Vendredi 6 février, le Parti de la France était à Albert (80)
Très sympathique réunion militante à Albert (Somme) vendredi 6 février où une trentaine de personnes ont participé et pour certaines d'entre-elles découvert le Parti de la France.
Président du Parti de la France
Très sympathique réunion militante à Albert (Somme) vendredi 6 février où une trentaine de personnes ont participé et pour certaines d'entre-elles découvert le Parti de la France.

La nuit dernière a été marquée par d’importantes violences à Soissons. Le commissariat de police a été visé par un tir de cocktail molotov qui a provoqué des dégâts sur la façade du bâtiment. Les occupants ont détruit huit voitures dans le quartier de Presles. Il n’y a eu aucune interpellation. Ne s’agissant pas de faits « antisémites », aucun membre du gouvernement n’est intervenu pour dénoncer ces crimes.

La République offre des informations aussi étonnantes que symboliques. Comme nous l’avions annoncé, l’ancienne caserne de gendarmerie de Pouilly-en-Auxois a été transformée en « squat » officiel pour délinquants étrangers, qui seront désormais nourris, logés, blanchis et soignés aux frais du contribuable. La différence avec les gendarmes et que ces clandestins n’ont pas même officiellement la mission d’assurer l’ordre. Au contraire, les précédentes expériences similaires, en France comme à l’étranger, ont conduit à une forte hausse de la criminalité.
Les 22 premiers colons ont été installés dans l’ancienne caserne du peloton autoroutier.
Ce sont également les Français qui ont financé le voyage via l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), qui, symboliquement, a déposé les étrangers dans la rue du 8 mai 1945.
Leur arrivée a été l’occasion d’une grande fête républicaine à laquelle ont assisté aussi bien la représentante de Bernard Cazeneuve et de Manuel Valls dans la région, Anne Frackowiak-Jacobs, sous-préfète de Beaune, que le maire de Pouilly-en-Auxois Bernard Milloir.
Tous sont des Soudanais, des Érythréens, des Somaliens. Seuls deux d’entre eux sont francophones, mais des cours, financés par les Français, leur seront bientôt prodigués – comme ils l’avaient été à Amedy Coulibay et Moussa Coulibaly – leur permettant une meilleure « intégration ».
À terme, au moins soixante clandestins dits « réfugiés » seront admis sur place. Ils représenteront alors 4 % de la population de la petite ville de Bourgogne, en application du plan de colonisation migratoire de nos gouvernants qui a conduit depuis plusieurs décennies a installé les étrangers dans les HLM d’où les Français ont été chassés, avant que les autorités n’inventent la « mixité sociale » puis d’installent les étrangers au cœur même des campagnes.
« Bon nombre d’entre eux sont recherchés dans leur pays » a tenu à préciser la presse. Grâce au laxisme de la justice rouge de Christiane Taubira, ils ne devraient pas l’être pendant longtemps en France.

Le 22 janvier dernier, le journal d’extrême gauche Libération, détenu par l’oligarque Patrick Drahi, publiait une longue tribune de l’extrémiste Avraham B. Yehoshua. Entre autres propos, il affirmait que Manuel Valls avait déclaré : « Le départ de cent mille juifs infligerait un coup plus dur à la France que celui de cent mille chrétiens. »
Aussi suspects qu’étaient ces propos racistes et christianophobes, ils n’avaient choqué ni Avraham B. Yehoshua, ni le traducteur Jean-Luc Allouche, ni le rédacteur en chef du torchon, ni les correcteurs. Ils sont ainsi restés durant une semaine sur le site de Libération.
Ils ont depuis été discrètement effacés du site, avec, pour simple justification : « Cet article a été modifié le 30 janvier, afin de rétablir les véritables propos de Manuel Valls à propos de la France sans les juifs ».

