Les familles de dealers devront quitter leur HLM : vraiment ? (par Gabrielle Cluzel)
Mardi, la cour d’appel de Versailles a confirmé la résiliation du bail de deux familles de dealers occupant des HLM à Boulogne-Billancourt. On nous dit que les familles
ont six mois pour partir. Passé le 1er avril, dès la fin de la trêve hivernale, elles pourront faire l’objet d’une procédure d’expulsion. Une troisième famille sera fixée sur son sort le 29
octobre et une quatrième est déjà susceptible d’être expulsée.
La décision est assez rare pour qu’elle fasse les gros titres de la presse et pour que tout ce qui compte encore un peu de générosité dans notre pays s’en émeuve. Les frères et sœurs des dealers incriminés crient à la double peine, et l’avocat dénonce gravement une « décision à laquelle il s’attendait, dans une ambiance du tout répressif et d’intolérance montante en France ».
Pas de panique, les amis, mouchez votre nez et séchez vos yeux. D’abord
parce que, de vous à moi, on demande à voir. Comme l’impression que le déménagement n’est pas pour demain.
La condamnation des dealers remonte à 2010 pour des faits avérés en 2009. Ce n’est qu’au mois de janvier dernier, nous l’évoquions déjà sur Boulevard Voltaire, qu’est intervenue la décision de première instance, confirmant la résiliation des quatre baux par l’office HLM des Hauts-de-Seine. On nous l’avait alors annoncé urbi et orbi, avec roulements de tambour solennels : les familles devraient quitter leur logement dès la fin de la trêve hivernale, soit fin mars 2013. On nous parle aujourd’hui d’avril 2014…
Autant être lucide : de pourvoi en cassation en trêve hivernale, les logements ne sont pas près d’être à nouveau disponibles sur la liste de l’office HLM des Hauts-de-Seine. Notez que, depuis le temps que l’on attend, on n’est plus à un an près.
Ensuite, parce que l’on peut compter sur le cœur gros comme ça de François Lamy, ministre délégué chargé de la Ville, qui l’annonçait déjà sur Europe 1 en janvier après la décision de
première instance : « On va imaginer un dispositif qui soit dans l’ensemble du parc HLM et qui permette, avec l’anonymat qui est nécessaire, de ne pas mettre ces familles dans la
rue. Il faut accompagner socialement les familles dans leur parcours. » Comprenez reloger dans d’autres HLM ces familles
sourdes (aux
avertissements et plaintes multiples dont les enfants faisaient périodiquement l’objet), aveugles (puisque seules du quartier à ne pas avoir vu le trafic organisé), et fort peu curieuses (des
rentrées d’argent massives et des stockages de matériaux insolites dans leur appartement), en leur refaisant une virginité ? Tant pis pour les autres postulants que l’on va rétrograder, et
puis surtout bonne chance pour les candides nouveaux voisins.
Être parents de délinquants en logement HLM n’est pas facile ? Être parents de victimes l’est encore moins. C’est une autre double peine, celle de la pauvreté et de l’insécurité. Mais où est donc le « dispositif » prévu pour les « accompagner socialement dans leur parcours » ? Ce farceur de François Lamy a dû le cacher.
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Dans l’enquête sur la disparition de 16 millions d’euros
retirés en liquide des caisses de l’EPIM (Entraide professionnelle des industries et des métaux) pour les seules années 2000 à 2007 (l’équivalent de plus de 100 millions de francs), l’ancien
président de l’UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie) Arnaud Leenhardt a confirmé que les bénéficiaires de cette « caisse noire » étaient « les cinq syndicats
représentatifs » chez les ouvriers et le MEDEF chez les patrons. Pour une période plus ancienne, le vice-président délégué général de l’UIMM Pierre Guillen avait lui évoqué de plus des
enveloppes données à des journalistes, des sociologues et des bureaux d’études, etc.
« Le patronat avait besoin de syndicats qui
soient solides. Quand on a des grèves avec séquestration, on est bien content d’avoir un syndicat capable de canaliser ces débordements et de favoriser une reprise du travail » a tenté de
justifier Arnaud Leenhardt.
