Si les électeurs d’Éric Zemmour et Marine Le Pen, tels des enfants du divorce éberlués assistant tous les soirs à un lancer d’assiettes et de vacheries dans la salle à manger familiale, se demandent parfois ce que leurs candidats partagent encore et ce qui pourrait, le cas échéant, les rassembler au deuxième tour, la réponse a été donnée ces derniers jours et elle est olfactive. Ils sont toujours jugés nauséabonds.
Ian Brossat, directeur de campagne du candidat communiste Fabien Roussel, ricane en évoquant la charge de Marine Le Pen contre Éric Zemmour dans Le Figaro : « C’est Marine Le Pen qui reproche à Zemmour d’avoir des fachos, en gros, autour de lui. On en est là. C’est un peu camembert qui dit à roquefort : tu pues. » On peut trouver la métaphore assez bien vue - deux fromages français et de caractère - et surréaliste que le représentant du communisme, avec ses millions de morts au compteur, se permette de donner sans complexe des leçons de morale.
Quant au journaliste Jean-Michel Aphatie, sur LCI, quand il évoque les soutiens d'Éric Zemmour, il les décrit comme « des Français de chez les Français qui puent un peu des pieds ». Une analyse politique - enfin disons podolitique - d’une grande subtilité, qui ne serait transposable à aucune autre population : n’essayons même pas d’imaginer ce qui arriverait si un journaliste ou un politique prêtait les mêmes exhalaisons pestilentielles à un électorat de gauche issu de la diversité car c’est bien sûr inimaginable.
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) February 5, 2022
Si Éric Zemmour et Marine Le Pen, apparemment irréconciliables, ne savent plus ce qui les unit, les antifas, les femens, et les voyous en tous genres qui ont vociféré dans la rue, caillassé un bus, tenté de monter sur la scène pour empêcher la tenue des deux meetings samedi, eux le savent. Dans les deux camps, sur les réseaux sociaux, les agressions contre les uns ont d’ailleurs été dénoncées par les autres.
Une sorte de cohésion négative, en somme, pour ceux qui sentent le pâté et en plus en sont fiers. D’une certaine façon, ce sont leurs ennemis qui recollent les pots cassés.
Il y a cinq ans, même ceux qui n’aimaient pas ses idées ne pouvaient s’empêcher d’espérer qu’un tout jeune président comme lui, qui avait une certaine allure et qui ne venait pas directement du marigot des partis politiques, pourrait peut-être réserver une bonne surprise.
Dans l’histoire française moderne, nous avons eu quelques cas de cette nature où le pouvoir ou les circonstances ont transcendé ceux qui l’incarnaient. Mais même les mieux disposés n’ont pas tenu plus de quelques mois, voire quelques semaines. Très vite Macron a confirmé, au-delà de ce que l’on pouvait craindre, qu’il était habité par une vision dont la France, le peuple français, étaient exclus.
A l’heure où sont écrites ces lignes, notre Jupiter, qui préside actuellement l’Union européenne, outre la France, n’a toujours pas confirmé sa candidature à un second quinquennat. S’il était réélu – par défaut, en quelque sorte, à voir les sondages –, cette nouvelle séquence pourrait se révéler tragique car les Français supporteraient-ils cinq années de plus, analogues à celles que nous venons de subir ?
Cela paraît difficile à imaginer. Mais les révolutions se révèlent souvent pires que les guerres, comme nous l’ont appris nos bons maîtres. C’est pourquoi il faut tout faire pour ne pas en reprendre pour cinq ans, et par exemple lire et faire lire ce Procès de Jupiter. Charles-Henri d’Elloy y dresse en effet un tableau assez complet et détaillé des turpitudes du président sortant, classées par chapitres : la négation de la culture française, la haute trahison, l’atteinte aux libertés, au droit d’expression, les dissolutions d’organisations patriotiques, le mépris des Français, les mensonges assumés, la chute organisée de l’influence française dans le monde, la promotion du cosmopolitisme, etc. Tout cela, on le sait, bien évidemment. Parfois on en avait oublié certains détails, certaines péripéties, d’autant que la droitisation globale des Français pousse actuellement Macron (comme Pécresse, voire comme le candidat communiste) à tenir des propos aux antipodes de sa politique passée et sans doute de ses intimes convictions.
