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Le blog politique de Thomas JOLY

Entre paternalisme et suffisance, le manspreading d’Emmanuel Macron

21 Avril 2022, 18:49pm

Publié par Thomas Joly

« Cessez de me dire qu’il faut éviter l’arrogance ! Vous me l’avez répété cent fois, j’ai compris », aurait dit avec agacement, dimanche dernier, selon Le Canard enchaîné, le Président-candidat Emmanuel Macron à ses conseillers. Eh bien, non. Il n’avait pas compris. Une cent-unième fois aurait été sans doute nécessaire.

Le mot « arrogance », qui semble formé par la fusion de deux autres, assurance et orgueil, est monté hier soir très vite dans les tendances sur les réseaux sociaux. Un air perpétuellement lassé, un tantinet discourtois pour ceux qui le regardaient, une posture relâchée avec parfois la main en appui sur la tête, un ton de sachant n'hésitant pas à couper la parole… Si Marine Le Pen avait été une femme de gauche, elle l'aurait qualifié de paternaliste et aurait dénoncé son manspreading : sur la banquette du débat, dans le wagon les menant au deuxième tour, il s’étalait, avec l’aisance verbale qu’on lui connaît, et prenait, désinvolte, toute la place.

À l’inverse planait au-dessus Marine Le Pen, le spectre de 2017. La tenue - vestimentaire comme gestuelle - était sobre, la repartie aussi. Un peu trop. On la sentait corsetée dans l’autocontrôle, avec des dossiers, il faut le reconnaître, travaillés et maîtrisés. L’objectif était évidemment de rassurer et d’adopter une posture présidentiable, quitte à décevoir ses militants en renonçant à quelques punchlines ou polémiques faciles - McKinsey n’a été cité qu’une fois en passant -, quitte à sembler manquer de mordant. On peut s’étonner que la candidate n'ait pas plus attaqué le Président sur son bilan, mais ce temps gagné lui a permis, d'un autre côté, d’exposer son programme sereinement. On peut s’étonner aussi que des thèmes aussi cruciaux que la sécurité, l’immigration, l’islamisme ou les institutions n’aient été abordés qu’en coup de vent. Mais au moins l’ont-ils été, avec brièveté mais clarté.

François Hollande voulait être un Président normal, Marine Le Pen veut offrir le visage d’une future Présidente tranquille, pour contrebalancer la rupture qu’elle incarne par nature et qui peut effrayer. Le concept a déjà fait ses preuves : après tout, c’est en faisant sien le slogan de la « force tranquille » que François Mitterrand, un peu dans la même situation, avait triomphé en 1981.

Gabrielle Cluzel

Source : http://bvoltaire.fr

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Un débat étrange et décevant

21 Avril 2022, 10:12am

Publié par Thomas Joly

Un bien étrange débat hier soir entre un Président sortant très offensif et arrogant et une candidate pataude, tétanisée par la crainte de réitérer le fiasco de 2017.

Alors que Marine Le Pen était satisfaisante sur le fond, Emmanuel Macron a pu asséner - de manière hélas convaincante - mensonges et contre-vérités, son adversaire restant inerte.

Pourquoi diable n'a-t-elle pas attaqué Emmanuel Macron sur le scandale d'État McKinsey, le pass sanitaire et le Grand Remplacement ?

La morgue d'Emmanuel Macron a peut-être indisposé un certain nombre d'électeurs mais la tiédeur hésitante de Marine Le Pen a sûrement déçu parmi ses soutiens les plus sceptiques.

Toutefois, face à la dangerosité de l'individu, fossoyeur enthousiaste de la France et du peuple français, il n'y a aucune hésitation à avoir dimanche 24 avril : virons-le de l'Élysée !

Thomas Joly - Président du Parti de la France

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Les « Français » d’origine algérienne, arbitres du second tour ?

20 Avril 2022, 13:55pm

Publié par Thomas Joly

Pour TSA (Tout sur l'Algérie), journal algérien en ligne, les Français d'origine algérienne seraient les arbitres du second tour. L'auteur de l'article estime que « l’Algérie a choisi son camp » et que les relations entre Alger et Paris « pourraient se détériorer gravement si Marine Le Pen accède au pouvoir le 24 avril », concluant qu'« entre les deux candidats, le choix est presque évident pour l’Algérie ».

