Sujets abordés : l'affaire du détournement de l'avion en Biélorussie, les violences en Palestine, Macron qui se met en scène avec des youtubeurs, le pèlerinage de Chartres et la tyrannie sanitaire, conseils de lecture.
Emmanuel Macron, dans le magazine Zadig, à propos de la Seine-Saint-Denis : « il ne manque que la mer pour faire la Californie ». Fait-il allusion aux riants quartiers d'Inglewood ou de Watts à Los Angeles ou peut-être à ceux de Bayview ou Tenderloin à San Francisco ?
Les violences conjugales allant parfois jusqu’au meurtre sont évidemment une triste réalité. Réalité d’autant plus triste que se perpétrant en France, pays dans lequel il est appris depuis des siècles qu’on ne saurait lever la main sur une femme, même avec une rose. Ainsi, en 2019, 146 femmes tombaient sous les coups de leurs conjoints ou ex-conjoints.
On aimerait en savoir plus sur les milieux familiaux dans lesquels de tels drames se sont produits. Mais, faute de statistiques ethniques, on se bornera à avancer que cette recrudescence est peut-être aussi due en grande partie à des personnes dont les cultures ne sont pas toujours marquées du sceau de l’amour courtois.
Chiffre tout aussi intéressant, et sur lequel s’est penché le quotidien Libération du 23 mai dernier : ces 27 hommes, eux aussi décédés, toujours en 2019, sous les coups de leurs conjointes. Soit, à en croire l’Observatoire nationale de la délinquance et de la réponse pénale (ONDRP), fermé depuis, un ratio, sur la période 2012-2018, de 69 % de femmes et de 31 % d’hommes chez ces victimes. Ce n’est pas rien.
Pire encore, chez la femme battue, il y a certes la honte de porter plainte ; mais chez l’homme battu, cette dernière est encore plus forte. La preuve en est qu’en France n’existent que trois associations consacrées à cette cause, lesquelles ne bénéficient pas de la moindre aide de l’État. Ni de sa considération, par ailleurs : « Contacté par Libération sur l’absence de communication spécifique dédiée à cette problématique, le cabinet de la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les hommes et les femmes, indique que “madame Élisabeth Moreno n’a pas le temps”. » À l’heure où la défense des minorités est plus qu’à la mode, celle des hommes battus ne paraît pas être au calendrier des urgences du moment.
Citée, il y a un an, par le site Slate, Valérie Roy, professeur titulaire en sciences sociales à l’École de travail social et de criminologie de l’université de Laval (Canada), avançait un début de réponse : « Il existe une conception hétéronormative de la violence qui fait que l’homme serait nécessairement auteur et la femme victime. »
Autre minorité victime d’invisibilité en la matière, comme diraient les indigénistes : les LGBTQI+. Et là, c’est une autre association des plus modestes, le Groupe action gay et lesbien du Loiret (c’est dire), qui fait référence sur le sujet, toujours selon Libération : « On a tâté le terrain et on a eu des réactions un peu bizarres. Pour les militants, les violences conjugales se résumaient au fait que les mecs frappent leurs nanas. On nous répondait : “Ça n’existe pas. […] Vous allez faire du tort à la cause”. »
Le problème n’a pourtant rien d’anodin, à en croire une étude de la National Intimate Partner and Sexual Violence Survey, qui s’alarmait déjà en 2010 : « 35 % des femmes hétérosexuelles ont subi des violences de la part de leur partenaire, contre 43,8 % des lesbiennes et 61,1 % des bisexuelles. Du côté des hommes, c’est 29 % chez les hétéros, 26 % chez les gays et 37,3 % chez les bis. » Comme quoi nous n’avons rien à envier aux Etats-Unis sur ces questions…
Alors, homosexuels et lesbiennes auraient-ils une part de responsabilité dans ce fléau ? Pas du tout, affirme Johan Cavirot, président de l’association FLAG!, qui fédère les homosexuels des ministères de l’Intérieur et de la Justice, pompiers, policiers municipaux et alliés : « Il existe des freins supplémentaires pour une personne LGBTQI+ pour porter plainte. Par exemple, la crainte d’être victime de LGBTQIphobies au sein des structures de la part des policiers ou des gendarmes, celle de ne pas être cru.e en raison des préjugés sociétaux. »
La faute des forces de l’ordre, donc. Celle-là, il fallait tout de même l’inventer. Voilà qui est fait.