Depuis hier, le gouvernement s’est octroyé le droit de bloquer tout site internet suspect à ses yeux de provoquer « à des actes de terrorisme ou en faisant l’apologie ». Symbole de la duplicité du gouvernement, au sein de ce texte de la loi dite « antiterroriste », ont été ajoutés les sites pédocriminels.
Si chaque Français devrait pouvoir se réjouir de la limitation de la propagande islamiste et de celle des pédocriminels, il est évident que cette loi servira à assouvir les désirs liberticides de Manuel Valls et de son gouvernement.
Les procès de ces derniers jours et très précisément celui contre Dieudonné hier montrent bien que n’importe quoi peut être considéré comme une « apologie de terrorisme » si un juge rouge, un politicien corrompu ou une association juifiste le prétend ainsi.
Dans une position schizophrénique totale, ce sont les responsables de la situation actuelle qui, par les mesures les plus inadaptées qui soient, sont chargés de résoudre les problèmes qu’ils ont créés et dont ils ont nié l’existence pendant des années.
Dans la pratique, les éditeurs ou hébergeurs de sites internet seront sommés dans un premier temps de retirer les contenus déplaisant au gouvernement. En cas de refus d’obtempérer – ce qui sera le cas de nombreux sites hébergés à l’étranger – le gouvernement établira des listes des sites interdits qui seront adressés aux fournisseurs d’accès à internet (FAI) en France et qui bloqueront les connexions vers ces sites.
Ce procédé liberticide n’a rien de nouveau puisqu’il a été utilisé durant de nombreuses années contre certains sites révisionnistes, pendant que les sites islamistes et les sites pédocriminels pouvaient librement se répandre en France.

Mouv’ (rebaptisée ainsi le 2 février après s’être appelée Le Mouv’) est une radio dépendante de Radio France et menant donc une mission de service public. Le jour de son changement, le directeur de la radio se vantait que ses animateurs adopteraient désormais un « ton inédit et singulier » pour « parler le langage des jeunes et employer leurs codes ». Les auditeurs n’ont pas été déçus.
Mercredi, l’Africain Jean-Pascal Zadi « rappeur » et « réalisateur » y donne une chronique. Il y affirme : « Dernièrement, Manuel Valls a parlé d’apartheid en parlant de la banlieue. Et avec cette affaire, on en a la preuve : quand Dominique fait des partouzes avec ses potes avocats, anciens keufs, patrons, on appelle ça des parties fines, alors que quand les petits frères font les mêmes choses dans les cités on appelle ça des tournantes… » dans une tirade si conforme à la pensée des occupants selon lesquels les impostures et les crimes de quelques-uns justifient ceux de tous.
« Non ! Non ! Là je ne peux pas te laisser dire ça, parce que, sérieusement, la différence c’est quand même que les tournantes ce n’est pas consenti. C’est un crime. » réagit alors Nour-Eddine Zidane, le rédacteur en chef de la radio qui gère le créneau horaire.
« Ça dépend, ça dépend… » réplique Jean-Pascal Zadi visiblement sûr de lui sans, cette fois, être repris.
De nombreux viols collectifs – dit de façon insultante pour les victimes « tournantes » par les occupants – se sont produits dans les cités envahies de France depuis de nombreuses années. De nombreuses Blanches en ont été victimes les « petits frères » de Jean-Pascal Zadi – qui était jeune il n’y a pas si longtemps – choisissant des jeunes filles fragiles pour ensuite leur faire subir des horreurs et souvent les traumatiser à vie. Le phénomène a été largement nié non seulement par les occupants, bien entendu, les médiats bien-pensants, mais encore souvent par la justice, refusant de voir souvent ces crimes pour ce qu’ils étaient : des crimes racistes antiblancs.
Aucun politicien n’a dénoncé cette apologie du viol, dont ont été victimes de nombreuses Européennes livrées par le gouvernement d’occupation à l’invasion et diffusé sur une radio publique.

« Certains ressortissants sont plus rarement pris en otage. Ainsi, dans les années 1980, un Russe a été capturé au Liban. Les services soviétiques ont enlevé l’un des proches des preneurs d’otage, l’ont découpé en morceaux et les ont expédiés au Hezbollah dans plusieurs valises… Depuis, les ressortissants russes sont rarement concernés par les rapts. » Alain Rodier, du Centre français de recherche sur le renseignement

6 février 1934, les politicards inutiles, nuisibles, profiteurs et corrompus de la IIIe Ripoublique, menacés dans leurs privilèges par l'indignation grandissante du populaire, font tirer à salves sur une foule énorme de braves gens, dont un grand nombre d'anciens combattants rescapés de la Grande Guerre, qui n'avaient eu que le tort de crier "A bas les voleurs !", juste avant, encore tremblant et pissant de peur, de voter en l'urgence des lois restreignant la liberté du citoyen.
80 ans après, en digne héritière, la Ve Ripoublique, qui plus que jamais engraisse une foultitude de politiciens inutiles, nuisibles profiteurs et corrompus, a pris et s'apprête à durcir encore des lois scélérates, multipliées à l'envie, visant à empêcher le populaire gaulois de penser, d'écrire, de parler libre et de rester gaulois et fier de l'être.
Plus que jamais : à bas les voleurs et à bas les pourris !

