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Le blog politique de Thomas JOLY

Anne Coffinier : « C’est le moment de se battre pour préserver la liberté d’enseignement »

26 Mars 2021, 07:02am

Publié par Thomas Joly

L’association Créer son école, dont vous êtes la présidente, a adressé aux sénateurs, le mardi 23 mars, une note sur les dispositions du projet de loi confortant le respect des principes de la République relatives à l’instruction en famille et aux écoles hors contrat signée par des juristes de renom. Qu’est-ce qui a motivé cette action ?

Le Sénat se prononcera, début avril, en formation plénière sur le projet de loi confortant le respect des principes républicains (anciennement nommée loi contre le séparatisme). Ce projet gouvernemental a été très fortement critiqué pour son caractère liberticide, qui est particulièrement paradoxal pour un projet de loi censé renforcer le respect des principes républicains. Sur le volet éducatif, le texte prévoit d’interdire l’instruction en famille, sauf pour une poignée de cas soumis à un régime « punitif » d’autorisation préalable. Après des débats mouvementés, l’Assemblée nationale s’est rangée à la volonté gouvernementale. La commission du Sénat, en revanche, a voté courageusement la suppression de l’article 21 qui interdisait l’instruction en famille. À présent, nous espérons que le Sénat, en formation plénière, entérine cette suppression. Traditionnel défenseur des libertés publiques, la haute assemblée ne devrait pas céder aux pressions gouvernementales.

Si l’objectif mis en avant, à l’origine, par le gouvernement était de lutter contre le séparatisme islamiste puis le séparatisme social (concept indéfini), il est vite apparu évident pour tout le monde qu’il ne constituait pas le vrai but de cette loi, qui ne comporte d’ailleurs pas une seule disposition relative à l’école publique, alors que c’est le principal théâtre de la montée de l’emprise islamiste (comme l’a établi Jean-Pierre Obin, par exemple, ou, de manière sanglante, l’assassinat de Samuel Paty), mais qui prend habilement prétexte d’une possible instrumentalisation de la liberté d’enseignement pour tenter de restreindre fortement cette liberté en interdisant l’école à la maison et en restreignant, par des contrôles et sanctions disproportionnés, l’essor des écoles privées hors contrat. L’étude d’impact de la loi est particulièrement indigente à ce propos. Aucun chiffre, aucune preuve, mais une suspicion de principe à l’encontre des parents. Interdire ou surcontrôler les parents qui font l’école à la maison en déclarant scrupuleusement leur choix aux autorités compétentes n’aidera en aucune manière à identifier et à contrôler les enfants qui ne bénéficient d’aucune forme d’instruction déclarée. Au contraire, en créant un climat et un régime juridique fondés sur une suspicion de principe à l’égard des familles pratiquant l’école à la maison, on crée toutes les conditions d’une explosion des formes d’instruction non déclarées.

L’association Créer son école a demandé à des professeurs de droit prestigieux de plancher sur la dimension anticonstitutionnelle de ces réformes. De cette demande est sortie une note brillante de 18 pages. On y apprend que, derrière le mot rassurant de régime d’autorisation pour l’instruction en famille, le gouvernement met en réalité en place un régime d’interdiction de principe, assorti seulement d’une possibilité d’autorisation de l’instruction en famille dans des cas limités. Ce régime porte atteinte à la liberté constitutionnelle d’enseignement. Une succession de lois depuis 2018 a renforcé toujours plus les contrôles afférant à l’instruction en famille. Mais avec le projet de loi actuel, « de ce crescendo, le législateur passe aujourd’hui à un basculement : le nouveau projet de loi ne réalise plus, comme ces lois, un renforcement du régime de déclaration ; en exigeant une autorisation, il supprime purement et simplement la liberté d’assurer un enseignement en famille ».

