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Le blog politique de Thomas JOLY

Gouverner par la peur et l’ignorance : au cœur du macronisme

26 Février 2022, 13:56pm

Publié par Thomas Joly

Cela avait déjà commencé sous Hollande, son prédécesseur, avec les Charlie. Comme je l’avais exposé dans mon livre de 2015, La Marche des lemmings, le tintouin organisé autour du slogan « Je suis Charlie » avait permis d’escamoter la double responsabilité du pouvoir dans l’impréparation face aux attentats islamistes et face à la montée du fondamentalisme musulman en France. Un sentiment factice de force dû au nombre des manifestants pro-Charlie alors qu’en sourdine, la menace antilaïque, antirépublicaine et même antifrançaise continuait de prospérer.

Macron, second couteau du hollandisme promu président de la République par la grâce des médias et d’une Justice efficaces pour discréditer ses adversaires, a conservé les mêmes méthodes que le chef qu’il a trahi. Comme Hollande lors de la crise du mariage dit pour tous, il s’est plu à salir les opposants lors des manifestations des gilets jaunes, mouvement qui n’ambitionnait que de protester contre le déclassement des classes moyennes et populaires.

À la peur et la calomnie, il a simplement ajouté un degré de répression plus fort, comme on l’a vu pour les variants du Covid-19 et le passe sanitaire, prétextes à un incroyable recul des libertés publiques. Et, à chaque fois, une campagne de conditionnement de l’opinion a porté ses fruits. L’objectif est simple : dissimuler une impuissance complète à enrayer les conséquences de l’appauvrissement, de la désindustrialisation, de l’endettement, de la bureaucratisation et de la perte de souveraineté de la France.

Macron s’appuie sur une partie numériquement importante de la population qui vit encore à peu près confortablement des protections directes ou indirectes de l’État : hauts fonctionnaires, professions libérales réglementées, rentiers à revenus et capital plus ou moins garantis. En bref, le macronisme repose sur un tripode : les médias formatent idéologiquement les titulaires de bullshit jobs protégés par l’État. Et le tout est désormais dépendant de son refinancement par la planche à billets de la Banque centrale européenne. Une vraie pyramide de Ponzi politico-financière.

Il ne faut pas s’étonner que, dans ce climat délétère, toutes les occasions soient bonnes pour distraire l’opinion des vrais enjeux. Depuis plus de dix ans, les Américains et l’OTAN jouent la tension avec la Russie sans avoir les moyens de leur tactique. Les Américains peuvent se le permettre : si le bras de fer se termine par une luxation de l’épaule pour les Européens ils n’en subissent pas les conséquences. Mieux que cela : ils placent leurs « alliés » dans une situation de dépendance encore plus grande, on le voit avec la suspension de l’entrée en fonctionnement du gazoduc Nord Stream 2.

Mais qu’allaient faire Macron et ses sbires dans cette galère ? Tout simplement, comme pour l’amplification de la peur sanitaire, ils cherchent des prétextes à l’inflation, à la précarisation, aux déficits budgétaires et commerciaux. La recette est vieille comme la mauvaise politique. Mais, fortement appuyée sur le bourrage de crâne, elle parvient encore à atteindre certains de ses objectifs.

Le gros problème est que tout cela rappelle de plus en plus nettement les prémices de la guerre de 1914 : des enjeux lointains viennent s’emparer d’une machine politique déréglée et folle qui sur-réagit.

Le macronisme sera inévitablement rattrapé par son absence totale de résultats. Simplement, Macron espère que les Français se réveilleront après les élections. Et l’hypothèse d’un vrai dérapage va-t-en-guerre n’est plus à exclure, quand on entend le consternant Le Drian évoquer jusqu’à l’arme nucléaire.

Il est temps, en tout cas, que les candidats à la présidentielle qui osent encore résister un peu à la manipulation et à la déraison se parlent et agissent de concert pour limiter l’emballement des mensonges et manipulations du « pouvoir ».

Serge Federbusch

Source : http://bvoltaire.fr

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Thomas Ferrier prendra la parole le 12 mars

25 Février 2022, 21:18pm

Publié par Thomas Joly

Thomas Ferrier prendra la parole le 12 mars

Thomas Ferrier, Président du Parti des Européens, prendra la parole samedi 12 mars sur le thème : « Que la France réveille l'Europe ! »

Pour participer au meeting, veuillez vous inscrire ici : resa12marspdf@gmail.com

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Conflit Russie/Ukraine : l'impuissance de l'Union européenne

25 Février 2022, 15:18pm

Publié par Thomas Joly

 

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Covidisme anxiogène, névrose russophobe : même combat ?

