A propos de la Journée de la non violence éducative (par Benjamin David)
Chaque jour, vous le savez, est la journée
internationale de quelque chose - et gare au mauvais citoyen du monde qui en négligera une seule ! Le 30 avril, il s'agira de se mobiliser contre les violences éducatives : gifles et fessées
(voir ici). Elles ne servent à rien et font de futurs délinquants ; la preuve : les experts l'ont
dit, à la télé ! D'ailleurs, à présent que les atteintes parentales à l'intégrité des joues et des fesses de leurs rejetons sont proscrites, la délinquance ne cesse de baisser depuis trente ou
quarante ans, n'est-ce pas ?
Juste un constat : dans ces temps antédiluviens où régnait, à l'école, la barbarie fasciste des coups de règles sur les doigts, les enfants et adolescents connaissaient leurs règles d'orthographe, leurs tables de multiplication, les grandes dates de l'Histoire de France... Ils n'avaient pas le choix : ils étaient contraints physiquement à apprendre par coeur et à travailler. À notre époque où règne l'enfant roi dans son halo de lumière, où aucun enseignement ne saurait être délivré sans obtenir l'assentiment de l'apprenant au moyen de procédés ludiques, eh bien, bizarrement, ça marche beaucoup moins bien...
Du reste, on s'emm...
toute l'année, en tant qu'enseignant, à trouver des stratégies, des solutions, à multiplier les rencontres avec les parents, avec le CPE, avec le Principal, pour amener tel élève perturbateur de
5e à une prise de conscience qui ne vient jamais, alors que le problème serait réglé en une fraction de seconde avec une bonne baffe - c'est du moins ma conviction. Sauf qu'aujourd'hui, le prof
qui ferait ça se retrouverait aussitôt en taule...
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