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Le blog politique de Thomas JOLY

En finir avec les faux diagnostics (par Xavier Raufer)

13 Avril 2012, 08:59am

Publié par Thomas Joly

securite.gifL’affaire Mohamed Merah aidant, voici les “quartiers chauds” revenus au centre des débats de l’élection présidentielle. Sont-ils des pépinières à djihadistes ? Des couveuses pour bandits ? Alimentés par cent poncifs et idées reçues, les commentaires coulent à flots, issus de la culture de l’excuse, et véhiculés par nombre de journalistes et politiciens.

 

Or, confronté aux faits et chiffres, ce catéchisme lacrymal a pour caractéristique majeure d’être entièrement et matériellement faux.

 

Rappel de la ritournelle des Diafoirus-sociologues : dans des “quartiers pauvres” et “territoires de relégation”, croupirait toute une “jeunesse abandonnée et méprisée”“moins dangereuse qu’en danger”, des damnés de la terre condamnés à “une vie de galère” et ne recherchant finalement qu’“un peu d’attention et de reconnaissance”.

 

Observons d’abord que cette doctrine misérabiliste n’a absolument rien de marxiste, Karl Marx lui-même qualifiant férocement ce Lumpenproletariat (“prolétariat en haillons”) de “racailles”. On est là à mi-chemin entre le pire mélodrame hugolien et l’abbé Pierre du crépuscule – le tout dans un total mépris de réalités manifestes et établies. Qu’on en juge.

 

– Misère (entraînant et expliquant la révolte et la violence) ? Faux ! D’après l’Insee, la Seine-Saint-Denis est le quinzième département le plus riche de France – compte non tenu, par définition, de l’économie souterraine qui l’irrigue. En y ajoutant les milliards de la drogue, le “9-3” est sans doute en réalité parmi les cinq départements les plus riches de France.

 

Firminy.jpg– Quels sont à l’inverse les plus pauvres ? L’Ariège (91e), le Cantal (92e) et la Creuse (96e). Ajoutons un taux de pauvreté de 19 % dans un tiers des départements ruraux de France métropolitaine – c’est-à-dire plus élevé que dans le “9-3”. Plus largement, souligne lumineusement le géographe Christophe Guilluy, « 85 % des ménages pauvres ne vivent pas dans les quartiers sensibles et… la majorité des chômeurs de longue durée se répartit sur l’ensemble du territoire ». Or, où brûlent les voitures ? Où tire-t-on à la kalachnikov sur les policiers ? Dans la Creuse ou en Seine-Saint-Denis ?

 

– Les pauvres “assignés à résidence”, dans de lointains territoires de relégation ? Archifaux, là encore ! À l’échelle du Bassin parisien dans son entier, la Seine-Saint-Denis est dans une position confortablement centrale, non dans une lointaine bordure – et dans les “zones urbaines sensibles” (Zus) de ce département, comme dans celles des autres de la région parisienne, la mobilité de la population est la plus élevée de France (taux de mobilité de 61 %, selon l’Observatoire national des Zus).

 

– Les quartiers sensibles représentent la jeunesse, la France rurale n’étant plus peuplée que de paysans âgés ? Faux ! Ces quartiers et cités ne rassemblent que 9 % de la jeunesse (l’Insee, toujours), la France périphérique au contraire (grande banlieue et villes-satellites des métropoles) abritant un jeune sur trois de 18-24 ans – et ce, avec un taux de criminalité fort bas.

 

Village typiqueAjoutons que l’espace rural (18 % de la population métropolitaine, 11 millions d’habitants) compte désormais 32 % d’ouvriers, 27 % d’employés – et seulement 7 % d’agriculteurs… sans que nulle déprédation ou exaction ne s’y commette, ou presque.