Au moment où nous écrivons ces lignes, Jürgen Conings n’est en effet ni l’un ni l’autre, tout simplement car pour l’instant, il n’a rien fait ou si peu ! Il a volé quelques armes et fait transpirer tout l’establishment, voilà tout pour l’instant. C’est sans doute pour cette seconde raison qu’il a un tel soutien populaire…
Par son action et le fait qu’il reste introuvable, malgré un déploiement de forces totalement délirant (500 hommes : policiers, militaires, unités spéciales, la cavalerie et des chars !!!), il est devenu le symbole du petit belge faisant un énorme doigt d’honneur au système politico-médiatique dont les gens sont lassés.
Pour le reste, c’est quand même une drôle d’histoire. Il arrive à sortir des roquettes antichar sans soucis d’un arsenal, pour finalement simplement les abandonner dans sa voiture… Il prévient avant qu’il va commettre des actions, et ainsi faisant se prive de les faire vu la réaction policière. Et le soi-disant futur terroriste n’a toujours commis aucune action, une semaine après être passé dans la clandestinité…
Alors on n’ira pas jusqu’à dire que tout cela est un montage mais ce qui est probable, c’est qu’on ait monté en épingle ce qui n’est qu’un gros pétage de plomb personnel assez éloigné de vraies motivations politiques. Mais comme il se fait qu’il était fiché à l’OCAM, il y a fort à penser que certains ont voulu en retirer certains avantages en gonflant de manière disproportionnée cette affaire.
Les buts potentiels sont divers :
plus personne ne parle du projet liberticide de la « Loi Pandémie » qui va sans doute être discrètement votée pendant cette crise
cela fait partie de la stratégie visant à malmener le Vlaams Belang qui est au plus haut dans les sondages (stratégie que nous avions déjà annoncé voici des mois)
réduire nos libertés et préparer les esprits à la création de lois pouvant permettre d’interdire des organisations (ce qui n’existe toujours pas dans le droit belge)
montrer que somme tout, il n’y a pas que les islamistes qui sont un danger et mettre « l’extrême-droite » à égalité avec les islamistes afin d’effrayer certains électeurs mais aussi de pouvoir criminaliser la mouvance nationaliste de ce pays
pour faire diversion afin que, pendant que l’opinion publique se focalise sur cette affaire, elle ne fasse plus attention à la crise covid et autres problèmes pas ou mal gérés par nos gouvernants
Mais voilà, il semble qu’il y ait une réaction inattendue. A savoir un soutien populaire en faveur de Jürgen Conings. A la fois à cause d’un profond ressentiment des gens envers les politiciens traditionnels et parce que beaucoup sentent bien qu’il y a quelque chose à la fois de « pas clair » et de profondément injuste.
Dans un article publié après la Boum 1, nous avions écrit que « ce ne serait pas la première fois qu’une bonne révolution commence pour de mauvaises raisons… ». Ce ne serait pas non plus la première fois qu’une bonne révolution commence à cause d’une mauvaise manœuvre du régime à renverser…
C'est aujourd'hui que débute le procès en appel, devant la Cour d'Assises de l'Essonne, d'Esteban Morillo et de Samuel Dufour, scandaleusement condamnés respectivement à 11 et 7 ans de prison en première instance pour s'être défendus lors d'une agression par des racailles antifas en 2013 à Paris où Clément Méric a trouvé la mort.
Le Parti de la France apporte son soutien à ces deux jeunes hommes qui n'ont fait qu'user de leur droit à la légitime défense face à une bande de voyous d'extrême-gauche entièrement responsables du déclenchement de cette rixe tragique.
Ils méritent un procès équitable et non une parodie de justice politique comme en 2018 devant la Cour d'Assises de Paris.
