Après-guerre, la France fut longtemps dirigée par des technocrates ; ce, avec des bonheurs divers. Désormais, l’heure serait plutôt aux gandins frais émoulus des écoles de commerce ; soit les gros bataillons de la Macronie. Mais comme leurs prédécesseurs, parfois fâchés avec la vie de tous les jours, ils semblent être aussi en voie de déconnexion. Ces gens-là détestent avoir de mauvaises nouvelles du réel.
Ainsi, à quelques mois des élections municipales de 2020, ceux qui ne voient en la France qu’une « start-up » en devenir paraissent se rendre compte que notre pays âgé de plus de mille ans ne saurait se diriger à seuls coups de plans quinquennaux ou de « business plan ». Il est vrai qu’on n’apprend pas tout dans les grandes écoles.
Il est tout aussi vrai, nous révèlent Les Échos de ce 19 décembre dernier, que tout ne se goupille pas au mieux pour ce prochain scrutin : ce n’est pas parce que des dizaines de députés se sont fait élire, dans la foulée de la macromania médiatique de 2017, que les mêmes ou leurs amis sont à même de se coltiner des tâches plus terre-à-terre : celle de maire, en l’occurrence.
Ainsi, le parti présidentiel devrait faire face, dans les cinquante plus grandes villes de France, à dix-sept candidatures dissidentes. Pis : dans les cinq plus importantes (Paris, Marseille, Lyon, Toulouse et Nice), LREM part au combat en ordre dispersé. Dans quinze autres villes plus modestes, ça se complique encore : « Souvent, c’est parce que la relation avec le MoDem est conflictuelle. C’est le cas à Bordeaux, où le parti de François Bayrou soutient le maire sortant, Nicolas Florian, contre le candidat investi par LREM, Thomas Cazenave. »
Mais les records étant faits pour être battus, il y a plus croquignolet encore : « À Aix-en-Provence, Dominique Sassoon, le candidat investi par EELV, est le suppléant de la députée Anne-Laurence Petel, investie par LREM pour ces municipales. Ces deux candidatures seront concurrentes de celles du MoDem Mohamed Laqhila et d’une dissidence LREM, Charlotte de Busschère. » Limpide, n’est-il pas ?
Vu qu’il y a un peu péril en la demeure, les brillants esprits de LREM ne pouvaient faire mieux que de réagir en pondant un viatique de près de deux cents pages destiné aux cinq cents candidats risquant d’aller, en marche, au casse-pipe. Le moins qu’on puisse prétendre est que la feuille de route ne s’annonce pas sous les meilleurs augures, s’agissant de ne pas partir à la bataille sous l’emblème du parti. Un peu comme s’il avait été conseillé à Henri de La Rochejaquelein d’aller se battre contre les troupes révolutionnaires en faisant flotter au vent un drapeau où la fleur de lys aurait laissé place au bleu blanc rouge…
Après, il convient, pour chacun des candidats et candidates, de « construire son histoire de façon courte, authentique, concrète ». Bref, du storytelling tenant compte du benchmark qu’il faudra ensuite forwarder pour un meilleur process, tel qu’aujourd’hui expliqué en franglish. Dans ce même souci de lisibilité, il faut, « à un candidat éliminé par un maire sortant de droite, négocier avec lui afin de lui apporter une crédibilité écologiste et ainsi rejoindre l’exécutif municipal ». Dans le cas contraire, « si le ou la candidate se qualifie face au même sortant de droite, il est conseillé de discuter avec le PS et les Verts pour le faire battre ». Idéalisme politique, quand tu nous tiens…
En revanche, il y a tout de même d’inamovibles fondamentaux propres au parti du progrès : le Rassemblement national. Car là, il y aurait comme des vapeurs dans le PowerPoint. D’où cet extrait du board des « 10 engagements éthiques de l’élu(e) local(e) progressiste », au chapter numéro two, disponible sur le site officiel du « work in progress » présidentiel : « Choix républicain. Au second tour de l’élection, le/la candidat(e) s’engage à prendre ses responsabilités si un risque important de victoire du Rassemblement national ou d’une formation politique non républicaine se présente. »
« C’est le deuxième gilet de sauvetage que je reçois en cadeau. Le premier m’a été offert par un groupe de secouristes. Il appartenait à une enfant qui s’est noyée dans la Méditerranée. Je l’ai donné aux deux sous-secrétaires de la Section Migrants et Réfugiés du Dicastère pour le service du développement humain intégral. Je leur ai dit : “Voilà votre mission !”. J’ai voulu signifier ainsi l’engagement incontournable de l’Eglise à sauver les vies des migrants, pour pouvoir les accueillir, les protéger, les promouvoir et les intégrer. »
« Les secouristes [chrétiens] m’ont raconté qu’ils apprennent l’humanité grâce aux personne qu’ils réussissent à sauver. Ils m’ont rapporté comment, dans chacune de leurs missions, ils redécouvrent la beauté d’être une unique grande famille humaine, unie dans la fraternité universelle. »
« J’ai décidé d’exposer ici ce gilet de sauvetage, “crucifié” sur cette croix… …pour nous rappeler que nous devons garder les yeux ouverts, garder le cœur ouvert, rappeler à chacun l’engagement absolu de sauver chaque vie humaine, devoir moral qui unit croyants et non-croyants. »
Ce crucifix accueillera désormais les visiteurs à l’entrée du Palais apostolique. « J’ai décidé d’exposer ici ce gilet de sauvetage, "crucifié" sur cette croix... 1/2 pic.twitter.com/DR8uwAjs1r
Dans son ouvrage La fabrique du crétin digital, Michel Desmurget nourrit sa réflexion de nombreuses étudesconsacrées aux effets néfastes des écrans pour le développement intellectuel des jeunes publics. Ce titre est par ailleurs une référence à l’ouvrage de Jean Paul Brighelli, La Fabrique du Crétin : la mort programmée de l’école. Pour l’auteur, l’exposition des plus jeunes aux écrans est une question de santé publique.