On peut s'étonner qu'un journaliste étranger fasse ainsi ingérence dans la politique intérieure de la France en cherchant à orienter le vote des électeurs d'origine algérienne. À moins qu'il ne considère qu'ils sont algériens avant d'être français et doivent prendre leurs ordres en Algérie. Ce serait affirmer que l'assimilation ne peut ou ne doit pas exister, stigmatiser les musulmans de France qui, au premier tour, ont choisi d'autres candidats que Macron, y compris en votant Marine Le Pen, insulter les harkis et leurs descendants.

Pour ce journaliste, si Marine Le Pen s'est montrée « moins virulente à l'égard de l'immigration [que] l'autre candidat d'extrême droite », c'est pour continuer l'entreprise de « dédiabolisation » et de « normalisation » de son parti – dont il rappelle qu'il fut fondé, « autour des nostalgiques de l’Algérie française », par Jean-Marie Le Pen qui aurait « [justifié] la torture pratiquée en Algérie par l’armée française ». Le FLN, il va de soi, avait les mains propres.

Ce donneur de leçons, rappelant que Marine Le Pen déclare vouloir « nouer des relations amicales avec le peuple algérien parce que c’est notre intérêt mutuel », émet l'hypothèse qu'il ne s'agirait pour elle que de « soudoyer l’électorat d’origine algérienne et plus largement les musulmans de France ». Comme si c'était acheter un électorat que de souhaiter que les Algériens devenus Français soient des Français à part entière et ne soient pas dépendants de leur ancienne nationalité.

Ce journaliste opte pour Emmanuel Macron, même s'il doit encore faire des progrès. Car il juge incongrus ses propos de septembre 2021 sur « la nature du système algérien » et « l'existence de la nation algérienne avant la colonisation française », mais se réjouit qu'il ait vite « entamé un retour à la normale ». Certes, Macron ne s'est pas déplacé en Algérie, comme en 2017 où il avait qualifié le colonialisme de « crime contre l’humanité », mais son ambassadeur à la Méditerranée a déclaré, dans un entretien à TSA, que « le Président Macron aime l’Algérie et les Algériens » et son ministre Jean-Yves Le Drian a « effectué une visite surprise dans la capitale algérienne ».

Toujours selon ce journaliste, « le Président Macron avait besoin de signaux d’Alger pour la communauté algérienne en France » : l'Algérie les lui aurait donnés indirectement. Gérard Larcher, président LR du Sénat qui a indiqué qu'il voterait Emmanuel Macron, aurait reçu un appel téléphonique de son homologue algérien, au cours duquel ils auraient convenu de « dépasser [...] les lobbies des résidus du colonialisme qui tentent de brouiller toute tentative de rapprochement dans les relations entre les deux pays ». Le recteur algérien de la grande mosquée de Paris a, de son côté, appelé à voter pour Macron, afin de « faire barrage à l'extrême droite ».

« Entre les deux candidats, le choix est presque évident pour l’Algérie » ? Comment s'en étonner ?

Philippe Kerlouan

Source : http://bvoltaire.fr

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Le Système tout entier contre Marne Le Pen

20 Avril 2022, 12:29pm

Publié par Thomas Joly

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Le Forum du PdF - Jeudi 21 avril à 21h

20 Avril 2022, 12:24pm

Publié par Thomas Joly

Le Forum du PdF - Jeudi 21 avril à 21h

Dans le nouveau Forum du PdF, Alexandre Hinger reçoit Bruno Hirout, Alexandre Simonnot et Mélanie Valéro. C'est jeudi à 21h et c'est sur Telegram : https://t.me/partidelafrance

Les thèmes abordés seront : le débat Macron/Le Pen, les 20 ans du 21 avril 2002, les raisons de faire barrage à Emmanuel Macron.

