Mohamed Merah, assassin de quatre militaires allogènes et de
quatre juifs désormais enterrés en Israël, a été abattu par le RAID ce matin. Comme le tueur est allogène et se réclame de la religion musulmane, les éditorialistes, journalistes, politiciens et
commentateurs divers appellent à ne surtout pas faire d'amalgame.
Pourtant, avant que l'on sache que le tueur s'appelait Mohamed, lorsque les journalistes diffusaient des informations selon lesquelles le suspect aurait été blanc aux yeux bleus, déjà des flèches
commençaient à partir en direction du camp national, Bernard Henry-Lévy se fendant d'un papier dans un grand journal américain pour dénoncer le climat de haine raciste et antisémite qui aurait
été instauré, entre autres, par le débat sur l'identité nationale.
Ces quelques éléments, entre bien d'autres, laissent
largement présager que si le tueur avait été un Européen de souche, se réclamant du combat identitaire et/ou national, la meute médiatico-politique se serait lâchée et défoulée sans retenue
contre « l'extrême droite » et aurait fait semblant de poser, comme à chaque fois qu'ils le peuvent, la question de l'interdiction des partis et mouvements classés à « l'extrême
droite ».
La palme du révélateur de ce que l'anti-fascisme et l'anti-racisme de ces gens-là relève de la pathologie revient au Nouvel Obs dont l'un des journalistes a déclaré « putain je suis
dégoûté que ça soit pas un nazi ». S'ensuit un court dialogue hallucinant dans lequel l'un répond « ça aurait été effectivement plus simple », message auquel le journaliste
politique Nicolas Chapuis a répondu « bah sur fdesouche ça doit jubiler à cette heure-ci... »
Cette différence de traitement systématique entre les Français
identifiés comme de droite nationale et les autres est une tare intellectuelle révélatrice d'un racisme anti-Français de souche, d'un racisme contre tout ce qui est national ou nationaliste.
Bernard Henry-Lévy et ses amis n'ont-ils pas déclaré en 1985 « Tout ce qui est terroir, béret, bourrées, binious, bref, franchouillard ou cocardier, nous est étranger, voire odieux. » ?
Après la tuerie de Nanterre
en 2002 par un membre du parti Les Verts qui avait tué huit élus et blessé dix-neuf autres, s'était-il trouvé un politicien ou un éditorialiste pour réclamer la dissolution de ce parti
politique ?
Bref, l'affaire Merah, dramatique car des familles sont endeuillées, aura au moins servi de révélateur de ce que l'anti-racisme en France relève de l'obsession, voire de la maladie mentale.
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