Loi sur la burqa : les flics « flippent leur race » !
Si les représentants syndicaux relativisent, les gardiens de la paix sur le terrain, eux, jugent plutôt que la burqa progresse. Ainsi, cet agent, qui tient à l’anonymat mais travaille
depuis six ans à Roubaix (dans le Nord) :
« On croise clairement de plus en plus de voiles intégraux. Dans cette ville, d’ailleurs, tout est halal. »
« Même si le rythme est aléatoire, la population est métissée, et ça augmente. Mais nous n’avons pas spécialement affaire à ce public. »
« Dans 90% des cas, ça va partir au clash. On va avoir énormément de refus, qui vont dégénérer en insultes, donc en outrages. Donc un délit, suivi d’une garde à vue, avec les familles devant le commissariat. Ça va prendre des proportions énormes. Or, on a justement des consignes dans certaines zones où l’on nous dit de lever le pied pour éviter que ça pète. »
Sur le Net, certains fonctionnaires de police relèvent ce qu’ils
regardent comme « une absurdité » :
« Déjà, mettre un timbre-amende [une amende] pour une contravention au code de la route devient de plus en plus difficile dans certains endroits alors un timbre amende pour un niqab… Je tiens à mon boulot et à ma vie, donc je pense que je m’abstiendrai ! »
Même son de cloche un peu plus loin :
« C’est inapplicable. Je ne me vois pas verbaliser une femme voilée d’une burqa. Avec tout ce qui pourrait suivre après : émeute, convocation chez les bœufs, garde à vue, déchaînement médiatique et associatif… »
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