Alors, pour déstabiliser le discours macronien d’un proche ou apporter la contradiction dans une réunion électorale, il n’est pas inutile de passer en revue ces thèmes, grâce à cette pertinente synthèse (nationale).
À l’appel d’organisations patriotiques (Croix-de-feu, Ligue d’Action française, Jeunesses patriotes, Solidarité française…), des dizaines de milliers de Français, dont beaucoup d’anciens combattants, manifestent à Paris contre la corruption extrême qui règne dans les milieux politiques (l’affaire Stavisky est un élément déclencheur), au cri de « à bas les voleurs ! »
Alors que la tension monte et que les Croix-de-feu se dispersent sagement, rive droite, des heurts ont lieu entre manifestants et policiers. La foule s’approche trop du Palais Bourbon au goût du Régime, qui fait tirer les Gardes mobiles sur les citoyens…
22 Français mourront sous les balles ou les coups de la République et plus d’un millier sera blessé.
La Gauche prétendra qu’il s’est agi d’une tentative de « coup d’État fasciste » et à son arrivée au pouvoir en 1936, dissoudra les puissantes ligues.
Côté patriote, les déçus de l’attitude de Maurras (maniant la plume dans les locaux du journal ce soir-là, pendant que les militants se battaient et souhaitaient pour nombre d’entre eux prendre la Chambre) vont créer une organisation clandestine qui fera beaucoup parler d’elle : « la Cagoule ».
Si #EricZemmour n'avait réellement aucune chance d'être au 2nd tour et de l'emporter, pensez-vous vraiment que l'ensemble de ses adversaires et des médias d'État se déchaîneraient ainsi contre lui ?
Sans vouloir me justifier ni m'excuser de quoi que ce soit, je tiens à apporter quelques précisions sur mon engagement dans cette campagne présidentielle.
Depuis quelques jours, scribouillards, militants gauchistes et direction du RN s'excitent avec une photo où je porte un T-Shirt à la gloire du Maréchal Pétain. En effet, ce n'est un secret pour personne, j'ai bien plus d'admiration pour Pétain que pour De Gaulle.
Mais franchement, en 2022, ça n'a vraiment aucun intérêt ; seule compte la lutte contre l'invasion migratoire et islamique qui aboutira inéluctablement au Grand Remplacement du peuple français. Et Zemmour est le seul qui veut y mettre fin. Tout le reste n'est que littérature.
Enfin, si le Parti de la France soutient la candidature d'Éric Zemmour, je ne suis ni l'un de ses porte-parole, ni un membre de son équipe de campagne ni même adhérent de Reconquête.
Ainsi, je garde ma liberté de parole et d'action tout au long de cette campagne décisive pour l'avenir de la France.
Semble-t-il aux abois, la boutiquière du Rassemblement National tire ses dernières cartouches - dont certaines dans son propre pied - en faisant des déclarations au Figaro dignes de la racaille antifasciste.
« Je retrouve chez Éric Zemmour toute une série de chapelles qui, dans l’histoire du Front national, sont venues puis reparties remplies de personnages sulfureux. Il y a les catholiques traditionalistes, les païens, et quelques nazis. Tout cela ne fait pas une posture présidentielle. »
Marine Le Pen reprend donc à son compte les méthodes que le Front National a subi pendant des décennies. À ce stade, il est pertinent de se demander pourquoi elle n'a pas participé à la primaire populaire destinée à désigner le meilleur candidat pour rassembler la gauche...