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Les entretiens du PdF - n°28 - Didier Rochard (17/04/2022)

18 Avril 2022, 11:38am

Publié par Thomas Joly

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Le débat du 20 avril ne sera pas décisif

15 Avril 2022, 19:56pm

Publié par Thomas Joly

 

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Pour faire le buzz, mieux vaut être traîné par les pieds chez Marine Le Pen que chez Emmanuel Macron

15 Avril 2022, 11:50am

Publié par Thomas Joly

La campagne est passée à la vitesse supérieure. Foin des arguties sur les annuités de retraite et les avantages du septennat, le « front républicain », renaissant de ses cendres comme un vieux tube des années 80 - Voyage, voyage, Ève lève-toi… et tutti quanti -, donne de la voix. Toutes les indignations sont bonnes à prendre, même médiocres, la grosse caisse médiatique se chargeant de faire monter la mayonnaise.

Ainsi, mercredi, l’exfiltration d’une femme brandissant une pancarte accusatrice montrant Marine Le Pen et Poutine réunis dans un même cœur lors de la conférence de presse de la candidate a-t-elle suscité une immense réprobation. Sur Twitter, Christophe Castaner a donné le la : « Chez Marine Le Pen, la vérité qui dérange, on la sort par les pieds. » La polémiquscule était partie. Le soir, on ne parlait plus que de cela sur les plateaux télé. Même le débat Darmanin-Bardella, sur BFM TV, s’y est attardé longuement. Un peu étrange, à tout le moins, pour une émission prétendant comparer les programmes des deux protagonistes.

Personne, en revanche, pour s’étonner qu’une élue de la République - conseillère municipale EELV, en l’occurrence, puisqu’il s’agissait de Pauline Rapilly-Ferniot - aille perturber, en usant de subterfuges dignes d’une militante de l’UNEF, la conférence de presse d’une candidate à l’élection présidentielle, réservée à des journalistes dûment accrédités. Selon l’entourage de Marine Le Pen, l’élue s’est installée dans la salle avant tout le monde, avant même l’arrivée de l’organisation. Elle a fait mine de parler aux techniciens avant de se fondre ensuite dans la salle, une fois celle-ci remplie (avec notamment 200 journalistes étrangers).

Sur son compte Twitter, Pauline Rapilly-Ferniot s’étend sur son exploit - elle a, pour ainsi dire, tâté des geôles de Poutine, n’est-ce pas ? -, évoquant, à la terrasse d’un café ensoleillé, son « mal de tête » sûrement dû à son « plaquage au sol » de la veille, et notifiant aux journalistes que son « téléphone [plantant], ils pouvaient lui écrire en message privé sur Twitter ». Ceux-ci ont répondu présents, la revue de presse est impressionnante : BFM TV, la matinale de RMC avec Apolline de Malherbe s’il vous plaît, et pas moins de trois articles sur le site de Libération - un tel événement, il fallait au moins ça - avec une introduction qui ne manque pas sel : « Le collectif Ibiza [dont fait partie Pauline Rapilly-Ferniot, NDLA] s’en prend d’habitude au gouvernement par ses actions coup de poing, mais, depuis le soir du premier tour, il a décidé de s’attaquer à Marine Le Pen. La réponse n’est pas exactement la même. »

Mais si. La réponse est partout exactement la même, les agents de sécurité, quel que soit le politique concerné, ayant été à même école. Depuis ce jeudi matin, une autre vidéo, prise celle-ci lors du passage d’Emmanuel Macron à Strasbourg, est devenue virale : pendant qu’Emmanuel Macron s’exprime devant la foule, deux homme exfiltrent un trublion… en le traînant à terre par les pieds. Et convenons que le pavé autour de la cathédrale, dans la vieille ville de Strasbourg, peut laisser plus de traces que le « marbre de luxe » qui « glisse plutôt bien » des salons Hoche, selon la description qu'en a fait ironiquement Pauline Rapilly-Ferniot elle-même au micro de BFM. Pourtant, ce Strasbourgeois réfractaire est resté anonyme, n’a pas été invité chez Apolline de Malherbe ni interviewé par BFM TV, n’a pas fait l’objet de trois papiers dans Libé et doit soigner seul ses bleus, s’il en a.