25 Février 2022, 11:27am

Publié par Thomas Joly

Exactement comme avec le covid, vous allez voir que bientôt il sera impossible d'avoir, dans les médias, un discours moins effrayant et anxiogène que celui que veulent alimenter les chancelleries occidentales.

Avec le covid, si vous n'annonciez pas l'apocalypse sanitaire, vous étiez un « rassuriste », c'est-à-dire un inconscient, un fou et un illuminé. Avec l'affaire russe, si vous n'annoncez pas la troisième guerre mondiale et si vous ne transpirez pas assez à l'évocation du mot «nucléaire», vous serez bientôt mis en retrait de l'exercice médiatique. Pour le moment, il y a encore quelques voix qui ramènent de la raison dans cet énième épisode de surenchère médiatique, mais combien de temps encore aurons-nous la possibilité de les entendre ?

Ce matin chez Praud, un type a osé rappeler la responsabilité du pouvoir ukrainien dans la situation. Un autre a rappelé que le président Zelensky est un peintre entouré de bras cassés et d'oligarques ultra-corrompus, et que lui-même n'était pas franchement exemplaire en la matière (référence à ses millions et ses villas planqués à l'étranger).

Je suis convaincu que bientôt, ce discours ne sera plus possible dans l'espace médiatique. Pour passer dans les médias au temps du covid, il fallait annoncer la fin du monde et se ranger derrière saint Véran ; il en sera de même ici, c'est écrit d'avance : pour avoir accès à l'espace médiatique, il faudra dire que Poutine veut atomiser l'Occident et il faudra se ranger derrière saint BHL.

Jonathan Sturel

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Ukraine : une réussite militaire totale pour la Russie

25 Février 2022, 09:22am

Publié par Thomas Joly

 

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Meeting du 12 mars : pensez à réserver !

24 Février 2022, 17:53pm

Publié par Thomas Joly

Meeting du 12 mars : pensez à réserver !

Samedi 12 mars se déroulera à Paris un meeting intitulé « La droite nationale avec Zemmour » de 14h à 17h30, organisé par le Parti de la France.

La réservation est obligatoire. Il suffit d'envoyer un mail avec votre nom (et ceux des personnes qui éventuellement vous accompagnent) à cette adresse : resa12marspdf@gmail.com

Un droit d'entrée de 5 € vous sera demandé sur place. L'adresse exacte sera communiquée la veille aux personnes qui auront réservé.

Stands et buvette sur place.

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Journal de bord de Jean-Marie Le Pen - N°654

24 Février 2022, 13:22pm

Publié par Thomas Joly

Sujets abordés : le Breton a la tête dure, le conflit Russie/Ukraine, Emmanuel Macron remis à sa place sur la scène internationale, le candidat Macron en meeting à Marseille le 5 mars, le système des parrainages, le dramatique accident de chasse dans le Cantal, la fin des Brigandes.

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Ukraine : préserver les intérêts de la France

24 Février 2022, 09:17am

Publié par Thomas Joly

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La loi Gaillot adoptée : encore une atteinte au droit à la vie

23 Février 2022, 20:19pm

Publié par Thomas Joly

Aujourd'hui 23 février 2022, à quelques jours de la fin de mandat d'Emmanuel Macron, un nouveau coup dur à été porté au droit à la vie. L'allongement du délai de l'IVG de 12 à 14 semaines a été définitivement adopté par l'Assemblée Nationale. La loi Gaillot visant à « renforcer le droit à l’avortement » est adoptée par 135 voix contre 47 soit 191 votants sur les 577 députés que compte l'assemblée. Apparemment, en République, la vie ne mérite pas qu'un député se déplace pour la défendre.

La loi Gaillot c'est :

  • l'allongement du délai de recours à l’avortement de 12 semaines à 14 semaines de grossesse ;
  • la possibilité pour les sages-femmes de pratiquer les IVG instrumentales, au même titre que les médecins ;
  • la création d’un répertoire des professionnels de santé et des structures qui pratiquent des avortements ;
  • la suppression du délai de réflexion de 2 jours suivant un entretien psychosocial ;
  • l'extension de la téléconsultation IVG dans un parcours IVG en établissement de santé (et non plus seulement en ville) ;
  • la pérennisation de la possibilité de recourir à l’IVG médicamenteuse en ville jusqu’à 7 semaines de grossesse.

