidat Macron de 2022 à s'expliquer.
L'enquête vaut aussi pour les figures sulfureuses bien connues par ailleurs que l'on recroise ici : l'homme d'affaires franco-algérien Alexandre Djouhri, déjà impliqué dans des affaires concernant Nicolas Sarkozy, et... Alexandre Benalla, dont on comprend qu'il aurait été « plus qu'un garde du corps ». Jean-Baptiste Rivoire n'hésite pas à poser la question : « Est-ce qu'au fond, Macron n'a pas surprotégé Benalla [...] parce que Benalla connaissait pas mal de secrets de la Macronie [...] quand on sait qu'il est au cœur de ce voyage d'Alger avec ce deal du soutien financier en échange du soutien politique. » Et les deux reporters établissent un lien entre le cash distribué par Benalla en mars-avril à des personnels non déclarés pour la sécurité de la campagne de Macron et ce cash venant d'Alger.
À vrai dire, cette thèse n'est pas nouvelle, pas plus que le silence des médias français. Le site algérien francophone alternatif Algérie patriotique avait, en 2019, dénoncé le silence qui avait entouré la sortie du livre du journaliste français Marc Endeweld, Le Grand Manipulateur, qui, déjà, pointait le réseau macronien des oligarques algériens.
Avec l'Algérie, une remise à plat de nos relations s'impose et Emmanuel Macron, vu ses accointances, n'est pas le mieux placé pour l'opérer.
À trois semaines de l'élection présidentielle, cette exploration des dessous de la fabrication du premier candidat Macron est plus que salutaire. Il est, au passage, dommage que seuls quelques médias de gauche lui fassent écho. Les auteurs de l'enquête annoncent aussi un autre documentaire, sur Macron et l'ISF, qui posera la question de son patrimoine, étrangement modeste en comparaison des revenus dont il a bénéficié, chez Rothschild notamment, comme le soulignait ici Marc Baudriller, il y a quelques jours. Là encore, Jean-Baptiste Rivoire met lui aussi les pieds dans le plat : « La carrière et la fortune d'Emmanuel Macron ne sont pas claires du tout : il a un problème avec l'ISF, il a un problème avec ses déclarations de patrimoine, [...] et il a même probablement un problème avec ce qu'il a gagné chez Rothschild, dont une partie n'aurait pas été déclarée au fisc. » Ce dernier épisode de leur radiographie du Président sortant s'appellera « Les millions envolés de Macron ».
Les agressions contre les militants nationaux se multiplient ces jours-ci, dans l'indifférence médiatique et judiciaire. Pourtant, que n'entendrait-on pas si c'était des militants de gauche qui se faisaient violenter par des patriotes...
Depuis que la guerre fait rage, l'Occident n'a pas de mots assez durs, de gestes assez courageux, de décisions assez radicales pour fustiger l'invasion de l'Ukraine par les Russes. On n'avait pas vu cette débauche d'héroïsme depuis fort longtemps, puisque les derniers actes de guerre commis contre un État européen souverain l'ont été par les États-Unis contre la Serbie, et qu'on n'a rien entendu à Paris… et que la dernière « guerre préventive » contre un État souverain date de l'invasion de l'Irak par les États-Unis en 2003. La géométrie des indignations est décidément bien variable.
Ca y est, le Russe est redevenu l'ennemi qu'il n'avait que brièvement cessé d'être. Le seul à avoir compris que le fait russe primait le fait soviétique, c'était le général de Gaulle. Pas la meilleure des références alors que l'on commémore le soixantième anniversaire des tristes accords d'Évian, mais enfin, c'était tout de même le seul chef d'État qui avait reconnu la singularité du destin russe et sa permanence sous l'horrible joug communiste. Il disait toujours « la Russie », d'ailleurs, et pas « l'U.R.S.S. » ou « l'URRSSE ».
Parmi les plus farouches opposants au système soviétique, il y avait par ailleurs des militants indécrottablement patriotes. Tenez, Alexandre Soljenitsyne, par exemple. Ancien officier d'artillerie, écrivain brillant, arrêté et envoyé dans les camps du goulag, il fera connaître au monde la vérité du régime soviétique que l'Occident, trop occupé (comme Éluard puis Sartre) à chanter les louanges du bloc communiste, n'aura pas le courage de regarder en face. Il ne se départira cependant jamais de son admiration pour la Russie éternelle, là où tout contempteur public d'un régime politique se devrait, dans notre vieille Europe, de cracher au moins autant sur sa patrie.
