Marc-Olivier Fogiel, qui se rend très fréquemment aux États-Unis pour des raisons familiales, se dit surpris par la perception qu’ont les Français de Donald Trump, perception très éloignée de celle des Américains : « Je vois beaucoup de gens là-bas – en dehors de New York, puisqu’à New York, c’est évidemment les anti-Trump. Dans la réalité de l’Amérique pas si profonde que ça, par exemple en Floride, c’est un héros. Je suis halluciné de ce qu’on dit ici, à juste raison je crois, et la façon dont il est perçu par des Américains qui réfléchissent et qui trouvent qu’aujourd’hui il fait beaucoup de bien à leur pays et qui sont fiers d’avoir un président tel que lui. » (Mardi 2 janvier, « C à vous », France 5)
Par manque de munitions, un soldat des forces spéciales britanniques SAS a décapité avec une pelle un djihadiste de l’État islamique qui le chargeait, rapporte le Daily Star Sunday. Le sergent expérimenté a tranché la tête du terroriste d’un seul coup, précise le tabloïd.
Après l’avoir neutralisé, le militaire s’est emparé de l’arme de son ennemi pour tuer d’autres djihadistes. Selon les sources du journal anglais, la scène s’est déroulée il y a six semaines lors d’une patrouille dans l’est de l’Afghanistan, à la suite d’une rencontre entre le SAS et d’anciens talibans combattant aux côtés du gouvernement afghan.
Les forces spéciales britanniques sont alors tombées dans un piège tendu par des djihadistes de Daech et ont dû se réfugier dans une ferme pour se protéger de leurs assauts répétés, avant de réclamer un soutien aérien à leur base. « Les SAS pensaient y rester », a précisé une source. Le combat a duré six heures.
« Ils ont conclu un pacte qu’ils ne se feraient pas prendre vivants et juré de se battre jusqu’à la mort », a-t-elle ajouté. « Une capture aurait signifié la torture et une exécution filmée, et ils n’y étaient pas prêts. Ils ont compté leurs balles et quand leurs munitions se sont raréfiées, ils ont attendu que les djihadistes se rapprochent suffisamment pour pouvoir les tuer avec des grenades et utiliser leurs fusils comme massues, c’est alors qu’un SAS a tué un homme avec une pelle. »
Finalement, deux hélicoptères américains Apache, envoyés sur place en renfort, ont fait fuir les insurgés, indique le tabloïd. Et un hélicoptère de transport Chinook est venu les secourir. Au moment de leur arrivée sur zone, la moitié des soldats britanniques n’avaient plus aucune munition. Face aux attaques de Daech en hausse ces dernières semaines en Afghanistan, le nombre de SAS déployés devrait bientôt doubler pour atteindre une centaine d’hommes.
Quand, en 1898, Marie et Pierre Curie découvrent le radium, travaillent sur les « rayons uraniques », ils n’imaginent pas que la radioactivité pouvait aussi tuer et Marie Curie est morte d’un cancer en 1934. Le nucléaire a tué à Hiroshima et Nagasaki, la guerre froide a suivi la Seconde Guerre mondiale et le nucléaire devait servir à effrayer l’ennemi. Les centrales nucléaires étaient avant tout militaires, servaient accessoirement à fabriquer de l’énergie électrique…
Une de ces centrales « à double usage » a explosé suite à des ordres contradictoires donnés à des responsables terrorisés et c’est depuis lors que « Tchernobyl » fait craindre les centrales nucléaires. Le tsunami de Fukushima a été exploité pour faire durer la terreur : là, personne n’est mort à cause de la radioactivité, la population a été évacuée en masse parce que le seuil de radioactivité a été fixé… 2,5 fois plus bas que la radioactivité naturelle, très faible, en Belgique ! La centrale elle-même aurait mérité un réservoir d’eau correctement installé en plus de pompes à eau.