Ce projet de loi passe à côté du problème, sans doute délibérément : « Ce à quoi il faut remédier, c’est non pas à l’éducation en famille, mais à la création d’écoles de fait par le détournement de l’instruction en famille. »
Ce projet de loi porte une marque profondément liberticide. Il cherche à exclure la possibilité, pour les parents, d’invoquer leurs convictions philosophiques et religieuses, ainsi que leurs conceptions pédagogiques. Dans un pays qui consacre la liberté de conscience et de religion, c’est tout sauf anodin. Cela s’appelle une formidable régression de l’État de droit. Parmi les motifs légitimes de recourir à l’instruction en famille ne peut être évoquée – selon ce projet de loi – que « l’existence d’une situation propre à l’enfant », à l’exclusion des convictions des parents. Cette approche est contraire à toutes les déclarations internationales comme l’article 26-3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, l’article 18.4 du Pacte international sur les droits civils et politiques, l’article 2 du protocole additionnel n° 1 de la Convention européenne des droits de l’homme, l’article 14.3 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (qui ajoute les convictions pédagogiques)… Bafouer autant de textes fondamentaux dans une loi prétendant renforcer les principes républicains est une gageure ! À nous de ne pas nous laisser tromper et de défendre vigoureusement nos libertés. Le Sénat doit agir et, s’il ne peut imposer ses vues, saisir le Conseil constitutionnel pour défendre les libertés ainsi bafouées.

Cette note affirme que le projet de loi en question est « contraire à la Constitution » également pour les écoles hors contrat. Pourriez-vous nous expliquer en quoi ?

La force de l’attaque portée contre la liberté d’instruire son enfant en famille a caché les attaques redoutables lancées par ce texte contre les écoles privées hors contrat. Le gouvernement a voulu à la fois renforcer son contrôle sur les écoles hors contrat (article 22) et durcir les sanctions pénales à l’encontre des dirigeants (article 23). Si la loi passe, un préfet pourra fermer une école libre là où, jusqu’à aujourd’hui, l’intervention préalable du juge judiciaire est requise. Pour qu’un régime de fermeture administrative soit constitutionnel, il faut qu’il comporte des garanties précises, que la décision de fermeture soit temporaire, qu’elle soit assortie d’une suspension en cas de référé, qu’elle soit proportionnée à l’objectif poursuivi, qu’elle ne laisse pas un trop grand pouvoir d’appréciation à l’administration : ce n’est pas le cas dans le projet de loi.
De surcroît, l’article 23 renforce singulièrement les sanctions pénales à l’encontre des dirigeants : les contraventions du régime actuel sont transformées en délit, « dans le but d’étayer par une répression accrue le nouveau dispositif de fermeture des écoles, lui-même aggravé ». Il y a là disproportion manifeste entre l’infraction et la peine encourue. Tout se passe comme si le vrai but était de décourager les directeurs d’accepter la responsabilité de direction, au regard de tout ce qu’ils risquent (interdiction à vie d’enseigner ou de diriger, amende financière lourde, peine privative de liberté, fermeture de leur école sans procédure contradictoire préalable…).

Tout le monde peut avoir besoin, un jour, d’une alternative éducative pour son enfant (que ce soit l’école à la maison ou l’école privées hors contrat de son choix). Alors, c’est le moment de se battre pour préserver cette liberté d’enseignement si indissociablement liée à tant d’autres précieuses libertés. C’est ce que fait l’association Créer son école, qui a besoin de votre engagement personnel à ses côtés.

Source : http://bvoltaire.fr

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Bicentenaire de l’indépendance grecque : rendons à la Grèce l’hommage qu’elle mérite

25 Mars 2021, 19:36pm

Publié par Thomas Joly

Florence Parly se rend en Grèce, ce jeudi 25 mars, dans le cadre des cérémonies marquant le bicentenaire de la déclaration d’indépendance du pays. Elle représente Emmanuel Macron, qui ne fait pas le déplacement, trop occupé, sans doute, à jouer le commis voyageur pour vanter sa politique sanitaire. Il y aurait, pourtant, bien des raisons d’être, ce jour-là, aux côtés de la Grèce.

Il faut d’abord se rappeler que la France a joué un rôle important dans la libération de ce pays du joug ottoman. Une expédition navale, associant la Russie, la France et l’Angleterre, détruisit la flotte turco-égyptienne lors de la bataille de Navarin, le 20 octobre 1827. La France intervint également sur terre, entre 1828 et 1833, pour libérer le Péloponnèse des forces d’occupation.

Ensuite, cette fête nationale de l’indépendance est particulièrement symbolique, alors qu’il existe de fortes tensions entre la Grèce et la Turquie qui se disputent, en Méditerranée orientale, des zones où l’on a découvert des gisements de gaz naturel. La France a pris parti pour la Grèce, mais plusieurs de ses partenaires européens se montrent plus prudents : si les pays méditerranéens membres de l’Union européenne s’accordent sur ce soutien, ce n’est pas le cas de l’Allemagne. Devinez pourquoi.