Le Parti de la France quant à lui l'a toujours dit et le dira toujours : nous militons pour le respect de la vie, de la conception jusqu'à la mort naturelle. La vie des tout-petits est sacrée, car les enfants sont innocents. Nous rappelons notre volonté farouche d'abroger les lois Veil, Roudy et Aubry sur l'avortement.

Guillaume Aguillé - Membre du Bureau politique du Parti de la France

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François Fillon, encore bouc émissaire d'Emmanuel Macron

23 Février 2022, 18:52pm

Publié par Thomas Joly

 

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Diplomatie française sous Macron : cinq ans de gifles, cinq ans de honte

23 Février 2022, 16:06pm

Publié par Thomas Joly

Cinq ans viennent de s'écouler. Cinq longues années durant lesquelles la France - et pas n'importe laquelle, celle d'Emmanuel Macron - aura tenté de regagner sa place sur la scène internationale. Cinq terribles années marquées par un enchaînement de gifles publiques sans précédent. C'est l'heure d'un triste bêtisier, avant de faire le choix de reconduire ou pas notre charismatique timonier. L'Ukraine, dont nous parlions récemment, n'est que la cerise sur le gâteau - ou le dernier clou sur le cercueil, c'est comme on voudra.

Dans le domaine des relations humaines, avec ses homologues de tous les pays, le Président ne fait pas dans la demi-mesure. Il ne sait que surjouer. Il a incarné OSS 117 au Niger en 2017, quand il a ironisé sur le président Roch Kaboré « parti réparer la climatisation ». Il a voulu jouer au cow-boy avec Donald Trump, qui l'a allègrement humilié devant les caméras en le prenant par la main ; au bilan, statu quo politique, conférence de presse insipide et trois luxations des phalanges. Avec cette familiarité poussive et embarrassante qui le caractérise, il a essayé pendant quatre ans d'être l'ami de Merkel, qui n'en avait cure, et n'a su parler que de lui en parlant aux autres. On peut relire, à ce titre, son discours d'adieu à la chancelière, en novembre 2021. Il s'y campe en « jeune Président impétueux qui voulait tout bousculer ». Ce n'est probablement pas le diagnostic de Vladimir Poutine qui, en bon officier traitant du KGB, a certainement su lire à l'œil nu la vulnérabilité narcissique et l'insécurité fondamentale du « Président impétueux ». Il s'est donc, à chaque fois, voluptueusement essuyé les pieds (métaphoriquement, s'entend) sur la figure prétentieuse de notre chef des armées.

Rendons cette justice au Président de la désormais 7e puissance mondiale : sur la scène internationale, il n'y a pas qu'en face-à-face qu'il soit nul. Macron a, par exemple, tenté d'être l'homme du redressement du Liban en 2020. Il s'est alors adressé aux dirigeants de ce vieux pays, ami de la France depuis François Ier, sur un ton que beaucoup d'entre nous n'auraient pas employé avec un resquilleur de file d'attente. Après avoir essayé d'être le maître d'œuvre de la formation d'un gouvernement (et on se demande bien au nom de quelle légitimité), il a, en septembre 2020, « pris acte » de la « trahison collective » de la classe politique libanaise, qui n'en avait pas grand-chose à f... de ses initiatives. Nos amis phéniciens ont inventé l'alphabet et la mondialisation : nous leur avons transmis, sous notre bref protectorat républicain, l'affairisme et le verbiage. Il n'y a pas de quoi la ramener. Mais, que voulez-vous, il est comme ça, Macron. Il faut qu'il soit le sel de tous les plats. Les Libanais nous connaissent ; nous resterons amis. Heureusement qu'ils sont compréhensifs. Mais c'était bien une gifle - que le président de la République lui-même avait cherchée, en venant mettre son nez dans une affaire qui ne le regardait pas.

Le Levant ne suffisait pas. Il fallait que Macron fût ridicule ailleurs. Pourquoi pas le Mali ? Ses dirigeants nous avaient demandé d'intervenir. Nous leur donnions beaucoup d'argent. Ils nous laissaient jouer les puissances d'équilibre. Le conflit s'enlisait, mais pas plus que cela. Moins que l'Afghanistan jadis, par exemple. Il était donc difficile de tout faire rater en peu de temps : un défi à sa mesure. En une poignée de mois, il organisa un sommet risible à Pau, pour tancer les présidents du G5 Sahel, resta sans réaction après le putsch, laissa venir Wagner sur ce qu'il faut bien appeler nos plates-bandes... avant que le Mali, désormais fort du soutien russe, ne vire notre ambassadeur comme un malpropre au début de ce mois. Tout dernièrement, Macron a cru reprendre la main en annonçant le redéploiement de Barkhane et son départ du Mali. Réponse de Bamako (traduit du langage diplomatique) : « OK, et que ça saute. » Des gifles comme ça, on aime parfois en donner, mais jamais en prendre. Surtout pas devant tout le monde.