Bien avant la catastrophe de Tchernobyl en 1987, des chercheurs se penchaient sur un nucléaire uniquement civil. Dès les années 1950, Alvin Weinberg et d’autres étudiaient et ont testé à grande échelle ce qu’on appelle maintenant « le nucléaire de quatrième génération ». Il ne permet pas la fabrication de plutonium 239 de qualité militaire – ce qui a retardé ses progrès de plusieurs dizaines d’années ! Ce nucléaire peut être sans le moindre danger, même en cas d’attaque terroriste ou d’incident majeur. Il existe plus de cinquante types de centrales de quatrième génération et certaines sont plus intéressantes que d’autres. Il y a même des mini-centrales, les SMR (Small Modular Reactor), peu coûteuses et pouvant être installées à côté d’un complexe industriel. Elles sont infiniment plus propres que n’importe quelle centrale thermique actuelle, consomment les fameux « déchets » que Greenpeace veut enterrer à grands frais pour 100.000 ans, ne présentent aucun risque de rayonnement radioactif : très peu de déchets « vivent » 300 ans.
Soyons précis : en brûlant nos « déchets nucléaires » dans ces réacteurs de quatrième génération, nous avons pour plusieurs milliers d’années d’énergie assurée et il y a des réserves d’uranium pour des millions d’années dans la mer.
Certains réacteurs de quatrième génération remplacent l’eau des réacteurs Westinghouse et CANDU par le plomb ou le sodium, d’autres utilisent des sels fondus de fluorure d’uranium ou de thorium dilués dans du fluorure de lithium. À Mol, en Belgique, le projet MYRRHA – déjà reproduit en Chine – active les matières fertiles, thorium et uranium, avec un accélérateur de protons, et il y a d’autres solutions.
Et pourquoi des SMR au lieu de grandes centrales ? Les SMR peuvent être produits en usine, en série, être transportés complets par camion et être mis en service sous terre protégés par le béton armé du bâtiment construit pour les accueillir, le tout en un an. En cas d’incident majeur, de chute d’avion ou d’explosion terroriste, le réacteur s’arrête immédiatement et les matières fissibles coulent dans une fosse compartimentée où elles refroidissent naturellement.
Conclusion : si le nucléaire à eau est devenu cher à installer, la sécurité des meilleurs SMR présentés ici permet de ramener leur prix au dixième à puissance égale, et ceci sans oublier l’avantage lié à l’argent qui ne dort plus ! Ainsi, Areva ne peut plus livrer un réacteur en moins de quinze ans, tandis qu’ici, la mise en service a lieu au bout d’un an. Le parti écolo finlandais l’a bien compris : il propose d’entourer les villes de ces SMR dans les années 2020.
La conférence mondiale annuelle sur les SMR aura lieu en mars 2018, mais qui en parlera dans les médias ? Les SMR ne risquent pas d’enrichir le lobby « vert » mondial qui étend ses tentacules depuis l’Allemagne…
Claude Brasseur ( Mathématicien, chercheur en énergies renouvelables )
La productrice Barbara Broccoli a déclaré être ouverte à l’idée que l’agent 007 ne soit plus incarné par un homme blanc.
Si Daniel Craig, engagé pour cinq films, enfilera le mythique costard de 007 pour une dernière mission dans James Bond 25, beaucoup envisagent déjà la suite de l’une des sagas les plus longues de l’histoire du cinéma. Et si les suppositions vont bon train quant à son successeur présumé (Idris Elba, Tom Hiddleston, Michael Fassbender…), ces dernières pourraient bien devenir complètement caduques.
En effet, interrogée par le Daily Mail quant à la possibilité de voir une nouvelle version de l’espion – qu’elle soit féminine, de couleur, ou les deux – la coproductrice des derniers James Bond, Barbara Broccoli, s’est montrée confiante à ce sujet : « Ces films ont tendance à refléter leur époque. Nous essayons donc toujours de repousser les limites un peu plus loin. Tout est possible. Aujourd’hui, c’est Daniel Craig, et j’en suis très heureuse, mais qui sait ce que le futur nous réserve ? »
Une position déjà adoptée par Daniel Craig antérieurement, pour qui cela a peu d’importance : « On peut faire tout ce que l’on veut, tant que c’est crédible et que ça fonctionne. »
La fin de l’ère de l’homme caucasien à tendance misogyne ?
Si la question est récurrente, elle est aujourd’hui terriblement actuelle et s’inscrit parfaitement dans la lignée d’un changement que l’on espère voir se poursuivre à Hollywood – et au-delà.
Déjà l’année dernière, la série britannique culte Doctor Who a su faire preuve de progressisme en faisant de Jodie Whittaker la première femme à incarner le rôle-titre. Bien que la nouvelle en ait offensé certains, elle avait su ravir la majorité des fans, définitivement convaincus.