On comprend mieux, dans ces conditions, la tiédeur de la réponse de la Commission européenne à Thierry Mariani, eurodéputé du Rassemblement national, qui l’interrogeait sur son intention de « s’associer à la célébration de cet anniversaire important dans l’histoire de notre continent ». Jugez-en plutôt : « […] Elle envisagera d’y participer en tenant compte de la disponibilité de ses membres et de ses fonctionnaires, ainsi que d’éventuelles restrictions en matière de déplacements en raison de la pandémie. »

Il semble bien que les considérations historiques ou géopolitiques ne suffisent pas au chef de l’État pour se déplacer en personne. Fidèle à son tempérament, il peut ainsi pratiquer son éternel « en même temps », ménager la chèvre et le chou, s’engager sans s’engager. S’il délègue son ministre des Armées, c’est surtout parce qu’elle est une bonne négociatrice des marchés d’équipements militaires. Elle a déjà vendu des Rafale à la Grèce. Paris espère maintenant lui vendre quelques frégates. On reconnaît bien là, chez Macron, le sens des valeurs véritables : les valeurs marchandes.

Beaucoup de Français préféreront rendre hommage à la Grèce, non parce qu’elle est un bon client potentiel, mais parce qu’elle est proche de nous par son Histoire et le berceau de notre civilisation. Paul Valéry définissait ainsi les peuples européens : « Tous les peuples qui ont subi au cours de l’histoire [ces] trois influences » : Rome, le christianisme et la Grèce, à propos de laquelle il précisait : « Ce que nous devons à la Grèce est peut-être ce qui nous a distingués le plus profondément du reste de l’humanité. Nous lui devons la discipline de l’Esprit. » Notons que la France a prêté à la Grèce L’École d’Athènes, tapisserie tissée d’après la célèbre fresque de Raphaël au Vatican, ce qui est culturellement plus significatif que la présence de Macron.

Relisons L’Enfant, ce beau poème de Victor Hugo, extrait des Orientales : « Les Turcs ont passé là. Tout est ruine et deuil./Chio, l’île des vins, n’est plus qu’un sombre écueil,/Chio, qu’ombrageaient les charmilles,/Chio, qui dans les flots reflétait ses grands bois,/Ses coteaux, ses palais, et le soir quelquefois/Un chœur dansant de jeunes filles. » Il nous rappelle la vérité de l’Histoire et nous incite plus à honorer la Grèce d’aujourd’hui qu’à ménager la Turquie d’Erdoğan.

Philippe Kerlouan

Source : http://bvoltaire.fr

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« La société multiculturelle c’est le terme poli pour dire la fin de la société française »

25 Mars 2021, 07:28am

Publié par Thomas Joly

 

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Xavier Bertrand candidat en 2022 : les réactions de Thomas Joly, J-F Touzé et Bruno Hirout

25 Mars 2021, 07:16am

Publié par Thomas Joly

 

 

 

J'ai connu Xavier Bertrand il y a bien longtemps, même en interne c'était un robinet d'eau tiède européiste béat et...

Publiée par Bruno Hirout sur Mercredi 24 mars 2021

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Prétexte et remigration

25 Mars 2021, 07:05am

Publié par Thomas Joly

Suite au massacre perpétré lundi par le terroriste suprémaciste blanc syrien musulman Ahmad Al-Issa (défense de rire, il faut faire confiance aux médias…) au cours duquel 10 personnes ont perdu la vie, le président non-élu Joe Biden a demandé hier au Congrès de s’occuper d’une interdiction de possession de certaines armes par le peuple étasunien.

Le désarmement de la population des États-Unis est une menace régulièrement brandie par les politiciens de gauche contre la liberté et l’auto-défense.

Pour rappel, si le port d’arme des honnêtes citoyens avait été interdit le 29 décembre 2019, un déséquilibré aurait fait un carnage dans l’église West freeway Church of Christ au Texas. Heureusement, la gauche n’a pas encore réussi à retirer les armes des honnêtes gens, et des paroissiens avaient pu riposter avec leurs propres armes, permettant que le carnage n’ait pas lieu. (Cette affaire peut être mise en parallèle avec le Bataclan où là, aucun Français n’était armé et n’a pu empêcher quoi que ce soit…).

L’attaque perpétrée par le terroriste syrien Ahmad Al-Issa cette semaine n’est une fois de plus qu’un prétexte utilisé par la présidence pour s’attaquer au droit inaliénable des Américains à se protéger des malfrats. Car le contrôle et l’interdiction des armes, cela concerne toujours les bons citoyens. Les malfrats et les terroristes n’ont jamais eu besoin d’un quelconque tampon officiel pour commettre leurs méfaits.

