Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog politique de Thomas JOLY

Euthanasie : grande « réforme sociétale » du quinquennat qui vient

9 Mai 2022, 06:33am

Publié par Thomas Joly

Le 2 mai dernier, un vétérinaire, jugé pour faux et usage de faux, était poursuivi par la Justice pour avoir rédigé en 2019 une fausse ordonnance pour aider à mourir un de ses amis âgé de 60 ans qui souffrait de la maladie de Charcot. Il a été relaxé par le tribunal correctionnel d’Angers. Les juges se sont exprimés : « Il y avait état de nécessité, il ne s’agissait pas de sauvegarder la personne mais d’éviter qu’elle souffre... », a rapporté Ouest-France.

Maître Barret, l’avocat du prévenu, a plaidé l’ambiguïté du dossier : « Qu’est-ce qu’il aurait fallu faire ? Le laisser à nouveau s’exposer à des souffrances après trois tentatives de suicide ? » Le malade n’avait jamais caché sa volonté de mettre fin à ses jours et le vétérinaire n’a fait que l’aider à accomplir sa volonté, selon l’avocat.

Cette affaire remet sur le devant de la scène le douloureux débat de la fin de vie mais aussi de l’euthanasie et du suicide assisté. On se souvient de l'affaire Vincent Lambert. Le patient était plongé dans un état végétatif chronique à la suite d’un accident de la route. Les membres de sa famille furent en conflit quant aux suites à donner : stopper son traitement, continuer à le garder en vie ou bien le mener vers la mort assistée ? Après des années de procédures judiciaires, Vincent Lambert mourut le 11 juillet 2019 après huit jours d’agonie suite à l’arrêt total des traitements et de l’alimentation qui le maintenaient en vie.

En 2017, le député Olivier Falorni (PRG) déposa une proposition de loi sur la fin de vie : « » Une fin de vie libre est choisie. » Il en appelait « au gouvernement et à la majorité » pour que le débat se poursuive. Mais plus de 3.000 amendements furent déposés. L’examen de la proposition de loi n’arrivera jamais à son terme.

L’article 1er fut cependant adopté, avec l’amendement du député Guillaume Chiche (PS). Cet article ouvre le droit à une « assistance médicalisée active à mourir » : un droit d’accès universel à des soins palliatifs et à un accompagnement dans la fin de vie.

Et les dérives de cette pratique ? On peut les connaître en regardant ce qu'il se passe chez nos voisins belges. L’euthanasie y est légale, même pour les mineurs. C'est ainsi qu'en 2012, par exemple, Mme Godelieve de Troyer fut euthanasiée sans que ses enfants ne soient au courant. Ils furent prévenus le lendemain de sa mort et l'un de ses fils porta plainte. Un exemple parmi d’autres des dérives de la loi de 2002 qui a dépénalisé l'euthanasie en Belgique.

Néanmoins, selon l’IFOP, 93 % des Français considèrent que la loi française devrait autoriser les médecins à mettre fin, sans souffrance, à la vie des personnes atteintes de maladies insupportables et incurables, si elle le demandent. De plus, 87 % estiment qu’il est urgent que l’Assemblée nationale débatte de ces questions.

Depuis ce lundi 2 mai et cette affaire d'Angers, beaucoup s’expriment sur le sujet. Des associations sont intervenues sur l’affaire, notamment sur Twitter : l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), par exemple. Elle demande la légalisation du droit à l’euthanasie et reproche à la loi sur la fin de vie de n’être pas assez complète.

Rappelons que le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, a confirmé, le 11 avril dernier, que la prochaine grande réforme sociétale du nouveau quinquennat serait le « droit à mourir dans la dignité ». L'ancien député des Yvelines Jean-Frédéric Poisson a réagi dans une tribune publiée dans L’Incorrect. Le président de Via, la voie du peuple (ex-PCD) rappelle que « c’est un sujet aux conséquences lourdes, qui concerne chaque Français personnellement, dans son humanité et sur lequel nous ne pouvons pas nous contenter de prendre des décisions hâtives ». Pour lui, la seule solution est de concentrer les investissements et les efforts d’innovation sur les soins palliatifs. Mais ceci a un coût... le coût d'une civilisation.

