Émeutes de 2005 : les policiers mis hors de cause
Souvenez-vous de cet automne 2005. Deux
délinquants notoires, Zyed et Bouna après avoir commis un vol sur un chantier, sont interceptés par des policiers. Les deux « jeunes » fuient et les officiers de police décident de se
lancer dans une course poursuite. Dans leur précipitation, les « chances pour la France » se réfugient dans un transformateur EDF et sont électrocutés à mort. Pas besoin de s’étendre
sur ce qui suit, les banlieues se soulèvent pendant plusieurs semaines, et nos impôts ont remboursé les dégâts matériels, les moyens déployés pour calmer les jeunes et les millions d’euro de
subventions pour venir en aide à ces pauvres petits. Dès le début des émeutes, les policiers qui poursuivaient les deux allogènes, étaient accusés par les familles et les amis des
« victimes » d’être les responsables du drame. Seulement la cour d’appel de Paris a rendu mercredi un non-lieu au profit de deux policiers poursuivis pour
« non-assistance à personnes en danger ».
Nous vous laissons apprécier les différentes
réactions oscillent entre défenses des valeurs républicaines, menaces larvées et complot d’état :
Mehdi Bigaderne, adjoint au maire de Clichy-sous-Bois, ne cache pas ses craintes, au Parisien-Aujourd’hui en France : « le feu des émeutes n’est pas éteint. C’est clair qu’un jour ça repartira. Et à ce moment-là, quelle crédibilité aura-t-on face aux jeunes auxquels on vante les valeurs républicaines? Ont-ils tort de dire qu’il y a une justice pour les riches et une pour les pauvres? »
Le collectif AC Le feu, formé après les émeutes de 2005, ne cache pas sa colère : « c’est une décision anti-républicaine, scandaleuse, honteuse ». Son président, dans Libération : « on a reçu des messages d’étonnement de toute la France. Quel message est envoyé à la jeunesse? »
Leur avocat Me Jean-Pierre Mignard : « C’est une
justice de peur qui a été rendue ce matin », a-t-il affirmé sur France Inter. Mais « nous irons jusqu’au bout« , a-t-il ajouté en accusant le parquet de n’être
« pas indépendant » et « pas impartial ». « C’est un parquet complètement dépendant du pouvoir politique. Le pouvoir politique a toujours une
responsabilité dans un dossier ô combien surveillé ! », a-t-il dénoncé.
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