 

Industrielle ou rurale, cette France périurbaine est celle des précaires, agriculteurs percevant les minima sociaux, ouvriers pauvres, travailleurs à temps partiel. Cette “France des plans sociaux” abrite les nouvelles classes populaires évincées des grandes métropoles (centre-ville et première couronne) – désormais fiefs de la bourgeoisie-bohème (“bobo”) et des immigrés récents. Or quoique victime de la recomposition sociale du territoire, cette France périphérique est calme. Malgré une pauvreté invisible, la délinquance y est rare et la criminalité, plutôt exceptionnelle.

 

Avec une insondable morgue, les journalistes “tendance bobo” dénigrent cependant cette France périphérique et sa “logique de repli”. Alors que, pour ces populations victimes de la mondialisation et de la prédation financière, il s’agit, tout au contraire, d’une demande de protection.

 

défendons-nousOr il est crucial de poser justement ce diagnostic, sans se laisser emporter par des lubies idéologiques ou par un sentimentalisme niais. Car, de même qu’on ne raisonne pas juste sur des figures fausses, on ne peut édifier de politique efficace sur des concepts erronés. Pourtant, c’est ce que l’on fait depuis trente ans sous le nom – déjà absurde – de “politique de la ville”.

 

Comme de l’eau dans un trou, cette “politique” déverse des milliards d’euros dans des programmes immobiliers opaques et dans d’incontrôlables subventions : 550 millions d’euros en 2012 pour la politique de la ville ; 390 millions pour la “cohésion sociale et l’égalité des chances”, nom fort noble pour ce qui ressemble souvent à du racket ou du chantage à l’émeute. À la lumière des réalités que je viens d’énoncer, c’est cette politique-là, d’abord, qu’il faut revoir de fond en comble. Administré à partir d’un faux diagnostic, un médicament n’a aucune chance, jamais, de faire le moindre effet !

 

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Philippe Poutou, le tocard trotskyste qui fait le buzz

13 Avril 2012, 08:18am

Publié par Thomas Joly


 

Soucieuse d'éluder toute question de fond tout au long de la pitoyable campagne présidentielle, la presse française a décidé de faire le buzz avec le candidat trotskiste Philippe Poutou. Pourtant auteur d'une prestation pathétique sur France 2 mercredi soir, il est malgré tout inexplicablement encensé par la fange médiatique qui a toujours les yeux de Chimène pour tout ce qui est d'extrême-gauche.

 

Poutou candidat, alors que Carl Lang n'a pas eu les 500 signatures, voilà qui en dit long sur le système démocratique dans notre pays. Que ce guignol, vulgaire, incapable de mener un raisonnement, désarmé devant les journalistes qui s'esclaffent complaisamment, puisse être candidat à la présidence de la République, alors qu'un homme politique de qualité comme Carl Lang est évincé, donne furieusement envie de boycotter la mascarade le 22 avril.

 

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Cher Jean-Luc Mélenchon, et si on parlait des travailleurs ?

12 Avril 2012, 09:15am

Publié par Thomas Joly

Derder-Fathi.jpgNos voisins et amis helvétiques sont de bons observateurs de la politique française : leur proximité géographique, la similitude de la langue pour beaucoup et leur imprégnation de notre culture les rendent curieux et surtout perspicaces pour tout ce qui se passe dans l’Hexagone. Fathi Derder, parlementaire suisse, membre du parti libéral, journaliste, qui connaît bien nos institutions et nos mécanismes politiques a lancé une lettre ouverte à Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidence de la République.

 

Cher Jean-Luc,

 

Or donc, vous plaignez les Suisses. Je vous ai entendu lundi sur Europe 1: vous nous plaignez d'avoir refusé deux semaines de vacances supplémentaires. Ainsi, nous aurions été intimidés par nos méchants patrons. Vous précisez même : « Je comprends parfaitement que le patronat suisse mélenchonutilise tous les arguments, dont la peur et l'insulte, contre les travailleurs ». Je ne doute pas que vous le compreniez : la peur et l'insulte, c'est votre truc. Mais bon. Restons concentré sur le fond de votre propos. Vous dites comprendre les patrons. En fait, vous ne comprenez rien du tout, une fois de plus.