Vous me direz qu'il n'y a pas que la diplomatie ou la défense, dans les relations internationales. Et vous aurez raison. Il y a le soutien aux exportations aussi : les Rafale, les Mistral, les sous-marins, ils ne vont pas se vendre tout seuls. Il faut mettre des politiques sur la photo et des mallettes dans les chambres d'hôtel. En Australie, tenez, par exemple, Macron pouvait surfer sur le contrat du siècle, décroché en 2016 : douze sous-marins de classe Barracuda. Huit milliards à la clé pour la partie française. Et là, patatras ! Les Australiens ont tout annulé en septembre 2021, sous l'amicale pression de leurs amis américains. Perte de confiance, dignité effarouchée, on annule les petits fours : la diplomatie française n'a, certes, aucun mal à pianoter sur la gamme qui va du grand sourire aux larmes. Mais les effets de manche ne suffisent plus. On commence à voir le vide des coulisses, les éclairages qui faiblissent. Les macronistes les plus convaincus, dans leur pavillon en meulière de la banlieue ouest, ont comme un doute. Et si c'était vrai, ce que les fachos racontent ? Si le Mozart de la finance, l'homme à la pensée complexe, le petit prince de la stabilité planétaire, n'était pas à la hauteur ?

Dernier acte de cette stratégie de la gifle multiple, qui confine au masochisme le plus amusant : l'affaire ukrainienne. Emmanuel Macron s'est démené, dit-on sur les chaînes françaises. Pas sûr qu'on en ait grand-chose à faire à Pékin, Moscou ou Washington. Qu'a-t-il fait de concret ? Oh, rien, comme d'habitude, ou du moins pas grand-chose. Deux ou trois coups de menton, quelques entretiens longs et verbeux, dans des hebdomadaires ; quelques déplacements dans des capitales, peut-être, où on l'aura reçu, bien sûr, parce qu'on n'allait pas le laisser sur le palier avec son bouquet de fleurs. Et tout restera comme avant, comme s'il n'avait rien fait. Lui, il sera déjà passé à autre chose.

On pourrait ébaucher un portrait cubiste, par superposition de calques, de Macron à l'international. Il y a du Bernard-Henri Lévy, du Salengro (le défunt président du Groland) et du Bernard Tapie, chez cet homme-là. Du premier, il a l'amour démesuré de sa propre personne, le sentiment de porter une parole occidentale universelle, le ridicule des poses factices, le goût de se faire photographier à l'étranger, le besoin de parler fort et de ne rien faire avancer. Du deuxième, il a l'emphase ridicule, la posture martiale bricolée de toutes pièces, la boursouflure mal à propos, le côté fantoche d'un chef d'État grandiloquent à la tête d'un pays failli dont il ne se préoccupe pas. Du troisième, il a pris la fausse familiarité de bateleur (très peu naturelle dans le cas de Macron), l'envie de monter des « coups », l'indifférence totale au sort des entreprises qu'il désosse et revend sans un regret (dans le cas du Président, c'est la France).

Cinq ans de gifles sur la scène internationale. C'est long. C'est peut-être bientôt fini. Croisons les doigts.

Arnaud Florac

Source : http://bvoltaire.fr

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L'Ukraine, un sujet secondaire pour nous Français

22 Février 2022, 12:50pm

Publié par Thomas Joly

 

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Et si Marine Le Pen ou Éric Zemmour n’avaient pas leurs 500 signatures ?

22 Février 2022, 07:32am

Publié par Thomas Joly

Que n’entendons-nous pas, ces derniers jours ! « Ce n’est pas possible, ils (Le Pen et Zemmour) les auront, leurs signatures, c’est du chiqué ! Ils jouent à se faire peur, à nous faire peur. Ils jouent la montée des tensions, comme Poutine ! D’ailleurs, le candidat du Front national a toujours eu ses signatures, etc. » Sur ce dernier point, c’est faux : en 1981, année où le nombre de parrainages nécessaires passa de 100 à 500, Jean-Marie Le Pen ne fut pas en capacité de se présenter. Mais à l’époque, le Front national ne pesait pas ce qu’il pèse aujourd’hui, même en perte de vitesse.