C’était lundi. Au lendemain de la déconfiture de l’UMP, éliminée au premier tour, la France politico-médiatique avait les yeux rivés sur la IVe circonscription du Doubs : le duel des candidats FN et PS serait une préfiguration du chaos existentiel qui bouleversera la France en 2017.
Les Bisontins n’ont pas de ces angoisses. Ils voteront en leur âme et conscience. Ou pas. À l’UMP, en revanche, c’est concours de pectoraux et bataille de consignes. Mais il faudra attendre mardi et l’interminable réunion du Bureau politique pour que sorte un communiqué mi-chèvre mi-chou rédigé à l’eau tiède… et l’étalage du gloubi-boulga sarkozien. Un sous-chef qui ne tient pas ses troupes et qui sort – vues de son camp – des énormités que personne; d’ailleurs; ne relève. Ainsi a-t-il averti : « Une victoire du FN au plan national n’est plus hypothétique. » Ce qui signifie stricto sensu qu’il la tient pour certaine ! Vas-y, Marine, tu tiens le pompon.
Mais il faut lui pardonner. C’est qu’il n’était pas dans son assiette, notre Nicolas, victime d’un méchant jetlag. Fatigué par son aller-retour lundi à Abu Dhabi « pour une conférence très privée… et surtout très rémunérée », nous apprend Marianne. À l’invitation du cheikh Mansour et du fonds souverain IPIC. Ça ne se refuse pas. Il a « consacré son temps à une quinzaine de personnes triées sur le volet », puis a été « reçu par le prince héritier qui l’a invité au Majlis, le Parlement de l’émirat ». C’est sûr, c’est plus glamour que de réfléchir à la déconfiture de l’UMP.
Il est comme ça, Nicolas, la politique est sa passion et le pognon son tropisme. Il ne cherche même pas à le cacher : devoir choisir entre les deux est le drame de sa vie. Dans le livre publié en novembre dernier par Nathalie Schuck et Frédéric Gerschel, journalistes au Parisien, on (re)découvre l’animal « brut de décoffrage », attiré par « la fortune et l’aisance de ses amis grands patrons ». Des modèles, des idoles même.
À côté des Bouygues, Pinault, Dassault et autres Lagardère, « il a toujours été fasciné par Bill Clinton ou Tony Blair qui, après avoir quitté le pouvoir, ont encaissé des dizaines de milliers de dollars par conférence », écrivent les auteurs. C’est donc sur les conseils de Blair que Sarkozy « intègre en exclusivité un prestigieux cabinet de conférenciers de luxe : le Washington Speakers Bureau. La Rolls des agences. ». Sa biographie le présente comme « un leader visionnaire ayant consacré sa vie à l’intérêt public ».
En fait de vision, il a toujours louché sur la fortune des autres qui l’éblouit. Alors, il court le monde pour ses causeries à prix d’or. Moins cotées, hélas, que celles de Bill ou de Tony : entre 100.000 et 150.000 euros par conférence quand ses amis dépassent les 300.000. C’est parce qu’il parle l’anglais « comme une vache espagnole », dit en ricanant un banquier de la City. Avec ses cours en accéléré, il a certes « fait des progrès. Il comprend ce qu’on lui dit, peut suivre une conversation. Mais quand c’est à lui de prendre la parole, il multiplie les faux amis et les contresens. »
Ça ne gêne pas trop ses amis du Golfe avec qui il est au mieux. Comme le Qatari Nasser Al-Khelaïfi, présent à son anniversaire. Bruno Le Maire a râlé : « C’est quand même étrange que le patron du PSG ait été présent à son anniversaire. Il faudrait que Sarko arrête de fricoter avec les gens du Qatar » (Le Canard enchaîné).
Il faudrait surtout que Nicolas Sarkozy arrête de prendre les Français pour des truffes juste bonnes à garnir son assiette.