Plutôt que d'éradiquer le trafic de drogue, #Darmanin préfère taxer les « squatteurs de halls d'immeubles » - en réalité les dealers - de 135 €. Et on souhaite bien du plaisir aux forces de l'ordre pour collecter cette dîme dans les zones de non-droit islamo-mafieuses...
Macron maîtrise la mise en scène de son image ; certains seront tentés de dire qu’il affectionne la mise en lumière de sa personne.
Macron, sur une base aérienne, se pointe en blouson de pilote et croit pouvoir jouer les Top Gun. Macron, dans un tour de France de 80 jours, organise un grand débat qui tourne en monologues interminables et croit répondre au désespoir des gilets jaunes.
Macron prépare 2022 et filme une vidéo de 36 minutes à l’Élysée avec les youtubeurs McFly et Carlito et pense draguer la jeunesse dont les 25/34 ans voteraient, aujourd’hui, à 29 % pour le RN, selon un sondage du mois d’avril.
7,5 millions de vue à cet instant, pour cette vidéo, longue à regarder, qui met en scène un concours d’anecdotes traversé de quelques surprises méticuleusement orchestrées : un appel à Kylian Mbappé, un concert de métal privé dans les jardins de l’Élysée…
L’équipe de communication du Président a géré cette opération de communication comme pour une entreprise, avec le but de toucher une audience la plus large possible et de multiplier les interactions avec le public ciblé. C’est l’appropriation du monde politique par celui du marketing d’entreprise.
Aucun message politique, aucune interrogation sur la place d’un président de la République à côté d’un jeune, plus si jeune, qui lui demande l’autorisation de faire une galipette dans les jardins de l’Élysée, avant de s’asseoir écouter la version metal de « Petit Papa Noël » et de la « Souris verte » par un groupe qui s’appelle Ultra Vomit.
Le message politique, on s’en fout, et ça tombe bien : il n’y en a aucun. Ce qui compte, c’est toucher l’audience de la cible jeune, créer le buzz, faire parler, capter l’attention médiatique. Sur certains jeunes boudeurs d’urnes, cela va marcher : Macron est cool et sympa, alors, pourquoi pas ?
Mais cette dépolitisation de la parole politique qui vend du creux et de l’image à l’heure où les enjeux politiques autour de la jeunesse sont immenses est une insulte à la jeunesse déjà précarisée par la crise sanitaire, tant au niveau économique que psychologique. Cette stratégie de séduction du Président Macron à vocation électorale ne répond en rien aux différentes craintes de la jeunesse de France, parce qu’elle n’essaye même pas.
Choisir des amuseurs publics, qui se vantent d’avoir fumé des joints et de savoir les dissimuler rapidement en cas de contrôle de police, c’est finalement exprimer à l’égard de la jeunesse un vrai mépris. Une marque de fabrique du Président de la start-up nation, « d’une France sans culture », traversée de « gens qui ne sont rien ».
Un mépris, aussi, de la fonction présidentielle, et c’est sûrement le plus grave. Que dit une vidéo où les interlocuteurs du Président s’adressent à lui comme à un autre ? Une vidéo entrecoupée de publicités comme si la vidéo d’un président de la République pouvait être monétisée comme celle de n’importe quelle autre vidéo de youtubeur ? Et d’un Emmanuel Macron qui lance un « putain » en fin de vidéo, juste avant que les rockers du concert final lancent un « L’Élysée, est ce que vous êtes là ? »
Jeunesse de France, réveillez-vous, vous valez mieux que ça ! Ne vous laissez pas réduire à une cible marketing, posez vos questions, revendiquez vos droits, faites entendre vos craintes et soyez respectueux de vos devoirs, dont un des premiers est celui de faire rayonner votre pays.
L’actualité actuelle fourmille de choix de société, voire de civilisation, et que le président de la République française commette une vidéo où le résultat n’aura d’intérêt que par la masse de vues et le nombre de like pour déboucher sur une captation de l’électorat en dit long sur la place qu’il souhaite accorder aux maux, pourtant bien réels, de notre jeunesse française.