 

Il est vrai que nous avons refusé ce week-end l'initiative « six semaines de vacances pour tous ». Pour le reste, une ou deux précisions s'imposent. La première : une partie de la gauche était opposée à l'initiative. Quant aux patrons, loin de la peur et de l'insulte, ils ont agi avec responsabilité. Une responsabilité citoyenne. Un concept qui vous échappe peut-être.

 

Ce que les Suisses ont compris, eux, c'est que plus de vacances, c'est plus d'heures sup. Ce que les Suisses ont compris aussi, mon cher Jean-Luc, c'est que le patron est le partenaire de l'employé. Nous appelons cela la paix du travail. A la grève systématique, nous privilégions le dialogue, le partenariat social. De vraies négociations branche par branche, entre gens bien élevés, sans peurs, ni insultes. Sans méthodes de voyous. Conséquence : notre marché du travail est souple, flexible et redoutablement efficace. Sans chômage, ou presque.

 

Suisse.jpgLe choix du peuple suisse correspond à sa maturité politique. La démocratie directe implique un grand sens des responsabilités. Il ne suffit pas de balancer des slogans en chantant Ferrat. Il faut penser aux conséquences, aussi. D'ailleurs, le résultat de ce week-end n'est pas serré: l'initiative pour plus de vacances s'est naufragée dans les urnes, faisant l'unanimité des cantons contre elle. En Suisse centrale, l'objet a été littéralement balayé, rejeté par plus de 80% des votants. Avouez que ça fait beaucoup de Suisses tétanisés par le patronat ! Et la Suisse romande ne fait pas exception, bien que proche de vous. Certains disent même que la proximité de la France a joué contre l'initiative: pour le patron des patrons suisses, « le modèle français a fait figure de repoussoir ».

 

Melenchon-revenus.jpgAmusant. Comme toute la campagne en cours chez vous. J'entendais l'autre jour Philippe Poutou à la radio. Il est marrant, lui. Il parlait de vous (entre autres). L'homme du Nouveau parti anticapitaliste y dénonçait notamment les professionnels de la politique qui « ne connaissent rien au monde du travail » (comme vous). S'en est suivi une apologie du candidat salarié (comme lui). L'homme du combat contre le capitalisme n'en finissait plus de valoriser le salarié. Sans se rendre compte, visiblement, que le salarié n'existe pas sans « salariant ». En français, son patron. Le capitaliste qu'il aime tant détester.

 

D'abord je riais, amusé. Puis je me suis rendu compte que j'étais d'accord avec Poutou sur un point : celui qui vous concerne. Il y a quelque chose de bizarre à entendre ces pros de la politique qui ne connaissent pas la réalité du monde du travail... mais qui en parlent quand même ! D'abord ça fait bizarre. Et puis, quand ils se mettent à critiquer des citoyens travailleurs responsables, ça devient carrément surréaliste.

 

melenchon-negationniste.jpgJe ne sais pas ce que vous en pensez, mon cher Jean-Luc, vous n'en avez pas parlé à Europe 1. Vous avez préféré poursuivre sur la voie de l'insulte et de la peur, en qualifiant la Suisse de « coffre-fort de tous les voyous de la terre ». Ah ! Nouvelle erreur, mon cher Jean-Luc: la Suisse n'est pas un coffre-fort, la Suisse est un pays de travailleurs dont vous devriez vous inspirer. En commençant par vous mettre au travail vous-même, au lieu de gloser sur les vacances des autres, du haut de votre perchoir de rentier de la politique.

 

Non, donc, la Suisse n'est pas un coffre-fort. D'une part - peut-être cela vous a-t-il échappé - notre pays renonce actuellement au secret bancaire. Mais surtout, l'argent qui va bientôt inonder nos coffres ne sera pas celui de voyous, mais d'honnêtes travailleurs français dont l'Etat souhaite confisquer l'intégralité des revenus, ou presque. Pour financer, notamment, une partie de la campagne qui vous permet de nous assommer publiquement de contre-vérités. C'est à se demander qui est le voyou : le travailleur, ou le politique qui vit de l'argent du travailleur ?