Le 22 septembre 2013, l’hebdomadaire Valeurs actuelles publiait en couverture une photo montrant notamment une Marianne voilée avec le titre « Naturalisés l’invasion qu’on nous cache ». Plusieurs sous-titres étaient également présents : « Deux Français sur trois contre les naturalisations massives de Valls », « Islam, immigration : comment la gauche veut changer le peuple », « Le poids des musulmans n’a cessé d’augmenter ».
Un juge rouge a condamné pour cela à 2.000 euros d’amende le directeur de la publication Yves de Kerdrel coupable de « provocation à la discrimination envers les musulmans » (sic). Ce sont quatre associations antifrançaises qui avaient porté : l’Union des étudiants Juifs de France (UEJF), la Maison des Potes, SOS-Racisme et la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA).

Après le combat pour l’avortement porté par Simone Veil, le combat contre la peine de mort porté par Robert Badinter, le combat pour la légalisation des drogues est désormais porté par Esther Benbassa.
Ce mercredi, à son initiative, le Sénat examine une proposition de loi réclamant l’instauration d’un usage « contrôlé » (sic) du cannabis. Dans les faits, il s’agit de permettre la vente au détail de cette drogue, c’est-à-dire non seulement en légalisant un produit connu pour ses effets extrêmement nocifs, tout particulièrement chez les jeunes, mais encore en apportant la caution de l’État à la diffusion du poison. À l’image de la vente de cigarette, ce sont en effet des revendeurs agréés par le gouvernement qui seraient chargés de distribuer la drogue à la population.
Esther Benbassa sait que le vote sera probablement négatif, mais l’essentiel n’est pas là. Il ne s’agit pour elle que d’une « étape » dans la destruction de la société française, comme l’ont été la destruction de toutes les petites barrières depuis des décennies, toutes les petites attaques menées par les ennemis de la France pour conduire finalement à ce que les digues lâches sur de nombreux sujets : la pédérastie, l’ouverture des frontières, le métissage, l’industrialisation à outrance, la marchandisation de tout, y compris du corps humain.
C’est pour cela que ce premier texte inclut des mesures de « protection », comme l’interdiction de la vente aux mineurs, alors que les études ont montré que les interdictions de vente d’alcool ou de cigarette aux mineurs n’ont jamais, bien au contraire, empêché la diffusion des fléaux de l’alcoolisme et du tabagisme dans la jeunesse, l’interdiction de se droguer dans les lieux publics (!) ou d’en faire la publicité. Des propositions hypocrites qui n’ont vocation qu’à fixer les prochaines limites à abattre dès que le premier pas aura été franchi.