Il n’empêche qu’à l’heure où nous écrivons ces lignes, le compte n’y est pas, ni pour Zemmour qui, pourtant, la semaine dernière, affirmait l’avoir, ni pour Le Pen. Cette dernière joue (si on peut appeler cela un jeu) la totale transparence en annonçant, ce lundi, qu’il lui manquait 50 parrainages et que ce serait un véritable « scandale démocratique », si cela arrivait. 50 ? C’est beaucoup et c’est rien, dans un pays qui compte 42.000 élus pouvant donner cette signature.

Et donc, si le 4 mars soir Marine Le Pen ou Éric Zemmour n’avait pas ces 500 signatures ?

Première hypothèse : l’un ou l’autre. Plus de 15 % du corps électoral privé d'élection : du jamais-vu dans une démocratie digne de ce nom.

Mécaniquement, même s’il y aurait sans doute des « pertes en ligne », l’un ou l’autre récupérerait une grande partie du capital de son ancien concurrent et, par ailleurs, un grand nombre d’électeurs déçus irait rejoindre la trop grande cohorte des abstentionnistes. Où se situerait le curseur entre ralliés à l'un ou l'autre et nouveaux abstentionnistes ? Difficile à dire, aujourd'hui. Ce qui est certain, c’est que Valérie Pécresse, tout aussi mécaniquement, pourrait définitivement dire adieu à ses chances de qualification pour le second tour, Le Pen ou Zemmour lui passant largement devant. Durant les quelques jours restant avant la clôture des dépôts au Conseil constitutionnel, les LR devraient y réfléchir un instant. À moins qu’ils aient déjà fait le deuil, in petto, de la qualification de leur candidate. Lorsqu’on voit avec quel enthousiasme elle est soutenue par sa « famille politique »…

Seconde hypothèse : l’un et l’autre. Autrement dit, plus de 30 % du corps électoral privé de candidat : une honte pour un pays qui se permet de donner des leçons de démocratie au monde entier.

Pécresse récupérerait sans doute une bonne partie de l’électorat de Zemmour et peut-être une partie de celui de Le Pen, la détestation de Macron, sur qui serait rejeté, justement ou injustement, la faute de cette élimination des candidats du camp national à l'élection reine. Mais l’abstention connaîtrait probablement un taux jusqu’alors inconnu. Il n’est pas impossible, d’ailleurs, que dans une réaction épidermique (le peuple a parfois de ces réactions imprévisibles qu'aucun ordinateur ou technocrate ne peut prévoir !), une partie – la plus populaire -, par dépit, se reporte sur Mélenchon (s’il a ses 500 signatures…). Au point de passer devant Pécresse ? Allez savoir !

Dans tous les cas, Macron serait sans doute réélu. Sa légitimité serait plus que sérieusement entamée. Alors, les élections législatives de juin pourraient ne pas être la promenade militaire de 2017 pour ses troupes. Le peuple, c’est comme l’eau, lorsqu’on le contraint et qu’on veut lui faire emprunter un lit qui n’est pas le sien, il finit par se rebiffer, se venger, parfois terriblement ! Et l’on évoque là une vengeance démocratique, bien gentille et comme il faut : dans les urnes. Pas certain, dans ce cas, que Macron ait alors la majorité. Bien évidemment, on n’ose pas évoquer, ici, le pire à côté duquel le mouvement des gilets jaunes passerait pour un mouvement de boy-scouts ou de non-violents.

On pourrait, bien évidemment, imaginer que Mélenchon, lui aussi, n'ait pas ses signatures. Tant qu'à faire ! Une chose est certaine : cela ne tirerait pas Hidalgo de sa médiocrité...

Les régimes à bout de souffle s’effondrent toujours après une crise longue, profonde, larvée. Il suffit parfois d'un grain de sable, d'un incident tout bête et tout s’enchaîne et tout s’effondre. L’absence des candidats du « camp national » à cette élection, qui n'aurait rien d'un incident tout bête, pourrait tout précipiter.

Curieusement, aujourd'hui, la survie de notre démocratie et peut-être de notre paix civile est entre les mains, non pas de nos parlementaires et du Président, mais dans celles de ces élus de la « proximité » que sont les maires de France. En ont-ils tous bien conscience ?