Le
club de Tottenham, à Londres, présidé par Daniel Levy, a été de tous temps associé à la communauté juive. Des adversaires du club en profitent évidemment pour le « stigmatiser ». Réponse
provocatrice des supporters de Tottenham : ils se proclament « l’armée des youpins ». Rien de plus, rien de moins. Cela a créé une polémique récemment. Clarke Carlisle, le président de
l’association des joueurs professionnels a demandé que cessent ces chants qui humilient les antisémites, en déclarant que : « Les supporteurs de Tottenham ont-ils le droit de s’approprier un
tel langage qui serait jugé offensant s’il était prononcé par n’importe qui d’autre? ». Il répond par la négative. Pas du tout, lui a répliqué le
Premier ministre Cameron, qui s’y connaît, puisqu’il est
lui-même d’origine juive : « Il y a une différence entre des supporters qui se qualifient eux-mêmes de “youpins” et quelqu’un qui utilise ce terme pour insulter une tierce personne. Les
discours haineux doivent être poursuivis mais seulement s’ils sont motivés par la haine ». Compliqué, n’est-ce pas ?
situation irrégulière est passé de 100 personnes par jour l’an dernier à 60
par jour pour les huit premiers mois de l’année, avec un total d’un peu plus de 14.800 éloignements en métropole. Autant dire que les 37.000 éloignements environ réalisés en 2012 sont impossibles
à égaler en 2013. […]
Nicolas Sarközy vient d'être libéré d'un de ses boulets judiciaires par les deux juges d'instruction du Tribunal de Grande Instance de Bordeaux chargés du dossier
« Liliane Bettencourt ». Les deux robins ont estimés « ténus » (et donc pas inexistants) les éléments à charge retenus contre l'ancien président de la république dans cette
navrante affaire d'abus de faiblesse.
Nicolas Sarközy peut certes pérorer sur son innoncence enfin
reconnue de façon éclatante et laisser entrevoir le prochain épisode de « Sarko ! Le Retour » prévu pour 2017; il n'en reste pas moins qu'il apparaît aussi dans plusieurs autres
affaires ( Karachi, Tapie, les sondages de l'Elysée, Kadhafi ) Toutes autres péripéties politico-judiciaires aux relents nauséabonds qui - avec tant d'autres - illustrent bien
l'état de décadence morale de la moribonde ripoublique en mettant en cause des politicards représentatifs de tous les partis du Système.
Le journal Le Parisien nous apprenait lundi que l'Afrique
compterait 55 milliardaires africains, alors même que les blancs se font racketter des dons et de la nourriture par des associations humanitaires qui les culpabilisent à la sortie des magasins, à
la télé, etc.
En évoquant récemment le
lancement de plusieurs listes Front national pour les municipales en Bretagne, nous avons relevé que Marie-Anne Hass, ex-secrétaire départementale du Finistère, n'y figurerait pas. Elle a été
évincée du mouvement, il y a quelques mois, pour des raisons jusqu'ici restées obscures. « Pas si obscures que cela, nous répond Mme Haas. J'avais soutenu Bruno Golnisch à la présidence du FN
comme beaucoup de secrétaires départementaux de France qui, eux aussi, se sont vu du jour au lendemain remplacés par les copains ou les coquins du Rassemblement Bleu Marine. Car, pour moi, le
Front national tel que je le connaissais n'existe plus, il a perdu son âme. Je tiens à signaler que des cadres de la direction du FN comme Briois, Bild, Bay et bien d'autres responsables avaient
trahi Jean-Marie Le Pen, en 1998, provoquant la scission avec Mégret. Or, ils sont aujourd'hui revenus sous l'empire de Marine Le Pen à des postes clefs. D'après les propos tenus par M. Deschamps
(FN 29), celui-ci devrait faire une liste commune avec l'extrême gauche car ils défendent apparemment les mêmes valeurs et le même programme. Comme beaucoup de mes collègues anciens responsables
secrétaires départementaux FN de Bretagne, évincés également, nous avons rejoint Le Parti de la France avec Carl Lang et, même si je ne fais pas de bruit, je suis en train de constituer une liste
à Quimper pour les municipales ».
Depuis 5 ans, l’Union nationale de la propriété immobilière (UNPI) a mis en place
l’observatoire des taxes foncières. Chaque année, l’UNPI publie donc un baromètre. Au total, les taxes foncières de 36.000 communes sont recensées.