Anne-Sophie Hongre-Désir
Monsieur le Président,
Cher Emmanuel Macron,
Je me souviendrai de ce dimanche de Pentecôte comme du jour où je me suis sentie devenir vieille. J’en ai conscience : je suis dépassée. Totalement décalée, à l’évidence, avec cette France que vous gouvernez et ce monde dans lequel je vis pourtant.
Hier donc, le 23 mai 2021, jour de tradition chrétienne où l’on fête le Saint-Esprit illuminant la cervelle des apôtres, vous avez, en tant que président de la République, convié à l’Élysée les youtubeurs McFly et Carlito. Deux jeunes gens dont j’ignorais l’existence – et je m’en passais fort bien – jusqu’à ce que vous, chef de l’État, leur ayez lancé le défi de rameuter dix millions de suiveurs pour « une vidéo sur les gestes barrières ». En récompense, vous leur promettiez la petite sauterie organisée, ce dimanche, dans votre palais de la République.
Votre épouse étant sensiblement plus âgée que moi-même, je n’ose croire, sachant comme elle vous cornaque depuis le lycée, qu’elle n’a pas, comme moi, souri très jaune à vos blagounettes. Pas dit, dans l’intimité de votre chambre : « Non, Emmanuel, tu ne vas quand même pas faire ça ! »
Mais si, vous l’avez fait, et quinze millions de personnes vous ont regardé débiter des fadaises. Des blagues à deux balles. De l’humour de garçon de bain, comme on disait du temps où les piscines avaient des cabines et pas des casiers.
« S’il perd, Manu aura un gage », avaient prévenu les deux youtubeurs. C’est comme ça, entre d’jeunes, on vous appelle « Manu » et on vous tape dans le dos. Alors, vous avez fait match nul, forcément. Égalité de conneries. Il fallait bien ça, sans quoi ils vous auraient peut-être fait marcher à quatre pattes autour du grand salon, en aboyant comme un clébard, collier et laisse autour du cou. Ou léché leurs pompes Nike™. Tout est possible. Vous avez bien posé pour la photo, tout souriant, entre deux jeunes qui vous faisaient un doigt de déshonneur, alors…
Si ma mémoire est bonne, Monsieur le Président, et je reconnais que si j’ai voté pour vous (eh oui, nul n’est parfait !), c’est en partie pour cela, vous vous engagiez à « restaurer la fonction présidentielle ». À lui rendre un peu de lustre après l’épisode du Président normal, lui aussi adepte des blagounettes, Hollande le rondouillard qui chevauchait son scooter pour « emmener Popaul au cirque ».
Question cirque, on est servi. Pour la restauration, il va falloir attendre.
À voir les quelques extraits de votre prestation humoristique, diffusés entre un accident de téléphérique et la quotidienne sur l’apocalypse vaccinale, je me suis sentie submergée par la honte. Celle-là même que vous devriez éprouver pour vous avilir de la sorte.
Nous sommes encore à un an de la prochaine présidentielle et, déjà, vous racolez dans les bas-fonds. Qu’avez-vous prévu, pour la suite ? Un concours de pétomanes, Les Marseillais à l’Élysée, Hanouna Premier ministre en remplacement de Castex ?
Les petits crétins de « communicants » qui vous servent de conseillers, frais émoulus de leurs grandes écoles, pensent sans doute que vos farces attireront vers les urnes une nouvelle clientèle. Je pense qu’elles en éloigneront bien plus sûrement les gens comme moi. C’est un pari risqué que vous faites là. Un pari pour la France, hélas, car en ce qui vous concerne je n’ai aucun souci : votre art du « en même temps », autre mot pour la flagornerie tous azimuts, est aussi votre viatique.
Je suis une femme honnête, j’éviterai donc de vous présenter mes sentiments respectueux. Ils n’auraient pas été sincères, alors je les garde en attendant mieux que vous.
L’audit des votes du comté de Maricopa (Arizona) est loin d’être terminé puisque seuls 500.000 bulletins (sur 2.100.000) ont été recomptés. Il demeure que ce chiffre est statistiquement assez élevé pour donner une idée plus précise de l’ampleur de la fraude : les auditeurs ont signalé des écarts de 5 à 17,5 % selon les lots, au profit exclusif de l’actuel président. Rappelons qu’il n’a remporté officiellement le comté que de seulement 2,2 %.
