Mariage gay : l’indignité des sénateurs ! (par Gabrielle Cluzel)
Cette fois, c’est fait. Le Sénat a adopté le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe. Et il faut voir comment. Oui, il faut que ceux qui ne l’ont pas vu
en direct aillent contempler, sur le Net, le spectacle
de ces deux minutes ubuesques, ces deux minutes invraisemblables entre précipitation et désinvolture, au cours desquelles s’est joué, vendredi matin, le sort de la loi dite « du mariage
pour tous ».
L’hémicycle est quasi vide. Il est vrai, hein, que le sujet n’intéresse globalement pas grand-monde. Trois manifestations successives, un million et demi de personnes dans la rue, 700.000
pétitionnaires, des enfants, des adolescents, des vieillards gazés par des forces de l’ordre dépassées pèsent pour peanuts à côté de la perspective d’un beau week-end printanier. On
attendait le soleil depuis tellement longtemps et il faut partir vite si l’on veut éviter les embouteillages…
Quant à ceux qui ont fait l’effort surhumain de venir, ils sont visiblement pressés comme des lavements : allez hop, fissa, on ne perd pas de temps ; et comme la question est, c’est sûr, assez secondaire, on va éviter de se casser la tête : votons donc à main levée, à la bonne franquette, comme à Nanterre dans le grand amphi pour reconduire une énième grève étudiante. L’avantage est que cela ne laisse pas de traces. Même une élection des délégués en CM2 revêt plus de solennité.
Pas plus de vingt secondes, j’ai chronométré : « Ceux qui sont favorables lèvent la main ? Merci. Ceux qui sont contre ? Merci. Abstention ? Merci. Mes chers
amis, le Sénat a adopté le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe. » Applaudissements. Baissez le rideau.
Moi, je vous le dis, Jean-Pierre Bel, le président socialiste du Sénat qui menait l’affaire, a des superpouvoirs. Il est né, c’est sûr, des amours adultères de Super Jaimie et de Forrest Gump : comment, sinon, pourrait-il dans un laps de temps aussi court faire un décompte exact des mains en l’air qui se cachent les unes les autres dans les rangs ? À moins qu’il ait eu naguère le même instit’ que le préfet de police de Paris : invente toi-même le résultat de ton addition.
Dans la tête de Christine Taubira, d’ailleurs, les choses n’ont pas l’air
très claires : dans un premier communiqué de presse, elle salue le vote qui a permis au Sénat d’adopter en première lecture, « à une très large majorité ». Quinze minutes,
plus tard, arrive un autre communiqué, un communiqué rectificatif identique au précédent à un détail près : la « très large majorité » a disparu. Le flou artistique, c’est
quand même plus prudent. Pas moyen, en somme, de savoir qui a voté quoi entre socialistes impatients d’en finir et UMP défaillants. Et cela arrange tout le monde.
Pas grand-chose sous le soleil, dites-vous. Un vote prévisible à l’image de toute la vie politique française : bâclé, foutoir, confus, inique. Une majorité (théorique) méprisante et une opposition parlementaire qui, trop souvent, ne brille pas par le courage…
Mais combien de coups les opposants de
la rue seront-ils encore capables d’encaisser sans (trop) broncher ? Car à peine ce vote-mascarade expédié, un nouveau camouflet se profile : le texte repassera devant l’Assemblée dès
mercredi, et non plus fin mai comme prévu. Le gouvernement veut en finir et fonce dans le tas. Et en pensant éteindre le feu, va souffler sur les braises. Plus que jamais.
Un analyste politique affirmait doctement il y a quelques jours que le gouvernement n’avait pas d’autre choix que de composer avec les opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, d’écouter a minima leurs revendications. Pour des raisons psychologiques simples. L’intransigeance absolue pousse au désespoir, et le désespoir à la radicalisation. La pire des stratégies politiques, la plus explosive, expliquait-il.
Mais si l’intransigeance d’un gouvernement face à quelques milliers de Français est explosive, que dire de celle, insultante, humiliante, que l’on oppose à plus d’un million et demi d’entre eux ?
/image%2F0931529%2F20140223%2Fob_09a8fa_logo-pdf.png)
Le MRAP, qui les avait soutenus, est drôlement soulagé. Bouchra et Zeyad Bagour, la mère et l’oncle du petit garçon qui avait arboré à l’école de Sorgues son tee-shirt portant côté pile
« Jihad, né un 11 septembre » et côté face « Je suis une bombe », ont bénéficié d’un non-lieu.