Que gauchistes et racailles ne sortent ni champagne ni youyous, si Jean-Marie Le Pen a été hospitalisé hier pour une suspicion d'AVC, ses jours ne sont pas en danger et il sort de l'hôpital demain ou samedi. Le Menhir est toujours là. pic.twitter.com/rWr1qke9TH
Mercredi 2 février, dans l'émission « Mission Convaincre » sur LCI, David Pujadas et Ruth Elkrief ont sommé Éric Zemmour de rejeter le soutien du Parti de la France à sa candidature car nous serions un mouvement « antisémite », « néo-fasciste » et composé de « skinheads ».
Refusant de se plier aux oukases de la bien-pensance journalistique, Éric Zemmour ne leur a rien cédé.
Ces élucubrations sont d'ailleurs cocasses, les quelques marginaux de la mouvance nationale, confits dans un antisémitisme pathologique et/ou un folklore suranné, qualifiant le Parti de la France de « judéo-servile » en raison de notre soutien à Éric Zemmour !
Ne pratiquant pas la dédiabolisation obsessionnelle des patriotes en carton de la direction du RN, le Parti de la France ne répondra pas à ces accusations initiées par un Louis Aliot bouffi d'aigreur et de rancœur.
Me ne frego et vive Zemmour !
Thomas Joly - Président du Parti de la France
Bravo à Eric Zemmour d'avoir balayé les élucubrations de Louis Aliot et les accusations délirantes de David Pujadas et Ruth Elkrief à l'égard du Parti de la France. Un courage remarquable et bien rare au sein de la scène politique française. https://t.co/5jvK4ZmhZ2
Le livre-enquête Les Fossoyeurs, de Victor Castanet (Fayard), a fait grand bruit. Brigitte Bourguignon, ministre délégué chargé de l’Autonomie - inconnue du public, ce qui en soi est un bon indicateur de l’importance donnée à cette question par le gouvernement -, est montée au créneau : en ce mardi matin, elle a « convoqué les dirigeants d’ORPEA pour les entendre » et « souhaite que toute la lumière soit faite sur les faits signalés ». Comme si ORPEA était le seul groupe concerné. Comme si ces agissements dans les EHPAD étaient inconnus jusque-là. Bien sûr, ORPEA ou pas, ils ne sont pas tous à mettre dans le même sac. Mais convenons que pour les décrire, les mots « rentabilité » et « opacité » reviennent souvent… Dans son dernier roman, anéantir (Flammarion), Michel Houellebecq décrit une famille exfiltrant son père d’un « mouroir ». Tout est si verrouillé qu’elle doit imaginer un scénario d’évasion digne de la série Prison Break. « Nous n’avons pas pu encore faire la très grande loi sur l’autonomie », se défend Jean Castex devant l'Assemblée nationale. Cinq ans, voyez-vous, cela passe vite et le gouvernement n’est pas la déesse Vishnu, il n’a que deux mains et ne peut pas être au four et au moulin. Mais pour rester dans le registre de « la santé », on a eu du temps, par exemple, pour la PMA ou la prolongation du délai de l'IVG. C’était tellement plus urgent.
Non seulement ce gouvernement ne s’est pas occupé de cette maltraitance, mais il l'a en sus, beaucoup en témoignent, amplifiée, l’étendant aux hôpitaux, par la gestion inhumaine de la crise sanitaire.
Ne parlons pas de nos anciens qui sont morts, seuls, que même leur conjoint ou leurs enfants n’ont pas pu approcher, et que l’on a glissés précipitamment, nus, dans une bâche en plastique comme des chiens. Ne parlons même pas des longues semaines de confinement, au plus fort de la crise, où chacun, dans les EHPAD, devait rester reclus dans sa chambre, la porte ne s’entrebâillant brièvement que pour laisser passer un plateau-repas.
Non. Parlons d’aujourd’hui.