C’est ainsi que les suppurateurs ont procédé avec l’homosexualité, perversion enlevée de la liste des maladies, dépénalisée, objet de mesures spécifiques (PACS), avant qu’ils n’imposent le « mariage » (sic), puis des lois de protection spécifique (homophobie), avant de réclamer l’adoption et autres abominations. C’est ce qu’entend Esther Benbassa quand elle évoque un « processus de sensibilisation » par « étapes ». Il est évident qu’après les drogues « douces » (sic), autorisées puisque déjà largement diffusées, viendra l’acceptation des autres drogues, déjà largement propagées dans certaines classes de la société et objets, médiatiquement notamment, d’une opération de normalisation similaire à celle adoptée pour le cannabis..
Le texte ne devrait pas être adopté lors du vote au Sénat, mais de premiers indices montrent que l’activisme des corrupteurs a déjà bien fait avancer les choses : lors de son passage devant la commission des affaires sociales du Sénat, le texte, s’il a été rejeté, a vu les représentants du Parti Socialiste et de l’Union des démocrates et indépendants (UDI) s’abstenir. « Ce texte pose de bonnes questions » avait même osé le sénateur UDI Gérard Roche. « Il faut sans doute voir comment réguler le système [sic] » avait renchéri la sénatrice PS Catherine Génisson.
Il avait été précédé de précédentes mesures, comme les « salles de shoot » que veut imposer dans toute la France Marisol Touraine. L’ancien ministre de l’Intérieur Daniel Vaillant avait, il y a quelques mois, tenu des propos extrêmement favorables à la diffusion de la drogue avec l’aide de l’État.
Le laboratoire d’idées lié au PS Terra Nova, financé par les plus importants trusts en France (Casino, EADS, Areva, Sanofi – le laboratoire pharmaceutique pourrait sans doute gagner de colossales sommes d’argent si ce projet criminel aboutissait –, mais aussi internationaux comme Ernst & Young et même des établissements publics ou contrôlés par l’État comme la Caisse des Dépôts et consignations, la SNCF, EDF, GDF, etc.), a participé à cette offensive antisociale en dévoilant une « enquête » en décembre, dithyrambique sur les effets de la dépénalisation de la drogue, notamment en matière d’économie. Il est à noter que ce sont les mêmes experts qui avaient annoncé que Maastricht créerait trois millions d’emplois en France, que les 35 heures résorberaient le chômage en France, que la mondialisation et l’invasion permettraient à la France de sortir de la crise, des arguments repris, aujourd’hui, toujours pour masquer leurs attaques contre les fondements de l’identité et de la société françaises, pour obtenir la généralisation de l’esclavage le dimanche et la légalisation de la vente de la drogue. Le Monde avait lui-même activement participé à ces attaques en publiant quasiment un numéro spécial à ce sujet concomitamment à la parution du « rapport » de Terra nova.
Seul un contexte social général pourrait permettre à ces fléaux d’être éliminés ; c’est exactement l’inverse que préparent Esther Benbassa et les siens : un contexte favorisant les pires penchants de l’humanité.

Parents, votre enfant est harcelé à l’école, il est malheureux, il quitte la maison la boule au ventre, il est terrifié ? Surtout, n’intervenez pas ! C’est le conseil de madame Piquet, auteur de Te laisse pas faire !, aux Éditions Payot.
Le bien vivre ensemble, c’est pas gagné : un enfant sur dix serait victime de harcèlement à l’école. Cela commence à la maternelle, se poursuit au primaire et devient fréquent au collège. Les motifs ? Il n’y en a pas. Petit, maigre, gros, roux, bien ou mal habillé, beau pas beau… Nan, aucun profil n’est plus à risque que d’autres, selon madame Piquet. « C’est juste une question de vulnérabilité repérée par les harceleurs à un instant t », paraît-il. Un malheureux concours de circonstances, en somme. Comme un chagrin ponctuel qui, au lieu de générer des sentiments d’empathie, provoque des réactions agressives… Est-ce bien normal ?
Pas de motifs, donc, mais en cause, l’inquiétude des parents quant à la bonne intégration de leur enfant dans le groupe. La preuve, ils scrutent leurs amitiés, leurs disputes et leurs réconciliations, et puis ils organisent des goûters d’anniversaire. Les goûters d’anniversaire, pour les enfants, quel stress ! Tout ceci finit par leur coller un « mal-être relationnel », a remarqué la bonne madame Piquet.
Les parents ne doivent pas intervenir, donc. Et l’équipe pédagogique ? Non plus, dit l’auteur de Te laisse pas faire !. Comprenez : l’agressé va se sentir « humilié » et le harceleur se sentira au contraire « conforté et valorisé ». Car, à une époque où la méchanceté et la bêtise, pense l’agresseur au sujet de l’agressé, sont très populaires dans le code des ados, les conséquences de l’intervention des adultes ne font qu’aggraver le cas du malheureux.
Que faire, alors, pour que cesse son calvaire ? Il faut que l’enfant réfléchisse, il doit « comprendre ce qui se passe ». Ses parents peuvent l’y aider. Comment ?
Ils peuvent, conseille mâme Piquet, proposer à leur enfant d’utiliser pour se fortifier « leurs propres armes » — celles qui leur font précisément défaut ? — et d’utiliser « la force du harceleur dans un effet boomerang ». Sûr que 30 kg contre 60 kg ou caractère timoré contre caractère belliqueux, l’effet boomerang sera assuré…
Le mieux, à écouter madame Piquet, c’est d’utiliser le talon d’Achille du harceleur. En fait, le harceleur est harceleur parce qu’il a… peur !
Une inversion des rôles proprement folle qui aboutit à des suicides – comme celui de Marion, 13 ans –, conséquence de consignes données aux enseignants par certains chefs d’établissement de ne pas intervenir, effectivement.
Nous vivons donc dans un pays où des actes parfois d’une cruauté inouïe trouvent une justification dans la peur que ressentirait l’agresseur ; nous vivons dans un pays où se conçoit que la méchanceté et la bêtise puissent – dans la tête de celui-ci – être l’apanage de l’agressé.
Madame Piquet, psychopraticienne spécialiste de la souffrance scolaire ? Vraiment ?