Si vraiment la préoccupation du président non-élu Joe Biden était la sécurité de son peuple, alors non seulement il n’essaierait pas de confisquer ses armes, mais en plus il enclencherait immédiatement l’expulsion de tous les Ahmad Al-Issa qui grouillent sur son territoire comme sur le nôtre.

Bruno Hirout - Secrétaire général du Parti de la France

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L’épineuse question des places en réanimation

24 Mars 2021, 07:33am

Publié par Thomas Joly

« Il ne suffit pas d’acheter des lits chez Ikea pour ouvrir des places en réanimation », déclarait Jean Castex à Ouest-France. Une « petite phrase » comme on les nomme dans le jargon journalistique, le genre d’expression dont il vaut mieux s’abstenir si on ne veut pas renvoyer l’impression de prendre ses administrés de haut. Ce genre de sortie peut énerver ou démotiver ses troupes, surtout en temps de crise. Olfa Hamzaoui, médecin-réanimateur au CHU Antoine-Béclère, à Clamart, a ainsi vivement réagi sur le plateau de BFM TV : « Ce n’est pas qu’un problème de lit, mais c’est surtout un problème de ressources humaines, de personnel qualifié comme des médecins ou des infirmiers. C’est le gros problème de la restructuration de nos services de réanimation. » Alors, certes, il faut du temps pour former du personnel compétent, mais « nos revendications remontent à une dizaine d’années pour dire qu’on n’est pas bien dotés de lit de réanimation par rapport à la population en France », tacle-t-elle.

Face à la saturation hospitalière de l’année dernière, le gouvernement a été pris de court. Personne ne connaissait l’ampleur du virus et il fallait improviser. Mais un an plus tard, tandis que se pose à nouveau la question du manque de lits à l’hôpital, la situation n’est plus imprévisible, loin de là. Nous citions déjà, la veille, le Dr Prudhomme, déplorant « moins de 1.200 lits de réanimation en Île-de-France pour l’une des premières métropoles mondiales et 12 millions d’habitants… »

Selon l’AFP, il y a environ 1.150 lits de réanimation ouverts en Île-de-France, en temps normal. Au printemps 2020, au plus fort de la crise, ce nombre avait été porté à 2.700 environ, mais au prix d’une déprogrammation de 80 % des autres opérations. « Avec le confinement très strict, on n’avait plus de polytraumatisés. La chirurgie s’était aussi effondrée : des malades, pourtant graves, avaient peur de venir à l’hôpital. Cette fois, il y a vraie compétition entre les Covid et non-Covid. Ce qui pose vraiment problème pour déprogrammer », souligne le Dr Constantin, chef de service anesthésie-réanimation à la Pitié-Salpêtrière, dans La Croix.

Si un réaménagement est en cours pour libérer des lits de réanimation Covid en Île-de-France, il est de moindre ampleur puisque « l’ARS a ainsi donné “l’ordre ferme” aux hôpitaux et cliniques franciliens de déprogrammer 40 % de leurs activités », indique l’AFP. Même si la baisse du nombre de lits hospitaliers en France est bien réelle (environ 100.000 suppressions de lits depuis vingt ans), contrairement aux rumeurs qui circulent (et notamment l’interprétation erronée d’un papier du Canard enchaîné), il n’y a pas eu 800 lits de réanimation fermés en un an en Île-de-France.

En revanche, la Cour des comptes vient de publier son rapport annuel. Si elle rappelle que les hôpitaux ont pu tenir au prix d’une improvisation organisationnelle et de déprogrammations massives, la situation n’est pas tenable. Le rapport met en lumière les carences du secteur de la réanimation et s’inquiète des conséquences des déprogrammations : « L’impact à long terme en matière de santé publique des déprogrammations intervenues durant l’épidémie de Covid-19 reste aujourd’hui inconnu et potentiellement considérable : son étude est indispensable et devra être engagée. »

Iris Bridier

Source : http://bvoltaire.fr

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La tyrannie des minorités ou le crépuscule de la démocratie occidentale

24 Mars 2021, 07:27am

Publié par Thomas Joly

Après les polémiques autour des professeurs accusés « d’islamophobie » à Trappes et à Science Po Grenoble par des inquisiteurs islamiquement corrects qui ont accrédité — par leur sectarisme — les propos de la ministre Frédérique Vidal sur le « danger de l’islamo-gauchiste qui « gangrène l’université », l’Institut d’études politiques (IEP) de Strasbourg a défrayé la chronique après que le nom de Samuel Paty, l’enseignant décapité le 16 octobre 2020, a été supprimé de la liste des finalistes pour le choix du nom de la promotion 2021.