Il y a quelques jours, un hôpital du Sud-Ouest dans lequel un homme de 90 ans de mon entourage avait été transféré a signifié à la famille une fin de non-recevoir : ni son épouse ni ses enfants n’avaient le droit de le visiter. Même s’il n’avait pas le Covid et que ladite famille, vaccinée, proposait en sus de se faire tester. À 90 ans, on décline vite, on est vite désorienté… C’était ainsi et la standardiste était incapable de dire qui avait édicté cette loi. Un directeur trop zélé préférant laisser dépérir un vieillard - si un patient démoralisé, se laissant glisser, décède à 90 ans, qui pourra s’en étonner ? - que se voir reprocher - là, sa responsabilité pourrait être engagée - un hypothétique cluster. On connaissait le « quart d’heure du caporal » (chacun, dans la chaîne hiérarchique, avance de quelques minutes le rendez-vous fixée par le général et c’est ainsi que les soldats finissent par attendre des heures), voici le tour de vis du directeur. Et ce cas n’est, bien sûr, pas unique. Hospitalisée récemment, la mère de Valérie Guittienne, conseillère municipale de La Seyne-sur-Mer et fondatrice du CPAE (Cercle de proches aidants en EHPAD créé lors du premier confinement), en a également fait les frais. Celle-ci raconte qu’il a fallu l’intervention personnelle d’Emmanuel Hirsch, du Conseil d’éthique, auprès de l’hôpital pour qu’elle puisse la voir.
Voici donc le résultat de cette gestion autoritaire, en EHPAD et plus largement dans tous les établissements de santé : moins de personnel - cas contacts, soignants non vaccinés que l’on a écartés… -, beaucoup de turnover, une administration terrorisée par la psychose ambiante, une famille que l’on ne laisse pas entrer et qui ne peut donc plus écouter, remonter un oreiller, tirer un store, alerter une aide-soignante trop pressée parce que surchargée. On manque structurellement de main-d’œuvre mais on écarte ces petites mains bénévoles pleines de zèle de la parentèle. Pour le bien des personnes âgées… mais bien sûr.
Plusieurs infirmières spécialisées en témoignent, il n’y a guère que quelques EHPAD comme les Petites Sœurs des pauvres qui aient réellement réussi à préserver humanité et attention. Leurs recettes sont simples. Le gouvernement devrait s’en inspirer. Comme il devrait faire un plan Marshall du maintien à domicile, qui reste encore la solution la moins traumatisante mais relève parfois du parcours du combattant. Avec à l’issue, trop souvent, sonnant comme un échec, le (non-)choix par défaut de l’EHPAD. Mais quand il aura le temps, n’est-ce pas ?
Voilà que le crétin de Perpignan crache son venin, tel un antifa, sur le Parti de la France parce que nous soutenons #Zemmour. On dirait un pitbull à qui l'on aurait touché la gamelle. https://t.co/BvrDkFspyi
Il serait aberrant que le Parti de la France ne soutienne pas la candidature d'#EricZemmour tant les propositions de celui-ci sont, dans leur grande majorité, similaires aux nôtres. Il ne faut pas laisser passer cette opportunité historique pour la droite nationale. pic.twitter.com/mDP8nnaK0p
Tout a commencé par un article du New York Times, au printemps dernier. Un journaliste enquête alors sur les négociations entre la Commission européenne et les laboratoires pharmaceutiques fournisseurs de vaccins contre le Covid. En effet, en d’avril 2021, Ursula von der Leyen négocie directement avec le directeur général de Pfizer-BioNTech, le Grec Albert Bourla, pour la commande d’1,8 milliard de doses de vaccins pour la modique somme de 35 milliards d’euros. Notons, d’ailleurs, qu’il s’agit de vacciner la population européenne, celle-ci comptant, selon les chiffres de 2020 d’Eurostat, 447 millions d’habitants. Les pauvres Européens que nous sommes n’avons pas fini de nous faire injecter ! Une piètre négociation, d’ailleurs : la mutualisation de l’achat, au « profit » des 27, n’a pas empêché la dose d’injection de passer de 15,50 à 19,50 euros. Ajoutons également que plus de la moitié des 4 milliards de doses commandées par l’Union européenne sont des injections Pfizer.
Vu l’opacité des contrats et des négociations, le journaliste demande à la Commission des documents sur ces négociations, au titre de la « transparence ». La Commission n’envoie qu’une lettre, un mail et un communiqué de presse. Aucune trace des SMS échangés pendant un mois par Ursula von der Leyen et Albert Bourla.