Capucine Gidoin

Source : http://bvoltaire.fr

Voir les commentaires

Réinvestiture d'Emmanuel Macron

7 Mai 2022, 15:49pm

Publié par Thomas Joly

Voir les commentaires

Journal de bord de Jean-Marie Le Pen - N°661

6 Mai 2022, 15:28pm

Publié par Thomas Joly

Sujets abordés : l'union de la gauche aux Législatives, le bobard du réchauffement climatique, la valse des Ministres, le refus du RN de s'allier avec Reconquête, la maladresse d'Éric Zemmour, le risque d'escalade dans le conflit russo-ukrainien, l'inflation, conseils de lecture.

Voir les commentaires

Affrontements interraciaux à Marseille

6 Mai 2022, 13:45pm

Publié par Thomas Joly

Voir les commentaires

Macron, sa vie son œuvre : cinq ans de Netflixion !

6 Mai 2022, 06:09am

Publié par Thomas Joly

Il est vraiment extra, notre Président : grand pro de la com', comédien hors pair, en un mot un « Netflixeur », champion de storytelling, comme on dit dans la start-up nation.

De loin en loin, durant son mandat, nous avons eu les petits moments d’autosatisfaction et les singeries sur TikTok. Entre concours de blagounettes et plongées dans l’intimité, Emmanuel Macron a tout essayé : YouTube, Snapchat, Konbini, Brut... Il s’adresse aux jeunes pour toucher leurs parents, dit son entourage. Quand on sait que ce sont les grand-parents qui votent Macron, c’est plutôt rigolo. D’aucuns diront que c’est justement parce qu’ils ne regardent ni YouTube ni Snapchat ni TikTok ; les jeunes, eux, ont d’une part fort peu regardé le cinéma présidentiel et encore moins voté pour lui !

Bref, après « Le Candidat », la série bien léchée diffusée tous les vendredis soir après le compte rendu sur la guerre en Ukraine, voici la nouvelle saison : « 5 ans à l’Élysée.»

Le Président disruptif inaugure ici un nouveau concept : le bilan de soi-même par soi-même après réélection. Jusqu’ici, l’exercice était plutôt fait par les adversaires, mais il était cette fois interdit pour cause de guerre et de pandémie larvée. En cela, rien n’a changé mais la critique est désormais possible : strictement objective et louangeuse, puisque c’est le Président qui brosse son propre bilan et se met en scène. On le comprend, ça évite la contradiction et les rappels désobligeants.

Episode 1 : 2017-2018. Ça commence fort : « 3, 2, 1… Top ! Bonjour, je suis dans mon bureau à l’Élysée et je voulais m’adresser à vous de manière directe… » Il est jeune, il est beau, « toujours dans cet esprit de libérer et de protéger, d’investir dans les femmes et les hommes de notre pays », dit-il. C’était en 2017. La musique enfle et nous emporte, façon symphonie Du Nouveau Monde.

On s’aperçoit que tout, durant ce premier mandat, a été filmé par ses équipes, enregistré, stocké dans les boîtes à images pour être scénarisé. L’objectif est de montrer un quinquennat de souffrances que le jeune père de la nation se sera efforcé d’apaiser. Pour commencer, l’ouragan Irma, sur l’île de Saint-Martin : « On est en train de souffrir et il y a que toi qui peux nous aider », dit l’autochtone. Le ton est donné.

Au fil des épreuves, le jeunot mûrit sous le regard attentif de Brigitte. L’épouse le couve d’un œil maternel, surveille encore l’élève dont on voit la copie : le texte des vœux écrit au stylo-plume, raturé, réécrit. Son Montblanc™ ne le quitte pas, ça fleure bon l’encre fraîche. Vive la République et vive la France ! Belles images de tradition et de culture.

On suit le Président qui court, saute les marches, se penche sur ses dossiers, prend le temps de recevoir le héros du jour, parcourt les champs de bataille dans une grande crise d’« itinérance mémorielle ». Et vante sans cesse sa politique.