Christophe Castaner - en dépit des multiples sollicitation reçues sur l’invitant à commenter cette autre « vérité qui dérange » et que « l’on sort par les pieds » - n’a pas manifesté une once d'intérêt pour cet épisode. Que ce Strasbourgeois ne compte pas non plus sur un élan de solidarité de Pauline Rapilly-Ferniot, celle-ci, bien qu’ayant été la cheville ouvrière de l’Ibizagate de Blanquer, anime, depuis dimanche, des ateliers sur Twitter intitulés « Besoin d’aide pour se motiver à voter Macron ? »

Pour se consoler, il pourra se dire qu’il a sans doute été traîné à terre affectueusement. Et ça change tout, n’est-ce pas ?

Gabrielle Cluzel

Source : http://bvoltaire.fr

 

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Le Forum du PdF, jeudi 14 avril, ave Thomas Joly et Daniel Conversano

13 Avril 2022, 09:21am

Publié par Thomas Joly

Le Forum du PdF, jeudi 14 avril, ave Thomas Joly et Daniel Conversano

Dans le nouveau Forum du PdF, Alexandre Hinger reçoit Thomas Joly et Daniel Conversano. C'est jeudi à 21h et c'est sur Telegram : https://t.me/partidelafrance

Les thèmes abordés seront : l'analyse du scrutin du 1er tour de la Présidentielle, le score effrayant de Jean-Luc Mélenchon, la mort de LR et du PS, Eric Zemmour a-t-il commis des erreurs ?, Marine Le Pen peut-elle gagner ?, comment continuer le combat politique.

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Sarkozy, Jospin, MEDEF : le vieux monde au secours de Macron

13 Avril 2022, 08:40am

Publié par Thomas Joly

Emmanuel Macron devait tout dynamiter. En poussant la France à « penser printemps », en se voulant « disruptif », en envoyant à l'Assemblée un mélange d'ambitieux de seconde zone et de vieux politicards sans convictions, il avait, disait-on, bouleversé les équilibres. Comme un vertigineux trou noir, il a fait disparaître la gauche en 2017 et la droite en 2022. Le nouveau monde, c'est donc du vide, un vide fascinant, qui absorbe tout et ne rend rien.

Seulement voilà : ce qui reste refuse de disparaître dans la mondialisation, la pensée unique, le libéralisme économique, le progressisme sociétal. Ouvriers, employés, ruraux, chômeurs, musulmans, catholiques ont refusé cette soupe à la fois étouffante et insipide. Ils ont voté Mélenchon, Le Pen ou Zemmour. Peuple à la nuque raide, qui, comme pour la Constitution européenne, refuse la potion miraculeuse ! Il suffira de le forcer.

Alors, on voit déboucher des souterrains, comme ressuscités par cette lumière inattendue, tous les chevaux de retour du vieux monde, dont on découvre qu'il ressemble au nouveau comme un frère. Lionel Jospin, après vingt ans de retraite, vient réciter le catéchisme de la lutte contre la haine. Nicolas Sarkozy, après un silence méprisant envers la triste Valérie Pécresse, vient d'annoncer lui aussi son soutien à Macron. Le MEDEF, pourtant censé être apolitique, s'en remet au Mozart de la finance, des relations internationales et de tout le reste. En Europe, le Luxembourg, paradis fiscal et membre fondateur de l'Union européenne, s'inquiète de l'hypothèse Le Pen. On attend encore les curés en chaire à Pâques et les profs dans la rue à la rentrée (pour certaines zones), et le tableau sera complet. Le monde des gens bien a honte. On attend le documentaire sur les élections allemandes de 1933 à la télévision, et la visite du Président Macron au mémorial de la Shoah. Ça ne devrait plus tarder.

Cela veut-il dire que les Français, eux aussi, sont pris de frayeur et de honte, comme après un accès de folie collective ? Pas vraiment. Certains électeurs LFI (29 %, selon Valeurs actuelles) envisagent de voter Le Pen, malgré les consignes de Mélenchon, pourtant claires. Beaucoup n'ont pas la mémoire si courte que Macron le voudrait et retiennent les gilets jaunes, les petites phrases, l'abaissement du pouvoir, les cadeaux aux amis...