Soljenitsyne, expulsé par la Russie soviétique, a prononcé un discours magnifique à l'université de Harvard, en 1978, dans lequel il s'en prenait à ce qu'il appelait « le déclin du courage » en Occident. Cela vaut la peine de s'y intéresser - de le relire, même, alors que la lâcheté prend, avec le conflit ukrainien, des oripeaux jaunes et bleus. On se croit malin de geler les avoirs « à consonance slave » en France (que n'aurait-on pas dit pour les noms à consonance arabe pendant la lutte contre Daech…) ; on se croit lucide de prendre au premier degré les communiqués ukrainiens, vingt ans après s'être fait balader par les Kosovars ; on se trouve héroïque d'interdire ou de brimer tout ce qui ressemble à la Russie… jusqu'à Dostoïevski, paraît-il. Consternant.
Or, voilà que la lâcheté se marie harmonieusement, une fois de plus, avec la bêtise, qui elle-même fait les yeux doux au militantisme. Des enseignants vendéens souhaitent débaptiser le lycée Soljenitsyne d'Aizenay, près de La Roche-sur-Yon, pour lui donner le nom d'un poète ukrainien. C'est brillant. On ne met pas un centimètre carré de sa propre peau en jeu, on instrumentalise Soljenitsyne parce qu'il est russe et ça permet, par rebond, de faire disparaître le nom d'un penseur réactionnaire, qui, comme souvent les fachos, est le défenseur le plus efficace de la véritable liberté. Les syndicats, en salle des profs, doivent se congratuler mutuellement pour l'habileté diabolique de ce coup de billard à trois bandes.
L'époque est propice à ce genre d'initiative. Il y aura du monde pour saluer ces courageux professeurs - dont je rappelle que, par construction, ils doivent, en théorie, transmettre aux enfants qui leur sont confiés des outils de compréhension du monde. Ne faisons pas partie de la meute. Dans cette guerre qui ne propose ni méchants ni gentils (ce qui est souvent le cas des guerres), ne tombons pas dans le panneau de la communication américaine, ni dans cet énième avatar de la cancel culture. Jünger observait que la différence principale entre un anarchiste et un nihiliste était que le nihiliste voulait faire de l'humanité un désert, tandis que l'anarchiste voulait en faire une jungle. Nos progressistes n'ont pas l'air de considérer que ces paysages soient exclusifs l'un de l'autre.
Où s'arrêtera la haine antirusse la plus primaire et la plus stupide ? Va-t-on interdire Tchaïkovski ? Faire passer une loi mémorielle (très français, cela) qui ferait de la Russie l'auteur des plus grands génocides du monde - de la Russie, mais surtout pas du communisme ? Bannir le thé noir sur les cartes des cafés parisiens ? Renommer les auteurs dont les noms sonnent un peu slave ? Cette vertigineuse soif de destruction, cette idiotie (pour rester poli) perçue comme le parangon de l'engagement personnel et de la hauteur de vue ne se sont, à ma connaissance, jamais rencontrées avec un pareil degré d'intensité et une si large diffusion dans notre pauvre société… sauf avant la chute de Rome, peut-être, mais cela ne plaide pas en notre faveur.
Il faut qu'#EricZemmour arrête de s'obstiner à draguer l'électorat #LR, il a déjà siphonné tout ce qui pouvait l'être pour le premier tour. Sa cible prioritaire doit être l'électorat #RN peu politisé qui vote #MarineLePen par habitude.
Emmanuel Macron, qui n’entend pas débattre avec les autres candidats à la présidentielle, répondra-t-il aux questions soulevées par les différentes affaires qui ont marqué son quinquennat ?