Puis, à la 29e minute, surgissent les casseurs de l’Arc de Triomphe. S’ensuit une longue déambulation dans le monument saccagé. Le Président marche, les mains jointes dans le dos. On pense à Napoléon sur le champ de bataille.

« Je pense que les réseaux sociaux désinhibent les gens », dit un Macron qui va en user et abuser comme personne. La foule l’applaudit, réclame l’armée, crie « Ne lâchez rien ! » Un pompier parle d’« hystérisation irrationnelle, complètement déconnectée de toute revendication politique (sic) ». Un gradé de la police parle de « sauvagerie » : « Ils se sont blessés eux-mêmes. » On devine qu’on est passé bien près de la révolution. Pourquoi ? Comment ? Il faut croire que ça n’a aucune importance, parce qu’on n’en dit rien. Les mots « gilets jaunes » ne sont jamais prononcés, celui de « casseurs » non plus. À croire que c’est arrivé comme ça.

« Vous avez protégé nos institutions contre une violence qui n’a aucune raison, que rien ne justifie », a dit Macron aux forces de l’ordre. Le croyait-il vraiment ?

Marie Delarue

Source : http://bvoltaire.fr

Voir les commentaires

Comment le ramadan transforme de plus en plus la société française

5 Mai 2022, 06:47am

Publié par Thomas Joly

« Pour la première fois depuis 25 ans, ce matin, j’ai vu plusieurs élèves musulmans se boucher ostensiblement les oreilles durant une écoute musicale (ici, cours de 5e ; cours d’éducation musicale, je précise). Les élèves concernés m’ont dit que le fait d’écouter de la musique “cassait leur jeûne” », exprime, décontenancé, un professeur sur le réseau social enseignant neoprofs.org. Il demande des conseils à ses collègues. Il poursuit plus bas : « Certains élèves semblent tellement “conditionnés” par les parents que je doute qu’ils se montrent sensibles à des arguments rationnels venant, qui plus est, d’un non-musulman. » Il ne suffit donc pas de rétorquer, s’appuyant sur l’article R. 511-11 du Code de l’éducation, que « l’obligation d’assiduité qui incombe aux élèves implique notamment qu’ils doivent accomplir tous les travaux écrits et oraux qui leur sont demandés par les enseignants et respecter le contenu des programmes ». D’autant plus que le professeur manifeste une certaine crainte d’offenser les jeunes et de recevoir les foudres de leurs parents.

« Le ramadan est un fait social obligatoire »

Des situations de plus en plus fréquentes. Trop souvent, ce ne sont pas les musulmans en cours de ramadan qui cherchent à s’adapter aux lois et coutumes de la France, mais le contraire. En témoigne l’absentéisme massif le jour de l’aïd, et parfois les journées où il fait trop chaud pendant le ramadan. Les professeurs, même quand ils le déplorent, ne cherchent plus à lutter. Jean-François Chemain, professeur d’histoire-géographie, a enseigné plusieurs années en ZEP (zone d’éducation prioritaire), en banlieue lyonnaise. « Le ramadan est un fait social obligatoire, explique-t-il à Boulevard Voltaire. Les petits musulmans observent les autres, tout le monde en parle, et il s’agit de montrer ostensiblement que l’on ne boit pas et que l’on ne va pas à la cantine. » Pour l’anecdote, il raconte que même lui s’est fait reprendre par une de ses élèves tandis qu’il se rendait à la cantine. Une élève qui n’était même pas musulmane ! « Le fait social est si important que certains non-musulmans font comme les autres pour ne pas être exclus », témoigne-t-il.

Si ces faits s’observent facilement à l’école, d’autres sont marquants en période de ramadan : dans certaines villes de Seine-Saint-Denis, des marchés forains des saveurs s’organisent le soir et les débits de boissons ferment plus tard que d’habitude. Les autorités, souvent par crainte, ferment les yeux sur ces exceptions qui, au fil des années, deviennent des règles.