Le vieux monde fait-il bloc contre la menace ? On a plutôt l'impression qu'il tire ses dernières cartouches, qu'il envoie sa vieille garde. Pour apprendre au bon peuple à mettre un masque sur le nez, Véran ou Attal suffisaient. Pour apprendre au bon peuple à obéir aux consignes de vote, il faut du lourd. Du vieux soldat.

Chose amusante, les soutiens de Macron sont des perdants : Jospin en 2002, Sarkozy en 2012, et même Fillon en 2017. Faut-il y voir un signe ? À bout de souffle, dos à dos, les vieux profiteurs se serrent les uns contre les autres, protégeant leurs prébendes, que matérialise Emmanuel Macron. Cela tiendra peut-être. Cela tiendra peut-être même jusqu'aux législatives. Mais peut-être, aussi bien, est-ce terminé. Marine Le Pen va devoir peaufiner son débat. Les gens regardent.

Arnaud Florac

Source : http://bvoltaire.fr

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Le repris de justice Nicolas Sarkozy appelle à voter Macron

12 Avril 2022, 12:20pm

Publié par Thomas Joly

 

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Sans les retraités, Emmanuel Macron ne serait pas au second tour

12 Avril 2022, 06:11am

Publié par Thomas Joly

Quel paradoxe ! Le candidat le plus jeune, qui promettait le « nouveau monde », a été porté, dans cette présidentielle… par les Français les plus âgés.

41 % des plus de 70 ans ont voté pour lui, 30 % des plus de 60 ans. « Si les plus de 65 ans n’avaient pas participé à l’élection, note sur Twitter le jeune journaliste Ariel Guez, qui aime manier les chiffres, on aurait un second tour Le Pen versus Mélenchon. » Et d’insister un peu plus loin : « C’est pas pour casser l’ambiance dès le matin, mais je sais pas si vous vous rendez compte à quel point Macron ne tient que par les retraités (69 % pour lui). »

Ce sont donc encore les boomers qui font les rois, et il assez logique qu’Emmanuel Macron leur plaise : du verbe, de la prestance, un costume bien taillé, un discours européiste - l’Europe de la paix est un rêve de boomer né sur les décombres de deux guerres fratricides -, la hauteur d’un technocrate, gage pour eux de sérieux, de compétence et de modernité. Car oui, près de cinquante ans plus tard, la révolution technocratique, ce coup d’État des exécutants promus soudain dirigeants sous le règne de Giscard d'Estaing, comme l'avait expliqué en son temps Marie-France Garaud, leur semble toujours « moderne ». Puis, il n'y a rien d’inconvenant dans le discours d’Emmanuel Macron : on n’aborde aucun sujet qui fâche, ou alors on l'élude par des circonlocutions, comme autour de la table dominicale des bonnes familles dans les années 50 quand on recevait le curé.

Biberonnés au libéralisme dans une Europe fondée sur le commerce (la Communauté européenne du charbon et de l'acier) et, dès l'origine, convertie au capitalisme anglo-saxon, ils ne voient pas en quoi le mondialisme serait un problème. Anciens combattants de Mai 68 - leur seule guerre -, ils trouvent mille vertus à la société libertaire qui les a affranchis d’une éducation jugée trop stricte. Ils sont l’acmé du ruban de Möbius libéralo-libertaire tel que théorisé par Michéa dans Le Complexe d'Orphée (Climats).

Comme le libéralisme s’accommode assez mal du social, ils acquiescent, pour se donner un air de gauche et éclairé (pléonasme), au sociétal. Tiens, déjà Emmanuel Macron promet, par la voix de Richard Ferrand, l’euthanasie pour le prochain quinquennat. Alliant l’utile - une main-d’œuvre bon marché pour les entreprises - à l’agréable - le sentiment d’être bon et charitable avec les pauvres, à l’instar de l’abbé Pierre -, l’immigration sous toutes ses formes a leurs faveurs. Puis l’Église, qu’ils fréquentent parfois encore un peu les y encourage. Il sont, du reste, la première récolte de Vatican II. Rajoutons que pour cette génération née entre la Deuxième Guerre mondiale et la guerre d’Algérie, le complexe du colonisateur est un point sensible. Celui du collaborateur aussi. La reductio ad hitlerum les touche et les trouble. Comme les accusations de « racisme ».