On se rappelle aussi du « hijab day » organisé à Science Po Paris, par des syndicats d’étudiants « solidaires des filles voilées », ou encore de la nomination d’une militante voilée comme vice-présidente de l’UNEF, Maryam Pougetoux. Mais la logique de ces luttes « intersectionnelles en faveur des minorités opprimées » ne concerne pas que la chasse aux « islamophobes ». Dans plusieurs IEP, les cours de culture générale/histoire ont été remplacés par ceux sur la théorie des genres, et les universités sont de plus en plus perméables aux études indigénistes et aux minorités « racisées ».

Cette tendance à l’hyper sexualisation et à la néo-racialisation des débats fut lancée dans les années 1990 par le défunt ex-patron de Science Po Paris, Richard Descoings, lequel inaugura également pour les concours d’entrée à Science Po la discrimination positive à l’américaine qui mit fin à la méritocratie républicaine. Ces revendications sexo-centrées, communautaristes, « racisées » ou pro-islamistes, participent en fait d’une même logique apparue après la chute du Mur de Berlin: le communisme prosoviétique cher au vieux PCF ouvriériste et patriote de George Marchais a été remplacé par le néo-gauchisme trotskiste internationaliste-libertaire cher à la gauche sociétale repentante. Curieusement, c’est au nom de l’antifascisme que les « études indigénistes » ont réhabilité une vision racialiste du monde, pourtant propre au nazisme. De même, les « gender studies » ressuscitent la guerre des sexes et font passer la majorité hétéro pour réactionnaire et homophobe… On a même vu apparaître un néo-féminisme pro-voile islamique qui somme de faire taire toute dénonciation de la persécution des femmes par la charià ou leur harcèlement par des « minorités de couleur » au nom d’un étrange antiracisme et de la lutte contre « l’islamophobie »…

La tyrannie des minorités activistes ou la passivité de la majorité culpabilisée

Pour le sociologue Raymond Boudon, la tyrannie des minorités serait l’aboutissement paroxysmique du politiquement correct. Il y a plus d’un siècle, le politologue italien Gaetano Mosca expliquait déjà qu’une « minorité organisée domine une majorité désorganisée ». Mancur Olson, spécialiste des minorités et du pouvoir, a démontré dans son livre, Logique de l’action collective, que « les petits groupes parviennent souvent à vaincre les plus grands qui, dans une démocratie, seraient naturellement voués à gagner ». Cette idée est corroborée par le mathématicien Nassim Nicholas Taleb, lequel explique que, dans un système complexe, « la minorité la plus intransigeante impose ses vues, la majorité étant souvent plus tolérante et plus flexible »… Convaincues de leur supériorité morale, les minorités offensives savent que l’Histoire est faite par ceux qui osent « violer les foules » (Gustave Le bon), par des postures accusatoires et culpabilisantes, donc qui créent de nouvelles légitimités en les imposant aux majorités passives, notamment au terme de stratégies de harcèlement « du faible au fort ».

De ce fait, certaines « minorités » se sont rendues plus « victimes que d’autres » : homos/LGBT, mais pas hétéros ou asexués; Blancs-Beurs-Muslims, mais pas Asiatiques bouddhistes/hindouistes ou « gaulois »; facteurs « aggravants pour l’homophobie », le « sexisme » ou le « racisme », mais pas pour l’exclusion des vieux, des handicapés, des laids ou des obèses, pourtant les plus discriminés. Le fruit de leurs campagnes de délégitimation de l’État régalien occidental judéo-chrétien aboutit à disqualifier l’idée même d’assimilation, présentée comme « raciste ». D’où le remplacement de la notion de « préférence nationale » par celle de « préférence étrangère », phénomène bien décrit par le journaliste du Nouvel Obs Hervé Algalarrondo dans La Gauche et la préférence immigrée.