Bon, et maintenant ?
Eh bien, même si le recomptage confirmait ce qu’on sait déjà, il ne se passerait probablement rien. Les médias feraient le black-out sur l’information et les élections ne seraient pas pour autant invalidées pour une impérieuse raison : le Congrès les a ratifiées par un vote le 6 janvier.
Il s’agit d’une disposition de la Constitution américaine qui neutralise les recours en annulation pour éviter de perturber l’exercice de ses fonctions par le président nouvellement élu.
C’est pourquoi le Congrès, et notamment Pence qui présidait alors le Sénat, avaient le pouvoir de reporter la validation et d’ordonner un audit. Ce ne fut pas le cas. Le Congrès est souverain et Joe Biden fut désigné comme le 46e président des USA.
Certes, celui-ci pourrait démissionner sous la pression. OK, mais dans ce cas, Kamala Harris prendrait sa place. Et si celle-ci se retirait également, le rôle reviendrait à Nancy Pelosi, etc.
Alors à quoi bon ? Que peut-on espérer dans ces conditions ?
Ce qu’on peut raisonnablement attendre, c’est que l’audit de Maricopa et les autres qui suivront (notamment dans le comté de Futon, en Georgie, sur ordre d’un juge, le 21 mai 2021) jettent sur le système électoral américain un discrédit tel que les législateurs (parlementaires) de chaque État n’aient d’autre choix que de réformer drastiquement les règles de scrutin.
Le Congrès étant à majorité républicaine dans les États clés, ce scénario est tout à fait plausible.
Seul problème : les républicains corrompus qui refuseront de voter la nécessaire réforme. Et ils sont nombreux, les RINO (Republican In Name Only) à avoir poignardé l’ancien président dans le dos.
Il l’a payé très cher et il compte bien leur rendre la politesse en les boutant hors du champ politique grâce à la tactique de l’endorsement qu’il a exposée publiquement, il y a quelques semaines : en substance, « si vous ne défendez pas la réforme pour restaurer l’intégrité des élections, je ne vous soutiendrai pas et, pire, je placerai un vrai patriote face à vous dans chaque primaire. Vous pourrez alors dire au revoir à votre siège d’élu. »
Il faut reconnaître que les quelques élections intermédiaires (il y en a chaque semaine) qui se sont récemment déroulées semblent lui donner raison. La confiance que le peuple accorde à Trump est telle que toute candidature républicaine sans son appui (endorsement) est vouée à une défaite quasi certaine.
C’est pourquoi sa nouvelle résidence de Palm Beach (Mar-a-Lago) abrite depuis plusieurs mois un défilé discret mais continu de responsables politiques désireux de se faire adouber par le nouveau patron du parti républicain.
Elle est là, sa stratégie, pas ailleurs : faire le grand ménage au sein de son parti, majoritaire dans une trentaine d’États (sur cinquante) en s’assurant la loyauté de ses membres. À partir de là, les législatures (Congrès de chaque État) pourront légiférer afin de durcir les conditions de vote. En ligne de mire : les élections midterm 2022 destinées à renouveler une fraction des sièges du Congrès fédéral à Washington, DC.
Il faut bien comprendre que les républicains ne pourront jamais en reprendre le contrôle sans mettre préalablement un terme à la fraude.
Et aucun candidat à la fonction suprême ne pourra virer les démocrates de la Maison-Blanche en 2025 sans l’appui d’une majorité républicaine au Congrès. Trump a, d’ailleurs, annoncé qu’il ne se représentera en 2024 qu’à cette condition. Et cette condition se réalisera en 2022 si on restaure la fiabilité du scrutin. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, comment pourrait-il, à défaut, nourrir le moindre espoir de retour aux manettes ?