Le Président-candidat est sommé par tous ses adversaires, de gauche comme de droite, de rendre des comptes sur quelques dossiers, et plus récemment sur l’affaire McKinsey. Emmanuel Macron s’en serait bien passé, le jour de son grand oral. Un rapport était publié par la commission d’enquête du Sénat sur les cabinets de conseil, révélant d’une part l’opacité de ces contrats et, d’autre part, le mensonge de McKinsey affirmant payer ses impôts en France, alors qu’il n'aurait payé aucun impôt sur ses sociétés depuis dix ans, entre 2011 et 2021. Sous serment, face à la commission d'enquête du Sénat le 18 janvier 2022, le directeur associé de McKinsey en charge du secteur public, Karim Tadjeddine, avait martelé : « Je le dis très nettement : nous payons l'impôt sur les sociétés en France et l'ensemble des salaires sont dans une société de droit français qui paie ses impôts en France. »Mediapart évoque un « phénomène tentaculaire au sein de l’État », celui du recours aux cabinets de conseil : des sommes colossales dépensées en conseils (plus d’un milliard d’euros en 2021, selon Mediapart), une opacité entre circuits de décision et action publique, une influence majeure pour une efficacité mitigée : la question des masques, des vaccins et des radars routiers, c’est eux ! La baisse de 5 euros des APL, une prestation de conseil facturée 4 millions d’euros, c’est eux ! Des travaux fleuves sur « les évolutions du métier d’enseignant » facturés 486.000 euros provoquant des rires dans l’assemblée et un séminaire annulé, c’est eux ! La réforme avortée des retraites, c’est encore eux…
La classe politique s’indigne donc de cette banalisation du recours aux coûteux cabinets de conseil révélée par la commission d’enquête sénatoriale. Selon Mediapart : « Le paroxysme semble toutefois avoir été atteint pendant la crise sanitaire, où au moins 68 commandes sont passées, “dans un climat d’impréparation de l’État”, pour un montant total de 41 millions d’euros. » Les trois cabinets en cause, McKinsey (campagne vaccinale), Citwell (masques et blouses) et Accenture (systèmes d’information, dont le passe sanitaire) ont ainsi facturé à l’État 11.128 jours de conseil pendant la crise avec une facture moyenne de 2.168 euros par jour et par consultant. L'opposition fulmine. Valérie Pécresse écrit, dans un tweet : « Emmanuel Macron doit s’expliquer sur le recours massif de l’État à l’entreprise McKinsey dont le Sénat révèle qu’elle ne paye pas ses impôts en France. Comment pouvait-il ne pas le savoir ? » Delphine Batho, porte-parole de Yannick Jadot, ajoute : « Voilà comment on démantèle l’État et le service public. Non seulement le gouvernement a payé des millions d’euros de commandes de conseils à McKinsey, mais en plus, c’est un fraudeur fiscal ! » Jordan Bardella fustige à son tour : « Entre ses prestations douteuses, ses liens étroits avec la Macronie et son optimisation fiscale, il s’agit d’un énième scandale d’État. »
Débauche de moyens
Car cette affaire des cabinets de conseil s'ajoute à d'autres. Rappelons que le Président-candidat a été impliqué dans la vente d’Alstom à General Electric alors qu’il était secrétaire général adjoint de l’Élysée (2012-2014) puis ministre de l’Économie (2014-2016). Le député LR Olivier Marleix avait saisi le parquet sur ces conditions de vente, et notamment la passivité de la Justice face aux soupçons de corruption. Le député relevait (Mediapart, 23/7/2019) : « Le fait que l’on puisse retrouver dans la liste des donateurs ou des organisateurs de dîners de levée de fonds des personnes qui auraient été intéressées aux ventes précitées [Alstom, Technip, Alcatel…] ne peut qu’interroger. S’il était vérifié, un tel système pourrait être interprété comme un pacte de corruption. » Là encore, un rapport révèle « la débauche de moyens mis en œuvre pour acheter la décision du gouvernement ». L’affaire Benalla date un peu mais illustre également la privatisation de la sécurité présidentielle et les manœuvres du responsable de la sécurité personnelle et privée d’Emmanuel Macron, en charge de protéger ses secrets et son intimité, mis en cause dans les affaires dites de la Contrescarpe, des passeports et des contrats russes. Quelques ombres au tableau d’Emmanuel Macron, qui ne semblent pas ternir ses 30 % d’intentions de vote. Jusqu'à quand ?
Réunis dans une belle salle claire et moderne, dans le quartier de la Gare Saint-Lazare à Paris, les cadres et militants du Parti de la France (PdF), ont confirmé leur soutien à Éric Zemmour, « le seul candidat qui défende à 90 % nos idées », selon son Président Thomas Joly. Rappelons que ce petit parti a été fondé en 2011 par un groupe de dissidents du Front National dont Carl Lang, Fernand Le Rachinel et les regrettés Michel Bayvet et Roger Holeindre avaient pris la tête. C’est l’élection de Marine Le Pen comme présidente du FN qui avait provoqué cette « désertion ». Le PdF a toujours considéré que le Front National version « mariniste » devenu le RN, avait « trahi » les fondamentaux du parti, n’en voulant pour preuve que l’éviction de son fondateur par sa propre fille.