Pourquoi voudraient-ils changer quoi que ce soit ? Emmanuel Macron a bien raison de vouloir imposer aux jeunots une retraite à 65 ans quand eux l’ont prise cinq ans plus tôt. Quant à l’insécurité, ayant bénéficié des Trente Glorieuses, de la méritocratie, d'un système social florissant et de l’inflation du franc, jadis, pour acquérir leur patrimoine, ils ne la voient que d'assez loin, coulant des jours paisibles dans des quartiers cossus dont la cote immobilière tient lieu de frontière prohibitive.

Bien sûr, ce portrait brossé à gros traits est forcément réducteur et caricatural. Et surtout bien injuste, car évidemment, tous les boomers ne votent pas Emmanuel Macron. Nombre d'entre eux se jugent d'ailleurs perdants de la mondialisation : perdants matériels - leur pauvre pension ne leur permet pas de vivre - ou perdants culturels, d’un bien qui se dissout dans un grand tout, d’une France qu’ils s’attristent et s’inquiètent de ne pouvoir léguer à leurs petits-enfants.

Charge à ces derniers de convertir leurs contemporains - fratrie, cousins, amis. Il leur reste moins de quinze jours pour cela.

Gabrielle Cluzel

Source : http://bvoltaire.fr

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Le Parti de la France appelle à faire barrage à Emmanuel Macron le 24 avril

11 Avril 2022, 06:22am

Publié par Thomas Joly

Communiqué du Parti de la France

Le Parti de la France prend acte du choix des électeurs français de s'être laissés influencer par le mantra politico-médiatique du chimérique « vote utile ».

Nous aurons donc droit à une nouvelle opposition entre les deux finalistes de 2017.

Il n'y a aucun regret à formuler d'avoir fait campagne pour le candidat qui portait les valeurs de la droite nationale de conviction. Si les 7 % d'Éric Zemmour ne sont pas à la hauteur de nos espérances, l'exceptionnelle ferveur militante autour de sa candidature - même si elle ne s'est pas traduite dans les urnes - a démontré qu'il existe encore des Français qui ne veulent pas voir disparaître leur peuple et leur pays.

En outre, on notera le score sidérant du candidat islamo-gauchiste - il fait un carton chez les jeunes et dans les banlieues colonisées - qui frôle l'accession au 2nd tour.

Les Français ont subi durant 5 années la politique du Président sortant, euro-mondialiste convaincu, immigrationniste enragé, responsable de la violente répression des Gilets jaunes, initiateur d'une restriction sans précédent des libertés fondamentales au nom d'une politique sanitaire délirante.

Pour toutes ces raisons, le Parti de la France appelle à faire barrage le 24 avril à Emmanuel Macron afin de l'empêcher d'effectuer un second mandat où, dégagé de toute contrainte électorale (la Constitution ne lui permet pas de briguer un troisième mandat successif), il appliquera avec zèle et sans aucun état d'âme l'agenda mondialiste en démantelant notre Nation, en ruinant les Français et en poursuivant le Grand remplacement de notre peuple par de nouveaux immigrés extra-européens qu'il laissera venir par millions.

Même si chacun est bien sûr libre de son vote, l'adage « au 1er tour on choisit, au 2nd on élimine » doit s'appliquer le 24 avril afin de faire battre le plus nocif des candidats pour la France et les Français.

Ne nous laissons pas décourager par une déception électorale, l'avenir commence demain, le combat politique - sous toutes ses formes - continue. Le Parti de la France sera toujours aux côtés de ceux qui veulent poursuivre la lutte pour que la France reste la France !

Thomas Joly - Président du Parti de la France

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Pour le salut de notre Nation, votez Éric Zemmour !

8 Avril 2022, 15:00pm

Publié par Thomas Joly

Pour le salut de notre Nation, votez Éric Zemmour !

