Un mariage
Il est 18 h30, il fait très beau, un vrai
miracle. Je remonte en voiture la rue du centre ville, dans l’axe du soleil épanoui, limitée à 30. Détour volontaire pour voir les paisibles habitants de ce bourg de cinq mille âmes à
l’architecture préservée, colombages du XVIème, se prélasser en terrasse. Terminer leurs courses dans les petits commerces. Des jeunes filles sortent de chez le coiffeur à gauche. Des grand-mères
parlent sur le trottoir en finissant leur promenade, à l’ombre du clocher, sur ma droite. Paix, merveilleuse paix. Virginité. Je me rends à un apéro, dans un jardin, je suis bien. Arrivé au
milieu de la rue baignée de lumière et de cette vie calme et intemporelle, j’entends des klaxons retentir violemment. Ils déchirent l’horizon.
Je vois alors s’avancer vers moi un
cortège de quinze voitures, phares allumés. Un mariage ? C’est en général plus tard, en plein été, c’est étonnant. Puis j’aperçois des jeunes gens assis sur les portières. Je commence à
comprendre. A distinguer les attitudes. Dans la voiture qui ouvre la voie, portant rubans et ballons roses, il y a deux femmes voilées sur les places arrières. Puis des drapeaux algériens
s’imposent, littéralement brandis avec des hurlements de victoire aux visages des passants. Des dizaines de drapeaux, des dizaines de hurlements, des centaines de coups de klaxons. En quelques
secondes le viol s’installe, patent, irréversible. Il pénètre lentement la ville, prends son temps. Provocation voulue, revendiquée, toute-puissante, inédite autant qu’inattendue ici. Sa violence
se déverse sur les façades, coule sur le pavé, s’y incruste à jamais. Le tableau d’Eden ne peut esquiver cette vindicative giclée verdâtre. Le temps semble se recroqueviller sur lui-même, comme
un chien battu. Les passants sont-ils immobiles, sonnés, abrutis, leurs ancêtres avec eux ? Hagardes expressions pétrifiées ? Je n’ai pas le réflexe de les observer car je croise inévitablement
toutes ces voitures, une par une, dans un travelling hyperréaliste. Je frôle des regards et des bouches ouvertes et des dents et des bras levés qui tiennent et secouent les couleurs du pays. On
se penche sur moi à mon passage, hommes et femmes, on
crie de plus belle, j’essaye de rester nonchalant alors les grimaces de triomphe se transforment en rictus menaçants. Je ne conçois plus ma voiture comme un habitacle sûr. J’aimerais que le
véhicule devant moi accélère, que ce spectacle se termine plus vite. Au virage, juste devant la pharmacie, la rue se rétrécie, j’ai la priorité, j’avance. Une clio, bardée de cinq arabes d’une
vingtaine d’années et deux oriflammes, pile. Les pneus crissent. Ils n’ont manifestement pas compris qu’ils devaient me laisser passer. Le conducteur hurle, son visage explose d’une haine
instinctive, immédiate. Cet outrage le fait suffoquer, j’interromps sa jouissance à soumettre, je mérite la mort. Je l’entends malgré ma vitre close.
ET QUOI ?! QU’ESSTU FAIS ?!? OH FILS DE PUTE !! FILS DE PUTE !! ENCULE DE TA RACE !! HE FILS DE PUTE !! QUOI QUESSTU M’REGARDES FILS DEEE PUT’ !?! J’VAIS T’DEFONCER FILS DE PUTE !!
Je lui rétorque mon majeur, en ralentissant, pour qu’il comprenne. Ils deviennent fous là-dedans. On dirait des singes dans une cage électrifiée. Il était alors question de niquer ma mère, mon père, ma sœur, et toute ma “race”, encore.
Je vois arriver le rond-point avec soulagement.
A l’apéro, à seulement quelques centaines de
mètres plus loin, je n’en dis rien, je sais que ça ne sera pas compris. Je sais aussi que si les types en clio croisent par hasard ma voiture garée dans la rue, ils débouleront dans le jardin.
J’espère que ça n’arrivera pas. Il y a des enfants. Des blonds. Deux ans, six ans. Pour eux, j’ai peur. Pour eux, je ne pourrai rien. Leur parents ne pourront rien. Ils seront seuls. Demain. En
face ils ont des drapeaux. En face ils seront toujours quinze contre un. Avec de l’alcool dans le sang, je regarde les fines feuilles naissantes de l’arbre secouées par le vent, sous les derniers
rayons de cette première vraie journée de printemps. On me demande à quoi je pense. “A l’avenir” je réponds en me forçant à arborer un sourire rassurant. C’est pris comme tel. Tant
mieux. C’est M. qui me pose cette question, son regard est doux, elle me caresse le bras, elle est enceinte de son nouveau copain. Je ne veux pas gâcher leur soirée. J’aime mieux qu’ils
s’endorment, cette nuit, sans soucis.
Je me demande tout de même ce qu’ont ressenti les gens aux terrasses des cafés.
A la télévision, sur France Trois, il y a un
téléfilm sur le moyen-âge en France : des chrétiens avinés, hirsutes et barbares tuent des chrétiens obscurantistes et pacifistes. Sur Arte un documentaire à gros budget sur l’Andalousie
musulmane, des voix de femmes se succèdent, calmes, posées, sûr d’elles, accompagnées d’une lente musique nostalgique :
formidable melting-pot…temps où les religions vivaient côte à côte, sous l’aune du calife..Oasis de paix et d’échanges…trésors culturels de Tolède, récupérés pendant la Reconquista…traductions de l’arabe…ont permis une nouvelle vision, rationnelle, du monde…héritage des savants musulmans, véritables germes de la Renaissance à venir…le palais de l’Alhambra nous rappelle à quel point il nous faut garder un esprit ouvert…l’opposé des châteaux chrétiens sombres et froids…etc, etc
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Communiqué du Parti de la France
Voici de nombreuses années que Charles Pasqua est
soupçonné de malversations diverses et variées. Cela fait des années aussi qu'il cultive les non-lieu. C'est que Charles Pasqua est un homme avisé et n'a rien d'un financier voyous qui s'en met
plein les poches à la Bourse de New York ou d'ailleurs.