 

Dans l'attente impatiente de vous réentendre parler de la Suisse, je vous adresse, cher Jean-Luc, mes plus laborieux messages.

 

Fathi Derder
Parlementaire suisse, membre du parti libéral radical, journaliste

 

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Raymond Aubrac : agent communiste, mythomane, épurateur sanguinaire

12 Avril 2012, 08:52am

Publié par Thomas Joly

Aubrac-Raymond.jpgDirecteur de recherches au CNRS, l'historien Stéphane Courtois est un spécialiste du communisme. Elève d'Annie Kriegel, il a été le maitre d'oeuvre du Livre noir du communisme. Son dernier livre, "le Bolchevisme à la française" (Fayard) est paru en 2010. Historien engagé, mais grand connaisseurs des archives, il nous décrit la face caché d'un personnage aujourd'hui encensé.

 

Qui était vraiment Raymond Aubrac ?
Un agent soviétique, mais pas au sens où il aurait travaillé pour le services d'espionnage de l'Union soviétique. Il était plutôt un membre important du réseau communiste international, un sous-marin communiste si l'on veut ; en tout cas, beaucoup plus qu'un agent d'influence. Un homme comme lui avait évidemment un agent traitant à Moscou. [...]

 

communistes assassinsMais Aubrac a toujours expliqué qu'il n'avait jamais été membre du PCF ?
(Rire). C'est exact, formellement, mais tout cela est cousu de fil rouge. Il faisait partie de ce qu'on appelle les "hors-cadres", des gens de haut niveau dont le PCF n'avait pas besoin qu'ils prennent leur carte. Ils leur étaient plus utile à l'extérieur. Aubrac était un ingénieur, sorti de l'Ecole des Ponts et Chaussées, et le PCF ne voulait pas le mettre en avant. Ce qui ne l'empêchait pas de participer à des réunions de cellules comme "observateur". Avant guerre, sa future épouse Lucie était elle-même communiste, proche d'André Marty - qui fut représentant du PCF au Komintern.

 

Ses biographes le présentent comme une sorte d'industriel à la tête d'une entreprise d'urbanisme. Qu'en est-il ?
La société qu'il dirigeait était le Berim - le Bureau d'études et de recherches pour l'industrie moderne. Placé sous la responsabilité de Jean Jérôme, l'und es hommes les plus importants et les plus secrets du PCF - cette société servait de pompe à finances au Parti. C'est, par elle, que passaient les financements en provenance de l'Est - sous la forme de contrats plus ou moins bidons. Même chose avec les maires communistes.

 

On apprend qu'il était à Saïgon lors de l'arrivée des chars du Nord-Vietnam en 1975. Qui faisait-il ?
Aubrac a joué un rôle très particulier dans l'affaire du Vietnam. Lorsque le dirigeant communiste Hô Chi Minh vint en France en 1946, il fut hébergé par les Aubrac à la demande de Jacques Duclos. Puis il servit de contact entre l'appareil communiste international et Henry Kissinger lui-même. Du sérieux, on le voit.

 

Aubrac-couple.jpgSon rôle durant la Résistance a fait l'objet de polémiques. On se souvient d'un procès contre l'historien Gérard Chauvy et d'une table ronde organisée en 1997 par Libération. Qu'en pensez-vous ?
Pendant longtemps, Aubrac et son épouse Lucie ont raconté qu'il s'était évadé à la suite d'une opération de la Résistance. Or, Arthur Kriegel - qui a participé à cette action commando - assurait qu'Aubrac n'était pas là quand elle eut lieu. Puis Aubrac a reconnu dans la biographie "autorisée" que Pascal Convert lui a récemment consacrée qu'il ne s'était pas évadé, mais qu'il avait été libéré.
Un autre épisode pose problème. A la Libération, il est commissaire régional de la République à Marseille. Or De Gaulle va le virer sans ménagement et sans explication. On sait aujourd'hui pourquoi : il avait couvert des lynchages politiques dans des prisons, notamment en Avignon ainsi que l'assasinat de militants trotskystes indochinois.  A Marseille, il créa des CRS (Compagnies républicaines de sécurité) dont on découvrit plus tard qu'elles étaient entièrement infiltrées par le PCF.