Visiblement portés par cette petite révolution, de nombreux internautes ont commencé à réclamer la même chose pour le personnage de James Bond. Beaucoup scandaient déjà les noms de Gillian Anderson ou de Charlize Theron pour reprendre le rôle.
Le regretté Roger Moore, qui avait incarné l’agent dans pas moins de sept films, avait d’ailleurs fait part de son point de vue sur un tel changement, en 2015 : « J’ai entendu des gens dire qu’il faudrait une femme Bond, ou un Bond gay. Mais ils ne pourraient être Bond, pour la simple raison que ce n’est pas ce qu’Ian Fleming [le créateur du personnage, ndlr] a écrit. L’idée n’est pas d’être homophobe, ou encore raciste, mais simplement d’être fidèle au personnage. »
Dans le clan des conservateurs, personne ne semble être prêt à abandonner l’idée qu’il se fait de son agent secret favori. Apparu pour la première fois en 1953 dans le roman Casino Royale de l’écrivain et ancien espion britannique Ian Fleming, James Bond s’est en effet progressivement affirmé comme un symbole de virilité pour de nombreux hommes blancs.
Une image soigneusement conservée dans les 26 adaptations cinématographiques qui en découleront, où chaque acteur lui prêtant ses traits, de Sean Connery à Daniel Craig, se devait de remplir une liste bien établie de prérequis : être beau, blanc, hétérosexuel et britannique.
Et si la saga est prête à se réinventer, il n’a visiblement été acté nulle part qu’elle en soit obligée : l’acteur James Norton (Happy Valley, Grantchester) semble aujourd’hui parti favori dans la course au rôle mythique. Et bien que talentueux, il remplit lui aussi, inévitablement, toutes les conditions traditionnelles.
Un geste « symbolique » de la part du Président de la République pré-musulmane française, qui s'est bien gardé de visiter, par exemple, la Cathédrale de l'Immaculée-Conception de Pékin.
Jérôme Bourbon, Directeur de Rivarol, s'exprime sur la volonté de la Présidente du FN, contre l'avis de ses adhérents, de changer le nom du parti.
“Le FN doit changer de nom pour être perçu comme un parti de gouvernement” déclare sans rire MLP. Mais avec une incompétente notoire à la tête du parti, que le FN change ou non de nom, de logo et de statuts, cela ne règle rien au problème. C'est le chef qu'il faut virer, et vite.
Une nouvelle fois MLP montre son mépris de la base, des statuts, des procédures qu'elle a elle-même mises en place : alors que le dépouillement du questionnaire n'est pas fini, que des chiffres contradictoires circulent, elle réitère sa volonté ferme de changer le nom du parti !
Viktor Orban a appelé le chef du SPD (Parti social-démocrate d’Allemagne), Martin Schulz, à montrer « plus de respect » pour son pays, tout en faisant allusion à sa présidence au sein du Parlement européen: « Ce qui était bon et gentil à Bruxelles — où il n’avait pas de répercussions manifestes — constitue une toute autre histoire que d’être le chef d’un parti en Allemagne et de communiquer avec d’autres pays. Nous trouvons que nous méritons plus de respect », reprend le journal Bild, en citant M.Orban.
M.Schulz avait appelé le président du CSU (Union chrétienne-sociale), Horst Seehofer, à poser des limites au dirigeant hongrois qui assistait vendredi dernier en tant qu’hôte d’honneur à la conférence d’hiver du CSU, au monastère Seeon, en Bavière. À en croire le chef du SPD, Orban suivrait une « logique dangereuse », en premier lieu dans la politique migratoire.
Orban a également tenu à souligner que la Hongrie ne comptait pas accueillir de nouveaux réfugiés à l’avenir. « Nous croyons qu’un grand nombre de musulmans conduit inévitablement à des sociétés parallèles. (…) Nous ne souhaitons rien de tel. Et nous ne souhaitons pas y être forcés », a-t-il relevé.
Et de conclure: « Nous ne considérons pas ces gens-là comme des réfugiés musulmans, mais comme des envahisseurs musulmans ». À son avis, ce seraient des migrants économiques en quête d’une meilleure vie, et le multiculturalisme ne serait qu’une illusion.
Témoignage stupéfiant de Rémy qui déplore qu'on l'oblige, en tant que famille d'accueil, à héberger de faux migrants « mineurs isolés », qu'il va d'ailleurs régulièrement chercher au commissariat pour actes de délinquance...