« Exceptionnellement, ce n’est pas votre chef de bord qui vous parle mais votre Premier ministre. C’est un honneur et un vrai bonheur d’effectuer avec vous ce trajet. […] je souhaite à chacun d’entre vous un agréable voyage… » Après être allé boire un café avec le patron, voir un film au ciné avec Roselyne, Jean Castex s’est surpassé. Notre Premier ministre, celui-là même qui vient d’exploser la préfectorale façon puzzle, et dont on nous a tant vanté l’accent du terroir et la proximité avec « les territoires » (comprenez la province), Jean Castex, donc, réalise « un vieux rêve d’enfant » : jouer, « pour de vrai », au chef de train.
C’est consternant.
Et notre Gaston Lagaffe de sous-préfecture d’en rajouter : « Nous rouvrons ce soir des choses qu’on avait peut-être un peu trop rapidement sacrifiées. »
De quoi parle-t-il ? Des pans entiers de l’économie française, obstinément ravagés depuis plus d’un an ? Non, il s’agit des trains-couchettes de nuit, « un mode de transport vertueux qui participe au désenclavement des territoires ».Territoires où l’on a supprimé depuis longtemps tous les services publics de proximité.
Ce qui met mal à l’aise, c’est cette nostalgie factice couleur sépia proposée comme une avancée vers le progrès, comme une solution économique pour un monde qui n’est pas enclavé mais fracturé, violent, où l’unité nationale d’une nation qui n’est plus homogène n’existe plus.
Un voyageur de ce même train ne s’y est pas trompé : « Ça a un côté un peu poétique et très exotique », a-t-il dit. On comprend bien, après la folie consumériste, après ces décennies matérialistes, ce besoin de ralentir.
Mais est-ce le rôle d’un Premier ministre de ne proposer que cette pauvre mise en scène aux Français, pour les faire se relever, se retrousser les manches, se projeter ou même, tout simplement, survivre après le traumatisme psychique, social et économique que son gouvernement leur a infligé ? Alors que la France est en proie à une des plus profondes crises de son histoire, est-ce vraiment le rôle d’un chef d’aller baguenauder douze heures durant dans un wagon de la SNCF ? Et pensent-ils, ses ministres et lui, qu’il suffit de rouvrir des terrasses de café, des musées et des cinémas et nous concéder ainsi l’usage furtif de quelques libertés indûment confisquées pour effacer l’ardoise ? En un mot, prennent-ils à ce point les Français pour des imbéciles ?
Il est vrai qu’en matière d’infantilisation des Français, la caporalisation de notre vie quotidienne depuis quinze mois a tout du chef-d’œuvre. Mais ce gouvernement est-il à ce point en décalage avec la vraie vie, celle des Français qu’ils sont censés gouverner, pour ainsi se mettre en scène de façon toujours plus ridicule, croyant ainsi nous montrer « qu’ils mouillent la chemise » ? Est-ce le niveau de débat public et de campagne électorale dont ils nous croient dignes ?
L’image de Dupond-Moretti qui colle des affiches à Arras, avec sa Rolex™ et ses boutons de manchette, participe du même mauvais jeu de théâtre. Entendons-nous bien : ce sont des accessoires qu’il a bien le droit de posséder et de porter, mais ce n’est pas exactement la tenue parfaite pour aller coller des affiches. L’effet, grossier, est indigne de celui que l’on a souvent désigné comme un as du prétoire.
À l’heure où rouvrent les théâtres, on aimerait qu’ils remballent leurs maroquins et qu’ils aillent pointer chez les intermittents.
L'arrivée de Didier Deschamps à la tête de l'équipe de « France » devait sonner la fin de la dérive racailliste observée sous le mandat catastrophique de Raymond Domenech. Deschamps incarnait une certaine image que l'on pouvait avoir du football à l'ancienne, particulièrement parce que son nom et son visage convoquaient le souvenir commun et grandiose du Mondial 98.
Prendre la tête d'une équipe à la dérive où tout était à recommencer, c'était un pari compliqué et le récit médiatique qui a été fait des années Deschamps pouvait laisser entrevoir la possibilité d'un sauvetage réussi. On avait même mis en avant des gens sains et agréables comme Giroud, entre autres pour effacer le souvenir affreux de quelques racailles de sinistre mémoire.