Dans certaines villes comme à Saint-Denis en Seine-Saint-Denis, la taxe d’habitation a augmenté de 31%
Aides sociales et dépenses de clientélisme local
continuent de flamber. Le budget de la France reste donc déficitaire alors même que depuis 2007 les services régaliens sont amputés. En 2014, 60% des suppressions de postes de l’État concerneront
les armées. Des armées déjà traumatisées par des réformes managériales (les bases de défense notamment) privant d’autonomie et d’identité les unités. Les gouvernements successifs comptaient sur
la grande muette pour se taire.
réduire, en moins d’un demi-siècle, l’armée française à l’état d’échantillon. La force militaire est passée, dans le silence et la dénégation, du statut d’institution régalienne
majeure à celui d’une société de services que l’on rétribue à la tâche.
Dimanche, la petite Fiona, tombée au champ d’horreur, a donc eu droit à sa « marche blanche ». C’était à Clermont, il y avait plus de 2.000 personnes pour défiler. Comme
pour les fillettes profanées par le gang de Dutroux, comme pour des centaines d’autres depuis tant d’années, la fin de son histoire se résumera à un recueillement, des poèmes lus, quelques images
dans le JT, avant l’oubli rapide du grand public. Le coupable fera quelques années de prison, « pour se réinsérer » bien sûr. On appellera comme toujours « au
calme », on fera bien attention à éviter « toute récupération politique ». Et on passera à autre chose. En attendant la suivante.
Chaque fois, c’est le même cinéma d’un
peuple soumis, qui n’a plus que ses petits T-shirts immaculés et des ballons blancs pour dire qu’il existe encore… La « marche blanche », inventée après l’immense scandale
Dutroux, sert avant tout à canaliser la foule. Comme les défilés syndicaux. Comme les manifs contre le mariage homo. On vous laisse montrer votre protestation gentillette, bien encadrée. Suivez
le cortège, et après au lit ! Que ce soit pour le droit à la sécurité, pour les droits sociaux ou moraux, toujours la même rengaine. Contentez-vous de battre le pavé, l’élite votera envers
et contre vous.
Ce
n’est pourtant pas avec ces singeries que nous ferons changer les choses. Tant que la justice sera dans cet état, tant que les peines ne seront pas dissuasives, la liste des enfants sacrifiés
s’allongera sans cesse. La peine de mort, même peu appliquée, avait le mérite de faire passer le message : « Si tu sors des limites de la civilisation, la civilisation peut te
sortir d’elle-même. »
Les « marches
blanches », symptôme d’une profonde décrépitude morale ? Sous couvert d’humanisme pleurnichard, les Français ne se défendent plus, pères et mères ont abdiqué, capitulation en rase
campagne devant l’ensauvagement du territoire.
Communiqué du Parti de la
France
L’abstention massive, 66% des électeurs,
démontre la rupture qui existe entre le peuple français les partis politiques qui se réservent et se partagent de manière confiscatoire l’accès médiatique.
C’est le bon vieux coup de boule de la racaille. Un trait de génie, point (de suture) final pour l’adversaire. À l’extrémité frontale de sa carrière, un soir de finale de Coupe du monde,
notre bon vieux Zizou national renouait avec les pires gestes des pires matchs de bas de HLM. Nous étions en 2006, et l’artiste quittait le pré sur un ultime retour aux sources.
Six ans plus tard, sur l’esplanade
de Beaubourg, l’impensable arriva, concrétisé par un “artiste” contemporain qui magnifia l’agression physique par une statue de cinq mètres de haut. Un bronze de plusieurs tonnes, lâché de bon
matin par Adel Abdessemed, nouveau Rodin low-cost adulé des bobos. Une « trentaine de présidents de districts de football avaient demandé à Zidane de réclamer le retrait de la
statue, l’estimant “contraire à l’étique sportive” », rappelle la Tribune de Genève. Mais ces réactionnaires n’avaient évidemment rien compris à ce monument sompteux,
« ode à la défaite » selon les élites !
Oui, c’est chez l’hôte de la
Coupe du monde 2022 que trônera désormais la statue. On est bien loin des dribbles de l’ange vert (Dominique Rocheteau), des feuilles mortes de Platini ou des envolées de Yachine (gardien de buts
légendaire de l’URSS). Ces joueurs ont symbolisé la beauté absolue du football. Ceux qui furent des modèles sont aujourd’hui relégués en deuxième division de la ringardise. En 2013, il nous faut
des bad boys, des voyous, des Zlatan qui crachent et miment le flingue dans la tête des arbitres, des Samir qui insultent le public…
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