« Il faut tenir une fermeté politique, tout en gardant une grande bienveillance »

Le maire de Montfermeil (93), Xavier Lemoine, qui fut membre du Parti chrétien-démocrate (PCD) dès sa création, explique à Boulevard Voltaire la difficulté de trouver un positionnement juste et équilibré. « Je fais en sorte que le ramadan reste une démarche privée, pour ne pas contrevenir aux règles de concorde civile. Mais je fais attention à prendre le temps d’expliquer avec fermeté et respect les raisons pour lesquelles il est important que le ramadan ne soit pas le temps d’exceptions dans la loi. » C’est une ligne de crête difficile, mais qui semble porter ses fruits car Xavier Lemoine, qui n’a jamais changé ses positions, est en fonction depuis bientôt vingt ans, avec trois réélections au premier tour ! « Il est fondamental, explique-t-il, de faire la distinction entre les principes et les usages du ramadan, qui peuvent parfois nuire à l’ordre public et les personnes qui vivent ce temps. Il faut tenir une fermeté politique, tout en gardant une grande bienveillance, une attention et un respect aux personnes, car le dialogue n’est possible que dans ces conditions. »

Le ramadan est un indicateur intéressant de la progression de l’islam en France, car il s’agit du fait social le plus respecté des musulmans, comme l’exprimait l’islamologue Yannis Mahil, sur France 2, le 27 avril dernier. Il faut voir l’ampleur du rassemblement de prière pour l’aïd au stade Delaune, en Seine-Saint-Denis, composé par plus de 6.000 personnes, d’après Le Parisien (2/5/2022) ! Une révolution pour la France, qui ne fait que commencer...

Matthieu Chevallier

Source : http://bvoltaire.fr

Voir les commentaires

Les prochaines élections européennes seront transnationales, vive la post-démocratie !

5 Mai 2022, 05:54am

Publié par Thomas Joly

Les députés européens ont voté, ce mardi 3 mai, le principe de listes transnationales aux prochaines élections européennes. Un pas supplémentaire a donc été franchi dans la mise en place de ce qu’on peut appeler (pour ne pas trop choquer) la société post-démocratique.

Depuis quelques années, « grâce » à François Mitterrand (traité de Maastricht), Nicolas Sarkozy (traité de Lisbonne) et l’ensemble de la classe politique française, le peuple ne peut plus décider de rien du tout, tout en conservant le droit de vote.

En effet, la feuille de route imposée aux peuples a été arrêtée une fois pour toutes dans le texte de traités. Par ailleurs, a été opéré un transfert de la compétence des institutions nationales traditionnelles (gouvernements, parlements) vers des institutions sui generis elles-mêmes chargées de dire aux gouvernements ce qu’ils doivent faire. Gouvernements pouvant partager leurs prérogatives avec des organismes privés par un simple contrat (McKinsey il y a peu, et demain, pourquoi pas, « forum de Davos » ou toute autre structure regroupant les représentants d’intérêts financiers, industriels, commerciaux, médiatiques…).

Et ce qui doit être fait, c’est (traités et décisions des organismes « européens ») : faire fonctionner un système dans lequel capitaux, marchandises, individus circulent librement sur un immense territoire (sous suzeraineté américaine). Sur lequel les institutions nationales sont priées d’utiliser leurs compétences résiduelles pour déréglementer ce qui faisait l’objet d’une réglementation : droit du travail, droit de la fonction publique – avec des fonctionnaires considérés comme des salariés comme les autres (voir, à cet égard, les réformes des corps des ambassadeurs et des préfets et la suppression de l’ENA). Donner au privé ce qui appartenait aux personnes publiques (services publics). Et, de manière générale, favoriser les affaires, indépendamment de toute considération d’intérêt national (vente d’Alstom, entre autres).

Mais pour le fonctionnement de cette société nouvelle, les élections conservent évidemment une partie de leur utilité. Certes, beaucoup de gens ont compris que l’usage du bulletin de vote était devenue une « plaisanterie » : forts pourcentages d’abstention et de votes blancs ou nuls ; propositions de mandat impératif/de révocation d’un élu en cours de mandat, de référendum d’initiative citoyenne, de remplacement de l’élection par un tirage au sort, etc.