On va devoir lui
faire un dessin, à ce benêt qui s’est porté partie civile (le seul à le faire d’ailleurs, puisque l’Éducation nationale n’a pas donné suite) ? « J’suis une bombe », ça
signifie simplement « j’suis un beau gosse ». Voilà. J’te jure, faut tout lui dire, à lui. Et puis Mohamed Merah, quand il allait en Afghanistan, c’était pour faire du
tourisme, parce que les plages de sable fin et les terrains de pétanque, là-bas, sont hyper réputés. D’ailleurs, j’y pense, lui aussi venait d’une « famille paisible », tous
les grands journaux l’ont dit.
Et si tout cela
faisait jurisprudence, si d’autres tontons Zeyad farceurs du même genre s’essayaient à d’autres petites parties de rigolades ? Si l’un d’entre eux, par exemple, offrait à un neveu prénommé,
par le plus grand des hasards, Adolphe (prénom très classique, vous en conviendrez, quoiqu’un peu tombé en désuétude), un beau tee-shirt avec cette vanne impayable en grosses lettres sur le
torse : « Ça gaze pour moi », nos amis du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples ne pourraient, en toute logique, que trouver cette plaisanterie
« innocente » quoiqu’un peu « maladroite », et dénuée, vraiment, de toute connotation antisémite, quelle horreur, vous n’y pensez pas. Pas de la part d’un
tonton Zeyad. Mais combien de fois faudra-t-il vous répéter qu’il y a eu une erreur de casting regrettable et que le motard qui a sévi devant l’école Ozar Hatorah aurait dû venir des mouvances
d’extrême droite et non pas… de là où il venait.
Ce n’est pas tout, ça, mais maintenant que la justice a classé l’affaire
Jihad, elle va pouvoir vraiment se mettre au boulot. Toujours dans le registre vestimentaire, mais sur des dossiers lourds cette fois. Les agents de la force publique sont débordés, ne savent
plus comment appréhender ces porteurs de sweat-shirts obscènes qui pullulent ces temps derniers dans les jardins publics, offensant les bonnes mœurs et dérangeant la tranquillité des braves gens.
Un père, une mère, deux enfants. Rien que des silhouettes, mais enfin extrêmement reconnaissables quand même, même par les moins de 12 ans. La contagion est telle qu’elle aurait, semble-t-il,
déjà passé les frontières. On a même signalé le cas d’une députée italienne contaminée. Une sorte de virus H1N1 moral, dont, en plus, même Roselyne n’aurait pas le vaccin. La cata, je
vous dis.
Le député socialiste de Gironde, Vincent Feltesse,
Quelques heures seulement après avoir appelé
solennellement à la démission du gouvernement et à la dissolution de l’Assemblée nationale à la suite des aveux de l’ex-ministre socialiste du Budget, Marine Le Pen est tout à coup rattrapée par
l’affaire Cahuzac. Le Monde a en effet révélé que le compte suisse de Jérôme Cahuzac a été ouvert en 1992 par un très proche de Marine Le Pen, Philippe Peninque. Ce conseiller officieux
de la présidente du Front national avait été chargé en 2007 par Jean-Marie Le Pen de faire un audit du Front national après les résultats désastreux des législatives. Cet avocat sexagénaire,
ancien gudard, avait alors convaincu le fondateur du FN, contrairement à l’avis du trésorier national Jean-Pierre Reveau, que le parti n’avait pas à rembourser l’argent prêté par Fernand Le
Rachinel pour ces élections législatives, en faisant état de “surfacturations”, ce qui avait conduit à des poursuites judiciaires de part et d’autre aux termes desquelles Le Rachinel l’a
emporté sur toute la ligne, le FN devant rembourser avec des intérêts non négligeables les sommes prêtées. Philippe Peninque et Marine Le Pen ont confirmé la véracité des informations du
Monde. Avocat spécialisé dans les montages fiscaux, Philippe Peninque s’est en effet chargé de l’ouverture du compte à la banque UBS pour l’ancien ministre qui en était l’ayant droit. Un
an plus tard, ce dernier l’a récupéré en nom propre, via la société financière Reyl and co, basée à Genève. Selon les dires de Peninque, ses relations avec Jérôme Cahuzac dépassent
largement le cadre professionnel. Les deux hommes entretiennent en effet une relation amicale et se tutoient. Cahuzac est également un très proche de Dominique Strauss-Kahn. Peninque affirme
avoir aujourd’hui « la même amitié qu’avant » pour l’ancien ministre socialiste. Il raconte l’avoir croisé « par hasard » (sic !) quelques jours avant ses aveux : « Il était
blanc comme un linge et il m’a dit : “Je vais aller me dénoncer aux juges” ». On voit le degré de connivence qui existe entre tous les partis politiques du Système, FN compris. « Tu me
tiens par la barbichette, je te tiens par la reniflette », jamais cet adage n’a été aussi exact qu’aujourd’hui. En tout cas l’image du FN « tête haute et mains propres » opposé à la
« bande des quatre » en prend un coup ! Décidément c’est bonnet rose et rose bonnet ! Tous ces partis démocratiques sont tous aussi pourris les uns que les autres ! Mêmes hommes, mêmes
méthodes, mêmes mœurs dégénérées, même absence de conviction, de droiture et de loyauté !