Et finalement, après tant d'efforts, on se retrouve avec une sélection qui incorpore Benzema sous les beuglements inaudibles de Youssoupha. C'est le grand retour de la culture wesh et racaille, du rap vulgaire et agressif, de l'ambiance des cités remplacées. La Fédération française de football est une organisation mortifère qui valide tout ce qui tue la France : à savoir ce que je viens d'évoquer plus le Grand Remplacement, alors qu'elle sait que la jeunesse de France est largement intéressée par le football et que l'Équipe de France est un ogre médiatique.
C'est donc en conscience que la Fédération met Youssoupha, Benzema et tout ce qu'ils représentent sous les yeux et dans la tête de nos gosses blancs. En ces temps terribles où le rapport de force racial est de plus en plus assumé par la gauche et par les forces vives, en ces temps où la chasse aux Blancs est ouverte comme jamais elle ne l'avait été, où l'influence et l'existence de la culture française, blanche, européenne sont combattues et chassées progressivement de l'espace public par la « culture de l'annulation », faire ça, valider Benzema et Youssoupha, rouvrir la porte aux influences remplacées et banlieusardes supportées par l'idéologie anti-blanche, c'est pour ainsi dire un acte de haute trahison.
Dans un rapport adopté par 495 voix pour, 163 contre et 32 abstentions, le Parlement souligne que la migration légale n’est presque pas prise en compte dans la politique de l’Union en matière de migration depuis 2015. Il fait remarquer que le nouveau pacte sur la migration et l’asile ne comprend aucune proposition spécifique dans ce domaine.
« La politique de l’Union et les politiques nationales en matière de migration légale devraient d’abord répondre aux pénuries de main-d’œuvre et de compétences sur le marché du travail », estiment les députés, soulignant le vieillissement de la population et la diminution de la main-d’œuvre. Ils demandent que la législation existante soit révisée et que son champ d’application soit élargi, étant donné qu’elle couvre aujourd’hui principalement les travailleurs hautement qualifiés ou très bien payés et les sociétés multinationales, avec seule la directive sur les travailleurs saisonniers visant les migrations moins bien rémunérées.
Le texte souligne le rôle important des envois de fonds et les avantages d’une migration sûre, régulière et ordonnée, tant pour les pays d’origine que pour les pays d’accueil. Reconnaissant le risque de la « fuite des cerveaux », les députés proposent de promouvoir la migration circulaire, où le migrant retourne après un certain temps dans son pays d’origine et peut repartir pour des raisons professionnelles. À cette fin, la Commission devrait analyser l’approche appliquée par d’autres pays, comme les systèmes à points. Par ailleurs, ils proposent de permettre aux travailleurs étrangers de passer de plus longues périodes hors de leur pays d’accueil, afin qu’ils puissent se rendre plus facilement dans leur pays d’origine.
Afin de mieux répondre aux soi-disant besoins ou pénuries de main-d’œuvre sur les marchés nationaux, les députés proposent de développer une réserve de talents ainsi qu’une plateforme de mise en correspondance au niveau de l’UE, couvrant tous les secteurs et niveaux d’emploi, qui servirait de guichet unique pour les travailleurs non-européens, les employeurs de l’UE et les administrations nationales.
De plus, le rapport recommande de faciliter et d’accélérer l’évaluation et la reconnaissance des diplômes, certificats et autres qualifications professionnelles. Cela renforcerait la mobilité intracommunautaire, qui, à son tour, peut contribuer aux ajustements du marché du travail et à la croissance économique globale dans les États membres.
On se demandait (ou pas) qui pourrait bien être l’auteur de la chanson accompagnant, comme il est de tradition, bien ancrée quoique récente, l’équipe de France de football. Depuis la mort de Johnny, interprète de l’immortel « Tous ensemble » en 2002, on n’a pas vraiment gardé le souvenir de titres inoubliables. Tant mieux, d’ailleurs.