 

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Le programme de François Hollande en une minute

11 Avril 2012, 09:13am

Publié par Thomas Joly


 

Tout pour les "minorités" et la diversité, rien pour les Français de souche. Vous voulez plus d'immigrés, plus de CMU, plus d'impôts ? Vous voulez prendre à ceux qui travaillent pour donner à ceux qui chôment ? Vous voulez supprimer le quotient familial et donner plus d'allocations aux mères allogènes d'une tripotée d'enfants ?

 

Votez Hollande !

 

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In Memoriam : François Brigneau

11 Avril 2012, 08:39am

Publié par Thomas Joly

Brigneau.jpgFrançois Brigneau, de son vrai nom Emmanuel Allot nous a quitté. Il sera enterré vendredi à 14h15 au cimetière de Saint-Cloud.

 

Il est né le 30 avril 1919 à Concarneau. Emmanuel Allot était un grand admirateur de Robert Brasillach, qu’il rencontra durant l’Occupation et côtoya plus tard à la prison de Fresnes. Le lendemain du débarquement allié en Normandie, il s’engage dans la Milice. Arrêté, il est condamné pour faits de collaboration. Il sort de prison au bout d’un an et se marie à la nièce de Georges Suarez. Il entame ensuite une carrière dans la presse, en prenant tout d’abord le pseudonyme de Julien Guernec. Il est l’ami du romancier et journaliste Antoine Blondin et tente lui-même une carrière littéraire, étant alors rattaché au courant des Hussards. Il se spécialise un temps dans les chroniques humoristiques rédigées en argot parisien. Il prend le pseudonyme de François Brigneau pour entamer une carrière dans la presse à grand tirage. En 1954, il obtient le Grand prix de littérature policière pour son polar La Beauté qui meurt.

 

Il a écrit pour Paroles françaises, journal du Parti républicain de la liberté détenu par André Mutter, La Dernière lanterne, Indépendance française, France dimanche, Le Rouge et le noir, Constellation, La Fronde, Rivarol, Ciné monde, L’Auto-Journal. Il a été ensuite rédacteur en chef à Spectacle du Monde, éditorialiste à Télé Magazine, grand reporter à Paris Presse, L’Intransigeant et à L’Aurore et enfin collaborateur à Minute. Ses éditoriaux vengeurs, souvent dirigés contre le président Charles de Gaulle, contribuèrent à faire la réputation du journal. Il est un temps rédacteur en chef de Minute et en demeure l’éditorialiste vedette jusqu’au milieu des années 1980.

 

Brigneau-Ordre-Nouveau.jpgParticipant au comité de campagne de Jean-Louis Tixier-Vignancour, lors de l’élection présidentielle française de 1965, il est ensuite membre du mouvement Ordre nouveau, puis cofondateur du Front national, dont il est de 1972 à 1973 le vice-président. Il s’éloigne ensuite du Front national lors de la scission qui voit une partie de ses membres fonder le Parti des forces nouvelles (PFN). Il se rapproche plus tard à nouveau du FN, sans pour autant faire partie de l’appareil du parti. Il a collaboré en tant qu’éditorialiste, dans les années 1980 et 1990, à l’hebdomadaire National-Hebdo, dont la rédaction est domiciliée dans les locaux du Front national.

 

Il fut également le responsable de la rubrique télévision de National-Hebdo, signant ses articles du pseudonyme féminin de Mathilde Cruz.

 

François Brigneau a également compté parmi les fondateurs du quotidien Présent, mais il s’en est éloigné en 1985 à la suite d’un désaccord avec le directeur de la rédaction Jean Madiran.