Mais la plupart des citoyens croient encore à l’équation : élection = (forcément) démocratie. Surtout ceux (à peu près tout le monde) qui n’ont pas lu les traités ci-dessus (ni quelques autres). Citoyens qui ne ne sont pas aperçus que ces textes les avaient dépouillés de la possibilité d’influer sur la politique. Citoyens, ou plutôt « sujets », aidés dans la pratique de l’ignorance par une propagande habilement menée qui leur fait croire que l’idée de vivre en Europe selon d’autres règles que les règles actuelles est une monstruosité intellectuelle (cf. les discours des « principaux » candidats à l’élection présidentielle).

Mettre en place des listes « européennes » permet donc de déconnecter encore un peu plus « l’électeur » de « l’élu ». Déjà, avec les listes nationales pour les élections européennes, on ne voyait pas comment il pouvait bien exister un lien « physique » ou de quelque nature que ce soit entre le citoyen et les quelques dizaines de personnes qui allaient faire le travail que les traités leur demandaient de faire (et, pour certaines, qui avaient besoin d’un « job » dans la politique en attendant de redevenir député ou ministre). Avec les listes « européennes », les Français seront « représentés » tant par des Français qu’ils ne connaissent pas que des Allemands, des Polonais ou des politiciens désignés par d’autres chefs de partis, qu’ils connaissent – si l’on peut dire - encore moins.

Ce sera la négation totale de la notion de « représentation », mais les acteurs de la mise en œuvre de la politique non critiquable, non amendable, bénéficieront d’une légitimité, certes factice, mais opérationnelle. Pour faire fonctionner un régime qui n’est plus celui du peuple, par le peuple, pour le peuple.

Marcel Monin

Source : http://bvoltaire.fr

Voir les commentaires

États-Unis : vers une avancée pour le droit à la vie ?

4 Mai 2022, 13:53pm

Publié par Thomas Joly

Voir les commentaires

Avec Édouard Philippe en embuscade, quelle majorité présidentielle pour Emmanuel Macron ?

4 Mai 2022, 11:33am

Publié par Thomas Joly

Dieu que la victoire serait douce, s’il n’y avait ces lendemains qui déchantent. Emmanuel Macron a certes été brillamment réélu ; mais par défaut aussi, n’étant pas sans ignorer que le front anti-Le Pen en dissimulait un autre, anti-Macron, celui-là. Ce qui explique aussi que devant la fragilité de ce second mandat, les appétits n’en finissent plus de s’aiguiser, dans son propre camp, surtout.

Au premier rang des gourmands ? Édouard Philippe, son ancien Premier ministre, dont le même Macron aurait assuré, à en croire Europe 1 : « Aucune circonscription pour Horizons [Le micro-parti du maire du Havre, NDLR], ce sont des cons ! » Apocryphe ou non, cette situation en dit long sur les affres de la majorité présidentielle, à six semaines des élections législatives. Selon CNews (29 avril), l’homme de l’Élysée accuserait même son ancien complice de Matignon de « servir des intérêts personnels en vue de l’élection présidentielle de 2027 »

Étrange, cette manie d’accuser les autres de ses propres turpitudes passées, surtout pour un Emmanuel Macron qui, ministre d’un autre Président, François Hollande, se démena naguère plus pour son propre destin que celui de l’homme l’ayant promu à l’Élysée, puis à Bercy. C’est souvent chez les anciens débauchés qu’on recrute les puritains les plus échevelés.