L’affaire ne s’arrête
d’ailleurs pas là. Marine Le Pen était au courant de l’existence de ce compte non déclaré et n’en a nullement fait état, jouant même aux vierges effarouchées. Philippe Peninque l’avoue dans
Le Monde. « Je lui ai dit (NDLR : à Marine Le Pen) que j’étais ami avec Cahuzac et peut-être que dans le cadre de mon activité professionnelle, j’avais ouvert ce compte
», a-t-il déclaré de manière vague. Réagissant à l’article, la patronne du FN a reconnu que Philippe Peninque lui avait dit qu’il avait ouvert le compte de l’ancien ministre à l’étranger,
mais seulement le mardi 2 avril, vingt-quatre heures seulement avant qu’elle n’appelle à la démission du gouvernement. On a cependant du mal à croire à cette version des faits : l’affaire Cahuzac
ayant été révélée par Mediapart dès début décembre 2012, Peninque aurait attendu quatre mois pour informer son amie de cette information capitale alors qu’il est l’un de ses principaux
conseillers politiques et stratégiques, un homme de l’ombre discret mais omniprésent ! Evidemment, très embarrassée, Marine Le Pen a tenté de minimiser les faits, estimant que « c’est un acte
complètement anodin […] Ouvrir un compte à l’étranger est complètement légal, c’est de ne pas déclarer les fonds qui est illégal ». Toujours est-il que cette nouvelle n’arrange pas ses
affaires. Chantre autoproclamé d’une classe politique qui se voudrait irréprochable, Marine Le Pen se voit là sérieusement éclaboussée. Elle avait en effet dénoncé « un mensonge d’Etat
», allant jusqu’à se dire persuadée que « le président de la République et le Premier ministre étaient au courant » de la fraude de Jérôme Cahuzac. Voilà l’arroseur arrosé ! Marine Le Pen,
tout à coup très discrète dans ses demandes de démission, dénonce désormais une « manipulation politique » qui consisterait à tenter de l’incriminer, elle « dont la veste est
immaculée » (sic !) : « Jʼai les amis que je veux y compris parmi les avocats ». Eh bien non, en politique, comme dans la vie, il peut y avoir des délits de
fréquentation. Dis-moi qui tu hantes, je te dirai qui tu es… Et comme si cela ne suffisait pas, le 10 mars,
Mediapart fait état du compte en Suisse de Jean-Marie Le Pen. L’un de ses proches, Jean-Pierre Mouchard, trésorier de son micro-parti Cotelec jusqu’en 1997, est
également cité pour avoir utilisé les services d’une société offshore de Gibraltar pour ses investissements. Jean-Marie Le Pen n’a pas nié avoir eu un compte en Suisse ouvert à UBS en 1981. Par
ailleurs, dans les années 1980, le clan Le Pen avait également été accusé de détenir une partie de sa fortune en Suisse. L’ex-épouse de Jean-Marie Le Pen, Pierrette, avait fait des révélations
dans ce sens. Que pensent de tout ce déballage nauséabond « les humbles, les petits, les sans grade » qui avaient mis leur confiance et leur espoir dans la famille Le Pen ?