 

François Brigneau s’emploie régulièrement dans ses éditoriaux à dénoncer l’influence exercée par la communauté israélite. Il fut plusieurs fois condamné pour écrits antisémites par la 17e chambre correctionnelle de Paris.

 

Touvier-Konk.jpgEn 1992, lors de l’acquittement de Paul Touvier (condamné par la suite à la réclusion criminelle à perpétuité), François Brigneau écrit : « En 1945, les crimes commis par les Français qui s’étaient rebellés contre le gouvernement légitime et légal de leur pays furent absous, quelle que fût leur horreur […] et celle-ci ne manqua pas. En revanche, les crimes commis par les Français obéissant aux ordres du gouvernement légitime et légal de leur pays continuèrent d’être poursuivis et condamnés, longtemps après la Libération. […] La vraie revanche de l’humanité sur le crime, c’est la chambre d’accusation qui vient de la prendre. Elle a blanchi et libéré Touvier. […] Quant à moi, après ma mort, conclut M. Brigneau,je voudrais qu’une plaque fût apposée sur ma maison. On lirait ces mots : “Ici, pendant la chasse à l’homme, Paul Touvier et les siens furent reçus chaque fois qu’ils le désirèrent”. »

 

Lorsqu’éclata, fin 1998-début 1999, la crise entre partisans de Jean-Marie Le Pen et ceux de Bruno Mégret, entre lesquels il ne voulait choisir, François Brigneau se résolut à quitter National-Hebdo et se brouilla avec Jean-Marie Le Pen, dont il était pourtant l’un des meilleurs amis.

 

Après cette semi-retraite involontaire, il a toutefois continué d’assurer une chronique régulière dans Le Libre Journal de la France Courtoise, publication « décadaire » animée par Serge de Beketch.

 

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Une carte « ethnique » des États-Unis

10 Avril 2012, 18:32pm

Publié par Thomas Joly

emeutes-los-angeles-1992.jpgLe site internet du New York Times propose une carte « ethnique » des États-Unis basée sur les statistiques fournies par des échantillonnages du recensement 2005-2009.


Le constat est édifiant, les principales villes américaines sont désormais composées de populations allogènes. Los Angeles, Houston, San Antonio, Chicago, Détroit…


Il est évident qu’une publication similaire en France est inconcevable…

 

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L'islam en prison

9 Avril 2012, 11:19am

Publié par Thomas Joly

islam prisonUn document de travail de 89 pages, commun à l'administration pénitentiaire et aux services de renseignement de la police, intitulé L'islam radical et les phénomènes de prosélytisme islamistes dans les établissements français, manuel de radicalisation dans les prisons, classé confidentiel, a pour objectif de donner des indices aux surveillants de l'administration pénitentiaire (AP) pour dépister les signes de radicalisation des détenus de confession musulmane.

 

Il y aurait, dans les établissements pénitentiaires en France, près de 20 000 musulmans pratiquants (c'est-à-dire respectant le ramadan) sur 66 000 détenus. L'islam des prisons est aujourd'hui encadré par 151 aumôniers musulmans agréés. A l'intérieur des prisons, le personnel de la pénitentiaire a de plus en plus de problèmes à gérer les susceptibilités et les exigences - le refus, par exemple, de certains musulmans d'accepter aujourd'hui la présence de femmes.

 

priere musulmanPatrick Guillemin, ancien braqueur, vingt-trois ans de prison essentiellement en centrale, dont dix années passées à l'isolement, parle en connaissance de cause: «Il y a eu un moment, au début des années 2000, où le pouvoir a changé de main dans les prisons. Le grand banditisme auquel j'appartenais a cédé devant les califes, plus forts, plus nombreux... À l'époque, les musulmans priaient dans les cours de promenade. Quand la directive de l'AP est tombée, vers 2004, imposant la prière dans les cellules ou dans une salle affectée à cela, les musulmans ont bloqué le parloir avec les familles à l'intérieur.»