Suite aux agressions répétées des forces de l'ordre par la racaille immigrée, Carl Lang réagit et réclame une riposte systématique par arme à feu.
La loi de 2017 relative à la sécurité publique se révèle déjà insuffisante et inadaptée. Face aux agressions physiques qui se multiplient contre elles, les forces de l'ordre doivent pouvoir faire, dans tous ces, cas usage de leurs armes de service. La peur doit changer de camp.
C'est à l'occasion d'une avancée progressiste spectaculaire pour les musulmans de Turquie que l'interdiction d'utiliser du papier toilette pour les mahométans revient dans l'actualité.
La Diyanet, l’une des plus hautes autorités religieuses de Turquie, a annoncé que les musulmans pouvaient à présent utiliser du papier toilette, même si elles conseillent de privilégier l’eau : « Si de l’eau ne peut pas être trouvée pour se nettoyer, d’autres moyens peuvent être utilisés. Même si le papier n’est pas un outil de nettoyage, car il est utilisé pour l’écriture, il n’y a pas de problème à l’utiliser pour cela. »
Appelée le Qadaa al-Haajah, cette interdiction d’utiliser le papier pour s’essuyer est antérieure à l’existence du papier toilette. Il faut se torcher avec de l'eau et de la main gauche s'il vous plait.
Selon le code strict, les musulmans doivent s’asseoir ou s’accroupir pour se soulager mais ne pas rester debout. Ils doivent également rester silencieux quand ils sont aux toilettes et se lever avec le pied droit tout en récitant une prière. Ce n'est pas une blague.
Sur sa lancée, la Diyanet a également affirmé que les musulmans pouvaient se nettoyer les mains avec du liquide contenant de l’alcool.
Les autorités de Pristina ont annoncé l'arrestation récente, mais non datée, à Chypre, d'un ressortissant israélien, Moshe Harel, soupçonné d'être l'un des principaux organisateurs d'un réseau de trafic d'organes au Kosovo, démantelé en 2008. L'extradition du suspect va être demandée au plus tôt.
Moshe Harel est soupçonné d'avoir recruté de riches malades, ainsi que des victimes pauvres qui acceptaient de leur vendre un rein, généralement jamais payé. Les transplantations ont eu lieu entre 2006 et 2008, dans la clinique Medicus, au Kosovo.
L'affaire Medicus éclate en 2008, lorsqu'un passager s'effondre à l'aéroport de Pristina. Il lui manque un rein, transplanté illégalement à un riche Israélien, qui a déboursé 80.000 euros.
L'enquête met en cause le docteur Dervishi, propriétaire de la clinique Medicus, et un chirurgien turc, Jusuf Sonmez, soupçonné de transplantations illégales dans plusieurs pays.
Deux ans plus tard, un rapport du procureur suisse Dick Marty sur les crimes de la guérilla albanaise de l'UCK évoque un autre trafic d'organes présumé, et le relie à l'affaire Medicus. Le scandale fait le tour du monde et force le Kosovo à créer un tribunal spécial, qui n'a toujours pas émis d'actes d'accusation à ce jour.
Arrêté en 2017, le docteur Dervishi est actuellement jugé à Pristina. Moshe Harel est le deuxième cerveau de ce trafic arrêté par la police. Le docteur Sonmez, lui, est toujours en fuite.
Deux jeunes femmes ont été violemment tabassées, mercredi soir. La raison : l’une d’elle n’a pas supporté des insultes très dégradantes de la part d’un groupe de jeunes. Et a voulu le leur dire…
Mercredi, vers 20h30, près de la place de Monténégro, dans le quartier du Blosne. Deux jeunes femmes de 17 et 21ans s’apprêtent à rentrer chez elles, quand elles croisent un groupe d’une dizaine de jeunes qui squattent le lieu. « Sans aucune raison, elles se sont alors fait copieusement insulter »,résume un enquêteur du commissariat de police de Rennes. Des insultes très dégradantes et à connotation sexuelle. Insupportable.