Georges Michel

Source : http://bvoltaire.fr

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Macron l’Ukrainien

22 Février 2022, 07:06am

Publié par Thomas Joly

Les candidatures à l'élection présidentielle doivent être déclarées dans les dix prochains jours. On attend toujours celle de Jupiter. Comme un deus ex machina de papier mâché, descendu sur la scène du théâtre antique à grand renforts de poulies secrètes, il attend évidemment le dernier acte. Il a déjà ses signatures. Il a déjà ses militants. Il a un site internet qui n'attend plus que lui. Que lui manque-t-il en somme ?
 
Il se peut qu'Emmanuel Macron connaisse l'histoire ancienne, ou, plus vraisemblablement, qu'il flaire instinctivement sa trace jusque dans notre histoire récente. A Athènes ou à Rome, le stratège ou le consul étaient aussi des chefs militaires, qui avaient prouvé leur valeur et s'étaient bien souvent illustrés sur un sol barbare auquel ils avaient attaché leur réputation. Ainsi de César en Gaule ou de Scipion, dit l'Africain, qui mit fin à la deuxième guerre punique en battant Hannibal à Zama. Plus près de nous, Mitterrand l'Irakien, Sarkozy le Libyen, Hollande le Malien, tentèrent, à leur tour, d'accrocher leur étoile à un char de bataille - avec des fortunes très diverses.
 
Notre bon maître a décidé, semble-t-il, d'être Macron l'Ukrainien. Il s'entretient avec toutes et tous, avec chacune et chacun. Il va de téléphone en visioconférence. Ce n'est pas un homme : c'est Hermès, le messager des dieux. Chaque matin depuis trois semaines, la guerre doit éclater dans les 24 prochaines heures, crient les Etats-Unis. Les médias le répètent en boucle, même si chaque matin, ils doivent se rendre à l'évidence : contre tous les pronostics, il n'y a toujours aucune guerre à l'horizon. L'opinion publique, qui a vite oublié l'éprouvette de Colin Powell aux Nations Unies en 2003, croit encore que les Américains peuvent dire la vérité de temps à autre. Macron est de ceux-là.
 
Reçu par Poutine comme un stagiaire de troisième par un patron du CAC 40, il a, toute honte bue, publié dans la foulée un communiqué triomphant... aussitôt démenti par Moscou. Rebelote ce week-end : après avoir annoncé, dans la nuit de dimanche à lundi, qu'il avait arraché à Poutine la promesse d'un entretien avec Biden, il a été démenti illico par la Russie, qui a également rappelé, par la même occasion, qu'elle pouvait communiquer quand elle le voulait avec les Etats-Unis. Manière élégante - ou pas - de dire qu'entre grandes personnes, on n'a pas besoin de la mouche du coche. « J'annonce les employés, pas le patron », disait Pascal dans les Tontons Flingueurs. Autre temps, autres moeurs, ce sont désormais les employés de Washington qui s'annoncent, et les patrons qui, un peu embarrassés, les renvoient à la niche.

 

Au moment de se lancer dans l'arène présidentielle, Emmanuel Macron, qui ne recule devant aucun grand rôle, pourra peut-être chanter, comme l'Italien dans la chanson éponyme de Reggiani : « Je reviens au logis / J'ai fait tous les métiers / Voleur, équilibriste / Maréchal des logis / Comédien, braconnier / Empereur et pianiste ». Il pourra ajouter « diplomate ». On ne sait pas si cela suffira à lui faire ouvrir la porte. Il est vrai que le ridicule, en ces temps ultra-rapides, non seulement ne tue pas, mais surtout ne coûte plus grand-chose. Sans quoi, de « c'est notre projet » à ce soufflet géopolitique, en passant par les gilets jaunes, la fête de la musique, le grand débat, « penser printemps » ou encore chacune de ses exaspérantes allocutions sur le Covid, Macron serait mort trente fois et ne pourrait même plus songer à se présenter.
 
Pour conclure avec La Fontaine et la Mouche du Coche, fable qui va terriblement bien, ces jours-ci, à notre Bismarck de grande surface, rappelons-en la belle moralité :
 
« Ainsi, certaines gens, faisant les empressés,
S'introduisent dans les affaires ;
Ils font partout les nécessaires,
Et, partout importuns, devraient être chassés ».
 
Partout importuns... devraient être chassés... et on ne parle pas que de la table des négociations !
 
Arnaud Florac
 

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Parrainages : un dispositif dévoyé

21 Février 2022, 11:22am

Publié par Thomas Joly

Parrainages : un dispositif dévoyé

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