Michel Desmurget compare l’addiction aux écrans à celle au tabac ou au sucre. Mais s’agit-il des mêmes mécanismes de dépendance ? L’approche se veut plus nuancée : si le numérique apporte des avancées indéniables, tout n’est pas blanc au pays de l’innovation.
Le volume horaire consacré par les jeunes aux écrans
Michel Desmurget s’étonne des résultats convergents des études à travers l’Europe et dans le monde. Il affirme :
Qu’il s’agisse de la France, des États-Unis ou de la Suède, le temps consacré par les jeunes aux écrans n’est pas excessif, il est hors-norme, extravagant !
Chez les enfants de trois à quatre ans, nous constatons une consommation d’écrans de une à quatre heures par jour et pour les enfants de huit à dix ans, les chiffres culminent à cinq heures d’écrans par jour.
Enfin, pour la tranche des adolescents, les chiffres deviennent surréalistes, avec près de six heures et quarante-cinq minutes d’écrans par jour.
L’addiction aux écrans : un problème de santé publique
Michel Desmurget affirme que nous sommes face à un problème de santé publique, affectant tous les aspects du développement : intellectuel, émotionnel, physique.
Les études démontrent les multiples effets nocifs, dont les troubles de sommeil, de l’attention, de l’obésité.
La littérature scientifique démontre que ces effets se combinent les uns aux autres, accentuant les troubles du développement langagiers, de l’attention, impactant la mémorisation et la réussite scolaire.
Le temps passé devant les écrans est un substitut
Le temps d’écran remplace le plus souvent des activités structurantes et nourrissantes, à commencer par les interactions familiales, le jeu ou le sommeil.
Chez le jeune enfant, il y a des dettes de sommeil lourdes qui sont liées au fait que la lumière émise par les écrans va allonger la durée d’endormissement, car le cerveau ne sait pas trop bien faire la différence entre cette lumière et la lumière du jour, perturbant la sécrétion de mélatonine.
Une régulation publique est-elle nécessaire ?
Michel Desmurget rappelle que certains pays on fait le choix de l’intervention face à ce qu’ils considèrent comme un problème de santé publique :
A Taiwan, les parents qui exposent excessivement leurs jeunes enfants aux écrans doivent s’acquitter d’une amende.
Mais l’auteur prône avant tout la diffusion de la littérature scientifique et des résultats à titre pédagogique et préventif.
Fustiger les écrans : un discours rétrograde ?
À l’image du rock’n’roll que l’on décrivait il y a 50 ans comme la musique du diable, critiquer la culture numérique ne serait-il pas la négation du potentiel qu’y trouve une génération qui se confronte et se partage, sur les réseaux sociaux ou dans les cours d’école ?
Mais pour l’auteur, « personne ne peut nier les effets bénéfiques des écrans. » C’est la raison pour laquelle son ouvrage se concentre sur la problématique des usages du jeune public et des enfants.
La question centrale est pour moi la réalité de ce qu’en font les enfants : une heure par jour c’est absolument colossal, en deux ans de consommation d’écrans, nous attenions quasiment la durée d’une année scolaire complète.
La culture numérique est-elle une sous-culture, une « culture de crétin » ?
Si Michel Desmurget se défend de hiérarchiser les cultures, il reconnaît que certaines pratiques semblent avoir des effets plus structurants que d’autres. Il constate :
Le cerveau de nos enfants est vieux ! Il a besoin de sommeil, d’activité physique. Les pédopsychiatres voient des enfants avec des retards de la parole, établissant une corrélation directe avec le temps d’exposition aux écrans. Ce qui est intéressant, c’est que maintenant les problèmes commencent à se voir, chez les professionnels de santé et les pédopsychiatres.
Face aux écrans, l’école doit-elle rester un sanctuaire de l’apprentissage ?
Les études démontrent que les écrans représentent une médiation intéressante pour les parents, à la condition que leur usage soit encadré. Michel Desmurget rappelle que la classe sociale est un paramètre important :
Plus les enfants sont issus d’un milieu défavorisé, plus ils sont exposés aux écrans et les usages des parents sont déterminants. Il est important d’établir des règles comme « pas d’écran le matin ou le soir, quand on est ensemble ou pendant les repas » par exemple.