Une dizaine d'islamistes en fin de peine seront libérés en 2012 et 2013. La DCRI aura communication de leur adresse et lieu de travail. Leurs téléphones seront écoutés et leurs déplacements, contrôlés. Peu importe, les islamistes savent tout cela depuis longtemps déjà et imaginent constamment des astuces pour déjouer les surveillances. La loi pénitentiaire de 2009 interdit désormais les fouilles à nu de tous les prisonniers au retour des parloirs sauf à être «motivées par des indices sérieux».

 

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Un nouveau blog du Parti de la France en Mayenne

6 Avril 2012, 08:26am

Publié par Thomas Joly

Mautin Matthieulogo pdf verticalLe dynamique délégué départemental du Parti de la France en Mayenne, Matthieu Mautin, a créé un blog qu'il a intitulé « Réaction populaire ».

 

Cliquez ici pour le consulter.

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Chapelle Saint Pie X taguée pour la semaine sainte... pour la 3ème année consécutive

6 Avril 2012, 08:15am

Publié par Thomas Joly

claquons-leur-la-gueule.jpgPour la troisième année consécutive, la chapelle Saint Pie X de Caen a été recouverte de tags christianophobes et politisés en pleine semaine sainte.

 

Comme il ne s'agit-là ni d'une synagogue ou d'une mosquée, aucune indignation politique ne s'est faite entendre.

 

Le message qui barre la façade de la chapelle est : "Le christianisme dans son essence est une doctrine de l'injustice. Fuck fafs 4 ever."

 

Les bouffons qui ont tagué ce slogan dérisoire sur le christianisme feraient bien d'aller vivre en pays islamique ou dans la bande de Gaza et de jouir là-bas de la "doctrine de justice" de l'islam et du judaïsme.

 

Quant à la mention "fuck fafs 4 ever", elle prête à rire tant ce mélange d'anglais et de langage SMS montre quel est le niveau de décadence américanisée atteint par les "antifas", qui préfèrent s'en prendre à une chapelle isolée plutôt qu'aux "fafs" eux-mêmes, sachant que ceux-ci sont loin d'être introuvables...

 

Bref, ce tag, blessant pour les fidèles de la fraternité sacerdotale Saint Pie X et qui passera une fois de plus inaperçu tant il est "normal" d'être anti-chrétien, n'est encore une fois l'oeuvre que de désoeuvrés, de bouffons conformistes et d'abrutis profonds qui, s'ils avaient au moins le courage de leurs opinions, sauraient mener leur "combat" anti-fasciste comme des hommes.

 

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Supprimer le mot

5 Avril 2012, 09:20am

Publié par Thomas Joly

Obama.jpg« Si j'avais un fils, il ressemblerait à Trayvon Martin. » Barack Obama

 

Le meurtre d'un jeune Noir devient une affaire d'Etat aux Etats-Unis parce que ce jeune ressemble au président des Etats-Unis. En France, le meurtre de jeunes Juifs est plus grave que le meurtre d'une gamine violée et égorgée par un Africain dans des toilettes publiques, car elle n'avait pas l'amabilité de manger casher... Oh ! Je vais un peu loin là. Désolé, c'est juste que... ma petite sœur, elle ressemble à cette gamine. Mais la race ne compte pas, il paraît.

 

Noir tue blancMoi, je n'ai pas la tête qu'aurait le fils d'Obama. Je ne suis qu'un fils de nazi, ou plutôt de fasciste, puisque plus italien qu'allemand. Et si j'avais un fils, il me ressemblerait. Alors si mon gosse ou moi-même se faisait buter par un flic noir, le président américain n'en ferait pas un scandale national, parce que mon visage ne lui serait pas familier, ne le toucherait pas outre mesure. Il serait peut-être peiné en apprenant la nouvelle - Obama a l'air sympathique - mais comme ça, sans plus. De même en France, étrangement, la vie d'un Jérémy Censier semble moins importante que celle d'un Ilan Halimi.