Après la réunion à huis-clos de son Conseil national au cour duquel le président du parti a donné ses consignes pour la suite de la campagne électorale, les participants étaient invités à assister au meeting se tenant dans des locaux attenants. Pour d’évidentes raisons de sécurité, et malgré un dévoué service d’ordre, les spectateurs étaient munis d’une invitation personnelle. Pendant près de quatre heures, avec une pause bienvenue d’une bonne demi-heure permettant aux gens de se retrouver autour de la buvette et des stands d’ouvrages militants, plusieurs orateurs se sont succédé à la tribune.
Le PdF, en toute autonomie, est en ordre de marche derrière Zemmour
Alexandre Simonnot a explicité les raisons pour lesquelles les catholiques traditionalistes devaient voter Éric Zemmour sans aucune hésitation. Lui succédant, Éric Pinel, ancien député européen venu de sa Normandie profonde, a expliqué comment la Droite nationale avait une certaine légitimité dans la défense de l’environnement, en confirmant que les « Verts » n’étaient que des imposteurs qui avaient trahi la cause écologiste. Bruno Hirout, jeune Secrétaire général du PdF, s’est félicité pour sa part de « l’insolence » du candidat Zemmour qui n’hésite pas à remettre en question les lois liberticides : sa candidature est une sorte de « divine surprise ».
Pierre Cassen, fondateur de « Riposte laïque », fougueux pourfendeur de l’islam et de l’islamisme lui succédait, tandis que le jeune juriste Pierre-Nicolas Nups récapitulait tous les manquements de la justice française, dénonçant au passage l’idéologie mortifère du Syndicat de la magistrature qui, dans un esprit « rousseauiste », préfère le coupable à la victime car, c’est bien connu, « l’homme est bon, c’est la société qui le corrompt » !
Il appartenait à notre collaborateur occasionnel Jean-Claude Rolinat , invité du bureau national, de parler de politique étrangère, abordant les sujets qui fâchent, comme la guerre russe menée en Ukraine, ou encore de nos relations, exécrables, avec l’Algérie. À ce sujet, puisque nous sommes en mars - un mois funeste quand on pense à notre ancienne province d’outre-Méditerranée- il a tenu à l’endroit du fondateur de la Vème République des propos radicaux : « Oui mon général, contrairement à un vieillard étoilé qui fit don de sa personne à la France, vous avez fait don de la France à votre personne ! ». Roland Hélie, dont la silhouette hante avec bonhomie depuis des lustres tous les milieux de la Droite nationale et populaire - « un vieux de la vieille ! » - fondateur et responsable du site et de la maison d’édition Synthèse nationale, refaisait brièvement quant à lui, l’historique de la famille nationale.
Il appartenait à Thomas Joly président du PDF, de conclure la réunion, en rappelant les objectifs du parti. D’abord survivre en tant que force autonome de la mouvance droitière, sans compromissions et sans reniements. Ensuite, en s’inscrivant dans la campagne électorale d’Éric Zemmour, le seul candidat, encore une fois, qui ait le courage de défendre vraiment nos idées. Le PDF, sans se soucier de plaire ou de déplaire aux uns ou aux autres, mais en restant fidèle aux convictions des adhérents et militants du parti, doit continuer son petit bonhomme de chemin. Avant d’inviter la salle à entamer notre hymne national, Joly n’en oublia pas pour autant de donner un petit coup de patte à la candidate de la droite « fourbe » et « courbe », Valérie Pécresse, la très « BCBG » représentante des Républicains. Même si certains, dans l’entourage d’Éric Zemmour, trop frileux, trop méfiants ou tout simplement trop novices, peuvent s’effrayer du soutien d’un mouvement politique injustement taxé d’être « sulfureux » par des « journalistes-propagandistes », comme Jean-Michel Apathie par exemple, pour le PdF « c’est tête haute et mains propres », sur ses propres deniers, qu’il aide et participe à la campagne du « Z ».
Hier dans #Elysee2022, Yannick #Jadot n'a pas pu s'empêcher d'évoquer le Parti de la France pour tenter de diaboliser #EricZemmour. Celui-ci a parfaitement remis à sa place cet antifa en costard/cravate en rappelant qu'il n'était qu'une saloperie d'islamo-gauchiste.
Sujets abordés : l'autonomie pour la Corse, le conflit en Ukraine, le nécessaire rapprochement des Nations de l'espace boréal, la Russie poussée dans les bras de la Chine, Poutine n'est ni un monstre ni un dictateur, l'haïssable russophobie ambiante, l'élection présidentielle, le risque d'abstention, le film sur l'incendie de Notre-Dame.