S’il faut mettre à disposition des enfants des activités variées, Michel Desmurget rappelle enfin les vertus souvent ignorées de l’ennui, très fécond pour le développement des enfants.
Malgré les 40 milliards du plan Borloo et les fortunes brassées par les dealers, le réalisateur Ladj Ly avait intitulé son film sur les banlieues Les Misérables. En toute sobriété. Après de longues recherches, la similitude avec l’œuvre de Victor Hugo apparaît enfin au grand jour : le cinéaste eut par le passé un comportement de Thénardier.
Les démêlés judiciaires mis au jour par le site Causeur montrent un Ladj Ly condamné à trois ans de prison pour avoir séquestré dans le coffre d’une voiture, non pas Cosette, mais un homme qui avait commis le grave péché de coucher avec la sœur de son ami. Du Thénardier copie conforme.
Sur la gravité des faits, médias de gauche et de droite s’affrontent. Comme prévu et attendu par le public bobo qui avait versé quelques larmes devant le long-métrage, Libération arrive sur son grand cheval blanc pour minimiser les accusations qui avaient envoyé l’artiste kidnappeur à l’ombre. Contrairement aux affirmations du site d’Élisabeth Lévy reprises par Valeurs actuelles, la complicité pour tentative de meurtre n’a pas été retenue, nous dit « Libé/CheckNews ».
Selon Causeur, les compères avaient enfermé le malheureux puis s’étaient munis d’un bidon d’essence. La Justice a bien compris que le trio redoutait la panne sèche. Une pénurie de carburant et le véhicule se retrouvait immobilisé en rase campagne, la victime mourait étouffée dans la malle arrière du véhicule… Cet achat d’essence qui aurait pu sauver une vie humaine ne méritait-il pas, au bout du compte et à bien y réfléchir, une médaille ?
Dans sa mise au point, « CheckNews » précise sans sourire que son héros fut condamné à trois ans d’emprisonnement pour enlèvement et séquestration (et non violence). Le fiancé officieux s’engouffra dans le coffre de son propre chef, puis referma la porte avec le panneau « Do Not Disturb » accroché à l’extérieur. Ce fait divers était, en réalité, un drame de la méditation.
Il va de soi, également, que le lien établi par les journalistes de droite entre la punition infligée à celui qui a défloré la petite sœur et les préceptes de l’islam, voire de la charia, est absolument inexistant. D’ailleurs, selon le journal Le Monde, Ladji Ly a décidé de porter plainte pour « diffamation et diffamation raciale » contre Causeur et Valeurs actuelles en raison de « fausses accusations d’une extrême gravité à son encontre ». En effet, encore une fois, comme le rapporte Le Monde, le « futur réalisateur » n’a été condamné QUE pour « arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire suivie d’une libération avant le 7e jour ».
Les justiciers masqués de Libération nous apprennent, par ailleurs, que Ladj Ly se dénomme soudain Lady Ly lors de ses démêlés avec le duo police-justice. S’il n’était pour rien dans l’accident qui a coûté la vie à sa presque homonyme altesse royale d’Angleterre, l’homme fut, en revanche, encore une fois condamné en 2012 pour outrage et violence contre le maire de Montfermeil. Ladj Ly/Thénardier : nous sommes au bord du plagiat.
Dans plusieurs villes de France, notamment à Lyon, Nantes ainsi qu'en Gironde, des saboteurs d'extrême-gauche affiliés à des syndicats rouges et soutenus par la CGT ont procédé à des coupures d'électricité pénalisant ainsi en plein hiver des milliers de foyers et compromettant, par la rupture de toute une série de services publics, la sécurité de nos compatriotes.
Le Parti de la France demande aux différents Parquets territorialement compétents de se saisir de ces cas délictueux et de procéder à l'ouverture d'une enquête préliminaire.
Le Parti de la France rappelle que l'article R323-37 du code de l'énergie prévoit une amende de 1.500 euros pour de tels faits et que les auteurs d'actes de sabotage, de destruction ou de détérioration de matériels ou d'équipements publics, dès lors qu'ils portent atteinte aux intérêts de la Nation sont, quant à eux, en vertu de l'article 441-9 du code pénal, passibles de quinze ans de détention criminelle.
Voulue par l'establishment démocrate avec la complicité de quelques Républicains félons, la mise en accusation du Président Donald Trump en vue d'obtenir sa destitution n'aboutira probablement pas, et les vautours qui, d'un côté de l'océan Atlantique comme de l'autre, attendent sa mise à mort, seront sans doute déçus. Il n'en demeure pas moins que la procédure est entamée. Elle souligne au trait lourd et met en relief les tares congénitales de la démocratie américaine, faite d'angélisme et de bienpensance puritaine que Washington considère être à vocation universelle.