La plus âgée des jeunes femmes n’admet pas de subir ça et décide de ne pas en rester là. Elle se dirige vers le groupe de jeunes, alors que son amie essaye de la convaincre de continuer à marcher et de les ignorer. « Un des hommes lui a alors dit qu’il était le chef dans ce quartier et qu’il pouvait faire d’elle ce qu’il voulait. »Il s’agit d’un mineur de 17 ans, déjà connu des services de police pour de multiples délits, dont des vols, des outrages…
Le ton monte et, soudain, la jeune femme est frappée et jetée au sol. Les coups pleuvent sur elle, dont plusieurs au visage. Son amie tente de lui venir en aide et subit le même sort. Elle aussi se retrouve au sol et doit subir des coups. « L’un des agresseurs en a profité pour lui voler son sac et partir avec. »
« Ça ne m’étonne malheureusement pas, commente une jeune femme, croisée près de la station de métro du Blosne. Régulièrement, j’ai le droit à des insultes par des bandes de jeunes qui se croient tout permis. C’est très désagréable, mais je préfère ne pas répondre. On ne sait pas de quoi ils sont capables. »
Idem pour Julie, 19ans, qui vient d’emménager dans ce quartier. « Ce n’est pas par choix et si je pouvais aller habiter ailleurs… Il y a des endroits que j’évite, en fin de journée et le soir. Pas envie de subir des insultes. Il n’y a pas très longtemps, deux jeunes m’ont suivi jusqu’au métro. Je n’étais vraiment pas rassurée. »
Jean-Yves Le Gallou, inventeur des Bobards d’or, revient sur le projet du Président Macron d’interdire les fake news. « Quand un pouvoir politique veut décider ce qui est vrai ou pas, c’est totalitaire. »
Il replace la décision de Macron dans une longue tradition française (loi Pleven, etc.) mais explique aussi la « hargne » du Président par les intérêts personnels qu’il aurait à défendre.
Jean-Yves Le Gallou, le président Macron a parlé d’un possible projet de loi condamnant les fake news pendant les périodes électorales. Qualifier une information de fake news est-il possible en soi ?
Une information est à vérifier. On peut savoir ce qui exact et ce qui n’est pas exact à partir d’une confrontation d’informations. Il faut plusieurs sources d’information pour arriver à discerner ce qui est juste. Si un pouvoir politique ou autre décide a priori de ce qui est vrai et de ce qui est faux, c’est qu’on est dans un système totalitaire où il y a des vérités officielles. Sera déclaré vrai ce qui est conforme à l’intérêt de monsieur Macron. Sera déclaré faux ce qui est susceptible de lui déplaire ou de lui nuire. C’est un peu le modèle nord-coréen qu’il veut implanter.
De l’autre côté de l’Atlantique, Donald Trump quant à lui voulait décerner un prix pour le pire média en termes d’information mensongère. Vous avez créé et présidez les Bobards d’or, on imagine que vous avez un nouveau concurrent très sérieux.
Oui, c’est un nouveau concurrent très sérieux, mais je suis très heureux que les Bobards d’or aient traversé l’Atlantique ! Je crois que la démarche de Trump est très intéressante par rapport à celle de Macron. Macron a un problème avec les médias alternatifs, il envisage une loi de censure. Trump, lui, a un problème avec les médias mainstream, les médias dominants, il ne cherche pas à les censurer. S’il cherchait à les censurer, ce serait un vrai scandale. Il cherche à rire d’eux et à montrer leur travers, leurs mensonges, d’où cette idée d’organiser lundi prochain une cérémonie pour récompenser les meilleurs menteurs médiatiques. C’est un peu ce que j’appellerai les golden bobards que les Américains pourraient appeler les golden fake news. Combattre ses adversaires, c’est normal. Mais, dans un cas où on combat en essayant de montrer qu’ils se trompent, en essayant de rire à leurs dépens, c’est la solution américaine de Trump. C’est une solution libérale. Et de l’autre côté, on a la solution de Macron qui est une solution totalitaire, puisqu’on montre les crocs, on veut sortir la censure. Ce serait intéressant de comprendre pourquoi Macron est sur cette ligne-là.
Cette décision d’Emmanuel Macron intervient alors qu’il y avait eu une polémique lorsque la France avait été classée parmi les pays qui selon certains censuraient le plus les réseaux sociaux. Allons-nous museler définitivement la presse alternative ou est-ce juste pour mieux faire fonctionner la démocratie en privilégiant la vraie information?