Dimanche 1er avril, alors que le sommeil me happait
doucement, je fus saisie de la plus grande stupéfaction : un article publié sur Mediapart, «
Présents à la manifestation du 24 mars, ils racontent leur périple
en terres nauséabondes, énumérant les agressions dont voici l’inventaire bref et glorieux :
Le charmant collectif prétend s’octroyer le droit de dénier
à l’autre sa liberté de penser et de s’exprimer, ébauchant ainsi une forme de fascisme peu élégant qu’il prétend justifier par les bonnes intentions qui l’animeraient. Désireux de faire enfler
l’amas de fange sur lequel ils sont assis, les « Gais Lurons » appellent sans vergogne à les imiter et à terroriser l’adversaire à des fins dissuasives :
Chers Gais Lurons, vous êtes
sans doute la plus belle des publicités pour cet horrible camp dont vous vous êtes faits les détracteurs ! Moi qui n’étais pas des manifestants, je me réjouis pourtant de ne pas avoir croisé
votre route ; je n’aurais pas résisté à l’envie de me faire un sac à main avec la peau de vos couilles.
Le mouvement de contestation
au projet de mariage homosexuel se radicalise et inquiète les organisateurs de la Manif pour tous, qui démontrent chaque jour leur incapacité à maîtriser la fronde, faute d’en comprendre
les fondements réels.
Ces gens-là ne viennent pas se battre contre
l’homophobie : comme chrétiens, ils aiment leur prochain et ne confondent jamais l’homme et ses actes. Ni pour l’amélioration du PACS, dont ils disaient en 1998 qu’il ouvrait la brèche par
laquelle passerait ensuite le mariage. Ils suivent Frigide comme organisatrice, mais ils commencent à comprendre que leur combat n’est plus le même. Madame Barjot le comprend-elle ?
Cette résistance est sans doute la plus profonde, la moins connue et la moins comprise. Elle se manifeste aussi sur Boulevard Voltaire qui réunit des
personnalités fort différentes, mais néanmoins unies par la farouche volonté de défendre la liberté de pensée et d’expression.
L’agression de deux hommes dans le XIXe arrondissement de
Paris, dimanche 7 avril 2013, à 3h30 du matin, est présentée comme « homophobe » sur tous les médias. Or, personne ne connaît rien ni des agresseurs, ni de leur motivation et il y a
chaque samedi soir des centaines d’agressions dont sont généralement victimes des hétérosexuels. Mais quand un homme et une femme sont frappés dans la rue, parle-t-on d’agression hétérophobe ? En
l’état des informations disponibles, la prétendue agression « homophobe » de Paris n’est qu’une simple campagne de désinformation médiatique.
Une variante d’un gène – qui joue
un rôle mineur chez les Blancs – double quasiment le risque de développer la maladie d’Alzheimer chez les Noirs américains, révèle une étude
Grand Rabbin il est, Grand Rabbin il veut rester ! C'est que la place doit être bonne
et surtout fort satisfaisante pour l'ego. Gilles Bernheim a fini par avouer radiophoniquement n'être pas agrégé de philosophie comme il le laissait dire et - outre d'utiliser les
services d'un "nègre" - avoir donné dans le plagiat à répétition. Mais tout cela n'est pas de sa faute, en tous les cas pas entièrement : l'agrégation il ne l'a pas obtenue mais c'est tout comme,
il le méritait, le prestigieux diplôme était à portée de main et serait encadré dans son bureau sans « un évènement dramatique personnel » qui l'a tétanisé ; la folie du
copier-coller, c'est son nègre ou alors la conséquence malheureuse de sa façon brouillonne de prendre des notes. Il n'y aurait là de plus rien qui puisse mettre en doute
sa crédibilité comme haute autorité morale des juifs de France.
Bref rien que du véniel qui ne devrait pas
conduire les membres du Consistoire à se couvrir la tête de cendres et à le virer comme un vulgaire bouc émissaire. D'autant qu'il paraît que le diplôme fantôme et la kleptomanie littéraire
du Grand Rabbin étaient secrets de Polichinel dans la Communauté comme chez les journalistes... Un peu comme la manie de la fraude fiscale chez les politiques ripoublicains !
Margaret Thatcher, l'ancien Premier ministre britannique de 1979 à 1990, est décédée
lundi à Londres à l'âge de 87 ans.
/image%2F0931529%2F20220503%2Fob_831db4_pdf-logo-bleu.png)