Donald Trump qui, pour les nationalistes français et les partisans d'une Europe/Puissance que nous sommes, ne saurait faire figure ni de héros, ni de modèle, a, au moins l'avantage de transgresser les règles et de ne pas s'embarrasser de scrupules excessifs dès lors qu'il s'agit de protéger les intérêts vitaux des États Unis. C'est sa force, son mérite et sa légitimité. Mais une force et un mérite qui, en toute hypothèse, trouveront leur terme au plus tard dans cinq ans.
Pour l'Europe, un fil rouge et un seul depuis la chute de l'URSS : le totalitarisme démocratique et libre-échangiste d'essence washingtonienne, voilà l'ennemi.
Jean-François Touzé - Délégué général du Parti de la France
Riposte Laïque : Le Parti de la France était en congrès le 7 décembre dernier, le quatrième en 10 ans d’existence. Pouvez-vous rappeler à nos lecteurs pourquoi des militants du FN, comme le président historique, Carl Lang, vous et quelques autres, ont décidé de fonder ce parti, en 2009 ?
Thomas Joly : Depuis déjà un certain nombre d’années, nous observions une dérive interne au Front National où les cadres historiques étaient purgés au profit de Marine Le Pen et de ses amis. Mais il ne s’agissait pas seulement d’une querelle de personnes. Au-delà des préférences clanique et familiale, on assistait à des dérives idéologiques pathétiques, comme cette main tendue aux banlieues afro-musulmanes lors de la campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen de 2007 (discours de la Dalle d’Argenteuil) qui a déstabilisé l’électorat traditionnel du FN, alors même que Nicolas Sarkozy se droitisait à fond, pour tromper le gogo bien sûr. Le résultat a évidemment été très décevant et aucune leçon n’en a été tirée par la direction nationale qui, sous l’impulsion de Marine Le Pen, a persévéré dans une vaine dédiabolisation, toujours complètement obsessionnelle aujourd’hui d’ailleurs. Il n’y a qu’à voir le désaveu de la direction du RN suite à la réaction, pourtant très mesurée, de Julien Odoul qui a demandé à une islamiste voilée de quitter la salle des délibérations du Conseil régional de Bourgogne/Franche-Comté. Hallucinant !
Fin 2008, l’élément déclencheur a été l’éviction de Carl Lang de la tête de liste européenne de la grande région Nord-Ouest, au profit de Marine Le Pen, incapable de se faire élire en Île-de-France. Nous savions déjà que tout était pipé pour la succession de Jean-Marie Le Pen et que le FN était entré dans une phase de mutation irréversible où tous les fondamentaux seraient abandonnés. Nous battant avant tout pour des idées et non pour une PME familiale, nous avons pris nos responsabilités, avec de nombreux cadres et une quarantaine d’élus régionaux, en quittant ce rafiot à la dérive et en créant le Parti de la France. Nous savions évidemment que nous allions nous heurter à des scores électoraux confidentiels mais nous sommes avant tout des hommes et des femmes de convictions. Il était hors de question de poursuivre le combat politique dans ce cloaque. Depuis 10 ans, les faits n’ont fait que nous donner raison : malgré la multiplication des gages accordés au Système, Marine Le Pen a échoué à briser le Front républicain bien que bénéficiant de conditions électorales extrêmement favorables, elle a complètement épuré son parti, virant même son propre père, elle a ruiné le RN malgré des subventions publiques considérables, elle est engluée avec ses proches dans des affaires judiciaires d’escroqueries (kits de campagne surfacturés, assistants parlementaires fictifs), elle s’est couchée devant l’islam en déclarant qu’il était compatible avec la République. Elle a tout renié, elle a tout raté, elle a tout gâché. Aujourd’hui, Marine Le Pen est un véritable boulet pour la droite nationale française (dont elle ne se revendique même plus). Le Système le sait bien et l’utilise pour cela.
Riposte Laïque : Vous espériez donc récupérer beaucoup de déçus du FN, et conserver une ligne historique que ce parti a semble-t-il légèrement modifiée. Comment expliquez-vous que, malgré vos efforts, et d’excellentes campagnes, vous n’ayez pas réussi à percer, et à recruter davantage de militants ?
Thomas Joly : Dès la création du Parti de la France, le boycott médiatique a été total, absolu. Et il est toujours en vigueur aujourd’hui. Notre message de résistance à la colonisation migratoire et à l’islamisation de notre pays n’a pas droit de cité dans le sérail médiatique français. Les véritables opposants à la destruction de notre identité et au cosmopolitisme sont considérés comme des parias et exclus de facto du champ médiatique et du casting républicain. Les persécutions judiciaires, dont Riposte Laïque est hélas aussi coutumier, sont là pour nous faire taire et nous détruire socialement. Pourtant, notre discours est partagé par de nombreux Français. Voilà pourquoi il ne doit surtout pas être diffusé. Voilà pourquoi le Parti de la France n’a, pour l’instant, pas pu jouer de rôle électoral significatif. N’oublions pas non plus le coût astronomique de la participation aux élections, en particulier nationales ; nous présentons seulement des candidats quand nous le pouvons (et il n’est pas question de présenter des listes « virtuelles » sans bulletins de vote ni circulaires). Néanmoins, nous disposons d’un appareil solide, d’un réseau de militants motivés et inaccessibles au découragement dans toute la France et d’une volonté inébranlable face au déclin de notre Nation qui n’est pas, comme beaucoup le pensent, inéluctable. Encore faut-il que nos compatriotes ne se contentent pas de commenter sur les réseaux sociaux mais soient aussi les acteurs du redressement national.