Or, voici qu’à l’approche de l’Euro 2021, les bonnes nouvelles se succèdent sans trêve. Hier, c’était l’annonce de la composition de l’équipe de France. Enfin ! On y retrouve le nom de Karim Benzema, jadis injustement placardisé. Cet excellent camarade, qui s’était fait connaître en ne chantant pas « La Marseillaise », en menaçant ses coéquipiers (voir l’affaire de la sextape de Valbuena) ou encore en déclarant qu’il n’était français que pour le football, était cependant admiré par certains pour ses performances sportives.
Comble de bonne fortune, on apprend désormais, et presque au même moment, que c’est le rappeur Youssoupha qui interprétera l’hymne officiel des Bleus pour l’Euro 2021. Un coup d’œil rapide sur les paroles d’« Écris mon nom en bleu », que l’on peut trouver un peu partout dans la presse, permet de mesurer l’apport décisif du spectacle vivant à la religion du sport. Un extrait, peut-être ? Puisque vous insistez. « Ça vient des campagnes et des quartiers, personne va s’écarter, le camp sera gardé. Chaque blase est lourd de sens. C’est jour de chance, mélange meilleur d’un goût d’ailleurs et d’un goût de France. » Référence aux quartiers, au métissage et au goût d’ailleurs qui passe avant le « goût de France », devenu un simple condiment : pas de doute, on est en terrain connu.
Originaire de la République démocratique du Congo, Youssoupha a grandi à Béziers, puis en région parisienne. Reconnu dans sa branche, il a accédé à la notoriété « grand public » en 2009 grâce au titre « À force de le dire », dans lequel on trouvait la phrase suivante : « À force de juger nos gueules, les gens le savent, qu’à la télé souvent les chroniqueurs diabolisent les banlieusards, chaque fois que ça pète on dit qu’c’est nous, j’mets un billet sur la tête de celui qui fera taire ce con d’Éric Zemmour. » Condamné en première instance, il avait trouvé, comme souvent les rappeurs, une justification filandreuse à ces propos insultants, justification dans laquelle, évidemment, il était question de second degré, de métaphores et de non-violence. Habitué de ce genre de distanciation artistique, Youssoupha est, par ailleurs, le fondateur du label musical Bomayé, qui signifie « tue-le », en lingala. Second degré, les amis. Restons calmes.
D’ailleurs, on aurait tort de réduire l’homme à cette sortie, un peu facile, contre un journaliste relativement clivant. Youssoupha, c’est aussi la chanson « Éternel recommencement », sur l’album À chaque frère (2007). 6 minutes 12 qui révèlent, selon ses exégètes, un talent auprès duquel Chateaubriand peut retourner jouer au beer-pong. Comme disaient Les Inconnus, on écoute et on en parle après ? Morceaux choisis : « J’mélange mes fantasmes et mes peines/Comme dans ce rêve où ma semence de Nègre fout en cloque cette chienne de Marine Le Pen » […] « Moi je m’en bats de la France d’en bas, je représente la France d’ailleurs » […] « Depuis le 21 avril, je sais que les Français sont des racistes conscients » […] « Ce qu’on nous enseigne me sidère/Car on oublie de nous dire que Napoléon était raciste et sanguinaire » […] « Le rap est en osmose avec son époque/Le message qu’il porte dérange les porcs qui lui ferment la porte. »
Bon, je crois que tout y est. Un engagement courageux et original contre le RN ; un petit mot gentil pour sa présidente, dans la tradition de l’amour courtois ; un clin d’œil complice à la France périphérique, qu’on appelait à l’époque « France d’en bas » ; de la gratitude pour l’Histoire de France, démontrant sa parfaite assimilation dans son pays d’accueil ; et, pour finir, une capacité de remise en question remarquable qui permet à l’auteur d’accueillir avec bienveillance d’éventuelles critiques.
Grand merci, donc, à Youssoupha, qui incarne la France de 2021 dans ce qu’elle a de meilleur.
Sujets abordés : la manifestation de policiers devant l'Assemblée nationale, Dupont-Moretti et le Syndicat de la Magistrature au cœur du problème judiciaire, la notion de peine-plancher, la nécessité de retrouver des repères moraux et spirituels, l'omniprésence de la crise sanitaire sur la vie politique française.