Pour résumer, Édouard Philippe entendrait exiger un rôle central dans le futur groupe macronien à l’Assemblée, oubliant manifestement que dans ce dernier, il n’est pas le seul invité au banquet. Car là, ça se bouscule, en termes de groupuscules…

À droite de la Macronie : Agir, de Franck Riester, ministre délégué du Commerce extérieur et de l'Attractivité, et le Parti radical, mené par Laurent Hénart. Au centre, comme toujours, le MoDem de François Bayrou. Et à gauche ? Territoires de progrès, fondé par Olivier Dussopt, ministre délégué des Comptes publics, Fédération progressiste, menée par le maire socialiste de Dijon, François Rebsamen. Sans négliger le Parti écologiste de Barbara Pompili, ministre de la Transition écologiste, ni oublier l’ouvrier de la onzième heure : Jean-Pierre Chevènement et son tout nouveau courant Refondation républicaine. Réunir tout cela, qu’on avance ou recule, relève des douze travaux d’Hercule ; ce qui n’est pas une contrepèterie, précisons-le, à l’adresse de nos lecteurs les plus farceurs.

En attendant, personne ne sait plus trop bien qui portera haut bientôt les couleurs de la majorité présidentielle. Selon Le Figaro (2 mai), les sortants devraient être reconduits. Mais, toujours selon cette même source, cette interrogation existentielle quant à la survie de LREM : « Une fédération, une confédération ou une coalition. L’idée est de donner une cohérence politique à une future majorité plus “balkanisée” que jamais. »

Autant dire que le pari n’est pas forcément gagné d’avance, à lire Le Parisien de ce 2 mai : « Pendant cinq ans, la majorité présidentielle s’était divisée sans craquer. Mais en ce début de second quinquennat, elle est au bord de la fracture. […] Édouard Philippe réclame des circonscriptions qui ne soient pas des circonscriptions de conquête. »

C’est-à-dire que lui et ses affidés souhaiteraient être réélus sans combattre dans des fauteuils, gagnés d’avance, mais déjà occupés par leurs meilleurs amis de LREM. Ce qui fait évidemment grincer des dents chez des macronistes historiques soucieux de conserver leurs sièges, tout en se gardant des derniers à avoir volé au secours de la victoire. Dans leur ligne de mire ? Des opportunistes tels que les maires de Nice et de Toulon, Christian Estrosi et Hubert Falco. Pas simple, en effet…

Et en face ? Fort de son hégémonie électorale, Jean-Luc Mélenchon peut se permettre de toiser de haut ses rivaux, socialistes, écologistes ou communistes, tandis que Marine Le Pen peut tout aussi dicter ses propres conditions à ses concurrents de Reconquête. Logique, s’agissant de la loi du plus fort. Mais si les candidats du RN et de LFI ont encore les indéniables moyens d’imposer les leurs, Emmanuel Macron a-t-il le pouvoir de faire de même vis-à-vis de ses alliés putatifs ? Rien n’est moins sûr, tant son socle est fragile. Suite au prochain épisode.

Nicolas Gauthier

Source : http://bvoltaire.fr

Voir les commentaires

Le Forum du PdF - Jeudi 5 mai à 21h sur Telegram

3 Mai 2022, 16:29pm

Publié par Thomas Joly

Le Forum du PdF - Jeudi 5 mai à 21h sur Telegram

Dans le prochain Forum du PdF, Alexandre Hinger reçoit Epona, Christoff BZH et Alexandre Simonnot.

L'émission sera consacrée à la musique dans sa dimension artistique, culturelle et politique.

C'est jeudi à 21h et c'est sur Telegram : https://t.me/partidelafrance

Voir les commentaires

Le PS prêt à rallier Mélenchon : le droit de mourir sans dignité

3 Mai 2022, 15:34pm

Publié par Thomas Joly

Mélenchon l'affirmait dimanche devant les journalistes dans la manifestation du 1er Mai : « Nous sommes à quelques millimètres de nous entendre tous. » Ces quelques millimètres ont été franchis avec les Verts durant la nuit. Ce n’est pas encore l’union de la gauche, mais on s’en rapproche.