Riposte Laïque : Carl Lang avait donc annoncé qu’il renonçait à la présidence, et vous avez donc été élu président, vous, l’ancien secrétaire général du Parti. Va-t-il y avoir des changements dans la ligne du Parti de la France, et dans sa pratique ?
Thomas Joly : Notre ligne politique restera identique : nous sommes la droite nationale non reniée, identitaire, nationale, libérale, populaire et sociale. Il n’y a aucune dissension politique avec Carl Lang qui, c’est son droit, a souhaité prendre du recul après, il est important de la rappeler, plus de 40 ans d’engagement au service de la cause nationale. Alors certes, nous n’avons pas la même personnalité et cela s’en ressentira sûrement au niveau de la communication. Je n’ai pas pour habitude de faire dans la dentelle et je ne compte pas me « brider » aujourd’hui parce que j’ai accédé à la présidence du Parti de la France ! Nos compatriotes ont besoin d’être sortis du coma mortel dans lequel ils sont plongés, il faut donc crier la vérité, sans tenter de la travestir pour ne pas effrayer le bon peuple qui préfère trop souvent les mensonges rassurants. Nous allons donc poursuivre, avec la direction nationale du PdF, notre développement structurel et multiplier les candidatures électorales, les réunions, les meetings, les actions militantes, etc.
Riposte Laïque : Le pays est confronté à une vague de grèves, qui risque de se poursuivre pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines, sur la question des retraites. Le RN soutient les revendications des grévistes. Est-ce également la position du Parti de la France ?
Thomas Joly : La colère des Français face à une réforme des retraites inéquitable, incomplète et, disons-le, complétement foireuse, est tout à fait légitime. Toutefois, le Parti de la France ne soutient pas le blocage du pays par des syndicats politisés, socialo-communistes, qui ne défendent que leurs intérêts catégoriels, se foutant éperdument des travailleurs français. D’ailleurs, ces parasites se rangent toujours du côté du Système lorsque l’ordre leur en est donné. Ce sont des opposants de façade. Martinez ne traitait-il pas les Gilets jaunes originels de « fachos » ? Aboyant comme un bon toutou avec les laquais serviles d’Emmanuel Macron (députés LREM, ministres, etc) qui crachaient au visage des Français à bout.
Le Parti de la France estime que, si le droit de grève est légal, les libertés de circuler et de travailler doivent être assurées et que toutes les mesures doivent être prises pour les faire respecter. Ce n’est pas en instaurant la chienlit que l’on réglera le problème des retraites. De plus, il ne sert à rien de faire grève et de manifester si l’on ne dénonce pas le problème majeur qui plombe le budget de l’État : l’immigration. Organisons la remigration de la majorité des extra-Européens qui occupent la France et nous pourrons payer des retraites décentes à tous les travailleurs français.
Riposte Laïque : Vos militants vont-ils s’investir dans les prochaines élections municipales ?
Thomas Joly : Oui bien sûr. Début janvier, nous annoncerons les villes où nous présenterons des listes et les villes où nous en soutiendrons. Également, un certain nombre de militants vont se glisser sur des listes RN, divers droite et d’intérêt communal, nous n’en ferons évidemment pas état avant le scrutin municipal de mars pour des raisons aisément compréhensibles !
Riposte Laïque : Vous avez été, comme d’autres militants de la cause patriotique, accusé de « diffusion d’images violentes accessibles à un mineur », pour avoir dénoncé la barbarie de l’État islamique. Où en êtes-vous avec ce procès ?
Thomas Joly : Ma condamnation a été confirmée par la Cour d’appel d’Amiens : deux mois de prison avec sursis et 2 000 € d’amende. J’ai naturellement formé un pourvoi en cassation puisque j’ai été privé de défense lors de mon deuxième procès. Mon avocat en avait demandé le report, pour des raisons professionnelles, il plaidait à Lyon le même jour. Alors que ce type de report est traditionnellement accordé, la présidente de la Cour d’appel a attendu le matin même du procès, à 10 h 30, pour signifier son refus. Ce qui m’empêchait de recourir aux services d’un autre avocat et me voyait dans l’obligation de me défendre moi-même ! Sur les conseils de mon avocat, je ne m’y suis pas rendu car si j’avais été présent, il aurait été établi que j’aurais pu assurer ma défense. Tout cela était une vicieuse et déloyale tentative, de la part de magistrats haineux, de me priver d’avocat. Ils en seront pour un pourvoi en cassation et, je l’espère, un nouveau procès. Je ne lâcherai pas l’affaire !
Riposte Laïque : Souhaitez-vous ajouter quelque chose, Thomas ?