Plus généralement, toutes les dichotomies logiques : hommes/femmes, délinquants/honnêtes hommes, élèves/maîtres, patrons/employés, minoritaires/majoritaires, citoyens/étrangers, sont annulées et leurs partisans délégitimés comme sexistes, misogynes, homophobes, fascistes-racistes. Et depuis l’offensive des Black Lives Mater à partir des « martyrs » Gorge Floyd et Adama Traoré, le « grand renversement » des rôles (via la réhabilitation des délinquants désassimilés au détriment des majorités honnêtes et patriotes) a encore plus intensifié ce processus tyrannique des minorités. Fortes de leur pouvoir d’intimidation psycho-morale fondé sur la triptyque DCR (Culpabilisation, Diabolisation, Renversement), celles-ci dictent les agendas sociétaux aux dirigeants, aux partis, aux Universités, aux firmes ou aux médias. Si l’on ajoute aux pouvoirs culpabilisateurs des lobbies immigrationnistes, de genre et écolo-radicaux-animalistes, celui des oligarchies européistes – qui ont affaibli les nations – et des juges inamovibles des cours suprêmes, qui peuvent annuler les lois votées par les élus devenus impuissants, on notera que le pouvoir démocratique des peuples, qui n’en a plus que le nom en Occident, échappe totalement à la majorité, en réalité la seule responsable de ce qui lui arrive par sa passivité…

En guise de conclusion

Complices de leur propre éviction, les classes dirigeantes occidentales sidérées par ces minorités offensives ont laissé leur Etat perdre son « monopole de la coercition légitime » (Max Weber) et abdiqué face aux forces de la «post-démocratie» (Mc World, UE, multinationales et forces néo-gauchistes-internationalistes ennemies de l’État et de la civilisation chrétienne) qui ont délégitimé, par la reductio ad hitlerum, les souverainetés nationales des peuples occidentaux pour légitimer moralement leur empire cosmopolitiquement correct.

Certaines de leur supériorité morale, les forces minoritaires hégémoniques ont réussi à faire revenir les Etats-nations d’Occident à l’ère néo-tribale et communautariste pré-étatique par leurs campagnes de gender study qui ont détruit le modèle familial chrétien; l’immigration clandestine qui démantèle la cohérence nationale et la promotion des sexualités débridées, des drogues, des sous-cultures hédonistes et des violences barbares dans les médias qui servent à angoisser et abrutir, cependant que la victimisation surmédiatisée des délinquants achève de diaboliser les États-nations « blancs », leurs frontières et leurs forces de l’ordre. D’évidence, cette déconstruction des piliers de la civilisation et de l’État prépare nos société à l'« horizon Mad Max »: le retour de la guerre de tous contre tous, que redoutait Hobbes. Car les bénéficiaires du vide sont les mafias, les empires prédateurs externes et internes (Mc world; Chine totalitaire, suprémacisme islamiste) qui remplissent le vide et se frottent les mains… Et si l’Europe est la cible favorite de ces forces de déconstruction, c’est parce que sa culpabilisation pathologique la rend éligible au statut de laboratoire mondialiste cher aux multinationales et à leurs idiots-utiles néo-marxistes. Le reste du Monde non-occidental reste quant à lui ultra-identitaire et souverainiste…

Alexandre del Valle

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Thierry Breton, la tête à claques bruxelloise, giflé par Merkel et Poutine

24 Mars 2021, 07:12am

Publié par Thomas Joly

S’il reste encore des inconditionnels de l’UE, de sa bureaucratie si rationnelle, de sa proximité avec les peuples, de son efficacité légendaire que la crise vaccinale vient de démontrer avec éclat, je les invite à visionner l’interview de Thierry Breton, dimanche soir au JT de TF1. Devant une Anne-Claire Coudray estomaquée, le commissaire à l’industrie s’est fendu d’une démonstration d’autosatisfaction hallucinante. La politique vaccinale de l’UE ? Un succès indubitable, que seuls des grincheux congénitaux ou des populistes peuvent contester. Oyez bonne gens, les vaccins arrivent en quantités industrielles dès avril. Et le 14 juillet, la France en liesse pourra festoyer, sous les flonflons et les feux d’artifice, la fin de la pandémie. Oui, vous avez bien entendu, le 14 juillet, ce sera la fête, c’est Breton qui l’affirme. Mais soyez sûr que si cela ne se passe pas comme prévu, une fois de plus le même Breton viendra vous expliquer que l’UE aura tout réussi, comme d’habitude, mais que des imprévus, ou l’incompétence des États aura retardé le plan génial sorti des neurones de nos élites européennes. Ou peut-être même ne dira-t-il plus rien : a-t-on vraiment des comptes à rendre, et à qui, quand on est commissaire européen ? Même Anne-Claire Coudray faillit s’étrangler devant autant de suffisance, d’autosatisfaction, de présomption hautaine. Au milieu des ruines de la France en détresse, s’il en est un qui garde le sourire, c’est bien Thierry Breton. Il faut dire qu’elle est belle, la vie d’un commissaire européen, Covid ou pas : les mêmes privilèges que des ministres ou chefs d’État, tout en restant bien à l’abri du peuple, ce qui en ces temps de grand mécontentement n’est pas un mince avantage.