 

Préférer des dirigeants européens en Europe ? "Raciste !" nous disent-t-ils, car la race n'existe pas. On va d'ailleurs supprimer ce mot de la constitution. Une réalité disparaît en même temps que le mot qui la désigne, n'est-ce pas ? C'est peut-être pour ça qu'au milieu des omniprésents "black", "renoi", "beur", "rebeu", "musulman", "école juive" ou "métis", le seul terme interdit est "Français de souche".

 

Henry-Louis-Gates.jpgEn 2009, un homme, en l'occurrence noir, entre dans une maison en forçant la porte. Une voisine qui voit la scène alerte un policier qui s'y rend et demande à cet homme ses papiers d'identité, puisque ce dernier prétend être propriétaire de ce domicile. L'homme refuse et accuse le policier de racisme. Et Obama s'empare de l'affaire pour dénoncer les discriminations aux Etats-Unis de la part des forces de l'ordre.

 

Le grand Barack, le mélange, le surhomme, celui qui est venu nous apprendre que les origines ne comptent pas et que l'on peut tous se voir comme des frères, au-delà des cultures et des ethnies. Sauf qu'Obama, bien que prince de sang mêlé, n'est pas magicien.

 

Cet homme est noir et se voit comme tel. C'est comme ça. Il a été présenté comme noir à la face du monde, et comme Dieudonné et tous les métis de leur type il se sent appartenir d'abord au côté obscur de sa famille. En tout cas du côté du père, comme par hasard. Preuve en est cette intervention du président américain qui, incapable de garder son déguisement de prophète post-racial plus longtemps, n'a pas pu s'empêcher de défendre sa communauté contre la réalité des faits et de reprendre avec vigueur - dans un but de rassemblement des Noirs et des Blancs, certainement - le vieux refrain du visage pâle raciste, coupable hier, aujourd'hui, demain et jusqu'à la fin des temps.

 

USAEpisode qui laisse présager aux Etats-Unis une politique antiraciste, c'est-à-dire contre les Blancs, encore plus puissante qu'auparavant. Un combat de tous les instants contre la vermine fasciste à l'épiderme un peu trop clair qui ose demander ses papiers à un Noir qui défonce la porte d'une maison pour y entrer. Spots publicitaires, programmes scolaires dès la petite enfance, débats télévisés entre intellectuels... la grande danse macabre de cette mélodie du métissage qui sonne aux oreilles de tout fin mélomane comme un "Arrête d'être blanc ça m'énerve !".

 

Pour ceux qui n'avaient pas encore compris, et qui ont sûrement encore du sable dans les cheveux à force d'y plonger la tête, le monde n'est pas fait d'individus pouvant vivre ensemble dans la plus horizontale des égalités, il est fait de groupes d'hommes voulant prendre le pas sur les autres groupes au sein d'un rapport de forces dans lequel le paramètre racial joue et jouera toujours.

 

Martin Luther King avait fait un rêve, il paraît. Ce jour-là il aurait dû faire une nuit blanche. Bien blanche.

 

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Les européistes veulent interdire le financement européen des eurosceptiques

5 Avril 2012, 09:08am

Publié par Thomas Joly

Europe-coco.jpgLe 29 mars, le Parlement européen a voté un texte par lequel il  « se dit inquiet du fait que les principes sur lesquels l'Union européenne est fondée, à savoir les principes de la liberté, de la démocratie, du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que de l'État de droit ne sont pas totalement respectés ; souligne qu'une subvention du Parlement ne devrait être octroyée qu'aux partis qui respectent scrupuleusement les principes fondateurs de l'Union ainsi que la charte des droits fondamentaux ; demande par conséquent que ce règlement soit révisé en conséquence ».

On va donc modifier les règles de façon à ce que l’AEMN (Alliance européenne des mouvements nationaux, regroupant neuf partis dont le Front national, le British national Party, le parti hongrois Jobbik, etc.) ne soit plus reconnue et ne puisse plus bénéficier d’un financement. Sur un critère idéologique.

 

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