Thomas Joly : Les lecteurs de Riposte Laïque sont les bienvenus dans les réunions et les manifestations du Parti de la France. N’hésitez surtout pas à venir nous rencontrer et à vous engager politiquement à nos côtés. Le combat pour la France est l’affaire de tous, nous sommes favorables au plus large rassemblement possible pour libérer notre pays de l’invasion migratoire et de nos dirigeants acquis au cosmopolitisme, à la destruction des Nations souveraines et au Grand Remplacement.
L’auteur d’un sauvage quadruple meurtre dans la nuit de Noël 2016 près de Valence a été déclaré « irresponsable pénalement », mardi, par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Grenoble, selon l’avocat des familles qui assigne l’État pour faute lourde. Trois collèges d’experts ayant conclu à l’irresponsabilité de Fissenou Sacko, la chambre de l’instruction « avait très peu de latitude », considère Me Alain Fort, avocat des parties civiles.
Interné et soigné pour schizophrénie
Les magistrats ont jugé que dans la nuit du 25 au 26 décembre 2016, l’auteur présumé des meurtres, alors âgé de 23 ans, souffrait de « troubles psychiques ayant aboli entièrement son discernement ». Fissenou Sacko est actuellement interné en unité pour malades difficiles à Villejuif (Val-de-Marne) où il est soigné pour schizophrénie. Les juges ont souligné qu’il devait être maintenu en hospitalisation sous contrainte.
Mais les parties civiles ne comptent pas en rester là. « Nous avons assigné l’État pour faute lourde et recherche des responsabilités » après la mort de ces quatre personnes âgées dans la Drôme et le Vaucluse. « S’il y a bien eu une maladie préexistante aux faits, le passage à l’acte a été influencé par la prise de stupéfiants, dont du crack, la veille. Il connaissait le risque. Il y a donc une part de libre décision » de la part de l’auteur, selon l’avocat. Surtout, reproche-t-il, au lieu d’avoir été placé en garde à vue après avoir agressé plusieurs personnes dans un train et tenu des propos incohérents, avant les faits, l’auteur a été conduit à l’hôpital.
Que s’est-il passé ?
Ce 25 décembre 2016, Fissenou Sacko prend à Beauvais un train pour Paris, puis Marseille. Sans billet. Après une altercation avec des contrôleurs, il descend en gare de Valence. Très excité, il est emmené à l’hôpital. D’où il s’échappe… Commence alors un périple meurtrier. A 2h45 du matin, le 26 décembre, il tue Paulette Guyon, 79 ans, poignardée dans son lit à Chabeuil (Drôme). Puis vers 5h, il s’attaque à un couple de Montvendre (Drôme). Marie-Thérèse Philibert et son mari Bernard, 65 ans, reçoivent respectivement 27 et 23 coups de couteau. Le même jour, sur le parking d’un supermarché d’Orange, il frappe à la tête avec une pierre Renée Chevalier, 65 ans, qui décédera de ses blessures.
« En ce qui concerne les anciens militaires, le nombre de ceux ayant rejoint les filières du djihad est de l’ordre de la trentaine ». En juin dernier, les députés LR Éric Diard et LREM Éric Pouillat faisaient état du nombre d’anciens soldats français devenus djihadistes au terme d’une mission d’information. Selon Le Figaro, le dernier rapport du Centre d’analyse du terrorisme (CAT) confirme ces éléments et en apporte d’autres.
Ainsi, Manon Chemel, auteur du rapport, fait état de 23 cas d’anciens militaires « identifiés au sein d’organisations terroristes [majoritairement Daech, ndlr] ou impliqués dans des projets d’attentats ». Parmi eux, on compte un peu moins d’une dizaine de convertis. Par ailleurs, dix d’entre eux ont servi dans les unités d’élite de l’armée française : la Légion étrangère, les chasseurs parachutistes, les commandos de l’air, les fusiliers marins, les parachutistes d’infanterie de marine ou encore l’infanterie de marine. « Pour certains, la radicalisation s’est opérée une fois qu’ils ont intégré les rangs de l’armée française, pour d’autres elle a débuté une fois qu’ils ont quitté l’armée. Toutefois, pour certains, leur projet de partir faire le djihad était établi avant leur recrutement », note encore le rapport. En effet, certains, comme Boris V., alias Younous le déserteur, se sont engagés dans l’armée pour acquérir une expertise et la mettre au service du djihad. Grâce à leur expérience, plusieurs de ces hommes ont d’ailleurs obtenu « des postes stratégiques au sein des organisations terroristes ». C’est notamment le cas d’Abdelilah H., ancien légionnaire parti en Opex en Afghanistan, qui a pu créer sa propre brigade, dont ont fait partie… les terroristes du Bataclan.
En plus de ces hommes qui ont rejoint les terres de djihad, il y a les « velléitaires », qui n’ont pas pu faire le voyage mais ont projeté des attentats, notamment contre des militaires ou des sites militaires. Le danger qu’ils apportent est tout aussi réel. Ainsi, en 2015, un Franco-Togolais converti et ancien chasseur parachutiste a voulu commettre un attentat contre des policiers ou des militaires. La même année, Djebril A., ancien matelot, a voulu décapiter son officier commandant.