Mais il y eut encore mieux : alors que la pénurie de vaccin est la marque du fiasco de Bruxelles, Thierry Breton a déclaré qu’il n’y avait aucunement besoin du vaccin Sputnik… L’Union européenne, dans un élan de bonté, viendra même se porter au secours de la Russie : mais comment donc monsieur Breton peut-il ignorer qu’à Moscou, bars, commerces, restaurants et boîtes de nuit sont ouverts ? Comment peut-on encore prendre la Russie de si haut, quand on patauge depuis un an dans la semoule, quand on échoue lamentablement dans tout ce qu’on entreprend ? Oui, mais voilà, l’UE n’a de compte à rendre à personne, et surtout pas aux peuples. Et ses commissaires peuvent continuer à se pavaner comme des petits marquis à talons rouges, au milieu des ruines de leur politique : personne ne pourra les chasser de là où ils sont…

La réponse des gens sérieux ne s’est pas faite attendre. Poutine s’est dit abasourdi par les propos de Breton, et interpelle directement les peuples européens : « Vos dirigeants s’occupent-ils de vous, ou des intérêts des grands laboratoires ? » Voilà une bonne question, comme une bonne claque que tant d’entre nous auraient bien voulu administrer à Breton. Puis, vint le tour de Merkel : l’UE doit traiter avec Moscou pour importer le Sputnik 2. Et si elle ne le fait pas, l’Allemagne, elle, passera outre Bruxelles et ses eurocrates dégénérés, et négociera directement avec Poutine… Une deuxième claque pour Breton, ça fait du bien, vous ne trouvez pas ?

Olivier Piacentini

Source : http://ripostelaique.com

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Folie sanitaire : vers une fermeture des écoles ?

24 Mars 2021, 07:09am

Publié par Thomas Joly

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Romain Guérin présente son nouveau roman sur TV Libertés

23 Mars 2021, 20:05pm

Publié par Thomas Joly

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Il y a 3 ans, l'attentat de Trèbes

23 Mars 2021, 19:34pm

Publié par Thomas Joly

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La nouvelle foire aux monstres

23 Mars 2021, 07:24am

Publié par Thomas Joly

Les médias montrent de plus en plus des « personnes différentes », physiquement anormales, atteintes de maladies rares et bizarres : telle femme de 39 ans bloquée dans le corps difforme d'une sorte d'enfant de 11 ans, tel homme qui vit recroquevillé sur lui-même à cause d'une maladie qui lui bloque la colonne vertébrale, tel humoriste aux membres déformés, tel Jean-Pascal Zadi, tel homme transgenre qui se perruque et se maquille, et toutes sortes d'autres profils que jadis nous voyions soit dans les manuels de médecine soit dans les cirques.

Ce n'est pas tant que les médias sont allés chercher ces phénomènes de foire dans les cirques pour les en sortir, c'est plutôt que toute la société maintenant est un immense cirque. Au moins avant, nous étions préservé des spectacles que nous n'avions pas demandé à voir, et tout le monde n'a pas envie de voir deux siamoises accrochées entre elles par la tête. Nous avons le droit de refuser de voir ces choses. Ceux qui voulaient les voir allaient dans les endroits spécialisés, libre à eux de s'imposer une visite au musée des horreurs.

Aujourd'hui vous ouvrez Facebook ou France 3 et vous tombez sur ces étrangetés déstabilisantes et gênantes. Ce monde ne respecte plus rien et passe son temps à violer l'innocence des gens.