Il n’y a pas de vraie ou de fausse information. Il y a des informations concurrentes et à chacun de trouver ce qui correspond le mieux à la réalité ou d’approcher la réalité par la diversité. Il y a véritablement une volonté de museler la liberté d’expression. Essayons d’analyser les origines de cela. Tout d’abord, il faut se rappeler que la première loi liberticide, la loi Pléven date de 1972 en France. Elle s’est étendue progressivement aux autres pays. La France a été innovante. C’est extrêmement drôle, samedi prochain, une soirée intitulée ‘’toujours Charlie’’ est prévue aux Folies bergères sur la liberté d’expression. Les principaux intervenants vont venir de la Licra. Or, la Licra qui parle de la liberté d’expression, c’est aussi pertinent que d’inviter Dutrou pour parler de la protection de l’enfance, ou DSK pour le respect des femmes. C’est le côté français qui peut expliquer l’attitude de Macron. Par ailleurs, il a peut-être des choses personnelles ou financières qu’il tient particulièrement à protéger. Cela pourrait expliquer son espèce de hargne dans la volonté de contrôle des médias alternatifs.
L’anglophonie sévit partout, et principalement dans les allées du pouvoir. Notre jeune président, pardon, notre young leader, a réuni autour de lui une équipe de rêve, heu… une dream team, avec laquelle il va faire le job à coup de task forces : que du jeune (sauf Collomb), du battant, des gars à punch (pas le rhum, la niaque !). Un chouette casting ! Il y a bien un type qui a dû être exfiltré au galop, à peine nommé, parce qu’il y avait une tache sur son acte de moralité. Le nommé Ferrand, soupçonné de turpitudes financières avantageuses, a pourtant vu son affaire rapidement classée sans suite. Il y a bien, également, un autre type qui, nommé chef de parti, conserve son poste ministériel au mépris d’une certaine éthique selon laquelle on ne peut pas courir deux lièvres à la fois, et qui se nomme non-cumul des mandats.
Or, donc, à part ces deux-là, tout baigne.
Et puis, patatras ! Le mouvement tsunamiesque – je veux dire La République en marche – vient de se doter d’un nouveau porte-parole. Il s’agit d’un jeune énarque répondant au nom de Rayan Nezzar. Et l’on découvre, stupéfait, ébahi, rigolard, que le gamin canardait naguère plus vite que son ombre, et dans un langage à côté duquel Michel Audiard pourrait se faire passer pour un émule de Bossuet. Il ne parle pas anglais, lui, comme tout le monde, ce qui aurait dû alerter ses patrons : il parle charretier ! C’est plus classe…
Quelques florilèges de ses tweets assassins : « Bruno Le Maire, guignol et couille molle », « Copé, petite pute : va niquer ta mère », « Juppé est une fiotte ». À une journaliste, il lance « C’est ça, le journalisme ! Poufiasse ! » Sur un tweet parlant d’Aurore Bergé et de Valérie Pécresse, il s’exprime avec la même délicatesse : « Quelle poufiasse, celle-là. » Et ainsi de suite.
Certes, à l’époque de ses plus belles saillies, le personnage n’avait pas de rôle public. C’était en 2013, il y a cinq ans, il y a une éternité… Malheureusement, comme le dit l’adage, « nos actes nous suivent ». Et voilà désormais Nezzar en charge de porter la parole officielle de LREM. À quelques-uns d’entre nous, il faudra désormais un dictionnaire argot – français pour suivre l’actualité du parti.
Certains accueilleront avec soulagement ce grand vent de fraîcheur qui balaye les allées du pouvoir, comme si l’injure et la grossièreté devenaient soudain des vertus virginales et revigorantes.
D’autres, et au sein même du mouvement, pensent que le choix de ce gus pour le poste en question est une grosse ânerie – et je pèse mon mot ! – que ni le ministre chef de parti ni le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale n’ont été assez malins pour voir venir. Cette nomination, qui sera sans doute extrêmement provisoire, en dit long sur l’amateurisme des dirigeants du jeune mouvement ou sur l’aveuglement que confère l’ivresse du pouvoir.
Au moment où le ministre de l’Éducation nationale remet à l’honneur l’étude du français, ne pourrait-il pas organiser des cours de rattrapage pour Rayan Nezzar ? On peut, lui aussi, l’exfiltrer. Pourquoi pas à l’Académie française ! Il y a, justement, un fauteuil qui vient de se libérer.