Le moteur de recherche Google vient de « dégoogliser » notre site. Cela se fait généralement à la demande du pouvoir en place et, quelque soit ce pouvoir, Google obtempère servilement.
Mais, pour que le pouvoir en arrive là, il faut que sa victime le dérange. Fut un temps où on saisissait les journaux à l'imprimerie, aujourd'hui, il suffit de demander aux moteurs de recherche de couper les liens...
À dire vrai, il y a longtemps que nous pensions que cela arriverait un jour ou l'autre. C'est donc chose faite. Le dernier site à avoir subi le même sort en date étant notre confrère breton Breiz Atao.
N'en déplaise aux instigateurs de cette pitoyable manœuvre, cela ne nous empêchera pas de continuer le combat. Si, depuis 13 ans, sans interruption, nous amplifions notre audience, c'est que nous savons que nous pouvons compter sur la fidélité de nos lecteurs.
Amis, ne soyez donc pas découragés et rigolons en considérant cette interdiction comme une médaille et rassurez-vous, nous allons vite trouver la parade à cette nouvelle provocation...
Après dix-huit mois de consultations, de négociations et de concertations aussi bavardes que stériles, aussi oiseuses que sans effets, le gouverneur ouvre ce mercredi une nouvelle séquence de discussions avec les partenaires sociaux pour tenter de sauver sa réforme bancale des retraites et de débloquer une situation qui, chaque jour, devient plus pénalisante pour les Français, plus contraire à la cohésion nationale et sociale, et plus nuisible à l'économie du Pays.
Face aux grèves, le pouvoir macronien a, dans un premier temps, joué le pourrissement en espérant que l'approche de Noël et des vacances de fin d'année lui offrirait une possibilité de sortie de crise. Il compte aujourd'hui sur les syndicats réformistes pour l'aider à sortir de l'impasse dans lequel il s'est lui même enfermé, quitte à abandonner toute référence à son plan, hasardeux et flou, d'équilibre du système par répartition.
Deux stratégies perdantes. Dans le premier cas, malgré l'exaspération des Français empêchés de se déplacer, l'opinion publique reste hostile à la méthode comme au fond de cette réforme. Dans le second, ni la CFDT, ni l'UNSA ne sont en mesure de faire fléchir les grévistes ni de lever les blocages.
Il est de la nature des pouvoirs faibles ,comme l'est cette république progressiste en marche arrière, de s'engager dans des processus politiques ou sociaux aventureux dont ils n'ont ni la maîtrise ni les moyens de les mener à leurs termes.
Seul un pouvoir fort — ce ne pourrait bien entendu être que celui d'un régime de droite nationale — saurait imposer ses décisions, mener à bien ses entreprises de relèvement politique, économique et social de la Nation, et mettre au pas ses oppositions.
Pour l'heure, l'actuel gouvernement n'a pas d'autre choix que de retirer une réforme mal ficelée, illisible et injuste.
Et de consulter par référendum les Français sur l'avenir de leurs retraites.
Jean-François Touzé - Délégué général du Parti de la France
Samedi dernier, sur LCI, lors d’un énième débat sur la réforme de nos retraites, Guillaume Roquette a eu le mot de la fin. Un dialogue du genre : il aura fallu les communistes de la CGT pour redonner vie au mot de Noël qui avait disparu au profit de sombres vacances d’hiver nettement laïcardes.
Voilà donc les fêtes de Noël de retour. Fini les « Joyeuses Fêtes » qui ont remplacé, au-dessus des rues de nos villes et villages, un « Joyeuses Fêtes de Noël » devenu désuet depuis une dizaine d’années. Sans doute pour ne pas heurter la sensibilité de certains adeptes d’une autre religion.
Depuis que les grévistes bloquent les trains, les métros, les tramways et les bus, médias et hommes politiques ne parlent plus que de Noël. Même le Premier ministre et le président de la République ont retrouvé l’usage de ce mot magique depuis deux millénaires. Et même bien avant, sous l’appellation de Sol Invictus, une fête célébrée le 24 décembre pour commémorer le solstice d’hiver. Mgr Le Gall explique : « Cette fête fut instituée à Rome, avant 336, et fixée au 25 décembre dans le but de christianiser les fêtes païennes du Natalis Invicti, c’est-à-dire du soleil qui, au solstice d’hiver, se remet à grandir en force et en éclat ; le Christ, selon l’expression du livre de Malachie est “le Soleil de justice” (3, 20). »
Noël. Que ce mot est doux à entendre, à évoquer. Que ce soit le Noël commercial, celui qui rassemble autour du sapin illuminé la famille pour s’échanger cadeaux et affection, ou le Noël religieux qui nous rappelle qu’un petit enfant est né dans une étable une nuit. Noël de joie, de sourire, de bonheur. Noël pour toute la famille réunie autour d’une table bien garnie. Noël de réconciliation. Noël de sollicitude.