Jonathan Sturel

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Le gouvernement vous explique comment être un bon citoyen covido-responsable

23 Mars 2021, 07:11am

Publié par Thomas Joly

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Samuel Paty persona non grata à l’IEP Strasbourg

23 Mars 2021, 07:02am

Publié par Thomas Joly

La direction de Sciences Po Strasbourg a censuré ses élèves sur le choix d’un nom de baptême de leur promotion en modifiant les règles de désignation. Avant d’entamer le processus, elle avait recommandé de choisir une femme plutôt qu’un homme, afin d’alterner les sexes, mais sans que ce soit une obligation. Après quelques tergiversations ayant retardé la publication des résultats du premier tour, le nom de Samuel Paty était parvenu en tête du scrutin. Elle a alors décidé que seules des femmes pourraient être qualifiées pour le second tour. Ce n’est pas du goût de l’UNI, qui dénonce l’islamo-gauchisme latent mis en évidence par ce tour de passe-passe : ils ont sauvagement rebaptisé un amphithéâtre au nom de l’enseignant décapité. Est-il besoin de dire que le directeur de l’IEP alsacien, Jean-Philippe Heurtin, a signé la tribune – pétition « Vidal : Démission ! » publiée par Le Monde du 19 février ?

Les enfants trop gâtés ou capricieux qui modifient les règles du jeu parce qu’ils perçoivent qu’ils sont en train de perdre, ça existe et c’est horripilant. Mais il n’y a pas de règle de désignation absolue ou universelle pour le choix d’un nom de baptême de promotion. Afin d’être exemplaire, il convient de choisir une personne inspirante et assez consensuelle parmi les élèves, tout en échappant au fade plus grand commun dénominateur. Et il vaudrait mieux a priori respecter le choix des élèves : c’est leur promotion.

Bien sûr, chacun peut s’interroger sur l’opportunité de faire d’une victime une sorte de modèle. Oui, Samuel Paty a fait son travail en illustrant son cours d’instruction civique sur la liberté d’expression en montrant des caricatures de Mahomet. Il l’a fait avec tact en invitant ceux qui pensaient pouvoir être gênés à détourner leurs regards. Les mensonges d’une élève musulmane absente qui a déformé la restitution de cette leçon et la réaction vindicative de son père ne pouvaient qu’être confortés par les tenants d’un islam politique prompt à la surenchère victimaire et les lâchetés de l’Éducation nationale. Après le temps des menaces est venu celui de l’escalade, jusqu’à la décapitation par un islamiste en lien avec ce père.

Nos institutions judiciaires font en général peu de cas des victimes, préférant favoriser la chimérique réinsertion des gentils délinquants. Mais avec l’ubuesque médaille pour les victimes du terrorisme instituée par François Hollande, se faire égorger par un djihadiste est devenu un acte que la République peut honorer. C’est paradoxal, mais c’est inepte d’inventer un mérite exceptionnel à ceux qui subissent des violences atroces que l’État n’a pas su empêcher. Le mérite passif, ça choque, nonobstant le respect dû aux morts.

Pour la promotion 1953-1955, la Straß de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr avait préféré « Ceux de Ðiện Biên Phủ » à un simple « Ðiện Biên Phủ ». Il est plus pertinent d’honorer des hommes dont le courage et l’abnégation forcent l’admiration qu’une amère défaite. Mais faut-il servilement se conformer au détestable politiquement correct ? Qu’il soit permis de déplorer l’imbroglio avec le général Loustaunau-Lacau, jugé in fine indigne de donner son nom à la promotion 2016-2019 de l’ESM : il eût été pertinent de s’assurer au préalable de la parfaite adéquation de sa biographie avec les canons de notre époque arrogante et bien prompte à déboulonner les statues au gré de normes nouvelles.

Mais s’il faut faire le ménage, qu’il soit porté à la connaissance des autorités militaires que la promotion 1970-1972 de l’ESM honore un général condamné pour “désertion” en 1940 et qui s’est rendu indirectement complice du massacre des harkis en bradant l’indépendance de l’Algérie à des voyous. Je sais, ce n’est pas beau de balancer …Je sais, ce n’est pas beau de balancer…

Rémy Mahoudeaux

Source : http://bvoltaire.fr

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Jean-Marie Le Pen interviewé par Grégory Roose

22 Mars 2021, 20:39pm

Publié par Thomas Joly

Submersion migratoire, assimilation, islamisation, remigration, dérives de la démocratie, Europe, écologie, avenir de la France... Jean-Marie Le Pen s'exprime dans cet entretien sans filtre avec Grégory Roose sur sa vision à moyen terme de la civilisation occidentale, mêlant témoignages et conjectures avec style et précision.

Cliquez sur ce lien pour accéder à la vidéo : https://youtu.be/VFBv6O65pV0

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