Certes, me direz-vous ceci
n'excuse pas cela. On pourrait d'ailleurs ajouter à ce tableau de famille la récente affaire de la vente d'armes au Pakistan qui met Edouard Balladur en valeur et pas sous son meilleur jour. Les
socialistes ont aussi mangé leur pain noir avec l'affaire Urba-Gracco. Bref, tous sont passés à la moulinette de la justice... et peu son derrière les barreaux.
Jeudi 29 avril, le
chanteur Marc Lavoine, vieux beau à perruque, est venu dans le quartier Saint-Jean à Beauvais pour visiter le "city-stade" au nom de la Fondation agir contre l'exclusion (FACE). Grande nouveauté,
les jeunes usagers se seraient engagés par une "charte" à ne pas dégrader le terrain de sport (payé avec l'argent des contribuables).
Retenu à la fin du cours par son
professeur qui lui reprochait d’avoir mal tenu un cahier, un élève de quatrième âgé de 13 ans a frappé celui-ci d’un coup de couteau à l’abdomen. L’incident s’est produit mercredi 28 avril dans
un collège rural d’Aumetz en Moselle, un collège réputé pour sa tranquillité, ce qui « est d’autant plus étonnant » a tenu à préciser le rectorat. Les premiers renseignements fournis par
le cabinet du recteur de l’académie Metz-Nancy indiquent par ailleurs que l’adolescent en question était « un élève sans problèmes ». Le Ministre de l’éducation national Luc Chatel qui
ne pouvait pas dire autre chose que se sentir choqué, a demandé qu’une cellule psychologique soit mise en place. Le jeune délinquant a été arrêté sans difficulté peu après avoir commis son
agression, et placé en garde à vue.
Tandis que les escortes policières en
Seine-Saint-Denis se font elles aussi caillasser par les voyous, Yannick Danio, Délégué national du syndicat Unité Police SGP-FO, déclare :
La contre-agitation verbale de deux ministres
du gouvernement Sarkozy ne sera utile que dans la mesure où les mots se transformeront en actes. Il est permis d'en douter.
Peu de personnes connaissent les propos qu’a tenu le
professeur Noel Ignatiev dans le journal d’Harvard en septembre 2002, dont certains sont repris sur le site antifrançais « Indigènes de la République ». Ignatiev, américain d’origine russe juive,
est chercheur à l’Institut Dubois de Recherche Afro-Américaine.
- « Le Blanc est un oppresseur raciste,
sexiste et homophobe ».
En France, on a du pétrole cher et à défaut d’idées forcément
judicieuses, on ne manque toutefois jamais l’occasion d’annoncer une nouvelle loi. Parfois même, on arrive à la voter. Pas toujours à la faire exécuter. Et pour cause. Mais quelle importance ?
Sans doute… Mais ça lui permet plus sûrement
encore de faire oublier la situation économique, fort éloignée de ses promesses électorales. Qu’on le désire ou non, il est difficile pour la France d’en bas de travailler “plus” de nos jours.
Quant à gagner davantage, la même en rit jaune chaque fin de mois, cette dernière commençant d’ailleurs pour beaucoup à partir du 15 du mois…
Un peu comme cette jeune, très jeune demoiselle, en
passe d’être le bouc émissaire des prochains mauvais résultats prévisibles de notre équipe nationale de football pour avoir accordé ses faveurs à (au moins) trois de nos champions pour le prix de
quelques smics la nuit des bonheurs.
Lorsqu’une Belphégor déambulera sur les
Champs-Élysées, nul doute que des policiers interviendront avec zèle pour mettre fin à la provocation et assurer du même coup leur quota de résultats quotidiens… Mais quand une demi-douzaine de
fantômes se promèneront dès potron minet dans certaines accueillantes citées de nos banlieues qui ne cessent de faire la une des faits divers, qu’adviendra-t-il ?
Grandes étaient les
craintes de voir nos chères "Chances Pour le Football" s’être fourvoyées dans une sombre affaire de mœurs, bien éloignée des valeurs modèles d’un Franck Ribéry bien sous tout rapport
islamiquement parlant.
Quant aux demoiselles elles-mêmes, vous en jugerez
par la photo ci-contre, celle de Zahia Dehar, l’une des 18 filles arrêtées, franco-marocaine, tout juste 18 ans aujourd’hui, celle justement qui était mineure au moment des faits : on ne peut
décidément rien trouver de choquant à ce qu’un homme marié, converti à l’islam et affichant très publiquement sa foi, fréquente ce genre de fille…
Bobard d’or (presse écrite) : Stéphane
Durand-Souffland du Figaro pour avoir écrit, le 2 janvier 2010, que les meurtriers de Jean-Claude Irvoas (le photographe de lampadaires tué à Épinay en 2005) étaient « d’origine européenne
» (en fait il s’agit d’un Sénégalais, d’un métis de Congolais, d’un Antillais et d’un Maghrébin né en Franche Comté). Stéphane Durand-Souffland est une référence dans le monde de la presse
en tant que président de l’Association des journalistes judiciaires. C’est donc une « autorité morale » qui se voit couronnée du Bobard d’or.
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