Tout d’abord, ils n’auraient pas été conservés : « En raison de leur caractère éphémère et de courte durée, les SMS et les messages instantanés ont été supprimés. » Telle fut la réponse à la demande du journaliste. Comme le fait fort justement remarquer Jean Quatremer, dans Libération, des SMS ne sont éphémères que si l’on décide qu’ils le sont ! De plus, le secrétariat de la Commission a répondu que les SMS n’entraient pas dans les critères internes d’enregistrement de documents.
La journaliste du New York Times saisit alors la médiatrice de l’Union européenne, « l’organe indépendant et impartial qui peut demander des comptes aux institutions et aux agences de l'Union européenne, et qui promeut la bonne administration ».
Emily O’Reilly (c’est son nom) vient de rendre un avis fort critique sur la transparence de ce dossier. En effet, sur cette affaire de SMS, elle pointe la mauvaise gestion administrative de ces négociations, une jolie périphrase pour parler d’opacité : « Si tous les textes [textos, NDLR] ne doivent pas nécessairement être enregistrés, ceux qui [relèvent] clairement de la législation de l'UE en matière de transparence et dont la pertinence est incontestable doivent l'être. Il n'est pas envisageable d'affirmer le contraire. »
« En ce qui concerne le droit d'accès du public aux documents de l'UE, c'est le contenu du document qui importe et non le support ou la forme. Si les textes concernent des politiques et des décisions de l'UE, ils doivent être traités comme des documents de l'UE. L'administration de l'UE doit mettre à jour ses procédures en matière d'enregistrement de documents pour être en phase avec les pratiques actuelles. »
« L'accès aux documents de l'UE est un droit fondamental. Bien qu'il s'agisse d'une question complexe pour diverses raisons, les pratiques administratives de l'UE devraient être évaluées et être en adéquation avec le monde dans lequel nous vivons et avec les outils de communication que nous utilisons aujourd'hui. »
Autrement dit, arrêtez de vous moquer du monde !
Le problème est, bien sûr, que l’avis public de la médiatrice de l’Union européenne n’a aucune valeur contraignante, et que s’il oriente les projecteurs sur Ursula von der Leyen, cette dernière peut évidemment jouer la montre et ne rien faire. En tout état de cause, la médiatrice lui demande quand même de retrouver ces fameux textos…
En effet, l’accès au public des documents internes à la Commission est justifié pour « tout contenu quel que soit son support (écrit sur support papier ou stocké sous forme électronique, enregistrement sonore, visuel ou audiovisuel) concernant une matière relative aux politiques, activités et décisions pertinentes de la compétence de l'institution. »
La question taboue, néanmoins la plus importante de cette histoire, regarde d’éventuels conflits d’intérêts, ou collusion entre la présidente de la Commission européenne et l’industrie pharmaceutique. Nous avions déjà mentionné le rôle de l’Atlantic Council comme sphère d’influence commune entre Bourla et von der Leyen. Peut-on également évoquer, même si cela n’induit pas un lien de causalité, que l’un des principaux actionnaires de Pfizer, Vanguard (deuxième plus grand fonds d’investissement au monde après BlackRock) est également celui de la société Orgenesis, société de biotechnologie développant des thérapies cellulaires et géniques… et dont le directeur médical n’est autre que le docteur Heiko von der Leyen, mari de la présidente de la Commission européenne ? Mais qu’y a-t-il donc dans ces fameux textos, opportunément effacés ?
À la primaire des forces de gauche, Anne Hidalgo s’est pris une gamelle des plus humiliantes. Dans un système d’évaluation hilarant, le maire de Paris recueille la mention « passable », juste devant deux parfaites inconnues à la moyenne « insuffisant(e) » (Mesdames Marchandise et Agueb-Porterie) et bien loin derrière ses meilleurs ennemis, Taubira étant en tête avec une mention « bien ».