Puissent nos gouvernants et tous ceux qui ont pour mission de nous aider à mieux vivre ici bas retrouver dans cette paix de Noël la sérénité et le bon choix de décisions qui mettront en jeu la vie future de leurs millions de concitoyens. Puissent l’hypocrisie et le mensonge qui animent souvent leurs décisions s’effacer en cette période de fêtes sacrées pour nous tous.
« Happy Christmas », se souhaitent les Anglo-Saxons, façon très explicite de se rappeler qu’en ce jour du 25 décembre, on célèbre la naissance du Christ, n’en déplaise à tous ceux qui refusent l’existence de ce petit enfant né il y a 2.000 ans !
Alors, au lieu de nous souhaiter de « joyeuses fêtes » que nous devrions réserver au 31 décembre, que notre Président veuille bien, le soir du 24 décembre, avant la messe télévisée de minuit, nous souhaiter un joyeux Noël. Et que nos radios recommencent, car elles ne le font plus depuis belle lurette, à nous inonder de chants de Noël comme le font la plupart des autres radios au-delà de nos frontières.
Le couple Balkany, les Thénardier de Levallois-Perret, ne peuvent que susciter des sentiments mêlés, palette allant de la consternation à l’hilarité ; sans oublier, tant qu’à faire, une petite pointe de nostalgie. En effet, ce sont là deux dinosaures du siècle dernier qui sont jugés.
Quand ils arrachent ce fief de haute lutte, en 1983, la guerre froide jette ses derniers feux. C’est l’époque de la ceinture rouge et des bastions communistes qui encerclent Paris. L’époque des barres de fer de la droite de la droite et autres cercles de réflexion citoyenne et des manches de pioche du PCF et de la CGT. Toute une époque, on vous dit.
Les décennies suivantes seront celles qu’on sait : fric et flambe, gouaille et carambouille. Évidemment, Levallois-Perret est aujourd’hui l’une des villes les plus endettées de France. Logique : le clientélisme, ça rapporte dans les urnes, mais ça coûte cher aussi à la banque. Leur heure de gloire ? L’arrivée de Sarkozy à l’Élysée. Lui, le filleul ; eux, les parrains. Fouquet’s et Rolex à tous les étages : c’est le Miami à la française ; la coke en moins. Quoique.
Après, modernisation de la société oblige, les temps ont changé. Mais pas eux. Les Balkany s’y croient encore et toujours. C’est la sonnerie du téléphone de Patrick en plein prétoire, le thème des Tontons flingueurs, rien que ça. C’est Isabelle, ce mardi à Paris, au tribunal. Qui se la joue Bébel en jupe : « J’ai 72 ans et je n’ai jamais rempli une déclaration d’impôts. Et Patrick non plus ! » Tout cela est « colimaçonnesque », assure-t-elle, quand on lui demande plus de détails sur la phobie fiscale et administrative du couple. L’abracadabrantesque chiraquien est enfoncé en direct et pas besoin d’arbitrage vidéo pour trancher dans cette joute verbale.
Les quatre millions d’euros qui auraient été dissimulés, grâce à la sous-estimation de leur patrimoine et au fait d’avoir oublié de s’acquitter de l’ISF, de 2010 à 2015 ? Ben… Ben, c’est pas leur faute : « Nos déclarations ont été faites tous les ans par un expert-comptable et une ancienne receveuse des impôts à la retraite, une de nos élues, quatre-vingts ans, que je croise encore sur les marchés. » Ah, si c’est une amie, ça change tout ; même si l’amie en question devait avoir des absences au moment de remplir les formulaires. Ce que c’est que les misères de l’âge.
C’est beau comme un film de Claude Lelouch. Là où se mêlent souvent drame et comédie. Parce qu’avec trois ans ferme qui lui pendent au-dessus du brushing, Isabelle Balkany arrive encore à faire de l’humour. Ainsi, à propos de cet ISF oublié : « L’ISF, ce merveilleux impôt qui est tellement formidable qu’il a été supprimé ! »
Et puis, ces histoires de déclaration, il n’y a pas non plus de quoi se faire hara-kiri avec une banane ou se défoncer l’occiput à grands coups de figues molles : « Il y a des gens qui s’en occupent bien et d’autres pas. Regardez Jean-Paul Delevoye ! » D’ailleurs, sa villa Pamplemousse – intitulé autrement plus chic que le Sam Suffit du cochon de contribuable – sise aux Antilles, il n’y a tout de même pas de quoi en faire tout un punch, sachant « qu’elle n’a même pas vue sur la mer »…
En attendant, son époux Patrick renoncerait à briguer un nouveau mandat à la mairie de Levallois-Perret. Il ne lui reste donc plus qu’à tenter la présidence de la Banque centrale européenne. On parie qu’il y serait au moins aussi efficace, mais surtout autrement plus drôle que Christine Lagarde ? Les Balkany ? C’est Chirassic Park ! Pour autant, il n’est pas sûr que la nouvelle ère se profilant à l’horizon, à base de quinoa et de transparence démocratique, de féminisme vengeur et d’antiracisme devenu fou, soit forcément plus avenante.