Ces négociations express ont de quoi étonner les électeurs… LFI, le PS et les Verts ont expliqué pendant des mois de campagne leurs différences, ils ont attaqué, souligné les erreurs de leurs adversaires dans chaque intervention médiatique, dans chaque débat, dans chaque meeting. Résultat : le Conseil constitutionnel a proclamé les résultats voilà cinq jours et abracadabra ! tout est oublié, embrassons-nous, Folleville ! Les divergences très lourdes sur l’Europe, sur l’âge de la retraite, sur la loi El Khomri, sur le SMIC, tout cela est balayé, rayé d’un trait de plume. Il faut faire cause commune. La gauche enlève le décor du théâtre de l'affrontement alors que les spectateurs sont encore dans la salle. On a rallongé le nom du mouvement : vive la nouvelle Union populaire écologique et sociale ! Mais quelle que soit l’issue des négociations, ce brouillage idéologique sur fond de réalisme alimentaire va embarrasser une partie des électeurs de gauche. Le PS, cette poutre maîtresse de la gauche française depuis des décennies, survivra-t-il à une alliance avec La France insoumise, s’il y parvient ?

La question est brutale, mais c’est la vraie, la seule question. L’échec d’Anne Hidalgo n’est pas seulement lié à sa personne. Le PS n’est plus qu’une enveloppe vide d’idées – quelles sont les idées forces du Parti socialiste ? -, vide de cadres – qui, pour mener les prochaines batailles ? -, une enveloppe surtout vide de différences vis-à-vis du macronisme. En témoignent les transfuges du PS devenus ministres de Macron, sans parler de ceux qui s’interrogent aujourd’hui et sont tentés de le rejoindre demain. C’est peut-être Jacques Attali, l’ancien conseiller de Mitterrand, qui en parle le mieux : « Les socialistes payent le prix de leur paresse et de leur médiocrité », a-t-il dit sur Public Sénat.

Quel peut être le sort d’un parti qui avait peu de piliers idéologiques et qui est contraint de les renier pour gagner quelques places à l’Assemblée ? Côté PS, ce qui pousse à l’union, c’est une tactique électorale, une tentative de sauvetage en mer. Pas de programme, pas de leader. Or, les partis sont mortels, ce qui reste du PS peut se dissoudre dans le mélenchonisme et le macronisme, deux puissants acides. Ni fleurs ni couronnes : les Français laisseront mourir sans dignité un parti qui a fait tant de mal à la France, par souci électoraliste. Les éléphants du PS, Attali et Le Foll, accusent le parti d’Olivier Faure de vendre ses idéaux, notamment son attachement à l’Europe, pour un plat de lentilles. Au fond, ce qui panique les caciques du PS, c’est que l’hostilité à l’Europe dans sa forme actuelle devienne le trait d’union de toutes les oppositions à Macron...

Abattre le PS, la droite nationale en a rêvé, le PS l’a fait tout seul. Avant de mourir, ce parti a fait le lit de la boboïtude verte et du mélenchonisme de banlieue. Il a défendu toutes les mesures qui ont abouti à la déliquescence de la France, immigration et abandon de l’éducation en tête, avant de rallier le mélenchonisme. Les dégradations de ce week-end, l’insécurité galopante, l'incivilité, l’Europe autoritaire, tracassière, ingérante et déconnectée, tout cela est d'abord l’œuvre du PS, aidé d'une droite qui a vécu si longtemps sous son influence. Ces signes de l'effondrement d'une société trouvent leur racine dans les idées qui ont inspiré le PS. Comme quoi, à quoi bon s’inquiéter ? « Il faut laisser les choses viles mourir de leur propre poison », dit l'adage.

Marc Baudriller

Source : http://bvoltaire.fr

Voir les commentaires

La gauche, elle, n'a pas peur de ses extrêmes

3 Mai 2022, 11:03am

Publié par Thomas Joly

 

Voir les commentaires

5 ans de plus avec Macron, c'est 5 ans d'immigration et d'islamisation supplémentaires

3 Mai 2022, 06:06am

Publié par Thomas Joly

Eric Zemmour : « Pendant 5 ans, avec Emmanuel Macron, il y aura 2 millions d'immigrés en plus, toujours plus de violence, d'islamisation, de plus en plus de territoires conquis par l'islam, de plus en plus de voiles dans la rue. »

Voir les commentaires

Recomposition géopolitique au Proche-Orient sur fond de guerre en Europe

3 Mai 2022, 05:59am

Publié par Thomas Joly

Décidément, 2022 sera une année charnière sur le plan géopolitique. Tandis qu’en Europe l’OTAN, c’est-à-dire l’Amérique, a décidé de produire pour l’Ukraine un immense effort de guerre contre la Russie, le Proche-Orient se lance au contraire dans une vaste entreprise de réconciliation.