Œil pour œil, dent pour dent. L’État islamique a revendiqué lundi, dans une vidéo atroce montrant le jeune homme de 26 ans brûler vif dans une cage, l’assassinat du pilote jordanien qu’il avait capturé en décembre. Mercredi matin, à l’aube, Aman, qui avait promis une riposte « terrible », a pendu deux djihadistes irakiens qu’il tenait prisonniers et avait condamnés à mort, un responsable d’Al-Qaïda et une femme dont l’État islamique avait un moment cherché à négocier la libération contre le jeune pilote jordanien.
Les Inrocks parlent « d’escalade de l’horreur », Courrier international évoque un « acte de vengeance plus que de justice ».
L’Occident interdit regarde cela comme s’il n’était qu’un observateur extérieur. Comme si ces mœurs un peu sauvages, cette façon de faire expéditive ne le concernait pas vraiment.
Sauf qu’il n’est pas un observateur extérieur, et si le jeune pilote a subi ce sort abominable, c’est bien parce qu’il était un soldat de la coalition : le peuple jordanien, d’ailleurs, en fait assez grief à son roi.
L’État islamique passe à chaque fois un nouveau « clic » dans l’horreur, et l’Occident, lui, a déjà épuisé son champ sémantique : François Hollande, à propos de la sordide nouvelle invention de l’État islamique, parle « d’assassinat barbare », Cameron de meurtre « effroyable ». Obama évoque, lui, « la barbarie », « la cruauté », « l’inhumanité » de l’État islamique. Oui, c’est indéniable, l’État islamique est barbare, cruel, effroyable et inhumain… d’accord. Mais ils l’ont déjà dit la dernière fois. Rien de plus à déclarer ?
Oui, le réservoir de vocabulaire de l’Occident est à sec… comme sa capacité de riposte ? Car il ne parle pas la même langue que l’État islamique. Ni même que la Jordanie. La Jordanie qui peut encore « atteindre » de ses flèches l’État islamique car elle ne craint pas – pourrait-on dire – « culturellement » de lui répondre sur son terrain, avec ses codes, ceux de la cruauté sans sommation, de l’injustice expéditive, du déshonneur par une mort humiliante.
Non que l’Occident tende toujours l’autre joue. Non que toutes ses guerres, hélas, soient justes. Non que ses avions de chasse, ses hélicoptères de combat, ses lance-roquettes fassent tomber une pluie de roses sur les populations, mais elle ne fait pas de l’horreur son arme fatale. Ne met pas en scène la cruauté.
La France comme les États-Unis se contentent donc de rester sur la touche, de considérer avec un peu de réprobation condescendante (ces gens-là ne sont pas comme nous), mêlée de compréhension compatissante, l’affaire des représailles jordaniennes. Eux ne mangent pas de ce pain-là. Et la prisonnière « Lady Al-Qaïda », que l’État islamique voulait un temps, dit-on, échanger contre James Foley, n’a pas été solennellement pendue haut et court par les Américains après la décapitation du journaliste.
D’aucuns diront que cette réfutation de la loi du talion est tout à l’honneur de l’Occident. D’autres qu’il ne s’agit que de lâcheté déguisée en grandeur d’âme, la légitime défense autorisant l’usage de moyens « proportionnés », et la Jordanie ayant répondu « en proportion ». Quoi qu’il en soit, eu égard aux temps troublés qui se profilent, le confort moral « discount » dans lequel pouvaient s’envelopper à la rigueur nos gouvernants en période sereine, quand on parvenait à tenir les horreurs de la guerre à longueur de gaffe, ne va plus suffire à les couvrir.