Dimanche 10 avril, nous avons l'occasion historique de bousculer l'ordre établi en qualifiant au 2nd tour de l'élection présidentielle un candidat qui se propose de mettre en place la remigration - certes imparfaite - des extra-européens indésirables dans notre pays et l'immigration zéro.

Rien que pour cette raison, tous les patriotes lucides et sincères doivent apporter leur suffrage à celui dont le projet se rapproche le plus, en bien des domaines, du programme de redressement national du Parti de la France.

Ne vous laissez pas influencer par des sondages bidons, commandés par le Système, destinés à vous faire douter. Il n'y a pas de « vote utile » ; Marine Le Pen est l'assurance-vie d'Emmanuel Macron, ne vous faites pas berner. En revanche, il y a un « vote vital », c'est celui en faveur du seul candidat qui souhaite que la France reste la France, que les Français soient Maîtres chez eux.

Pour le salut de notre Nation, votez Éric Zemmour !

Thomas Joly - Président du Parti de la France

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Le prix de la morgue et du mépris : près de 70 % des Français ne veulent plus de Macron !

8 Avril 2022, 05:57am

Publié par Thomas Joly

On témoigne assez souvent, ici, d’une grande méfiance vis-à-vis des sondages pour ne pas gober celui-là tout cru. Néanmoins, il témoigne d’une certaine cohérence avec ce que tout un chacun peut percevoir, ressentir et entendre : les Français en ont marre de Macron.

En effet, ce sondage effectué par CSA pour CNews révèle, ce jeudi, que près de 70 % (66 % exactement) des Français interrogés souhaitent un changement de Président à la tête de l’État.

Il y aurait donc une très grosse majorité de Français, lassés par notre sémillant jeune premier et sa clique de quadras prétentieux, qui souhaitent un changement radical : 43 % de « oui, tout à fait » et 23 % de « oui, plutôt », contre 13 % seulement qui assurent « pas du tout souhaitable » d’en changer.

Première surprise, compte tenu des efforts d’Emmanuel Macron pour accrocher la jeunesse (vidéos, singeries sur TikTok, intrusion dans Minecraft, campagne virtuelle dans le métavers, etc.), c’est la tranche des 18-24 ans qui le rejette avec le plus de véhémence (79 %), suivie de près par les 25-34 ans (74 %). Sans surprise, en revanche, ce sont les plus âgés qui redoutent le changement : 43 % des 65 ans et plus pensent qu’il ne faut pas changer de Président. Il faut dire que les Véran et autres Attal les ont bien travaillés au corps en leur inoculant la peur et les vaccins qui l’accompagnent. Ceux-là craindraient d’être privés de leur dose trimestrielle si jamais on changeait de régime.

Question positionnement politique, les partisans de l’immobilisme se recrutent au centre (91 %) quand les proches de Reconquête et du RN souhaitent massivement un changement de tête (respectivement à 99 % et 97 %), suivis de très près par la gauche radicale (95 %). Scores également élevés chez Les Républicains – 73 % veulent qu’Emmanuel Macron quitte l’Élysée –, de même que 63 % des proches du Parti socialiste.

Bref, pour résumer : les soutiens d’Emmanuel Macron se recrutent dans le ventre mou de la nation. Ce sont des gens plutôt âgés et plutôt aisés ; des gens dont on peut finalement imaginer qu’ils sont plus effrayés par le changement que séduits par le Président actuel.

Redisons-le, il faut prendre un peu de distance avec ces sondages de dernière heure. Néanmoins, sachant qu’on nous donne régulièrement – et quasi immuablement – Emmanuel Macron autour de 30 % d’intentions de vote, ces presque 70 % de « dégagistes » tendraient à prouver qu’il n’a aucun réservoir de voix. D’où le fait, sans doute, qu’à trois jours du scrutin, notre champion de la start-up nation commence à perdre ses nerfs…

Il reste quelques heures avant le premier tour. Trop tard pour faire appel à ses amis des cabinets de conseil. Trop tard pour revenir en arrière et faire campagne. Trop tard pour dissuader les Français qu’il est mû par la morgue et le mépris. Rendez-vous dimanche soir, et votez bien !

Marie Delarue

Source : http://bvoltaire.fr

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