Les méchants diront que c’est bien fait pour celle qui réclamait une primaire à cor et à cri. D’ailleurs, son entourage tempère : « Ces résultats méritent d’être un peu plus précis, dit un proche au Parisien. Ils ne modifient en rien la stratégie d’Anne Hidalgo. Elle a ses 500 parrainages qu’elle déposera cette semaine au Conseil constitutionnel et elle poursuit sa campagne sur le terrain. » Car on l’assure autour d’elle : « Ce que les électeurs demandent, c’est la connaissance des dossiers. Et là, Anne Hidalgo qui a l’expérience de la gestion de la capitale et un réseau international fera la différence. »
Expérience, oui, sans doute, mais ce serait plutôt celle de la mauvaise gestion.
D’abord, il y a la dette, colossale, et si la mairie reconnaissait, voilà deux ans, qu’elle avait atteint 6 milliards d’euros, force lui est de reconnaître, aujourd’hui, qu’elle dépasse officiellement les 7 milliards, chiffres attestés par la chambre régionale des comptes dans un rapport du 27 janvier, et d’autres sources laissent entendre qu’on serait bien au-delà.
Anne Hidalgo conteste et reporte la faute sur l’État. Et puis elle est là pour répondre à la demande des électeurs qui lui ont renouvelé (très chichement) leur confiance en 2020 : « La stratégie d’investissement de la ville de Paris a été validée par les électeurs et répond de manière volontariste aux enjeux de logement et de solidarité, au financement de la transition écologique et à la priorité d’accueillir les Jeux olympiques et paralympiques de 2024 », a-t-elle répondu aux sages de la CRC. Et puis, elle a beau jeu de lister les méfaits dus à la politique du gouvernement et qui la viseraient particulièrement : « Nous sommes la seule ville en France traitée ainsi. »
L’opposition rappelle qu’en 2013, la dette n’était « que » de 3,6 milliards d’euros. L’avoir plus que doublée, c’est mettre haut la satisfaction de l’électorat bobo de la capitale. Lui est en effet reproché le saccage du paysage au nom de l’écologie, ainsi que des aménagements urbains d’une totale démagogie. On citera en exemple le changement des plaques de rues pour satisfaire l’électorat féministe. Ainsi, dans le IXe arrondissement où la rue La Rochefoucauld est devenue rue Catherine-de-La-Rochefoucauld, la rue de Rochechouart rue Marguerite-de-Rochechouart, etc., étant entendu que ces dames sont, évidemment et par définition, plus méritantes que leurs odieux époux.
Et comme un malheur n’arrive jamais seul, une procédure judiciaire oppose désormais la ville de Paris et la RATP pour des dégâts occasionnés par les travaux de réaménagement de la place de la République (pour 20 millions d’euros). L’affaire est ancienne (travaux engagés sous le mandat de Bertrand Delanoë) et le contentieux a nécessité des années d’expertise. La RATP venait de refaire totalement la gigantesque station/échangeur de République : « Nouveaux luminaires, nouveaux carreaux blancs, nouvelles signalétiques… Tout avait été refait à neuf », rappelle Le Parisien. Et puis la ville a décidé de réaménager la place en surface… et ce fut la Bérézina : « infiltrations, coulures jaunâtres et verdâtres, peintures cloquées, murs boursouflés de moisissures, carreaux de faïence souillés »... Résultat : la RATP réclame plusieurs millions d’euros de dédommagement à la mairie de Paris. Ce qui ne va pas arranger sa dette…
Les Parisiens ne devraient pas être en reste puisque Alice Coffin annonçait, sur BFM TV, que le gouvernement a bien validé le projet de multiplier les salles de shoot, mais que « tout est gelé avant l'élection »...
⚠️Ce qui attend les Parisiens après la présidentielle (et qui se négocie dans notre dos).
Alice Coffin (EELV) confirme que le projet de la Mairie de multiplier les salles de shoot à Paris a bien été validé par le Gouvernement mais que "tout est gelé avant l'élection". ⤵️ #Crackpic.twitter.com/ttLnrW6QTl