Déjà l’Arabie saoudite et le Qatar avaient mis fin à leur brouille née d’un conflit idéologique très ancien entre wahhabites et Frères musulmans. Parallèlement, les Émirats arabes unis se sont rapprochés d’Israël, qui a fourni d’importants renseignements militaires dans la guerre au Yémen contre les houthis soutenus par l’Iran.

C’est maintenant la Turquie qui vient de faire une spectaculaire volte-face dans ses relations avec l’Arabie saoudite. Depuis l’assassinat du journaliste d’opposition saoudien Khashoggi dans les locaux du consulat saoudien d’Istanbul, les deux pays étaient plus qu’en froid. Erdoğan, pour des raisons obscures, a fait de cette affaire une crise majeure, vitupérant contre les dirigeants saoudiens, en particulier le prince héritier Mohammed ben Salmane, traité d’assassin par le néo-sultan turc.

Certes, l’affaire était importante, mais la violence de la réaction d’Erdoğan avait surpris, même si cela se passait à l’époque du blocus imprudemment ordonné par Mohammed ben Salmane contre le Qatar, fidèle allié d’Ankara. Mais la très sévère crise économique que connaît la Turquie a poussé Erdoğan à changer de stratégie. L’inflation atteint 60 %, le mécontentement est grand et les élections législatives de 2023 ne s’annoncent pas sous les meilleurs auspices. Pour ne rien arranger, l’Arabie saoudite, client important de la Turquie, avait cessé pratiquement tous ses achats et la devise turque s’est effondrée, perdant la moitié de sa valeur face au dollar.

Acculé, l’orgueilleux néo-sultan a dû aller à Canossa, si l’on ose dire. L’affaire Khashoggi est enterrée, les poursuites annulées (les juges turcs sont très compréhensifs) et Erdoğan a pu se rendre à Riyad afin de sceller une réconciliation financièrement indispensable.

Ce basculement intervient au moment où l’ensemble du Proche-Orient se détourne ostensiblement de l’Amérique. Se sentant peu concernés par la guerre en Ukraine, les pays de la région ont condamné du bout des lèvres l’intervention russe en regardant ailleurs. Même Israël n’a pas suivi Washington et refuse d’aider militairement l’Ukraine. L’État hébreux a en effet besoin de la neutralité russe en Syrie pour continuer à bombarder les milices iraniennes.

Dans ce concert de réconciliation, l’Iran demeure isolé. C’est donc vers la Chine que l’État chiite se tourne maintenant, avec une décision lourde de sens : la Chine pourra payer le pétrole et le gaz iraniens en yuan. C’est une première et, après la Russie, l’Iran est le deuxième producteur majeur à vouloir mettre fin au monopole du dollar dans les transactions internationales d’hydrocarbures. L’Arabie saoudite n’en n’est pas encore là, mais elle n’a pas accédé à la demande de Washington d’augmenter sa production de pétrole afin de faire baisser les cours et d’embarrasser la Russie. Riyad n’a pas oublié les leçons de morale américaines et son absence de soutien quand l’Iran a détruit une bonne partie de ses installations pétrolières en septembre 2019.

Heureusement pour l’Amérique, l’Europe est là, fidèle au poste, pour lui faire un peu oublier ses déboires du continent asiatique. Le jour où celle-ci aura une politique étrangère autonome, les États-Unis se sentiront bien seuls, mais ce n’est pas pour demain.

Antoine de Lacoste

Source : http://bvoltaire.fr

Voir les commentaires

Eric Zemmour doit être un chef de guerre, pas un commentateur !

2 Mai 2022, 19:48pm

Publié par Thomas Joly

Voir les commentaires